top 1top 2top 3votez pour nous, et n'oubliez pas d'entrer votre pseudo !
Naga
Naga Umiaktorvik
rex fondateur
indisponible
Seung Joo
Seung Joo Hwang
fondapatate
indisponible
Locke
Locke Melborn
modérateur
dc: stella
disponible
Namaiki
Namaiki Ikazuchi
modérateur
disponible
bannière
gif

Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

La chasse - ft. Yarû Nairag

avatar
Son of the desert
Personnage : c'est un homme brisé. la guerre est rarement jolie à voir, pire à vivre. il est amoureux. amoureux du désert.
il ne supporte pas, ne supporte plus la vue du sable.
mais il la recherche, recherche sa chaleur, son atmosphère. sa propre pesanteur. il vit sur une autre planète et il rêve souvent du désert, mais il ne faut pas lui en vouloir, à camil. il est persuader tout au fond de lui d'être utile et de protéger les citoyens de pallatine grâce à son boulot, mais à la surface, il doute de tout.
on lui a beaucoup menti, à camil, ce qu'il fait qu'il ne sait plus très bien à qui faire confiance. l'institut lui a volé des souvenirs, les effaçant grâce à l'hypnose, alors même à lui-même, il ne fait pas confiance. ca le rend vulnérable, et suicidaire sur les bords. il ne sait pas où il vit, là-bas dans le désert ou ici sur terre. enfin pallatine.
enfin vous savez bien, n'est-ce pas? ou bien êtes-vous perdu, vous aussi, entre avant et après?
Nom de code : 41
Avatar : Marco Adriano
Avatar IRL : Raphaël Personnaz
Messages : 38
Messages rp : 15
Date d'inscription : 07/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Sécurité
posté le Mar 18 Avr 2017 - 19:41 (1)
CAMIL BOYLE
&
YARÛ NAIRAG
LA CHASSE
Les chiens sont lâchés dans le désert aride. Leurs glapissements lorsque leur maître les bat une dernière fois n’est qu’un cri perdu en plein silence. L’immensité du terrain de chasse ne les perturbe pas. Se repérant au nez, ils hument les effluves de la peur et ne la quittent pas d’une semelle, la suivant jusqu’à sa source. Lancés à pleine vitesse, leur foulée puissante ne s’épuise pas sur le sable tant et tant tassé par le passage des tanks, bientôt plus nombreux que les antiques chameaux.
Les chiens jappent, langue pendante, évacuant la chaleur de leur corps mis à rude épreuve. Mais ils ne plaignent pas, habitués à l’endurance et aux climats extrêmes.


Je cours avec eux, mon souffle se joignant aux halètements. Nos traces s’effacent aussi rapidement qu’elles se forment, le vent veillant à ce que rien ne demeure dans ce paysage immuable. Le sable est le seul à échapper à cette règle tacite, libre de s’éparpiller où bon lui semble. Je l’envie, mais je n’y pense pas plus que cela, focalisé sur mes pieds avançant de concert avec les pattes canines. J’appartiens à la meute, à sa fourrure hivernale couleur d’été, à son parfum d’errance, à ses blessures typiques des strangulations. J’aurais probablement la même mort qu’eux, tué d’une balle entre les deux yeux lorsque je serai jugé trop vieux pour servir, mes restes mélangés à la soupe du soir.


Je pousse plus fort sur mes jambes, propulsant ma masse au-devant de la meute, presque à la hauteur du chef. Il ne l’accorde pas un seul regard, trop concentré sur sa course folle, son instinct de chasseur prenant le dessus. Je fais de même, et donne mon corps, mon esprit et mon âme à la meute. C’est de concert que nous respirons. C’est de concert que nous luttons. C’est de concert que nous souffrons. C’est de concert que nous vivons, quelque part entre les étendues immenses des dunes, la chaleur du soleil et les rares oasis aux emplacements tenus secret par les autochtones.



Libres.




Soudain, nous nous excitons. Nous sentons l’odeur du sang mélangé à la peur. Nous savons que le goût de la viande n’en sera que meilleur, un quelque chose de sucré dans la ferraille sanguine.


« Camil, tu prends à droite. Marcel, à gauche. Justin et Ryan, vous couvrez nos arrières. J’ouvre la marche. »

Nous obéissons à notre chef, opinant de la tête. Notre foulée devient plus lente lorsque nous nous séparons chacun dans notre direction attitrée, ne voulant pas avertir notre cible de notre présence. Je sors mes crocs de métal, enlevant la sécurité d’une pression des doigts. Le cliquetis rassurant apaise mon âme stimulée par la mort rôdant dans les parages, prête à frapper aveuglément. La danse macabre commence lorsque retentit la première balle, embrasant le sable de gouttes rouges. La meute est silencieuse, pourtant l’excitation est à son paroxysme. Ce n’est que lorsque le deuxième homme tombe à terre que nous commençons à chanter, une chanson sauvage pulsant dans nos veines, une chanson de désolation, une chanson louant les morts et blâmant les vivants. Nous ne courons plus mais piétinons le sang de nos ennemis collant à nos basques, leur cri de douleur et de rage des vaincus s’achevant par l’impitoyable silence de la balle.


