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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

grayscale | ft. Camil

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posté le Sam 8 Avr 2017 - 23:20 (1)
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ft. Camil
Camil Boyle est le chef de la section de sécurité à l'Institut Svensson. Honnêtement, Lorelei se demande comme il en est venu à lui trouver un intérêt. Dans tous les cas, il a voulu faire d'elle une agente à l'Institut - sans jamais vraiment lui demander son avis - mais a été refusé, sans aucun doute à cause du passé plus ou moins légal et du casier judiciaire plus ou moins propre (elle n'a jamais fini par s'acheter un blanchiment, parce que ça n'aurait servi à rien, puisqu'elle changeait littéralement de dimension). Il semble aussi s'être pris d'une étrange affection pour elle, et, à vrai dire, elle ne sait trop comment elle se sent par rapport à lui.

Dire qu'elle ne l'aime pas serait faux. Mais il y a quelque chose en elle qui sent qu'elle ne pourra jamais lui donner ce qu'il recherche d'elle. Fût un temps où, désœuvrée, elle a sérieusement considéré son offre. Elle comptait se joindre aux forces de police, après tout, et ce qu'il lui proposait était un peu la même chose. Mais depuis elle s'est clairement attachée à sa diaspora, qui prône des idées que, bien qu'elle ne partage pas aussi fervemment que certains, elle est prête à protéger. Les Altermondialistes seront les idéalistes, et elle sera leurs poings et le canon de leurs armes jusqu'à ce qu'elle n'aie plus besoin de le faire.

Elle y trouve une étrange sens de responsabilité, un dessein flou mais réel. Elle a trouvé un certain confort dans ce qu'elle est devenue, et est hésitante à s'en détacher. Pourtant Camil ne lâche pas l'affaire. Elle ne lui en veut pas vraiment. Il y a même quelque chose en elle qui l'apprécie, apprécie sa présence. Il est sympathique, et elle sait qu'elle pourra compter sur lui si jamais elle a besoin de lui. Mais il y a aussi et toujours quelque chose en elle qui est inconfortable en sa présence. Elle a l'impression qu'elle n'est pas qui il pense qu'elle est - qui il veut qu'elle soit.

Bref. Il y a un énorme meuble de cèdre dans l'appartement de Lorelei, qui prend beaucoup de place et auquel elle n'a jamais trouvé quelconque utilité. Elle cherche depuis qu'elle a emménagé ici quelqu'un qui voudra bien l'en débarrasser: et l'a trouvé en la personne du propriétaire de la petite pâtisserie à Spencer's qu'elle a gardé il y a quelque jours. La femme a même fourni une camionnette à Lorelei pour l'aider au transport et à la livraison de la chose. Aujourd'hui est le jour où tout ceci se fait.

Lorelei s'est attendu, dans un excès de confiance très caractéristique, à pouvoir déplacer l'énorme meuble toute seule jusqu'à la camionnette. En réalité, si elle arrive à le soulever très légèrement, elle n'arrive pas à le déplacer de plus de quelques centimètres sans rayer le plancher de façon horrible, et ne se sent certainement pas la force de descendre des escaliers avec.

Du coup, elle a appelé Camil pour qu'il vienne l'aider comme on appelle un pote pour qu'il aide à déménager. La sonnette retentit, et elle se dirige rapidement vers la porte pour lui ouvrir et l'accueillir. « 'Sup. Merci d'être v'nu. »
ϟ NANA
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Personnage : c'est un homme brisé. la guerre est rarement jolie à voir, pire à vivre. il est amoureux. amoureux du désert.
il ne supporte pas, ne supporte plus la vue du sable.
mais il la recherche, recherche sa chaleur, son atmosphère. sa propre pesanteur. il vit sur une autre planète et il rêve souvent du désert, mais il ne faut pas lui en vouloir, à camil. il est persuader tout au fond de lui d'être utile et de protéger les citoyens de pallatine grâce à son boulot, mais à la surface, il doute de tout.
on lui a beaucoup menti, à camil, ce qu'il fait qu'il ne sait plus très bien à qui faire confiance. l'institut lui a volé des souvenirs, les effaçant grâce à l'hypnose, alors même à lui-même, il ne fait pas confiance. ca le rend vulnérable, et suicidaire sur les bords. il ne sait pas où il vit, là-bas dans le désert ou ici sur terre. enfin pallatine.
enfin vous savez bien, n'est-ce pas? ou bien êtes-vous perdu, vous aussi, entre avant et après?
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posté le Ven 14 Avr 2017 - 15:14 (2)
CAMIL BOYLE
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LORELEI THOMPSON
SOME DRAGON TO SLAIN
Ma moto file sur la route bitumée. J’ai de la chance, je le sais : il n’y a pas un chat sur la route. En même temps, qui aurait l’idée de sortir à 5 heures du matin ? Il faut vraiment avoir un grain pour tenter pareille expédition dès le petit matin. Ou bien se révéler être insomniaque et sujet à des cauchemars récurrents. Ce qui est mon cas.


