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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Pygmalion et Galatée • Nikolai

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Personnage : Ayant vécu les deux guerres mondiales, Tobias est un être sensible à la beauté des choses, à l'Art sous tous ses aspects. Sociable, il se laisse porter par ses impulsions. Optimiste, il est certain de pouvoir changer le monde. Il voudrait recréer un groupe d'artistes. Il fréquente les cafés et le quartier Sharsfort.
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Citoyen
posté le Sam 4 Mar 2017 - 21:19 (1)
Ce n'était pas une bonne idée – absolument pas. Tobias en avait pleinement conscience mais ne reculait pas, malgré le malaise qui lui étreignait la gorge. La proximité du parc, le fait même d'y entrer, lui arrachait des sueurs froides. Sur ces pavés, si bien récurés par le personnel, il avait vu le sang couler – le sien et celui d'anonymes – il avait été frappé, roué de coups, laissé presque mort. Tobias avait eu un aperçu de l'explosion de violence dans laquelle Pallatine pouvait s'engouffrer. Cette révélation, couplée à un échange d'idées avec Hafiz, l'avait poussé à sortir de son apathie. À se dresser face à Pallatine, à ses règles, à ses diasporas. Quitte à répandre les graines d'une révolution.

Dans ses mains tremblantes reposaient les tracts. Feuillets dérisoires qui lui avaient valu plus d'une moquerie, plus d'un dédain – très peu de compréhension. Il était l'étranger au sein de cette cité mais ne voulait pas arrêter. Alors l'Autrichien se positionna près d'une des fontaines, l'eau glougloutant dans son dos, son ombre prêt à recouvrir les enfants qui, défiant le froid qui régnait encore en ce mois de janvier, s'étaient approchés de l'eau pour y faire flotter leurs bateaux. Ils levèrent à peine un œil vers cet adulte dont la voix, les mots qu'il prononça, ne les concernait pas.

Tobias parla. D'avenir, de changement. Un bras replié contre lui pour tenir la liasse, l'autre tendait un feuillet, essayait de glaner l'attention. Comme au centre commercial.

« S'il vous plaît, lisez. » Tobias était incapable d'ordonner, se complaisant dans la politesse. « Nous ne pouvons pas continuer à vivre ainsi. Ce silence n'est que le prémisse à un nouvel éclatement ! Attendez ! »

Sa voix se fit implorante alors qu'on le bousculait, que les feuilles s'échappaient de ses doigts. Poussé par le plus primaire des instincts, Tobias s'élança après un badaud.

« S'il vous plaît, écoutez... »

Il y eut un instant de flottement. La vue de Tobias se troubla comme si, d'un coup d'un seul, il avait plongé tête la première dans l'eau et qu'il voyait le paysage à traverse une onde trouble. Lorsque l'Autrichien reprit connaissance, ses tracts étaient dispersés sur les pavés. Ses paumes moites étaient plaquées contre la pierre glacée. Tête en avant, il inspirait longuement, repartant en quête de son souffle.
Que lui était-il advenu ? Si Tobias avait jeté un œil à sa montre, il aurait pu remarquer que l'aiguille des secondes avait avancé. Plus rapidement que la Nature n'aurait dû le concevoir.

L'homme se mit à genoux, encore bouleversé par cette perte de contrôle soudaine. Ce n'était pas la première mais, toujours, il mettait ces absences sur le coup de la fatigue, du fait qu'il oubliait de se nourrir convenablement, plongé qu'il était dans son projet.

Des tintements se firent entendre, crissements métalliques qui le poussèrent à lever la tête et croiser un œil. Unique. Cybernétique. Tobias eut un mouvement en arrière, ses épaules se rejetant, son corps se courbant à l'écart. Méfiance et incompréhension face à cet... individu dont l'approche n'avait rien d'humain, ni les mouvements.

« Je vais... bien. » tenta de souffler Tobias mais sa voix ténue dénotait le contraire.
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Homme de main
posté le Sam 25 Mar 2017 - 17:27 (2)
Encore effilé alors qu’il tranchait à travers le marasme des ruelles de Kolt, il s’est depuis fait embarcation modeste, se laisse dériver sans en faire cas parmi la foule au fil des allées ouvertes de Sundlaw, avant de finalement glisser jusqu’aux parcs d’Ivale. Autour de lui, les passants se pressent, flânent ; et à premier abord rien ne le distingue d’eux, pas plus ses mains encore gantées et fichues dans ses poches que sa mâchoire dissimulée.

Il n’est pas spécialement familier avec cette zone particulière, la verdure alter, le poumon sain encerclé par la gangrène. N’a pas musardé sous sa frondaison, ne s’est pas prélassé sur ses bancs, ne s’est jamais égaré en contemplations dans l’onde, joyaux urbain dans son écrin de flore parfois un peu folle ; n’a pas non plus connu les coulées pourpres datant des offensives asiatiques. (A tracé les siennes, a tranché une gorge, gargouillante, sous cette futaie, a un jour changé un homme sur le banc là-bas à droite en point d’entrée et point de sortie, cadavre encore fumant au milieu, d’une pression purement mécanique sur la détente.) On peut s’aventurer à l’admettre : il connaît les étendues de ce parc de manière toute personnelle — différent encore des rares règlements de comptes entre sous-fifres de diasporas ennemies, différent encore des rixes occasionnelles qui viennent troubler la quiétude du parc, et dont les antagonistes se contentent de voleter, piailler, avant d’aller réarranger leurs plumes plus loin.

(Plusieurs fois, une seconde tressaute ou s’égare, serpente trop lentement ; la panique aveugle point au creux de sa nuque ; par habitude, il l’ignore, l’efface la lisse et la submerge.)

Au fur et à mesure, la foule allant s’éclaircissant avant d’à nouveau se fondre en amas, il laisse tomber dans son sillage part des artifices, égrène nonchalamment leur chute : d’abord la démarche leste (à présent dotée d’un semblant d’inexorable — suffisant), puis les épaules effacées et affables (se sont carrées), la moue attentivement neutre, un gant (le gauche, égaré au fond de sa poche), et alors que le temps se brouille autour de lui, tout l’épiderme de cette aménité de façade. Il n’a pas besoin de balayer l’espace du regard ; sa cible n’a de cesse de se signaler d’elle-même. (À terre, et ses feuillets échappés de ses mains étalées devant lui sur les pavés.)

À quelque distance, il s’arrête en face de lui. Sur le filet de voix presque tari de son interlocuteur, il ne fait aucune remarque, se contente de lui tendre, faussement placide, une poignée de ses tracts, d’ajouter, ton étonnamment clair (contraste déjà ironique ; pour l’heure, contient son néfaste), besoin d’aide ?
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Citoyen
posté le Ven 31 Mar 2017 - 12:13 (3)
Tobias cligna des yeux, mise au point organique de son environnement. L'éclat qu'il avait cru discerner semblait avoir disparu. Probablement une déformation visuelle due à la panique latente qui lui avait étreint le cœur. Voilà qu'il commençait à discerner des divergences là où il y en n'avait pas. Tobias saisit la liasse tendue, le soulagement au bord des lèvres.

« Merci. »

L'Autrichien se releva ne prenant pas même garde à son pantalon couvert de poussière de rue se contentant, du revers de la main, de rejeter une mèche qui tombait en virgule sur son front. Entre ses doigts les papiers bruissaient comme des feuilles mortes que l'on écrasait.

« Vous en voulez un ? » Réflexe, Tobias tendit une des feuilles. « Vous n'êtes pas obligé. »

Plongé à cœur perdu dans son optimisme l'Autrichien n'avait pas même eu le réflexe d'observer davantage son interlocuteur, ne serait-ce que pour deviner dans quel camp il se trouvait. Pour éviter de se jeter, à corps perdu, dans les bras d'un potentiel ennemi.

Un bond dans le temps. Une accélération presque indicible mais qui lui arracha un cri de surprise lorsque un coude le percuta dans le creux du dos. Un badaud l'avait heurté, le pas vacillant, le regard perdu. Victime collatérale du temps et de ses sautes d'humeur.
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Homme de main
posté le Mar 4 Avr 2017 - 20:43 (4)
Immobile (trop, toujours trop, avec la même aisance que dans la turbulence), il scanne plus qu’il ne dévisage, et aussi croirait-on au (n’en tiendrait-on pas rigueur à ceux qui y verraient le) mouvement-réflexe numérisé d’une caméra de surveillance ; alors que l’homme qu’il est venu trouver reprend pied, récupère ses papiers. Il engrange (la vivacité de moineau dans sa main qui s’égare un instant sur son front, ses gestes futiles, fébriles, leurs bords ronds, et la sensibilité qui sans cesse meut ses traits ; le manque de prétention qu’il émane) trie et traite (sans danger sur le plan physique), se débarrasse déjà de l’inutile. À ses remerciements, il retourne un signe de reconnaissance ; sans plus, incline la tête lorsqu’il se voit proposé le feuillet, qu’il saisit d’une main de fer, fait mine d’inspecter rapidement.

(Un flou cinétique assaille les bords de son champ de vision, engourdit ses prunelles, et l’anxiété le saisit à la gorge la fraction de seconde que dure le tressaut temporel (son cœur se serre).) Imperceptiblement, sa posture se raidit, le papier dans ses mains se froisse avec un bruissement désagréable à son ouïe en alerte ; son interlocuteur laisse échapper une exclamation. Mentalement, il s’ébroue, retourne glisser ses os qui craquent et ses crissements d’aiguilles sous l’étendue lisse de sa froideur habituelle ; balaye les lignes du regard. Reprend, yeux rivés sur le texte, avant de finalement les relever vers le blond, ton toujours dénué d’inflexion particulière, si ce n’est un intérêt poli et de circonstances : et comment comptez-vous vous y prendre ? Pour tenter d’apaiser les tensions, j’entends.

(Mais oh, c’est mentir : déjà, qui l’eut croisé auparavant saurait décerner le fil acéré sous ses airs badins, la pointe d’intention, bien masquée mais bruissant tout de même sous la surface de l'onde.)
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Citoyen
posté le Mar 11 Avr 2017 - 22:57 (5)
Oh. Oui. Excellente question. Tobias ne s'était tellement pas attendu à ce qu'on la lui pose un jour (tant habitué qu'il était à essuyer les rebuffades) qu'il lui fallut, l'espace de quelques minutes, pour rassembler ses pensées éparses. C'est qu'il ne voulait pas donner l'image d'un homme qui savait simplement clamer dans la rue sans avoir un projet en béton (ou du moins en briques bien disposées) derrière lui.

« Déjà éveiller les consciences. J'ai au moins attisé votre curiosité, c'est déjà un pas. » tenta d'en rire Tobias, son optimisme revenant au galop plus vite qu'un pur-sang. « Déjà je veux instaurer un rassemblement purement démocratique. Pas de chef, pas de hiérarchie. Une table ronde mais sans roi Arthur. »

La main droite de Tobias esquissa un vague cercle.

« Nous nous concerterons, chercherons à calmer les conflits entre diasporas en tentant d'en étouffer le mal à la source. Sans violence. Des gens, sur Terre, ont su ramener la paix sans recourir aux armes. Nous pouvons en faire de même. Mais il faut nous rassembler. »

Haussement d'épaules.

« Je sais que mon discours paraît aussi trompeur que celui de n'importe quel politicien. J'ai les idées, il ne me manque que les moyens. Oh ce n'est pas un secte non plus. Je crois simplement en... l'Humain. » confessa-t-il avec un sourire matois.
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Homme de main
posté le Mer 19 Avr 2017 - 17:00 (6)
L’amertume plisse ses lèvres, tressautement de leurs commissures passant presque inaperçu — dans un regain de contrôle (et, pourrait-on argumenter, de dextérité envers ce faciès lui semblant parfois masque insensible et désaffecté), la grimace se mue en léger sourire. Toujours neutre, présent par volonté d’afficher une écoute polie, toujours à peine apparent et lisible ; lui donne le temps d’entamer son discours, de démêler le fil de sa pensée. (À son rire, il sent son expression de façade tiquer ; dédain ; je vois.)

