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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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All the old paintings on the tombs do the sand dance, don't you ? w/ Nephtys

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Personne alternative entre personne posée et réfléchie et personne obsédée par l'idée de faire passer un message de remplir une mission. Oscillant entre brillante journaliste militant chez les Alter' et amante de Thot voulant à tout prix promouvoir une croyance, des connaissances. Elle n'est pas bipolaire, loin de là. Juste bénie d'une lumière divine, d'une croyance en qui peu de gens croient désormais. Son côté posée, non-possédé, est également pour le partage de connaissances, de savoir mais possède un côté sombre. Une rancune et une colère dissimulée contre l'Institut. Une douleur familiale. Une douleur qui ne la quittera, une de celle qui demande une vengeance.

Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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L’Égypte ce lointain pays. Un pays de richesses, d’or, de chats, de Dieux, de pharaons, de constructions monumentales. L’âge d’or de cette contrée remonte à si loin. C’est à peine si Méhyt s’en souvenait. Elle qui avait côtoyé les plus grands, elle qui avait côtoyé les trahisons, les histoires d’amours, elle qui avait côtoyé le chagrin et la famine, elle qui avait côtoyé les alliances et les guerres, elle qui avait côtoyé toutes sortes de personnes, que ce soit le peuple, pauvre et travailleur, les pharaons bons et compréhensifs, et Thot sait qu’il y en a eu peu, ou bien les pharaons cupides et arrogants, bien plus présent ; était à présent éloignée de son pays, de sa terre natale. La chaleur lui manquait. Bien qu’elle semblât parfois insurmontable, et que la soif lui ait écorché la gorge, ces rayons de soleil sur sa peau, à travers ses vêtements lui manquaient. La chaleur de Pallatine est synonyme d’Automne pour elle.

Oh, loin de là l’idée de se plaindre, juste des souvenirs qui remontent à la surface. Tant de souvenirs qui ne sont pas siens. Toutes ces pensées qui appartiennent à l’épouse de Thot lui embrouillent l’esprit parfois. Elle a beau être l’épouse de Thot, elle n’était pas née lors de la grande ère des pharaons, et pourtant, les souvenirs qu’elle a sont cruellement réels. C’est comme si elle s’était réincarnée. Non, il ne faut pas être stupide. Et plus elle réfléchissait, plus ses pensées se confondaient. Un imbroglio de visions passa devant ses yeux. Elle vit ainsi la mort d’un pharaon, la rencontre de Cléopâtre VII Théa Philopator avec Jules César, la construction de la mosquée al-Azhar, bien des années plus tard. Tant de visions qui n’ont de rapports entre eux si ce n’est leur rapport à l’Égypte.

Méhyt se considère honorée d’avoir été choisie pour être la détentrice de ce savoir, mais également de ce fardeau, pour cette génération. A sa mort, toutes ses connaissances s’envoleront auprès de Thot qui choisira un successeur. L’épouse de Thot est passée par bien des corps et a accumulé bien des savoirs. Pour cela, la connaissance de Méhyt sur Pallatine et ce monde-ci est essentielle. En effet, elle est la première égyptienne, car il va de soi que l’amante d’un dieu égyptien ne peut être qu’égyptienne, à partir de ce monde. Bien que ses prédécesseurs les plus récentes aient voyagé dans le monde terrestre, aucune d’entres elles n’a changé de monde. Et cela intrigue particulièrement Thot qui influence donc Méhyt. Cette dernière se révèle particulièrement  réceptive à son dieu.

Or, Méhyt a eu vent d’un musée consacré à l’Égypte ouvert en ville, aux alentours de Saint-Juré, à Sharsfort. Il faudrait qu’elle y passe. La raison officielle sera un article de journal pour promouvoir le musée ainsi que cette culture, tandis que la raison officieuse sera la rencontre avec cette soi-disant égyptienne et l’examen minutieux des objets exposés ainsi que de la véracité  des faits historiques. Aucun faux savoir ne doit être propagé sur ce pays antique et magistral. C’est du devoir de Méhyt de veiller là-dessus.

