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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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with every kiss from a friend ❁ toshizo

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Ancien vice-commandant du Shinsengumi, aujourd'hui chef de brigade à l'Institut.

Ton histoire est celle d'un simple paysan qui a voulu s'élever, transcender les classes de sa société ; et devenir samurai, en adopter les valeurs et le mode de vie. C'est celle d'un homme qui a voulu rêver.

Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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En même temps que tu prononces tes derniers mots, tu te rends compte de l’erreur que tu as commise. Tu voulais cacher ton passé à Sara pour ne pas lui faire de peine. Elle n’a pas à savoir que tu as co-dirigé le Shinsengumi, elle n’a pas à savoir que tu as fait assassiner des gens, elle n’a pas à savoir que tu as pris le parti du Shogunat, celui qualifié des traîtres à la cour, que les batailles que tu as livrées ont été des défaites. Elle n’a pas à savoir que tes capitaines sont partis les uns après les uns, livrant leurs propres batailles pendant que toi tu livrais les tiennes. Jusqu’au Nord. Au bout du monde. Et pourtant elle le sait maintenant, elle le sait que tu as du sang sur les mains et la conscience. Que tu as guidés des hommes vers leur mort...Et que tu ne le regrettes pas, que tu es fier de ce que tu as accompli, de ta lutte de convictions.

Mais pourtant - une part de toi a peur. Elle a peur qu’elle cesse de te respecter parce qu’elle te considère comme un monstre. Parce que tu l’apprécies Sara, parce qu’elle t’apaise, parce que tu te sens bien en sa présence,et que perdre son respect te ferait mal. Il y en a dont tu te moques qu’ils te respectent ou non, ils peuvent bien se moquer tu en as l’habitude mais pas Sara ; parce qu’elle est devenue importante pour toi mine de rien. Tu as peur qu’elle ait peur de toi, qu’elle te méprise, qu’elle te haïsse. Tu le comprendrais néanmoins - et c’est presque ça le pire.  Quoi de plus naturel qu’une personne aussi douce que Sara ne veuille plus frayer avec quelqu’un qui respire la violence comme toi ?

C’était tellement simple avant, quand elle ne savait pas qui tu étais, quand tu étais juste Hijikata-sensei et pas l’ancien chef de guerre. Quand..tu dissimulais, quand tu étais juste apprécié pour toi et tes qualités.

Alors tu la regardes - tu attends et tu observes.  Elle n’a pas de mouvement de recul ; mais elle te regarde aussi, elle te regarde de ses grands yeux violets, et elle parle.

« ...Nous étions dans le camp des perdants depuis le début. Des morts il y en a eu, il y en aurait eu si j’étais resté. C’est..ce qui est arrivé, c’est ce que l’Histoire a retenu. Même si mon camp s’est rendu peu après le décès du Toshizō Hijikata de cette ligne temporelle.»  Tu ne parviens pas à dire que c’est toi. Parce que toi - c’est ce Toshizō présent à Pallatine, qui parle en ce moment. Pas les autres.  « Peut-être qu’ils ont fait la même chose en ne me voyant pas le lendemain de mon transfert, qui devait être le jour de ma mort suite à l’attaque ennemie.»  Un pas plus loin dans le raisonnement.  « Peut-être que ça les a sauvés dans ma ligne de temps. Au moins quelques-uns.»   Parce que tu veux y croire. Un peu. Un tout petit peu -grâce à Sara.

Est-ce que c’est du soulagement que tu ressens ? Est-ce que tu es prêt à admettre que du bon est sorti de ton transfert, même si ce n’est que ça ? Même s’il y aura toujours cette honte indicible chevillée à ta vieille carcasse - un tout petit peu plus légère néanmoins ?

Un nouveau regard vers Sara. Un instant de réflexion. Un nouvel instant de doute.

Et tu t’inclines plus profondément que tu ne l’as jamais fait.

