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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Léviathan - Dans la fosse aux lions // Santiago

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La foudre insolente s'abat sans prévenir.
Personnage : 生意気 雷
NAMAIKI IZAKUCHI
FOUDRE INSOLENTE

↯Airs doux, sympathiques, bienveillant et sincère. Assez charmant.
↯Double-jeu constant, n'est jamais vrai mais en donne toujours l'air.
↯Intelligent, vif d'esprit, beau parleur, discret, assuré, volontaire.
↯Secret, paranoïaque, peur des autres, manipulateur, sans but.
↯Coure vite.
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Mordred
posté le Dim 2 Avr 2017 - 15:09 (1)
Dans la fosse aux lions



NAMAIKI // SANTIAGO

Transpiration et sang s'enlacent et s'entretuent dans l'air.
Une atmosphère lourde qui colle à mes bras.

De la poussière et de la fumée masquent des regards tournés vers moi alors que j'avance doucement. Des hommes fument, leurs costumes coupés dans le noir par le contre-jour d'une lumière jaune. Leurs bagues brillent, ils savourent leur richesse et la jettent dans des jeux. Je verrais presque leurs billets s'amonceler au centre de l'arène dans laquelle on se roule. Ils sourient. Se moquent peut-être -sûrement- de moi. Je suis étranger. Pas tailler dans le rôle des spectateurs, ni dans celui du combattant. Mais qui sait ?

Le sous-sol est un autre monde.
Où la violence est chaude, presque réconfortante. Un repère. Une mère sévère aux punitions implacables. Une mère envoûtante, tentatrice lorsqu'elle invite dans ses bras. Une mère cruelle, louve, qui rejette violemment, sans douceur. Tout est feint, ou peut-être trop franc. L'appel de l'argent pousse les hommes à vendre leur corps. Différemment d'une prostituée, mais toujours pour procurer du plaisir à ceux qui paient. Le plaisir des yeux, le plaisir des jeux, de la violence assouvie et de la puissance.

Mon corps parait si petit et semble se fait écraser par la pression environnante. Je peinerais presque à avancer tant je dois me faufiler entre d'immenses silhouettes qui s'amuseraient à ne pas me laisser passer. Leur présence me dit de m'en aller, une désapprobation presque paternelle émane de leurs regards. Mais je les ignore, j'ai le droit d'être ici. Je veux être ici. Étrangement, je me love dans cette atmosphère décadente avec plaisir, mon ombre qui se projette sur le sol s'y promène avec délectation. Moi-même, je sens un battement étrange vibrer dans ma poitrine. L'excitation de faire moins semblant, d'être davantage qui je veux. L'odeur de combat et d'alcool ne me dérange pas, je m'y retrouve au contraire. J'aime bien...

Je m'installe dans un coin, contre un mur, légèrement dans l'obscurité pour regarder tranquillement le spectacle, les coups qui s'échangent, la bave qui sort de sa bouche après qu'il ait reçu un coup dans la figure... J'essaye d'imaginer le degré de douleur à chaque échange de poing, sans vraiment y parvenir. Il faut tester pour savoir et la sensation change à chaque adversaire... Je n'ai pas beaucoup d'expérience, l'idée me vient d'essayer, mais avec nait la certitude de me faire complètement tabasser. Pourtant, alors que me yeux cillent en suivant les mouvements de ces hommes, l'envie est irrésistible.