Le paysage rocailleux me rappelle ces émois, ce moi que je crois saisi et qui m’échappe, pourtant, me glissant d’entre les doigts pour retourner dans le flot tumultueux de mon passé oublié. Ce ne sont que des flashes de lumière, ces réminiscences ; elles m’aveuglent, m’obligeant à avancer dans le noir, seul.



Perdu.




La ville n’est pas un climat propice pour réfléchir à tête reposée. Trop de bruit, trop de monde, trop de mouvement venant troubler l’eau de mes pensées. Je me noie, en ville, et j’aboie, à Pallatine, des ordres plus que je ne murmure des mots doux aux morts disparus.


Alors je viens ici.




Les montagnes.



Les rochers accueillent mes plaintes, recueillent mes pleurs, rassurent mes pas incertains. C’est un labyrinthe où le connaisseur sait s’y promener en toute sérénité, sans être vu. Mon havre de paix. Il n’y a qu’ici que j’ose planter mes graines d’espoir, mots d’encre chuchotés aux oreilles du papier, enterrés sous la terre bienveillante.


Innocemment, je me demande si les rares arbres de cette végétation volcanique portent mes aspirations à une quelconque divinité, tout là-haut, pour l’instant sourde à mes prières.


J’inhume ma énième demande sous l’ombre d’un pin pétrifié couleur cendre, confiant à ses racines entrelacées l’accès à mon cœur. Je repars en sens inverse empruntant un autre chemin, souhaitant inconsciemment ne jamais rentrer à Pallatine, ses tentacules, son trafic, ses Diasporas et son système de castes auxquels je voudrais dire merde.


Pallatine. Ma nouvelle patrie. Ma nouvelle mère indigne. Ses enfants ne sont que des chiens, natifs comme adoptés, qui s’entredéchirent pour le plaisir de sentir le goût du sang. S’exciter sur un cadavre déjà pourri. Ici ou là-bas, rien ne change. Que des noms qui s’effacent par le temps courant comme le sable, recouvrant tout en s’insinuant dans nos poumons. J’oublie, je les oublie, tout, tous, tout se mélange. Je ne sais même pas si mon souhait égoïste ne me fera pas plus de mal que de bien.


« Aidez-moi à me souvenir. »

Que j’ai écrit. Comme un con.

CODAGE PAR AMIANTE
avatar
/
Personnage : Né dans une montage des monts Hanghai en Mongolie - peuple nomade fuyant la tiranie des maîtres des terres - a apprit à chasser dès son plus jeune âge, à l'arc puis au fusil - a quitté son peuple pour voyager et vivre seul - s'est fait enrôlé par les Mandchous pour participer à la Révolte des Boxers en 1900 - y a échappé grâce aux soulèvement du mouvement indépendantiste - a participé à plusieurs actions mais s'est fait recruter contre son gré la même année.

Entré chez les gangsters car ils l'ont attrapé les premiers - tueur à gage ou traqueur refusant la plus part du temps les propositions, ne travaille comme tueur qu'en cas de nécessité ou lorsqu'il juge son action "louable" dans une certaine mesure - possède un petit restaurant (Ūlynn) qu' il gère seul où il confectionne aussi ses propres thés pour les vendre - hait l'institut et ses employés.

Jeune homme doux de nature, simple et bienveillant - Toujours poli et bien sur lui - Parle avec un léger accent assez charmant - aime les femmes, les femmes l'aiment souvent en retour -
Nom de code : Le chasseur
Avatar : Ashitaka - mononoke hime
Avatar IRL : /
Messages : 42
Messages rp : 14
Date d'inscription : 01/04/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Gangster
posté le Mer 26 Avr 2017 - 22:09 (2)
LA CHASSE  // CAMIL
"Le chien est surveillé, le chien malade est traqué. Celui enragé est tué. Un chien qui ne suit plus, n'obéit plus. Ne sert plus... "
« Qui est-ce ? » Avait-il demandé avec lassitude sans réellement attendre de réponse.

Réponse qui fût, comme il l'espérait, vague, ne dévoilant pas les intérêts de ses clients. Ils étaient deux, tout de noirs vêtus, lunettes sombres voilant leurs yeux, se tenant droit en face du petit bar du restaurant de YARŪ. Il n'aimait pas que les affaires pénètrent dans son petit paradis, perdu dans une ruelle étroite mais lumineuse de PALLATINE. Il aurait voulu les renvoyer d'où ils venaient, refuser... Pourtant il garda ses yeux baissés, examinant la photo calmement.