Signe de respect. Et enfin.

«Merci.»

Simple murmure à peine audible.


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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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she hides away like a ghost
+ toshizo
Elle attend, Sara. Elle sait que tout viendra ; le temps, c'est un mur, et elle attend d'un côté. Elle sait que Toshizo la rejoindra. Elle sait -elle l'entend cogner, elle l'entend frapper, peut-être même un peu supplier. Alors elle attend. Les excuses, les explications, les repentirs et les envies de partir. Elle attend les trous dans le mur, Sara, et après, elle décidera si elle veut les agrandir ou les détruire.
Il s'est rendu compte de ce qu'il a dit. Probablement aurait-il préféré ne jamais rien avouer, vivre dans un demi-mensonge en ta présence -ça lui aurait gâché votre amitié, et désormais, ça gâchait peut-être celle de Sara. Elle n'a pas encore décidé.
Il s'est rendu compte de ce qu'elle a dit. Elle aurait aimé être plus positive, sourire comme en conférence, accepter avec révérence, mais c'est toujours la même chose : les cernes, la lumière, la fatigue.
Gagnants ou perdants,  dans l'absolu, est-ce si différent ?  Sûrement pour lui -il a dû voir des amis qui ne revenaient plus, des inconnus aux têtes perdues, des rêves à l'espoir bien trop ténu. Elle avait entendu parler, Sara, du syndrome du survivant : comment ceux qui sont encore là pleurent tellement les autres, et comment ils pensent que l'injustice n'a pas lieu d'être. La vérité, et tout le monde le sait, c'est que la vie est injuste. Aussi terrible que cela paraisse ; et elle le porte dans son ventre, dans le panier de son fauteuil, dans tous les aménagements qu'elle a dû construire. Peut-être que le mur en porte un peu -et elle se demande, Sara, où est-ce que Toshizo range son injustice à lui. Et quand il parle, elle ne l'interrompt pas. C'est une mauvaise idée, que d'interrompre des aveux : ils sont rarement aussi sincères quand ils recommencent.
Il y a le silence, un instant.
Et un merci -un instant qui flotte dans l'air, immobile, pétrifié, presque.
Et elle se sent un peu horrible, Sara - parce que ce qu'elle pensait, juste à l'instant, ce qu'elle a failli dire, c'est un peut-être, des peut-être qui disent qu'ils n'en sauront jamais rien et que tout est envisageable, que rien n'est éliminable. Terrible, disait-elle dans sa tête : elle se rendait compte, Sara, qu'elle était souvent cruelle.
Alors elle reste silencieuse. Elle a son thé dans la main : il est froid. Elle a froid, à vrai dire, et elle a l'impression de tomber sous une tonne de fatigue en un instant. Merci pour le thé, Hijikata. Elle ne peut rien dire d'autre.



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Ton histoire est celle d'une étoile filante, une comète qui a brillé brièvement mais avec intensité dans l' histoire du Japon. A l'image de la floraison de la fleur de cerisier, si éphémère mais si glorieuse.

Ton histoire est noble et tragique, comme le masque du tyran que tu as prétendu être, le chef sévère mais au fond qui se préoccupait trop de ceux qu'il aimait.

Ton histoire enfin maintenant, c'est celle d'un homme à qui l'on a volé son destin, qui le sait - et qui essaie d'avancer malgré tout ; qui change tout en ne changeant pas. Immuable comme la terre, immatériel comme un courant d'air, mouvant comme l'eau, et brûlant toujours du même feu intérieur.

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Et le temps paraît comme suspendu.

