« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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La Cuisine est le plus ancien et le plus beau des Arts /w Hafiz

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Communication

Personne alternative entre personne posée et réfléchie et personne obsédée par l'idée de faire passer un message de remplir une mission. Oscillant entre brillante journaliste militant chez les Alter' et amante de Thot voulant à tout prix promouvoir une croyance, des connaissances. Elle n'est pas bipolaire, loin de là. Juste bénie d'une lumière divine, d'une croyance en qui peu de gens croient désormais. Son côté posée, non-possédé, est également pour le partage de connaissances, de savoir mais possède un côté sombre. Une rancune et une colère dissimulée contre l'Institut. Une douleur familiale. Une douleur qui ne la quittera, une de celle qui demande une vengeance.

Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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La lumière du soleil m’aveuglait. Mon horizon n’était plus que lumière, et éclairs blancs. Elle me brûlait la rétine. Je fermai mes yeux, elle me brûlait mes paupières. Je les cachai de mes mains, elle me brûlait la peau. C’était un cercle vicieux. Le soleil, apport de chaleur et lumière, pourtant si adulé, est un engin de destruction massive, une arme. Et pourtant, cette arme est si aimée des humains. Elle les fascine de par sa complexité et son aura. Je trouve que c’est une merveilleuse métaphore pour expliquer l’incroyable attrait des humains pour ce qui les détruit, les incluant eux-mêmes. Moi qui pourtant sait que je suis humaine et que je mourrais de toute manière, ne peux m’empêcher de sentir un soupçon d’immortalité dans mon âme. Avoir été choisie par Thot, s’était avéré être la plus belle chose qu’il eût pu m’arriver. La seconde plus belle expérience de ma vie a été d’aller sur Pallatine.

Ville de tous les secrets, de toutes les cultures, de toutes les vies. Sa diversité me passionne. J’aime autant me promener à Sundlaw qu’à Serrbelt. Me promener entre les grands immeubles, preuve d’argent, preuve de pouvoir, me permettait de mieux appréhender une partie de cette société, si sombre à mes yeux. Or, le quartier industriel m’attire tout autant. Il n’y a pas qu’une classe existante dans la société, et cela me permet de me le rappeler. Cela me permet de me rappeler la pauvreté, les difficultés financières, et de ne pas sombrer dans mes souvenirs de facilité, de richesse, d’opulence, qui peuvent obscurcir mon jugement.

Les environs de cette ville sont également très agréables, propices à de divers sports et activités insulaires et montagnards. Toutefois, les monts entourant Pallatine sont malheureusement méprisés par une grande partie de la population. Ils sont en tort, c’est une région magnifique. Je n’avais pas eu l’occasion de voir la montagne lors de ma vie sur Terre. Oh, je ne suis bien sur jamais allée bien haut, et je n’y suis pas allée en hiver, la peur me paralysant. La côte est un endroit très apprécié, de moi y compris. J’apprécie également voir les fermiers, les paysans en plein labeur au milieu des étendues de champs, de fleurs, d’animaux. Les alentours de la mégapole sont divers et variés et pourtant il manque le décor auquel je suis le plus attachée, celui qui me rappelle mon enfance, ma vie terrienne : le désert. Les chaleurs me manquent, la clarté du ciel et des étoiles la nuit me manquent, le froid glacé de la nuit me manque, les décors majestueux me manquent, le Nil me manque. Tant de choses qui ne sont pas représentées dans ce monde. Je ne sais où je suis et je ne sais qui je suis  mais je sais ce qui me manque. La vie dans le désert.

Mes pensées s’envolèrent. Je ne voulais plus penser à tout cela. Je songeais donc à ce que je devais faire de ma journée. Il était aux alentours du milieu de la journée. Il fallait que je sorte et un repas serait bienvenu. Il ne me restait qu’à trouver un restaurant. Évidemment, j’allais essayer de manger dans un restaurant altermondialiste si possible. Je pourrais même en faire un article afin de le mettre en avant. C’est un mélange parfait de travail et de détente. De toute manière, je ne travaille pas les samedis, donc je n’ai que peu de choses à faire aujourd’hui. J’ai entendu parler d’un restaurant appelé « Le Voyage de la Dégustation » qui n’emploie que des altermondialistes. Il paraît que le cuisinier est plutôt talentueux et sait mélanger parfaitement les divers éléments et épices afin d’en rendre un goût exquis. Parfait, c’est décidé, je vais manger là-bas.

Je sortis de mon duplex, et décidai de faire le chemin à pied pour me vider la tête. Le restaurant, d’après mes recherches, n’était pas très loin de chez moi. Le restaurant se trouve dans Sundlaw. J’arrivai devant celui-ci peu de temps après et observai la carte, les extérieurs. Il y avait beaucoup de plats proposés dont de nombreux inconnus à mes yeux. Je n’en connaissais point le goût mais en avait déjà entendu parler sur Terre et savais à peu près de quelle région du monde cela venait. J’en profitai pour figer la façade sur ma pellicule avant d’entrer dans ce temple de la nourriture.

Là, un serveur m’accueillit et me mena à une table, je ne mangeais pas souvent au restaurant et étais un peu mal à l’aise d’être seule.  Différentes diasporas étaient représentées parmi les clients. Ce restaurant accueillait donc tout le monde, quelle que soit sa diaspora. Intéressant. J’interpellai le serveur avant qu’il ne reparte.

« Merci bien. Y aurait-il possibilité de parler au chef cuisinier de ce restaurant ? J’aimerai lui poser quelques questions afin d’écrire un article sur ce restaurant. »

Je prononçai tout cela d’une traite, souriant d’un air aimable au serveur. Le meilleur moyen d’appréhender un service, en l’occurrence la qualité d’un restaurant, est d’user soi-même de ce service. Je profitai de l’attente pour sortir un petit calepin et un stylo de mon sac, mes outils indispensables.
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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Le service était plutôt calme aujourd’hui. Cela faisait bizarre. Hafiz avait le sentiment de travailler au ralenti. C’était agréable dans un sens car il serait plus frais pour le service du soir. Mais, d’un autre côté, c’était dommageable car l’équipe n’arrivait pas forcément à se mettre en route. Le chef cuisinier avait donc mis en place un système de rotation. Permettant ainsi à chacun de faire les plats à tour de rôle. Il chargea également une partie de ses assistants de s’entrainer à réaliser divers plats. Car, en plus d’être un lieu de travail, le restaurant avait pour but de former les assistants cuisiniers pour qu’ils puissent un jour obtenir le saint titre de cuisinier voire maitre coq. Hafiz les accompagnait d’ailleurs, histoire de leur donner des conseils ou les arrêter quand quelque chose n’allait pas du tout. Mais, à part ça, il leur laissait une grande liberté de mouvement. C’est en tombant que l’on apprend à faire du vélo aimait à dire le cuisinier.

Enfin, ce n’était pas le travail qui manquait en cuisine. Il fallait régulièrement nettoyer la cuisine, faire l’inventaire des frigos et divers placards, faire la vaisselle aussi. Le cuisinier répartit sa petite équipe en petit groupe histoire que personne ne se marche sur les pieds. Lui-même se désigna pour être à la plonge. Il n’aimait pas particulièrement cela et ce n’était pas forcément utile en raison de la présence des laves vaisselles. Mais cela permettait de rapprocher l’équipe et de créer une synergie. Il retroussa ses manches et commença le travail. Ce fut un moment très convivial. Les blagues fusaient, la vaisselle volait mais heureusement, il n’y eut aucune casse à déplorer. Ce petit manège dura un moment, jusqu’à ce que l’un des serveurs vienne chercher Hafiz pour l’informer qu’une cliente souhaitez le voir pour lui poser des questions pour rédiger un article. Le cuisinier était particulièrement surpris. D’habitude, les journalistes passaient par le patron avant le chef cuisinier. Enfin bon, il n’allait pas commencer à se poser des questions. Il se lava les mains. Récurer aurait peut-être était un verbe plus approprié. Il rejoignit la table que le serveur lui avait indiquée. S’y trouvait une jeune femme, seule, le crayon à la main et un calepin sur la table. L’iranien se rapprocha donc de la journaliste et se planta devant elle.

« Bonjour Madame, je suis Hafiz at-Tabarî, le chef cuisinier de ce restaurant. Vous m’avez fait demandé ? »

Il accompagna sa phrase d’un profond salut de la tête, comme s’il s’adressait à une personne plus importante que lui dans la hiérarchie.  Il resta ensuite debout, attendant que la femme lui permette de s’asseoir.


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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Je te présente mes plus grandes excuses pour ce temps horrible de réponse qui excède largement mes habitudes. Cela ne se reproduira plus promis ! ♥ J’ai juste accordé un peu plus de priorité à mes devoirs, contrôles et révisions car on arrive dans une période d’examen ^^’
Encore désolée, réellement. ♥

En attendant le retour du serveur accompagné du chef cuisinier, je décidai d’observer l’ambiance du restaurant, la clientèle, le décor. C’est quelque chose de très intéressant et cela me captiva quelques instants. Il y avait une ambiance particulière. Le restaurant était tellement accueillant que cela avait effet sur l’ambiance. Cette dernière était effectivement très amicale, conviviale. J’avais une légère impression d’être au plein milieu d’un repas de famille. Oh, je ne songeais pas à un repas de famille calme et sérieux mais bien à un festif et rempli de joie et d’éclats de rire. J’ai beau ne pas avoir réellement connu ce monde-là, l’ambiance à elle-seule me mit du baume au cœur.

