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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »


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with every kiss from a friend ❁ toshizo

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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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le Dim 19 Fév 2017 - 19:41
with everything i pretend not to feel
+ toshizo
Elle porte une tenue blanche -plus liliale encore que sa peau, plus pur plus clair plus exemplaire ; contraste entre deux entités parallèles, peau et tissu, blanc et opalescent.
Elle est de retour dans son fauteuil. Ça se sent à la légère inflexion de ses épaule, le poids de l'espoir sur le dos -c'est un maux, paraît-il. C'est ce que Pandore lui a dit.
Elle porte un pantalon. C'est ce qui surprend en premier, avant qu'on ne remarque ses cheveux attachés sommairement, avant qu'on ne remarque les cernes dépoudrés. Elle n'a pas l'air misérable, Sara. Elle a juste l'air d'une autre jeunesse que d'habitude -non pas moi solaire, mais moins mystique. Une Esmeralda encore en vie, son Phoebus personnifié en une technologie qu'elle ne comprend pas -elle le croit mort, parfois.
Sara redoute les tests autant qu'elle les attend. Elle sait qu'il y aura beaucoup d'échecs avant la réussite ; elle sait qu'on avance en se trompant et elle sait que ça prend du temps -elle se demande parfois si elle aurait pu être envoyée dans une Pallatine du futur. Elle ne comprend pas grand chose aux voyages dans le temps, mais elle a croisé beaucoup trop de gens de siècles qui n'existaient pas pour se demander.
Elle ne sait pas vraiment si elle aimerait y vivre.
(si elle marche, restera-t-elle ici ? où pourrait-elle aller ? que suivrait ensuite ? que ferait-elle de sa vie ?)
Elle est trop fatiguée pour réfléchir.
Alors elle bouge le joystick de son fauteuil, elle avance dans un bruit mécanique, électrique, presque en silence -on l'a comparé à une voiture hybride un jour, et elle ne sait pas trop ce que c'est, mais elle a sourit.
Elle traverse les salles vers l’ascenseur et -quelqu'un. Elle le connaît. Elle connaît tous les affiliés à l'Institut, de toutes manières ; elle se rapproche doucement et elle incline la tête en même temps qu'elle dévoile ses dents. Hijikata-sensei. On lui a appris que dans d'autres pays, on n'utilise pas de madame et monsieur. Vous seriez-vous perdu ? Elle a toujours cette lueur dans les yeux, un petit soleil qui ne s'éteint jamais.



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Ancien vice-commandant du Shinsengumi, aujourd'hui chef de brigade à l'Institut.

Ton histoire est celle d'un simple paysan qui a voulu s'élever, transcender les classes de sa société ; et devenir samurai, en adopter les valeurs et le mode de vie. C'est celle d'un homme qui a voulu rêver.

Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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Te voilà à nouveau dans la section scientifique de l’Institut ; tu sais que tu n’as rien à faire là en théorie, mais pourtant, tu y retournes encore et toujours. Tu n’as même pas l’excuse de ta visite quotidienne à l’Unité 43 pourtant. Tu pourrais lui rendre une visite surprise, peut-être. Mais pas aujourd’hui, tu n’es pas d’humeur à supporter ses plaisanteries, ses sarcasmes et ses caprices. Un peu cruel de ta part comme commentaire lorsque tu y réfléchis, mais tu le mets sur le compte d’une légère fatigue qui te rend un peu plus irritable que d’habitude ; il est vrai que d’une certaine manière, tu es toujours fatigué à cause du poids de ta tâche. Mais tu ne te plains pas ; comme bien d’autres choses, tu as appris à l’accepter avec résignation, presque du renoncement.

Au contraire de la possibilité de pouvoir revenir un jour dans ton époque. Il s’agit là d’un rêve que jamais tu ne pourrais abandonner, car tu as laissé trop de choses là-bas. Des souvenirs, des camarades, un devoir à accomplir. C’est ironique lorsque l’on prend le temps d’y penser, n’est-ce-pas ? Les gens auraient plutôt coutume de dire « Je ne veux pas mourir. ». Et toi. Tu sais, par certains japonais que tu as croisé ici,  que tu étais censé trépasser le lendemain du jour où tu as été transféré ; abattu par une de ces armes occidentales, mais au combat tout de même, avec honneur, en suivant tes convictions jusqu’au bout ; et tout, tu donnerais tout, pour pouvoir revenir à ce soir-là et faire ce qui doit être fait. Non pas que tu aies des ambitions suicidaires ; mais le cours du temps a été modifié d’une certaine manière, et tu ne sais pas s’il s’agit réellement d’une bonne chose. Est-ce qu’être vivant alors que tu étais censé mourir est juste ? Une question pour les philosophes plus qualifiés que toi, très certainement.  

(Certains ici  te voient comme un héros à cause de ta mort, d’autres te voient comme un lâche à cause de ta disparition ; paradoxal mais tu ne t’en préoccupes pas.)

Et d’un côté tu es content de ne voir aucun autre de tes camarades ici, ce n’est pas faute d’avoir cherché. Cela serait trop douloureux ; et mieux vaut que cela soit toi qui portes le fardeau du survivant, comme c’était déjà le cas avant.  Jusqu’à ce que tu retrouves le chemin de ton époque, pour finir ce qui doit être fini.  Pourtant une voix, en toi, que tu repousses inlassablement,  te murmure parfois des choses à l’oreille comme un mauvais génie. Et si le voyage dans le temps ne devenait possible lorsque que tes cheveux seront gris, que ton corps ne sera plus que celui d’un faible vieillard incapable de faire quoi que ce soit, que lorsque tes anciens camarades ne te reconnaîtront plus tant tu auras changé ? Ou pire encore, lorsque tu auras disparu ?

Bien que mon corps puisse se décomposer à Ezo, mon esprit garde mon seigneur à l’Est.

