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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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O-Hanami ft.Seung-Joo

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Clan Iwasaki
sympathy for the devil
Etsuko, un parfum de sable chaud au creux des reins, une image de cerisier en fleurs dans le ton de sa voix. Une femme perdue naviguant en eaux troubles. Un sourire, toujours, voilant la vérité, un passé qui ne veut pas quitter sa rétine. Un corps entre deux mondes et une question : pourquoi? Des poings et du sang la recouvrent sans qu'elle s'en cache. Il y a quelque chose de casser en elle et pourtant, on se sent attiré.
Soulevez le voile, n'ayez pas peur. La mort n'existe pas.

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le Mer 29 Mar 2017 - 16:56

Dehors, il neige. Des flocons blancs ponctuent chaque pas que tu fais. Sur les bas-côtés flottent une masse blanche vaporeuse, des nuages rose pâle. Il y en a de partout : trottoirs, paillasson, même dans les petits magasins de quartier, les fragiles pétales s'infiltrant par la moindre ouverture. Pourtant, ça ne dérange personne. Au contraire, ils sont tout sourire, la tête en l'air, le nez en train de renifler le printemps. Dehors, il neige si fort que tu as pris la précaution d'emporter avec toi un petit parapluie transparent, te permettant d'admirer les cerisiers en fleurs d'Osatoka sans ruiner ton magnifique chignon dû à deux heures trente d'efforts intensifs. Tu t'es mise sur ton trente-et-un afin de célébrer comme il se le devait le Hanami. Kimono d'un rose nacré délicat, fleurs de sakura et d'ume délicatement brodés, déclinant à tes chevilles et à tes manches un dégradé de rouges s'étirant comme une étoile filante jusqu'à atteindre l'exacte nuance du tissu. L'obi était beaucoup plus simple, d'un blanc crémeux, contrastant par sa simplicité avec ton habit, sans pour autant manquer de s'harmoniser avec le reste. Pas de bijoux mais une épingle de jade orne ton chignon, les fameuses Binyeo coréennes que tu avais achetées afin de discipliner ta longueur capillaire tout en cédant à la beauté raffinée que tu recherchais. Pas de maquillage, à peine un coup de blush si on le cherchait vraiment. Tu avais tout d'une geisha, à vrai dire, sauf leur visage d'actrice Nô et leur démarche flottante appartenant à un autre monde.

Tu fais claquer tes zori sur le bitume enneigé, te hâtant à ton lieu de rendez-vous, ton petit sac à bentô bien calé sous le bras. Tu souris lorsque tu repenses à celui allant t'accompagner au Hanami, ne pensant pas, lorsque tu lui avais demandé d'une petite voix ses disponibilités ce jour là, qu'il te dirait oui. Tu n'avais pas pu cacher ta surprise ni ton air ravi de petite fille, et ce malgré tes 36 ans. Seung-Jo n'était pas Yuuta, il n'avait rien de l'homme que tu aimais passionnément, mais il te faisait quand même quelque chose. Oh, rien de sexuel, bien loin de là, mais il avait des manières racées, une démarche aérienne, un port de tête, des mains longues et fines qui te rappelaient le vol des hérons au-dessus des rizières verdoyantes. Il incarnait la classe, la beauté raffinée que tu aimais tant. Un bassin de carpes koi au milieu de la jungle, voilà ce que tu avais pensé la première fois que tu avais apperçu le jeune Coréen parmi les autres membres des Ace. Le fait qu'il n'occupait pas un poste plus...seyant (tu butes sur le mot, n'en trouvant pas de meilleur) t'étonnait toujours.

Tu te rapproches de plus en plus de ton but, fixant ton regard au loin, espérant y apercevoir un étendard noir dans cette mer barbe à papa. À tes pieds se dressent des étendues de tapis rouges, surmontés de petites tables où on commence déjà à s'installer, sortant pic-nique et appareil photo.

Enfin tu frôles sa manche, le jeune homme te tournant le dos, et l'accueilles par une inclination de la tête.

"Ohayô, Seug-Joo san. Desolée, je suis en retard."