La clientèle était un mélange de différentes diasporas. Il n’y avait que peu de monde, le restaurant était encore calme, mais je ne doutais pas que le soir il y ait beaucoup de clientèle. Parmi les clients devaient se trouver des habitués des lieux. Il y avait une majorité d’Alter mais je pus reconnaître un couple d’Opportunistes et il me semblait avoir déjà aperçu quelques personnes dans des rassemblements d’Iwasaki. Il n’y avait aucune tension présente dans l’air et cela était plus qu’agréable. Je respirai et me trouvais dans un endroit sans n’avoir aucune crainte de quoi que ce soit, comme cela est possible de ressentir dans le reste de la ville. Cela était reposant et apportait à l’ambiance de ce restaurant.

Le décor était harmonieux et témoignait des origines de ce restaurant. Les tables étaient faites d’un bois clair et les chaises étaient assorties. L’assise est néanmoins accompagnée d’un coussin blanc améliorant le confort. Le lieu n’était pas chargé de multiples décorations et objets et cela permettait une harmonie. En effet les couleurs des murs, du sol, étaient simples et unies. Quelques peintures ornaient les murs. J’ai ainsi pu observer de très beaux paysages. L’artiste de ces tableaux est talentueux. Un léger sourire passa sur mes lèvres : pour l’instant il n’y avait que des points positifs.

Les quelques réflexions qui venaient de me traverser l’esprit prirent forme sur mon calepin, je ne voulais rien oublier. J’aperçus un homme arriver, côté employés. Je supposais que c’était le chef cuisinier car il se dirigea vers moi. Il se présenta respectueusement et je lui souris d’un air que j’espérais engageant.

« Bien le bonjour Monsieur. Asseyez-vous je vous en prie. »

Je ponctuai ma phrase d’un geste de la main en direction de la chaise en face de moi. Son hochement de tête m’avais un peu surpris. Je ne me sentais pas supérieure.

« Permettez-moi de me présenter avant de commencer. Je m’appelle Méhyt Ahmès et fais partie de la même diaspora que vous. Je suis adjoint de brigade chargée de la Communication. J’ai beaucoup entendu parler de ce restaurant or, je désirai écrire un article promouvant un établissement tenu par les Altermondialistes. Cela peut éventuellement vous étonner que je préfère vous parler en premier avant vote chef. Votre rôle est cependant tellement primordial et vous êtes réellement plongé à plein temps dans cet univers que j’ai préféré débuter par vous. Oh, bien sûr je ne veux en aucun cas déranger votre fonctionnement et celui du restaurant. Donnez-moi votre temps disponible et j’agirai en conséquence. Je désire seulement vous poser quelques questions et échanger quelques paroles avec vous. »
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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Hafiz ne se fait pas prier deux fois. Il prend place devant ce qui semble être journaliste. Il ne trouve pas cependant de bonne position. Il n’a pas l’habitude de recevoir un représentant Altermondialiste, encore moins une personne de la section Communication. L’iranien avait le sentiment qu’une lourde charge venait de lui tomber sur les épaules. Il avait le sentiment que l’image qu’il allait donner lors de cet entretien serait l’image du restaurant. Le temps de s’installer semblait durer une éternité. Hafiz eut le sentiment de sentir un mouvement dans son environnement immédiat. Cette sensation était très étrange mais n’avait duré qu’un battement de cils. Mais il n’eut pas le temps de se poser la question plus profondément. Son interlocutrice continuait de lui parler. Ainsi, elle était simplement venue pour réaliser un article sur le restaurant.

« C’est un très grand honneur de me choisir en premier. Mais ne vous inquiétez pas pour le service. J’ai une fine équipe à mes côtés et ils sauront se débrouiller sans moi pendant un moment. Mais, il est vrai que je suis très étonné que vous souhaitiez me parler à moi en premier. Je ne suis que l’une des briques de cet établissement. Mais c’est vous la spécialiste. Je ne peux en aucun cas remettre votre souhait en cause. »

Oui. C’était elle l’experte en Communication. Si elle pensait que la priorité était d’avoir une discussion avec le cuisinier en premier lieu avant même le patron, qui était-il lui pour la contredire ? Il espérait tout de même que son boss ne lui en voudrait pas trop.

« Mais, peut-être voudriez-vous boire quelque chose pendant notre entretient. Vous n’aurez rien à payer, c’est moi qui vous l’offre. »

Hafiz attend la réponse de son interlocutrice et se relève finalement pour prendre la direction du bar. Il commande à la barmaid sa commande et avance l’argent comme il l’a promis. En revenant, il croise le regard de son patron qui hoche tout simplement la tête. Comme s’il approuvait cette discussion. L’iranien en est en partie ragaillardi. Il se sent un peu plus léger. Il revint donc à la table et se réinstalle. Il a même l’impression que la « journaliste » semble beaucoup plus sympathique qu’avant. Alors que ses traits n’ont pas changé.

« Par où souhaiteriez-vous commencer ? Enfin, je préfère vous prévenir que je ne suis peut-être pas la personne la mieux placé pour vous parler du restaurant. Cela ne fait que deux ans que je suis arrivée.  D’autres pourront plus vous renseigner sur ce point. »

HRP:
Il n'y a vraiment aucun problème Méhyt. Je me doutais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas et vu la période de l'année, les exams sont en bonne position. Mais donc, n'hésites vraiment pas à prendre tout ton temps pour répondre surtout si tu dois faire tes révisions. Cœur


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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Méhyt écouta parler le jeune iranien et sentit une once de stress et de pression dans sa voix. Elle appréciait que les personnes avec qui elle parlait soient à l’aise avec elle. Elle allait tâcher de faire en sorte qu’il le soit. Les mots qu’il utilisait avaient l’air choisis avec soin, comme s’il voulait donner la meilleure image possible, ce que la jeune égyptienne comprenait parfaitement. Elle savait ce qui le perturbait : le fait qu’elle l’ait choisi lui. Il aurait semblé plus… normal de parler avec le patron du restaurant. Méhyt n’aime pas faire comme tout le monde. Elle savait bien qu’un patron peut être très impliqué dans son restaurant, mais il est fréquent, malheureusement, qu’il n’en connaisse pas réellement toutes les facettes, bien qu’il le pense. Elle préférait commencer par récolter l’avis d’une personne qui se trouve sur le terrain tous les jours, ici le cuisinier. De plus, malgré son stress apparent, il avait l’air sympathique, ce qui apaisait la journaliste.

Car non, tous les journalistes ne sont pas comme ce que les réseaux sociaux, le monde, veut bien les présenter. La plupart d’entre eux aiment le calme également. Ils aiment travailler, écrire, le silence, la quiétude des dimanches de printemps ou d’hiver. Méhyt faisait partie de ces personnes. Et être avec une personne agréable la rassérénait. Effectivement, elle était terrifiée, dans un coin de sa tête, qu’il neige. Tant qu’elle pouvait rester en marge du temps, elle le ferait.

Ce qu’Hafiz at-Tabarî lui dit ensuite la fit se révolter quelque peu. Il était hors de question qu’il paye pour elle, il en allait de son honneur. Seulement il insista tant et si bien qu’elle finit par céder, se notant dans un coin de sa tête de payer à la fin de leur entretien. Elle ne voulait pas avoir de quelconques dettes envers quelqu’un. De plus, sa réputation de journaliste en souffrirait.
« Si vous insistez tant, je vous laisse choisir ce que vous voulez, ce que vous pensez qu’il m’ira le mieux. Je ne connais que peu les boissons orientales, si ce n’est les égyptiennes alors je suis curieuse. Faites-moi découvrir de nouvelles saveurs. »

Méhyt l’encourageait à faire ressortir ce en quoi il était certainement le plus doué. Elle espérait que cela le mettes en confiance. Bien que l’iranien ne fût pas long, elle n’en doutait point, Méhyt eût une impression étrange. Comme si le temps s’accélérait. Elle avait la curieuse impression que seulement une poignée de secondes s’étaient écoulées entre le moment où il partit et celui où il revient. La sensation passa aussi brusquement qu’elle était apparue et l’égyptienne aperçut le jeune homme s’asseoir et lui tendre un verre. Elle le prit, sa vue s’éclaircissant. Son esprit fit de même et elle occulta instinctivement cet instant pour se concentrer sur le moment présent.
« Je suis sûre que vous saurez parfaitement me renseigner, dis-je avec un sourire. Par quoi commencer ? C’est une bonne question. Tout d’abord, quelle est cette étrange boisson ? Je suis curieuse. Oh ! Vous pouvez me tutoyer et m’appeler Méhyt, je préfère. »
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Hafiz avait ramené une théière ainsi que deux charmantes petites tasses stylisées. Tandis qu’il parlé, il versa le liquide ambré dans les contenants et en déposant un devant Méhyt. Il lui présenta également une petite boite de sucre, histoire qu’elle puisse assaisonner cette boisson à son goût. Il n’avait pas du tout fait attention à la distorsion que la réalité venait de connaitre. Quand il était au service des autres, il oubliait presque ce qui l’entourait. Il répondit avec entrain à la question de la journaliste.

« Juste pour préciser, c’est du thé noir en provenance du Rwanda. Il peut paraitre un peu fort sur le moment. Mais votre palais doit normalement s’y habituer peu à peu. »

Il aimait cette boisson. C’est un ami à lui qui lui avait fait découvrir au cours d’une discussion dans un bar oriental. Il lui avait raconté que ce thé avait pour origine un ancien mythe africain qui lui échappait sur le moment. Mais, la plupart des amateurs de thé expliquaient qu’il avait un effet apaisant. La situation était donc toute trouvée.