Un léger soupir, à peine audible, qui semble résonner dans les couloirs vides et inhospitaliers –froids et morts - de la section scientifique. La voix que tu entends, cependant, respire la vie ; et ce Hijikata-sensei, maladroit, incorrect car tu n’es pas professeur, tu n’as même pas le cœur de le corriger parce que tu sais qu’il vient du cœur de Sara Krizman. Oiseau en cage autant que tu l’es, sauf que tu es moins malheureux qu’elle, parce que toi, tu peux marcher, tu n’es pas enchaîné à ce fauteuil. Une personne touchante, que tu estimes.

Tu inclines le buste ; un vieux réflexe, un peu incongru peut-être, mais signe de respect.

« Mademoiselle Krizman. » Comme à chaque fois, tu espères ne pas écorcher son nom ; ta voix est un peu plus douce, moins sévère, alors que tu te donnes l’impression de buter sur les mots étrangers, même après tout ce temps.  Elle aussi a l’air un peu fatiguée, ses cernes sont visibles, mais pourtant ses yeux sont lumineux. Comme son sourire.

« Je crains de m’être perdu un peu trop dans mes pensées. »

Ce n’est pas complètement faux, parce que tes pensées t’amenaient vers des idées dangereuses ; et cela te ferait trop de mal de lui mentir, alors même que tu n'oses pas dire la vérité.


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Elle attend poliment, Sara -les mains croisées sur ses jambes trop maigres, aux muscles inutiles, les ongles vernis de transparence, d'une longueur irréprochable, à la santé éclatante. Elle se rappelle d'avant, quand elle était encore en Slovénie -ils étaient plein de terre, ses ongles, et on lui faisait souvent la remarque. Ce n'était pas digne d'une fille comme elle, ce genre de comportements.
Maintenant, elle se lave les mains après avoir touché ses plantes -et la sensation de terre sur sa peau, c'est quelque chose qu'elle n'arrive toujours pas à décrire. (frais et doux, évidence et patience -quelque chose qu'elle pense appartenir au commencement des mondes)
Il s'incline -elle sourit d'autant plus, les lèvres toujours fermées, les feux d'artifices qui éclatent dans son regard. Ils viennent de monde bien différents, elle le sait. Ils n'ont pas les mêmes racines, pas le même âge, pas la même expérience, pas les mêmes passions, pas les mêmes avis. Tout ça, elle le sait aussi. Ça n'empêche pas ce respect de creuser son chemin, d'avancer doucement, de se blottir quelque part et de ne jamais partir.
Je me suis toujours demandé si c'était vraiment possible, de se perdre dans ce que l'on est, mais j'imagine que oui. Elle dit ça calmement ; on sent qu'elle n'est pas fermée à d'autres hypothèses, à d'autres et si, à d'autres avis. A vrai dire, elle n'est jamais fermée, Sara. Elle aime bien trop les autres pour faire ça. Je peux vous raccompagner, si vous le désirez. J'ai même un pass prioritaire pour les ascenseurs. Elle rigole -elle se moque d'elle-même, et des autres en même temps. Peut-être qu'il est un peu comme la terre, son rire -frais, doux, vivant. A l'origine de bien des choses.



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Ton histoire est celle d'un simple paysan qui a voulu s'élever, transcender les classes de sa société ; et devenir samurai, en adopter les valeurs et le mode de vie. C'est celle d'un homme qui a voulu rêver.

Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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Tu ne l’admettrais pas si facilement, mais la présence de Sara t’apaise par certains côtés. Petit bout de femme étonnant, qui t’impressionne par sa force, sa détermination à avancer ; à vivre malgré sa situation si compliquée. Porte-parole de l’Institut, celle que l’on a transformé en symbole par certains côtés. Mais elle sourit, elle est là, elle vit ; parfois tu aimerais lui demander «  Sara, es-tu vraiment heureuse comme ça » ( enfin en plus policé bien sûr, avec tes mots parfois si désuets et si polis)  mais c’est quelque chose que jamais tu n’oserais faire. Certaines questions sont dangereuses, elles peuvent semer le doute dans un esprit, tout remettre en cause, et c’est quelque chose dont personne n’a besoin. Surtout pas l’Institut, même si cela te coûte de le reconnaître. Après les derniers évènements, il est nécessaire de rétablir sa crédibilité. Alors donner un coup de pied dans la fourmilière en posant les mauvaises questions à son ambassadrice, à la faire douter, rater ses apparitions publiques ; cela serait pire que tout. Il ne faut pas. Mais tu sais que tu te préoccupes d’elle, beaucoup ; tu surveilles discrètement si elle va bien, et tu sais que la dernière chose que tu souhaites est de la rendre malheureuse. Admettre «  Je veux rentrer chez moi » en face d’elle par exemple, aussi vrai que cette affirmation puisse être, c’est hors de question. Cela te forcerait à expliquer qui tu es, d’où tu viens, tes raisons de rejoindre l’Institut ; des histoires dangereuses. Si elle connaît un peu d’histoire japonaise, tant mieux ; mais tu n’iras pas lui expliquer. Trop de souvenirs douloureux là-dessous.

Et tu te revois cracher à la figure de celui qui t’a fait venir ici « Je refuse de devenir un symbole pour des criminels », avant de quitter la pièce d’Osatoka où tu te trouvais.

Elle est jeune Sara, au moins deux fois plus que toi, mais ses mots reflètent une maturité que tu n’as que rarement trouvée chez quelqu’un de cet âge ; elle a dû grandir trop vite, Sara, et pourtant elle garde une fraicheur et une innocence apaisantes. Le contraste est étonnant, mais pas désagréable. C’est sûrement une raison pour laquelle tu l’apprécies aussi ; tu as du mal avec la légèreté des jeunes actuels, leurs préoccupations te semblent si étrangères que tu n’y comprends rien. Comme si tu venais littéralement d’un autre monde. (En un sens c’est le cas.) Mais cette frivolité est rassurante d’un côté, puisqu’elle signifie que vous vivez suffisamment en paix pour qu’ils se la permettent.  Et puis, s’il y a bien un moment où l’on peut se montrer frivole, c’est la jeunesse. Tu l’as toi-même été pendant un certain temps. Plus maintenant, c’est évident. Trop drapé dans ta dignité et ton honneur pour se permettre un autre mode de vie que l’ascèse. Peu de sorties, une discipline de fer ; un contrôle ferme sur l’esprit et sur le corps. Enfin, en règle générale.