Le sol sous les pieds de la jeune égyptienne défilait. Il était propre et gris, inlassablement gris. N’ayant pas grandi près d’une ville moderne, elle n’arrive pas à trouver de charme à ce gris. L’hiver doux de Pallatine lui convenait parfaitement. A vrai dire, un hiver doux pour les autres équivalait à un hiver dur pour elle. Elle n’est habituée qu’aux chaleurs extrêmes, pas au froid extrême. Elle n’a jamais vu la neige. Les livres la décrivent comme magnifique. Elle avait beau essayer, elle n’arrivait pas à s’imaginer des choses blanches tourbillonner et tomber sur le sol jusqu’à le recouvrir. Elle avait très envie de le voir mais le redoutait par-dessus tout. Elle frissonna d’effroi à cette pensée. Son imagination débordante imaginait des choses farfelues et incongrues, mais cela la terrifiait. Elle savait pourtant que ce n’était pas vrai mais elle ne pouvait se contrôler.

Elle inspira profondément et expira pour se détendre. Elle était arrivée. Le grand bâtiment blanc se remarquait et se démarquait de ses voisins. Sa couleur immaculée était frappante comme si elle reflétait toute la lumière du monde. Des hiéroglyphes et la grande porte se détachaient sur la façade, seules sources de couleur. Les dorures signifiaient diverses choses et Méhyt fut ravie de voir qu’elles étaient correctes et avaient des significations en lien avec la grande Égypte, l’Égypte antique. La porte imposante et majestueuse était composée de deux grands battants.  Elle entra en poussant le lourd battant, entre-ouvert.

Il donnait sur un hall d’entrée. Le plafond, très haut, est soutenu par de grands piliers sur lesquels des rappels des hiéroglyphes sont gravés et dorés. Le sol est constitué de grandes dalles blanches. Méhyt ressentit la ressemblance avec les temples. Elle promena un peu son regard, tombant sur deux pans de murs décorés par des gravures de dieux. Celles-ci étaient belles et en bon état. Elle se dirigea alors vers l’accueil, l’excitation et l’impatience la gagnant. Derrière le comptoir se trouvait une dame vers laquelle Méhyt alla.

« Bonjour, je suis journaliste, et je souhaiterai rencontrer la directrice de ce musée, Nephtys Hakan. »
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"La mezzanine de ce musée offre une vue imprenable sur tous ces trésors...J'y passerais bien la journée. "  Δ Nephtys

Du moins, elle n'en bougerais pas pour le moment. Trop occupée à observer les visiteurs du haut de cette pièce qui n'appartenait qu'à elle. Interdite aux visiteurs, elle comportaient toutes ses toiles inachevées. Des croquis, des fusains ou des aquarelles. Ainsi que quelques sculptures qui ne trouveraient sûrement jamais leur place en bas. Gracieusement accoudée à la rambarde de pierre calcaire, elle prenait garde à ne pas marquer sa longue robe écru, typique des princesses égyptiennes. Elle avait été cousu main par un des meilleurs couturier égyptien de la ville. Couturier qui était d’ailleurs à l'origine de nombreuses pièces exposée au musée. De son poste, la jeune femme régnait en maître sur un royaume qu'elle estimait être le sien. Les époques se côtoyaient dans son établissement qu'elle voulait apte à faire voyager. Si certaines pièces de sa collection relatait une époque qu'elle n'avait pas eue la chance de connaître, elle veillait néanmoins à  ne pas mentir sur l'histoire de son pays.

Il régnait dans le musée une ambiance studieuse. Les visiteurs déjà présents chuchotaient. Si bien que leurs murmures résonnaient en une multitude de son incompréhensibles, avant de s'éteindre dans le cadre feutré. Une mélodie à peine audible envahissait les lieux afin de briser le silence en douceur. Nephtys appréciait ces moments de sérénité.