« Bon, je vais passer très vite sur moi. Ce n’est pas très intéressant. Suite à mon arrivée à Pallatine, il y a deux ans maintenant, j’ai cherché un travail dans la restauration. Je n’ai pas cherché longtemps et c’est « Le voyage de la dégustation » qui m’a embauché. J’y ai fait mes preuves et j’en suis maintenant le cuisinier en chef. Mais je ne serais rien sans mes assistants et le reste du personnel. »

L’iranien avait beaucoup de mal à trouver les mots qui décrivaient sa situation. Ce n’était pas le stress. Mais tout simplement un exercice auquel il ne s’était jamais livré avant aujourd’hui. Ou seulement à de rares occasions. De plus, il n’avait pas l’intention de tout déballer sur la table. Après tout, il ne connaissait pas cette femme. Et celle-ci ne devait pas s’intéresser à lui mais bien à l’établissement.

« Que dire d’autre ? Il m’arrive également d’avoir en charge la gestion du restaurant en cas d’absence de mon patron. Mais heureusement pour moi, cela n’arrive pas souvent. Sinon, de façon régulière, je suis aussi présent en tant que serveur. Je suis donc quelqu’un d’assez polyvalent dans mon domaine. »

Voilà. Il lui avait fallu moins de cinq minutes pour dresser un portrait de lui et sa place au sein de l’entreprise. Hafiz ne savait cependant plus trop quoi dire. Il n’allait pas broder des heures sur son passé ou sur ce qu’il espérait dans un avenir plus ou moins proche. La seule qui lui restait à faire était d’encenser son équipe d’assistants.

« Pour m’aider, je suis accompagné de cinq assistants et assistantes. Mais, ils pourraient tous avoir la qualité de chef. Suite à des discussions avec le patron, j’ai fait en sorte que chacun d’eux ai des plats qui leur soient propre. Pour ma part, je peux réaliser de nombreux plats mais je ne suis pas spécialisé. A l’inverse, mon second est un expert pour tout ce qui concerne la nourriture pakistanaise et indienne. C’est un vrai champion. Notre barmaid, Myriam, excelle dans la création de cocktails alcoolisés ou non. Souhaitez-vous que je vous présente l’équipe au complet ? Je suis sûr que ça ne les dérangerait pas. »


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La voix de l’iranien lui parvenait légèrement embrumée, dirait-elle, tellement le liquide ambré l’attirait. Elle distingua cependant la réponse à sa question silencieuse. Du thé noir. Méhyt avait découvert le thé à Pallatine. Cette boisson était spéciale mais elle l’appréciait particulièrement. Elle aimait les boissons mi-chaudes, tièdes, tout comme le thé. Il ne faisait nullement froid dans le restaurant, il y avait même une certaine chaleur agréable. En revanche, à l'extérieur, il y avait un froid certain. Elle l'avait ressenti la piquer quand elle marchait en arrivant plus tôt. Heureusement pour elle, l’effort l’empêchait d'être brûlée par le froid. C'est aussi pour cela qu'elle redoutait que la neige arrive. Quels effets cela pouvait-il bien faire quand cela tombait ? Elle sentit un frisson dans son dos. Non, elle ne se ferait vraiment pas à cette idée farfelue.

Méhyt reporta son attention sur la boisson. Elle l’attirait irrémédiablement. Que ce soit l'odeur, l'aspect ou la description qu'en faisait Hafiz at-Tabarî. Elle aime les boissons fortes. En attrapant délicatement la tasse, elle remarqua une petite boîte de sucre, certainement destinée à adoucir le breuvage. Méhyt détestait par dessus tout altérer le goût des aliments avec des condiments, tels que le sel, le poivre, le sucre. Elle porta à ses lèvres la tasse, joliment décorée et écouta tranquillement le jeune homme. Ainsi donc, cela ne faisait que deux ans qu'il se trouvait dans cette dimension. Il avait pourtant l'air d'être particulièrement à l'aise, comme un poisson dans l'eau, comme s'il avait toujours vécu là. L’égyptienne était effarée de voir combien la capacité d’adaptation était grande chez certaine personne. Elle-même avait eu beaucoup de mal à s'adapter. Le cuisinier attira de nouveau son attention. Elle croisa son regard, ses yeux étaient d'un brun hypnotisant. Elle ne resta pas submergée longtemps, se rappelant son devoir. L’écoutant, elle ne peut que constater qu’il était très humble. Il ne cherchait pas à attirer l'attention sur lui. Méhyt appréciait cet aspect de sa personnalité. Elle reposa la tasse qu'elle n'avait pas lâchée et attrapa son bloc-notes. Alors qu'elle allait intervenir, il reprit la parole, présentant les divers employés du restaurant. Elle prit rapidement des notes, ne voulant rien perdre. Sa dernière question la surprit. Si elle voulait les rencontrer ? Hafiz n'était pas narcissique ou égocentrique pour un sou, cela était rare. La plupart des cuisiniers ne sont pas comme cela, ils polarisent les personnes et ne prennent que peu en compte leurs assistants.
Méhyt prit la parole suite à la question de l’iranien.

« Tout d'abord merci beaucoup pour ce thé, je n'en avais jamais bu et cela fut enrichissant. Appréciant particulièrement le thé, j'ai beaucoup aimé ce breuvage. Vous avez visé juste. Ensuite merci pour cette présentation, j'aurais une question, mais si elle vous semble trop personnelle je peux comprendre que cela vous dérange. Vous dites être arrivé à Pallatine il y a deux ans. J'en conclus donc que vous avez appris la cuisine sur Terre, pourrais je savoir où ? Votre polyvalence est intéressante. Cela démontre une certaine tolérance de la part de votre patron et un certain talent chez vous. »

Méhyt lui sourit amicalement. Le thé avait effacé les derniers doutes et appréhensions qu'elle avait. Elle était relativement détendue, dans la situation présente. Répondant à l'invitation d’Hafiz at-Tabarî, elle se leva et attrapa son calepin ainsi que son crayon.
« Si cela ne vous dérange pas, j'apprécierais effectivement les rencontrer. Je ne veux en aucun cas perturber quoi que ce soit.»

Méhyt attendit sa réponse avant de marcher, ne connaissant pas les lieux. Elle avança à sa suite, continuant la discussion en posant quelques questions.
« Comment vous sentez-vous dans ce restaurant ? Êtes-vous à l'aise ? Et qu'en pensez-vous ? Honnêtement. »
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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Hafiz avait véritablement l’impression que la journaliste écoutait avec une très grande attention ce qu’il lui racontait. Il essayait de bien la regarder dans les yeux mais son regard fuyait parfois sur le côté, comme attiré par un mouvement inhabituel dans la salle. De plus, le crayon de la jeune femme semblait voler au-dessus du papier. Une grande douceur émanait de cette femme. Lui-même avait souvent tendance à appuyer un peu fort sur la mine de ses crayons et à les casser. Ces diverses confessions sur sa vie professionnelle lui faisaient le plus grand bien. Il était rare de pouvoir parler boulot avec quelqu’un sans que ledit interlocuteur ne se lasse de la conversation. Il la laissa ensuite parler, se rendant compte qu’il avait un peu monopolisé la conversation. Les compliments sur le thé lui firent chaud au cœur. Puis, il répondit aux nouvelles interrogations de la jeune femme.

« Oh ce n’est pas trop personnel, ne vous en faites pas. Oui, j’ai appris à cuisiner sur Terre. N’ayons pas peur des mots, j’étais l’un des serviteurs du Shah d’Iran. J’ai été élevé dans la servitude. Normalement, j’aurais dû finir dans le service de chambre, mais le maitre-cuisinier m’a repérer et a fait de moi son élève. Pendant des années j’ai appris à cuisiner des plats de mon pays ainsi que certains plats célèbres de l’étranger. Voyez cela comme une sorte d’apprentissage. C’est aussi à cette période que j’ai appris ce que représentait la charge de serveur ainsi que l’art de la table. »

Cette partie des souvenirs d’Hafiz le rendait très nostalgique de sa vie d’avant. Parfois, il aimerait y retourner simplement pour revoir son maitre le conseiller sur les plats qu’il réalisait. Son mentor lui manquait vraiment. Parfois il se demandait s’il n’était pas à Pallatine, sous une forme d’une autre timeline. Peut-être s’était-il même croiser au détour d’un chemin. Mais bon. Il fallait savoir laisser le passé au passé. Le revoir aurait sûrement provoqué un retour de la tristesse de l’avoir vu mourir. Le cuisinier sortit de ses pensées quand Méhyt se leva de sa chaise. Il l’imita.

« Ne vous en faites pas, ce n’est pas comme s’ils voyaient beaucoup de monde. Et puis, vous vouliez parler du restaurant. Alors il vous faudra rencontrer l’équipe. »

Il avait adopté un ton malicieux, essayant de détendre l’atmosphère le plus possible. Mais, le temps d’arriver à la cuisine, elle lui posa d’autres questions.

« Ce restaurant m’a véritablement offert ma chance à Pallatine. J’aurais peut-être trouvé du travail sans problème ailleurs, mais je pense que je n’aurais pas pu retrouver la même ambiance. Au-delà de nos relations professionnelles, nous nous côtoyons dans la vie privée. Notre patron lui-même participe parfois. Il souhaite encourager la cohésion et l’esprit d’équipe de ses employés. Je trouve sa manière de faire assez révolutionnaire comparé à ce que j’ai pu voir en Iran. J’ai aussi l’impression que mon employeur n’est pas de ces hommes qui cherche à faire l’argent en priorité. Il privilégie la qualité. »

Oui, c’était comme cela qu’il voyait les choses. Son intégration s’était passée en douceur dans l’établissement. On l’avait formé à manipuler certains appareils qu’il ne connaissait pas. Il s’était adapté assez rapidement aux nouveautés de la vie. En même temps, il s’était donné à fond pour pouvoir continuer à vivre de sa passion. Il la guida jusqu’à la cuisiner et la fit entrer dans son « royaume ». Plusieurs assistants les saluèrent avec enthousiasme, sans paraitre surpris de la présence de Méhyt. Le cuisinier se fit donc l’honneur de présenter les différents membres.

