« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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#Ulÿn - Parfum de la cuisson et des arts //Tobias

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Né dans une montage des monts Hanghai en Mongolie - peuple nomade fuyant la tiranie des maîtres des terres - a apprit à chasser dès son plus jeune âge, à l'arc puis au fusil - a quitté son peuple pour voyager et vivre seul - s'est fait enrôlé par les Mandchous pour participer à la Révolte des Boxers en 1900 - y a échappé grâce aux soulèvement du mouvement indépendantiste - a participé à plusieurs actions mais s'est fait recruter contre son gré la même année.

Entré chez les gangsters car ils l'ont attrapé les premiers - tueur à gage ou traqueur refusant la plus part du temps les propositions, ne travaille comme tueur qu'en cas de nécessité ou lorsqu'il juge son action "louable" dans une certaine mesure - possède un petit restaurant (Ūlynn) qu' il gère seul où il confectionne aussi ses propres thés pour les vendre - hait l'institut et ses employés.

Jeune homme doux de nature, simple et bienveillant - Toujours poli et bien sur lui - Parle avec un léger accent assez charmant - aime les femmes, les femmes l'aiment souvent en retour -

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Parfum de la cuisson et des arts / TOBIASYARŪ attrapa délicatement les plantes séchées entre ses doigts et les tria méticuleusement.
Le jour n'était pas encore levé, le restaurant éclairé par une unique lampe qui pendait au plafond, au dessus du plan de travail sur lequel il était penché. Il séparait les fleurs par espèce puis les rassemblait par parfum, par arôme désiré. Humant à plusieurs reprise chaque mélange, se figeant souvent en fermant les yeux, tentant en même temps d'en extirper les saveurs d'antant. Une fois ce travail de finesse effectué, avoir écrasé les plantes et les ranger dans de petits sachets triangulaires confectionnés par ses soins, il arrosa délicatement le petit jardin qui trônait au centre de l'unique pièce du restaurant, entouré de bois et parfaitement entretenu. De nombreuses fleurs s'y épanouissaient, ainsi que toute sorte de plantes aux goûts insoupçonnés. Il nourrit aussi celles qui étaient installées sur le rebord des petites fenêtres dont les volets étaient encore clos, qu'il ouvrit par la même occasion.

Il commença ensuite à installer les deux uniques tables disponibles dans son établissement, ainsi que les chaises, quatre donc, et deux de plus qui se postaient devant le bar où certains clients préféraient manger en regardant le jeune chef solitaire travailler. Souvent, de longues discussions s'y déroulaient, aux sujets variés, aussi légers que complexes, surprenants parfois, mais toujours conviviaux. Les clients n'étaient pas nombreux, mais fidèles, si bien que YARŪ en venait à les appeler amis. Mais les repas n'étaient pas pour autant gratuits... Le Chasseur avait le sens des affaires, mais sa générosité le poussait à leur offrir un thé...

La décoration intérieur était simple, presque rustique, mais fine et délicate. Quelques peintures de paysages montagneux ornaient les murs de bois mais à certains endroit ils étaient de pierre brute et revêche. Le jardin intérieur faisait toute l'originalité du lieu et il s'en dégageait une odeur fraiche et relaxante. Derrière le bar était exposée à la vue de tous la cuisine, carrée, dans laquelle YARŪ ne pouvait que pivoter sur lui-même, un pas suffisant à atteindre la cuisinière, le lavabo, le frigo, les tiroirs et les étagères en hauteur. Un ingénieux système d'aération filtrait l'air pour garder l'intérieur du restaurant respirable et aéré. C'était exigüe, certes, mais propre et parfaitement rangé. YARŪ était organisé et avait des habitudes précises, presque maniaques, qu'il ne fallait absolument pas dérangées. Le peu de fréquentation du lieu lui permettait de rester calme et de ne pas s'éparpiller. La cuisine était un plaisir, un passe-temps, pas un métier. Il choisissait chaque ingrédient avec l'œil aiguisé du chasseur, rien n'entrait dans sa cuisine sans qu'il en ait vérifié la provenance. Il dépensait sans compter, ne pensait qu'à la qualité.

Il ouvrit les stores, déposa devant la boutique la plaquette du menu et des tarifs, laissa la porte entrouverte, nettoya consciencieusement les vitres, passa le balais avant de retourner à sa cuisine, terminant de confectionner ses thés en allumant de petites enceintes pour faire résonner dans la pièce une musique douce aux mélodies asiatiques et douces. Il rêva ainsi, chantonnant légèrement, vacant à ses occupations. Il vérifiait ses stocks, la propreté des couverts, écrivait quelques mots aux élans poétiques sur les petits post-it collé dans sa cuisine... La matinée passa ainsi sans que le temps semble avoir d'emprise sur lui : il ne s'ennuyait pas, il était même joyeux. Dehors il pouvait entendre des enfants jouer et rire, on était samedi.

Un instant, il changea le style de musique, un peu plus énergique, puisqu'aucun client ne semblait se pointer. Ce genre de musique moderne qu'il appréciait particulièrement à présent. Ces chansons un peu bruyantes, mais touchantes et entraînantes. Il se mit à chanter, vaguement, en dansant. Si ce personne ne venait dans la journée, il prendrait sa soirée pour aller danser...
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Ayant vécu les deux guerres mondiales, Tobias est un être sensible à la beauté des choses, à l'Art sous tous ses aspects. Sociable, il se laisse porter par ses impulsions. Optimiste, il est certain de pouvoir changer le monde. Il voudrait recréer un groupe d'artistes. Il fréquente les cafés et le quartier Sharsfort.
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Le temps est une donnée éphémère, fluctuante. Un cours d'eau que Tobias avait de plus en plus de difficultés à saisir se réveillant, parfois, comme d'un songe profond, déboussolé, l'esprit battant la campagne. Chaque matin se faisait plus complexe que le précédent tandis qu'il rassemblait, épars, sa mémoire tentant de se remémorer où il était et même, parfois, qui il était. La journée n'était guère mieux lotie. Il trébuchait, sentait son corps engourdi comme si on l'avait figé, de force, percevait que quelque chose clochait. Les aiguilles repartaient en arrière, avançaient plus vite, stoppaient. L'espace de quelques secondes, d'un battement de cœur.

Tout cela le déboussolait.

Pallatine entrait-elle en phase de destruction ? Ville hors du temps, cette donnée commençait-elle à reprendre ses droits ? L'Autrichien craignait un scénario de science-fiction. Serait-il un jour condamné à revivre la même journée, encore et encore, à jamais coincé dans une faille ?

Non.