« Cela arrive, parfois » expliques-tu. « Quand l’on accomplit une tâche si banale qu’il n’y a plus besoin de se concentrer réellement dessus, on peut penser à autre chose ; et une pensée en entraînant une autre, il est facile de se laisser emporter. Et l’on a parfois des surprises en revenant dans le monde réel. »

Comme les aiguilles de l’horloge qui font brusquement un bond, et l’on se demande où est passé ce temps que l’on ne récupérera jamais. Si tant est qu’il ait réellement été perdu. Qu’est-ce qu’ une perte de temps au final ? Vaste question. Pour toi, du temps passé à ne rien faire ; or penser est une occupation, quelque chose d’utile ; donc laisser son esprit divaguer, digresser, établir des connexions, ne pourrait pas être du temps perdu. Ou peut-être est-ce une manière de repousser l’ennui qui conduit à des questionnements existentiels sur la vie et sur la mort ; une fois, tu as lu quelque chose sur le memento mori et cela t’a fait réfléchir.

« Avec plaisir », réponds-tu à sa question en hochant la tête, et une esquisse de sourire apparaît sur ton visage à sa tentative de plaisanterie. Arriver à se moquer d’elle-même alors que le sujet est grave..Il faut de la force morale pour cela, un certain détachement aussi. Beaucoup d’autres auraient pu se complaire dans leur malheur, mais pas Sara. Elle n’a plus de jambes opérationnelles, mais elle avance. « Peut-être désireriez-vous une tasse de thé en salle de repos ? »

Tu n’as jamais réussi à t’habituer au café. Tu as découvert les thés anglais, indiens  et de tant d’autres origines et tu les apprécies suffisamment pour t’en servir au distributeur et t’en acheter parfois pour remplir ta thermos ; mais ta préférence ira toujours au thé vert japonais, celui qui mousse, celui qui est amer et qui a des difficultés à plaire aux occidentaux. Tu es resté traditionnel par certains aspects, c’est incontestable.

Sur le point te mettre en marche, tu gardes néanmoins un œil protecteur et attentif sur ton interlocutrice ; tu n’oses pas le proposer par peur de l’offenser, mais tu es prêt à pousser son fauteuil si elle en exprime la demande. Cela ne serait pas grand-chose pour toi. Juste une marque de sollicitude, d’appréciation aussi.


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Elle a la sympathie patiente, Sara. Elle a le sourire qui attend, qui comble l'air, qui rend les minutes respirables même dans le silence. Elle a les clignements d'yeux réguliers, mais pas trop -naturels, tout simplement-, et elle attend, elle attend qu'on réfléchisse, qu'on mette d'accord les deux hémisphère du cerveau (traitement local ou holistique)
qu'on arrive à trouver les bons mots -elle sait, elle sait qu'ils glissent parfois, qu'ils s'échappent loin de notre conscience qu'ils jouent à cache cache ou qu'ils paraissent trop évident pour être bon
Elle sait, Sara, qu'il faut prendre son temps quand on le peut.
(tant qu'on le peut encore)
Peut-être. Elle le dit avec un sourire doux, de ceux qui laissent savoir qu'elle n'est pas entièrement d'accord mais que oh, ce n'est pas si grave, et que rien n'est juste, et que rien n'est faux, et qu'il n'y a pas de vérité stricte -comment pourrait-il y en avoir une, alors qu'ils pensent probablement tous si différemment ?
Sara, elle n'a pas souvent le temps de perdre son temps -alors elle rêve en parlant, et parfois elle parle en rêvant, parfois elle les fait descendre sur terre et peut-être que c'est ça, qui la rend si humaine.
Elle sourit à sa réponse, dirige son joystick en direction de l'ascenseur, accompagné du bruit de moteur ronflant, léger, presque imperceptible (et elle l'entend, parce que c'est son cauchemar autant que c'est sa force). Avec plaisir. Elle retourne la formule -c'est sa manière de dire que le respect est réciproque, que la sympathie est appréciée, qu'il n'y a pas d'ego entre eux et qu'elle l'écrasera en un instant s'il osait se montrer. Je dois avouer que je ne m'y connais pas vraiment. Je prends toujours le sachet vert, sans trop savoir ce qu'il y a dedans. L'ascenseur monte, comme l'atteste les chiffres. Je ne sais même pas quels sont les différences de traitement à l'origine des noms. La machine s'annonce en un tintement léger. Je veux dire -je sais qu'il y en a du vert, du noir, du bleu, du blanc ... Elle avance sa machine à elle dans la machine plus grande, cage en acier, appuie sur le bon bouton. Ça serait presque triste qu'une couleur soit oubliée, à cette allure. Mais elle doute, Sara, qu'un thé violet existe.
(Quelle futilité)



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Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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La conversation commence à prendre un bon rythme : calme, mais active. Assez pour que tu te sentes écouté, pour que tu sentes que tes opinions sont considérées, réfléchies, respectées ; mais pas suffisamment pour que tu te sentes obligé de réfléchir et de répondre rapidement - parfois des âneries. C’est un échange un peu méditatif que vous avez là avec Sara, et cela te convient très bien ; au point que tu te montres un peu moins sévère qu’à l’ordinaire. Sara n’est pas une de tes subordonnées, tu n’as rien à lui prouver ; à part que tu n’es pas la pire des personnes à fréquenter peut-être et que tu peux montrer digne de son respect. Tu t’es déjà demandé, parfois, combien elle en savait sur ton compte, ton passé ; mais tu apprécies en tout cas qu’elle n’y fasse pas référence devant toi. Une marque de délicatesse et de discrétion que tu apprécies. Si elle savait que tu avais déjà tué plus d’une fois, te respecterait-elle encore ? Allez savoir. La seule chose sûre est que tu es bien moins innocent qu’elle.