« Sur votre droite, il y a Kanvar, spécialiste de la cuisiner indienne et pakistanaise. Toujours à droit au fond, c’est Lőrinc, un hongrois qui connait une bonne partie de la cuisine d’Europe centrale. Au centre, c’est Ofélia. Elle nous vient du sud du Brésil et connait la cuisine de sa région. Vient ensuite Charlotte, jeune allemande qui a appris la cuisine scandinave. Et enfin, Chahid, notre expert en cuisine maghrébine. Chacun possède sa spécialité mais tous apprenne les uns des autres. Ce qui nous permet de faire des expérimentations et de proposer des plats ayant des saveurs de différentes contrées. »

Hafiz avait parlé lentement, histoire de laisser le temps à Méhyt de prendre les notes qu’elle souhaitait et surtout de ne pas trop la perdre.

« Notre équipe accueille aussi des apprentis. Ils ne sont pas présents aujourd’hui mais je me dois de les nommer. Il se nomme Nyamu, un natif d’origine sénégalaise, et Jack, un américain. Peut-être voudriez-vous discuter un moment avec eux ? »


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Personne alternative entre personne posée et réfléchie et personne obsédée par l'idée de faire passer un message de remplir une mission. Oscillant entre brillante journaliste militant chez les Alter' et amante de Thot voulant à tout prix promouvoir une croyance, des connaissances. Elle n'est pas bipolaire, loin de là. Juste bénie d'une lumière divine, d'une croyance en qui peu de gens croient désormais. Son côté posée, non-possédé, est également pour le partage de connaissances, de savoir mais possède un côté sombre. Une rancune et une colère dissimulée contre l'Institut. Une douleur familiale. Une douleur qui ne la quittera, une de celle qui demande une vengeance.

Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Les confessions d’Hafiz sur sa vie terrestre surprirent quelque peu Méhyt. En effet, il est vrai qu’elle ne s’attendait pas à cela. L’Iran. Bien qu’elle n’y soit jamais allée, elle a, pendant ses études, lu des ouvrages sur ce pays. Il fait partie de ces pays que l’égyptienne regrette de ne pas avoir pris le temps de visiter de son vécu sur cette planète. Elle regrette beaucoup de choses, mais celle-là doit être une des plus importantes. L’Iran, ce n’est pas si loin de l’Égypte pourtant. Un soupir silencieux retentit dans son esprit tandis qu’elle réfléchissait aux autres paroles du cuisinier. La servitude. Méhyt ne peut pas réellement comprendre cela, ne l’ayant pas vécu elle-même. En revanche, l’épouse de Thôt sait, elle, ce que ça fait. Alors, l’égyptienne imagine très bien sa vie antérieure. Elle regrette qu’une belle personne comme Hafiz ait dû vivre comme cela. Cependant, elle est persuadée qu’il ne s’en soit que très rarement plaint. Ce n’est pas son genre. Méhyt est le type de personne qui, la majorité du temps, arrive à bien cerner les gens. Il n’échappe pas à la règle, bien qu’elle soit persuadée qu’il lui cache des facettes de sa personnalité, ce qui est normal.

Dans les divers plats qu’il a appris à cuisiner durant son cursus, Méhyt se demande s’il a eu l'occasion d'apprendre quelque plat égyptien. Elle-même n’est pas une grande cuisinière. Ce n’est pas qu’elle n’aime pas cela, à vrai dire, elle apprécie cuisiner, les plats qu'elle maîtrise. Cependant, elle n’a jamais appris. Oh, elle sait bien faire des choses simples, là n’est pas le problème. Les seuls plats compliqués qu’elle sait faire sont égyptiens. D’ailleurs on ne peut pas vraiment dire qu’ils sont compliqués, ils sont très courants dans sa patrie. Sans narcissisme, elle cuisine très bien le Mloukhiya, une soupe typique d’Afrique et du Moyen-Orient. Une éternité est passée depuis la dernière fois qu’elle en a mangée. Si elle y pense, Méhyt a encore le goût des feuilles de mloukhiya ou corète. Elle se demanda d’ailleurs si ce plat était aussi cuisiné en Iran. Elle retient la question dans un coin de sa tête. La journaliste maîtrise également les recettes de l’Hommos, du Foul comme tout égyptien qui se respecte, du Kochari et du Baba ghanousch.

Sortant de ses pensées, Méhyt se reconcentra sur Hafiz. Il parlait du restaurant. Sa manière de le décrire montrait son attachement au lieu et aux personnes. Elle comprenait ce qu’il ressentait. C’est ce qu’elle-même rêvait de ressentir. Non pas que ses collègues soient rébarbatifs ou peu amicaux, ils n’étaient tout simplement pas ses amis. Un léger voile passa dans son esprit. Elle sourit cependant à Hafiz, ne laissant pas ce nuage prendre le dessus.
« Je comprends. »

Continuant à le suivre, Méhyt prit des notes, faisant voler le crayon sur son carnet. Elle tourna délicatement la page pour délimiter une autre partie et noter un maximum de détails. Ils arrivaient dans les cuisines. Bien que Méhyt fut un peu impressionnée : elle n’était jamais rentrée dans une cuisine professionnelle ; elle prit d’abord le temps de noter les informations que l’iranien lui donnait. Il avait d’ailleurs ralentit son rythme de parole pour lui permettre de noter. L’attention lui fit grandement plaisir.  Cela était d’ailleurs nécessaire, il y avait beaucoup d’informations à encaisser. Cependant, elle ne notifia à aucun moment un chef connaissant la cuisine égyptienne. Elle sourit quelque peu d’une légère déception et observa la cuisine. C’était un univers qu’elle ne connaissait pas et qui la passionna. Elle était impressionnée. Cela était si grand, si beau dans son genre, si étrange et si compliquée pour une simple mortelle comme elle.
Remarquant qu’il attendait sa réponse, Méhyt referma sa bouche, restée entrouverte d’ébahissement, regarda ses notes, réfléchit et enfin parla en essayant de cacher son excitation.
« Je ne m’attendais pas à cela ! C’est si grand, si impressionnant ! En tout cas, merci à tous de m’avoir accueillie dans votre domaine. »

Elle reprit sa respiration et se tourna vers Hafiz. Il la laissait parler, calmement. Par quoi donc, pouvait-elle commencer alors qu’elle avait tant de questions ? La cuisine égyptienne, les assistants, les plats spécialisés, le Mloukhiya ? Elle opta pour commencer par l’Égypte, patrie de son sang et de son cœur.
« J’aimerais savoir si vous connaissez le Mloukhiya ? C’est un plat oriental, répandu en Égypte. Je sais qu’il se trouve dans de nombreux pays africains et orientaux alors je me demandais si vous aviez appris à le cuisiner ou s’il se cuisine tout court en Iran ? Je suis curieuse. Et, y aurait-il un de tes assistants maîtrisant un plat égyptien ? »

Le ton de Méhyt était quelque peu malicieux. Seulement parler de son pays la faisait songer à tous ces plats qu’elle n’avait pas mangé depuis des années. Mais, elle était heureuse de pouvoir partager sa culture. Si elle pouvait avoir le moindre apport pour quelqu’un, cela l’emplirait de joie.
« Quant à la question des assistants, Jack et Nyamu, si j’ai bien noté ; ce serait certainement un honneur de les rencontrer. Je m’en remets cependant à votre jugement. Pensez-vous que je doive les rencontrer ? Seulement, s’ils ne sont pas là aujourd’hui, quand donc pourrais-je leur parler ? »
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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Hafiz remarqua un léger moment de flottement après sa réponse. Était-il allé trop vite dans la présentation des membres ? Pourtant, il avait bien pris soin de ne pas utiliser sa vitesse habituelle quand il parlait de la cuisine. Il pouvait vraiment devenir une pipelette inarrêtable quand il s’agissait de son domaine de prédilection. Nombre de personnes avaient été perdu alors qu’ils ne demandaient parfois qu’un simple renseignement sur un plat ou sur la façon de le cuisiner. Il était comme ça Hafiz. Toujours à vouloir partager ses connaissances dans le domaine. Mais, il put remarquer du coin de l’œil une certaine fascination de la journaliste pour l’endroit. Ce ne devait être que ça. D’ailleurs elle répondit, en le remerciant.

« Bah, ne nous remerciait pas. Ce n’est vraiment pas grand-chose. On aime recevoir de la visite ici. »

Il lui laissa enfin la parole. Elle put ainsi lui poser ses propres questions pour compléter les notes qu’elle avait déjà prises. Cependant, le cuisinier fut surpris de la première question. Elle le questionnait sur sa capacité à préparer un plat égyptien. La jeune femme, à l’air qu’elle arborait, semblait en raffolé.  L’iranien réfléchit un instant. Les sonorités sonnaient comme un lointain souvenir dans son esprit.

« Ce n’est pas un plat habituel en Iran. Je n’en ai d’ailleurs jamais préparé pour des festivités au palais. Par contre, j’en ai déjà mangé. Ma mère connaissait une recette. Par contre, je ne sais pas si c’était la recette d’origine. Chahid ? Tu connais le Mloukhiya ?
-Ouep patron. C’est un plat que je préparais souvent au bled. Pourquoi cette question ?
-Parce que notre invité me demande si l’un d’entre nous connaît des plats égyptiens.
-Ah bah oui alors, rigola le maghrébin. Mais c’est le seul que je connaisse.
-Ok, merci Chahid. Euh sinon, je sais cuisiner le Hommos, même si je ne suis pas sûr qu’il provienne d’Égypte. En tout cas, c’est ce que certains prétendes. Je connais également le foul. Ça, j’en ai déjà préparé à de nombreuses occasions. C’est d’ailleurs succulent. »

Mais Hafiz ne précisa pas que la dernière fois qu’il en avait préparé remontait à avant son transfert. La recette lui trottait encore dans la tête mais il ne l’avait jamais réalisé au restaurant ni même pour Naga. Une erreur peut-être. Une erreur qu’il faudrait rectifier très vite. Elle enchaina ensuite avec sa seconde question. Et il comprit qu’il s’était sans doute mal exprimé.