« Il travaille à l'institut. » Dirent-ils, comme s'il s'agissait d'un argument en glissant une enveloppe blanche sur le bois de la table.

« Et alors ? » Rétorqua le Chasseur avec le grognement d'un loup, le regard foudroyant les deux hommes. « Je m'en occuperais. Partez maintenant. »

Les deux intrus s'éclipsèrent silencieusement, sans troubler le calme du lieu mais l'ayant déjà souillé de leur présence. YARŪ était seul de nouveau, soulagé d'avoir éloigné ces charognards malfaisants. Dans sa main, il tenait la photo d'un homme. Une proie. L'image était floutée, sûrement agrandie pour mieux faire apparaitre le visage de la cible : reconnaissable par l'originale cicatrice qui tranchait son visage. Le chasseur ne le connaissait pas, aucune raison ne le poussait à refuser ce travail. La nécessité l'en empêchait. Pourtant il rechignait déjà, certainement parce que la menace à peine voilée ne lui avait pas plu. La venue de ces hommes dans son restaurant ne lui semblait pas anodine, mais au contraire pleine de sous entendus désagréables.

Sa main libre glissa sur le bois pour palper l'enveloppe. À l'intérieur, il pouvait sentir une petite liasse de billets, celle du genre qu'il ne pouvait pas refuser, surtout qu'il ne s'agissait que de la moitié. YARŪ laissa la petite photo s'aplatir sur la table dans un soupire, baissant les yeux, abattu ou embêté, la différence n'est pas évidente à faire parfois, alors qu'il se frotte les yeux. Dehors, il commençait à faire nuit et le jeune cuisinier sait que le service est terminé : plus personne ne viendra aujourd'hui. Alors il déposa l'argent dans un coin de sa caisse, un peu à l'écart des rares piécettes qui y traînent encore, rangea la photo dans son petit porte-feuille et entreprit de fermer boutique en silence, le regard sombre comme le plomb.

La cible n'est pas à abattre, pas encore en tout cas. Elle doit-être surveillée avec minutie, examinée, suivie mais surtout : ne doit mourir qu'une fois que l'ordre serait donné. Pas avant. YARŪ n'avait pas immédiatement compris le sens de cette dernière clause du contrat, mais ne tarda pas à en saisir le sens à force de suivre habilement les pas de cet homme, nommé CAMIL. Un nom qui sonnait aux oreilles du Chasseur comme celui d'une femme. La cible était un ancien soldat et la tristesse hantait chaque ruelle qu'il traversait, infectait le moindre objet qu'il touchait et semblait rendre ses pas lourds chaque jour un peu plus. YARŪ vit aussi la mort, qui sans cesse lui tendait la main, poussant CAMIL vers le danger. On aurait cru y voir une malchance maudite, pourtant il apparut rapidement que le soldat provoquait lui-même toute sorte d'incidents. Alors YARŪ devint une ombre qui corrigeait -parfois et sans pouvoir être davantage discret- ses faux pas. Un devoir épuisant, forçant le Chasseur a s'approcher bien trop près de sa victime, découvrant malgré lui des habitudes, des manières... S'approcher si près qu'il croirait connaître sa proie comme une vieille amie... La proximité du chasseur, froide et silencieuse qui devrait être cruelle. Mais en sauvant, tout détachement disparaît. Le loup se met à apprécier malgré lui son futur repas...

Alors, lorsque YARŪ le suit jusque dans la montagne, hors de la ville bruyante de PALLATINE, bien des sentiments s'emmêlent dans le cœur du chasseur. Et peut-être bien que l'ardeur sauvage et sans pitié renaît-elle dans les chemins tortueux qu'il se crée entre les arbres et leurs feuillages. Guettant d'un œil brillant la silhouette maladroite et vacillante de sa proie, qui lui semble si faible. Pourquoi l'échéance doit-elle tant tarder... La lenteur d'une mort est pénible, autant pour le tué que le tueur. Surtout que cet homme l'appelle si souvent, avec tant d'ardeur et de rage. Bien que la rage de vivre et le désespoir soient facile à confondre... Surtout en ce qui concerne ce CAMIL, que YARŪ observe, camouflant sa présence avec parfois quelque peine, car l'homme n'est pas constant dans ses déplacements : s'appuie à des arbres sans que l'on sache s'il va repartir ou non...