Pensée un peu morose à laquelle tu t’arraches lorsque Sara met en marche son fauteuil. Nouvelle innovation technologique qui t’a surpris, mais il fallait admettre le côté pratique de l’objet. Au moins, cela lui permet de ne pas se fatiguer exagérément les bras. Même si c’est quand même bien triste de se retrouver coincée dans ce fauteuil, à son âge. Ce n’était pas une vie, aurais-tu pu ajouter. Néanmoins, ce sont des constatations sur lesquelles tu ne t’attardes pas. Ta pitié ou ta compassion, cela ne l’avancerait pas. Être là pour elle si elle en a besoin oui. Passer ton temps à la plaindre et à la surprotéger non ; parce qu’agir ainsi la rendrait plus fragile. Et il ne faut pas qu’elle le soit. Parce qu’elle est forte Sara, et que la voir craindre le monde entier à cause des choses qu’on lui aurait racontées est une chose que tu refuses. Ce n’est pas là un traitement de faveur parce qu’elle est coincée dans un fauteuil.  Tu respectes Sara Krizman et il s’avère qu’elle est coincée dans ce fauteuil ; cela ne change pas qui elle est, fondamentalement - soit une bonne personne, respectable.

Tu souris légèrement lorsqu’elle accepte ton invitation ; cela te fait plaisir, mine de rien. Et peut-être encore plus lorsqu’elle te lance sur le sujet des thés en attendant que l'ascenseur arrive. Un sujet qui t’intéresse au plus haut point. « C’est une question d’oxydation de la feuille de thé. Selon que l’on arrête le procédé plus ou moins tôt, la feuille de thé aura une couleur différente.», expliques-tu doucement. « Le thé vert l’est très peu,par exemple, comme le thé blanc ou le thé jaune. Et au contraire, le thé noir est le plus oxydé ; d’ailleurs, j’ai entendu dire que les chinois l’appelaient thé rouge à cause de la couleur de la boisson et non pas celles des feuilles. Entre les deux enfin, on trouve le Oolong, que l’on appelle aussi thé bleu-vert. Lui est semi-oxydé...»

Lancé sur ce sujet qui t’est cher, tu deviendrais presque bavard ; mais tu ne t’en excuses pas. Après tout, c’est elle qui t’a demandé des informations sur la question.


«  Mais c’est vrai que l’on a presque un arc-en-ciel, à ce rythme.» Remarque un peu légère, enfantine presque ; à croire que Sara déteint sur toi.


« D’ailleurs, n’hésitez pas à passer dans mon bureau si vous avez envie d’un bon thé.»Certainement meilleur que celui de la machine à café, ça c’est sûr. « Même si j’ai tendance à prendre du thé qui ne plaît pas forcément aux non-japonais. Le matcha par exemple. C'est un thé en poudre au goût un peu amer.»

Ta langue a failli fourcher en disant “occidentaux” à la place de “non-japonais.”. Vieille habitude que tu n’as pas perdue ; que tu devrais perdre sans doute, parce que les japonais et les asiatiques d’une façon générale ne sont pas majoritaires par ici.


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Sara ne demande pas de réponses. Elle ne veut pas forcer -du moins pas maintenant, et pourtant elle sait se faire menaçante avec un sourire de douceur, avec des pétillements dans les yeux et des s'il vous plaît appuyés, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, elle est fatiguée, elle a d'autres idées dans le crâne et de la sympathie pour celui qui se tient à ses côtés ; elle abandonne toute fausse bienséance et ses artifices dont elle se demande parfois l'utilité. Pourtant elle sait que pour être mieux écoutée, il faut être jolie et bien habillée, il faut savoir susciter la pitié et parfois plus. Elle ne sait pas si c'est triste ou si c'est pratique, et elle ne sait pas non plus si elle est un monstre de penser ça.
Elle écoute la voix de son interlocuteur d'une manière passive ; elle sourit lorsqu'il liste les couleurs des thés mais la vérité, c'est qu'elle n'a aucune idée de ce que c'est, l'oxydation des feuilles, alors elle sourit comme une simplette et elle se contente de se taire. Il n'y a que le bruit de l’ascenseur qui l'interrompt, comme s'il vous disait bienvenue dans ce nouvel étage. Il faudrait inventer ceux qui manquent. Et peut-être qu'elle rêve un peu, Sara, qu'elle se demande est-ce que ça serait si mal, si mal de partir de s'en aller un peu et d'aller faire "oxyder" du thé dans les zones montagneuses un peu plus loin, est-ce que ça serait si mal -et quand elle avance, la question se fait remplacer par un est-ce que ça serait possible. Elle connaît la réponse, Sara. C'est un non.
Je crains ne pas être capable de choisir un bon thé, comme vous le dîtes, alors je vous laisserais sûrement le soin de le faire pour moi. Et elle roule toujours doucement, une joie enfantine dans sa voix -de celle qui courait sur le bord du canal et qui sautait dans la rivière en robe blanche sous le soleil. Je crois que je préfère le sucré. Le thé à la menthe marocain. C'était son préféré de la machine à café, il avait une odeur de "chewing-gum" et si elle n'aimait pas la pâte à mâcher, le goût était d'une douceur incroyable. Mais je ne sais pas où est le Maroc. Elle ouvre une porte comme elle le fait quand elle est seule : en reculant le fauteuil, en se prenant le battant dans les pieds, en se coordonnant comme elle a appris à le faire depuis une dizaine d'années mais toujours en cafouillant.
Elle n'aime pas les portes, Sara.
On m'a dit que c'était en Afrique, dans le nord. Elle, elle sait qu'elle venait de l'est -mais elle se disait aussi que c'était l'ouest pour quelqu'un d'autre, ou même le nord, le sud, ou juste l'autre bout du monde. Ça fait longtemps que je n'ai pas vu de planisphère. Et elle change de sujets avec douceur, comme on le fait quand on ne fait pas attention. Avec un ami, presque.



