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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

AMERICAN HOUSEWIVES (ou la vie domestique dans le meilleur et le pire) - Ft. Thomas

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Personnage : Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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Clan Iwasaki
posté le Sam 7 Jan 2017 - 20:46 (1)
AMERICAN HOUSEWIVES
(ou la vie domestique dans le meilleur et le pire)

Junji et Thomas

16h37. Junji entra dans l'appartement, les bras chargés d'un sac d'épicerie en papier bien rempli. Prudemment, il referma la porte derrière lui d'un coup de pied. Il l'entendit claquer. Réussite. Prenant confiance, il poursuivit ses prouesses d'équilibriste en tentant cette fois de retirer ses chaussures sans renverser le contenu du sac. Il lui suffisait de retirer son talon... Et de un... Et de... Et merde. Il s'est trop penché. Une orange le trahit et se mit à rouler au sol. Si près d'un sans faute...

Il soupira et du même coup dégagea les quelques mèches de cheveux qui étaient dans ses yeux. À pas mesurés, il se dirigea vers la cuisine et déposa finalement le paquet sur le comptoir. Ouf! Enfin débarrassé. Ça n'avait pas été facile non plus de faire tout le chemin à pied... Il n'avait peut-être pas marché des heures, mais cela n'a pas été une partie de plaisir pour autant. Enfin. Il était arrivé maintenant, il n'avait plus à se tracasser avec ça. Plus aucune raison d'être nerveux, voilà.

Il alla ramasser l'orange et il tendit l'oreille. Il n'entendait rien, pas même un souffle. Aucun signe de vie autre que lui. Si ça se trouve, soit Thomas dormait, soit il était absent. Il penchait pour cette dernière option (de toute façon, ce ne serait pas lui qui irait vérifier dans sa chambre pour voir s'il y était ou non), c'était souvent ce qui arrivait. Son colocataire avait un horaire encore plus imprévisibles que le sien. Parfois, il se passait même quelques jours sans qu'ils ne se croisent. Junji ne s'en plaignait pas - au contraire, cela lui permettait de profiter du silence absolu, comme en ce moment, même si, au fond, la compagnie de l'autre ne le dérangeait pas vraiment. La plupart du temps.

Il retourna dans la cuisine et entreprit de défaire le sac et de tout ranger dans l'armoire ou le réfrigérateur. Il n'y avait pas grand chose : deux oranges, des oignons verts, des craquelins, un peu de poulet et, son péché mignon, de la bière. Lorsque tout fut bien rangé et à sa place, il regarda l'heure. 16h40. Hm. Il se sentait généreux aujourd'hui. Il décida de donner exactement quinze minutes à Thomas - s'il ne se manifestait pas d'ici là, et bien il oublierait son offre et il cuisinerait pour lui-même. Il n'allait pas essayer de jouer au devin et se casser la tête à se demander ce que l'autre voudrait bien manger, quand même.

Pour tuer le temps, il se permit de prendre une des boissons qu'il venait d'acheter. Il la déboucha avant de se rendre au salon. Il s'assit en indien sur le divan et ouvrit la télévision.

-----------

Si Junji a l'air parfaitement à son aise actuellement, il n'en a pas toujours été ainsi. Il se souviendra toujours de la journée où il emménagé ici, dans ce qu'il a longtemps désigné « l'appartement de l'autre » avant de l'appeler « chez moi », il y a de cela environ un an.

Le clan avait cru bon de l'envoyer dans le quartier de Kingslaugh en lui recommandant fortement de taire son appartenance. Tout ce qu'on voilait de lui, là-bas, c'était qu'il garde un œil ouvert et qu'il rapporte des activités suspectes. Tout allait bien jusque là. Or, on lui annonça qu'il aurait à vivre avec un autre, un « ami » de la diaspora. Un certain Thobias ou quelque chose comme ça, il n'avait pas vraiment fait attention au nom, trop choqué  d'apprendre qu'il aurait à partager son espace personnel avec un autre. Mais était-il en position de discuter? Il avait déjà assez de mal à se faire respecter comme ça. Il pinça ses lèvres et se fit violence pour accepter cette décision.

Ce fut donc par une belle journée ensoleillée que Junji se présenta à la porte de l'appartement #3 avec ses quelques effets personnels dans un sac. Est-ce qu'il était nerveux? On ne pouvait pas dire à quel point. Il avait chaud, il avait froid, il avait l'impression de suer, son col était trop serré et il avait un de ces mal de crâne... Ah, il faut préciser qu'il n'avait pas eu la chance de prendre un bêtabloquant, même le plus faible qu'il soit, avant de venir ici. En fait, il était en rupture de stock. On lui avait promis qu'il en aurait à nouveau plus tard en soirée ou demain matin. La seule chose qui parvenait à le rassurer un peu, c'était cette feuille de papier qu'il sortait, dépliait, repliait, rangeait, ressortait, fripait, rangeait, etc.

Il resta planté ainsi durant ce qui lui sembla une éternité devant la porte avant qu'il gagne le courage de frapper à la porte. Trois coups, timides, reflets de sa main tremblante.

Dès que ce fut fait, il laissa échapper une longue expiration. Voilà, c'était fait, il pouvait se calmer... Mais non. Dix milles questions l'assaillirent. Et s'il n'était pas là? Et s'il était là? De quoi aurait l'air son colocataire? Et si c'était une espèce de fêtard qui faisait jouer de la musique beaucoup trop forte à toute heure de la journée? Et si c'était un psychopathe, un tueur en série, un kidnappeur, un tortionnaire? Est-ce qu'il pourrait retourner voir ses chefs, les supplier à genoux d'être transféré? Est-ce qu'il serait encore en vie pour leur demander ça?

Et encore une éternité passa.

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