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Personnage : Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Lun 10 Avr 2017 - 18:56 (2)
Il était si petit qu'il passait inaperçu dans cette foule d'adulte.
Non, pas petit. Simplement minuscule.
À Santiago, maître incontesté du Leviathan, rien n'échappait : pas la moindre petite mouche qui aurait eu l'audace de se faufiler jusqu'à son sous-sol, pas la moindre petite goutte de transpiration qui coulait des fronts épuisés pour s'écraser sur le seul en un bruit imperceptible, pas le moindre transfert d'argent illégal que des parieurs malhonnêtes pensaient pouvoir faire lorsqu'il avait le dos tourné. Santiago avait des yeux partout, percevait tout et ne laissait rien de contraire aux règles de son club se produire en sa présence. Et pourtant, il avait failli manquer Namaiki lorsque celui-ci s'était faufilé jusqu'aux arènes.
Bien sûr, Santiago ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même : il laissait les gens entrer et venir à leur guise dans son club, ne faisait contrôler l'identité que de ceux qu'il ne connaissait pas encore et à qui il n'avait pas donné l'autorisation de se rendre au sous-sol. Les autres pouvaient circuler librement sans même qu'il ne s'en rendît compte. Plutôt que d'y voir une faille dans la sécurité du Leviathan, le Chilien avait plutôt tendance à s'en amuser, se disant que, peut-être, il se ferait tuer dans son propre club par un ennemi enragé - et cela le faisait rire. Néanmoins, pour négligeant que fût Santiago, il était tout de même étonné de ne pas avoir remarqué le jeune homme plus tôt. Il essayait peut-être de se faire discret, mais l'hostilité ambiante que son apparence asiatique éveillait chez les habitués du club de combat était elle, nettement perceptible. Sans elle, Santiago n'aurait peut-être rien remarqué - mais Namaiki provoquait une légère altération, il stoppait momentanément les paris, détournait un temps l'attention des combats, perturbait la concentration des clients. Cela ne pouvait échapper à l'attention de Santiago, habitué à déceler la moindre perturbation dans son club.
Il avait réagi tardivement, occupé à rassurer des parieurs sur le potentiel d'une de ses nouvelles recrues - et il avait laissé Namaiki s'enfoncer seul dans la foule du Leviathan. Erreur, erreur, erreur. Santiago ferait plus attention la prochaine. En attendant, il prit poliment congé de ses parieurs, salua quelques combattants qui venaient à peine d'arriver, et se dirigea vers Namaiki avec un sourire presque sincère sur les lèvres.
Aussi étrange que cela pût paraître, Santiago ne considérait pas Namaiki comme une gêne - même si son appartenance à une diaspora rivale était un défaut évident chez lui. Il avait été étonné de le voir, et puis... il avait compris. Tout simplement. Santiago ne pouvait pas vraiment l'expliquer, mais Namaiki avait tout ce qu'il aimait voir chez un jeune homme - et il lui prévoyait un avenir glorieux, pour peu que l'on sût comment le faire fleurir.
(et lui, Santiago, prétendait savoir ce qui était beau pour lui)
De sa haute silhouette, le Chilien se posa devant le jeune Japonais, lui cachant la seule source lumineuse qui éclairait encore un peu le recoin obscur où celui-ci se terrait. Si le sourire de Santiago était encore perceptible, il n'apparaissait plus que comme un trait noir et élancé sur sa figure balafrée - la cicatrice luisait à peine. Le maître des lieux apparaissait encore plus effrayant que d'habitude, mais il savait que cela n'impressionnerait pas le jeune homme, qui apprécierait au demeurant être encore plus invisible aux yeux des clients qu'il ne l'était déjà. Santiago attendit un instant, les bras croisés avec nonchalance sur sa poitrine, avant d'entrouvrir les lèvres pour laisser échapper dans un soupir amusé :

« Eh bien, ton arrivée n'est pas passée inaperçue, tout le monde t'a remarqué. »

Mais le ton était plein de tendresse, le reproche en était effacé. Santiago se sentait étrangement fier du Japonais filiforme qui s'était présenté à lui pour apprendre à se battre - ils n'avaient pas encore beaucoup avancé, mais le peu qui avait été accompli le satisfaisait déjà beaucoup.
Il haussa les épaules.

« Bah, de toute façon, une fois qu'ils auront l'habitude de toi, ils ne te prêteront plus vraiment attention. »

Cela finirait bien par arriver. Les Japonais étaient rares dans son club, mais ceux qui venaient régulièrement finissaient toujours par se fondre dans le décor. C'était la magie du Leviathan, d'une certaine manière : du moment que vous vous battiez comme les autres et que vous respectiez les règles du lieux, personne ne s'en prenait à vous. C'était ce qui faisait le charme de ce lieu aux yeux de son propriétaire, et Santiago se demanda si quelqu'un d'autre que lui le percevait avec autant d'acuité, ou si les autres ne voyaient qu'un bouge sanglant où l'on ne faisait que se taper dessus pour l'argent.

« Eh bien, qu'en penses-tu pour le moment ? » demanda gentiment Santiago.

Et dans son ton aimable, quelque chose disait Tu n'es pas obligé.
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Mordred
posté le Ven 14 Avr 2017 - 0:03 (3)
Dans la fosse aux lions



NAMAIKI // SANTIAGO

Le maître des lieux se révèle. Pour cela, pas besoin de projecteur, son sourire et sa dégaine suffisent : on ne l'ignore pas.

Je ne suis pas allé le saluer, encore trop incertain de ma propre présence dans ce lieu... Dans mon coin, je fais mine jusqu'à présent d'être trop concentré sur le combat pour le remarquer. Mais qui pourrait y croire. Lorsqu'il se place devant moi, sa silhouette effacée dans le contre-jour, je lève les yeux vers lui sans savoir si je dois être gêné ou sûr de moi... Imposant à sa manière, d'une façon charmante, il porte à lui seul l'aura de son établissement et m'écrase de sa présence... En ne voyant pas son visage, je n'arrive pas à savoir si je suis toléré ou non. J'avais cru comprendre que oui, pourtant je me sens étranger, d'autant plus lorsqu'il se tient devant moi, bras croisé, un sourire fin se dessinant, imperceptible, dans l'obscurité. Amical ?... Je ne sais pas.

D'ordinaire, j'aurais utilisé mon trouble pour rendre le rôle encore plus convaincant. Mais ici il n'est plus question de ce petit jeu, dépassé et déchiré. SANTIAGO a complètement éradiqué une partie de moi, avec une facilité désarmante, destructrice. Alors je lèverais bien vers lui un regard hésitant,  fébrile, car cet homme m'effraie profondément, me dérange. Mais une part de moi grogne quand il s'approche, c'est cet aspect que je préfère dévoiler : la hargne plus que la peur face au dévoilement de mon secret. Je ne sais pas qui il est, ce qu'il pense, ni ce qu'il me veut alors la méfiance me rend impulsif. Et puisqu'il sait, je n'ai rien à cacher. Mon regard brille dans la pénombre, répondant à sa présence avec le léger grognement d'un animal méfiant.