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Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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De la gravité même en parlant d’un sujet léger – c’était un comportement qui chez toi est plus qu’habituel. Toujours si grave, si sérieux, à prendre les choses très à cœur ( peut-être trop quand tu y penses, mais ce n’est pas à ton âge que tu vas changer), à discuter de thé comme s’il s’agissait de la chose la plus importante du monde. Peut-être que ça l’était, au fond. Que le monde réel et ses obligations n’ont pas d’importance, tant que le thé continue à exister et à apporter un peu de joie, et que par conséquent, en discuter devient crucial. Peut-être que tu deviens un peu ridicule, d’ailleurs, à parler du sujet avec un tel intérêt ; mais peu importe. Ce n’est pas non plus comme si Sara t’interrompait ; non, elle reste là, elle t’écoute, elle dit qu’il faudrait inventer les thés qui manquent, et toi, tu oses une plaisanterie.

« Il faudrait voir ça avec la section recherches de l’Institut tiens, ils pourraient faire quelque chose d’utile pour une fois. »

Tu as une sorte de rire, un son un peu étouffé et incongru pour quiconque te côtoie de près. Cela t’arrive, parfois, de plaisanter – même si ce n’est pas forcément drôle pour tout le monde.  Mais au moins, maintenant , tu peux te dire que ton humour n’est pas de mauvais goût ; tu évites les sujets gras, scatologiques ou..simplement, les jeux de mots stupides.  Ce n’est pas devant tes hommes que tu oserais plaisanter, en revanche. Tu as une image à maintenir, une image de sérieux et d’inflexibilité ; tel un roc, une idole de pierre. Mais avec Sara, tu n’éprouves pas trop de remords à te laisser aller à la plaisanterie, à être presque sociable ; presque humain. Oui c’est cela. Sara te rappelle que tu n’es pas qu’une fonction, qu’il y a encore un cœur humain derrière ta carapace d’acier trempé.

« Moi non plus. » avoues-tu à mi-voix tout en suivant ton interlocutrice. Tu venais de l’Extrême-Orient ; pourquoi te serais-tu intéressé à l’Afrique ? Cela n’avait rien à voir avec les problèmes que tu avais à l’époque. « Je ne suis même pas sûr d’avoir vu un planisphère pendant mes cours à l’Institut. » Il fallait dire que cela faisait plusieurs années déjà, et que d’autres souvenirs sont venus obscurcir ceux de ta période obligatoire. N’en restaient que quelques îlots, comme le souvenir de Temudjin venu te voir au nom  de l’Iwasaki-Rengô, et qui t’arrache un sourire amer. « Et..avant que je n’arrive à Pallatine, je n’avais vu que des cartes du Japon. Pendant la guerre. » Première confidence, qui t’étonne à moitié. « Il faut dire qu’à mon époque, le Japon n’était pas très ouvert sur l’extérieur. Il avait des contacts avec la Hollande, la Chine, la Corée depuis des siècles. Et puis les Américains sont venus, en 1853... » Il y a comme une forme d’amertume dans ta voix.  Cette année-là et surtout la suivante ont été le début de l’ouverture forcée du Japon ; qui a causé quelques soucis au shogunat, et qui a conduit à tous les troubles que tu as connus à ton époque. « Et après, cela a été au tour des Français, des Britanniques et des Russes de négocier des accords. » Si l’on pouvait encore appeler ça négocier, bien entendu... « Tout cela pour dire, l’Afrique m’était complètement inconnue à l’époque. Et me l’est encore, du coup ; donc vous n’êtes pas la seule. »

Tu ne sais pas trop pourquoi tu lui racontes tout cela, tu dois bien l’embêter avec tes histoires d’un autre temps et d’une autre dimension. Ton âge doit commencer à se faire sentir, tu radotes.

« …Pardon de vous importuner avec mes vieilles histoires. »


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Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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+ toshizo
La vérité, c'est que ce n'est pas important pour elle, tout ça. Le thé, l'histoire, l'humour. Elle n'en avait pas grand chose à faire -elle sait que ça détend, que ça porte les hommes sur son épaule, que ça permet de continuer. Et surtout, elle sait que c'est important pour d'autres ; alors elle se tait et elle écoute, et elle demande, et elle essaie de comprendre, parce que ce qui lui importe, à elle, c'est ce que les autres aiment et ah, s'il faut apprécier le thé, soit.
Elle a assez d'affection pour en donner à bien des choses encore.
Mais pas à certaines -pas aux plaisanteries qui font mal, qui laissent un visage amère, des yeux qui fuient vers le sol, une bouche qui se tord et de la joie qui s'éparpille comme de la poussière d'étoile.
Elle aurait sûrement fait fi de la remarque en tant normal, Sara. Mais là -là, il est bientôt minuit, là, les locaux sont vides, là, il n'y a pas de yeux d'aigles et de flash de photographes, là, il n'y a pas de maquillage sur son visage, là, il n'y a que sa fatigue qui lui refuse tout effort.
Elle ne peut pas faire l'habitant lambda qui pense que l'Institut ne fait rien. Pas ce soir. Pas alors qu'elle sort d'une batterie de tests, pas alors que le jugement est sans appel.
Après tout, c'est toujours le même.
Alors elle avance sans rien dire, Sara, et elle écoute sans vraiment le faire, pour une fois. Elle est distraite, elle entend la voix derrière, mais pas vraiment -plutôt le bruit de la machine qui tire son thé chimique des plus profonds de sa carcasse de métal. Rien que l'odeur la ramène un peu sur terre, la menthe pique et le sucré guérit -et elle se frotte les yeux pour ne pas que tout retombe. Je ne connais pas le Japon non plus. Elle le dit de dos, alors qu'elle attend que le liquide refroidisse un peu. Elle ne veut pas se brûler les doigts. Il paraît qu'il y a plein de lumières, au Japon. Tellement qu'on se croirait en plein jour dans certaines rues. Elle n'en a rien à faire, des dates et des batailles. Elle veut savoir la vie, Sara. C'est tout ce qu'elle a jamais demandé à connaître -douce froideur.



