« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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bang bang (harley)

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il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
Nom de code : trauma (+ sneug pour ceux qui ne savent pas prononcer son prénom)
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le Jeu 6 Avr 2017 - 19:09
Seung Joo n'est pas du genre à fuir ses problèmes. Lorsqu'une difficulté se présente à lui, il fait tout pour la contrer, pour la supprimer, pour résoudre les soucis qu'elle lui cause. Seung Joo est un battant. Mais lorsque le problème en question n'est nul autre que lui-même, et ses propres émotions, il lui devient tout de suite malaisé de trouver rapidement une solution. Quelle est la raison de cet ennui qui frappe à sa porte, sauf lorsqu'il se trouve avec son cher renard ? Pourquoi diable devient-il de plus en plus sérieux, de plus en plus investi dans ces phases où il était censé échapper à tout contrôle, pire encore, s'aliéner ? Et puis, que faire de ces sourires qui naissent sans raison aucune, comme une fleur qui se décide subitement à éclore, quand bien même ce n'est pas encore la saison, et qui trouve même la force de percer la neige qui la recouvre ? Toutes ces interrogations restent sans réponses ; et Seung Joo, confus, se retrouve, à de trop nombreuses occasions, face à des situations et des expériences qu'il ne comprend pas, et il oublie la façon dont il s'y est amené.
Sa dernière lubie consiste en cette arme à feu que le Coréen a emprunté - avec, peut-être, un peu plus d'insistance que nécessaire - à un de ses voisins. Ledit voisin lui a fait promettre, pour une raison que Seung Joo ne s'explique pas, de ne pas l'amener à une salle de tirs ; quelque chose, dans cette supplique trop vague, dans la facilité avec laquelle il a rejeté cette arme magnifique plutôt qu'un de ses vieux pistolets miteux, laisse entendre que l'arme est synonyme de problèmes. Mais qu'importe, pour le croupier : il cherche surtout à tester ses aptitudes, et à découvrir si une façon alternative de se battre pourrait lui convenir. Ce n'est nullement gagné : la sensation de poings s'écrasant contre le corps d'un adversaire demeure bien plus excitante que ne le sera jamais la détonation d'une arme à feu. Pourtant, il s'y essaye, car cela est radicalement différent de ses propres connaissances. Le canon froid pèse lourd entre ses deux mains, qui peinent à le lâcher ; la sensation glacée se répand à travers la chair de ses paumes, et sans qu'il ne sache pourquoi, il se sent forcé de réprimer un frisson.
Ce n'est guère le lieu qui l'impressionne : un lieu en dehors de ses plate bandes, relativement dégagé, où le risque de rebond devrait être moindre, Du moins le pense-t-il ; il n'est guère impossible qu'il mésestime la force d'une balle, car c'est la première fois qu'il tire. Dans le feu de l'action, il n'a jamais prêté attention à leurs trajectoires. Il se souvient d'une vieille attaque au casino - pourtant, moins d'un an s'est écoulé depuis -, où il s'est refusé à toucher un flingue, parce que cela ne lui convenait pas. A présent, le voir sur le point de tirer pour la toute première fois.
Seung Joo se remémore les conseils qu'il a reçus. Il essaye d'adopter la position idéale, d'anticiper le recul. Ne pas être trop raide, se dit-il, je me ferais mal. Il vise un point qui, selon lui, sera relativement sûr. En vérité, quand il appuie sur la gâchette, il n'en sait strictement rien. La balle fuse ; mais elle ne s'arrête pas comme il l'attendait, et le Coréen la perd de vue. Il soupire, un peu dépité. Ce n'est pas tant sa mauvaise anticipation qui le perturbe ; il a un peu mal à l'épaule, à présent, et surtout, il ne trouve rien de particulier à ce geste. Ce n'est pas désagréable, tout au plus... mais peut-être est-ce déjà suffisant ? Ne ressent-il pas la même chose que lorsqu'il frappe quelqu'un, en cet instant ? L'essai est donc probablement concluant, et Seung Joo remet soigneusement la sécurité. Il va probablement s'acheter sa propre arme, ou en obtenir une qui soit un peu moins douteuse, et aller s'entraîner. Avec un peu de chance, l'adrénaline des combats viendra de nouveau se jeter dans les bras.
La balle qu'il a tirée est déjà sortie de sa tête.
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