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Visite surprise - Ft. Van Minh

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Clan Iwasaki

Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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le Lun 16 Jan 2017 - 0:47
VISITE SURPRISE

Au milieu des plantations, Junji marchait d'un pas rapide. Les épaules voutées, les mains dans les poches de son manteau, il évitait tout contact visuel avec les travailleurs, les membres de son clan. Il n'améliorait pas son image, lui qui avait déjà du mal à se faire respecter, mais il n'en avait rien à foutre aujourd'hui. Il avait d'autres chats à fouetter, de là sa visite (malgré lui) au laboratoire. Il connaissait le chemin pas cœur, pas besoin de se faire escorter. De toute façon, la compagnie d'un autre ne l'aurait que dérangé. Déjà qu'il n'était pas de bonne humeur... Il valait mieux l'éviter, autant pour soi que pour lui.

C'est qu'il détestait cette situation. Il détestait avoir à faire ça, à se montrer, à demander. Il avait l'impression de faire pitié. Il se faisait pitié à lui-même. Il prenait conscience de l'ampleur de sa dépendance et il la rendait visible aussi. Certes, il y avait encore ce brin de fierté qui lui serrait la gorge, qui le faisait hésiter. Il y avait toujours la même question qui lui tournait dans la tête : serait-il capable de se passer de ses bêtabloquants, une journée, deux journées? De toute évidence, non, puisqu'il était ici, qu'il avait pris sa décision dès qu'il eut l'impression que ses mains tremblaient un peu trop. Appelez ça un manque de volonté, le fait est qu'il ne pouvait pas tolérer ça. Ce simple constat (ce symptôme dirait-il) faisait croître son anxiété. S'il avait une opération d'urgence? Il ne pouvait pas dans cet état! Une maladresse et il risquait de tuer son patient - et si un tel malheur devait se produire, aucun doute qu'on lui ferait payer lourdement cette erreur...

Bref, Junji avait besoin de ses bêtabloquants à tout prix, aujourd'hui.

Évidemment, il avait tout fait pour que ça ne se produise pas. Il avait averti son fournisseur qu'il aurait bientôt besoin de ses bêtabloquants (ou de n'importe quoi d'autre qui pourrait faire l'affaire, en attendant, il était réaliste, quand même), il l'avait contacté plusieurs fois, vu son anxiété, mais voilà, il n'avait toujours pas ses cachets.

Il devait donc aller les chercher lui-même. Ou au moins réclamer quelques explications auprès de Van Minh en personne. Il savait où le rencontrer. Il ne restait plus qu'à voir s'il parviendrait à le trouver. Il n'avait pas annoncé sa visite, il avait pris la décision de venir sur un coup de tête, devant l'urgence de sa situation. Pourrait-il au moins lui parler, deux minutes? Il soupira, agacé, seulement en pensant que peut-être que le chef refuserait de lui adresser la parole. Il n'oserait quand même pas le laisser dans un état aussi misérable...?

Assez. Il se faisait encore des scénarios. Il ne devait pas. C'était mauvais pour le stress, son cœur et ses tremblements. Ça paralysait le cerveau sur une idée unique et l'empêchait d'être (au moins) maître de son esprit.

Comme pour se donner courage, il tenta de se donner une meilleure allure en redressant la tête, les épaules. Malgré ses problèmes, il était encore un médecin à ce qu'il sache! Il avait toujours une (mince) fierté à conserver. Cependant, son visage pâle et ses yeux cernés, eux, trahissaient ses pauvres conditions de vie... Mais il valait mieux oublier cela en se présentant devant Van Minh. Il ne voulait pas faire pitié, non, ce serait le summum de la honte.

Il atteint donc sans trop de problème le petit laboratoire. Il ouvrit la porte, passa d'abord sa tête à l'intérieur, pour vérifier si celui qu'il cherchait était bien là. Si ce n'était pas le cas et bien... et bien il aurait à faire le tour de plantations. Il aurait sûrement à demander de l'aide à des employés. Oh seigneur, et s'il n'était tout simplement pas là?! Il avait tout simplement assumé qu'il y serait! Il pouvait bien s'être trompé! Peut-être que Van Minh était absent, peut-être mort, qui sait dans cette ville infernale!

