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Première rencontre (Flashback) [Pv Nikolai]

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Gangster

Je suis la fille adoptive d'Al Capone, le célèbre gangster. Je suis le bourreau des gangsters. Grâce à ma petite taille et mon bandeau à l'oeil, je fais croire aux gens que je suis une personne assez timide et sensible. Mais c'est tout le contraire je suis assez froide et pas du tout bavarde.
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(Alessia : 11 ans. Nikolai : 27 ans)


Première rencontre

Tu t'en souviens, tu avais exactement 11 ans. Cela faisait quelques temps déjà que tu avais rejoins les gangsters et que tu étais considérée comme la fille d'Al Capone. Le peu que tu sortais, tu étais accompagnée d'un homme plus grand que toi et plus épais aussi. Cela ne te plaisais pas. Tu voulais sortir dehors seule, tu n'avais plus quatre ans. Mais ton père ne voulait pas, il souhaitait toujours que tu sois accompagnée. Tu te demandais bien pourquoi tu étais toujours avec quelqu'un. Tu étais encore innocente à cet âge.

Un jour ton père te pris la main et t'emmena avec lui, marchant dans les couloirs sans t'arrêter devant l'une des portes. Etant une jeune fille curieuse, tu demandais à ton père où celui-ci t'emmenais.

- J'aimerai te présenter quelqu'un. avait-il répondu sans te regarder. Tu n'avais pas quand les personnes ne te regardaient pas en te parlant. Tu fronçais les sourcils mais ne répondit rien et avança, la main de ton père dans la tienne, fine, vers un endroit inconnu...

La grand porte du bureau s'ouvrit en grand. Tu te demandais bien pourquoi il t'avais emmené ici.

- Vas-y Alessia. Je ne reste pas, j'ai des choses importantes à faire.

Tu avais toujours ta main dans la sienne.

- Tu ne restes pas ? Et si cette personne me blesse ?

Il avait secoué la tête en souriant et t'avais répondu :

- Tu ne risques rien. Il n'est pas seul.

Il n'était pas seul ? Pourquoi avait-il besoin d'être surveillé ? Était-il violent ? Avait-il tué des personnes ? Tu te posais toutes ces questions alors que ton père lâchais ta main et repartait en direction opposée. La porte se referma et tu étais seule avec l'inconnu. Non tu n'étais pas seule, deux gardes du corps, tu en reconnaissais un, étaient posés près de l'entrée. Tu te retournais et t'avança vers la personne qui était assise par terre, le dos posé contre le grand bureau. Tu t'avance petit à petit quelque peu gênée. Tu remarquais en t'avançant de plus en plus qu'il n'était pas habillé comme les autres. Tu t'arrêtas devant lui et commença :

- B...bonjour. Papa m'a dit de venir vous voir mais je ne sais pas pourquoi. Vous êtes ici depuis longtemps ? Je ne vous ai jamais vu avant.


Tu laissais un petit silence puis reprit :

- Vous êtes albinos ? Pourquoi vous n'êtes pas comme les autres ?

Silence de quelques secondes.

[b]- Je m'appelle Alessia et vous ?[b] tu terminais en tendant une petite main vers lui.
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Il venait d’enfin achever sa période d’intégration, venait d’enfin s’être vu remis le permis l’autorisant à vivre hors de l’Institut, venait enfin de s’échapper d’un cloisonnement pour en rejoindre un autre (pour en rejoindre un autre (un qu’il avait décidé d’accepter)). (Et durant tous ces mois (un ou deux ou une douzaine, demie ou complète (il ne savait plus)) il avait senti sa propre peau se resserrer sur ses os, se tendre à la limite de la rupture autour de ses articulations, avait senti son extérieur se rétracter autour de sa chair, toujours plus suffocant (et l’étouffer en silence).)

(et puis soudain sa conscience jusqu’ici étrécie est libre de s’épancher pleinement à nouveau, en trombes ; ses appuis se dérobent sous lui)
(l’oxygène lui monte à la tête, et cette fois, les défaillances de ses systèmes le laissent y trouver une joie ivre)

((Il ne se souviendrait de cette première rencontre qu’à travers un linceul d’incertitude, un brouillard perpétuellement changeant (opaque et d’une mouvance à s’y perdre).))

Il est échoué au sol, l’esprit entre deux eaux et la tête basse, pantomime d’un coma. (Seul un enfant oserait, peut-être, s’aventurer à s’approcher de l’épave, mi organique mi métallique.)

Ni la porte pivotant sur ses gonds, ni la voix de celui qu’il désignera d’abord mentalement comme pakhan, ni même les pas feutrés s’approchant de lui ne suffiront à le faire réagir, semble-t-il ; il dérive. (Elle parle, elle parle, il ne répond pas, et à sa dernière question, son souffle se fait heurté ; au-deçà de l’audible, un « 34 » lui échappe, lui arrache une grimace.) (Le fait émerger.)