Tu lui adresses un petit sourire contrit, puis te saisis de son bras. Indiquant une table encore libre, tu lui demandes :

"On y va?"
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il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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le Mer 29 Mar 2017 - 18:47
C'est probablement la curiosité qui a poussé Seung Joo à dire oui lorsqu'Etsuko l'a invité à un quelconque festival bien japonais, Il n'aurait nulle autre raison de le faire, n'aimant pas forcément ce genre d'évènements. Et c'est peut-être ce respect pour la femme qui a réussi à se faire une place, qui l'intrigue pour cela, qui peut constituer un second motif. Il a presque hésité à porter un hanbok, avant de se dire que ce serait peut-être osé. Mais comme un yukata est hors de question pour lui, il a donc opté pour sa tenue traditionnelle. Etsuko ne semble pas en être gênée, et apparemment, il n'est pas le seul. Il y a aussi une foule de touristes qui ne sont pas plus japonais que lui, mais qui ont envie de découvrir le Hanami. L'ambiance lui évoque un peu celle des festivals de son propre pays, c'est plutôt agréable.
Il manque de sursauter quand Etsuko le frôle et le salue. Il incline promptement la tête, avant de reprendre sur un ton plus familier : « Ohayô. » A part la trace d'un léger accent, on sent que la langue ne lui est pas étrangère, qu'il la parle couramment. Il acquiesce sagement et se dirige vers la table, en retenant la question qui lui brûle les lèvres : pourquoi m'inviter ? Au lieu de cela, il préfère demander : « Vous êtes magnifique, aujourd'hui. » Et il détourne le regard, un peu gêné du compliment.
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le Mer 29 Mar 2017 - 19:43
Tu écarquilles de grands yeux. Jolie ? Moi ? Allons… Et puis tu caches un petit rire. La flatterie pouvait ouvrir de grandes portes susurrée à la bonne oreille. Malheureusement pour toi, tu mangeais de ce pain-là. Occasionnellement.

Ce que tu trouves le plus touchant est sans doute ce rouge montant très vite aux joues de Seung-Joo. Tout est noir chez lui, de la racine de ses cheveux à ses chaussures de ville à lacets. Cette rougeur lui va si bien et le rajeunie. Tu te rends compte qu’il est encore un enfant, un enfant trop vite grandi, comme la majorité des yakuzas, si on y réfléchissait. Des enfants ténébreux, vivant de la souffrance des autres et de leurs problèmes se réglant à coups de poings et de couteaux, en échange de quelques méchantes piécettes. Tu n’éprouves aucune honte à penser cela, mais tu préfères ne pas te mentir à toi-même. Voir la vérité bien en face et prendre en compte tous les paramètres, du moins ce que tu peux percevoir.

« Merci, Seung-Joo san. Tu es très beau toi aussi. »

Tu agrémentes ton compliment d’un petit clin d’œil discret, geste rare que tu ne t’autorises que parce que vous êtes à l’extérieur, loin du cadre rigide entourant l’Iwasaki-Rengô. Tu sors le thermos de thé vert fumant, et sers ton invité forcé.

« Pour te remercier d’éviter à ta sempai de se retrouver seule aujourd’hui. Kanpaï. »

Tu trinques avec vos tasses métalliques, souffletant sur le liquide brûlant. Le doux parfum de l’herbe coupée vient enrichir l’atmosphère florale.

« J’ai toujours rêvé de venir avec un beau jeune homme au Hanami. On peut dire que je suis gâtée cette année. (rire) Est-ce qu’en Corée aussi, vous fêtez les fleurs, Seung-Joo san ? »

Même si tu le vouvoies, tu ne peux empêcher ce « -san » de venir parasiter ta tentative de rapprochement. Tu ne peux oublier le poids des convenances, ni, surtout, ton éducation. Les bonnes manières sont l’ultime barrière que tu ne franchiras pas, sauf cas d’extrême urgence. Tu le sers donc en premier, lui offrant une boîte d’onigiris fourrés à la prune salée, au thon et nature avec quelques graines de sésame. Tu t’es permis de glisser quelques feuilles de cerisier lavées et séchées comme décoration, histoire de rester dans le thème.