Fuck my life.




J’avais été réveillé à minuit et demi par le son de la mitraillette débitant son lot de mort mise en bouteille, plus communément appelé « balles ». A mes pieds nageaient les membres arrachés de cadavres méconnaissables, leur sang inondant le sable du désert. La mitraillette continuait de faire feu, inlassablement, trouant les corps, arrachant les chairs. Je me retrouvais captif de cette scène de massacre où rien ne manquait, ni les maisons blanches en forme de ruche typique de la Syrie, ni les hurlements de terreur de la population, ni les pleurs des enfants, ni les viols des femmes criant leur refus et leur honte à la face de dieux qui ne les écoutaient pas, ayant fui depuis longtemps cette terre maudite. C’était la musique de Satan qui résonnait dans mon âme, l’ensorcelant de ses sombres murmures. Je crois que j’ai vomi, je me souviens du goût amer de la bile au fond de ma gorge. Le pire est que je ne pouvais rien faire, mes membres paralysés par la vision dantesque des 7 cercles de l’Enfer version XXIème siècle. Je ne pouvais être que le spectateur qu’on torturait encore et encore par pur sadisme.


C’est mon hurlement qui m’a tiré du sommeil, je crois. J’ai ouvert les yeux comme on sort du brouillard, d’abord en les plissant, m’assurant que je n’étais plus coincé là-bas mais que j’étais bien revenu ici, puis agrandissant ma vision au fur et à mesure que je reconnaissais mon environnement, les neufs mètres carrés me servant de bureau/pièce à coucher que j’utilisais lorsque j’étais en fonction et/ou lorsque Locke s’était encore servi de ma chambre comme local d’expérimentation, faisant cramer le mobilier. Au bout de la quatrième fois, je m’étais quand même énervé et avais fait installer une serrure dernier cri, puis remplacer mon lit et tous mes meubles perdus, les anciens étant juste bons à jeter.
Locke était un enfant. Agréable à vivre par petite dose avec ses blagues vaseuses, mais au quotidien, c’était une compagnie dont je préférais me passer.


C’est pourquoi je savoure le paysage montagneux s’étendant à perte de vue devant moi. Le vent est glacial, les nuages bas, l’air crépite d’un orage sur le point de rugir. Rien n’est plus beau que le calme avant la tempête. Rien sauf le désert.


J’arrête le moteur, cale ma bécane sur le bas-côté où je la laisse pour me fondre dans le cadre rocheux, pierres rouges, grises, dorées, tableau de maître. Mon souffle est perturbé par tant de beauté. Battements de cœur lourds, souffle coupé, bouche bée. Le soleil vient de se lever. C’est comme rendre la vue à un aveugle. Explosion de couleurs, lumière sur une toile qui s’embrase.


Je suis toujours en état méditatif lorsque mon portable vibre dans ma poche. Curieux – un peu irrité, aussi, d’être sorti de ma transe par l’appel du réel – je dégaine l’appareil que je fais taire d’une pression du doigt. Avant de me facepalm.




Et merde.




C’était aujourd’hui.




Plus le temps de contempler l’aube rocheuse, j’enfourche rapidement mon bolide, boucle mon casque et rapplique dare-dare à Pallatine. Direction Sharsfort et son quartier résidentiel, Kingslaugh.


.::..::..::.

Le rire du roi, hein ? je pense alors que je m’arrête devant ce que j’espère être le bon logement. Il n’y avait rien de rôle dans les immeubles vétustes genre HLM, les minuscules ruelles où j’avais eu tant de peine à manœuvrer ma Triumph, et l’odeur de crasse à vomir, omniprésente. Pourtant, je me sens chez moi. J’appartiens à ce monde souterrain, à ces petites gens au salaire dérisoire, aux trottoirs jamais lavés, caniveaux bouchés. Je suis un enfant du 93 et je n’en ai jamais eu honte.


Mon assurance alors que je me gare fait fuir les petites frappes rôdant un peu trop près de moi à mon goût. Ils me regardent en chien de faïence, ayant tout de suite remarqué ma cicatrice faciale, qu’ils croient sans doute issue d’un mauvais combat. Mes vêtements tout ce qu’il y a de plus banal se fondent dans le paysage urbain et pourtant, un quelque chose de dangereux doit émaner de ma personne. Peut-être mon dos raide, ma marche au pas – on ne changeait pas les vieilles habitudes – ou le balancement régulier de mes bras, mains crispées, comme si elles tenaient des pistolets. Je sais que de loin, je renvois l’image d’un homme peu commode, limite agressif. Ils ne viendront pas me chercher de noise, ni à la moto, ce qui est le but de la manœuvre. Je prends quand même le temps de dévisager celui que je pense être le leader, l’identifiant facilement par sa position centrale et son air de pitbull. Je le fixe et lui fait comprendre qu’il n’a pas intérêt à se mettre sur mon chemin. Il est jeune, il baisse la tête sans briser l’échange visuel ; il se soumet. Il a compris. C’est les lois de la Cité, ici, et je les connais sur les bouts des doigts.


Retournant à mes moutons, je sonne au bouton où est indiqué « Thompson » sur une étiquette de papier blanc, l’écriture à moitié effacée par l’humidité.


Je me souviens de notre première rencontre, à Lorelei et moi. C’était il y a quelques mois à peine et je …


« Sup. Merci d’être venu. »

Sa voix interrompt le flot de mes pensées. Je lui offre un de mes rares sourires sincères.


« Bonjour Mademoiselle. On m’a signalé une princesse en danger dans ce donjon, est-ce correct ? »

J’adore me comporter comme un cliché ambulant avec elle. Elle me donne envie de la protéger, de la couver comme un grand-frère trop collant. Surtout, j’aime son regard troublé devant mes petites attentions, lorsque je lui ai mis d’office ma veste sur ses épaules alors qu’elle frissonnait par exemple, ou mes phrases ampoulées. Puis viens sa colère ou sa moquerie – c’est selon – cachant mal sa gêne. Lorelei n’a pas encore décidé si elle me faisait confiance ou pas. Le simple fait qu’elle m’ait appelé hier soir pour que je vienne lui servir de Monsieur Muscle m’étonne, moi qui la pensait très attachée à son indépendance, girl power etc.  Ce trait de caractère me fait croire que, comme moi, la vie n’a dû lui faire aucun cadeau.


« Alors, il est où, le dragon à terrasser ? »

Autre manière de lui demander indirectement la permission d’entrer et de zyeuter son espace personnel, histoire d’en savoir plus sur cette jeune femme m’intriguant tant.


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posté le Ven 21 Avr 2017 - 1:18 (3)
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ft. Camil
« J'sais pas pr'une princesse, mais y'a une fille qu'a b'soin qu'on l'aide à déplacer un p'tain d'meuble massif. J'sais pas si c'pareil. » Le sarcasme aurait habituellement été pointé d'un sourire, mais il n'arrive pas. Elle ne sait décidément pas réellement comment se comporter, où se mettre quand Camil est là. Elle se contente donc de s'efforcer de faire comme si de rien n'était, et l'invite à entrer, refermant la porte derrière lui. Le meuble en cèdre trône contre le mur directement en face de la porte, dans le fond du salon. Salon meublé sobrement, simplement, avec le glock qui trône comme pièce maîtresse, déposé sur la table basse, déchargé; elle l'a nettoyé en se levant, en attendant qu'on vienne lui livrer la camionnette devant l'immeuble.