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Ancien vice-commandant du Shinsengumi, aujourd'hui chef de brigade à l'Institut.

Ton histoire est celle d'un simple paysan qui a voulu s'élever, transcender les classes de sa société ; et devenir samurai, en adopter les valeurs et le mode de vie. C'est celle d'un homme qui a voulu rêver.

Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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Le silence finit par s’installer après ta tentative d’humour, tombée complètement à plat. Et tu t’en rends compte. Tu sais reconnaître un malaise quand tu en vois un, et c’est le cas. Comme quoi t’essayer à l’humour est définitivement quelque chose que tu devrais éviter. Peut-être que c’est la preuve que tu te sens suffisamment détendu avec ton interlocutrice ; mais si c’est pour l’offenser, l’atteindre dans sa chair parce que tu sais trop bien que Sara dépend de la section scientifique...oui, à quoi bon plaisanter sur eux - surtout quand tu ne visais que certains scientifiques connus pour leur inactivité. Mais de l’autre côté...ton humour a toujours été connu comme pitoyable ou contestable. Et est-ce que tu devrais réellement te forcer à changer, pour qui que ce soit ? Tu ne sais pas. Dans le doute autant s’abstenir, et rester l’éternel rabat-joie si sérieux, si impossible à dérider, dont tu as la réputation…Et c’est pour ça que tu ne pipes plus mot. Incertain sur la manière de réagir ; te connaissant comme tu te connais, tu risquerais d’aggraver les choses, et de t’enfoncer encore davantage. Curieux comme habituellement tu te moques presque de blesser ton interlocuteur par tes mots, et comme ce n’est pas le cas avec Sara Krizman.  Avec elle tu deviens précautionneux, patient, presque agréable à vivre ; et si tu la blesses, tu le regrettes. A cause de son innocence, de sa jeunesse, de sa façon d’être peut-être ? Mais en tout cas la jeune fille a apprivoisé le vieux loup aigri, semble-t-il. Curieux, en effet.

Et puis finalement- vous arrivez dans la salle de repos.  Vide à cette heure, bien entendu. Ce n’est pas désagréable, d’un certain côté. La présence d’une tierce personne aurait forcé à l’impliquer dans une conversation - et tu ne sais pas si tu en aurais eu vraiment envie. Mais est-ce pire que ce silence que Sara laisse passer. Forcément- nouvelle erreur de ta part. Qui se préoccupe encore de vieilles histoires datant de plus de cent ans, à part les personnes ayant vécu à cette époque et les historiens ? Pas grand-chose. Les jeunes vivent plus dans le moment présent, et les vieux ruminent leur passé. Comme toi. Tu le sens, que tu es hors du coup. Dépassé, obsolète.Bloqué dans le passé alors que les jeunes avancent - comme Sara.

«...C’est ce que j’ai entendu dire, oui.» Tu ne peux rien dire de plus, parce que tu ne connais pas ce Japon. Toi, tu te rappelles des lanternes en papier, des bougies, - et là, Sara te parle d’électricité. Et tu te sens tellement, tellement vieux. «Que les villes sont devenues gigantesques, aussi. Et qu’ils construisent même des terres-plein pour gagner du terrain sur la mer.»Cela paraît fou. Invraisemblable, impossible, impensable même ; mais les hommes du futur l’ont fait. Comme partir dans les étoiles, se poser sur la Lune. Y avait-il des limites à ce qu’ils pouvaient faire. Mais alors se pose une autre question, bien plus intéressante, plus poignante aussi. Si les hommes du futur peuvent faire tout ça, pourquoi personne ici n’a trouvé un moyen de faciliter la vie de Sara ?

«Et désolé pour tout à l’heure. C’était indélicat.» Tu grommelles enfin, le nez dans ton thé sorti de la machine comme un diable.

Un peu gêné de demander pardon ? Certainement. Ce n’est pas habituel chez toi, et tu entends bien que cela reste rare.


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naïve
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Elle sait que l'eau n'est pas vraiment transparente -elle absorbe juste les couleurs, le magenta, le jaune, le cyan ; et son thé paraît vert, mais il ne l'est pas vraiment, et tout ce qu'elle voit, ce n'est que ce qui reste. Ce qui n'a pas été pris.
Elle divague.
Elle a la fatigue au bord des yeux, des larmes de sommeil quand elle garde les pupilles fixées trop longtemps sur son verre de plastique.
Il confirme -d'abord, elle croit qu'il est d'accord avec elle oh qu'elle est bien trop floue aujourd'hui, que sa lassitude se voit trop. Un instant, elle pense qu'elle n'y peut rien, mais elle se rend bien compte que c'est faux.
Et alors elle comprend qu'il parlait d'autre chose -d'autres univers, puisque désormais, ce n'était plus le leur.
Il raconte la grandeur des choses, et elle se demande si ce n'est que physique, et il raconte le combat entre terre et mer, et elle se demande si c'est vraiment problématique. Comment peut-être savoir -elle a déjà un combat contre la terre-, mais elle essaie d'imaginer : elle ne voit pas vraiment.
Elle essaie d'imaginer : elle voit des immeubles couronnés de nuages, enguirlandés de lumière, elle voit des routes à l'horizon coupé par du métal, des marcheurs à l'appétit insatiable, des trous de culture, des trous de verdure. On lui a dit que maintenant, il y avait même des arbres sur les murs, et que les gratte-ciel deviennent des jardins. Elle aimerait bien voir ça.
Il s'excuse. Elle l'entend, les yeux toujours vitreux, un peu perdu dans les couleurs qu'elle ne voit pas -dans une ville qu'elle ne connaît pas. Il s'excuse -elle n'a pas la force de mentir, de dire que ce n'est pas grave, parce qu'elle accumule les petites coupures, parce qu'elle a beau ne rien dire, elle doute. Elle doute de l'Institut, et ça lui fait mal.
Elle a toujours les yeux rivés sur le sol ; elle se retourne, face à lui, remonte son regard lunaire, et elle sourit. Elle a la délicatesse de ne rien dire -elle sait que Toshizo comprendra qu'elle n'en pense pas moins. Elle espère qu'il comprendra qu'elle l'aime toujours autant. Est-ce que la Terre vous manque ? Et ce soir -ce soir, elle est un peu triste, Sara. Pas mélancolique.