« Itadakimasu ! Je crois qu’on dit ‘jalmoggesubnida’ en coréen, non ? »

Ton accent doit sans doute être bizarre, voire incompréhensible. Tu espères que tu ne t’es pas trompée dans ta diction.
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il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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le Mer 29 Mar 2017 - 23:38
Le compliment est sorti tout seul, mais il ne s'attend pas vraiment à en recevoir un en retour. Après tout, il est habillé normalement, et il y a cette déformation sur son visage, la blessure marquant son passé à peine recouverte d'un pudique linceul blanc. Il ne comprend donc pas pourquoi il le reçoit en cet instant ; il ne le mérite pas. Mais allez savoir pourquoi, il se sent rougir un peu. L'âge n'a rien à voir avec ses critères, mais il est probable que, si Etsuko occupait une autre position, Seung Joo ne la verrait certainement pas du même œil. Le respect le pousse à trinquer, avant de goûter au thé. Il est bon, il est obligé de l'admettre ; il a toujours aimé le thé, son goût un peu amer et en même temps si subtil. Il est obligé de le reconnaître, les Japonais n'ont pas mauvais goût.
« Kanpai. On fête tout, en Corée, vous savez. Mais oui, il y en avait un à Séoul, j'ignore s'il existe encore de nos jours. A mon époque, c'était l'occupation donc tout était très calme. Je pense que maintenant, il y a plus d'animations. »
Il préfère ne pas trop en dire ; sa rancune est encore trop forte, et peut-être se sent-elle dans le ton de sa voix. Il glisse la main vers la boîte d'onigiris,
« Oui, c'est ça. Jalmoggesubnida convient bien. Vous pouvez aussi dire masissgedeuseyo si vous m'offrez la nourriture. C'est assez formel, mais approprié, à mon avis. » Puis, dans un souffle : « C'est bon. »
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le Jeu 30 Mar 2017 - 0:06
Tu souris à sa remarque, flattée encore et toujours. Tu le regardes manger du bout des doigts les petits monts de riz fourrés, se collant sans le savoir des grains sur le bout du nez. Cachant un rire sous cape, tu penches un indexe venant récupérer le fautif, frôlant la peau douce, encore rugueuse par les dernières traces d'acnée disparaissant progressivement.

Il neige encore au-dessus de vos têtes, le vent de printemps secouant les petites fleurs, provoquant des mini tempêtes. Autour de vous l'espace s'est rempli de familles, de couples, de vieux et de jeunes. Tous sont calmes et parlent d'une voix posée. Tu en reconnais certains, survoles beaucoup d'autres. Tout ce microcosme d'admirateurs pour quelque chose d'aussi ephémère que la floraison des sakura. Que venait-on voir, au juste? Le symbole du renouveau? La fragilite de la vie? Notre fin à tous, perchés au sommet de l'arbre, n'ayant comme autre choix que de finir dans le caniveau?

Tu secoues la tête, préférant savourer sur ta langue les nouvelles sonorités apprises. Le Coréen était une langue qui te fascinait, enfant. Tu aurais adoré l'apprendre, mais tu t'étais heurtée au refus catégorique de ton grand-père, un Nationaliste pur et dur ayant fait la Guerre de Corée, côté japonais, bien sûr. Tu détestais avoir à faire à lui. C'était quelque part de sa faute, à son éducation trop stricte et misogyne qu'il avait tenté de t'inculquer, si tu avais rejoins les gangs de filles, les Yankees comme on vous appelait parfois. Tu te rebellais encore contre lui, malgré le fait qu'il soit mort depuis longtemps, en parlant avec Seung-Joo. Tu apprécies davantage ce moment.

Un pli est apparu au milieu de ton front sans que tu t'en rendes compte. Les fameuses rides de la contrariété.

"L'occupation n'aurait jamais dû avoir lieu. Le Gouvernement devrait s'excuser et faire un geste, surtout envers les femmes,
tu grimaces, encore perdue dans tes pensées."

Tu reviens soudainement à la réalité, t'excusant d'un petit rire gêné.

"Pardon, je pense à voix haute. Ça me fait toujours aussi bizarre de savoir que techniquement, tu es beaucoup plus âgé que moi. Je devrais te vouvoyer et faire preuve de plus de respect envers toi, peut-être. Ça te dérange, au fait, si je te tutoie? J'ai pris l'habitude, avec mes Kohaï... Mais c'est vrai que tu ne dépends pas de moi mais de Van Minh. Tu es libre de me demander de te vouvoyer, je l'avais oublié."

Les gens rient, les gens boivent, les gens célèbrent. Et vous, vous commémorez la mémoire des souvenirs défunts, aussi brefs que les fleurs de sakura.
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le Jeu 30 Mar 2017 - 10:10
Les derniers grains de riz disparaissent de la main du Coréen, et Seung Joo regarde la boîte, hésitant à se resservir. Peut-être devrait-il attendre un peu, par politesse. Il serait inconvenant qu'il soit vu comme un glouton, après tout. Bien que l'onigiri ait effectivement éveillé un appétit qu'il ne se soupçonnait pas. Le vent est un peu frais, et il se demande si elle n'a pas froid, dans son joli kimono. Lui-même tremble légèrement, mais peut-être est-ce d'excitation. Ou d'inquiétude. Comment interpréter le pli qui barre le front d'Etsuko ? Il y a cette part en lui, la victime, qui ne peut s'empêcher de remettre en cause ses propres agissements, de se demander s'il n'aurait pas commis un impair. Mais peut-être est-elle comme lui : perdue dans un passé sur lequel elle n'a aucune prise. Seung Joo se demande de quand elle vient - elle est née après lui, probablement, car elle émet des regrets que ses contemporains à lui n'auraient jamais tolérés. Le Coréen pâlit. Il sait de quoi elle parle, lorsqu'elle évoque les femmes ; il n'a jamais trop su ce qui était arrivé à sa sœur, et peut-être n'a-t-il nul envie de le savoir vraiment.
Et puis elle désamorce la bombe - c'est à ce moment précis que le croupier se rend compte qu'il retenait jusque-là sa respiration, lorsque l'air pénètre à nouveau dans ses poumons. Il lui offre un pauvre sourire. Ces évènements l'ont probablement bien plus marqué qu'elle. Malgré tout, il la respecte pour la compassion dont elle fait preuve à son égard. Qui dément ses préjugés. Peut-être pourrait-elle le sauver des idées fausses où il s'enferme ; peut-être pourrait-elle l'aider à vaincre ses démons.
« Techniquement je suis plus jeune que vous, simplement né avant vous. » Toutefois il n'ignore pas que ses origines se ressentent parfois ; que, tout intégré qu'il soit, il demeure vieux dans sa façon de penser. Il y a une part de lui qui, un peu misogyne, ne comprend pas qu'une femme puisse occuper les plus hautes sphères du pouvoir - et ces opinions nouvelles, qui n'ont eu de cesse de lui marteler que ce n'était pas une anomalie, le forcent à y croire. « Vous pouvez me tutoyer si vous voulez. Cela ne me dérange nullement, je crois... que c'est plutôt un honneur si vous me considérez comme votre hubae. »
Il est si formel, Seung Joo, même son dos est droit et raide alors qu'il se tient en face d'elle. Il ferait presque tache, un point noir au milieu des cerisiers en fleurs. A voix basse, sans trop savoir si elle peut l'entendre ou non, il ajoute :
« Si c'est vous, ce n'est pas un problème... »
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le Dim 2 Avr 2017 - 20:13
Tu lui souris tendrement, ayant senti sa respiration se bloquer lorsque tu avais évoqué les femmes de réconfort durant la seconde guerre mondiale. Tu t’en veux au fond de toi de t’être montrée si cruelle alors que ce n’était pas ton intention. Parler de son passé est tabou, une règle implicite inscrite dans le marbre de vos os. Pourquoi reviens-tu dessus, à chaque fois ? Que cherches-tu à savoir de toi-même, que cherches-tu à raviver ? Commences-tu, comme certains, à croire que tu es née à Pallatine, et que tes souvenirs de ta vie terrestre ne sont que des ombres, des histoires que tu aimais te raconter car en maques d’exotisme ? Deviendrais-tu folle, Etsuko, joli papillon brûlant les ailes de ses confrères pour le simple plaisir ?