Son appartement tout entier est meublé simplement, sans grande attention au détail; elle a tendance à se procurer que ce dont elle a besoin, sans vraiment s'attarder à savoir si le tout s'accorde, sans vraiment avoir un quelconque intérêt pour l'unité de sa décoration. Décoration presque totalement absente, d'ailleurs, et pourtant l'appartement porte clairement ces signes que quelqu'un y vit, et l'endroit est chaleureux, bien que sobre. Traînent sur la table de la cuisine, une petite chose flanquée de deux chaises, ses clés et, posée sur le dos d'une des chaises, sa veste de cuir préférée. La cuisine se tient dans un coin, et, plus loin, au terme d'un minuscule couloir, se tient sa chambre.

Elle désigne d'un mouvement de tête l'énorme meuble qui prends beaucoup trop de place dans le petit espace. « Là. » Elle croise les bras sur sa poitrine. « J'croyais p'voir l'déplacer toute seule, mais nan. Trop lourd. » Elle se retourne, désignant la porte. « Faut l'descendre, l'charger dans la camionnette, 'près j'peux bien l'conduire à destination t'te seule s'tu veux pas v'nir. Mais j't'offre une bière, après, pr'être v'nu m'donner un coup d'main. Du coup, t'vas p't'être vouloir rester. » Elle décroise les bras, se dirigeant vers le meuble, et s'arrête devant, l'étudiant, l'observant de haut en bas, puis se retournant vers la porte. « Va falloir manœuvrer ça pr'qu'ça passe la porte. 'Près, la cage d'escalier est un peu plus large, j'crois qu'ça d'vrait aller. Va surtout falloir faire gaffe pr'la hauteur. » Elle pointe le haut du meuble, bien plus grand qu'elle, juste un peu plus que lui. Tall motherfucker.
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mais il la recherche, recherche sa chaleur, son atmosphère. sa propre pesanteur. il vit sur une autre planète et il rêve souvent du désert, mais il ne faut pas lui en vouloir, à camil. il est persuader tout au fond de lui d'être utile et de protéger les citoyens de pallatine grâce à son boulot, mais à la surface, il doute de tout.
on lui a beaucoup menti, à camil, ce qu'il fait qu'il ne sait plus très bien à qui faire confiance. l'institut lui a volé des souvenirs, les effaçant grâce à l'hypnose, alors même à lui-même, il ne fait pas confiance. ca le rend vulnérable, et suicidaire sur les bords. il ne sait pas où il vit, là-bas dans le désert ou ici sur terre. enfin pallatine.
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posté le Mar 6 Juin 2017 - 19:01 (4)
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Je contemple le monstre de vois sans émettre un son. Finalement, je siffle, à la fois d’admiration et de terreur, surtout.

« C’est un sacré morceau, dis-moi… »

Sans d’autres commentaires, je mesure le meuble avec mon téléphone, sélectionnant l’application adéquate.
J’étais partagé quant aux nouveautés techniques qui, parfois, me dépassaient totalement. Je me souvenais de ma première rencontre avec un cyborg, son corps de métal et d’acier ne rappelant plus rien de l’humain sensé se trouver en son for intérieur. Plus machine qu’Homme, savoir que peut-être ma dimension temporelle terrestre tendait à cela, toute d’électronique et de capteurs, m’horrifiait et me fascinait.


Dans un certain côté, j’étais content de me retrouver face à un meuble tout ce qu’il y a de plus rustique, issu probablement d’un travail manuel, abîmé par l’usage et le Temps, qu’un de ces petits bijoux Hi-Tech fourrés de boutons et de chrome que je n’aurais même pas osé frôler de peur de casser quelque chose. Ce monsieur-là, si on le faisait tomber, il en ressortirait indemne.
Je me rapproche de lui, faisant courir la paume de ma main sur le dessus. Au peu de poussière y adhérant, je suppose que Lorelei est du genre à prendre soin de ses affaires.