« Eh bien, ton arrivée n'est pas passée inaperçue, tout le monde t'a remarqué. »


Le ton de sa voix est doux pourtant, démontrant que je suis le bienvenu. Je suis surpris. Venant de lui, c'est étrange et grisant, car il me considère... La lueur dans mes yeux se transforme, gonflée d'un orgueil encore incertain... C'est vrai. Un gamin comme moi, qui plus est japonais... Ça ne peut qu'attirer les regards. À la fois ils me pèsent, mais être vu et scruté m'offre un sentiment très agréable, peu importe ce que l'on pense, ce que leurs yeux disent. Les pensées dédaigneuses alimentent la force que je garde cachée. Grâce à eux, elle devient une véritable force. Je suppose et l'espère du moins...

« Bah de toute façon, une fois qu'ils auront l'habitude de toi, ils ne te prêteront plus vraiment attention. »

Passez inaperçu ? Non, SANTIAGO n'a pas compris. Ce n'est pas ce que je veux.

« Eh bien, qu'en penses-tu pour le moment ? »

— Vous savez très bien que j'aime cet endroit. Je suis content que vous me permettez d'y rester. »

Je marque une légère pause. Je n'ai pas loupé cette bonté doucereuse, bienveillante qui émane de lui. Ce genre de sentiment -sans qu'il soit parfaitement révélé- qu'on n'attendrait pas venant de lui. Mais cette chance qu'il m'offre, je ne veux pas la gâchée. Dans son regard, je veux voir briller la fierté d'un père. Du père que j'aurais voulu avoir. Je souris légèrement, avec une audace qu'on imagine jamais vraiment chez moi mais qu'il a dû sentir.

« Mais vous vous méprenez, je ne veux pas qu'ils se fassent à ma présence. Je suis ici pour surprendre et marquer, ce serait dommage de se faire manger par la masse. Vous ne pensez pas ? »

Vous surprendre aussi. Dans ma voix résonne toujours ce fond d'insouciance, sans que je sache s'il est vrai ou pas. Ou peut-être est-ce simplement la politesse... Je n'arrive jamais à faire la différence.

« Mais avant ça, il faut essayer... Vous m'y autorisez ?  Bien sûr, je ne garanti pas le spectacle... »

Je soupire avec un petit soupire d'un air désolé en lâchant un murmure : Quoique... alors que j'enlève ma fine veste en jean et dénoue l'écharpe autour de mon cou, comme pour me préparer, mais je lève d'abord les yeux de nouveau vers lui pour recevoir son accord. Même si je doute qu'il refuse... On est ici pour ça, non ? Même moi.

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Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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Léviathan
posté le Sam 22 Avr 2017 - 11:39 (4)
Bien calé dans son espace d'obscurité, Namaiki se donnait l'air d'un jeune homme impressionné par la violence des lieux, encore incertain de sa place, obligé de rester dans son coin pour ne pas suffoquer sous les regards violents des habitués - mais Santiago se doutait bien que cette façade était fausse. Le jeune homme feignait seulement la faiblesse, cherchait à se faire sous-estimer pour pouvoir frapper plus fort par la suite. Et n'importe qui s'y fût mépris, tant il jouait son rôle avec conviction. Mais quelque chose le trahissait - une petite lueur qui s'allumait épisodiquement dans ses yeux et révélait un gouffre de mystère insondable. Santiago croyait y voir la même chose que chez lui, l'ambition, la convoitise, la manipulation, mais comment être sûr qu'il ne plaquait pas sur Namaiki les qualités qu'il aimait voir grandir chez les hommes plus jeunes que lui, et qu'il pouvait contrôler à sa guise ?
À sa façon de parler, Namaiki paraissait considérer que le goût qu'il avait pour le Leviathan était évident, mais le propriétaire des lieux ne voulut pas lui dire que pour le commun des mortels, c'était plus difficile à comprendre. Il ne se jetait pas cœur et âme dans un combat mais errait telle une ombre entre des gangsters hostiles qui n'auraient pas rechigné à l'écraser sous leur talon. Ce n'était pas ainsi que les habitués du club se comportaient. Mais Santiago ne s'intéressait pas vraiment à un fait qu'il connaissait en fait déjà : il voulait juste laisser Namaiki s'exprimer sur son club, l'éblouir de ses observations qui tombaient toujours à point nommé. Il voulait voir ce que le garçon allait lui révéler de lui. À sa grande satisfaction, rien du tout : Namaiki le remercia poliment de lui permettre de fréquenter le club, et Santiago hocha imperceptiblement pour exprimer son contentement. Il se demandait encore ce qui pouvait bien pousser un jeune homme tel que lui à apprendre à se battre, ou plus exactement ce qu'il comptait faire des compétences qu'il acquérait ici. Il avait beau avoir bien cerné son caractère, Santiago manquait encore de certaines informations pour compléter le tableau de la vie de Namaiki Ikazuchi.
Mais il avait le temps de le découvrir.
Santiago aurait pu être surpris de la correction que le Japonais apporta à ses dires - Namaiki voulait surprendre et être toujours un peu en dehors du lot. Mais ce qui prenait le Chilien au dépourvu était le fait que le jeune homme n'avait pas vraiment réfléchi à la meilleure façon de combler son désir de reconnaissance. Rester un étranger toute sa vie était son désir ? Bien mauvaise idée, d'après Santiago : c'était la meilleure façon de s'attirer le mépris. Mieux valait attirer l'attention par d'autres procédés qui offraient également le respect, par exemple une victoire miraculeuse et inattendue qui révélerait ses véritables capacités aux yeux des autres. Mais une objection apparaissait alors rapidement : impossible de tenir caché le fond de son cœur, on le laissait trop facilement transparaître. Toujours mystérieux, Santiago se contenta de répondre :