Non, définitivement pas. Tu es de celle qui commets des impairs sans le vouloir, et tu t’en veux pour ça. L’équilibre est rompu, mais Seung-Joo a la grâce de rattraper le fil rouge de votre destinée, le fils doré des mots, la rythmique plate d’une conversation polie et badine entre deux collègues.

Tu savoures sur ta langue les énigmatiques syllabes sortant de celle de ton « hubee » ? « Hyundai » ? « Hunde » ? que tu n’arrives pas à saisir, et pourtant tu comprends. Tu caches un petit rire derrière ta main et tu agrées d’un signe de la tête et d’un « hai, hai » des plus japonais. Maintenant que tu as pris le pli, il est vrai que de le vouvoyer aurait été difficile pour toi. Un éclat dans le ciel attire ton attention.

« Oh ! un cerf-volant ! Peut-être qu’il y a une bataille ? J’aimerais bien aller voir ! »

Tes yeux se font luisant d’une joie non contenue. Petite, tu aurais tant aimé que tes parents t’emmènent voir Takoage-Gassen, à Shizuoka, le festival des cerfs-volants du Japon. Faute de pouvoir t’y déplacer, tu contemplais les images trouvées sur le Net, rêvant le soir de mille couleurs, de dragons crachant du feu et de tout un monde retenu à Terre par de simple fils de nylon. Aujourd’hui que tu as enfin l’occasion d’y assister, tu n’es pas prête à laisser filer ta chance ! Tu te lèves, le regard toujours fixé au ciel, et, attrapant d’une main ton panier repas, tirant de l’autre la manque du Coréen – ça va devenir une habitude si tu n’y prends pas garde – tu vous diriges vers la foule déjà grossissante de badauds ayant eu la même idée que toi. Tu es une petite fille, en cet instant, et tu espères que Seung-Joo ne t’en veut pas trop pour cela. Après tout, il est malgré lui ton babysitter. Cette idée te faire rire, plus franchement, éclat de joie pur dans ta vie si rouge sang.
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le Mer 5 Avr 2017 - 11:33
Seung Joo menace de sombrer dans une forme de mélancolie, en repensant à un passé dont il ne pourra jamais se débarrasser malgré tous ses désirs, en songeant à la tragédie de son existence. Il pourrait s'enfermer dans une longue introspection, songer aux différences d'âge, au déracinement, à l'incapacité à revenir sur ses pas. Et il est presque parti, Seung Joo ; jusqu'à ce qu'Etsuko change radicalement de sujet, parlant de cerf-volant. Le Coréen lève les yeux ; les couleurs joyeuses qui percent le ciel lui font penser aux bangpaeyeon de son enfance, si faciles à manier. Puis, avant qu'il n'ait le temps de réagir, Etsuko l'entraîne ; le jeune homme regarde à nouveau le sol, pour être sûr de l'endroit où il pose ses pieds. Il ne peut s'empêcher de dire :
« C'est beau. »
Parce que ça l'est, il n'y a pas à dire. Cela fait partie de ces moments où Seung Joo regrette d'avoir perdu un œil : pour tout voir, il est obligé de bouger plus la tête, et c'est moins confortable quand il faut la lever.
« Est-ce qu'on peut en acheter dans le coin ? » : demande-t-il, parfaitement novice en la matière.
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le Jeu 6 Avr 2017 - 13:40
Tu réfléchis à sa question le doigt frottant ta joue, signe de questionnement chez toi. Tu n’avais vu aucun stand en venant, mais tu avais fixé un rendez-vous assez tôt pour être sûre d’avoir une bonne place. Peut-être que quelques marchands ont installé leurs étals plus loin ? Si vous marchiez en suivant le sentier balisé, tu es sûre de pouvoir accéder à la requête de ton otage d’un jour.

« Sans doute, oui. Ça te ferait plaisir ? »

Tu ne poses la question que pour la forme préférant t’en assurer. De toute façon, tu en veux un, toi aussi. Le voir voler au milieu des autres. T’allonger dans l’herbe fraîches, ou te poser sur les berges dallées de la rivière, et laisser tes rêves planer tout là-haut, puis lâcher la ficelle et espérer très fort que quelqu’un les entende, quelque part.

Ta main ne quitte plus le bras du Coréen, qui n’ose pas encore protester. Le ferait-il que tu le lâcherais à regret. N’ayant personne avec qui partager les instants les plus heureux de ton existence, tu es ravie d’avoir enfin une personne pour les vivre avec toi, aujourd’hui.

Comme tu l’espérais, vous ne tardez pas à tomber nez-à-nez avec des chariot pleins de cerf-volant. Il ne reste plus qu’à faire votre choix.

« Tu sais lequel tu voudrais ? »


Il y a également des lanternes, pour ce soir, sans doute, avec leur papier de couleurs vives, très simple. A la tombée de la nuit, nul doute qu’elles s’envoleront, transportant les rêves de nombreux badauds. Tu ne peux t’empêcher d’en prendre deux, bleue et jaune, les glissant dans ton panier repas. Elles ne sont pas encore dépliées, les ranger est facile. Tu te demandes ce que tu écriras, la nuit venue, sur le papier vierge. La santé, le bonheur, l’argent ? Non, ce n’est pas là ce qui te préoccupe. Tu as encore du temps pour y réfléchir plus sérieusement. Tu es trop occupée à ne pas te tromper dans le choix de votre cerf-volant.
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le Jeu 6 Avr 2017 - 19:18
« Oui, ça me ferait plaisir. » : répond Seung Joo, sans même réfléchir au sens de sa réponse.
Puis ce qu'il vient de dire le percute de plein fouet. Il se rend subitement compte qu'il est totalement détendu, et qu'il a baissé sa garde. Cela le surprend, l'inquiète un peu. Pourtant, il sent que ce n'est pas si grave : Etsuko a l'air d'être dans le même cas que lui. Il ne sait pas trop ce qui lui passe par la tête, pourquoi elle fait tout cela ; peut-être a-t-elle envie de jouer avec lui, il ne peut totalement exclure cette possibilité. Peut-être a-t-elle envie de se montrer sous un autre jour, aux yeux de quelqu'un qui ne la jugera pas, qui est suffisamment éloigné d'elle au travail pour que cela n'empiète pas sur leurs agissements. Non que Seung Joo s'en plaigne, d'ailleurs. Il y avait fort longtemps qu'il n'avait plus apprécié un moment de détente. Ses loisirs sont assez particuliers, et il pensait ne plus pouvoir trouver son bonheur dans la simple contemplation de cerisiers en fleur.
Il faut croire qu'il s'est trompé.
Ou qu'il est en train de changer.
Leurs pas les mènent au chariot vendant des cerf-volants, et Seung Joo promène son œil sur la marchandise. Son regard mutilé est attiré par l'incarnat d'un petit pliage soigné, et sa main se tend vers lui. Il ne saurait dire pourquoi ; il n'aime pas particulier le rouge, mais il a le sentiment que c'est une couleur qui lui sied bien. C'est la couleur de son faux œil.
« Celui-ci. Mais je peux me le payer, vous savez ? »
Il anticipe ce qu'il pense venir ; il ne saurait dire d'où vient cette intuition, mais en cet instant, il est persuadé qu'Etsuko a envie de lui payer un cerf-volant. Ce qui est plutôt mignon, soit dit en passant.
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le Sam 8 Avr 2017 - 23:45


"Oui, pas de problème."

Tu ne comprends pas au premier abord pourquoi Seung-Joo insiste pour se payer son bien. Puis tu tombes sur les lanternes à souhaits dormant dans ton panier, au fait que tu aies cuisiné pour lui, et qu'il se soit "contenté" de venir les mains dans les poches. Tu soupires. Encore une fois, tes intentions ont été mal comprises.