« Tu aurais des sangles ? Je pense que le mieux serait de verrouiller les tiroirs avec, histoire qu’ils ne s’ouvrent pas et viennent compliquer la manœuvre. Faudrait qu’on le penche un peu vers le bas, pour qu’il passe la porte d’entrée. Tu as une idée de combien il pèse ? »

J’essaie sans trop me forcer de soulever un angle, qui me fait l’effet d’un troupeau de vaches mortes. Ça commençait bien… Sans y avoir été confronté, je sens que ce ne sera pas de la tarte…


Je tends à la jeune femme une paire de gants que j’avais l’habitude de trimballer avec moi, dans le petit compartiment de ma moto. D’un blanc uni, ils comportaient des grips aux paumes permettant de bien tenir n’importe quel objet sans risquer de lâcher à cause de la sueur, ou de se planter une écharde, aussi. Je prends la précaution de m’en équiper à mon tour, avant de venir me placer face à la bête que je jauge du regard. D’un signe, j’indique à Lorelei de le pencher doucement. Par chance, la méthode marche. Reste le plus dur à faire.
Tournant le dos à la porte, je laisse Lorelei m’indiquer la manœuvre. C’est une étrange danse à quatre mains qui commence, une valse où chacun de nos pas sont synchronisés. N’ayant pas à faire attention à grand-chose à part les muscles de mes bras chauffant de plus en plus, je préfère me concentrer sur le visage et la voix de Lorelei, ses mots bizarres à moitié mâchés, noyés sous une langue aux sonorités exotiques. Elle me rappelle la première fois où j’avais vu l’océan, compris qu’il était aussi beau que traître, qu’une seule vague pouvait m’emporter et précipiter mon corps contre les parois rocailleuses des gués. Lorelei est pareil à cette eau iodée parfum de liberté, la légèreté de l’écume et la force de la marée haute. Sauvage. Capricieuse. Intouchable. Changeante. Mystérieuse.



Une fois de plus, je me laisse happer par l’éclat de ses yeux sans âge et...



Je chute.



Je rate une marche, mon pied dérapant au bord d’un gouffre m’engloutissant. Je finis par me rattraper sur le genou, adoptant une posture peu orthodoxe mais qui m’évite de me casser définitivement quelque chose. Je grogne, plus par colère contre moi-même que par réelle souffrance, même si je sais que cette dernière ne tardera pas à se faire entendre, cognant contre mes vieilles blessures de guerre. Déjà la douleur, serpentine, remonte jusqu’à mon cerveau. Je l’intime de se taire et serre les dents.

« Ca va, rien de cassé ? »

C’est d’elle que je m’inquiète, plus que de ma cheville s’engourdissant.
Je sais que si j’en avais eu l’occasion, j’aurais fait un formidable grand-frère. Un peu trop protecteur, un peu trop geôlier sur les bords, mais définitivement présent. Aimant. Quelque chose que je n’ai jamais eu et que j’aurais eu à cœur d’offrir. Je me demande d’où vient cette vocation, presque, de prendre soin des autres, mais je préfère ne pas approfondir la question. Ce n’est ni le temps, ni le moment.


Le reste du voyage se passe sans encombre, même si je sais que je rentrerai chez moi à cloche-pied, rampant jusqu’à mon lit avec une mine à faire pâlir les morts, et c’est dans un dernier effort que nous hissons la bête dans son tombeau mobile. Je passe une main sur ma figure, chassant les premières rides montrant ma douleur, et la première sueur commençant à voiler ma peau.

« Et voilà, une bonne chose de faite ! j’avoue que je ne serai pas contre une bière bien fraîche, mais il reste encore la livraison, non ? Où est-ce qu’il faut qu’on le dépose ? »

Je suis prêt à prendre la place du conducteur, n’attendant que les ordres de ce bout de femme pouvant me commander d’aller jusqu’au bout du monde si elle le voulait. Un coin de moi a peur qu’elle n’interprète pas bien mes sentiments à son égard et qu’elle se fasse des illusions, auquel cas, la mort dans l’âme, il me faudrait lui expliquer difficilement – je n’ai jamais été un bon orateur – ce qu’il en était réellement et m’éloigner d’elle si elle l’exigeait, ou si la situation le réclamait. Mais nous n’en sommes, dieu merci, pas encore là. Je profite de sa présence et elle de mes muscles – aussi macho que cela soit et flatteur pour mon ego, je ne m’en cache pas.