Tu ne sais pas quoi dire de plus après tes remerciements. Sincères s’ils en étaient. Peut-être d’autant plus perturbants ; tu ne sais pas, mais tu avais besoin de les prononcer, parce qu’ils t’ôtent un poids de tes épaules ; même s’il ne s’agit que d’un petit “et si”. Avec des si on peut refaire le monde, tu l’as appris depuis que tu es à Pallatine ; tu as pu croiser tant de personnes venues de tant d’univers différents, qui ont connu des évolutions différentes ; parfois les différences sont infimes et parfois non, parfois tu sais que tu aurais pu vivre dans ces univers et parfois le simple fait qu’ils existent pourrait te faire paniquer. Avec des si. Si tu n’avais pas osé te confier, la situation ne serait pas ce qu’elle est maintenant, à savoir une longue pause dans votre discussion. Tu serais toujours le rude Hijikata-sensei, rien de plus ; qui avoue juste qu’il a la nostalgie de son époque. C’aurait été peu et ç’aurait été beaucoup. Mais il fallait croire que ce soir, dans cette salle, tu avais envie de te confier à Sara - et tu assumes les conséquences.

Mais avec des si on peut tout faire. Un simple “peut-être” a suffi  à soulager ta conscience.  Imaginer que certains de tes soldats qui t’ont suivi jusqu’au bout ne sont pas morts pour rien parce que ta dernière charge n’a jamais eu lieu, cela te soulage. Tu es pourtant d’un naturel très terre à terre, pragmatique ; tu t’abandonnes rarement à des rêveries, tu manques de spontanéité car tu planifies tout habituellement, en essayant de ne laisser aucune option de côté. Et pourtant,  pris dans ton malheur, dans ta culpabilité, tu n’as même pas songé que ta disparition ait pu être une bonne chose pour ton camp. Tu avais choisi de vivre parce que tu étais trop fier pour commettre seppuku à Pallatine , malgré ta honte, t’enlisant dans une spirale d’auto-détestation, t’enfonçant chaque jour plus dans une espèce de mélancolie ; et il a suffi du peut-être d’une toute jeune fille pour apporter un rayon de soleil dans cette obscurité. Comme quoi ; mieux vaut l’optimisme d’une hypothèse que rien du tout.

Et c’est bien pour ça que Sara t’est précieuse, même si tu ne sais pas toujours comment le lui montrer.

Elle te remercie pour le thé ; mais sans suffixe honorifique, ce qui te fait lever un sourcil. Deux façons de voir les choses ; soit elle veut s’éloigner, soit au contraire, cela signifie que vous vous êtes rapprochés pour elle. Tu préfères choisir la seconde solution.

«Je vous en prie.»  Mais il est impensable que tu l’appelles Sara. C’est trop. Trop proche. Trop d’émotions pour cette soirée aussi. Néanmoins, tu sens que tu lui parles d’une voix un peu moins rude ; preuve d’acceptation, de respect.  Une étape a été franchie d’un certain côté ; on ne sort pas indemne de telles confidences.

Tu fronces alors les sourcils.

«Vous avez l’air fatiguée. Est-ce que vous souhaitez rentrer chez vous ? Faire un détour pour vous raccompagner ne me pose pas le moindre souci. Au contraire.»

Parce que bien avant que l’idée “Il faut protéger la Princesse Améthyste à tout prix” ne vienne à ton esprit, c’est surtout “Il faut protéger Sara à tout prix.” qui prime chez toi. Tu as déjà perdu suffisamment de proches ; tu ne veux pas en plus la perdre elle.