Il devait sortir, respirer, oublier ces fluctuances du moins pour un temps. Ses pas le menèrent au quartier Sharsfort. Même s'il s'était éloigné du centre-ville, l'artiste appréciait toujours l'ambiance qui régnait en ces lieux où la culture se déployait, lui offrait quelques éclats d'Art à travers les pavés et les murs. Quel dommage, oui, que Sharsfort soit aux mains des diasporas. L'homme rentra la tête dans les épaules tandis que sa silhouette se faufilait sous les néons éclatants des casinos avec leurs lueurs vives rappelant celles des maisons closes modernes. Ces antres de perdition n'avaient jamais su faire vibrer la corde sensible de Tobias – bien trop modernes, aussi tapageurs que les lèvres écarlates d'une prostituée au rabais.

Il leur préférait le fumet délicat d'une viande doucement mijotée, de plantes que l'on avait cueillies le matin même, encore humides de rosée. Tobias en percevait les fragrances alors que sa main se posait sur la porte, la poussait en faisant tinter un carillon. L'Autrichien connaissait le restaurant tenu par Yarû. Fidèle client il avait déjà laissé, en plus du paiement dû, quelques croquis esquissés sur des serviettes en papier ou les pages de son carnet. Tobias embrassa la salle du regard, plissa la bouche en percevant la musique résolument moderne qui contrastait si fortement avec l'architecture du commerce.

Trop moderne à ses oreilles mais il n'était pas maître en ce domaine.

« Bonjour Yarû ! » claironna-t-il d'une voix chantante tandis que ses pas l'amenaient plus près du comptoir, que ses narines palpitaient pour mieux percevoir les odeurs. « Je crois déceler de la bonne humeur par ici. Une bonne nouvelle est-elle advenue ? »

Tobias prit place à l'une des tables, déposant son manteau sur le dossier de sa chaise, sa sacoche en cuir élimée finissant à ses pieds.

« Tu aurais la possibilité de me servir un de ces thé au lait ? Oh, et je prendrais un plat du jour. Ta cuisine ne m'a jamais déçue. »

Et que le temps, comme le voulait Alphonse de Lamartine, suspends son vol et ses méandres afin que Tobias puisse apprécier Yarû et ses plats. Qu'il puisse vivre quelques instants loin de ses préoccupations.


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Entré chez les gangsters car ils l'ont attrapé les premiers - tueur à gage ou traqueur refusant la plus part du temps les propositions, ne travaille comme tueur qu'en cas de nécessité ou lorsqu'il juge son action "louable" dans une certaine mesure - possède un petit restaurant (Ūlynn) qu' il gère seul où il confectionne aussi ses propres thés pour les vendre - hait l'institut et ses employés.

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PARFUM DE LA CUISSON ET DES ARTS // TOBIAS À sa cuisine, YARŪ était un peu à l'étroit alors qu'il agitait ses jambes comme il pouvait mais bougeait surtout sa tête dans tout les sens, une spatule dans la main peut-être et son petit tablier d'un blanc impeccable serrer à sa taille. Mais alors, la petit clochette accrochée à la porte tinte. Le chasseur a laissé son fusil et sa méfiance à l'entrée, au dehors. Pourtant le jeune homme se sentit bien bête de sursauter pour si peu et honteux d'être apparu sautillant comme un imbécile.

« Bonjour Yarû ! Je crois déceler de la bonne humeur par ici. Une bonne nouvelle est-elle advenue ? »

Le cuisinier connaissait cette voix. Douce, légère et délicate. En se retournant, gêné d'être pris sur le fait, il découvrit sans surprise qu'il s'agissait de ce peintre, doué et généreux : TOBIAS, dont la voix si particulière ne faisait que retranscrire à merveille son apparence distinguée. Un air si féminin qu'il avait profondément troublé YARŪ lors de leur première rencontre, car le jeune Mongol n'avait longtemps vu que des hommes marqués par la virilité, l'affirmant avec vaillance et fierté... Depuis son arrivée, le Chasseur avait rencontré des gens bien étranges. Des femmes plus savoureuses et épicées qu'il ne l'aurait rêvé, parfois dotées d'une force époustouflante. Des femmes qui se dévoilent et se préservent selon leur bon plaisir... Et des hommes comme TOBIAS.

Le jeune Mongol se passait bien de jugements inutiles, trop intrigué, parfois sous le charme, souvent émerveillé et admiratif. Il ne prétendait pas accepter ou refuser les coutumes de ce nouveau monde, mais les découvrait d'un regard neuf et lumineux. Certes, l'artiste lui faisait toujours un drôle d'effet puisqu'il l'avait au début pris pour une étrange femme fort belle et intrigante. Il avait douté un long moment, trop gêné pour demander, qui plus à un client si sympathique. Enfin, il s'était finalement accordé à dire que TOBIAS était bien un homme, notamment grâce à son nom, mais le visage si fin, pâle et les cheveux -bien que court- l'avaient troublés de nombreuses fois. Mais le peintre, qu'il soit un homme ou une femme, était une compagnie très agréable, qui offrait à YARŪ toutes les informations concernant l'art sans rechigner, d'autant plus que les deux hommes partageaient beaucoup d'idées en commun.

« Bienvenue ! Tu es une bonne nouvelle ! » Ricana le Chasseur en levant haut les bras pour l'accueillir avant de se jeter sur les enceintes pour baisser le son, le visage recouvert d'un sourire tentant de voiler sa honte. « Excuses-moi, je n'ai pas l'habitude de ce genre de musique, mais il faut avouer que ça fait parfois du bien. Installe-toi, je suis ravi de te voir. »

« Tu aurais la possibilité de me servir un de ces thé au lait ? Oh et je prendrais un plat du jour. Ta cuisine ne m'a jamais déçue. »

« Ahaha ! Merci ! Je te prépare tout ça. Tu n'es pas pressé ? Tu sais que les choses ici vont lentement... » Soupira YARŪ en s'attelant déjà la tâche. « Le thé te fera patienter, je viens de concocter une toute nouvelle saveur. Je compte sur ton avis. »
Il attrapa une bouilloire à la volée, tourbillonnant avec enthousiasme dans sa cuisine pour se pencher au robinet. Mais alors, une combinaison d'évènements étrange se suivirent... L'eau se retrouva subitement à déborder dans le récipient alors que YARŪ venait à peine d'ouvrir le robinet. Il sursauta de surprise face au poids de la bouilloire et ferma l'eau avec hâte en fronçant les sourcils. Mais alors qu'il s'apprêtait à allumer la cuisinière, il se retrouva, comme téléporté devant TOBIAS, le lait, l'eau et le sucre déjà chauffé est disposé dans une élégante tasse posée sur la table, et un petit sachet de thé dans les mains.