« On verra si cette envie te restera lorsque tu connaîtras mieux le Leviathan. »

Ce n'était pas un reproche. Ce n'était pas une menace, ni un conseil : juste un fait que le propriétaire lui soumettait pour l'inciter à y réfléchir.
Santiago pensait au fond de lui que la scène n'était pas la place qui convenait le mieux au jeune Japonais, mais que ce dernier était plutôt taillé pour ordonner les choses dans l'ombre, comme lui. Diriger un ennemi dans cette voie ne lui posait pas vraiment de problème de conscience - oh oui, il était suffisamment redevable à Capone pour suivre ses directices, mais la loyauté de Santiago s'arrêtait au parrain, et non à toute la diaspora. Il avait quelques doutes quant à l'avenir que la jeune Cassaro leur promettait si elle prenait la suite. Alors aider un Japonais ? Pourquoi pas ? Santiago ne se sentait pas menacé : il trouverait toujours un moyen de s'en sortir. Il l'avait toujours fait.
Tel un phénix.
Oui, cet animal le seyait tout à fait.
Pour l'heure, Namaiki ne voyait pas vraiment ce que Santiago avait envie de faire de lui, et il était prêt à monter sur scène, l'envie d'en découdre prenant chez lui la forme d'une volonté de fer bien difficile à parer. Santiago ne devait pas lui montrer qu'il rechignait un peu à l'envoyer se battre aussi tôt en public - il aurait voulu au moins mieux le former. Mais forcer les gens n'était pas dans ses habitudes - en revanche, fonder leurs intentions était tout à fait dans son genre. Barrant toujours la route à Namaiki, il s'opposa à lui d'une voix lente et dangereuse :

« Avant toute chose, il y a quelque chose que j'aimerais savoir. Et tu as intérêt à me répondre honnêtement, sans quoi je te fais expulser immédiatement du Leviathan - et personne n'y trouvera à redire. »

Et je ne plaisante pas ajoutèrent ses yeux, toujours honnêtes lorsqu'il s'agissait de transmettre un message silencieux. Et puis, qui irait se plaindre du gérant si celui-ci faisait sortir un individu indésirable de son club ? Qui irait dénoncer sa tyrannie ?
Personne.
Parce qu'isolé dans le Leviathan, Santiago était bien tout ce qui permettait à Namaiki de fréquenter les lieux.
Le jeune homme ferait bien de ne pas l'oublier.

« Pourquoi cette envie de monter sur cette scène, probablement pour te faire ridiculiser par un adversaire plus fort que toi si je décide que le public a besoin d'un peu d'amusement ? poursuivit Santiago en insistant bien sur le fait qu'il pouvait se montrer tout à fait injuste avec Namaiki s'il le désirait. Pourquoi cette envie de se tenir dans la lumière alors que les ombres te vont si bien ? Tu penses vraiment... » Il baissa la voix. « ... que tu pourras encore dissimuler quand tous te dissèqueront de leurs regards ? »

Quelle cruauté dans la voix. Tout cela ne semblait pas le toucher. Des menaces prononcées sur un ton détaché, lointaines, si distantes de son cœur. Parfois, il ne fallait pas mentir, mais mettre les autres devant le fait accompli.
Mais pousser son avantage trop loin aurait détruit ce que Santiago essayait de construire avec Namaiki. Il laissa un soupir s'échapper - léger, presque inaudible, mais assez fort pour disperser la tension dans l'air.

« Ce ne sont bien entendu que des questions, précisa le Chilien en croisant les bras d'un air entendu. Je ne fais ça que pour t'aider, évidemment. »

Santiago avait repris son apparence sympathique habituelle - il ne voyait pas vraiment l'intérêt de cacher à Namaiki l'autorité qu'il pouvait posséder alors que c'était justement elle qui lui permettait de régner sur son club sans rivaux.
Et puis - sentiment un peu vain, futile et faiblard ? -, il voulait lui donner envie... enfin... par son exemple... de lui ressembler.
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Mordred
posté le Jeu 27 Avr 2017 - 3:27 (5)
Dans la fosse aux lions



NAMAIKI // SANTIAGO

Il refuse, plus ou moins, et je ne m'y serais pas attendu... Il a jeté sur moi un regard dur, porté des mots froids sur mon visage, des vérités que je n'ignore pas. Sans détourner les yeux, je dévore chacune de ses paroles sans sourciller, ou presque, me montrant digne de l'intérêt qu'il me porte. J'écoute, attentivement. Il dit que ce ne sont que des questions, mais je n'y crois pas. Il essaye de déterminer quelque chose que moi même je ne saurais définir... Mais monter sur scène n'est pas une preuve d'orgueil, je m'y vois déjà m'écrouler en sang.

Peu importe qu'il soit cruel avec moi, j'en ai assez des traitements de faveurs. Cruel, je suis persuadé qu'il l'est de toute façon. Pourtant avec moi, il semble se contenir, comme pour préserver quelque chose. Ça ne me déplaît pas, j'y décèle l'importance que je peux avoir à ses yeux, bien que j'ignore d'où elle vient : un gamin, japonais, qui ne sait pas (bien) se battre... Peut-être un peu intelligent, mais en somme, qu'a-t-il a gagner de moi ?... Mais je ne viens pas ici pour me faire caresser dans le sens du poil. Je viens ici pour sentir l'odeur du sang d'un autre contre mes poings, le mien qui coule de mon nez, la sueur de l'autre qui goutte sur moi, ma sueur qui glisse sur ma peau. Vous ne comprenez pas... Ridiculisez-moi si ça vous chante. La lumière attire un gosse qui n'a encore rien prouvé, ni éprouvé.

L'ardeur en moi ne s'acharne pas, car les mots de SANTIAGO sont forts, mais tout en retenue. Les pensées sont là, mais n'attaquent pas, car l'hôte sais comment apaiser les sang chauds. Le mien est juste tiède, facile à temporiser. Parce qu'il veut m'aider... Mais il ne comprend pas... À la fois, je suis profondément touché par cette attention particulière qu'il me porte, mais je me hasarde à préférer un homme qui me jetterait aux lions sans pitié, pour me tester, à la dure. Ainsi je comprend que SANTIAGO n'est pas celui que j'imaginais. Mais un homme plus complexe, taillé dans le détail et la subtilité. Alors, ma colère est éteinte par la modestie d'un enfant qui viendrait de se faire réprimander. Je prends le temps de soigneusement choisir mes mots...

« Même une ombre a des choses à prouver... Elle n'est qu'un reflet de lumière. Une ombre influente à su d'abord se dévoiler, dévoiler ce qu'il faut, pour ensuite disparaitre. Vous en êtes le parfait exemple ! Si vous n'aviez pas prouvé votre valeur, vous ne seriez pas craint, ni respecter... Ni admiré. »

Je souffle presque le dernier mot, avec peut-être une once de gêne, mais assez fort pour qu'il l'entende. Car oui, j'admire cet homme autant que je le respecte et le craint. Ce mélange étrange et pourtant tout à fait cohérent est celui qui façonne toutes les grandes personnalités : les hommes forts, sûrs, qui savent appuyer leur pouvoir sur des bases solides. C'est à la fois inné et un talent à aiguiser et apprendre. Je voudrais qu'il m'apprenne, oui. Pour que je ne ressemble pas à une coquille vide faite de naïveté et de piteux sourires.

« Une ombre qui reste cachée est oubliée, c'est un fantôme... Se fondre dans la masse sans se démarquer, c'est disparaitre. »

Je baisse un instant les yeux sur ses quelques mots, prononcés dans un soupire froid et sec, pourtant il y a un feu qui brûle à l'intérieur, qui se déchaîne. Le fantôme c'est mon père. Celui qui disparait c'est mon père. Pas moi. Je veux que SANTIAGO sente, entre mes dents, la haine qui s'extirpe et le venin qui imbibe mes mots. Pas contre lui. Contre mon père. Si seulement j'avais eu un père comme lui, j'aurais peut-être vu les choses différemment.

Je reste silencieux un court moment, ravalant les mots qui crachotent mon cœur, à vif tout à coup pour relever les yeux vers lui une fois calmé.

« Je pense que nous nous sommes mal compris... Je m'excuse, je ne voulais pas paraitre présomptueux. Je sais bien qu'en montant sur scène je me ferais lyncher, probablement. Mais je ne pense pas qu'on puisse apprendre à se battre sans savoir ce que c'est que d'être battu, sans que rien de plus n'intervienne. Je me fiche d'être ridiculisé, vous ne pensez pas que je le suis déjà assez à force de n'être vu que comme un joli gentil garçon naïf qu'on préfèrerait voir se prostituer ? »

Le mot s'est échappé, a glissé. Ma langue a dérapé alors que je soutiens toujours son regard, le souffle coupé tout à coup, les lèvres qui tremblent, les yeux vacillants qui cherchent à savoir si autour, les paroles se sont perdues dans le brouhaha des combats et la brume des cigares. Je ne le regarde pas beaucoup plus longtemps en me frottant le sourcils, attendant une réponse que je ne veux pas trop entendre.

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Léviathan
posté le Sam 29 Avr 2017 - 21:08 (6)
S'il y avait bien quelque chose chez Namaiki qui ne décevait Santiago, c'était son langage, fignolé, travaillé, imagé, coloré et pourtant loin d'être dépourvu de force. Un langage peut-être un peu trop flou pour les bruts qui fréquentaient le Leviathan, mais un langage qui parlait parfaitement à Santiago. Il était naturel pour ce dernier d'analyser chaque mot qui sortait de la bouche du jeune Japonais, de le décortiquer complètement jusqu'à en comprendre le fond de la pensée - et d'une certaine manière, le Chilien le faisait sans y penser, sans même avoir besoin de recourir à la pensée. Mais les mots n'étaient pas si compliqués : comprendre pourquoi Namaiki se désignait comme l'ombre ne demandait pas autant d'intelligence que Santiago en possédait. C'était même si simple que Santiago aurait pu passer en revue les autres sens que l'on aurait pu attribuer au mot, comme par exemple, le fait de ne pas posséder de substance ou d'être rejeté. Namaiki ne pouvait pas exister sans le soleil, il n'était pas fait pour la nuit, et il n'était pas de ceux qu'on remarquait du premier coup. Il se voulait inconsistant au premier regard, mais avec un vrai atout à jouer.
Et cela amusait Santiago d'entendre Namaiki se comparer à lui. Il ne lui reprocherait pas son insolence, car cela lui faisait franchement plaisir, mais, ne hâtons pas les choses, le jeune homme était loin de pouvoir soutenir la comparaison pour le moment. Et le Chilien n'était pas prêt à se laisser prendre par des flatteries dont il ne pouvait être sûr de la sincérité. D'ordinaire, il aurait feint d'être touché, afin de taire la méfiance de son interlocuteur, mais ici, tant de prudence n'était pas nécessaire, puisque Santiago avait l'intention de se dévoiler un peu. Juste le nécessaire pour faire voir la complexité de son être et comprendre que pour manipuler les apparences, il fallait saisir ce qu'elles signifiaient.

« Qui t'a dit que j'étais une ombre ? reprit Santiago sans cacher son amusement. Ce n'est pas trop approprié. Je serais plutôt... voyons voir... l'une de ces statues bouddhistes qui cachent une icône du Christ, si tu veux. Une apparence anodine, un vrai danger à l'intérieur. »

En tout cas, l'image messianique était bien plus adaptée à son ego sur-dimensionné, et le Chilien prenait un malin plaisir à teinter son discours de blasphèmes bien dosés. Il était le premier à savoir à quel point il n'était pas un saint, ce qui était une raison de plus pour verser dans les analogies religieuses, de se draper dans des habits de sainteté et de voir l'air scandalisé des bien-pensants vertueux. Dommage que cet air-là n'apparaîtrait jamais sur le visage juvénile de Namaiki, car Santiago ne s'en lassait jamais.
En revanche, ce soupçon de haine était vraiment charmant chez un enfant - c'était ce que Santiago aimait le plus chez son fils et il regrettait d'en être la plupart du temps privé. On pouvait faire quelque chose de ces sentiments-là, de la colère, de la frustration, de la déception. Il avait lui-même fonctionné à l'amertume et l'ambition ce qui, à bien y réfléchir, lui paraissait un tout petit peu moins risqué. Il avait en tout cas envie de poser la main sur l'épaule du jeune homme pour lui signifier qu'il comprenait. Mais il se retint, certain que son geste serait mal interprété.
Namaiki éclaircit son propos, et c'est sur le dernier mot, qu'il buta, que Santiago sentit son calme s'étioler. La prostitution. Si vous vouliez son avis, il ne pensait pas en avoir besoin - pourquoi payer pour ce qu'il pouvait obtenir gratuitement, je vous pose la question -, mais cela ne l'empêchait pas d'y avoir recours si une femme de petite vertu éveillait son intérêt. Il n'était donc pas contre, et plutôt pour quand même, mais pas farouchement - disons que l'institution ancestrale ne le dérangeait pas. Mais Namaiki... dans ce métier ?
Ça, c'est du blasphème, et un vrai.
Non, non, non, le Japonais valait beaucoup mieux que cela, cela crevait les yeux - ou peut-être pas tant que cela, mais cela crevait ses yeux, et Santiago se serait opposé à toute personne qui aurait imposé une telle voie à Namaiki. Après avoir vu un tel potentiel, le voir ainsi gâcher... Il y avait là une question de domination. C'était bien connu : les dominateurs contrôlaient le monde en occupant des places importantes, et non en vendant leur corps au plus offrant. Les prédateurs ne se mélangeaient pas aux proies, mais les exploitaient, et prétendre placer un prédateur-né dans la catégorie de ces faibles-là... non, vraiment, impossible, c'était un crime de lèse-majesté. Le Chilien ne pouvait rester de marbre.
Il savait qu'il se laissait un peu emporter par ses émotions, ce qui était loin d'être une bonne chose. Santiago se montrait plus prudent d'ordinaire. Mais également plus distant. Peut-être... oui, c'était peut-être ainsi qu'il aurait réagi si son fils avait été digne de lui. Ce qui n'était malheureusement pas le cas. C'était déraisonnable, bien sûr, mais était-ce forcément mauvais ?
Santiago n'en était pas sûr.

