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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

with every kiss from a friend ❁ toshizo

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Personnage : Ancien vice-commandant du Shinsengumi, aujourd'hui chef de brigade à l'Institut. Ça a un sens. Si si.
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posté le Ven 30 Juin 2017 - 19:39 (16)
En même temps que tu prononces tes derniers mots, tu te rends compte de l’erreur que tu as commise. Tu voulais cacher ton passé à Sara pour ne pas lui faire de peine. Elle n’a pas à savoir que tu as co-dirigé le Shinsengumi, elle n’a pas à savoir que tu as fait assassiner des gens, elle n’a pas à savoir que tu as pris le parti du Shogunat, celui qualifié des traîtres à la cour, que les batailles que tu as livrées ont été des défaites. Elle n’a pas à savoir que tes capitaines sont partis les uns après les uns, livrant leurs propres batailles pendant que toi tu livrais les tiennes. Jusqu’au Nord. Au bout du monde. Et pourtant elle le sait maintenant, elle le sait que tu as du sang sur les mains et la conscience. Que tu as guidés des hommes vers leur mort...Et que tu ne le regrettes pas, que tu es fier de ce que tu as accompli, de ta lutte de convictions.

Mais pourtant - une part de toi a peur. Elle a peur qu’elle cesse de te respecter parce qu’elle te considère comme un monstre. Parce que tu l’apprécies Sara, parce qu’elle t’apaise, parce que tu te sens bien en sa présence,et que perdre son respect te ferait mal. Il y en a dont tu te moques qu’ils te respectent ou non, ils peuvent bien se moquer tu en as l’habitude mais pas Sara ; parce qu’elle est devenue importante pour toi mine de rien. Tu as peur qu’elle ait peur de toi, qu’elle te méprise, qu’elle te haïsse. Tu le comprendrais néanmoins - et c’est presque ça le pire.  Quoi de plus naturel qu’une personne aussi douce que Sara ne veuille plus frayer avec quelqu’un qui respire la violence comme toi ?

C’était tellement simple avant, quand elle ne savait pas qui tu étais, quand tu étais juste Hijikata-sensei et pas l’ancien chef de guerre. Quand..tu dissimulais, quand tu étais juste apprécié pour toi et tes qualités.

Alors tu la regardes - tu attends et tu observes.  Elle n’a pas de mouvement de recul ; mais elle te regarde aussi, elle te regarde de ses grands yeux violets, et elle parle.

« ...Nous étions dans le camp des perdants depuis le début. Des morts il y en a eu, il y en aurait eu si j’étais resté. C’est..ce qui est arrivé, c’est ce que l’Histoire a retenu. Même si mon camp s’est rendu peu après le décès du Toshizō Hijikata de cette ligne temporelle.»  Tu ne parviens pas à dire que c’est toi. Parce que toi - c’est ce Toshizō présent à Pallatine, qui parle en ce moment. Pas les autres.  « Peut-être qu’ils ont fait la même chose en ne me voyant pas le lendemain de mon transfert, qui devait être le jour de ma mort suite à l’attaque ennemie.»  Un pas plus loin dans le raisonnement.  « Peut-être que ça les a sauvés dans ma ligne de temps. Au moins quelques-uns.»   Parce que tu veux y croire. Un peu. Un tout petit peu -grâce à Sara.

Est-ce que c’est du soulagement que tu ressens ? Est-ce que tu es prêt à admettre que du bon est sorti de ton transfert, même si ce n’est que ça ? Même s’il y aura toujours cette honte indicible chevillée à ta vieille carcasse - un tout petit peu plus légère néanmoins ?

Un nouveau regard vers Sara. Un instant de réflexion. Un nouvel instant de doute.

Et tu t’inclines plus profondément que tu ne l’as jamais fait.

Signe de respect. Et enfin.

«Merci.»

Simple murmure à peine audible.