Cette fois-ci, YARŪ resta figé quelques instants, prit de tournis, voyant flot. Dans sa poitrine, il avait l'impression que son cœur avait sauté trois mètre en avant, l'emportant dans son élan. Il ne se souvenait plus tout à fait des dix minutes de préparation qui s'étaient écoulées -c'est le temps imparti pour se genre de thé, il dirait d'ailleurs treize minutes, car il compte avec précision la cuisson. Mais des mots qui avaient peut-être été échangés avec TOBIAS, il n'avait pas la moindre idée... Comme s'il s'était mystérieusement projeté à cet endroit, le thé fait en quelques secondes. Il leva ses yeux vers TOBIAS, complètement éberlué.

« T-tu... Tu as vu ça ? » Demanda-t-il avec apréhension, craignant de devenir ou de passer pour un fou.
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« Pressé ? M'as-tu pris pour le lapin blanc ? » sourit Tobias face à la repartie du tenancier des lieux. « Au contraire, il faut savoir profiter du temps... »

Et oublier tout. Les tracas, les soucis, les cahots du temps. Tobias rejeta doucement la tête en arrière, la nuque pliée sur le dossier de son siège. Pour l'Autrichien il lui sembla qu'il n'avait fermé les paupières l'espace d'un instant lorsqu'il perçut une présence auprès de lui. Ouvrant les yeux il vit Yarû à ses côtés portant le nécessaire à thé. Et un visage transfiguré, les yeux exorbités. L'Autrichien osa même poser une main sur le bras du Mongol craignant qu'il ne défaille.

« Vu quoi ? » osa hasarder Tobias complètement décontenancé par l'attitude du tenancier. « Tu m'as l'air éreinté. Tu ne lésinerais pas trop sur le boulot à ton corps défendant ? Laisse-moi te décharger... »

Repoussant son siège Tobias se leva pour délester Yarû du plateau craignant bien trop que le Mongol ne soit pris d'un quelconque vertige. Tobias tendit les mains pour saisir le plateau. Et se figea. Ou plutôt, après un battement de paupières, il remarqua qu'il s'était retrouvé sur sa chaise. Avait-il eu un vertige ? Fronçant les sourcils Tobias se remit debout, tendit les mains... et se retrouva assis à sa place précédente. L'Autrichien eut un claquement de langue excédé. Sa colère n'était nullement dirigée vers Yarû mais vers ce qui advenait actuellement. Ces incohérences temporelles.

« Pose le plateau Yarû. Et assis-toi. Je crois que je suis trop éreinté pour me lever. »

Ou la temporalité refusait, surtout, de lui accorder cette faveur. Tobias croisa les mains, posant son front contre, inspirant longuement. Lorsqu'il entendit le tintement de la porcelaine, l'homme releva les yeux.

« Est-ce que tu n'as pas remarqué que, depuis quelques jours, quelque chose de curieux se déroule à Pallatine ? Plus curieux que d'habitude j'entends. »

Si cela se trouvait aujourd'hui était la première de Yarû avec les dissonances temporelles. La discussion s'annonçait enrichissante. Dire qu'il voulait simplement profiter d'un thé...

Spoiler:
Désolé pour le temps de réponse !


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Parfums de la cuisson et de arts // Tobias « Vu quoi ? » L'autrichien laissait un regard étonné à YARU, visiblement perplexe.

Heureusement que le jeune homme l'avait rattrapé d'une main, sans cela, YARU aurait certainement fait basculer ses jolies tasses dans le vide...

« Tu m'as l'air éreinté. Tu ne lésinerais pas trop sur le boulot à ton corps défendant ? Laisse-moi te décharger... »

Mince... Voilà qu'il me prend pour un fou... Pensa le cuisinier dans sa langue natale, alors qu'il restais encore figé, tout décontenancé et légèrement vexé. TOBIAS n'avait-il rien remarqué ? YARU se mettait-il a halluciné ?

Le mongol tenta de s'expliquer, balbutiant quelques mots maladroits. Cet étrange évènement lui avait fait perdre ses moyens, lui ôtait littéralement les mots de la bouche, si bien qu'il laissait s'échapper quelques paroles en langue étrangère aux oreilles de l'artiste. Quelle figure pitoyable il faisait, incapable de servir le thé convenablement à son premier client de la journée... Non, YARU n'était pas fatigué, il le savait bien... Mais quant à la nature de ce qui était arrivé, il était loin d'imaginer de quoi il s'agissait...

« Excuse-m... »

A peine reprenait-il ses esprits, qu'il fut de nouveau projeté dans le temps, une tasse de thé dans sa main, un sourire sur les lèvres, un rire qui s'étrangla dans sa gorge sous le coup de la surprise. Si bien que le thé vint tremper ses vêtements. Il ne cria pas, eu simplement un mouvement de recule qui s'effaça aussitôt, se retrouvant de nouveau le plateau entre les mains... YARU se braqua, les bras secoués de légers tremblements d'impatience. Que ce passait-il ? Je suis vraiment entrain de perdre les pédales ou quoi ? Il ne fit cependant aucune remarque, il ne devait pas embêter TOBIAS pour si peu et n'avait pas envie de passer pour un fou...

« Pose le plateau Yarû. Et assis-toi. Je crois que je suis trop éreinté pour me lever. »

Alors YARU leva les yeux vers son invités et remarqua que celui-ci aussi, à présent, n'avait pas bonne mine... Il s'était assis, la mâchoire contractée, visiblement énervé. Il y avait quelque chose de terriblement froid dans sa voix qui força YARU a s'assoir bien qu'il lui semblait préférable de retourner à sa cuisine pour ne pas déranger l'artiste. Être si tendu, ce n'était pas le but du restaurant... Cependant le mongol obéit, posant délicatement le thé sur la table et prenant place, un peu forcé, se sentant quelque peu mal à l'aise, craignant de déranger son client qui le regarda tout à coup.

« Est-ce que tu n'as pas remarqué que, depuis quelques jours, quelque chose de curieux se déroule à Pallatine ? Plus curieux que d'habitude j'entends. »

« Eh bien... » Le mongol réfléchit un instant, hésitant. « Les gens sont de plus en plus stressés, il me semble... Quand tu dis curieux, tu parles de choses qui sortes de l'ordinaire ?... J'ai l'impression de me perdre plus que d'habitude, je veux dire... Tout va déjà assez vite, mais maintenant c'est pire. »

YARU soupira en croisant les bras, s'installant dans le fond de la chaise, avant de sourire doucement.