Les battements de son cœur s'accélèrent alors qu'il priait pour voir l'ombre de son sauveur à quelque part.
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Aces

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le Mer 1 Fév 2017 - 2:21

Nine o'clock
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visite surprise

feat Junji Ohno


Aujourd'hui, n'était pas une bonne journée pour le chef des Aces. Vous me direz qu'aucune journée n'était bonne pour lui. C'était à moitié vrai, car dans son état d'esprit actuel, Van Minh avait de la difficulté à se concentrer sur son travail. Il se prenait trop la tête. Il devait arrêter d'y penser... Quelle bonne blague. Cette pensée hantait  sa tête à longueur de jour, sans qu'il puisse en parler à quiconque. Il ne pouvait pas se libérer de ce trop lourd fardeau. Il pensait au début pouvoir tout gérer, mais il se trompait. Dieu qu'il se trompait. Ça le rendait fou. C'était une folie violente qu'il laissait évacuer par de la colère. Il avait du mal à se contrôler ces derniers temps. Monsieur se croyait nettement au-dessus de tous, mais le voilà en train d'en payer le prix fort. Il aurait souhaiter ne jamais rencontrer ces agents ce jour-là. Pourquoi avait-il accepté?

L'éclat de son verre de vitre se cassant le sortit de ses pensées sombres. Il n'avait pas remarqué à quel point il exerçait de la pression sur cet objet fragile. Maintenant, sa main était en sang. C'était sa faute aussi... Il se leva du fauteuil élégant qui ornait la pièce luxueusement aménagée par ses soins pour aller empoigner un chiffon afin d'empêcher le sang de goutter au sol. Il nettoya sommairement, mais comme la luminosité dans son bureau était constamment faible, il ne vit pas si des éclats de verre ornaient encore ses blessures. Certes, sa main lui brûlait, mais il n'en fit plus trop de cas alors qu'il sortait de la pièce. La luminosité austère du couloir lui fit plisser les yeux. Il prit quelques instants pour s'habituer à la clarté soudaine de l'endroit avant de laisser ses pas le guider vers l'infirmerie du laboratoire.

Arrivé sur place, Van Minh attendit patiemment que l'infirmière vienne lui désinfecter et bander la main avant de reprendre son chemin toujours aussi silencieusement. Le tout en n'oubliant pas de saluer chaque membre de son gang affairé à leur ouvrage. Le vietnamien était un chef silencieux, qui ne disait jamais rien pour rien, mais que tout le monde appréciait énormément et cela se remarquait dans la façon dont ils saluaient Van Minh. Ils le respectaient, lui faisait totale confiance. Et cette pensée suffit à faire grimacer le chef de l'un des gangs les plus réputés de Pallatine. La question qu'il se posait en permanence était simple: "Ont-ils raison de me faire confiance?" Cela le torturait bien plus qu'il ne le laissait paraître.

Il sortit au grand air, en plein milieu des plantations et inspira une grande bouffée d'air frais. Il en avait tellement eu besoin. D'ailleurs, il ne devait pas rester à l'intérieur, seul et à broyer du noir. Ça n'était pas bon pour sa santé mentale. Profitant de sa petite excursion, Van Minh se promena nonchalamment à travers les diverses plantations. Son oeil avisé n'était pas déçu de voir que le travail de ses subordonnés était de qualité. Exactement ce qu'il recherchait de la part des Aces. Du travail efficace et bien fait. Il resta près d'une heure dans les plantations, marchant dans la boue que la pluie récente avait créé à observer l'accomplissement de tout un chacun. Une fois bien satisfait de tous, il s'accorda un moment de répit. Il avait eu le temps de se changer les idées. Ses pas le guidèrent donc vers l'intérieur du laboratoire jusqu'à son bureau. Enfin, jusqu'à la porte de celle-ci. Car quelqu'un avait entrouvert celle-ci pour y passer sa tête. Le chef du gang resta là, un peu perplexe, à tenter de deviner à qui appartenait ce corps chétif et tremblant. Puis un éclair illumina ses yeux.

« Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi, Junji? »

Ce n'était pas l'un de ses membres, mais il faisait, tout comme lui, partit de l'Iwasaki et il venait souvent le voir afin d'obtenir des bêtabloquants ou quelque chose s'y rapprochant. Lorsque celui-ci sursauta, le vietnamien haussa un sourcil et en vint à la conclusion qu'il n'avait pas eu droit à sa dose aujourd'hui. Il faut dire aussi que Junji ne devait pas s'attendre à ce que la voix grave de Van Minh lui parvienne de derrière lui. Aussi, le chef des Aces attendit patiemment que la crise cardiaque passagère de son interlocuteur se soit dissipée avant d'enchaîner avec quoi que ce soit d'autre.

FICHE DE RP (C) MISS YELLOW sur LIBRE GRAPH'


HRP| Voilà, désolée pour l'attente. J'espère que ma réponse te plaira. S'il y a quoi que ce soit, n'hésites surtout pas à m'en faire part! ♥
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Clan Iwasaki

Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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le Mer 15 Fév 2017 - 22:45
Pendant ce temps, Junji livrait un intense combat entre sa raison et son angoisse. La lutte ne dura pas longtemps et, évidemment, c'est l'angoisse qui gagna haut la main. Malgré tous ses efforts, son imagination s'était déchaînée et il n'a pu s'empêcher de développer des scénarios expliquant l'absence du chef des Aces : Il a disparu, il est mort, il s'est fait coupé la tête, c'est un autre qui a pris sa place, c'est une mutinerie, une rafle parmi les Iwasaki...

De moins en moins réalistes et de plus en plus catastrophiques, il avait perdu le contrôle. Une question primordiale s'imposait alors : si tout cela s'avérait vrai (car il laissait toujours une mince place au doute) qu'allait-il faire ? Et le vide se fit. Il n'y eut plus rien, sinon le vertige que lui causait cette interrogation. Mais une voix le ramena durement à la réalité.

« Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi, Junji ? »

C'était comme s'il venait d'éviter une chute de cent mètres en se faisant rattraper par le bras à la dernière seconde. Son coeur manqua un bond et ses cheveux sur sa nuque s'hérissèrent S'il avait été un chat, aucun doute qu'il serait maintenant suspendu au plafond. Mais il n'était qu'un pauvre homme avec un système nerveux particulièrement sensible. Rien d'agréable, mais au moins, il avait arrêté de penser. Et son sauveur n'était autre que lui.

« Ah, Van Minh ! je... »

Il se mit à bafouiller des excuses incompréhensibles. Lui-même n'avait aucune idée de ce qu'il racontait. Qu'avait-il à se faire pardonner ? La porte ouverte ? Sa présence ici ? Sa réaction « démesurée » ? Qui sait, à ce point, peut-être s'excusait-il pour sa propre existence...

Et puis soudain, il se tut. La tête penchée et les yeux fermés, il porta machinalement une main contre sa poitrine, comme si ce geste parviendrait à calmer les battements de son coeur. Étrangement, cela se révéla efficace. Il respirait. Il reprenait ses esprits, tranquillement. Trois idées lui vinrent alors en tête simultanément : la première, qu'il n'était pas cardiaque qu'il n'avait donc pas à s'inquiéter d'une crise ; la deuxième, qu'il était un imbécile, et qu'il aurait du penser, avant tout, que Van Minh était tout simplement à l'extérieur de son bureau (ça lui apprendra à ne pas poser de questions aux autres) ; et la troisième, qu'il était sincèrement heureux de le voir, car cela signifiait que tous ses scénarios étaient faux et qu'il pourrait avoir ses bêtabloquants (enfin, en principe).