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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Personnage : Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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posté le Dim 2 Juil 2017 - 19:43 (17)
she hides away like a ghost
+ toshizo
Elle attend, Sara. Elle sait que tout viendra ; le temps, c'est un mur, et elle attend d'un côté. Elle sait que Toshizo la rejoindra. Elle sait -elle l'entend cogner, elle l'entend frapper, peut-être même un peu supplier. Alors elle attend. Les excuses, les explications, les repentirs et les envies de partir. Elle attend les trous dans le mur, Sara, et après, elle décidera si elle veut les agrandir ou les détruire.
Il s'est rendu compte de ce qu'il a dit. Probablement aurait-il préféré ne jamais rien avouer, vivre dans un demi-mensonge en ta présence -ça lui aurait gâché votre amitié, et désormais, ça gâchait peut-être celle de Sara. Elle n'a pas encore décidé.
Il s'est rendu compte de ce qu'elle a dit. Elle aurait aimé être plus positive, sourire comme en conférence, accepter avec révérence, mais c'est toujours la même chose : les cernes, la lumière, la fatigue.
Gagnants ou perdants,  dans l'absolu, est-ce si différent ?  Sûrement pour lui -il a dû voir des amis qui ne revenaient plus, des inconnus aux têtes perdues, des rêves à l'espoir bien trop ténu. Elle avait entendu parler, Sara, du syndrome du survivant : comment ceux qui sont encore là pleurent tellement les autres, et comment ils pensent que l'injustice n'a pas lieu d'être. La vérité, et tout le monde le sait, c'est que la vie est injuste. Aussi terrible que cela paraisse ; et elle le porte dans son ventre, dans le panier de son fauteuil, dans tous les aménagements qu'elle a dû construire. Peut-être que le mur en porte un peu -et elle se demande, Sara, où est-ce que Toshizo range son injustice à lui. Et quand il parle, elle ne l'interrompt pas. C'est une mauvaise idée, que d'interrompre des aveux : ils sont rarement aussi sincères quand ils recommencent.
Il y a le silence, un instant.
Et un merci -un instant qui flotte dans l'air, immobile, pétrifié, presque.
Et elle se sent un peu horrible, Sara - parce que ce qu'elle pensait, juste à l'instant, ce qu'elle a failli dire, c'est un peut-être, des peut-être qui disent qu'ils n'en sauront jamais rien et que tout est envisageable, que rien n'est éliminable. Terrible, disait-elle dans sa tête : elle se rendait compte, Sara, qu'elle était souvent cruelle.
Alors elle reste silencieuse. Elle a son thé dans la main : il est froid. Elle a froid, à vrai dire, et elle a l'impression de tomber sous une tonne de fatigue en un instant. Merci pour le thé, Hijikata. Elle ne peut rien dire d'autre.

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posté le Sam 15 Juil 2017 - 22:21 (18)
Et le temps paraît comme suspendu.

Tu ne sais pas quoi dire de plus après tes remerciements. Sincères s’ils en étaient. Peut-être d’autant plus perturbants ; tu ne sais pas, mais tu avais besoin de les prononcer, parce qu’ils t’ôtent un poids de tes épaules ; même s’il ne s’agit que d’un petit “et si”. Avec des si on peut refaire le monde, tu l’as appris depuis que tu es à Pallatine ; tu as pu croiser tant de personnes venues de tant d’univers différents, qui ont connu des évolutions différentes ; parfois les différences sont infimes et parfois non, parfois tu sais que tu aurais pu vivre dans ces univers et parfois le simple fait qu’ils existent pourrait te faire paniquer. Avec des si. Si tu n’avais pas osé te confier, la situation ne serait pas ce qu’elle est maintenant, à savoir une longue pause dans votre discussion. Tu serais toujours le rude Hijikata-sensei, rien de plus ; qui avoue juste qu’il a la nostalgie de son époque. C’aurait été peu et ç’aurait été beaucoup. Mais il fallait croire que ce soir, dans cette salle, tu avais envie de te confier à Sara - et tu assumes les conséquences.

Mais avec des si on peut tout faire. Un simple “peut-être” a suffi  à soulager ta conscience.  Imaginer que certains de tes soldats qui t’ont suivi jusqu’au bout ne sont pas morts pour rien parce que ta dernière charge n’a jamais eu lieu, cela te soulage. Tu es pourtant d’un naturel très terre à terre, pragmatique ; tu t’abandonnes rarement à des rêveries, tu manques de spontanéité car tu planifies tout habituellement, en essayant de ne laisser aucune option de côté. Et pourtant,  pris dans ton malheur, dans ta culpabilité, tu n’as même pas songé que ta disparition ait pu être une bonne chose pour ton camp. Tu avais choisi de vivre parce que tu étais trop fier pour commettre seppuku à Pallatine , malgré ta honte, t’enlisant dans une spirale d’auto-détestation, t’enfonçant chaque jour plus dans une espèce de mélancolie ; et il a suffi du peut-être d’une toute jeune fille pour apporter un rayon de soleil dans cette obscurité. Comme quoi ; mieux vaut l’optimisme d’une hypothèse que rien du tout.

Et c’est bien pour ça que Sara t’est précieuse, même si tu ne sais pas toujours comment le lui montrer.

Elle te remercie pour le thé ; mais sans suffixe honorifique, ce qui te fait lever un sourcil. Deux façons de voir les choses ; soit elle veut s’éloigner, soit au contraire, cela signifie que vous vous êtes rapprochés pour elle. Tu préfères choisir la seconde solution.

«Je vous en prie.»  Mais il est impensable que tu l’appelles Sara. C’est trop. Trop proche. Trop d’émotions pour cette soirée aussi. Néanmoins, tu sens que tu lui parles d’une voix un peu moins rude ; preuve d’acceptation, de respect.  Une étape a été franchie d’un certain côté ; on ne sort pas indemne de telles confidences.

Tu fronces alors les sourcils.

«Vous avez l’air fatiguée. Est-ce que vous souhaitez rentrer chez vous ? Faire un détour pour vous raccompagner ne me pose pas le moindre souci. Au contraire.»

Parce que bien avant que l’idée “Il faut protéger la Princesse Améthyste à tout prix” ne vienne à ton esprit, c’est surtout “Il faut protéger Sara à tout prix.” qui prime chez toi. Tu as déjà perdu suffisamment de proches ; tu ne veux pas en plus la perdre elle.

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