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Et les minutes passent, inlassablement, éternellement.  Tu as toujours cette impression de marcher sur des oeufs -  que chaque mot que tu prononces est hors de propos, parce qu’elle te parle d’une chose et que tu enchaînes sur une autre. Mais c’est comme ça.  Est-ce mieux de faire ainsi ou de laisser une conversation mourir parce que tu ne sais pas quoi ajouter ? Tu ne sais pas. Tu n’es pas un maître orateur,  tu n’es pas non plus un professeur. Juste un vendeur de médecine qui a trop rêvé et qui rêve toujours trop - et c’est ce qui t’a amené ici d’une certaine façon. Si tu étais resté toi et à ta place, tu serais encore sur Terre. Comme souvent tu te fais la réflexion que tu te serais bien ennuyé là-bas. Mieux valait encore traverser ton époque comme une étoile filante - ou comme la fleur de cerisier, destinée à s’épanouir brièvement mais avec tant de panache, puis à disparaître. Comparaisons éculées, attendues et presque stéréotypées ; mais si vraies.

Elle te sourit Sara, et tu sens la commissure de tes lèvres se soulever légèrement, un peu de guingois comme le reste de ta personne.Parce que les sourires de Sara ont cet effet, on ne peut s’empêcher de leur répondre, ils sont contagieux et lumineux, ils inspirent la bonne humeur. L’espoir aussi. Ca va aller, semblent-ils dire, et tu as presque envie de la croire. Même toi. Si sombre, si sérieux.

..A l’instar de la question qu’elle te pose, et tu écarquilles les yeux à cause de la surprise. A plusieurs titres. Déjà tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te pose une question personnelle. Surtout aussi personnelle. Tu pourrais lui dire qu’elle ne manque pas de culot ou de courage - mais non. Sara n’a pas peur de toi, et ça te fait du bien de le savoir d’un côté. Elle ne voit pas ces choses-là, elle ne voit qu’une question simple. Mais toi. Oserais-tu te confier ? Finalement oui tu oses - peut-être est-ce l’heure tardive qui incite aux confidences, peut-être est-ce sa gentillesse qui t’incite à lui répondre. Tu ne sais pas et ça n’a pas d’importance au fond.

« ..Oui.» Même après tout ce temps, six ans, tu regrettes toujours. Mais tes mots deviennent malhabiles parce que tu ne sais parler de tes émotions.  «  En partie parce que j’ai laissé en plan quelque chose d’important là-bas.» Une guerre, ton destin, ton ancienne vie. Mais ça tu le gardes pour toi. Ce n’est pas une chose que tu pourrais lui raconter à Sara, que tu étais destiné à mourir sur le champ de bataille et que tu aurais préféré que les choses se passent comme il l’était prévu.  C’est trop triste pour elle, tu ne veux pas l’inquiéter ; surtout que tu l’as déjà un peu blessée.

« Et vous ?»oses-tu enfin demander.  «  Comment était  la...Slovénie, c’est ça ?» Tu butes un peu sur le mot étranger, mais une fois de plus. Tu essaies. Comme tu peux. De t’intéresser à d’autres cultures que la nippone.  « ...Je comprendrais si vous ne vouliez pas répondre cependant.»

...Parce que la Slovénie, cela devait vouloir dire avant le fauteuil, avant l’Institut. Sujet sensible. Encore un.


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Est-ce que nous manquons à la Terre ?
Elle l'avait sur le bout des lèvres, cette question ; et elle la garde dans sa tête, dans sa mémoire, le temps de laisser place aux miroirs (ceux qui dévorent l'âme, qui nous brûlent avec nos propres regards).
Ce n'est pas une question qu'il apprécie -elle le note, dans un coin de sa tête, et elle n'en fait rien. Elle n'est plus à ça près, ce soir ; elle a la lourdeur de l'atmosphère au fond des poumons, le poids de sa peau sur ses muscles, la pression du siège contre ses membres morts. Mais les questions, elles, ce ne sont que de l'air que l'on pousse, du vide -on a essayer de mesurer la masse du rien, a-t-elle lu quelque part. Elle a la réponse : il pèse moins que ce qu'on attend de soi.
Sa réponse sonne comme un aveu, un glas effroyable qui lui scie la bouche, coupable mais pas vraiment. La Terre lui manque -et pour autant, ça ne veut rien dire. Ça ne dit pas pourquoi, ça ne dit pas s'il voudrait être là-bas, ça ne veut pas dire qu'il regrette. Elle sait, Sara, à son air, qu'il n'a pas fini de parler.
La vérité, c'est qu'ils ont tous laissé quelque chose. Même ceux qui prétendent qu'ils n'avaient rien à perdre -on perd une part de soi peu importe où l'on va. Alors voilà : on y laisse du nôtre, et parfois on veut le chercher, le reprendre, l'enfermer, et c'est généralement ces petits morceaux qui nous saignent de l'intérieur.
Elle se tait -elle sait qu'il n'a pas fini. Elle le comprend, qu'il s'attende à une réciprocité, alors elle a le même regard hagard quand il lui demande. Elle aimerait dire plein de choses. Elle pourrait, vraiment, et pourtant, elle ne le fait pas. C'était beau. Elle a le calme qui voile son visage ; elle se rappelle du froid de la rivière, du chant des sauterelles, des herbes qui lui accrochaient les pieds. Très vert. Et peut-être que ça passion pour les fleurs vient de là, de son pays natal des souvenirs qu'elle n'a jamais pu avoir. Je ne me souviens plus grand chose de la Slovénie. Après tout, je suis arrivée ici à mes onze ans. Mais ses parents -elle y repense souvent. Elle sait qu'ils seraient heureux de la savoir ici. Elle sait qu'elle ne peut rien faire. Elle sait que c'était la meilleur solution. Mais vous savez, parfois les grandes choses ont besoin qu'on les abandonne. Même les choses tout court, en réalité. Et elle le sait, Sara. Ça lui écrase le cœur, mais elle le sait.