« Pardon, je crois que nous ne nous sommes pas compris. Je vous proposais de rencontrer tout le personnel. Pas uniquement Jack et Nyamu. Cela vous permettrait peut-être d’avoir plus de point de vue sur le restaurant. Mais, dans tous les cas, ne vous inquiétez pas pour les absents. Je vous donnerez les coordonnées de chacun d’entre nous si vous veniez à avoir de nouvelles questions pour nous. C’est le minimum que nous puissions faire pour une personne qui s’intéresse à notre métier. »

Hafiz aimait beaucoup cette jeune femme. Elle montrait un réel intérêt pour leur métier et semblait en même temps découvrir un monde nouveau. L’iranien avait l’impression qu’elle voyageait. En même temps, le nom du restaurant était une invitation à ce genre de voyage. Puis lui vint une autre idée.

« Venez. Je vais vous montrer un endroit secret. Personne ne le connaît à part les cuisiniers présents ici. Même le patron ne peut qu’en soupçonnait l’existence. »

Hafiz souriait de toutes ses dents. Il prit la direction du fond de la cuisine, là où se trouvait la chambre froide. Arrivée devant, il bifurqua sur la droite. Depuis l’entrée de la cuisine, n’importe qui aurait pensé qu’il y avait un mur. Mais, depuis la chambre froide, on pouvait voir un espace présent  à cet endroit. Presque totalement fermé. Le cuisinier s’y dirigea machinalement, jetant un coup d’œil en arrière pour voir si la journaliste le suivait. Il l’a fit pénétrer dans ce lieu « mystérieux ». Dans cet espace, se trouvait l’équivalent d’une cuisine de restaurant mais où seulement une seule personne pouvait circuler sans problème. Et, dans un coin de cet espace, se trouvait une armoire. Il s’en approcha et l’ouvrit en grand pour montrer son contenu à la jeune femme.

« Et voilà. C’est notre espace secret. Comme vous pouvez le voir, ce meuble est rempli d’ouvrages concernant la cuisine de tous les pays.  Gastronomie au pays du Levant, Repas des îles des caraïbes, Plats épicés australes. C’est notre caverne d’Ali Baba à dire vrai. Ces livres sont nos guides et notre apprentissage. Nous les utilisons pour mettre au point e nouveaux plats. Cette cuisine nous sert d’ailleurs à tester ces nouveaux plats sans gêner les autres cuisiniers. Et il y a aussi ceci. »

Hafiz se déplaça doucement sur le côté du meuble. Il glissa sa main sur le dessus du meuble et en sorti un cahier. Le cahier ne semblait pas particulièrement vieux mais était un peu usée en raison d’utilisation répété. Il l’ouvrit à une page au hasard et le présenta à la jeune journaliste. L’écriture à l’intérieur était faite à la main. Certaines inscriptions étaient plus élégantes que d’autres. Mais ce n’était pas le plus important.

« Ceci est le livre de recette du restaurant. Tous les plats qui ont figuré, figurent ou figureront sur la carte du restaurant sont inscrit dans ce cahier. C’est une sorte de mémoire du restaurant. Nous voulons sauvegarder nos savoirs pour que les futurs cuisiniers puissent s’en inspirer ou remettre certaines recettes au goût du jour. Jetez un coup d’œil. Allez-y. »

L’iranien avait comme l’impression d’être un gamin révélant un secret à une personne extérieur. Et il aimait ça. Surtout quand son interlocutrice était une personne de confiance.


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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Méhyt sentit la surprise d’Hafiz lorsqu’elle posa sa question au sujet du Mloukhiya. Il est vrai que ce n’est pas un plat très connu si on ne s’intéresse pas à la cuisine égyptienne. Elle-même adore ce plat bien qu’une éternité est passée depuis la dernière fois qu’elle en a mangé. Elle en avait préparé pour l’anniversaire d’une de ses tantes, il y a de cela six ou sept ans. Sa famille manque à Méhyt. Elle n’en avait pas à Pallatine, or l’égyptienne est très attachée à sa famille. Elle n’avait pas vue son père depuis quatre ans. Cela faisait trois années et quatre mois environ qu’elle était dans ce monde. Elle n’avait pas parlé à son père pendant des mois, une vieille querelle ayant été ravivée. Et maintenant, qu’est-il advenu de lui ? Il a perdu sa femme et ses deux filles. Peut-être n’a-t-il pas réussi à repousser cette lourde peine. Le voile de tristesse ne resta pas plus de quelques secondes sur le visage de Méhyt. Elle ne montrait pas ses sentiments négatifs car elle jugeait que personne en dehors d’elle-même n’avait besoin de connaître la noirceur, la tristesse et la haine réfugiée dans son cœur.

L’échange entre Hafiz et son assistant, Chahid, sortit Méhyt de ses sombres pensées. Ainsi, le cuisinier en avait déjà mangé. Il était fort probable que la recette fut déformée par les moyens en Iran. Effectivement, il était possible que l’on ne puisse pas utiliser les mêmes ingrédients car peu trouvables ou extrêmement chers dans cette partie du monde. Chahid, lui, était habitué d’en cuisiner et d’en manger. Elle se demanda quelle était sa recette. Hafiz reporta son attention sur Méhyt lors des dernières phrases. Le Hommos et le Foul. C’était intéressant. Méhyt se devait de répondre à ce questionnement.
« Là est tout le mystère de l’Hommos, ou l’Houmous tout dépend de la prononciation choisie. Je me dois de défendre l’opinion égyptienne défendant que ce plat vienne de notre pays mais rien n’est moins sûr. En effet, les premières mentions de ce plat sous sa forme moderne viendraient de l’Empire Ottoman. Cela met en lice différents pays tels que le Liban, la Palestine ou encore l’Israël qui se disputent l’origine de ce plat. »

Lorsqu’Hafiz continua, Méhyr rougit violemment. Elle avait toujours honte, lorsqu’elle ne comprenait pas quelque chose comme son interlocuteur l’aurait voulu. Elle balbutia des excuses à mi-voix puis le remercia d’avance pour les coordonnées de chacun de voix vive. Relevant la tête pour observer le cuisinier, elle remarqua que celui-ci semblait avoir eu une idée. Elle pencha légèrement la tête sur le côté droit, un tic dont elle n’arrivait pas à se défaire, lorsqu’il lui intima de le suivre. Un endroit que même le patron ne soupçonnait qu’à peine l’existence ? Méhyt ne savait qu’en penser.

Seulement elle jugeait Hafiz comme une personne à qui l’on pouvait faire confiance, alors elle le suivit à travers la cuisine. Arrivés au fond, elle aperçut la porte de la chambre froide. Elle se demanda ce qu’il voulait lui montrer dans ce lieu puis remarqua qu’il bifurquait sur la droite. Si Hafiz n’avait pas été là, elle n’aurait certainement pas remarqué cet espace par lequel on pouvait accéder à une petite pièce. Il semblait que ce soit également une cuisine, mais bien plus petite. Méhyt allait de surprise en surprise.

Hafiz s’approchait du fond de la pièce où trônait une armoire. Méhyt était curieuse de savoir ce que celle-ci contenait. Les portes ouvertes par le cuisinier montraient le trésor que contenait le placard. Elle écouta religieusement les explications fournies. Ainsi donc ces livres étaient leur apprentissage et leur source d’inspiration. La jeune femme ne finissait pas d’être surprise. Puis, il fit une prouesse inimaginable pour une personne de petite taille telle que Méhyt. Il attrapa un cahier dissimulé sur le haut de l’armoire. Elle se rendit alors compte à quel point il était grand par rapport à elle. Ne l’ayant jusqu’alors que vu assis ou ayant été passionnée par autre chose, elle n’avait pas réalisé cela.

L’attention de l’égyptienne fut alors happée par le mystérieux livre qu’il tenait précieusement entre ses mains. Il l’ouvrit à une page au hasard, montrant une élégante écriture. Des recettes, avec des dizaines d’inscriptions, de conseils, couvraient les pages. Ainsi donc, toutes les recettes proposées au restaurant ou ayant été proposées étaient soigneusement inscrites à l’intérieur. Méhyt trouvait cela passionnant et tout à fait intelligent. Leur savoir ne se perdra donc pas au fur et à mesure des années. C’est ainsi que le monde et l’Histoire se sont créés alors elle pensa que c’était extrêmement judicieux de leur part.