« Rien qu'à l'instant... » Le Chasseur s'arrêta tout à coup, éloignant ces pensées de légers mouvements de la main. « Enfin, ne t'occupes pas de ça. Dis-moi ce que tu penses du thé plutôt ! Tu as l'air sur les nerfs, profites-en pour te détendre. Je fais de mon mieux pour préserver cet endroit des tracas du dehors ! » Ricana-t-il. « C'est un boulot de dingue, plus que de préparer à manger ! »

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Tobias écouta le Chasseur sans mot dire, sans même un sourire le front creusé par l'inquiétude, les sourcils se fronçant. La réserve du Mongol si coutumière le mettait, aujourd'hui, mal à l'aise. Comme si l'homme omettait de narrer ses tracas afin de ne pas l'ennuyer. Un geste prévenant mais que, néanmoins, l'Autrichien n'arrivait pas à accepter aujourd'hui. Probablement parce qu'il sentait qu'ils trempaient déjà dans les ennuis, que ne rien dire ne ferait que retarder l'inéluctable. Le Temps les enserrait au sein de ses anneaux et même la boutique ne pouvait pas le retenir.

Tobias tendit la main pour saisir sa tasse. Il la déposa, dans un premier temps, juste à côté du breuvage craignant que le temps ne revint en arrière ou que, le pressant, ne le fit renverser tasse et thé dans un même mouvement. Ses doigts se refermèrent sur la porcelaine, un à un, petite araignée se saisissant de sa proie délicatement pour ne pas la terrifier. Avec des gestes délicats, comme de crainte de tout briser, l'homme porta la tasse à ses lèvres... et laissa échapper un soupir.

« Toujours aussi délicieux. Yarû tu es un orfèvre, un magicien. »

Tobias voulut reposer la tasse. Un battement de cils et elle se retrouva à nouveau à portée de ses lèvres, le liquide exhalant sa chaleur coutumière, le liquide clapotant au bord de la porcelaine. Décontenancé, Tobias reprit une gorgée, tendit le bras pour remettre la tasse à sa place originelle... qui se trouva être dans sa main. Le soupir bienheureux se mua en résignation.

« De toute évidence elle ne veut plus me lâcher. Tu vois, Yarû ? » Tobias agita doucement la tasse dans sa main, le thé clapotant. « Depuis un bout de temps je veux reposer cette tasse. Et toujours elle revient dans ma main. Comme, tout à l'heure, je voulais t'aider avec ton plateau. Et je me retrouvais coincé sur ma chaise. C'est de ça que je voulais te parler. »

Tobias posa un coude sur la table, tendit un index vers Yarû pour mieux le prendre en parti.

« Tu as déjà été victime de ces bonds, de ces retours en arrière, je me trompe ? Je crains que... même ta boutique ne peut plus en réchapper. »

Constat amer – même le thé était plus doux.


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Parfums de la cuisson et de arts // Tobias « Merci ! » Sourit YARU en entendant le compliment de TOBIAS.

Jamais il ne se lassait d'entendre que son thé était bon. C'était une satisfaction agréable, douce, lui donnant l'impression qu'il n'avait jamais tout à fait quitté son pays. Cela le rassurait à chaque fois. Rares étaient les clients qui recrachaient le thé de YARU, mais si cela devait arriver, il en serait profondément vexé. Incapable d'ignorer la moindre critique, même la plus injuste.

Le cuisinier se contenta de regarder son client se délecter, mais de nouveau, le calme et la tranquillité du déjeuner furent troubler. La tasse sautait presque dans le mains de l'autrichien.

« De toute évidence elle ne veut plus me lâcher. Tu vois, Yarû ?

— Mon thé est certes bon, mais de là à être vivant... »
Tenta-t-il de plaisanter, mais devant lui TOBIAS était réellement préoccupé.

« Depuis un bout de temps je veux reposer cette tasse. Et toujours elle revient dans ma main. Comme, tout à l'heure, je voulais t'aider avec ton plateau. Et je me retrouvais coincé sur ma chaise. C'est de ça que je voulais te parler.

— C'est vraiment troublant ! Je ne comprends pas ce qui se passe ! »

« Tu as déjà été victime de ces bonds, de ces retours en arrière, je me trompe ? Je crains que... même ta boutique ne peut plus en réchapper. »


TOBIAS le pointait maintenant du doigt et YARU ne savait plus quoi en penser. Des retours en arrières ? Oui, ça y ressemble en effet... Se dit-il. Il n'aurait pas de lui-même trouvé les mots, surtout dans cette langue étrangère, pour décrire ce qui lui était arrivé. Il resta silencieux et pensif un instant, prenant très au sérieux ces manifestations étranges.

« Contre ce monde si rapide et si destructeur, cet endroit ne pourra pas lutter longtemps, tu sais... » Soupira le jeune mongol avec tristesse. « Tu le dis bien, le temps ne suit plus son court normal... Je suis de plus en plus confronté à ce genre d'évènements mais parfois, seul, je n'y fais pas attention. Mais... il semble que cette ville, et notamment l'institut, joue beaucoup avec le temps, non ? Des gens d'époques tout à fait différentes se retrouvent ici ! Le temps se vengerait-il de tout ce qu'on lui a fait subir ?... Cela semble beaucoup te préoccuper... »

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« Oui... Oui ça me préoccupe. » laissa Tobias s'échapper dans un souffle, confession en demi-teinte.

Pourtant ces accrocs dans la toile du temps n'étaient rien, rien d'autre que de faibles incidents. Aucun grave incident n'avait été rapporté. L'on en causait comme on pouvait parler des fluctuations de la météo, du dernier potin en date. C'était l'anecdote du moment, le sujet qui faisait palpiter la toile tissée par les Geeks, qui faisait bruisser Pallatine de rumeurs toutes plus extravagantes les unes que les autres. Chacun y allait de sa petite histoire, véridique ou inventée, amusante ou effrayante.

Tobias n'y voyait rien de distrayant.

« Je ne suis pas de cette ville. J'y suis resté un étranger vivant hors des diasporas, me réfugiant même aux abords de Pallatine tant je n'arrive plus à résider à l'intérieur de cette métropole. C'est peut-être pour ça que tout ça, tous ces changements dans le temps me touchent. Parce que je crains... que tout cela n'aille plus loin. »

Le dire, énoncer à voix haute cette hantise personnelle, ôta à Tobias un poids monstrueux. Il n'avait pu confier cela à personne, pas même à Wilhelm qu'il espérait pouvoir préserver de ses tracas. La relation avec son ami d'enfance demeurait tendue, prête à se rompre, et Tobias préférait limiter les exercices d'équilibriste.

« Si ce que tu dis est vrai, Yarû, si le temps se venge... Le temps pourrait reprendre ce qui lui appartient. Ramener les habitants de cette ville à leur époque natale... Et pfiou ! » Tobias claqua des doigts. « La ville ne gardera que ses natifs et nous, tous, nous reviendrons en arrière. Imagine. Tous ces gens repartent à leur époque. Avec leurs tracas, leurs peurs... et tout ce qu'ils avaient construit à Pallatine à jamais perdu. Amitiés, connaissances, amours... Tout cela à jamais séparé d'eux par des années et des siècles, par le temps et l'espace. »

Le thé avait refroidi lorsque Tobias en reprit une gorgée. Sa langue claqua contre son palais, continuant d'en apprécier la saveur malgré l'instant.

« Le problème Yarû c'est que j'aimerais éviter ça. Mais je ne sais pas comment. »

Car je suis faible.


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Né dans une montage des monts Hanghai en Mongolie - peuple nomade fuyant la tiranie des maîtres des terres - a apprit à chasser dès son plus jeune âge, à l'arc puis au fusil - a quitté son peuple pour voyager et vivre seul - s'est fait enrôlé par les Mandchous pour participer à la Révolte des Boxers en 1900 - y a échappé grâce aux soulèvement du mouvement indépendantiste - a participé à plusieurs actions mais s'est fait recruter contre son gré la même année.

Entré chez les gangsters car ils l'ont attrapé les premiers - tueur à gage ou traqueur refusant la plus part du temps les propositions, ne travaille comme tueur qu'en cas de nécessité ou lorsqu'il juge son action "louable" dans une certaine mesure - possède un petit restaurant (Ūlynn) qu' il gère seul où il confectionne aussi ses propres thés pour les vendre - hait l'institut et ses employés.

Jeune homme doux de nature, simple et bienveillant - Toujours poli et bien sur lui - Parle avec un léger accent assez charmant - aime les femmes, les femmes l'aiment souvent en retour -

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Parfums de la cuisson et de arts // Tobias « Je ne suis pas de cette ville. J'y suis resté un étranger vivant hors des diasporas, me réfugiant même aux abords de Pallatine tant je n'arrive plus à résider à l'intérieur de cette métropole. C'est peut-être pour ça que tout ça, tous ces changements dans le temps me touchent. Parce que je crains... que tout cela n'aille plus loin.  Si ce que tu dis est vrai, Yarû, si le temps se venge... Le temps pourrait reprendre ce qui lui appartient. Ramener les habitants de cette ville à leur époque natale... Et pfiou ! La ville ne gardera que ses natifs et nous, tous, nous reviendrons en arrière. Imagine. Tous ces gens repartent à leur époque. Avec leurs tracas, leurs peurs... et tout ce qu'ils avaient construit à Pallatine à jamais perdu. Amitiés, connaissances, amours... Tout cela à jamais séparé d'eux par des années et des siècles, par le temps et l'espace. »

Le Mongol écoutait silencieusement, fermant les yeux doucement et acquiesçant respectueusement. Une partie de lui comprennait les craintes de l'artiste : le monde qu'ils avaient quitté était pleins de douleurs et d'horreurs. Pourtant PALLATINE n'en était-elle pas remplie aussi ? Peut-être TOBIAS ne s'en rendait-il pas compte de part son statut d'indépendant -que YARŪ ne pouvait s'empêcher de jalouser...

Aux yeux du Chasseur, PALLATINE était un concentré brute de la Terre, y confinant ses espoirs mais aussi ses tourments : la mort errait dans les rues, cachées sous une technologie qui enfouissait la terreur barbare et visible des anciens temps. Et cela effrayait YARŪ, l'instinct et la méfiance étaient aménuisées par de mesquines apparences. Cela ne lui échappait pas, mais combien s'y laissait prendre ?

Et si le temps reprenait ses droits, alors YARŪ rentrerait. Il ne savait pas l'histoire que TOBIAS avait traversé, mais aussi terrible fût-elle, qu'en était-il des souvenirs qui rouillaient sur Terre ? Ne valaient-ils pas la peine d'être recouvrés ?

« Le problème Yarû c'est que j'aimerais éviter ça. Mais je ne sais pas comment. » Soupira TOBIAS, dévasté par son impuissance.

Sur ce point, le désaccord du Mongol ne put rester silencieux. Il voyait parfaitement l'état piteux dans lequel était TOBIAS et le cuisinier retint la passion subitement qui faisait vibrer sa langue. Il se leva doucement, clame et solennel avant de s'approcher de TOBIAS et poser une de ses mains sur l'épaule de son client, dans un élan d'affection respectueux rempli de compassion.

« Mon ami, me permets-tu de te donner un conseil ? T'es épaules sont solides, mais seules elles sont impuissantes ! »  

YARŪ prit un instant afin de choisir méticuleusement ses mots. Regardant TOBIAS droit dans les yeux, esquissant un sourire mélancolique, il reprit :

« Tu parles des temps anciens, ceux dont nous venons et cela me rappelle ma révolution. Je ne saurais dire si mes camarades sont parvenus à triompher, à se libérer, mais s'ils n'avaient pas été des centaines, ils n'auraient eu aucune chance... Et ils se battaient pour une idée contre une autre...»  

YARŪ ne put s'empêcher de soupirer, amusé sans jamais se montrer moqueur. La bonne volonté de l'artiste le rendait admiratif, évidemment il respectait sa grandeur d'âme.

« Toi, tu voudrais te battre contre le temps ? Encore plus abstrait qu'une idée ! Je ne sais pas si c'est possible, mais certains hommes ont tenter de le soumettre, nous en sommes la preuve... Pouvons-nous le contenir davantage, je ne sais, mais voilà ce que je te dirais : partage tes craintes, ne les laisse pas te faire sombrer seul dans une angoisse inutile. Beaucoup partagent sûrement ta volonté. »

Mais en ce qui le concernait, le Mongol ne pouvait soutenir davantage son client et ami. Un artiste a cet élan du cœur merveilleux qui le pousse à penser différemment d'un chasseur. Un chasseur qui rêve, enfermé dans une ville de fer et de métal, un palais chaud et brûlant, étouffant. S'arrêtant un instant, YARŪ sentit le vent du pays faire frissonner ses fins cheveux, faisant briller ses yeux qui se perdirent dans le vide. Il vit et sentit la nature un instant, dans un reflet illusoire de la fenêtre qui le transperça d'une tristesse profonde qu'il retint difficilement.