Il faut dire que tu es plutôt du genre maman-poule, te comportant comme la grande soeur bienveillante (à ne pas trop chatouiller de près non plus...) avec les membres les plus jeunes de l'Iwasaki, ce qui faisait pas mal de monde, finalement. C'était plus fort que toi, il fallait que tu t'occupes de les nourrir, de les faire boire, de leur taper dessus parce qu'ils s'enrhumait bêtement en oubliant leurs écharpes l'hiver, ou distribuer des gants et des parapluies les jours de chute de neige. Oui, tu avais ce côté "control freak" qui pouvait agacer plus d'un, notamment la gente masculine. Jouait également le fait que tu n'aimais pas les soi-disantes règles de courtoisie comme quoi l'homme devait payer les dépenses de la femme et blablabla. Misogynie de tes deux que tu ne supportais pas. En contrepartie, quiconque oubliait de t'ouvrir les portes ou de tirer les chaises pour que tu puisses t'y asseoir était vu d'un mauvais oeil. Compliquée comme fille? Non, il fallait prendre le temps de te connaître, c'est tout.

"Je vais prendre celui-là."

Tu pointes une grosse carpe bleue pâle assortie à ton kimono. La vendeuse te tend sa ficelle que tu accroches à ton poignet, n'ayant nullement envie de perdre un si bel animal sitôt en ta possession.

"Je crois qu'on a tout bon."

Tu te scannes de la tête aux pieds, fais de même pour Seung-Joo, enlèves une tâche sur son t-shirt en humidifiant ton doigt et le frottant sur le tissu, puis lui envoies une petite pichenette.

"Il faut apprendre à manger proprement. Ce n'est pas comme ça que tu vas attirer des prétendantes..."

Tu as un ton un peu trop maternel. Mais tu ne te soucies réellement que du bien-être de ceux à qui tu tiens, quitte à paraître un peu étouffante par instants.
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il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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le Mer 19 Avr 2017 - 18:44
Etsuko pourrait lui payer un cerf-volant, cela n'offenserait nullement ses convictions : il est assez normal que le plus âgé paye pour le plus jeune. Toutefois, Seung Joo ne veut pas d'un présent offert par convention. Après sa transaction, il se rend compte que son cerf-volant ressemble à celui choisi par la Japonaise, à ceci près que sa carpe est bleue et non rouge.
Il se sent rougir lorsqu'elle essuie une tache dont il n'avait même pas conscience sur sa chemise amidonnée. Il y a quelque chose de maternel dans l'attitude d'Etsuko, et c'est une dimension d'elle qu'il ne s'attendait pas vraiment à trouver. L'a-t-elle invité parce qu'elle ressent le besoin de le protéger, comme une grande sœur ? Le Coréen n'ose pas lui répondre qu'il ne recherche pas de prétendante ; elle aurait sans doute honte de la façon dont il traite les femmes, comme des objets de désir dont il se détache ensuite sans une parole. Il se pense condamné au célibat, Seung Joo, mais il préfère répondre :
« Vous feriez attention à ce genre de détails chez un homme ? »
Sa question est totalement innocente ; il ignore tout de sa vie sentimentale, à Etsuko, si ce n'est qu'elle est célibataire. Levant l'œil vers le ciel, il ajoute :
« Il va être difficile de faire voler nos cerf-volants ici, nous devrions nous éloigner. »
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Etsuko, un parfum de sable chaud au creux des reins, une image de cerisier en fleurs dans le ton de sa voix. Une femme perdue naviguant en eaux troubles. Un sourire, toujours, voilant la vérité, un passé qui ne veut pas quitter sa rétine. Un corps entre deux mondes et une question : pourquoi? Des poings et du sang la recouvrent sans qu'elle s'en cache. Il y a quelque chose de casser en elle et pourtant, on se sent attiré.
Soulevez le voile, n'ayez pas peur. La mort n'existe pas.

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le Mar 6 Juin 2017 - 19:14
Tu restes un instant sans voix face à sa question. Tu ne prends pas ombrage de la familiarité que ce sujet embrasse; après tout, tu es la première à avoir soulevé le voile séparant le respect de l'amitié. Tu te surprends à penser à Seung-Joo comme ton ami. Tu accordes au jeune homme une certaine importance à ses goûts, ses pensées, sa parole, mais sur l'échiquier politique de la Diaspora, il n'était qu'un pion qu'on n'hésiterait pas à sacrifier au besoin.