Qu’il l’autorise à regarder à l’intérieur la toucha. Elle prit précautionneusement le carnet entre ses mains et tourna quelques pages, allant une nouvelle fois de surprise en surprise. Il lui fallait dire quelque chose, mais que donc pouvait-elle exprimer après avoir vu cela ? C’était bien évidemment un secret qu’elle ne divulguera pas mais à ce moment-même elle était transportée dans un monde nouveau où les différentes saveurs des plats qu’elle découvrait venait se mélanger dans son esprit à celles qu’elle connaissait déjà.
« Je tiens à dire que je suis extrêmement touchée que vous me fassiez assez confiance pour me montrer ce morceau d’Histoire, ce chef d’œuvre, ce secret. Bien évidemment, je n’en ferais nullement mention dans mon article, cela va de soi. Je dois dire que je trouve cela très intelligent et judicieux d’avoir pensé à faire cela. Je vous remercie de m’avoir permis de le regarder, d’en lire des morceaux. »

Méhyt reprit son souffle. En effet, elle avait tout dit d’une traite tant les mots se pressaient au bord de ses lèvres. Elle ressentit alors un besoin de se confier, de s’expliquer. Elle ne devait pas avoir peur, car Hafiz, lui, lui avait fait confiance.
« Je suis moi-même originaire de la Terre, d’Égypte plus précisément. C’est pour cela que j’ai posé cette question. Les plats égyptiens ne sont, malheureusement, pas monnaie courante à Pallatine. Je ne suis moi-même pas une grande cuisinière, je l’avoue. Cependant j’ai quelques notions, en particulier de plats égyptiens. Si vous le désirez, je pourrai vous partager ma propre recette du Mloukhiya et je pourrai vous apprendre à cuisiner de nouveaux plats égyptiens. Dans tous les cas, je serai ravie de partager ce savoir. »

L’égyptienne referma délicatement le carnet, ne voulant pas profiter plus que nécessaire de la confiance de l’iranien. Elle le lui tendit, incapable de le ranger elle-même. Elle ressentait cependant un soupçon de gêne après les paroles qu’elle avait formulées. Elle prit cependant sur elle-même, faisant mine de ne pas ressentir la légère rougeur qui lui décorait les joues et le regarda, attendant une réponse.
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Méhyt semblait écouter attentivement tout ce qu’il lui racontait. Cela lui donnait la pêche pour continuer à déblatérer sa vie à la journaliste. Une personne s’intéressait au travail de tout le restaurant et de ses employés. C’était suffisamment rare pour que le chef prenne le temps de discuter et de dévoiler quelques petits secrets. Surtout qu’il le faisait avec un plaisir non dissimulé. Il fut encore plus heureux quand elle prit l’ouvrage. Il y avait eu un peu peur qu’elle refuse de le prendre par simple gêne. Mais non, elle le feuilleta délicatement. Une certaine curiosité s’exprimait dans son regard, du moins, selon Hafiz. Ce qui fit sourire de plus belle l’iranien qui avait l’impression d’être un véritable magicien dévoilant ses tours à un public captivé. Lui qui n’était normalement pas très doué pour avoir une conversation avec une inconnue, le voilà qu’il menait la discussion sans vraiment y réfléchir. Il se contentait d’évoquer sa passion ; Les mots traversaient ses lèvres sans passer par son cerveau. Cela donnait une certaine fluidité à son discours. Lui-même avait l’impression d’être devenu un orateur hors pair. De plus, avoir une personne attentive face à soi aidait beaucoup.

« Oh mais ce n’est vraiment rien. Vous montrez une grande curiosité vis-à-vis de notre établissement. C’est suffisamment rare d’une personne extérieur pour que je me permette de vous montrer ceci. Et puis, même si vous en parlez dans votre article, je ne pense pas que ce butin intéresse les voleurs. Ils préféreraient sûrement faire main basse sur quelque chose de plus palpable. De plus, je ne suis pas sûr qu’ils comprennent tout. »

Il s’était permis cette petite blague en rigolant. Selon lui, n’importe qui pouvait réaliser les recettes inscrites dans ce livre. Il suffisait simplement d’y consacrer un peu de temps et de la patience. Car c’était ça le vrai secret d’un bon cuisinier. La patience de préparer des plats pendant des heures pour un résultat pas toujours au rendez-vous. Il y avait toujours cette petite dose de hasard en cuisine. Un petit quelque chose qui pouvait tout changer et provoquer une réussite comme une catastrophe. Il y avait aussi ce petit côté expérimental que l’iranien appréciait beaucoup. Cela lui donnait le sentiment d’être comme les grands chimistes. A essayer des mélanges étranges. Changer une façon de faire pour donner quelque chose de différent.

Et puis, subitement, ce fut la journaliste qui se confia à lui. Hafiz fut assez surpris d’une telle attitude. Mais il n’en laissa rien transparaitre et écouta avec attention ce que Méhyt voulait lui dire. Ainsi, elle non plus n’était pas native d’ici. Il venait de deux pays plutôt proches géographiquement et culturellement. Mais, ce qui fit battre son cœur sa poitrine fut la proposition qui suivit. La journaliste lui proposait de lui enseigner des recettes de son pays natal. Une bouffé de bonheur et d’excitation envahi le cuisinier. Il aurait pu sauter de joie si on ne lui avait pas appris les bonnes manières. Il était rare que quelqu’un lui propose de découvrir de nouvelles recettes en dehors de ses collègues de travail. Et puis, comme l’avait si bien souligné la jeune femme, la cuisine égyptienne n’était pas monnaie courante à Pallatine. Il serait donc judicieux de proposer certains plats de cette nation sur la carte. Car n’était-ce pas cela le but du restaurant ? Faire voyager ses clients à travers le monde des goûts. Alors il lui répondit.

« Ce serait un véritable honneur pour moi de suivre vos enseignements. Je vous suis reconnaissant de vouloir partager votre savoir avec moi. »

Entre deux phrases, il récupéra le cahier que Méhyt venait de refermer et le remit à sa place, juste au-dessus du meuble. Le seul fait d’avoir détourner le regard pour ranger le livre l’avait empêché de voir la rougeur sur les joues de son interlocutrice. Il la fixa donc droit dans les yeux pour continuer sa réponse.

« Il est vraiment rare de recevoir une telle proposition. Je suis totalement excité à l’idée de pouvoir en apprendre plus sur votre culture et sa cuisine. Et puis, si vous me le permettez par la suite, je pourrais inscrire plusieurs des plats que vous m’enseignerez sur la carte du restaurant. Cette nouvelle saveur saurait, j’en suis sûr, plaire à la population de Pallatine. Et votre nom serait apposé dans ce cahier d’ailleurs. Pour avoir permis, à moi comme à mes collègues de nous avoir transmis vos connaissances. »

Cependant, maintenant qu’il y pensait, il ne comprenait pas bien pourquoi la journaliste lui avait fait une telle proposition. Il ne se connaissait que depuis quelques minutes et pourtant, l’iranien sentait comme une certaine proximité entre eux. Un lien qui s’exprimait à travers un intérêt commun qui était de faire découvrir une culture par le biais de la cuisine. Il ne fit pas mention de ses pensées, de façon à éviter toute forme de gêne. Il se contenta donc de récupérer une feuille dans l’armoire et de commence à noter les adresses mails de ses collègues ainsi que la sienne pour permettre à la journaliste de poser de nouvelles questions en cas de doute ou de simple curiosité. Une fois que ce fut fait, il fit glisser la feuille à son interlocutrice.

« Que voulez-vous savoir d’autre au sujet du restaurant ? Je suis prêt à répondre à n’importe quoi. »

Oui il  avait envie de répondre aux interrogations que pouvaient se poser la jeune femme. Il espérait que cette entrevue dure plus longtemps. Il n’avait pas vraiment envie que la journaliste parte. Cette discussion lui plaisait beaucoup. Trop peut-être son patron devait sûrement se demander ce qu’il faisait. Oh et puis au diable le patron. Hafiz n’avait presque jamais déçu ses attentes et avait toujours fournis un travail de qualité. Il pouvait se permettre une petite fausse note sur le coup.


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Personne alternative entre personne posée et réfléchie et personne obsédée par l'idée de faire passer un message de remplir une mission. Oscillant entre brillante journaliste militant chez les Alter' et amante de Thot voulant à tout prix promouvoir une croyance, des connaissances. Elle n'est pas bipolaire, loin de là. Juste bénie d'une lumière divine, d'une croyance en qui peu de gens croient désormais. Son côté posée, non-possédé, est également pour le partage de connaissances, de savoir mais possède un côté sombre. Une rancune et une colère dissimulée contre l'Institut. Une douleur familiale. Une douleur qui ne la quittera, une de celle qui demande une vengeance.

Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Alors qu’Hafiz lui reprenait le carnet, il se retourna pour le ranger. Ceci permit à Méhyt de cacher sa subite rougeur et éviter quelque gêne inutile. Elle ne sut pas si Hafiz avait pris ce temps pour réfléchir, cacher une quelconque gêne ou s’il désirait simplement ranger le cahier avant tout autre chose. Elle en était, dans tous les cas, presque rassurée. Elle ne voulait pas montrer son trouble. Ce trouble causé par une personne qu’elle ne connaissait pas le jour précédent, quelques heures avant. Hafiz l’avait touchée, de par sa personnalité, son honnêteté, sa confiance et sa gentillesse. Elle n’avait, à aucun moment, dû jouer un rôle. Elle était elle-même. Elle avait montré ses sentiments à l’état pur. Et le cuisinier ne l’avait pas jugée, n’en avait pas rigolé. Il l’avait prise au sérieux, il lui avait fait confiance, il l’avait considérée comme une personne de confiance. Méhyt avait décidément apprécié cette parenthèse de gentillesse dans le monde de brutes dans lequel elle vivait. En effet, malgré ses deux longues années de vie sur Pallatine, elle n’avait pas d’amis proches. Elle possède bien quelques connaissances mais elle n’a personne avec qui rire, à qui elle peut se confier. C’est ce qui lui manque le plus dans ce monde. Et pourtant, elle sentait une proximité étrange avec cet inconnu. Elle sentait, que si elle persévérait, elle pourrait créer une amitié sincère avec cet homme. Et elle le désirait âprement. C’était pour cela qu’elle avait osé exprimer cette proposition. Elle avait décidé de persévérer et d’affronter la timidité qui la prenait dans ces moments.