Néanmoins, son regard perçant se posa sur une femme qui venait d'entrer dans le hall. De toute sa hauteur, elle ne pouvait pas la voir correctement. Elle se contenta de l'observer simplement, la suivant du regard jusqu'à ce qu'elle s'adresse à l'hôtesse d'accueil. Cette dernière leva immédiatement la tête vers la grande mezzanine où se trouvait la propriétaire des lieux. Celle ci se redressa doucement, posant ses mains sur la pierre blanche qui encadrait son sanctuaire personnel. C'est avec un air presque pédant qu'elle hocha la tête en signe d'approbation. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire, mais elle avait compris qu'elle souhaitait s'entretenir avec elle. Elle n'y voyait pas d'objection. Elle disparu donc bientôt de tous les regards pour réapparaître quelques instants après dans le grand escalier central, fermé par un liseré tressé de bambou.  Le gardien présent en bas le lui ouvrit d'un geste afin de lui permettre de rejoindre le hall. La robe de l'Egyptienne était impeccable, tout autant que ses bijoux. Néanmoins, ses pieds étaient nus, si bien qu'aucun son ne fût perçus lorsqu'elle s'avança d'un pas félin vers son interlocutrice.

Beaucoup disaient de Nepthys qu'elle était elle même une pièce de son musée. D'autre pensaient qu'elle exagérait pour se donner un genre. Elle faisait fi de tout ça. Aucun intérêt pour elle de perdre du temps pour des enfantillages. Elle ne jouait par ailleurs aucun rôle. "Nepthys Hakan. Bienvenue dans cet établissement. " Avait-elle prononcé d'une voix ferme, mais mélodieuse. Elle donnait toujours l'impression d'être une femme sévère. Elle l'était. Par habitude, elle n'avait amorcé aucun geste de salutation. Ce n'était pas dans ses habitudes. Elle pouvait sembler froide, à la manière de quelqu'un que l'on dérange. Ce n'était pas le cas. "Vous vouliez...?" Acheva simplement la jeune femme.          
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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Lorsque l’hôtesse leva les yeux aux cieux, cela surprit Méhyt. Elle n’avait point remarqué la mezzanine, chose peu conventionnelle pour un musée. Cela était néanmoins une très bonne idée, et Méhyt ne pût que féliciter la gérante du musée pour l’avoir eu. La plateforme permettait sans aucun doute une vision parfaite des choses, des visiteurs et des pièces de l’endroit. C’était un poste d’observation idéal. Accoudée à la rambarde, se trouvait une jeune femme, qu’elle jugea être dans ses âges, peut-être un an ou deux de plus qu’elle. Cette femme perçut sans doute le regard de l’employée car elle se redressa doucement, s’appuyant sur la pierre claire et froide. Son visage prit une expression inaccessible, comme si elle enfermait tous ses secrets et tous ses souvenirs dans un coffret et en cachait la clé, ne voulant pouvoir être lue. Elle hocha la tête et fit volte-face, ne laissant que son dos dans le champ de vision des visiteurs.

Méhyt aperçut des visiteurs désirant prendre des billets derrière elle et les laissa donc passer de bonne grâce. Elle n’était effectivement pas ici pour cela et ne voulait entraver le bon fonctionnement du lieu. Elle eût un sourire amer en voyant le jeune couple si heureux. L’amour ne lui avait laissé que des souvenirs amers et peu plaisants qu’elle n’aimait pas avoir à se rappeler. Elle pouvait voir que leur lien était récent à leur attitude l’un envers l’autre. Or, Méhyt a toujours aimé observer les gens : elle trouve cela passionnant. Pouvoir connaître une partie d’une personne rien qu’en observant sa façon d’être, ses tics, sa gestuelle, sa façon de parler, la fascinait. Son sens aigu de l’observation l’aidait à cela et ses hypothèses s’avéraient très souvent vraies. Un personnage de ce musée l’attirait tout particulièrement.