« Je suis désolé de venir vous déranger ainsi, recommença-t-il plus calmement, mais je... »

Et il s'arrêta, encore une fois. Il n'allait quand même pas directement demander ses bêtabloquants, comme ça ? C'était... ingrat. Et s'il avait appris quelque chose auprès des Iwasaki, c'était de respecter sa place. Mais il n'était pas doué pour les conversations, pour faire semblant de s'intéresser aux petits soucis des autres, encore moins pour parler du temps qui venait de se rafraichir dehors. Mais il lui fallait trouver quelque, n'importe qui, vite. Ses yeux s'arrêtèrent alors sur la main du chef. Il releva la tête timidement.

« Vous êtes blessé (cela ressemblait plus à une question qu'à une affirmation). Voulez-vous que j'y jette un coup d'oeil, alors que je suis là... ? »

C'était bien Junji, ça. Pallier son manque de sociabilité en se rendant utile. Mais si les deux partis étaient satisfaits, il ne voyait pas où pouvait être le problème.


Spoiler:
C'est à mon tour de m'excuser pour le temps de réponse. Je me suis fait prendre par une légère panne d'écriture... Alors ouais, s'il y a quoique ce soit, tu n'hésites pas toi non plus. <3




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le Sam 8 Avr 2017 - 23:31

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visite surprise

feat Junji Ohno


Un corps qui se retourne, des cheveux qui virevoltent sous l'effet. Puis le regard plutôt sombre de Van Minh qui le scrute. Il peut presque sentir les palpitations affolées de son coeur. C'est ensuite la cacophonie. Junji tente de s'excuser, mais les mots qui sortent de sa bouche ne sont qu'incompréhensibles aux oreilles du vietnamien. Il bafouille tellement vite et tellement nerveusement qu'il ne peut pas le supporter.
Pourquoi s'excusait-il aussi? Pour avoir ouvert la porte de son bureau? Ou pour autre chose? Quoi qu'il en soit, Van Minh plisse ses yeux en amandes tentant de repousser la migraine latente sous son crâne. Et puis, de façon tout aussi soudaine, il s'arrête de parler. Sèchement. Il ne pourrait jamais s'y habituer. Côtoyer quelqu'un d'aussi nerveux n'est pas quelque chose de simple et Van Minh en découvre les raisons à ses frais. Ses pupilles observaient toujours l'homme devant lui qui, maintenant, avaient les yeux fermés et la main sur la poitrine au niveau de son organe vital. Il semblait faire le point à nouveau avec lui-même à la plus grande joie du chef des Aces. Joie invisible sur son visage et même dans tout le reste de son corps. Il est simplement soulagé de ne plus entendre tous les gribouillis de mots qui s'échappaient de la bouche de Junji. Même qu'un léger soupir trouva son chemin jusqu'à la bouche quelques minutes auparavant crispée de Van Minh.

- Je suis désolé de venir vous déranger ainsi, mais je...

Il se tut de nouveau et cela joua sur les nerfs du vietnamien. Il détestait les gens incapable de terminer leur phrase ou ayant de la difficulté à exprimer clairement leurs pensées. Toutefois, il se contient et assez bien, mais cela fait partie du lot quotidien de ses journées que de tenter d'être agréable et appréciable. Le regard de son visiteur se porta alors sur sa main bandée et le blessé s'y intéressa aussi. Son bandage était maintenant imbibé de sang, prouvant qu'un morceau de verre avait entaillé sa paume plus profondément qu'il ne l'avait imaginé. Cela prouvait aussi que l'infirmière n'avait fait que sommairement son boulot et ça, il ne pouvait pas laisser passer ça. Pourtant, Van Minh inspira profondément en se répétant dans sa tête que ça ne servirait à rien de lui jeter le blâme comme il avait tant envie de le faire. Et pas de la plus gentille des façons.

- Vous êtes blessé. Voulez-vous que j'y jette un coup d'oeil, alors que je suis là... ?

