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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »


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.Je vous écris d'un pays lointain. [Lucia] // Saint-Valentin

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Transféré à seize ans pour satisfaire les intérêts de Chun-Lian, feu son Maître, Sansar entama son existence à Pallatine en qualité de prostitué. Ancolie - puisque tel était son surnom au sein de l'Hanafuda - fut éduqué par le Chinois en vue de lui servir de bras droit lorsque la maturité et la vérité auraient eu raison de son innocence. Aux côtés de son mentor, celui qui se fit ensuite appeler Temudjin dans une diaspora fraîchement établie - un regroupement de clans à l'époque - s'érigea en ambassadeur de la Maison et, de façon plus politique, devint coordinateur de l'ensemble du réseau de prostitution asiatique.
Bien qu'il reprit le rôle de Chun-Lian au décès de celui-ci, ses efforts pour perpétuer les traditions héritées de l'ancienne mode furent vains ; la prostitution moderne dévora ses forces et, au moment où l'Iwasaki-rengô sortait officiellement de terre, Sansar se retira dans les montagnes.
Aujourd'hui, il n'est plus guère qu'un vieillard invisible, un fantôme attentionné loin des tourments du pouvoir. Ce qui ne l'empêche pas d'user de cette couverture pour continuer à cultiver son royaume depuis l'ombre et le secret.

#papyaimetoutlemonde
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Montagnes de Pallatine
17 février

Chère Lumière,

Une poecile sur le rebord de la fenêtre, de celles que l'on qualifie de « lugubre » quand elles sont parmi les plus précieuses et les plus rares, me rappelle à votre souvenir. Chaque fois il suffit d'un rien ; la clarté du crépuscule, l'envol bruissant d'un loriot, la rudesse d'une écorce résineuse. Et l'intense crépitement des flammes qu'enveloppe la froideur du soir. Vous ai-je déjà conté, ma Dame, quel charme leur lueur fauve sur les parois du logis, semblable à votre ombre venue me visiter, me procure ? C'est à s'y perdre, veuillez me croire, tant leur élégance ne cesse de m'égarer. Souvent je m'interroge en les admirant danser. Fais-je bien de demeurer ici, à l'écart de tout ce qui m'anime ? Ai-je raison de négliger votre compagnie pour un exil dont la dureté souligne à jamais votre absence ? Je ne sais. Alors je me leurre à ces fumerolles que j'imagine de votre porte-cigarette échappées, et les longues heures de la nuit passent ainsi à les respirer. Y trouverez-vous vous-même une réponse, comme cette première fois où vous m'aviez guidé ? Je crains de n'être, loin de vous, qu'un de ces poussiéreux parchemins qui se dessèchent à la pensée d'une caresse.

Il flotte dans la brise humide votre parfum d'orchidée. À vous avouer la vérité, je ne crois pas que le monde se soit drapé de votre apparence et qu'il se plaît à me la peindre goutte à goutte du bout de ses innombrables corolles ; je ne crois pas non plus que l'air, soudain, ait dérobé le musc de vos cheveux pour en répandre l'essence où que je marche. Je crois plutôt, et que l'on brûle ceci si je me fourvoie, que tout cela pré-existait à notre rencontre. Que la montagne entière, avant que je n'en prenne conscience – que de temps perdu jusqu'à ce jour ! –, portait déjà en elle votre nature – sa force et son éternité. J'ai manqué de m'en rendre compte. Me suis montré aveugle bien avant de l'être. Et si cette erreur ne prétend s'effacer sous aucun pardon, je ne désespère pas de réussir à l'oublier, pour peu que vous acceptiez de m'y aider.

Bientôt il pleuvra, de sorte que je devrai renoncer à descendre à la ville. L'orage approche – il possède votre voix – et persistera en moi le plaisir de l'écouter autant que l'impatience de vous entendre. Quand ? Je vous en laisse maître. Sans mal saurez-vous en comprendre les élans, en apprivoiser les assauts ; ce sont vos mains qui me l'ont dit. Je ne vous apprends rien à vous écrire qu'il me tarde de retrouver leur chaleur, de rendre à ce spectre autour de mes épaules la solidité de vos contours – au moins m'offre-t-il, en ces jours aux couleurs de l'attente, la sensation fugace de votre affection.

D'ici à nos retrouvailles, voudriez-vous me parler de vos silences ? Ils sont si vastes ici que leur écho s'en fait aussi profond que votre regard et leur éclat m'étreint le cœur.

Infiniment vôtre,
S.E.
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Bling Fallen
Argent, pouvoir... Je prendrais tout ce que le monde possède.
Lucia a trois masques principaux.

Pour les gangsters, elle est The French. La redoutable gérante du casino de la diaspora. Avide, retors, teigneuse, cruelle et intelligente, elle a du charisme et sait s'en servir. Elle effraie ceux qui lui sont inférieurs, impressionne ses égaux et fait la fierté d'Al Capone, du moins elle aime à le croire. Elle est un trou noir aspirant tout : pouvoir, argent et l'âme de ses victimes. N'entrez jamais dans sa liste noire, on raconte qu'elle collectionne les doigts de ceux qui ont eu le malheur d'être dessus.

Pour les hommes et les femmes du casino, elle est une mère. Elle est la femme qui les a rééduqué. Qui leur a offert un travail, un logement et de quoi vivre. C'est une figure qu'ils admirent et craignent. Lucia est apprécié surtout car elle ne fait pas que s'occuper de ses employés mais aussi car elle prend en charge leur famille. Travailler pour elle assure un emploi pour les enfants dans le casino et une éducation descente. La trentenaire ne demande que deux choses en échange : une loyauté sans faille et une obéissance absolue.

