« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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airborne pride

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and your heathen empyrean as scars across the land
Nom de code : ýrr
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le Lun 17 Avr 2017 - 22:55
Yrsa

Yrsa Amundsen

feat cassandra pentaghast | dragon age: inquisition

Caractère

  Le monde s’éveille, et déjà, sa chambre est vide, abandonnée au profit de l’atelier. On la devine dans la myriade de détails éparpillés au fil des pièces ; la fenêtre par laquelle parvient le jappement étouffé et réjoui du molosse en contrebas, laissée entrebâillée sur les premiers rais de soleil, timides et crus, caressant les plaines s’étirant jusqu’aux montagnes pallatiniennes. On la devine jusque dans les couleurs neutres et les nuances chaudes venant raviver son intérieur, jusque dans le mobilier entretenu mais usé, patiné, jusque dans l’ordre général bousculé par ces touches de vies, indolentes, pétillantes — l’art des amis et des gens de passage, ornant ses murs (au milieu du tout, les bois déformés d’un cerf, sertis dans la sculpture en bois d’une bête imaginaire, arrachée à des rêves d’un autre temps) ou posé sur une étagère ; reçu avec reconnaissance (avec affection, souvent), ou encore le lit qui depuis longtemps a perdu ses coins militaires, remplacés par des couvertures rejetées avec hâte mais soin aux aurores.

  (Peut-être commence-t-on à l'entrevoir, dans ce qu'elle a de plus mondain, en discernant les sonorités qui s'échappent de son atelier alors qu'on s'en approche ; où se suivent et s'entremêlent allègrement et sans logique ses vieux titres de blackgaze, ou d'acid jazz tiré de sous on ne sait quelle montagne de poussière ; auxquels viennent s'ajouter post-hardcore, crossover et autres trip-hop au grisant hasard de la fin de la troisième symphonie de Saint-Saëns — tous courtoisie des visiteurs ou des artisans embauchés sur un projet ou l'autre.)

  On la découvre dans l’apaisement qui règne autour de ses mains rêches (à son image) alors qu’elle s’affaire à la tâche, précise, passionnée, ponçant, peignant ; dans ses fréquents sourires comme dans ses rares rires, dans ses airs austères comme ses pupilles chaleureuses (plus douces qu’amères), dans son manque de gracilité comme dans son charisme forgé dans la prestance et l’assurance, dans sa résilience née de l’acceptation de l’erreur — son utilisation en tant que marche vers le meilleur et le plus haut, incessamment — dans ses mouvements sans fioritures. (Dans son expressivité brève mais assidûment sincère, dans ce nodule (conglomérat d’instincts de protection envers ses proches, d’élans de possessivité nés d’effroi et d’inquiétudes âpres), qui lui laboure les côtes, les flancs, fait remonter le goût bien trop connu du cuivre à l'arrière de sa gorge.)

  (Mais oh!, tu la trouveras,)
  Tu la trouveras sous ces nuages couleur de perle et d’étain, percés de lumière vive, roulant au-dessus des flots durant l’accalmie ; dans la certitude qu’ils repasseront ici un jour, peindront à nouveau un tableau semblable et pourtant unique. Tu la trouveras dans l’étendue plane et lisse et noire de la plage au bas des falaises, qui se déroule à leurs pieds, passe au travers de leurs façades rongées par le sel et les embruns des derniers millénaires, finit par s’effacer en amas de rochers affleurant, brisant l’écume. Tu la trouveras dans leur verticalité fière, et dans la stature altière de celle qui se tient à leur apex, qui sait se tenir près du bord du monde, regard rivé sur la ligne d’horizon qui courbe mer et air.

  (Les flots de son cœur battant appartiennent aux aquilons.)

Yrsa

Âge: 37 ans
Naissance: 13/11/2037
Départ: 02/08/2064
Présence en ville: neuf ans
Nationalité: norvégienne
Métier: ébéniste d'art
Statut civil: //

Groupe: opportunistes
Section: //
Rang: simple membre
Nom de code: Ýrr

Taille: 1.82
Corpulence: sèche et charpentée
Cheveux: coupés courts, de jais
Yeux: bruns
Autres: diverses cicatrices, de taille et d'importance variables ; planche à pain ; une simple ligne tatouée à gauche de sa colonne vertébrale, s'évanouissant le long de sa nuque et de ses reins

Histoire

— Tu as toujours été voulue.

(Mais ils sont artistes, gens du monde, lui répète-t-on, et elle préfère le découvrir et s'en imprégner de ses yeux son nez ses dix doigts avides (sa tante qui lui fait découvrir le grain du bois) et ses genoux ornés de pansements (le tronc du chêne qui lui a obstinément refusé l'accès à ses premières branches tout à l'heure).


— Les murs se rapprochent et t’enclavent, avortent ta respiration déjà épave, et il t’importe peu de savoir si les tremblements qui ébranlent jusque ta moelle sont dominions du rêve ou de l’hallucination.

Règne dans la pièce une touffeur estivale rare sous ces latitudes, dépréciée à sa juste valeur. Quand elle finira par ouvrir les yeux pour fixer le plafond, tout oscillera encore à l’en rendre nauséeuse, pourtant ni les murs ni le carrelage n’ont bougé — ce dernier seul source de relative fraîcheur. Sa silhouette tout juste adulte, presque trop grande pour son lit, s’oriente vers lui, comme attirée (par la chute ou la tiédeur, on ne saurait dire). Au mur, une antique horloge à aiguilles ne marque plus le temps — en attente de piles qui ne viendront probablement jamais — ne laissant que le silence planer lourdement.