Yeux anthracite à présent rivés sur ceux de la gamine, de l’adolescente, il admet (il devine qui elle est, pourquoi elle est là), avec peine, tu peux m’appeler quelques syllabes qui lui restent encore étrangères (malgré les employés de l’Institut, mal gré), Nikolai. Il retient le ton père est un imbécile qui voulait savoir si j’étais capable de ne pas péter un plomb et m’en prendre à une enfant sans défense, sachant très bien que les deux hommes qu’il a laissé dans la pièce ne seraient pas forcément suffisants pour me retenir, aussi diminué sois-je, et sachant que je savais, et le parce que je te serai utile un jour amers. À la place, il appose le bout de sa main de métal dans sa paume encore lisse de fatigue et de cicatrices, délicat, délicat envers ses menottes pleines d’os d’oiseaux ; un peu pour ça, il souffle.


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Gangster

Je suis la fille adoptive d'Al Capone, le célèbre gangster. Je suis le bourreau des gangsters. Grâce à ma petite taille et mon bandeau à l'oeil, je fais croire aux gens que je suis une personne assez timide et sensible. Mais c'est tout le contraire je suis assez froide et pas du tout bavarde.
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Spoiler:
ça me va ne t'inquiète pas ♥. Désolé pour le retard.


Première rencontre

Tu entendis quelque chose de l'homme assit sur le sol. Un numéro. 34. Était-il humain ? Tu remarqua que l'homme avait grimacé. Avait-il dit quelque chose qui ne fallait pas ? Innocente, tu avais toujours ton sourire sur le visage. Tu ne savais pas que devant toi se tenait un tueur sans pitié et sans sentiment. Tu te demandais simplement ce qu'il faisait ici. Tu entends enfin sa voix. Grave et froide. Un nom. Différent du numéro qu'il t'avais donné avant. Etait-ce son âge ? Pourtant il ne te paraissait pas si vieux physiquement. Un nom. Nikolai. Cela sonnait comme un nom Russe. L'homme posa une main étrange composé de fer et de métal sur son autre main couverte de cicatrices. Des mots. Un peu pour ça. Tu laissais retomber ta main contre ton corps. Nikolai t'intriguais. Tu te demandais vraiment ce qu'il faisait ici. Mais tu souriais toujours.

- D'accord monsieur.

Peut être avait-il perdu sa main quelque part. Peut être avait-il était blessé. La jeune fille ne voulait rien répondre de plus. Elle avait apprit à ne pas poser de question sur des choses tristes.

____________________________________________

(Alessia 13 ans, Nikolai 29 ans)

Devant toi se tenait un homme. Il était attaché et il saignait abondement. Toi et Nikolai vous vous situez dans un lieu sombre. Enfermés à moins de terminer votre mission. Tu venais juste de terminer l'interrogatoire. Vous deviez maintenant partir. Mais pas tout de suite. Nikolai avait UNE chose à faire.

- Mon rôle est terminé c'est à ton tour.

Une seconde suffit au gangster pour sortir sa lame et la planter dans le torse de l'homme. Le sang gicla. Mais le garde du corps ne s'arrêta pas là. Il continua son carnage. Du haut de ses 13 ans, tu tournas la tête, tournant la dos au pauvre homme. Tu avais commencé les missions cette année, c'était bien ta 4ème ou 5ème mais tu n'étais toujours pas habituée à toute cette violence. Tu soupiras et reprit :

- Allons y...


____________________________________________
(Alessia 17 ans, Nikolai 33 ans. Avant le rp de Tom. Alessia n'a encore jamais tué quelqu'un)

Vous veniez de rentrer de mission. Encore un homme de plus tué. Tu étais maintenant habituée à voir des hommes et même des femmes mourir. Mais tu voulais que Nikolai réagisse. Qu'il ressente quelque chose. Tu ne l'avais encore jamais vu sourire depuis que tu l'avais rencontré. Tu te demandais même s'il était humain réellement et pas un robot. C'était peut être pour ça qu'il t'avais donné un numéro la première fois. Peut être s'agissait-il de son vrai nom. Tu tournais le dos au tueur, les bras croisés. Tu voulais sortir. T'amuser un peu. Manger un fast food. Cela faisait longtemps que tu en avais mangé. Et puis ce sera la première fois que tu mangeras avec Nikolai. Tu espérais qu'il n'allait pas tuer des personnes.

- Nikolai ?

Aucune réponse comme d'habitude. Il ne répondait qu'aux ordres. Tu te demandais bien quelle était son enfance. Enfant soldat ? Tu lui poserais la question un jour.

- Je veux aller manger quelque part. Dans un Macdonald.

Silence.

- Mais je ne veux pas y aller seule. Je souhaite que tu m'accompagne.

Silence. Tu te tournas vers lui. Nikolai ne réagissait pas. Aucune réaction. Tu t'approchas de lui.

- Tu m'as entendu ? Je souhaite que tu m'accompagnes. Mais ne fais de mal à personne. Sauf si quelqu'un est dangereux. Tu te comporteras comme une personne normale.