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posté le Mer 14 Juin 2017 - 3:54 (5)
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ft. Camil
Des sangles? « Uuuh... J'ai d'la corde, j'pense? 'ttends-moi une seconde. » Il lui semble en avoir acheté pour déménager, après, il faut se rappeler de où elle a bien pu la fourrer. Elle fouille quelques endroit, lâche un « Ha ha! » lorsqu'elle finit par trouver la corde, et reviens, triomphante. « Ça d'vrait faire l'affaire. » Elle s'affaire, ensuite, à attacher la corde de façon à empêcher les tiroirs du meuble de s'ouvrir. Ceci fait, elle se redresse de nouveau, teste son travail, et en est satisfaite. Elle s'étire, un instant, alors que son attention retourne sur Camil quand il lui tend des gants. « Oh. Thanks. » Elle les attrape, puis les enfile. Surprisin' fit. Elle ne se serait pas attendu à ce que Camil le géant transporte des gants plus ou moins à sa taille, vu la différence. Mais elle ne s'en plaindra pas non plus, ça aura l'avantage de lui éviter bien des problèmes, échardes et autres merdes.

Le moment de commencer le réel combat est venu. Docile, Lorelei suit les instructions de Camil, serrant les dents pour ne faire aucun son. C'est l'orgueil qui fait ça. Fuckin' piece of shit heavy-ass bitch-ass thing! Elle indique, en quelques mots, clairs, sans perdre son temps, la direction à prendre à Camil afin qu'il ne se cogne pas contre la porte, et que le meuble y passe. Après maintes manœuvres et jurons étouffés, le monstre a finalement passé le cadre de la porte, et s'approche de la réelle épreuve; les escaliers. Du pied, Lorelei ferme la porte derrière eux, et se prépare mentalement et physiquement à l'effort qui s'en vient. Elle est si concentrée sur la tâche qu'elle n'a aucun moyen de ni remarquer, ni prévenir la chute de Camil; lorsque le meuble descends brusquement, tous les muscles de Lorelei se bandent et elle lâche un « fUCK » qui lui permet de rattraper le tout et d'empêcher pires conséquences.

« Jeez, son! 'f course qu'ça va, c'pas moi qu'est tombée! » C'est moins la colère et plus l'exaspération qui transpire dans son ton, alors qu'elle reprends une prise plus solide sur le meuble. « Toi, ça va? T'veux qu'on arrête? » En plein milieu des escaliers, ce n'est peut-être pas la meilleure idée qu'elle aie jamais eu, mais elle s'efforcera de faire que ça fonctionne si il en a besoin. Après tout, elle lui est entièrement redevable pour son aide, et donc quelconque blessure dont il souffrirait serait aussi de sa faute. Mais il continue, et donc elle le suit, s'assurant d'avoir une prise plus stable et de prendre le plus de poids possible sur elle afin que quelque chose comme ça ne se reproduise pas.

La bête est finalement hissée dans la camionnette, et Lorelei lâche un soupir satisfait. Retirant les gants et les tendant à Camil, elle prend un instant pour s'étirer avant de lui répondre. « Ya. C't'une p'tite pâtisserie/restaurant kinda thing. Monte, j'conduis. » Elle sait exactement où aller, et spécifiquement où déposer le meuble, donc il n'y absolument aucune raison pour qu'elle ne soit pas celle derrière le volant. Et puis, de toute façon, il y a longtemps qu'elle n'a pas conduit - depuis son arrivée à Pallatine, finalement - et ça lui manque tout de même un peu. Elle grimpe donc dans la camionnette après s'être assurée de la sécurité du meuble à l'arrière, et ressent une satisfaction certaine alors que le moteur se mets à ronronner.

Un léger silence plane alors que Lorelei s'affaire à conduire, attentive à ce qu'il y a autour d'elle. Doucement, le silence commence à lui être inconfortable. Eeeeeeehhhh. « Ça f'sait longtemps qu'j'avais pas conduis. J'suis contente d'avoir l'opportunité. J'trouve t'jours ça bizarre à quel point y'a que dalle de véhicules ici. Ça change d'New York, ça j'te garantis. » Avec un léger sourire, un peu nostalgique.
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