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throw your hands in the air
+ toshizo
Elle n'est pas mal à l'aise, Sara, pas vraiment.
Elle sait qu'elle a ses failles et ses défauts ; elle sait qu'elle est souvent délavée, qu'elle sourit pour que tout aille mieux et que souvent elle se perd dans sa fatigue dans la pression constante dans le positivisme qu'elle vit mais pas vraiment. Pas vraiment. Jamais vraiment.
Elle a l'impression de regarder sa vie qui file comme à la fenêtre d'un train, de loin, alors qu'elle, elle ne bouge pas. Peut-être qu'elle reste à la même place et que c'est le monde qui tourne ; peut-être qu'elle peut autant marcher en vrai que métaphoriquement.
Elle reste silencieuse. Il n'y a plus rien à dire, de toutes manières : elle est trop fatiguée pour la tension, pour les non-dits, pour les faux semblants. Elle a besoin de temps. Elle a besoin de réfléchir, de toujours tout voir d'un peu plus loin oh parce qu'elle est bien passionnée, Sara, mais elle est plutôt du genre à essayer de rendre justice du mieux qu'elle peut, du bout de son esprit. Mais la voilà : ce que veulent les gens, c'est des réponses immédiates. De quoi se rassurer, jusqu'à la prochaine fois.
Elle se rend compte, soudainement, qu'elle est juste honnête avec Toshizo, d'une manière qu'elle est rarement. Avec brutalité. Sans pitié, sans décor, sans jolis ornements pour rendre tout ça plus facile à avaler.
Et oh, elle ne le sait pas, mais c'est une montagne brute, Sara ; c'est beaucoup de force et beaucoup de tranquillité. Elle aimerait bien être immuable. Pas éternelle, non, mais au moins reconnaissable ; être cet oeil bienveillant qui reste, qui plane, qui s'installe parfois.
Mais la pitié, ce n'est pas quelque chose qu'elle porte en elle.
Elle le regarde, de ses yeux fantômes, extra-terrestres, inhumains. Ils brillent toujours, mais différemment : une lueur diffuse, de quoi rallumer un peu la pièce d'un violet douceâtre, de pierres anciennes. Elle lui sourit : le mauve est une couleur froide, mais elle a le mérite d'être calme. Reposante.
Elle inspire. Je suis fatiguée, oui. Elle est fatiguée de tellement de choses qu'elle ne pourrait pas tous les citer, que Toshizo ne pourrait pas tous les imaginer. Je ne suis pas contre le fait d'être poussée jusqu'à chez moi, effectivement. Elle l'invite, comme lui vient de le faire. Peut-être qu'elle s'endormira en route. Peut-être que le silence parlera trop. Peut-être que d'autres choses encore arriveront.
Qui est-elle pour le savoir.



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Tu recommences à jouer les papas poules ; tu le sais. Même si Sara ne fait pas partie de ta section, même si techniquement vous ne devriez même pas être amenés à vous connaître, à vous parler, à prendre un thé comme maintenant, tu t’inquiètes trop. Certaines choses ne changent pas, dans un univers comme dans l’autre, et ton inquiétude pour tes proches en fait partie. Cela fait partie de ta nature, tout simplement. T’inquiéter, prendre des gens sous ton aile, même inconsciemment ; voilà bien une habitude dont tu n’arrives pas à te dépêtrer. Tu le sais pourtant, que Sara pourrait devenir ta faiblesse, si votre bonne entente venait à être davantage connue. Que certains pourraient tenter de t’atteindre à travers elle ; ou elle à travers toi. C’est presque le risque inhérent à vos positions respectives dans l’Institut, et que tu regrettes amèrement car tu ne veux pas que quelque chose lui arrive à cause de toi. Mais si vous n’aviez pas ces rôles, vous ne vous connaîtriez probablement même pas. Paradoxe. Et c’est aussi pour cela que tu es prêt à la protéger à tout prix.

Tu hoches la tête avec un «Très bien»  lorsqu’elle te demande de la raccompagner ; et vous remontez rapidement chercher le reste de vos affaires. Ton manteau, notamment, car les nuits sont fraîches. (En plus de dissimuler ton uniforme qui fait de toi une cible.)  Et tu réfléchis parce que tu ne peux t’en empêcher ; tu te demandes dans quelle mesure la discussion à cœur presque ouvert va impacter sur vos relations désormais. Si elle a changé d’avis sur toi. Toi en revanche ; tu sais que ton opinion sur elle n’a pas changé, que Sara t’a conforté dans le fait qu’elle était une bonne personne, respectable. (Qui ne devrait rien avoir à faire avec toi. chuchote un mauvais génie à ton oreille. Parce que toi, tu charries une odeur de violence, de sang et de meurtre.)