Méhyt vit à quel point, bien qu’il tenta de le cacher, la surprise provoquée par sa proposition. Un grand sourire sincère ornait son visage. Des paillettes semblaient danser dans son regard. Il semblait émerveillé. Il semblait heureux. Il semblait qu’il n’aurait pu rêver mieux. Il semblait qu’il était aux anges, si elle pouvait se permettre cette expression. Pourtant, pour Méhyt, il semblait que sa proposition n’était absolument pas parfaite, qu’elle aurait pu mieux trouver. L’égyptienne fait partie de ces personnes qui se remettent beaucoup en question, qui doutent d’elles-mêmes lorsqu’elles ne sont pas à l’aise. Elle était mal à l’aise après sa proposition mais n’en laissa rien paraître. La réponse d’Hafiz conforta Méhyt dans l’idée que son offre lui plaisait.
« Si cela peut vous rassurer, je ne fais absolument pas cela pour être dans ce manuel. Mais, il va sans dire, que je considère cela comme un grand honneur que vous me faites. Je considère cela comme un apport culturel, un don de ma culture. J’apprécierais que le monde, que Pallatine découvre ses saveurs, cette culture trop peu représentée. Et si je peux apporter ma pierre à cet édifice j’en serais ravie. De plus, je suis ravie que vous acceptiez ma proposition. »

Elle observa ensuite Hafiz noter sur une feuille libre de papier des informations. Elle déduisit qu’il lui inscrivait les adresses où elle pouvait contacter chacun des membres du restaurant. Elle le remercia donc et le laissa tranquillement. Elle ne ressentait effectivement aucune gêne à demeurer dans le silence. Elle ne ressentait pas le besoin de le combler.
Hafiz lui fit glisser la feuille et Méhyt la saisit délicatement. Elle ouvrit son carnet qu’elle avait posé sur le plan de travail pour glisser la feuille dans ses notes sur le restaurant. Elle tourna une page pour bien la caler puis garda son carnet en main. Elle avait effectivement quelques dernières questions avant de savourer son repas. Seulement, Hafiz la prit de court, lui demandant, justement, si elle en avait. Elle esquissa un léger sourire sincère. Ce sourire était composé d’une part d’amusement et surtout d’une gentillesse et d’une énergie heureuse qu’elle désirait lui transmettre, lui montrer. Oui, elle avait des questions, et elle était persuadée qu’Hafiz lui répondrait.
« A vrai dire, oui j’ai quelques questions. Il semblerait que vous ayez lu dans mes pensées. »

C’était désormais un vrai sourire qui se dessinait sur son visage. Elle sentait la malice faire pétiller ses yeux. Elle ne plaisantait pas vraiment, elle ne rigolait pas, mais Méhyt se sentait.. bien. Elle était telle dans un rêve. Elle n’avait pas besoin de superflus pour s’amuser et se sentir vivre. Baissant les yeux sur ses notes, elle repéra rapidement les informations qui lui manquaient. Elle aurait pu les trouver sur internet ,ou tout simplement s'en passer elle en était persuadée. Seulement, elle ne voulait pas que la discussion se close ainsi, maintenant. Elle voulait avoir ces renseignements en direct. Elle n’hésita donc pas une seconde à poser ces questions au chef cuisinier.
« J’ai quelques renseignements manquants, si cela ne vous dérange pas. Où vous fournissez vous vos produits utilisés pour vos plats ? Puis, pourquoi ne vous êtes-vous pas spécialisé comme vos assistants ? Enfin, j’ai deux, trois autres questions, mais je les poserai à votre patron, à qui je parlerai plus tard. »

Méhyt réfléchissait et veillait à ne rien oublier. Il lui semblait qu’avec les réponses d’Hafiz elle aurait tous les renseignements nécessaires à la rédaction de son article. Les questions QQOQCP, c’est-à-dire Qui, Quoi, Où, Quand, Pourquoi et Comment, auraient une réponse. Tout de moins, celles ayant un intérêt pour cet article. Que donc pouvait-elle lui demander maintenant ? Alors qu’elle tendait la main vers la poche arrière de son jean pour attraper son crayon, une idée traversa l’esprit de l’égyptienne. Que de mieux, que de laisser Hafiz lui prouver ses capacités ? Oui, de base, elle était venue pour manger également. C’était une bonne idée, pensa-t-elle.
« Ma dernière requête est plus spéciale. En effet, je suis également venue ici pour manger. Que diriez-vous de me faire découvrir un des plats du restaurant ? Je vous laisse bien entendu carte blanche. Sachez tout de même que j’apprécie les épices mais ne résiste pas bien à celles qui sont très fortes. »

Méhyt adressa un sourire à Hafiz. Elle le poussait à faire ressortir ce pour quoi il était naturellement doué. Elle espérait qu’il accepterait sa requête. Elle était intimement persuadée que cela ferait plaisir à l’iranien de lui prouver ses capacités. Alors, elle n’était pas anxieuse cette fois-ci après cette proposition.
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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Hafiz rendit son sourire à la jeune femme. Un sourire qui montrait, selon lui, le plaisir qu’il avait à répondre à ses questions. Mais aussi, qui montrait une forme d’impatience à l’idée de répondre à la curiosité d’une personne extérieure à son monde. Un peu comme un enfant qui expliquerait à un adulte sa passion avec ses mots à lui. Et cela semblait tellement lui faire plaisir qu’Hafiz ne pouvait pas la décevoir. Méhyt était une sorte de miroir qui lui montrait l’image qu’il lui renvoyait. C’était simpliste de ne la résumé qu’à cela. Le cuisinier en avait bien honte. Elle était tellement plus. Quelque chose sur lequel il ne pouvait mettre qu’un mot : « ami ». Il ne pouvait détacher ses yeux des siens quand elle lui parlait. Il pouvait voir une certaine gaieté chez son interlocutrice. Cela lui faisait chaud au cœur. Elle finit par lui demander ce qui lui manquait.

« De souvenir, nous n’avons pas vraiment de fournisseurs officiels pour le restaurant. Chacun des employés se chargent de commander ou de se rendre dans les magasins ou les marchés pour que le restaurant ne manque de rien. Par exemple, pour ma part, comme j’habite à Ocane, je me charge de ramener le poisson et les fruits de mer. Je connais beaucoup de pêcheurs donc c’est assez pratique. Je sais que certains de mes collègues se rendent dans les fermes pour acheter une partie de nos stocks. Il me semble tout de même que la plupart des boissons sont commandés chez des grossistes tout comme la viande. Pour nos achats, le patron nous permet d’utiliser la camionnette du restaurant. Cela nous facilité beaucoup le travail. »

Il réfléchit un instant, cherchant s’il n’avait pas d’autres fournisseurs particuliers. Mais sur le moment, rien ne vint. Ce n’était pas lui qui recevait les commandes la plupart du temps. Il se contentait souvent de remplir la liste avec quelques produits qu’il ne pouvait pas trouver sur le marché facilement. Peut-être était-ce une erreur. S’il l’avait fait, il aurait pu compléter les informations qu’il donnait à Méhyt. Tant pis. Une prochaine fois peut-être.

« Concernant mon travail ici. Il est vrai que je ne me spécialise pas vraiment dans les plats que je prépare. Étant le chef, je dois être capable de diriger mon équipe du mieux possible. Ce qui m’oblige à avoir une connaissance assez vaste des plats que nous proposons sur la carte. Mais ce n’est pas l’envie qui me manque de me spécialiser. Si je le pouvais, je me concentrerais sur des plats iraniens bien sûr mais aussi sur tout le Proche et Moyen Orient. Peut-être que quand je laisserai la main comme chef, je pourrais me spécialiser. »

Il attendit un instant Méhyt qui semblait chercher une nouvelle question à lui poser. Mais il fut assez surpris quand elle lui fit la demande de lui préparer à manger. C’est vrai qu’il était midi passé et qu’elle n’avait pas même manger un morceau. Evidemment, cela l’emplit d’un plaisir non dissimulé. La joie pétillait dans ses yeux et il aurait pu sauter au cou de la jeune femme pour la remercier. Mais il n’ne fit rien. Inutile de lui faire peur ainsi. Son cerveau alla très vite mais il trouva rapidement une recette à faire qui plairait peut-être à Méhyt.

« .Ce sera avec un plaisir non dissimulé que je vais vous préparer un plat typique de chez moi. Installez-vous ici le temps que je ramène les ingrédients et que je termine votre plat »

Il l’invita à s’installer sur l’une des deux chaises de la petite cuisine et sortit. Plus en volant qu’en marchant, le cuisinier rassembla les ingrédients dont il avait besoin. Du riz cuit, du yaourt, des œufs, du beurre, de l’huile, d safran e le sel et poivre. Il revint dans la petite cuisine avec un chariot empli des ingrédients, enfila un tablier accroché non loin et entama sa préparation. Il ébouillanta le riz dans le l’eau salée pendant cinq minutes. Il l’égoutta puis le transvasa dans un grand saladier. Il ajouta au riz l’ensemble des autres ingrédients selon des proportions calculées avec minutie.

Hafiz ne disait plus rien pendant qu’il préparait à manger. Il était entré dans une sorte de transe où presque plus rien ne comptait autour de lui. Il n’y avait que trois choses : la cuisine, Méhyt et lui. Le reste n’avait plus d’importance. Il était en partie désolé pour la jeune femme qui devait un peu s’ennuyer en l’observant. Mais il ne pouvait pas vraiment faire autrement. Il ne savait pas trop quoi dire. Il souhaitait tellement lui faire plaisir.

L’iranien huila une grande poêle et y répandit le mélange. Il le fit cuire doucement pendant une dizaine de minutes puis à une chaleur bien plus haute pendant la moitié de ce temps. Plusieurs fois, il mouilla son doigt avec de l’eau froide et le déposa rapidement sur le fond de la poêle. Ce geste aurait pu paraitre dangereux pour n’importe qui mais il possédait le savoir-faire nécessaire à sa sécurité. Son petit manège continua jusqu’à ce que la poêle chuinte au contact de son doigt humide. Il éteignit la plaque de cuisson et écarta la poêle du feu. Dans un des placards de la petite cuisine, il sortit un plat de service qu’il déposa sur la poêle. Tenant fermement les deux contenant, il inversa leur position. Il secoua légèrement le tout pour permettre au riz de se décoller de la poêle. Il laissa le plat tel quel, de façon à le maintenir au chaud et sortit à nouveau de la cuisine. Il récupéra deux tomates, un peu de feta ainsi que l’essentiel pour faire une vinaigrette. Il prépara ainsi une petite salade qui accompagnera à merveille ce qu’il avait prévu.