« Je t'aiderai à faire tes preuves, affirma Santiago en posant lourdement ses deux mains sur les épaules de Namaiki, et je ferai de toi celui que tu ne rêves même pas encore d'être. Mais en attendant, va te battre, puisque c'est ce que tu désires. On en reparlera après. »

Il lâcha brusquement le épaules du jeune homme, et lorsqu'il se retourna vers son sous-sol, Santiago avait retrouvé son masque policé. Il héla un des arbitres, qui n'osa pas l'ignorer, et lui fit comprendre que Namaiki désirait un adversaire.

« Il ne sait pas encore se battre, ajouta Santiago d'un air entendu, mettez donc quelqu'un qui puisse se montrer instructif, mais pas traumatisant. »

Il aurait pu en dire davantage, mais il savait que ce n'était pas nécessaire : il était assez rare que Santiago demandât lui-même un combat pour quelqu'un d'autre, et lorsqu'il le faisait, on comprenait généralement l'intérêt qu'il avait pour le combattant en question. Une lueur interrogatrice s'alluma tout de même dans les yeux de l'arbitre : les combattants que Santiago surveillait de près étaient généralement bien plus doués, pour ne pas dire les meilleurs, et il se demandait légitimement pourquoi un débutant aurait droit à la même chose. Mais l'homme eut la bonne idée de se taire devant son patron et de ne pas exprimer oralement ses questions, conscient que son poste pouvait se jouer à une curiosité mal placée. Il s'éloigna juste après avoir annoncé qu'il allait chercher un volontaire, et Santiago resta seul quelques instants avec Namaiki, qu'il était de son devoir d'informer.

« Je t'ai ménagé : le combat sera équitable, et si tu le perds, tu ne pourras que t'en prendre à toi-même, ton adversaire sera à ta mesure. L'issue ne dépend que de toi, et toi seul. »

On aurait dit que cela l'amusait, Santiago, mais à vrai dire, son esprit était plus focalisé sur la générosité de l'offre qu'il avait faite : ridiculiser les débutants, il adorait, ceux-ci ayant souvent tendance à surestimer leurs talents guerriers. Ce simple respect valait son pesant d'or, mais savoir que, plus fondamentalement, ce combat ne rapporterait rien au propriétaire, puisque personne n'aurait envie de miser sur un total inconnu assez fluet et débutant avéré - ça, c'était de la générosité. Gagner de l'argent était un des plaisirs de la vie que Santiago appréciait le plus - il ne manquait plus qu'il donnât le pourcentage sur le peu d'argent parié à Namaiki pour qu'il atteigne le sommet de la sainteté. Au moins ce don-là était-il improbable, et le peu d'argent gagné en sécurité.
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Mordred
posté le Sam 29 Avr 2017 - 21:34 (7)
LANCÉ DE DÉ !!:
Oké papa Santiago, laissons parler le dé-stiiiiiiins !!  Mwahaha

1. Namaiki Gagne
2. Namaiki Perd

Feu Je flippe trop ma race.    NOPE

EDIT:
NOPE .........
Je le SAVAIS. Ce dé me DÉTESTE.  
Bon, je vais faire perdre NAMA dans la dignité malgré tout/  Oh  
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PNJ
posté le Sam 29 Avr 2017 - 21:34 (8)
Le membre 'Namaiki Ikazuchi' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Mordred
posté le Lun 22 Mai 2017 - 1:13 (9)
Dans la fosse aux lions



NAMAIKI // SANTIAGO

« Je t'ai ménagé : le combat sera équitable, et si tu le perds, tu ne pourras que t'en prendre à toi-même, ton adversaire sera à ta mesure. L'issue ne dépend que de toi, et toi seul.

— Je... Je vous remercie de cette opportunité que vous m'offrez. »
Dis-je avec force en m'inclinant légèrement devant lui, comme on m'a toujours appris à le faire.

Ce mouvement est un automatisme, mais cela faisait longtemps que je ne l'avais pas fait avec autant de sincérité pour exprimer un réel respect qui gonfle ma poitrine. Je relève ensuite les yeux vers lui. Je ne souris pas comme je l'avais fait en demandant le combat, j'ai la mine sombre, peut-être parce que j'en ai trop dit, parce que quelque chose d'étrange me pèse maintenant. Peut-être est-ce encore le poids des mains de SANTIAGO sur mes épaules. Est-ce que je vais être à la hauteur. Du regard, je m'excuse d'avance.


« Je ne vous promets rien... »


Il m'écrase sous la pression. La peur de le décevoir me fera peut-être perdre.