by evil triangle (NMD)
avatar
Son of the desert
Personnage : c'est un homme brisé. la guerre est rarement jolie à voir, pire à vivre. il est amoureux. amoureux du désert.
il ne supporte pas, ne supporte plus la vue du sable.
mais il la recherche, recherche sa chaleur, son atmosphère. sa propre pesanteur. il vit sur une autre planète et il rêve souvent du désert, mais il ne faut pas lui en vouloir, à camil. il est persuader tout au fond de lui d'être utile et de protéger les citoyens de pallatine grâce à son boulot, mais à la surface, il doute de tout.
on lui a beaucoup menti, à camil, ce qu'il fait qu'il ne sait plus très bien à qui faire confiance. l'institut lui a volé des souvenirs, les effaçant grâce à l'hypnose, alors même à lui-même, il ne fait pas confiance. ca le rend vulnérable, et suicidaire sur les bords. il ne sait pas où il vit, là-bas dans le désert ou ici sur terre. enfin pallatine.
enfin vous savez bien, n'est-ce pas? ou bien êtes-vous perdu, vous aussi, entre avant et après?
Nom de code : 41
Avatar : Marco Adriano
Avatar IRL : Raphaël Personnaz
Messages : 38
Messages rp : 15
Date d'inscription : 07/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Sécurité
posté le Mar 6 Juin 2017 - 19:36 (3)
CAMIL BOYLE
&
YARÛ NAIRAG
LA CHASSE
Je marche pour le plaisir de marcher. Sentir l’air frais sur mon visage, les rayons du soleil filtrés par le feuillage abondant des arbres, les rares cris des oiseaux. L’odeur d’humus. Le crissement des cailloux sous mes pieds. Le murmure des feuilles secouées par le vent. La liberté en un mot comme en mille. Quelque chose qui semble tangible ici, amante renversée prise dans l’intensité du moment, la passion dévorante d’un tigre trop longtemps rester enfermé. Il n’y a rien d’autre qui m’importe que la joie primitive et oubliée de poser un pied devant l’autre. Avancer le long d’un chemin inconnu de tous et de soi-même, regarder en arrière et contempler la distance parcourue. Le paysage déjà en noir et blanc d’un passé qui se fane, d’images qui s’effacent pour ne laisser que des perles brillantes, étoiles au firmament en train de mourir. La marche est ainsi : activité solitaire où on est face à soi-même, en lutte perpétuelle contre un corps qui s’épuise et se ressource dans un même geste.


Je laisse mon regard errer au gré de mes pas, mes yeux se posant ici et là sur des détails en apparence insignifiants. Les pierres d’un noir d’encre, reflets de gemmes précieuses. L’écorce des arbres où se nichent des insectes à la carapace d’un bleu électrique. Les papillons, rares, de moins en moins nombreux à cause de la pollution, cette saleté qui grignotait un peu plus l’écosystème si fragile. Même à Pallatine, dans cette autre vie, je ne perds pas beaucoup de mes repères. La question écologique persistait et menaçait tout autant que sur Terre.
Si on m’avait laissé le choix, peut-être aurais-je rejoins les Altermondialistes. Peut-être…


Ou pas.




Servir ou mourir. Je ne me vois pas faire un autre métier que soldat. Le poids d’une arme au creux des mains. L’odeur de la poudre. Le bruit des balles fusant. Le canon fumant, son corps d’acier trempé luisant tristement sous les rayons lunaires. La détonation de la Faucheuse, majestueuse déesse s’élançant jusqu’au cœur, cassant os, trouant chair, dégoulinante de sang. Les secondes s’égrènent et le sommeil éternel s’impose enfin au corps qui n’est plus qu’une morne poupée à jamais privée de mouvement. Tout ça et bien plus encore me retient. Je suis prisonnier de ma cage de fumée, barreaux au goût de larmes tues, verrou de sang séché, clé perdue dans un trou sans fond.


C’est tout aussi bien comme cela.




J’effleure de ma manche l’écorce du chêne foudroyé le mois dernier. Entre son tronc à la fois pétrifié et verdoyant – comme un grand seigneur trahi, il refuse de se rendre – se cache une tâche blanchâtre jaunie par les intempéries, rongée par les oiseaux construisant leurs nids, secret à moitié oublié.


« Qu’ici… gn… paix. »

Qu’ici règne la paix, ai-je marqué voilà des siècles déjà. Pourtant, je n’étais ni plus jeune, ni plus vieux. Qu’un entrelacs de pensées tournoyant sans cesse, nuée de corbeaux à l’affût, chair tannée par le désert. Pourtant, je me sens con d’avoir émis pareil rêve naïf. Pourtant j’ai mille ans et le poids de ma conscience me courbant l’échine comme un vieillard.


Je me déteste d’être si faible.




Froissant les mots dans mon poing rageur, je m’en vais. Aussi brusque que le tonnerre, aussi rapide que l’éclair, aussi discret que le vent et aussi puissant que le roc ne subsiste de ma présence que l’écho de mon cri qui roule et s’ébroue, jeune chiot fougueux, allant se perdre dans d’invisibles oreilles. Mais je m’en fous.


Parce que je suis parti.  

CODAGE PAR AMIANTE
Contenu sponsorisé
posté (4)

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum