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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

L'appel du sang - Junji Ohno

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sympathy for the devil
Personnage : Etsuko, un parfum de sable chaud au creux des reins, une image de cerisier en fleurs dans le ton de sa voix. Une femme perdue naviguant en eaux troubles. Un sourire, toujours, voilant la vérité, un passé qui ne veut pas quitter sa rétine. Un corps entre deux mondes et une question : pourquoi? Des poings et du sang la recouvrent sans qu'elle s'en cache. Il y a quelque chose de casser en elle et pourtant, on se sent attiré.
Soulevez le voile, n'ayez pas peur. La mort n'existe pas.
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Clan Iwasaki
posté le Lun 27 Fév 2017 - 17:16 (1)
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"Shoot me down, but I won't fall/I'm Titanium"
Le soir était sec et blanc. Quelque chose de duveteux tombait par terre, se ramassant en petits tas compactés aux endroits les plus saugrenus et les plus dangereux. Y glisser était si facile que tu marchais comme sur des œufs. Les trottoirs n’étaient que des patinoires ; sortir relevait du défi stupide lancé à la face des dieux, moqueurs, ricanant au moindre humain se retrouvant le derrière collé au sol. A croire qu’ils n’avaient rien d’autre à faire, ces fainéants… Il n’empêche que tu places ton offrande dans son tonneau de bois avant de les appeler d’un vigoureux ding-ding-ding, clochettes sonnant au grès du vent gelé de ce début d’année. Tes mains à la peau irréellement blanche luisent d’un éclat blafard lorsque tu les claques l’une contre l’autre et les plaques enfin, courbant la tête et réclamant une aide venue d’un ciel strié de gris. Le temple de la déesse Kannon était peu fréquenté après les festivités de la nouvelle année. Carrément désert lorsque les températures chutaient comme aujourd’hui, te laissant dans une paix relative. Après les embrouilles avec les autres diasporas, le silence devenait pesant. Surtout lorsque tu repensais à tous ceux que tu ne pourras plus jamais voir, encore moins entendre les voix, sauf dans tes cauchemars. Tu fronces des sourcils, demandant pardon à la déesse de la miséricorde de laisser ton esprit vagabonder au lieu de te concentrer sur tes prières.

Tes yeux se rouvrent en même temps que le soleil, là-haut, invisible ; seuls les nuages paraissent moins gris, oscillant entre une nuance bizarre de bleu, indéfinissable. Prudente, ton parapluie était déjà vissé sur ton bras, prêt à être dégainé au moindre soupçon d’humidité, ou de chute de neige. L’épaisse écharpe en laine d’agneau et le long manteau noir te tenaient dans une chaleur contrebalancée par les vagues de froid successives tentant de te faire vaciller dans tes bottines fourrées. Les talons faisaient crisser les minces plaques de verglas avant de les briser d’un coup net du talon, écrasant un hiver ne faisant que s’installer pour perdurer jusqu’en mars. Un climat que tu connaissais suffisamment pour avoir vécu à Tokyo, où d’impressionnantes chutes de neige pouvaient parfois mesurer plus d’une demie jambe. Les images de ta ville natale défilent devant tes yeux alors que tu traverses le quartier d’Osatoka, encore endormi. Les volets métalliques des magasins s’ouvrent à peine, leur grincement étant la seule fausse note dans la musique silencieuse du matin. Le soleil luit plus fort, désormais, les premiers rayons éclairant des toits aux noires tuiles, recourbés à leurs extrémités dans un style purement oriental. Y vivre doit être agréable, tu te dis, un moyen de ne pas perdre ses racines. Se rappeler d’où l’on vient, le monde d’avant. Un savant mélange entre présent et passé que tu tentes de séparer sans y parvenir. D’où une sensation désagréable de flotter en permanence entre deux eaux tumultueuses, morceau de bois balloté par des flots impétueux. Tu as cette impression tenace de n’être qu’un pantin qu’on manierait à volonté, n’ayant aucune prise sur ta vie. Pourtant, vu ta position, ce sentiment n’a aucun lieu d’être, ni de paraître. Mais il demeure, pourtant, empoisonnant insidieusement ta vie nouvelle.

Ce n’était pas toutes ces raisons, et mille autres encore, qui t’amenait à consulter le docteur en ce calme matin d’hiver. Tu n’avais pas le rhume, ni le nez qui coulait. Il n’y avait ni début de gastro, ni entorse t’empêchant de marcher, et pourtant tes pas se font de plus en plus lents, de moins en moins assurés. Franchir le porche, activer la petite clochette à l’entrée du cabinet, te présenter, ou pas, à la secrétaire faisant elle-même partie de l’Iwasaki, donc sachant pertinemment ton identité, patienter dans la salle immaculée aux chaises chromées, tout cela t’est pénible. Respirer le parfum écœurant propre à tous milieux hospitaliers te met au bord du gouffre, te voyant te pencher main devant la bouche afin de ne pas dégueuler le maigre repas pris avant de te mettre en route. Il n’y a personne devant toi, il est bien trop tôt pour que le moindre client soit reçu. Tu ne dois ton admission qu’à ton rang de Wakagashira, et au fait que le docteur très particulier que tu t’apprêtais à voir ne soignait que les membres de votre diaspora. Plus quelques extras, sans doute, mais vous fermiez les yeux sur ces gens-là. Junji Ohno était un privilège dans votre milieu, une assurance santé. Le luxe de son cabinet, bien placé dans Osatoka, les meubles de chrome et d’acier, la secrétaire, tout ceci lui était gracieusement offert contre ses bons et loyaux services. Les docteurs chez les yakuzas avaient cette place très particulière, eux qui soignaient des blessures de guerre comme des bobos du quotidien tout en ayant tacitement interdiction de poser trop de questions, et surtout de briser le sceau du secret médical sous aucune condition.

« Madame, le docteur va vous recevoir. Si vous voulez bien me suivre. »

La secrétaire a la voix douce, maternelle. Il n’en reste pas moins que son passé d’assassin fait d’elle l’agent idéale pour surveiller le médecin et l’éliminer si ce dernier se montrait un poil trop… libertin, tu ne trouves pas d’autre mot. Les talons aiguilles résonnent sur le sol si blanc qu’il t’aveugle partiellement. Tu titubes, à présent, si fortement qu’elle se retourne à demi. Heureusement pour ton honneur, tu te redresses, fière, droite, même dans la souffrance. Elle englobe l’image que tu offres, femme pâle, pâle comme la mort, main sur tes lèvres serrées l’autre fermée en un poing agrippant désespérément le bord de ton écharpe presque moins blanche que toi. Elle ne dit rien mais son regard rayon X a déjà compris. Elle se dépêche de t’ouvrir la porte, te permettant de t’asseoir au bord de la banquette recouverte du papier sentant les herbes médicinales. Ton si joli sourire, ta marque de fabrique, n’est plus qu’un souvenir alors que ta voix, murmure rauque sortant en sifflements disgracieux, sort de tes lippes fermées en une mince ligne.

« J’ai pris une balle dans mon bras gauche. Juste en dessous de l’épaule. »

Tu n’aurais jamais dû aller au temple, mais un vieux fond de shintoïsme et de croyance populaire t’obligeait, peu importe ton état, à demander grâce pour une guérison miracle à la déesse à chaque balle que tu te prenais. Même sur le point de mourir, tu y aurais rampé avant de consulter le moindre spécialiste.

Tu enlèves ton manteau avec mille précautions, tes dents tellement serrées que tu les entends grincer. Le chemisier est déboutonné d’une main de moins en moins sûre d’elle, quasi jeter à terre. La tâche rouge n’est que le début d’un carnage qu’on entraperçoit sous les sommaires bandes de gaze n’ayant plus rien de blanc, tirant vers un vermillon si sombre qu’il semble marron.

« Je suis A+. Au-cas-où. »

Tu souris, il sait sûrement tout ton dossier, Junji Ohno, mais tu préfères le lui rappeler, doucement, avant de rassembler tes dernières forces pour t’allonger sur la banquette et de tenter de ne surtout pas sombrer. Ne surtout pas sombrer, tu te répètes, alors que tes paupières papillonnent, ton regard se pose sur tout et n’importe quoi te permettant de ne surtout pas te focaliser sur la douleur de plus en plus dévorante te donnant envie d’hurler.
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Personnage : Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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Clan Iwasaki
posté le Jeu 2 Mar 2017 - 16:58 (2)
Junji dormait. Ou peut-être pas tout à fait. Il ne le savait pas. Sa nuit entière n'avait été qu'une succession d'éveils en sursauts, en sueur, causés par des cauchemars. Oh, rien de très étonnant - un effet secondaire de sa médication. Dérangeant ? Oui, sans doute, mais il s'y était fait, depuis le temps... On ne l'entendrait pas se plaindre si facilement. C'était d'ailleurs sans bruit qu'il avait quitté son appartement, ne voulant pas déranger son colocataire, mais surtout en abandonnant l'idée de retourner dans les bras de Morphée - ce n'était pas un compagnon agréable ce soir...

Junji dormait, à moitié, sur la chaise de bureau de son cabinet. Il s'était présenté à son lieu de travail tôt, beaucoup trop tôt pour qu'on le dérange. Il pensait pouvoir chasser les fantômes qui hantait son esprit en changeant de lieu. Cela avait fonctionné. Mais après avoir risqué plus d'une fois sa vie sur les trottoirs glacés entre son chez-soi et son cabinet, il n'avait plus du tout envie de dormir. Enfin, c'était ce qu'il croyait.

Probablement a-t-il dormi, un peu, peut-être une heure ou deux. Sa secrétaire était là à présent - il entendit sa voix. Un client... Était-ce déjà l'heure d'ouverture ? Il tourna la tête (il eut un élancement dans le cou) et regarda par la fenêtre. Difficile, au milieu de l'hiver, de déterminer s'il fait jour ou nuit...

Or là n'était plus la question. Quelqu'un venait le voir, il devait donc le recevoir. Il se leva, étira ses mains, ses doigts encore engourdis par le sommeil, referma le livre ouvert devant lui et rangea ses lunettes de lecture. Il croisa son reflet dans un petit miroir accroché au mur. Il avait une mine épouvantable. Ses cernes étaient foncées et ses cheveux allaient dans tous les sens, défiant la gravité. Il n'avait même pas pu se raser avant de partir... Bah qu'importe. Son client devra supporter son allure misérable. Combien de docteurs étaient disponibles à cette heure-ci en plus ?

Sauf qu'il ne s'agissait pas de n'importe quel client. Il le comprit quand il entendit sa secrétaire annoncer qu'il était disponible sans même vérifier si c'était le cas. Une urgence, en prime ? Que pouvait-il bien se passer ?

Le médecin ne put se permettre le luxe d'élaborer des scénarios plus catastrophiques les uns que les autres. Etsuko passa le pas de sa porte et il comprit en un coup d'œil que la situation était grave.

Complètement réveillé maintenant, il se hâta à ses côtés, l'aida comme il le put à se débarrasser de son manteau, puis son chemisier, mais sans trop s'imposer. Ses yeux cherchaient déjà la blessure. Voyant les bandes de gaze complètement imbibées de sang, il pinça les lèvres. Ce n'était pas bon. Il consulta son visage. Elle souffrait, aucun doute. Et la zone était délicate. Il ne doutait pas de la force de la wakagashira, mais il ne pouvait pas prendre le risque qu'elle fasse un mauvais mouvement à cause de la douleur.

« Anesthésie régionale. » déclara-t-il en se retournant vers son matériel, toujours à portée de main. Il enfila en vitesse des gants en latex, puis prit une seringue et la remplie au dosage désirée. Il se retourna vers elle. « Quelques secondes et vous ne devriez sentir tout au plus qu'un engourdissement dans votre bras. Il se peut que votre cœur palpite, mais ça va passer. Si vous avez encore de la douleur... »

Il laissa le reste de sa phrase en suspens et piqua son bras sans lui donner le droit de discuter. Quand il eut terminé l'injection, il se pencha sur sa blessure.

« Cela fait combien de temps ? » demanda-t-il. Sous-entendu : avait-elle perdu beaucoup de sang ? Ce n'était peut-être pas la blessure par balle la plus fatale qui soit, mais étant donné le statut de la femme, s'il devait lui arriver quelque chose, Junji ne pourrait jamais se le pardonner. Et le clan non plus, probablement. Il préférait donc faire du zèle et préparer une poche de plasma, au cas où une transfusion serait nécessaire...
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Clan Iwasaki
posté le Mer 22 Mar 2017 - 11:55 (3)
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Les gestes du médecin sur ton corps, ailes légères de l’hirondelle. Le parfum écœurant de l’anesthésiant, la piqûre vive de l’aiguille. Le piaillement doux plaintif de l’oisillon penchant son bec pointu à ton oreille, te murmurant des paroles de compréhension. A son ton égal, nul ne peut deviner ses émotions. Il est calme, sûr de lui, précautionneux, et milles autres adjectifs te passant par le crâne avant de venir s’écraser contre les parois enflammées de ton estomac. Tu n’as plus la force de protester juste celle d’encaisser vague après vague la douleur s’engouffrant dans ton bras, emportant avec elle le peu de chaleur qu’il te reste. Un souffle, tu meurs. Une expiration, tu crèves. Une inspiration, tu hurles. Ou tu voudrais ; tu te mords les lèvres avec une telle hargne que tu sens le goût ferreux du sang s’écouler dans ta bouche. Tu voudrais le cracher par terre – tu as goûté par trop de fois à ce venin – mais tu ne voudrais pas causer plus de dégâts au matériel rutilant du jeune médecin que nécessaire. Alors tu avales, tu déglutis difficilement. Ton cœur bat la chamade, tu sais que c’est à cause de l’analgésique nageant désormais dans tes veines, couplé à la douleur criante se déversant par gerbe entière, flaque rouge sur le tissu blanc.

Tu entends sa question de justesse, ton ouïe s’assourdissant au fur et à mesure que tu sombrais dans un coton moelleux, gelé, dont tu sais qu’il ne fallait pas rester. Tu te débats à la recherche des évènements, tu tournes à l’envers la bobine de ta vie, et tu vois, tout, dans l’ordre, tu t’obliges à trouver du sens à ces éclats de haine, ces voix fortes, ces visages flous.

« Trois heures du matin. Walther PP 9mm. Le même que celui de James Bond. »

Tu souris faiblement, l’effort t’arrachant une grimace.

C’avait été une erreur, tu te dis, de te mêler de ce qui ne te regardait pas. Mais c’était plus fort que toi, il fallait que tu saches. Dans ces temps troubles où l’Oyabun reprenait ses droits, il y en avait qui n’étaient pas ravis de son retour. Ils se réunissaient sans faire de bruit, pour l’instant. Un groupe d’une dizaine de personnes. Et chacun avait son garde, l’avais-tu appris à tes dépends. Tu t’étais enfuie, dans le noir, fuyant les balles fusant autour de toi. Le peu de lumière ambiant t’avait immunisée contre la reconnaissance faciale. Tu t’étais crue invincible. Malgré ton âge, tes batailles, tes victoires et tes défaites, toutes cette expérience partie en fumée le soir d’avant-hier, imprudence, balle, blessure, sang, cri étouffé, course plus rapide que le vent et labyrinthe de ruelles connues par cœur. Il en fallait de peu pour échapper à la mort. Un cocktail détonant dont l’adrénaline en était le principal composant.

« Je n’ai pas beaucoup saigné. Je crois que la balle est toujours dedans. Je peux la sentir lorsque je contracte mes muscles. »
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Clan Iwasaki
posté le Mer 26 Avr 2017 - 5:42 (4)
Il l'écoute. D'une oreille, mais il l'écoute. Junji a cette capacité de rester attentif à son environnement malgré sa concentration sur un objet particulier. Avantage dans les opérations délicates où une simple variation sur les émetteurs indique une complication. Cela lui permet d'agir rapidement, d'éviter le pire (dommage que ce ne soit pas le cas avec sa propre personne).

La perfusion entre les mains, il se retourne en sa direction tout en complétant l'installation du plasma. Il ne veut pas la garder hors de son champ de vision trop longtemps. Qui sait ce qui pouvait se passer loin de son regard ? Non, il ne pouvait pas permettre qu'un seul élément échappe à sa vue. Pas lorsqu'il s'agit de sa supérieure. (Pas alors que sa propre vie serait en danger). Il doit être complètement maître de la situation. Le peut-il, au moins ?

« Vous auriez du venir ici immédiatement... » lui dit-t-il doucement en prenant son bras indemne pour y planter l'aiguille dans une veine. Un mouvement fluide, sans hésitation. Ses mains ne tremblent pas. Quel coup de chance. Peut-être est-ce encore seulement la fatigue.

« J'étais déjà ici. » C'est un reproche, oui, mais il est presque tendre. Si la situation n'était pas aussi grave, un sourire flotterait sans doute sur ses lèvres. Il connait Etsuko et il sait que, peu importe ce qu'il pourrait lui dire, jamais elle ne se détacherait de ses croyances, que ses prières demeureront prioritaires. Il ne comprend pas, il ne le prétend pas non plus ‒ les mystères de la foi ont toujours été... et bien mystérieux pour lui. Sur cette terre, il se croit absolument seul et abandonné à son sort.

Mais en étant chirurgien, il se donne la faculté de changer ce sort, de trafiquer avec le destin. Et, soyons honnêtes, il en prend une certaine fierté, quand le poids de ce pouvoir ne lui pèse pas trop sur les épaules, quand les responsabilités ne sont pas trop grandes...

Le médecin tire son chariot de matériel vers lui. Avant d'observer plus attentivement la blessure, il s'attarde sur le visage de sa patiente. Il reconnait les signes de l'épuisement. La pauvre. Elle doit rêver de pouvoir fermer les yeux et dormir, ne serait-ce que cinq minutes... Mais Junji ne le lui permettra pas. Seulement par précaution.

« Je ne savais pas que vous vous intéressiez à James Bond. Vous avez regardé tous les films ? »

Un seul objectif : la garder éveiller. Qu'elle lui parle de la pluie et du beau temps, des derniers films qu'elle a visionné ou des types qu'elle a pu massacrer, peu lui importait. Il ne voulait que la garder présente pendant qu'il opérerait. S'il avait tout le matériel et le personnel, évidemment qu'il lui laisserait un répit. Aux grands maux les grands moyens, comme on le dit.

Ses mains froides allèrent à la rencontre du bras blessé. Toujours avec autant d'attention, il le bougea de telle manière qu'il ait un meilleur accès à la blessure. « Essayez de bouger le moins possible, restez détendue... Cela ne devrait prendre que quelques minutes si vous collaborez. »

Il retira les bandes de gaze.

Spoiler:
Une éternité plus tard, je suis désolée. Agonise Si quelque chose ne va pas, tu n'hésites pas hein !
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