(De l’humain, il a vu le pire, le plus humain, cette capacité assumée à blesser et rompre, physiquement comme mentalement, à maintenir la plaie ouverte par bon plaisir, à oblitérer sans état d’âme (jusqu’à finalement parvenir à écorcher vive, arracher de l’individu toute humanité dans ce qu’elle peut avoir de bon).)

Il est bien plus effectif et aisé de ruiner que d’ériger ; il en sait quelque chose — l’a subit autant qu’il l’a infligé. Sa tirade achevée, il le considère, laisse échapper un rire sans joie, fait mine d’interroger : sur Terre peut-être, bien que je n’en ai pas connaissance. Cependant, ici, à Pallatine, comment espérez-vous mettre un terme aux agissements des diasporas, étouffer le mal à la source, comme vous dites ? À moins d’user de violence, justement, j’entends.

Bras croisés et regard clair et froid, retournant l’écho sardonique du sourire du blond, il reprend : comment espérez-vous seulement vous protéger des représailles ?
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Citoyen
posté le Mar 25 Avr 2017 - 22:11 (7)
Est-ce une menace ce filet de voix dont l'accent chatouille l'échine de Tobias. Voix de prédateur jaugeant sa proie. L'Autrichien eut un pas de recul, un tremblement dans les doigts et fourra, sans même un regard, les feuillets dans sa sacoche élimée. Quelque chose se resserrait autour de lui, les parois d'un piège où il s'était jeté. Pourtant il demeura là, campé sur les pavés, les poings serrés se balançant lentement.

« J'ai déjà du user de la violence. Et voyez ce que j'en ai récolté. »

De l'index il désigna l'arête de son nez, un peu cabossé depuis que le garçon et sa batte de base-ball l'avaient frappé dans ce même parc où il se trouvait aujourd'hui. Tobias alla jusqu'à déboutonner sa chemise, l'entrouvrant pour montrer les stigmates sur son torse. L'hématome s'était résorbé mais restait une chair encore tuméfiée, rouge.

« Voilà ce qu'elle amène. Rien que du mal ! Sans l'aide d'un tiers je n'aurais pu m'en sortir. Je me suis immiscée dans un conflit entre diasporas pensant agir justement. Je m'étais lourdement trompé. »

Les pans de la chemise claquèrent comme des fanions tandis qu'une brise se levait, lui chatouillant l'épiderme. Tobias plongea son regard clair dans celui de l'homme qui lui faisait face.

« On vous a dépêché pour me faire taire ? Ou vous agissez peut-être de vous-même. Je préférerais la seconde option je dois dire. Je n'ai... jamais apprécié les chiens qui vivent aux bottes d'un tiers. »

Crispation de la mâchoire en se remémorant les centaines de bottes de cuir qui ployaient l'échine devant le Führer.
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Homme de main
posté le Sam 15 Juil 2017 - 14:25 (8)
La machine s’emballe, et toute raison d’user de moyens détournés disparaît enfin. Après avoir figurativement montré les dents, l’assassin se contente de laisser ses crocs entrouverts autour de la proie potentielle ; après tout, il était bien prévu de le laisser s’échapper (et, vraiment, si trait d’esprit il y avait à faire, un autre que lui aurait estimé que le blond aurait pu avoir la décence de faire montre d’une quelconque appréciation envers sa situation ; après tout, tant de macchabées eurent rêvé d’avoir sa chance — celle d’un avertissement, mais la courtoisie carmine est réservée aux éléments isolés, aux non-impliqués, à ceux dont on peut se débarrasser de manière plus, ah, propre).

(Les troubles de l’Autrichien ne sont, à ses yeux, guère plus que des égratignures ; ne daigne accorder aux contusions en voie de guérison et os une première fois brisés qu’une maigre (ah, c’est dire, on lui verrait les côtes, comme autant de renflements maladifs et contre nature distendant la peau les habillant) mesure de reconnaissance. Qu’il est articulé, qu’il déclame, l’artiste, mais son évidence n’est qu’image diluée, faiblarde, ses conclusions des vérités plates et bien trop sues — peu d’autres que lui peuvent se vanter de connaître si bien les travers qui s’adjoignent à et découlent de la violence, mais surtout : la constituent ; elle et lui sont intimes amis de longue date.)