« Les temps jadis étaient durs mais francs, tandis que la vie ici offre des réjouissances trompeuses. Du moins c'est mon avis. Pour être franc, je voudrais rentrer, retrouver ma montagne et revoir les steppes de mon pays... Rien que respirer l'odeur de la forêt et mourir me comblerait. Ici, je meurs sans que mon corps s'arrête. Je n'ai pas choisi de venir ici et je ne suis pas le seul... Le temps ne nous reprendra peut-être pas, mais s'il me ramène d'où je viens, je serais heureux. Même si la vie devait être courte et douloureuse. »

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Ayant vécu les deux guerres mondiales, Tobias est un être sensible à la beauté des choses, à l'Art sous tous ses aspects. Sociable, il se laisse porter par ses impulsions. Optimiste, il est certain de pouvoir changer le monde. Il voudrait recréer un groupe d'artistes. Il fréquente les cafés et le quartier Sharsfort.
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Oh seul, il avait évidemment aucune chance. Mais là était le problème : il était seul, complètement seul. Tobias avait tenté d'alerter la population sur le danger des diasporas, de bousculer les mentalités mais personne n'avait répondu à cet appel. On l'avait ignoré, dédaigné, voire moqué son entêtement à vouloir modifier les choses. Et les rares âmes qui s'étaient penchées vers lui, lisant ses pamphlets n'avaient plus recroisé sa route. Soit par dédain, soit... Non, mieux valait ne pas songer à cette alternative qui lui rappelait trop son passé sur Terre.

L'Autrichien se concentra sur les mots du Mongol, sur sa présence dans son dos. Un roc contre lequel il aurait aimé s'appuyer pour inspirer un grand coup, se remettre de toutes ces émotions qui fleurissaient, à fleur de peau. Ça avait été toujours sa grande faiblesse : cette sensibilité qui lui permettait aussi bien de saisir la beauté que la cruauté chez l'autre, le semblable.

Ses doigts s'entremêlaient sur ses cuisses, délaissant la tasse désormais vidée où ne demeurait que quelques gouttes tièdes.

« Il te manque donc tant ce doux pays. » souffla Tobias. Il s'était retourné à demi pour voir Yarû, ne laissant voir que son profil, un coin de sourire étirant ses lèvres. Un sourire de clown triste. « Je ne sais pas si je serais heureux si je revenais chez moi. Sauf si... »

Sauf si Wilhelm le suivait que, lui aussi, victime des dérèglements du temps, était emporté dans le même espace-temps que Tobias. Mais le risque demeurait que Wilhelm ne revienne que des années auparavant, ou ne fila loin de son meilleur ami pour mener une existence comparable à celle qu'il avait trouvé à Pallatine. Alors Tobias devrait courir, encore et encore, le chercher, le dénicher... La même scène se répéterait.

Il en avait déjà trop dit, ou trop peu. Alors Tobias lâcha tout, comme on se décharge d'un poids trop lourd. Il avait confiance en Yarû. L'homme ne confierait pas à d'autres ce qu'il déballait là. Ce serait un secret entre eux, une complaisance entre deux étrangers jetés au sein d'une ville à laquelle ils n'avaient rien demandé.

« Si je suis venu à Pallatine c'était pour retrouver un ami. Si jamais le temps reprends ses droits, j'ai peur de le perdre à nouveau. C'est pour lui que j'ai tout abandonné, tout laissé derrière moi. Savoir que tous ces efforts peuvent être jetés aux quatre vents me... »

La larme avait glissé sur sa joue laissant une trace humide sur le bois. L'Autrichien s'excusa entre deux sanglots qui muait sa voix en une série de trémolos. Ses mains se portèrent à ses prunelles, tentant d'endiguer le flot qui se fit plus imposant, rougissant le blanc des yeux.

« Je ne veux pas avoir fait tout cela pour rien ! » hurla-t-il d'une voix cassée, croassante de chagrin, de dépit.


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Parfums de la cuisson et de arts // Tobias « Je ne veux pas avoir fait tout cela pour rien ! »

YARŪ sentit la tristesse et le chagrin de TOBIAS déferler sur lui comme une mer déchaînée, l'emportant sur son sillage et dévastant chaque pillier de son âme. Il n'était pas question de se battre contre cette puissance désespérée. Cette preuve de confiance et d'amitié inestimable. YARŪ pouvait à présent presque effleurer le cœur de l'artiste assit devant lui. Son cris avait déchiré le temps et l'espace, il ne restait plus qu'eux deux, et YARŪ n'était même pas certain d'avoir échappé à la tempête de sentiments. Il ne pouvait pas être sûr de ne pas avoir perdu une part de lui avec le flot, dans une vague qui coulait dans les larmes de TOBIAS mais revenait dans son cœur, inlassablement. La pluie salée ne suffira jamais à déverser toute la peine, mais Le Chasseur était impuissant.

Avait-il été égoïste, pas assez à l'écouter pour ne pas deviner l'état critique dans le quel son ami se trouvait. Car l'appeler ami était à présent une évidence, et YARŪ ne voulait pas se montrer indigne, il chérissait déjà ce gage de confiance comme un trésor précieux, mais qu'il ne savait pas comment polir. Les sentiments de TOBIAS effleuraient, caressaient voire bouleversaient Le Mongol, mais il n'était pas un homme à qui on avait appris à pleurer et de la même manière, il était incapable d'en saisir exactement toute la puissance. Sa sensibilité le faisait vibrer, le poussait à réagir, mais il ne savait pas comment, similaire à un père paniqué face à son premier enfant.

Son cœur battait, la tristesse remplissait ses yeux mais ne les noyait pas. À l'intérieur, il s'arrachait les cheveux à la recherche d'une solution, à l'extérieur son calme était légèrement fissuré et sa main posée sur l'épaule de TOBIAS ne lui parut pas adéquate, comme si elle venait troubler le temple des pensées et des tristesses de l'autrichien. Et peut-être tout cela lui paraissait particulièrement étrange parce qu'il s'agissait d'un homme... Gardant son calme doux, sa sérénité venue des plaines et des montagnes, il choisit d'agir comme il l'aurait fait auprès d'une femme. Il prit silencieusement une chaise pour la poser tout prêt de TOBIAS, assez pour pouvoir glisser ses mains entour des épaules de l'artiste et le serrer maladroitement contre lui sans jamais forcer le contact.

« Pardonne-moi. Je comprends mieux d'où viennent toutes tes craintes. » Soupira-t-il doucement en fermant les yeux pour réfléchir soigneusement à quelles paroles énoncer.

« J'ai certainement eu des mots un peu durs, pardon. Mais je comprends ton acharnement, ta volonté à présent. Et je ne saurais dire combien je t'admire... Je ne connais pas les détails, mais tu as fais preuve d'un courage extraordinaire ! Peu de personnes seraient prêtes à faire ce que tu as fais. Simplement, je voudrais que tu m'éclaires un peu plus, as-tu trouvé ce que tu désirais ici ? »

YARŪ espérait ne pas emmêler davantage les sentiments de TOBIAS, mais le Mongol se demandait si le véritable nœud du problème ne se trouvait pas autre part, un soucis que la menace temporelle avait révélé et extrapolé... La curiosité du cuisinier était piquée, et son regard sur TOBIAS n'était plus le même. Il n'essaya pas de retenir les sanglots de l'homme, les temps actuels disaient de laisser couler les larmes, tandis qu'autrefois on les ravalait avec amertume. YARŪ était à présent persuadé qu'elles étaient bénéfiques,car la nature fait bien les choses.