N’est coupable que des incertitude et indécision les plus banales — elles la rongent, sourdes et voraces. Des plaies béantes ornent le crâne vide de la rationalité ; c’est sur un coup de tête qu’elle fait son choix — subconsciemment, toujours subconsciemment. (Elle hyperventile, un peu.)


— Le fracas vrombissant des moteurs et des pales te parvient assourdi à travers le casque ; du coin de l’œil, tu discernes encore le deuxième bâtiment, affilié à la même mission de lutte anti-sous-marine, ayant décollé à quelques secondes d’intervalle. Sous toi, les flots s’ouvrent à perte de vue.

Ses lèvres se pincent, seule marque de concentration sur ses traits hiératiques. Tout dans la cellule lui est familier, lui offre la réassurance née des situations stables dans le temps, connues et maîtrisées. Les commandes de vol ne sont plus qu’ensemble d’extensions de sa volonté, qu’orchestre dirigé de longue date dont elle commande le moindre détail. Les rides de l’onde renvoient un tumulte aveuglant, son sonar est en place, opérationnel, sa ronde commence.

La satisfaction de la tâche bien exécutée et de l’utilité lui convient. Souvent, on lui a demandé pourquoi elle avait préféré les hélicoptères aux avions de chasse, les énièmes missions de rapatriement et de surveillance sur terre comme en mer au transport de dignitaires inefficaces. Enfin, qu’est-il advenu de ton audace ! N’obtient tout au plus qu’un haussement de sourcil inquisiteur en réponse, évidence qui se prélasse. (Jamais n’aurait souffert de fixer ouvertement la mort en masse.)


— Avec délicatesse, presque révérence, tu apportes à hauteur de visage, portes à la lumière la toile tendue, en ôtes le voile protecteur. L’émotion anime tes yeux, fait danser un sourire au coin de tes lèvres. À chacun de tes retours, elle s’est améliorée, vent brûlant de jeunesse — dans la pièce d’à côté, quelques notes s’envolent, en liesse. Ta main ébouriffe sa longue crinière, si similaire à la tienne à son âge, une joie douce-amère ombre ton visage.

Nul n’est plus à sa place sous ce toit qu’elle.
(Tu lui promets un cadre ouvragé, avant de partir.

À ton étonnement, elle le rend lors de ta visite suivante, et nul besoin de mots entre vous pour comprendre que la place d’honneur de la pièce à vivre de ton appartement lui était destinée d’avance. À ton mur, une frégate s'éventre contre l’océan déchaîné, entourée de bois sombre — à l’image de ses planches détrempées, où ton ouvrage et tes incisions viennent figurer le bris.)


— Lors de ta disparition, tu es prise dans la tempête
ton embarcation
se dislo q    u          e

on se connait je crois

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Aces

il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
Nom de code : trauma (+ sneug pour ceux qui ne savent pas prononcer son prénom)
Avatar : kaneki ken

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le Mar 18 Avr 2017 - 22:16
mais qui es-tu.
je ne connais personne qui puisse créer un aussi beau personnage (je veux dire ébéniste + une femme de 37 ans + tout quoi) sur ce forum triste & déserté.
personne.

Je blague, la rebienvenue, je peux te stalker stp ? Oh


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Technicien

Demi-Inuit originaire de Kaktovik, Naga a longtemps été un chantre de la culture américaine, avant d'éprouver une certaine culpabilité à l'idée d'avoir bien hâtivement rejeté la culture inupiat de sa mère. Désormais, Naga désire se racheter et trouver un moyen pour son peuple de vivre en accord avec ses traditions.
En pratique, Naga est plus un hypocrite cherchant à apaiser sa confiance qu'un Altermondialiste convaincu, mais il a toujours su se débrouiller pour éviter que quelqu'un lui en fasse la remarque...
Avatar : Sanada Akihiko.

Messages : 997
Messages rp : 102
Date d'inscription : 29/02/2016
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le Mer 19 Avr 2017 - 10:51
Ces opportunistes, tous des artistes décidément. Tombe
Et cette fiche est divinement écrite. Cœur




Spoiler:



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and your heathen empyrean as scars across the land
Nom de code : ýrr
Avatar : cassandra pentaghast - da:i

Messages : 16
Messages rp : 6
Date d'inscription : 17/04/2017
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le Mer 19 Avr 2017 - 23:17
ged merci vous me flattez beaucoup trop je suis tout chose

et seulement si moi je peux te stalker, Sneug

à moins qu'il n'y ait de souci avec la fiche, tout est fini de mon côté !
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PNJ

Compte PNJ - responsable des intrigues, des partenariats et des validations, à contacter en cas de besoin.
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Messages rp : 105
Date d'inscription : 29/02/2016
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le Jeu 20 Avr 2017 - 18:35
Bien sûr que tu as le droit.
Je t'ai déjà dit que tu écris bien ?
Le style colle bien à Yrsa en plus. Je plussoie Naga, c'est divin. Ta fiche recrée vraiment un univers, et tu vas très bien chez les oppopos.

Ýrr Amundsen

a reçu son permis de séjour à Pallatine

icon 100*100

Ce permis de séjour vous donne le droit de résider à Pallatine, de trouver un emploi et d'appartenir à une diaspora. Il atteste que vous êtes apte à vivre par vos propres moyens en ville. Nous vous rappelons que ce permis est obligatoire pour toutes vos démarches administratives auprès de l'Institut.

Si vous trouvez cette carte, merci de la déposer à l'Institut.

Informations à fournir dans les plus brefs délais.

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Facultatifs :
- Vos textes libres
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