Devant lui, au beau milieu du parc, l’Autrichien a de la figure de proue l’allure et la témérité ; possède sans aucun doute la disposition nécessaire à engendrer le genre de bouleversements pour lesquels il se démène déjà si ardemment. Hélas pour lui ; ces qualités ne sont de nature à rallonger son espérance de vie, sur Pallatine peut-être plus que n’importe où ou n’importe quand ailleurs ; déjà rôde à son flanc un loup esseulé, torche dans la gueule : j’ai peur de devoir admettre que vos préférences ne sont pas prises en compte, décline-t-il, regard polaire contre ses prunelles limpides. Il ajoute, aussi (cependant), sa main dissimulée rejoint sa poche, considérez que le choix de la parole vous revient entièrement.

(Car oh, quelles que soient les options, il est de ces abjections qui considèrent qu’on a toujours le choix.)


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Citoyen
posté le Jeu 20 Juil 2017 - 18:05 (9)
Tobias ne savait plus quoi penser de cet homme qui patientait, semblait le flairer pour mieux lui sauter à la gorge. Il ne se sentait nullement en confiance auprès de cet individu dont il n'arrivait pas à percer les intentions. Il espérait presque que l'homme allait se fendre d'un sourire, lui apprendre que tout ceci n'était qu'une vaste blague où il avait roulé l'Autrichien. Au moins tout ceci serait brisé, la tension fuirait comme l'air d'un ballon crevé. Mais non. Le Destin avait décidé de s'amuser aux dépends de Tobias.

D'un homme qui craignait pour sa vie, ses prunelles louchant sur la main qui plongeait dans la poche craignant la sortie d'un pistolet, d'une arme à feu qui l'épinglerait sur le sol. C'était là une méthode efficace, éprouvée depuis des siècles, dont l'Autrichien avait vu les échos en son pays. Pour faire taire un homme le tuer était un moyen rapide et efficace.

Pour contrer une arme, le mieux était d'en posséder une. Sauf que Tobias fuyait même leur présence, aussi bien pour le rappel à la guerre, à ce qu'il avait fuit, que suite aux événements qui avaient agité Pallatine et avaient manqués de le laisser sur le carreau. Ne restait plus qu'une seule et unique option.

« Désolé. » croassa Tobias d'une voix mal assurée, s'en voulant déjà de ce qu'il allait accomplir si jamais il se trompait sur les intentions de l'homme. Ayant saisi sa besace en cuir, la tenant par sa lanière, il opéra un grand geste du bras, tenta de cingler l'homme avec son sac. Ne cherchant pas à voir si son geste avait fait mouche, espérant qu'il avait, au moins, opéré une diversion, l'Autrichien fonça à l'opposé de Nikolai.

Le fuyant.

Tentant d'éviter la balle qui l'atteindrait.

Aveugle à la foule, Tobias courrait, la tête rentrée dans les épaules, la besace frappant ses reins, les pans de sa chemise fouettant sa peau. Il devait distancer l'homme, le perdre, sortir du parc, s'insinuer dans une ruelle – fuir.

Le temps le happa dans ses entrailles. Tobias se sentit tiré en arrière par une force inconnue. Sous ses semelles les pavés disparurent tandis que ses jambes poussaient son corps à reculer. Prisonnier d'un film qu'on rembobinait l'Autrichien vit la sortie du parc s'éloigner de lui. Son dos percuta un obstacle, son souffle s'échappa. Il vit alors Nikolai tout près de lui, trop près.

« Pourquoi vous faites cela ? »

Tout de même il aurait pu trouvé mieux à dire avant de mourir.

Spoiler:
HRP. Salut Nikolai et pas de soucis, t'inquiète pas. L'IRL est prioritaire. J'ai un peu du mal à me remettre dans le personnage du coup si jamais il y a un couac, dis-moi !
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