Tu aurais voulu tous les protéger, ces si jeunes enfants, la seule progéniture que tu n'auras jamais. Est-ce ton instinct maternel prenant le dessus sur ton pragmatisme? Ou bien l'instant présent, le O-Hanami, contemplation des fragiles pétales, magnifique métaphore de la vie, si précieuse et si rapide, un instant durant un centenaire tout au plus, et qui, en un clin d'oeil, pouvait basculer de la fleurs à la poussière blanche?

Tu t'ébroues, secouant autant ton corps que tes pensées, frémissant sous le vent se levant. Tu as une conscience plus accrue encore du Coréen à tes côtés. Son souffle silencieux creuse sa question jusqu'au fond de ton coeur. Tu ne peux t'empêcher de penser à Yuuta, sa chevelure de jais, ses poignets fins. Sa voix pleine de rage à peine contenue à chaque fois qu'il s'adressait à toi. Il n'y avait à vrai dire que son lien de parenté avec l'Oyabun, et sa fidélité absolue, qui lui assuraient sa position au sein de l'Iwasaki. Sa violence par trop évidente et son sang chaud avaient raison de ses meilleurs côtés. Tu parvenais à les voir, mais de plus en plus ténus, comme les toiles d'araignées, invisibles à l'oeil nu, dévoilant leur charme les jours de pluie, se gelant l'hiver en de magnifiques sculptures labyrinthiques.

"Bien sûr. Prendre soin de son apparence est une marque de respect élémentaire. C'est aussi de l'amour propre. Comme on dit 'un corps sain dans un esprit sain'. "

Tu te tais un instant, le temps d'obéir au conseil de Seung-Joo et de trouver un endroit moins venteux. Tu déploies alors ta carpe, courant une petit distance - pas aisé avec tes chaussures et tes vêtements - avant qu'elle s'élève enfin et tutoie le ciel.

"Mais ce n'est pas le plus important. Du moment qu'il m'aime et m'est fidèle, le reste n'est que fumée."

Tu chuchotes aux nuages, amère et lucide quant à tes sentiments poussant jusque dans tes poumons, te noyant d'un doux venin.
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le Ven 9 Juin 2017 - 21:27
Seung Joo ne s'étonne pas vraiment de la réponse qu'Etsuko lui donne : elle ne lui aurait pas fait de remarque si elle ne considérait pas que c'est un détail important. Non qu'il prétende comprendre, d'ailleurs. Le fait d'aimer quelqu'un reste quelque chose d'étranger, un concept qu'il a du mal à délimiter et qu'il tente de définir à travers les témoignages des autres. D'un autre côté, il pense comprendre ce qu'il peut y avoir d'attirant. Etsuko n'explicite pas sa réponse, et pourtant elle paraît claire aux yeux du Coréen. Peut-être est-ce l'adage qui lui rend la chose compréhensible.
« Je ferai attention. » : promet-il d'une voix douce.
Même s'il sait qu'il ne cherche pas de prétendante : dans sa tête, tout ceci appartient à l'ancien Seung Joo, celui qui vivant dans une autre époque. Alors il pouvait se conformer aux traditions, et envisager qu'un jour, peut-être, si sa position n'était plus aussi dangereuse, il pourrait se marier. Quand donc a-t-il définitivement enterré l'idée ? Il lui semble qu'il s'en est défait, comme d'une ancienne peau pendant une mue.
« Si j'aimais une femme, dit-il, sans se rendre compte qu'il ne réfléchit même pas au fait qu'il pense ne pouvoir tomber amoureux que d'une femme, je ne crois pouvoir lui être fidèle. »
Ses yeux plongent dans ceux d'Etsuko, directs, tristes - mais son regard implore un conseil qu'il n'ose demander à voix haute. Il sait que son attitude pose problème, qu'elle est blessante ; il n'y a bien qu'un vaurien comme son renard pour s'attacher à lui et ne pas se soucier de qui il met dans son lit. Ses joues rosissent ; il se rend compte qu'il vient peut-être de gâcher son image aux yeux de la Japonaise. Cela l'attriste.
A son tour, le cerf-volant de Seung Joo prend son envol. Le jeune homme prend de l'élan, les doigts crispés autour de sa poignée, le regard glissant sur la chevelure noire d'Etsuko. Il aimerait trouver une fille avec des cheveux aussi beaux.
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