L’unique escalier était tout de pierre de calcaire, assorti au décor, de sorte à ce qu’il passât inaperçu et naturel. Il n’était pas encombrant mais tout de même imposant. La pierre était délicatement façonnée en colimaçon, de sorte à ce que l’escalier parût élégant. Il l’était d’ailleurs. Mais ce n’était pas un escalier empruntable par les visiteurs : il était fermé par un liseré tressé de bambou. Un gardien se tenait à son pied. Il ne bougeait que très peu, portant son attention sur le musée, rappelant un peu à Méhyt les soldats de la Garde Royale de Buckingham Palace en Angleterre. Elle avait eu l’occasion d’aller dans ce pays afin de perfectionner son anglais et l’impassibilité des gardes l’avait marquée. Ils se donnaient corps et âme à leur tâche et elle trouvait cela très beau. Néanmoins, le gardien du musée eût un mouvement et ouvrit le liseré, laissant apparaître la femme aperçut en haut dans toute sa splendeur.

Cette femme était vêtue d’une longue robe faite de lin, rappelant la mode antique. Méhyt nota tout de même que la robe était décente, contrairement à l’époque, bien que cela fût considéré comme normal. En effet, il était plutôt rare que les bretelles rudimentaires soient assez larges pour recouvrir les seins d’une femme. De plus quand cela était le cas, le haut du vêtement était peint, reproduisant divers motifs, fréquemment des plumes d’oiseau ou des références à un des Dieux. Bien heureusement, la tenue était tout à fait convenable et ne dérogeait pas, malgré tout, aux traditions et aux robes antiques. Méhyt reconnut d’ailleurs la main d’un couturier égyptien avec qui elle avait eu l’occasion de parler. C’est cet homme charmant qui lui parlât de ce musée, le lui recommandant. La femme, Nephtys supposât-elle donc, était pieds nus. Malgré son ouïe développée, Méhyt n’entendit aucun son. La démarche féline, son interlocutrice s’arrêta à une trentaine de centimètres et se présenta. L’égyptienne fit donc de même.

« Méhyt Ahmès. Je vous remercie, c’est toujours un plaisir de rencontrer une Égyptienne dans ce lieu si  particulier. »

Sa remarque n’appelait pas de réponse, et elle la ponctua d’un demi-sourire. Sa voix n’était volontairement pas ferme. Elle ne voulait rien laisser paraître, comme si elle jouait un rôle. Ce n’était pas nouveau, elle était habituée désormais à ce genre de mascarade pour survivre dans cette jungle où elle a été abandonnée. En revanche, elle sentait que la fermeté de Nephtys faisait partie de sa personnalité. Enfin, avec un tel prénom, on pouvait s’en douter. Déesse protectrice des morts. Méhyt se demandait si elle était au courant de la signification. Elle espérait que oui.

« Je voulais vous parler. En effet je suis journaliste et j’avoue qu’étant égyptienne, votre musée m’a interpellée. C’est une idée fabuleuse que vous avez eue, et je me devais d’en faire un article pour promouvoir cette antique et majestueuse culture. J’ai donc quelques questions à vous poser, si vous n’y voyez pas d’inconvénients. »

Les mots étaient choisis et mesurés. Méhyt avait conscience que cela pouvait paraître pour de la simple flatterie mais sa voix vibrait de passion quand elle parlait de l’Égypte, la grande Égypte, la vénérée Égypte. Elle espérait que la jeune femme en face d’elle comprendrait. Elle n’avait pas l’air idiote, bien au contraire.
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"La mezzanine de ce musée offre une vue imprenable sur tous ces trésors...J'y passerais bien la journée. "  Δ Nephtys

Nephtys ne s'était pas gênée pour détailler la femme qui lui faisait face. Son regard félin glissait simplement, sans trop d'insistance, sur les traits de celle qui semblait ne pas être simplement venue pour admirer les œuvres. Une journaliste. Bien. Au moins elle n'aurait pas à reposer la question. La jeune femme ne savait pas trop quoi penser des journalistes. Elle les savait insistants, et avait bon espoir que ce ne soit pas le cas cette fois ci. Méhyt semblait sincère dans son attrait pour le pays. Son annonce était bien trop construite pour être mentis. Ceci étant dit, elle était déjà tombée sur des gens qui lui rapprochait de ne pas être "vraie", de mentir sur ses origine pour profiter de la passion des gens pour le pays. Ce a quoi elle s'était toujours contentée de répondre par un sourire qui, à lui seul, suffisait à faire taire les doutes. "Le plaisir est partagé" Assura Nephtys presque froidement, d'une voix distincte. Elle avait une palette de timbre assez restreinte et son invitée devrait s'y faire.