Une fois qu’il eut fini, il dégaina une assiette qu’il déposa sur la table devant Méhyt. Avec délicatesse, il découpa l’espèce de gâteau de riz qu’il venait de préparer et en servi une part à la jeune femme. A côté, il préleva une portion de salade qu’il plaça sur le côté de l’assiette. Fier de lui, il approcha l’assiette de la journaliste et déclara :

« Madame, voici votre plat. Dans mon pays, on l’appelle le Tahchin. C’est un plat que l’on mange durant les fêtes surtout. J’ai décidé de l’accompagner d’une petite salade de tomate à la feta pour ajouter un peu de fraicheur à l’ensemble. J’espère que cela vous plaira. »

Il était profondément désolé de l'avoir fait attendre aussi longtemps mais il était aussi persuadé que cela en valait la peine. Il se lava les mains et s'installa en face de la jeune femme, attendant son avis sur ce plat.


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Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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Méhyt écoutait avec une extrême attention ce que lui répondait Hafiz, pour ne rien oublier ou occulter. Elle lui prêtait une attention particulière, qu’il méritait toute fois. Elle pensait que l’iranien méritait qu’on fasse attention à ce qu’il disait ; tout comme le restaurant. Elle savait néanmoins que son raisonnement pouvait surprendre et n’était pas celui de tout le monde. Elle savait que certaines personnes n’écouteraient que d’une oreille ce que son interlocuteur racontait, sur n’importe quel sujet que ce soit. Elle trouvait que c’était une marque d’irrespect grave ; alors elle écoutait avec attention. De plus ce qu’il disait l’intéressait. Elle était curieuse de découvrir son univers. De plus elle avait l’impression qu’Hafiz s’impliquait réellement dans ce qu’il lui répondait. Elle le voyait réfléchir à chacune de ses réponses. Il prenait son temps pour lui en fournir une de qualité.

Alors en plus d’écouter attentivement, elle notait toutes les informations fournies sur la page blanche de son carnet. Son crayon de bois volait au-dessus de la feuille inscrivant de délicats mots gris sur ce blanc immaculé. Peu à peu quelques lignes vinrent remplir la feuille au sujet des fournisseurs. Décidément, ce restaurant était spécial. Son fonctionnement n’était pas des plus courants. Cela plaisait d’autant plus à Méhyt. Une fois ses notes prises à ce sujet, celle-ci releva la tête pour regarder Hafiz.

Ainsi donc, celui-ci avait envie de se spécialiser mais éprouvait le sentiment de ne pas pouvoir. C’était un étrange sentiment. Malgré le fait qu’ils ne se connaissaient pas encore très bien, d’après l’aperçu de sa personnalité qu’elle avait cela ne l’étonnait pas outre mesure. Il était de ces personnes qui ne s’imposent pas ; dans tous les domaines. Humble, il était. Et actuellement, il était heureux. Heureux de sa proposition, et elle en était elle-même ravie. Un beau et sincère sourire ornait son visage tandis qu’il l’invitait à prendre place le temps de préparer son plat. Elle accepta avec plaisir son invitation et le regarda partir chercher les ingrédients. Ce temps fut très court : elle en eut tout juste assez pour s’asseoir tranquillement, déposer son sac contre le pied de la chaise, de manière à ce qu’il ne trébuche pas dedans et de poser son carnet et son crayon sur le table à côté d’elle.

Lorsqu’Hafiz est revenu, il se mit vite au travail, sans parler. Méhyt sentait la passion dans chacun de ses mouvements. Il était concentré dans sa préparation comme elle était concentrée lorsqu’elle écrivait. Elle le regarda faire pendant un petit moment puis perdit le fil des actions. Il allait vite avec l’aisance de l’habitude. Cette aisance qu’il avait dû acquérir au bout de longues années de pratique impressionnait la jeune femme. Chacun des gestes de l’iranien semblait naturel, dans l’ordre des choses. Il avait des mouvements étonnement gracieux lorsqu’il cuisinait. Il semblait tellement plongé dans sa concentration que Méhyt sourit. Elle avait presque l’impression de voir un enfant lui montrant sa passion. Cela était un peu réducteur de sa personne, mais c’était l’impression qu’il renvoyait. Il était tel un enfant, heureux de faire découvrir sa passion à quelqu’un et extrêmement concentré dans ses actions. Elle trouvait cela touchant. On ne peut pas réellement dire qu’il était un enfant, car on voyait dans ses gestes, sa longue pratique de la cuisine. Il osait des choses, des mouvements qui pouvaient s’avérer dangereux pour quiconque d’inexpérimenté.

Méhyt détourna les yeux quelques secondes. Son regard se posa sur son carnet, qu’elle avait déposé à côté d’elle. Elle ne savait pas combien de temps allait prendre la recette d’Hafiz et ne désirait pas l’observer pendant longtemps. Elle ne voulait pas le mettre mal à l’aise ou le déconcentrer en le fixant et en observant ses gestes. Elle songea à la première raison qui l’avait menée ici : un article de journal. Oui, elle pouvait commencer à travailler ; bien que dans un coin de son esprit, le doute était présent. Elle ne savait pas si elle arriverait à se concentrer dans un tel endroit. Les yeux dans le vague, elle aperçut vaguement qu’Hafiz continuait son manège avec la poêle. Elle ne s’en souciait pas plus que nécessaire : elle savait qu’il était conscient de ce qu’il faisait.

Ses doigts attrapèrent son crayon et son carnet. Elle l’ouvrit à une nouvelle page et se mit à écrire. Curieusement, elle avait beaucoup d’inspiration. Malheureusement ce n’était absolument pas pour son article de journal. Tant pis, elle l’écrirait plus tard. Sa main traçait des mots dans une langue autre que sa langue maternelle. Elle s’était interdit personnellement de l’utiliser. Tout du moins, elle s’était priée de ne pas l’utiliser. Cela lui rappelait trop de souvenirs douloureux. Alors elle écrivait en français ou bien en anglais. Bien que cela puisse paraître étonnant, elle appréciait écrire en anglais. Actuellement, son esprit et son cœur avaient menés sa plume vers les rêves. Quels étaient ces rêves ? Cela faisait si longtemps qu’elle n’y pensait plus. Elle avait partagé ses rêves avec sa sœur. « Do I remember how I was during my childhood with my head and my heart full of dreams? »
Méhyt était en train de tracer son point d’interrogation lorsqu’une assiette fut déposée devant elle. Elle n’avait plus eu conscience du monde autour d’elle pendant quelques instants et n’avait pas remarqué qu’Hafiz avait fini sa préparation. Elle prit son crayon et s’attacha les cheveux avec rapidement puis rangea son carnet. Elle le regarda déposer une part de la préparation qu’il avait réalisé. On aurait dit une sorte de gâteau de riz. Il déposa à côté quelques feuilles de salade qu’il agrémenta de tomates et de feta. Au grand bonheur de Méhyt il n’ajouta pas lui-même la vinaigrette mais la laissa se servir. Effectivement, elle possède une allergie mortelle à la moutarde. Dans un coin elle s’en voulu de ne pas l’avoir prévenu. De plus, même sans moutarde, elle n’aime pas du tout la vinaigrette. Le plat présenté s’appelle le Tahchin. Elle n’en avait absolument jamais entendu parler. C’était une occasion de faire une découverte.
« Eh bien, tout d’abord, merci d’avoir pris ce temps pour me préparer ce plat. Je vous avoue, que je n’avais jamais entendu parler de ce plat, alors je suis ravie de pouvoir le découvrir. En revanche, je m’excuse d’avoir omis ce détail : je suis allergique à la moutarde. Heureusement que vous n’avez pas mélangé la salade et la vinaigrette, sinon j’aurais fait un choc anaphylactoïde. »

Méhyt s’était permise de dire cette dernière phrase sur un ton joyeux pour ne pas plomber l’ambiance. Cela ne la dérangeait pas de plaisanter sur ce sujet bien qu’elle reste extrêmement vigilante. En effet, l’ingestion de la moutarde, peut la tuer sur le coup. Elle sourit légèrement puis se concentra sur ce plat. Elle prit sa fourchette puis prit un petit morceau du plat. Elle le mena à sa bouche et savoura les saveurs exotiques du plat. Cela lui rappelait légèrement l’Égypte. Le plat fondait dans sa bouche et le goût de chacun des ingrédients éclatait dans sa bouche, ses papilles gustatives en un feu d’artifice harmonieux. Il n’y avait pas beaucoup de mots pour décrire ce plat. C’était tout simplement délicieux. L’égyptienne se doutait qu’Hafiz devait attendre son jugement alors elle reposa la fourchette et le regarda droit dans les yeux.
« Je n’ai pas grand-chose à dire de plus que le fait que ce plat est délicieux. Vraiment. Les saveurs explosent en bouche de façon harmonieuse. Et en effet la salade apporte une légère fraîcheur bienvenue. Vous êtes vraiment un bon cuisinier. Je vous félicite ! »

Méhyt continuait à déguster ce plat, tout spécialement préparé pour elle. Elle ne voulait pas imposer sa présence et essayait de manger assez vite. En effet, le patron du restaurant devait se demander où était Hafiz. Cela faisait un moment qu’ils étaient ensembles. Elle ne voulait pas perturber le cours du restaurant plus qu’elle ne l’avait déjà fait.
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