« Pleure mon ami, pleure... Il ne faut pas se noyer dans sa peine. Raconte-moi. » Souffla-t-il en caressant doucement le dos de TOBIAS. « Je me suis montré égoïste, sache que j'ai changé d'avis : je t'aiderai... Tu n'es pas seul. »

Les idées de YARŪ joignaient déjà celles de TOBIAS quant aux diaspora et à présent, il ouvrait peut-être les yeux : il n'avait aucune idée de l'état dans lequel se trouvait son pays, peut-être qu'en revenant il rejoindrait la prison et que sa montagne plus proche que jamais sera toujours hors de portée, peut-être mourra-t-il de peine et de frustration. Peut-être la guerre et la technologie a-t-elle déjà tout décimé ?... La montagne lui manquera toujours, mais plutôt que de courir après un rêve dont on ne sait s'il se révèlera cauchemar, YARŪ décida de porter les espoirs de TOBIAS, de nourir ses rêves des souvenirs embellis des montagnes, car elles n'éxistaient peut-être plus.

Mais PALLATINE, elle, était bien réelle.

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H.R.P:
Avec tout mon cœur  Cœur  J'aime ce RP.


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Les larmes dévalaient ses joues, débordaient de ses yeux, s'accrochaient à ses cils en les alourdissant. L'Autrichien eut un frisson qui arrondit son dos lorsque le Mongol noua ses bras autour de lui en une étreinte amicale. La chaleur de Yarû, la tiédeur émanant de son corps, ôtèrent un poids qui pesait sur les épaules du blond. Il se sentait protégé, soutenu, mais surtout écouté. Malgré les paroles réconfortantes de son ami il se sentait maladroit et honteux d'avoir craqué ainsi, d'avoir laissé sa voix hurler sous la voûte du restaurant – à l'image d'un enfant piquant un caprice à cause d'un jouet abimé.

La gorge encore trop emplie de sa peine, Tobias ne put parler pendant quelques instants mais posa un regard apaisé sur Yarû. Dans ses yeux on pouvait y lire un remerciement sans failles, allant au-delà des mots. Il finit par secouer la tête, retrouvant peu à peu la voix.

« Tu n'as pas été égoïste. Tu souhaites revenir chez toi et, sincèrement, qui n'aimerais pas retourner à son foyer, ou du moins à un endroit aimé ? »

Ce qui rend le voyage agréable c'est de savoir, qu'un jour, on peut déposer ses bagages sur son palier. On choisit simplement quand. Du revers de la main Tobias essuya ses joues humides, renifla un coup. Il devait avoir un visage ignoble, les yeux rougis, la morve au nez. Un tableau ingrat de la tristesse humaine.

« J'ai retrouvé mon ami. Peut-être connais-tu son nom : Wilhelm König. Nous avons passé des années ensemble en Autriche, dans notre pays, a vouloir changer le monde. Il était si différent de ce qu'il est devenu. Je sais. Je sais que sous cette nouvelle apparence mon vieil ami est toujours là. Mais le temps, les événements... Tout m'a empêché de le revoir pour tenter de continuer à la ramener à la raison. Il n'a pas évolué, il a régressé. Et il est triste, si triste. Cela se voit dans ses yeux. Il n'est pas heureux. »

Wilhelm, l'ami, le confident, l'écrivain à l'esprit empli de rêves s'était recroquevillé au sein du corps d'un Opportuniste, d'un bourgeois nanti ne voyant plus que le profit. Une marionnette manipulée par le capitalisme. À cette vue d'autres que Tobias aurait tâché de quitter Pallatine se disant que tout était à jamais perdu. Pas Tobias. Plus obstiné qu'une mule il continuait à avancer. Et s'il se heurtait à un mur, il y creuserait un tunnel.

« Yarû, je ne peux pas te demander de m'aider à combattre les diasporas. Tu fais peut-être partie de l'une d'elles. T'y opposer serait trop dangereux. Il pourrait t'arriver à des ennuis. Des gens pourraient s'en prendre à toi, à ton restaurant. » appuya l'Autrichien en embrassant du regard la salle. « Je ne veux pas que cet havre de paix soit démonté, brique par brique, par ma faute et toi, jeté à la rue. »

Comme un vulgaire Juif, songea-t-il avec amertume, les souvenirs remontant à la surface.
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Parfums de la cuisson et de arts // TobiasYARŪ ne s'éloigna pas, ne laissa pas un seul instant ses pensées ou ses regards quitter TOBIAS. Il écouta silencieusement les sanglots et suivait attentivement le sillage des larmes.

Les larmes ne lui étaient pas familière. Le chagrin et la peine, le mongole les ressentaient souvent, mais il ne les exprimait pas dans les pleurs. Dans la montagne et les plaines, la vie est dure, sèche. Elle râpe la peau, crispe les cœurs et les visages. Les larmes sont arrachées par les vents trop puissant, rarement par les sentiments. On garde, on cache, on coince à l'intérieur pour ne rien dévoiler et toujours avancer. Mais YARŪ supposait que les artistes n'étaient pas élevés ainsi, que leurs larmes font partie de leur fragile et sensible métier. Il respectait cela et n'y vit pas de faiblesse contrairement à certains. Non, montrer ses larmes lui parut alors être un signe de confiance inestimable. Touché, il prit soin d'apporter à TOBIAS la présence réconfortante et bienveillante dont il avait besoin.

Et quand les sanglots se calmèrent, le regard que lui lança TOBIAS rassura profondément Le Chasseur. Il ne se devinait pas doué pour venir en aide aux autres, il n'aurait pas imaginé trouver les mots justes, il n'avait pas l'habitude de réconforter et.

« Tu n'as pas été égoïste. Tu souhaites revenir chez toi et, sincèrement, qui n'aimerais pas retourner à son foyer, ou du moins à un endroit aimé ?

— Tu n'as pas l'air d'avoir envie de retourner au pays, toi... Cet ami est la seule raison qui te pousse à rester ? »


Oui. Cet ami, nommé WILHEIM, YARŪ avait déjà entendu résonner ce nom. Il tressaillit un instant, inquiété d'un terrible sentiment de culpabilité mais il se rassura vite : le nom ne résonnait pas assez fort encore pour qu'il ait été une de ses proies. Mais suffisamment pour qu'un jour, peut-être, il le devienne. Cependant, ce personnage serait à présent de ceux à épargner, tant son importance ruisselait sur le visage de TOBIAS. L'amour qu'il portait à cet ami brillait et étincelait, un amour bien trop fort aux yeux de YARŪ. Si fort qu'il y avait là-dedans un petit quelque chose qui le dérangea et le mit un peu mal à l'aise. Incapable de réellement comprendre -ou plutôt ne voulut-il pas trop y penser- YARŪ fronça un peu ses sourcils. Cela le dépassait quelque peu : tout sacrifier pour un être si peu sûr... Il n'émit cependant aucun jugement trop dur.