Silence. M'entendait-il ? Ou bien faisait-il la sourde oreille. Je commençais à m'énerver. Mais cela ne servirait à rien que j'énerve ou que je le frappe. Il était beaucoup plus fort que moi. Et même si je le frappais il ne me ferait rien. S'il me faisait du mal, père le tuerais. Et je ne voulais pas. Il m'était d'une grande aide malgré son absence de sentiment. Son absence de sentiment. En avait-il eu un jour ?

- As-tu déjà souris ne serais-ce qu'une seule fois dans ta vie ? Même en tuant une personne ? Je ne t'ai jamais vu sourire.



©LULEABY
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Tout en elle, déjà, de (dans) ses mots à son expression à son attitude toute entière ne respire que l’innocence honnête mais consciemment utilisée, façonnée tant de jeunesse que d’habitude. D’où qu’elle vienne, elle est soit un choix parfaitement conscient de la part de Capone, soit un bienheureux hasard ; si sa qualité semble évidente, l’utilité de leur rencontre et de sa présence ne lui apparaît claire qu’à court terme. Son crâne s’évide, sa vision se brouille, l’instant se délite et fuit. (Sa mémoire avec.)


Sa part ; s’effectue en silence ; c’est la désormais jeune fille qui se charge à présent de poser les questions. (À leur troisième acolyte, tout non-consentant qu’il soit, ils laissent le soin de hurler de douleur à s’en écorcher les cordes vocales, gémir, misérable rongeur qu’on écrase, geindre, nourrisson n’ayant pas atteint l’âge de la parole (il partage la souillure de l’un et de l’autre, n’attire et n’attise que sa haine et son dédain — ne récolte que son indifférence). Il attend. On le croirait patient. Les échos des vagissements du presque-mort polluent la pièce, n’en dépasseront jamais les murs, et peut-être enfin la victime en prend-elle conscience, car ses cris se hachent de pleurs, redoublent de volume lorsque l’adolescente a terminé de le faire parler, qu’il a de fait mis fin à son interrogatoire tant qu’à son sursis.

(Sa part ; n’a pour fond sonore que les gargouillis des voies tranchées, immonde tableau volontairement brouillon — le laisse se sentir mourir, puis l’achève. Il a pleinement conscience de la présence de la gosse derrière lui, sait pertinemment qu’elle détourne toujours le regard, préfère fixer le sol ou les murs. Sait pertinemment que la réaction, le dégoût et le rejet lui passeront, sans même qu’elle se souvienne précisément de l’instant où elle aura été capable d’abattre avec autant de sang-froid qu’elle ne supplicie. (Elle avait déjà brisé la cible avant qu’il n’y ait planté sa lame ; elle le comprendra bientôt.))


Son dégoût commence à laisser place à l’indifférence, noyé dans la répétition, le cycle sans fin des scènes de torture qu’elle orchestre ; répugnance devenue une part d’elle déteinte, élimée — éculée, presque (il se trompe rarement à propos de ces choses, pour peu qu’il y prête attention (suffit un coup d’œil vif, déjà manqué, et d’une moue illisible sous son froncement de sourcil habituel)). Et si elle détourne encore les yeux, c’est presque plus par ennui que par écœurement, à présent. (Bientôt.) Son prénom retentit (elle l’a toujours désigné par ce prénom (il ne sait ni réellement pourquoi ni depuis quand (ne se souvient pas de leur rencontre) mais ah) il a depuis longtemps pris l’habitude de s’entendre désigner par son rôle dans la diaspora ou par son matricule, par ceux à qui il en autorise l’usage) il lui faut une fraction de seconde supplémentaire à accorder son attention à l’adolescente) ; se contente de détourner brièvement son regard vers elle, indiquant qu’il l’écoute.

Il considère la demande, l’ordre à peine voilé — lui tirerait presque un sourire, pointe d’ironie creusant ses lèvres — la laisse continuer, et à sa dernière phrase, sa raillerie transparait enfin dans son rictus (se voit finalement consommée), s’insinue dans son ton grinçant, je te promets d’essayer, par-dessous l’acte d’obédience. Son énervement comme ses indications inutiles l’amusent au plus haut point, mais oh, il garde tout franc sourire, aussi sarcastique soit-il ; trouve bien plus plaisant de laisser la jeune femme encore un peu dans la frénésie du doute et de l’agacement.

Car le grotesque fabuleux de la situation ne peut échapper à aucun d’eux deux, alors qu’ils s’asseyent à table dans l’établissement qu’Alessia a choisi, pailles déjà plantées dans leurs sodas alors qu’à peine installés : deux Samsons dépareillés, la menue silhouette de la future corneille nonchalamment adossée aux côtés de l’homme fait arme. Deux ombres sordides sous la lumière crue et sans grâce d’un fast food.

alors, Alessia, suffisamment normal à ton goût ?


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