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Une fois de plus tu crains de l’avoir vexée, offensée, blessée - et cette fois par contre, tu n’as pas fait mouche. Elle a un air un peu ailleurs cependant. La fatigue sûrement, très certainement ; tu te sens toi-même un peu moins réactif. Presque...Plus vulnérable.  Sous l’éclairage bien laid de la salle de repos vous ressemblez presque à des fantômes en fait, des reliques du passé. Des apparitions hallucinées. Un peu comme cette pièce de théâtre que tu as lue, Hamlet. Ou ces histoires de fantômes japonais qui étaient si populaires.

Ou alors comme toi tout à l’heure, elle est perdue dans l’évocation de sa Slovénie natale. Tu essayes d’imaginer un peu ce que cela pouvait être comme pays. Déjà,tu sais que tu dois oublier les rizières. L’Europe est très différente de ton Japon. La Slovénie était verte te dit-elle, et tu t’imagines des forêts, des prairies, des champs de blé, des fleurs aussi. Des vieux bâtiments occidentaux comme tu as pu voir dans des livres d’histoire. Mais ton imagination a des limites. Sara, elle, a vu.

« Oh, je vois. Autant pour moi. Ca devait être agréable, cependant. » Tu aurais du y penser plus tôt. C’est vrai qu’elle est jeune Sara, donc elle a du quitter son pays encore plus jeune ; c’est ton opposé, toi qui avais construit ta vie là-bas - qui était presque à son terme. Elle, a pu s’en construire une ici ; toi on te l’a volée, et cette injustice te fait encore tellement de mal. Tu en rêves la nuit parfois, tu revis des événements de ton passé, souvenirs réels ou modifiés, et tu ne peux plus te rendormir après, misérable.

« ...Vous pensez ? » Ton regard s’adoucit, se fait presque plaintif. Il y a du doute dans ta voix.De l’interrogation, de l’incertitude. Beaucoup trop pour qui te connaît, habituellement si sûr de toi. C’est presque l’inverse de tout à l’heure, quand tu disais être perdu dans tes pensées et qu’elle semblait perplexe quant à la possibilité d’une telle chose. Tu as peur, au fond - peur qu’elle ait raison, peur qu’il soit plus sage de te résigner à vivre ici puisque le retour à ton époque n’est plus possible...Pour le moment.

« Je me demande si...» Ta voix est hachée, et tu finis par secouer la tête.  « ..Je ne sais pas.» Une pause, juste une.  « Abandonner mes camarades, mes subordonnés en étant transféré contre mon gré.. Est-ce que c’est vraiment une bonne chose ? Ils comptaient sur moi  pour les guider dans cette guerre et...»

...Et tu les as abandonnés, et cette honte ne te quittera jamais même si tu n’es pas responsable.


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she hides away like a ghost
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Elle n'avait pas remarqué -la couleur jaune des lampes fatiguées, le blanc décoloré des murs agrafés d'affiches à décortiquer, les chaises bancales les vrombissements de la machine le grincement de la porte quand elle s'est refermée. Elle a vécu, cette salle -ça se sent sans qu'on ne le sache vraiment.
Peut-être que la vie appelle la vie, et la vie appelle pour sûr les questions ; et ils sont là, à demander des questions faites de dentelles (on voit tout à travers elles) et des réponses à demi-mots (on devine ce qui se cache derrière). Ils n'ont pas besoin de crier la crue vérité. Juste de l'esquisser, de l'avouer, de dire que ça a existé.
Peut-être est-ce une forme de réconfort.
Ce n'était pas agréable. Ça l'était, un jour, sûrement, mais c'est devenu torture pour une enfant de dix ans, une prison dans le déchirement, une peine pour ses parents.
Elle le sait, elle n'aurait pas pu resté là-bas. Elle serait partie (d'une manière ou d'une autre).
Alors oui -elle le pense. Elle ne dit rien, parce qu'elle sait, Sara, que Toshizo n'a pas fini : il veut savoir si lui aussi, il tombe sous la coupe des axiomes qu'elle prononce. Des vérités qu'elle sort sans les vérifier, des mots qu'elles dit sans les emprunter ; quelle force ont-ils ? Probablement trop.
Il y a un silence, après les blancs de ses hésitations. Elle le regarde toujours, Sara, de ses yeux tout droit tirés de la face cachée de la Lune, de ce violet pâle (fantôme) de ces étincelles colorées (baume). Et peut-être que votre plan était le mauvais, que celui qui vous a remplacé était plus adapté. Peut-être que vous auriez mené à la mort de vos hommes, plutôt qu'à la mort de l'ennemi. Parce qu'elle sait qu'on parle de ça. D'être tué ou de tuer. Elle n'a pas vécu la guerre, elle en a seulement entendu parler (assez pour lui rendre le sang glacé). Ca reste une histoire de morts. Et de nombre, et de victoire, et d'ego, et parfois de survie, mais beaucoup trop rarement. Ou peut-être que vos compétences étaient nécessaires autre part. Avant que vous ne soyez dans le décompte des perdus à jamais. Parce que la guerre -elle en a peur, Sara. C'est un monstre comme beaucoup de monstres existent : ils se nourrissent d'eux-même (son père lui disait bellum se ipsum alet).
Mais la guerre, elle la sent venir, Sara.



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