« Cette ville, d'après moi, n'apporte rien de bon... Nous heurter à son époque très avancée nous a tous changé, et pour ma part pas en bien... Il est difficile de l'admettre, mais certaines choses nous échappent à un moment, comme avec ton ancien ami. Tu devrais peut-être penser à vivre davantage pour toi-même... De même pour ces histoires de diaspora, tu voudrais t'y lancer corps et âme, seul ! Tu me demandes de me préserver du danger alors que tu ne le fais pas toi ? » Le mongole, tristement amusé, laissa s'échapper un rire sombre en se couvrant le visage d'une main pour caché son regard honteux. « Si tu savais toutes les choses horribles que j'ai faites depuis que je suis arrivé, tu ne me parlerais ni de danger ni de havre de paix...  »

On oublie jamais le regard du chien qu'on abat, ni le prix amer du butin qu'on en tire.

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Tobias avait eu un acquiescement bref, presque mou, lorsque le Mongol lui demanda si Wilhelm était sa seule raison d'être ici. Il l'était – inévitablement. L'Autrichien avait bien croisé la route d'autres habitants de la cité, de voyageurs qui avaient chuté en ce lieu pour une raison qui ne regardait qu'eux. Mais rien, aucune relation, n'arrivait à la cheville de celle qu'il partageait avec Wilhelm – il y avait là des années de confiance, de confidence, un déchirement que seuls peuvent connaître des amis de longue date qui ont assisté, ensemble, à l'éveil d'une nation, séparément à son déclin. Sans Wilhelm Tobias n'aurait jamais connu Pallatine.

Wilhelm était devenu son univers.

Pour le meilleur et pour le pire.

Au fond ne s'était-il pas lui-même fait prisonnier de cette relation ? Les réflexions de Yarû semblaient étayer cette théorie. Pour cet homme, Tobias avait tout abandonné – foyer, patrie, famille, amis – afin de se jeter à corps perdu dans un monde qui lui était inconnu, au risque de ne pouvoir revenir en arrière. Il se retrouvait désormais jeté au sein des conflits qui émaillaient l'existence de Pallatine et de ses factions, soldat refusant de rejoindre une armée mais obligée d'assister aux conflits qui ravageaient son pays. Un peu d'égoïsme ne lui ferait peut-être pas de mal. Assurer sa propre existence avant de se donner aux autres.

« Je dois y réfléchir. » souffla-t-il, finissant d'essuyer les ultimes résidus de larmes du revers de la main. « Mais oui, je crois... que tu as raison Yarû. Je dois davantage penser à moi. M'accorder du temps. Laisser les autres se débrouiller sans moi, sans mon influence. »

Une autre lui avait fait cette réflexion, une jeune femme au visage harassé par le travail, au teint rendu grisâtre par la monotonie de son existence. Elle avait reculé face à ses avances, réclamé son droit de demeurer dans son existence actuelle. Peut-être... qu'il devait se laisser aller à la résignation pendant un temps, se reposer et cesser de se battre – se reposer sur la berge au lieu de plonger, encore et encore, dans les méandres d'un lac sans fond pour y extirper des trésors.

Se reposer, laisser couler, et écouter les confidences d'un ami qui se dévoilait en demi-teintes sans oser trop en dire. Tobias se tourna vers lui, tapota une de ses mains – incapable de se rappeler si, dans la culture de Yarû, la promiscuité était appréciée ou non mais se disant, au vu de l'étreinte partagée, qu'il ne risquait pas grand-chose.

« Tu veux en parler ? Je me suis bien épanché, tu en as le droit aussi. »
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Parfums de la cuisson et de arts // TobiasYARŪ était heureux et soulagé d'avoir porté TOBIAS vers de nouvelles prises de consciences, quelques révélations et peut-être un façon différente d'appréhender son rapport aux autres. Prendre davantage soin de soi, oui, et peut-être la fatigue de TOBIAS s'atténuera-t-elle.

Mais à son tour, YARŪ avait laissé l'ombre glisser dans ses mots, avec l'irrésistible envie de parfois tout avouer. Cracher et vomir ses erreurs, mais il se savait incapable de pleurer pour les vies volées. Incapable de s'en vouloir davantage : il était chasseur. Certains hommes étaient devenues des bêtes à ses yeux...

« Tu veux en parler ? Je me suis bien épanché, tu en as le droit aussi. »

YARŪ resta interdit un instant, évitant le regard de son invité. Il avait beau essayé de mettre cette part de sa vie de côté, elle s'infiltrait sans cesse, se glissait dans les interstices de la vie sereine qu'il tentait d'instaurer dans des instants semblables à cet après-midi. Mais il ne pouvait oublier la nature de chasseur qui obscurcissait son regard parfois, et ne le devait pas. Son devoir était aussi de se remémorer les visages et les noms de ses victimes. Le poids d'un chagrin empli de pitié à leur égare crispait les poings du jeune homme.

Comment réagirait TOBIAS, qui souhaitait se battre contre la puissance des diasporas en découvrant... que YARŪ participait à l'étendue de cette force ? Il ne pouvait pas lui dire.

« Ce ne sont pas les même sortes de soucis, Tobias. » Sourit tristement le mongol en se levant, se défaisant doucement du contact de la main de Tobias, tenté peut-être, mais toujours raisonnable. « Je dois préparer le reste du repas. Ne le prend pas mal, ce n'est pas que je ne te fais pas confiance... Je veux que tu continue à profiter de ce lieu tel que tu peux encore le voir. »

Il s'éloigna, fuyant pour se réfugier dans sa cuisine, se recouvrir de parfums et de fumée, pour embrumer une partie de lui désagréable et crasseuse. La terrible sensation de garder un secret alors que TOBIAS lui avait ouvert son cœur, c'était confié et avait même écouté ses conseils... YARŪ fit grincer les casseroles, allumant le feu et tournoyant pour agripper les ingrédients.

« Le plat du jour se nomme Tsuivan, accompagné de buuz. Un plat de pâte mélangeant viande et légumes et des raviolis... Tu as une préférence entre l'agneau et le mouton ? » S'enquit poliment le mongole sans quitter des yeux son ouvrage, continuant de développer le sujet culinaire pour mieux fuir toute autre sorte d'interrogation.

by evil triangle (NMD)


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