Il est vrai que maintenant que le sujet était abordé,
il avait l'impression que sa main lui piquait. De sa main intacte, le vietnamien alla pincer l'arrête de son nez entre son pouce et son index en fermant ses paupières. Ça y est, la migraine lui martelait le crâne comme on martèle un clou, avec tant de véhémence qu'il tituba légèrement avant de revenir dans le monde réel. Il passa près de Junji pour ouvrir plus grandement la porte de son bureau mal éclairé. Il invita son visiteur à entrer à sa suite et alluma le plafonnier dont il ne se servait jamais. Une lumière vive et beaucoup trop austère inonda la pièce. S'il voulait que le chirurgien jette un oeil sur sa main, il devait avoir un bon éclairage. Avant toute chose, le chef des Aces ingurgita des médocs pour sa migraine et un peu d'alcool. Il le savait que les deux ensembles ne faisaient pas bon ménage, mais il n'avait envie de rien d'autre qu'un peu d'alcool fort pour espérer tempérer sa migraine de plus en plus présente. Van Minh prend place sur le canapé ornant le milieu de la pièce - à une distance raisonnable de son bureau tout au fond - et entreprit calmement de défaire son bandage autrefois blanc. Sa main teintée de rouge tremblait.

- Je pense qu'il vaudrait mieux, en effet, que tu jettes un coup d'oeil à ma blessure. Je te donnerai ensuite ce que tu es venu chercher.

Il n'est pas dupe et même si Junji n'avait pas voulu revendiquer directement ce pour quoi il s'était déplacé, Van Minh savait que la seule chose qui le faisait venir dans son laboratoire était ses bêtabloquants.

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Thx pour le cadeau ♥
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le Sam 29 Avr 2017 - 1:43
Un malaise plane, Junji le sent. Et il en est à l'origine, sans doute. Mais ça va, il en a l'habitude. Ça ne devrait pas durer. Si ça se trouve, il écourterait même sa visite pour s'assurer de ne pas déranger Van Minh plus longtemps. Il sait qu'il n'est pas la personne la plus agréable à côtoyer à Pallatine - et visiblement, il semble que le chef n'a tout simplement pas envie de compagnie. C'est ce que le chirurgien devine en observant sa stature, son pas lorsqu'il entre dans le bureau.

Alors il fait ce qui lui semble le plus sage : il se tait. Même lorsque l'homme ose mélanger comprimés et alcool. Un bref froncement des sourcils et c'est tout. Évidemment, il n'est pas d'accord et son instinct de médecin lui demande d'intervenir, mais ce n'est pas de son registre. Van Minh ne lui a rien demandé, donc il n'a rien à dire. Qui sait même ce qu'il y a dans ces cachets - de toute manière, il n'aurait pas besoin de sa prescription pour s'en offrir...

Vient alors la mention de ses bêtabloquants, de sa propre bête noir. Junji sent ses joues s'empourprer. Il détourne le regard. Lui qui essayait d'être délicat sur la question, il est clair que Van Minh l'a vu venir cent milles à l'heure. C'est évident, après tout. Pourquoi se rendrait-il dans les plantations à sa rencontre se ce n'est parce qu'il est en manque. Il s'en veut, un peu, d'être aussi prévisible, mais il n'est plus temps de s'apitoyer sur son propre sort.

Vaut mieux s'attarder sur le cas du chef.

Toujours muet, il s'approche de Van Minh, examine sa main. Comment diable s'est-il fait ça ? Oh, il vaut peut-être mieux l'ignorer. Les gens de son espèce ont leurs secrets et Junji a appris assez tôt qu'il est préférable de ne pas poser de questions. Et là-dessus, il le comprend parfaitement. Les faits sont plus confortables. Ils n'envahissent que rarement l'intimité.

« Il y a un éclat de verre. »

Et il est logé plutôt profondément. Il préfère ne pas savoir. De toute manière, ce n'est rien d'assez étonnant pour déstabiliser un chirurgien comme lui.

« Il va me falloir des pinces pour l'enlever » déclare-t-il en se redressant. « Y a-t-il une trousse de secourt ici ? »




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