Depuis son arrivée ici, elle n'avait eu de cesse de tenter de reproduire une partie de ses origines. Que l'époque soit la même ou non. Aussi, il n'existait pas de réelle chronologie dans les œuvres présentées ici. C'était volontaire. La jeune femme n'avait pas voulu rendre la visite trop stricte. Libre à chacun de s'attarder sur une oeuvre, ou une autre, indépendamment de son époque. De toute façon, c'était un établissement qui avait vu le jour de façon bien égoïste puisqu'elle avait toujours fait en sorte qu'il lui plaise avant tout. Elle prenait peu en compte les remarques des autres, parce que ce musée, elle l'avait fait pour elle. A la manière d'une enfant qui aurait construit son propre album photos.

"Vous venez de quelle région?" Avait simplement questionné Nephtys en s'éloignant vers l'intérieur du musée, gageant que Méhyt la suivrait instinctivement. N'était-elle pas ici pour échanger avec elle? Elle ne pourrait pas le faire en restant à l'accueil. Aussi, les pieds nus de la propriétaire des lieu vinrent glisser sur le sol froid du musée. Sans un bruit. Certains visiteurs, la connaissant de réputation, se retournaient sur son passage. Certains admiratifs, d'autres curieux, d'autre dédaigneux ou moqueur. La jeune femme faisait fi de tout cela, laissant son regard courrir sur une aquarelle qui lui avait été offerte il y a peu, représentant le grand Opéra Khédivial en proie aux flammes. Sans trop savoir pourquoi, elle affectionnait tout particulièrement cette peinture.

Elle s'était arrêtée, attendant patiemment la réponse de la jeune femme à ses côtés. Elle avait beau être journaliste, Nepthys avait tenue à poser la première question. A la manière d'une reine en sa demeure.            
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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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HRP:
Je m’excuse pour ce temps de réponse. J’ai eu quelques problèmes d’ordinateur et mon téléphone étant un peu vieux, l’HTML 5 ne fonctionnait pas dessus alors cela m’a été compliqué. J’avais également quelques priorités irl. M’enfin, tout cela est réglé.
J’espère que tu comprendras, je m’excuse encore.. ♥[/

L’Égyptienne qui lui faisait face répondit simplement à sa phrase d’ouverture puis se contenta de l’écouter. Méhyt avait pu remarquer qu’elle avait une voix assez froide, mesurée. Elle ne semblait pas exprimer de sentiments. Elle songea que ce n’était qu’une façade de son interlocutrice. Après tout elle était une inconnue. Journaliste par-dessus tout. Oh Méhyt connaît la pensée populaire, elle sait ce que pense une grande majorité de la population sur son métier. Ce n’est pas un métier apprécié. Les gens sous-estiment très souvent ce travail. Il existe des personnes fermées d’esprit qui ne comprennent pas que les informations du journal qu’ils lisent le matin proviennent d’un journaliste.

Enfin, Méhyt chassa ces quelques idées loin d’elle et suivit la directrice des lieux dans le musée. Le lieu était grand, possédait une belle lumière. Il était agréable. L’agencement des œuvres ne suivaient pas une chronologie particulière, laissant la visite libre. J’aperçus diverses peintures qui me firent soit frissonner soit m’émerveiller. Nephtys s’arrêta devant une peinture représentant un incendie se trouvant au grand opéra Khédivial, alors Méhyt fit de même. Cette dernière ne connaissait point l’auteur de cette œuvre mais il était doué. Ayant eu l’occasion d’aller à cet opéra de son vécu sur Terre, elle ne pouvait que saluer le réalisme du bâtiment. Il avait réussi à saisir l’essence même des lieux, ce qu’on le ressent lorsqu’on est devant. De plus le réalisme de la scène qu’il décrivait était poignant. Elle laissa son regard plonger dans les méandres de la peinture, un art qu’elle affectionnait tout particulièrement.