Je m'approche finalement de la scène enlevant doucement mon tee-shirt. Je n'ai rien de fier à montrer et c'est avec la conviction de perdre, malgré moi, que je monte sur le ring. Sans trembler, mais pour autant, mon cœur me cause pas mal de soucis. Il palpite fort et m'empêche de me concentrer. Voilà. Je suis au centre de l'attention, les regards se tournent vers moi et mon adversaire, que je ne regarde pas encore tout à fait. Je suis déjà confus, mais je garde mes pieds bien encrés sur le sol, car je ne suis pas hésitant. Je ne dois pas l'être. Les yeux qui commencent à parier me déconcentrent.

Je me place en face de mon opposant. Un type plutôt grand, mais pas particulièrement musclé. Un combat équitable... Je n'ai pas d'excuse si je perd, j'aurais préféré me faire rétamer courageusement, mais c'est peut-être ce qui va arriver de toute façon. Mon regard est un peu vide alors que je fixe ce gars, qui retient ses cheveux blond en chignon. J'ai l'impression qu'il sourit, mais peut-être que je me fais des idées. On se prépare, l'un en face de l'autre, à se jeter dessus. Et dans l'ombre, je sens que SANTIAGO est là quelque part. Et subitement la fierté me rappelle à l'ordre : Je ne vais pas me faire avoir si facilement

Un instant mon regard brille. Mes poings se serrent avec conviction. Le combat commence.

Immédiatement le type s'élance, droit sur moi, son poing prêt à s'éclater contre mon visage. Je parviens à esquiver grace à l'écart qui nous séparait déjà. Me décalant sur le côté, sa garde est ouverte, alors j'attaque : un coup dans les côtes et le suivant, un coup de pied dans son dos, puisque je cherche par sécurité à m'éloigner.

Le gars perd l'équilibre. Je ne suis peut-être pas très fort, mais je vais vite et suis souple. Mes courses régulières m'oblige à tenir la forme. Si je veux frapper fort, il faudra que j'utilise mes jambes plutôt que mes bras. Je le sais et mon adversaire se redresse déjà, un peu ébranlé mais pas tant blessé que ça. Il prend son temps cette fois, il sent que je ne vais pas prendre l'initiative. Moi, j'attends sa prochaine attaque, mes poings protégeant mon visage. J'oublie tout ce qu'il y a autour, mais je suis tout crispé, le regard sombre tant je me concentre.

Enfin il approche de nouveau et je recule, mais il l'avait prévu, un pas de plus et un de ses poings s'approche dangereusement. Je l'arrête, l'écarte, mais la deuxième mais en a profité pour frapper mon ventre. Il veut que je me plie en deux, que je baisse la tête et rétracte mes bras, comme ça je ne pourrais pas attaquer. j'ai beau le savoir, je le fais quand même.

Plusieurs coups se poursuivent, brûlent contre ma peau fine et pâle. Ils bloquent ma respiration, et terminent finalement par heurter mon visage au point de me faire basculer en arrière. C'est pourtant à ce moment que je reprends un peu mes esprits. Entre un coup et un autre, un bol d'air rentre de nouveau dans mes narines, me fait oublier la douleur un court instant. Un moment qui fût suffisant pour envoyer un uppercut dans le menton de ce gars qui commençait à m'avoir un peu trop facilement.

Il bascule à son tour et j'enchaine en lui écrasant le pied pour qu'il ne puisse pas reculer davantage et le déséquilibrer, lui envoyant de nouveau coup dans le visage et plusieurs coups dans les jambes pour qu'il s'écroule. Je n'entends pas s'il gémit ou pas, je n'entend absolument plus rien, parce que je suis trop concentré ou trop fatigué. J'ai mal, si mal que je ne ressens plus rien. Tout va si vite que je n'ai pas le temps de ressentir, simplement deviner le souffle qui me manque, mes forces qui s'épuisent.

Pourtant je force, en serrant la mâchoire et j'arrive envers et contre tout à faire tomber mon adversaire par terre. J'esquisse même un sourire, yeux exorbité, lorsque mon plan fonctionne. Mais une fois que je me suis penché au dessus de cet homme, rien ne se passe plus comme prévu. Il m'attrape par le col et me soulève sans aucune peine, me plaquant contre le sol. Les places s'échangent subitement, et sous son poids, je ne me plus bouger. Il m'écrase, trop lourd par rapport à mon corps si léger. Et la valse de coup cette fois ne s'interrompt plus. En dessous de lui, je suis complètement impuissant et je ne peux pas échapper à la douleur des coups.

Il arrête à un moment. Je n'ai pas entendu que l'on a sonné la fin du combat et en profite pour lui donner un dernier coup au visage, étrangement plus puissant que les précédents, qui le fait tomber à la renverse. Alors une série de hurlements se sont levés autour de moi. Comprenant enfin mon erreur, je lève haut les mains pour m'excuser, acceptant la fin telle qu'elle avait été décidée.


« Pardon. Je n'avais pas entendu que le combat était fini... » Ai-je maladroitement bredouiller alors que du sang brouillait ma vue.

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