Et vous sortez dans l’air frais de la nuit une fois prêts. A cette heure-ci, on ne trouve plus grand-monde aux abords de l’Institut. Pallatine elle-même semble silencieuse, mais ce n’est qu’une illusion ; elle vit, et tu le sais trop bien. Elle ne dort jamais ; les monstres sont toujours tapis dans l’ombre. C’est frustrant ; mais tu as autre chose à faire ce soir. Tu pousses le fauteuil de Sara en portant la plus grande attention à votre itinéraire, à ne pas emprunter des portions de trottoir trop abîmées pour  éviter de la secouer ; et en même temps, tu scannes le périmètre, prêt à dégainer ton pistolet si nécessaire.

Finalement vous arrivez à son appartement.  Une pause s’installe. Tu ne sais que dire, ou plutôt il y en aurait trop de choses que tu pourrais dire, mais tu ne le fais pas. Certaines choses sont mieux non-dites ; est-ce que vous me détestez maintenant, est-ce que je suis un monstre à vos yeux. Tant de choses., en effet.

Tu t’inclines à nouveau, pour la saluer alors que tu prononces ces derniers mots.

«Passez une bonne nuit, pour ce qu’il en reste.»  Oui, car il est tard en effet. «Prenez bien soin de vous, surtout.»  Tes paroles ont un air de “ A une prochaine fois” que tu ne veux pas vocaliser, parce que tu ne veux pas t’imposer à Sara ; à elle de décider si elle veut que vous continuiez à vous parler, comme avant.

Néanmoins - tu ne comptes pas partir avant que la porte de l’appartement de la jeune fille se soit refermée. Par mesure de précaution ; parce que tu te préoccupes trop d’elle.


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i'm learning so i'm leaving
+ toshizo
Ce n'est pas par gentillesse qu'elle le laisse l'accompagner. C'est par fatigue, c'est par apaisement, c'est par neutralité. Elle sait qu'elle devrait éprouver plus. Elle sait qu'elle devrait avoir un orage, un ouragan, entre doutes et colères, mais elle est là, assise sur sa chaise, peut-être avachie, peut-être détrônée, peut-être manipulée. Elle n'a plus assez de forces pour réagir, pour dire quelque chose pour continuer d'essayer de pardonner.
Le trajet est silencieux. Elle n'accuse pas, Sara, comme elle ne cherche pas à excuser ; elle a des discours tout préparés au creux de son cerveau, il ne manquerait qu'un signal pour qu'elle les débite de la manière la plus naturelle possible, elle et son joli sourire d'enfant.
Elle a bientôt dix-neuf ans.
C'est le froid de la nuit qui le lui rappelle, alors qu'elle serre sa couverture entre ses doigts. Elle est là depuis huit ans. Bientôt plus de la moitié de sa vie. Elle pourrait en parler pendant des heures, y penser pendant des semaines, mais là, il n'y a que l'implacable fait qui s'insinue dans son cerveau, aussi froid et beau que sont les flocons en hiver : ils existent, et on les laisse être.
La porte est devant elle. Il y a un silence de plus, celui qui rend les choses plus compliquées au fur et à mesure qu'il s'allonge -il le brise et oh, ce n'est que connivence et politesse. Ce n'est pas pour autant non porté par le cœur, elle ne le nie pas, mais la chaleur des mots de Toshizo n'arrive pas à dérider les glaciers qui se forment à la surface de la nuit. Merci. Elle reprend possession du fauteuil en une inclinaison de doigt. Bonne soirée à vous aussi. Elle a le sourire de ceux qui dorment déjà et qui auraient préféré rêver ; la porte s'ouvre, elle avance. La porte se referme, mais elle reste en place.
Il y a le vide qui creuse dans son buste.



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