La question de la propriétaire des lieux atteint ses oreilles et elle esquissa un sourire avant de répondre. Sa vie là-bas avait beau ne pas avoir été joyeuse, l’égyptienne tenait tout particulièrement à ses origines, son pays et sa région natale. Elle n’était pas issue d’un milieu favorisé et pourtant elle était si fière.
« Je suis originaire d’Haute Égypte, plus particulièrement du sud de cette région. Je suis née peu loin de Kôm-Ombo, si vous connaissez. Je suppose que vous êtes-vous également d’origine terrestre, de quelle région êtes-vous originaire ? »

Méhyt continua calmement sa marche et continua la discussion. Elle n’avait pas besoin de se retourner pour savoir que l’égyptienne la suivrait.
« Ce musée serait-il un hommage à votre région natale ? Je vous suis grès d’avoir créé ce musée et de partager notre culture aux pallatiniens. »
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"La mezzanine de ce musée offre une vue imprenable sur tous ces trésors...J'y passerais bien la journée. "  Δ Nephtys

Entre ces murs, la jeune egyptienne s'estimait reine d'un royaume qu'elle avait elle même construit. Beaucoup la haïssait pour ça. Même si finalement, la "haine" n'était peut-être pas le juste mot. Le "mépris" était sûrement un terme bien plus approprié pour ce sentiment que Nepthys pouvait inspirer. En fait, elle l'inspirait autant qu'elle le dégageait. De quoi rendre une situation gênante en un rien de temps.

Mais pour l'heure, elle était heureuse de partager son "chez elle". Bien que cela ne paraisse pas sur ses traits durs et froids. Nepthys le savait, elle faisait parti de ceux qui aiment sans savoir vraiment. Elle ne démentait pas cela. Elle n'avait pas vécu assez longtemps en Egypte pour tout connaitre. Imaginer avait aussi du bon. Tant que l'on ne prétend pas, elle ne voyait pas bien où le mal était. Elle veillait d'ailleurs à ne jamais propager de fausses informations. Ou du moins, elle s'engageait à les retirer rapidement si elles s’avéraient l'être. L'erreur est humaine après tout. Et si elle la tolérait peu des autre, elle était bien plus indulgente envers elle même. Jugez donc. Vous êtes pareil.

Quoi qu'il en soit, pour l'heure, l’égyptienne se contentait de arpenter son territoire d'un pas félin. Ses pieds nus parcourant le sol froid d'un geste assuré. Son regard courait sur les peintures et les sculptures. Elle aurait pu toutes les connaître, mais de nouvelles créations arrivaient souvent. Jamais la lassitude ne s'emparerait d'elle.

"Le Caire. Je ne connais pas grand chose d'autre, je n'ai pas voyagé beaucoup" Précisa t-elle sans honte. Elle ne pensais pas pour autant ne pas avoir le droit de partager. Elle apprenait d'ailleurs elle même de sa Terre au travail de l'art qui régnait en maître ici. Un moyen de communication sur l'histoire bien plus efficace qu'un livre pour ceux qui se donnent la peine de comprendre. C'était en tout cas l'humble avis de Nepthys. "J'ai créé ce musée pour combler les vides diront nous. C'est en fait une démarche bien égoïste." Avoua t-elle simplement sans quitter son ton abrupt. Elle ne rougissait pas de son aveux. Elle avait toujours assumé ses choix et le sentiments qui l'avait conduite à le faire.

"Je suis née en 1870 dans une petite case en marge de la ville. Je n'ai jamais trop su ce que je faisais à Pallatine. C'est, j'imagine, une façon de le comprendre. L'espace et le temps n'ont plus rien à voir ici." Précisa t-elle alors. Elle était bien plus bavarde qu'à l'accoutumé lorsqu'on la lançait sur ce sujet.        
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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Méhyt n’arrivait pas à définir qui était cette Nephtys Hakan. Pourtant, Méhyt était assez douée pour cela, en général. La femme qui lui faisait face faisait partie de ces personnes qui ne se montrent pas sous leur vrai jour. Elles préfèrent montrer ce masque qui est devenu tellement habituel qu’il ne veut plus se détacher de leur personnalité. Et leurs émotions restent enfouies dans leur cœur bien qu’elles soient particulièrement sincères et fortes. Méhyt avait l’intime conviction que Nephtys était comme cela, bien qu’il soit possible qu’elle se trompe. Tout est possible lorsqu’une personne porte un masque.

Celle-ci venait donc du Caire, capitale d’Égypte. Méhyt avait eu l’occasion d’y aller et avait particulièrement apprécié cette ville bien que le calme de son village lui manquât de nombreuses fois. Ce village tant aimé et si loin désormais. La journaliste songea que Nephtys ne devait pas connaître beaucoup le reste de l’Égypte car beaucoup de citadins ne connaissent pas grand-chose de plus que leur ville. Celle-ci possédant tous les services et les loisirs, ils n’ont pas de ‘’besoin vital‘’ d’aller ailleurs. Cela relève donc de la simple curiosité, du temps et des moyens d’une personne. Ces réflexions furent d’ailleurs confirmées par la gérante.

Méhyt sortit alors son calepin et son crayon de son sac. Elle ne sortait jamais sans. Son calepin était son recueil, son refuge et ce crayon son échappatoire. Ils étaient également son outil de travail. Elle nota rapidement les origines de son interlocutrice sans donner la moindre opinion négative ou positive. Elle ne devait pas interpréter les informations, juste les retranscrire. La réponse à sa question suivante arriva rapidement et elle surprit Méhyt. Ainsi donc, Nephtys trouvait sa démarche égoïste. Ella avait créé ce musée pour « combler des vides » dit-elle. La journaliste ne savait pas de quel vide elle parlait. Elle pouvait tout aussi bien parler du vide culturel égyptien de Pallatine que d’un vide personnel. En revanche, il y avait une chose qu’elle ne comprenait.
« En quoi trouvez-vous cette démarche égoïste ? Au contraire, je trouve cela très généreux, vous partagez votre, notre, culture aux habitants de ce monde, trop peu connaisseurs de l’Égypte, la Grande Égypte. »

Méhyt ne sut jamais pourquoi Nephtys fut tant bavarde ce jour-là. Elle lui confia des bribes de sa vie antérieure. Cela l’étonna, la journaliste pensait qu’elle lui cacherait son passé. 1870 ? Elle était elle-même née bien après celle-ci, dans un futur alternatif. Il était vrai, qu’ici, le temps était une notion toute particulière.
« Je ne pense pas que qui que ce soit ici sache vraiment la raison pour laquelle il est à Pallatine. C’est un mystère pour tous. Je suis moi-même née en 2007, dans un futur alternatif. Dans mon futur, l’Égypte a réussi à se relever de ses déboires de son passé. Elle n’est cependant pas revenue à sa gloire antérieure, malheureusement. »

Après les confessions de son interlocutrice, Méhyt se sentait obligée de se confier en retour. Elle hésita un court instant à lui en parler. Cependant, s’il y avait bien une personne qui pouvait éventuellement la comprendre, car le connaissant certainement, c’était une autre égyptienne.
« Vous êtes-vous intéressée à nos cultes ? Notamment celui de Thot ou de Rê ? »

Méhyt espérait que son ton ne la trahirait pas. Son interlocutrice n’avait pas besoin d’en savoir plus qu’il était nécessaire. Elle s’arrêta devant une statuette, plongeant son regard dans les méandres de l’ivoire. Cette statuette date probablement de la période de Nagada II. Ces statuettes de femmes symbolisaient le culte de la fertilité. De nombreux cultes égyptiens existent. Lesquels Nephtys connait-elle ? Méhyt était curieuse de le savoir.
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