Pour les habitants de Kinglaugh et tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle est une femme généreuse, impliqué dans des œuvres de charités, des événements culturels et des orphelinats. Elle fait régulièrement des dons à toutes les associations pour les jeunes, pour la culture et l'éducation. Elle est vu comme une bienfaitrice par beaucoup.

Mais le vrai visage de Lucia est bien plus noir. Du haut du 50ème étage du casino, de ses yeux rubis, elle fixe les gens cherchant à savoir combien lui rapportera la manipulation de chaque personne. Si elle vous parle, c'est qu'elle cherche le profit que vous lui apporterez. Si elle vous aide, c'est qu'elle sait combien elle gagnera en échange. Si elle a des projets pour vous, ne vous avisez pas de la laisser tomber, une foi engagé, sachez qu'elle déteste les abandons sans excellente raison. Quand vous lui parlez vous remarquerez son énervement ou son ennui aux légers coups qu'elle donne à sa cigarette, mais c'est quand elle regarde et joue avec son verre de cognac double glace, gravés aux symboles du Bling Fallen, que vous savez qu'elle réfléchit très fort à ce que vous dites.

Une dernière chose, ne portez jamais de rouge face à elle. Ses yeux écarlates ne voient plus que cette couleur, rendant tout ce qui est rouge naturellement, invisible à ses yeux. Et si quelqu'un lui apprend que vous portiez cette couleur tant détestée... Vous allez perdre un doigt dans le meilleur des cas.

Lucia vu par Léna :
Dans la vie, on rencontre différents types de personnes. Parmi elles, il y a celles qui vous sauvent et celles qui vous détruisent. Lucia, elle fait partie de ces rares personnes qui sont capables de l’un comme de l’autre. Elle peut être une mère aimante qui redonnera un sens à votre vie, mais aussi ce bourreau qui vous fixera droit dans les yeux, sans sourciller, alors qu’elle vous ôtera cette même vie qu’elle vous avez confié. Car, plus que votre vie, c’est une part de la sienne qu’elle place entre vos mains et qu’elle espère voir protéger aux creux de vos paumes. C’est peut-être pour cette raison alors que toute trahison envers elle se payera en phalange amputée, comme si vos doigts n’étaient que le compte à rebours qui prédisait l’instant de votre mort. Mais ne craignez pas Lucia, car, si aujourd’hui vous êtes ici, c’est qu’elle aura vu en vous une capacité que vous-même n’avez jamais pu déceler. Et si vous êtes capable de l’ignorer et de passer à côté, Lucia, elle, ne gâchera jamais une chance de faire surgir cette personne à qui elle sera fière d’offrir son nom. Cette nouvelle identité est un cadeau qu’elle vous fait, à vous de vous en montrer digne et de lui offrir, en retour, votre entière loyauté, voir même, votre vie, si cela est nécessaire
Nom de code : The French
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Casino Bling Fallen
10 mai
Cher Diamant,

Ah mon univers, ma perfection, ma beauté. Mes silences, comme le dernier que je vous ai livré, sont des démons que je ne parviens pas à battre. Deux mois, quasiment deux longs mois avant que je ne trouve le temps de vous écrire et j’ai l’impression que cela fait deux mois que je meurs. Vous écrire me donne enfin l’impression de vivre de nouveau. Je vous vois dans chaque étoile que peuple notre magnifique ciel, et que j’espère vous fixez aussi tendrement que moi.

Les obligations de mon rang et de mon argent me parasitent la vie, mais j’y vais avec le sourire car je sais que si elles nous éloignent aujourd’hui, bientôt elles nous permettront de nous réunir. Je vois votre aisance tranquille, votre sagesse infinie dans tant de regards que vous avez inspiré. Votre venue au casino, lors de notre première rencontre, a chamboulé tant de vie, dont la mienne. Plus rien ne m’a paru plus vain depuis que je ne puis plus poser mes yeux rubis sur vous. Vous m’avez fait redécouvrir les couleurs par la magie de votre sourire, redécouvre les sons par votre voix douce et envoûtante, vous m’avez montré que je possédais un cœur capable d’aimer autre chose que l’argent et la gloire.

Lors de mes nombreuses nuits sans sommeil, je me rassure en fixant la fière montagne au loin que vous habitez. Je la caresse au travers la vitre blindée de mon bureau, sentant dans mes souvenirs la douceur de votre peau contre la mienne. Mon cœur hurle sa douleur, mais le devoir me force à tenir. Je meurs sans vous ma magnificence, ais-je vraiment vécue ? Il me semble de n’être né seulement quand nos regards se sont croisés. Vous parûtes dans ce hall qui explosa de vie et de joie. Le monde s’arrêta alors que vous avanciez, tel le seigneur qui venait de rentrer dans le château qui lui était destiné. Si mon majordome s’avançait vers vous, ce futes moi la première qui vous parla. J’étais intimidée face à tant de prestance de votre part, j’étais déjà sous le charme. Vous etiez un sorcier merveilleux et il ne vous fallut qu’un regard pour m’ensorceler.

Un sort dont j’espère ne jamais guérir. Mon amour, l’orage est passé, je vous attend le 15 mai, dans mon bureau. L’heure importe peu, tant que vous me promettez de ne pas m’abandonner avant le lever du soleil. Je suis en manque de nos discutions, de vos réflexions et de vos idées merveilleuses.

A toujours votre,
L.H
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