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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Célébration - ft. Namaiki Ikazuchi

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sympathy for the devil
Personnage : Etsuko, un parfum de sable chaud au creux des reins, une image de cerisier en fleurs dans le ton de sa voix. Une femme perdue naviguant en eaux troubles. Un sourire, toujours, voilant la vérité, un passé qui ne veut pas quitter sa rétine. Un corps entre deux mondes et une question : pourquoi? Des poings et du sang la recouvrent sans qu'elle s'en cache. Il y a quelque chose de casser en elle et pourtant, on se sent attiré.
Soulevez le voile, n'ayez pas peur. La mort n'existe pas.
Nom de code : Izanami
Avatar : Nico Robin ft.One Piece
Messages : 60
Messages rp : 29
Date d'inscription : 25/01/2017
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Clan Iwasaki
posté le Mar 18 Avr 2017 - 20:14 (1)
Célébration
"Si demain tu regrettes le miroir écorché
Que le lac te reflète, promets-moi d'oublier"
Le temps est à la chaleur sèche, les nuages inexistants et un ciel bleu, traînée immaculée azuréenne. L'air est exactement comme tu l'aimes : doux et rafraîchissant. Ils avaient annoncé 24 degrés pour la journée d'aujourd'hui à la TV. Tu t'étais réjouie; ça te donnait l'occasion d'essayer ta toute nouvelle robe en coton indien, teint à la main en un joli indigo, dégradé de bleus tombant jusqu'à tes genoux, tes formes dévoilées par un astucieux jeu d'ombres et de lumière. Le tissu était presque aqueux, dessinant des dessins sur ta peau une fois en mouvement.

Quoique... En jetant un regard à travers la baie vitrée du salon, tu remarques que des bourrasques de vent sont venues jouer les troubles fêtes. À regret, te voilà obligée de reconsidérer ta tenue. Tu en reviendrais presque à soupirer d'envie après les moussons japonaises, leur pluie battante mais la chaleur constante d'un soleil cuisant les Hommes du matin jusqu'au soir, et non pas quelques heures suivant son humeur comme à Pallatine.

Tu rouvres ton imposante armoire, qui mangeait tout un pan de mur dans ta chambre. T'informant via ton portable du temps qu'il te restait, tu actives un minuteur de 20 minutes te permettant de te préparer avant d'arriver en retard.

Si ç'avait été quelqu'un de moins important, ou une autre occasion admettant une tenue plus décontractée, tu n'aurais pas fait tant de zèle et aurais piocher un jean et un t-shirt, choisissant le confort au faste. Mais tu ne pouvais pas agir ainsi, ton rendez-vous programmé dans un restaurant plutôt sélect. De plus, c'était un double anniversaire que tu te préparais à fêter, en charmante compagnie qui plus est. Nombreuses sont celles qui tueraient pour être à ta place et déjeuner avec le séduisant Namaiki Ikazuchi. Il était un poil trop jeune pour la femme de 36 ans que tu étais, mais tu étais loin de lui dénigrer une certaine beauté, une jeunesse éclatante et une nature généreuse sans tomber dans l'ostentatoire. À côté d'un physique de choix, et à l'aube de ses 18 ans, tu n'avais tout simplement pas le choix que d'apparaître sous ton meilleur profil, oiseau exotique qu'on ne se lassait pas d'admirer, réduisant tout Homme au silence par son ramage magnifique.

Mais voilà, encore fallait-il savoir lequel porter.

Pour une fois, tu laisses le hasard décider, plongeant à l'aveugle tes mains dans les vagues de satin, lin, soir, coton...et bien d'autres matières composant tes vêtements d'été. Tu n'étais pas une fashionista mais admettais que tu partageais nombre de points communs avec elles, notamment l'accumulation de pièces rares achetées au fil de tes envies et des tendances du moment. Ayant une usine de textile reconnue au sein de votre Diaspora, pourquoi la Wakagashira ne pourrait-elle pas en profiter? Casual chic, BCBG, tels étaient tes mots d'ordres aux couturières s'activant fidèlement derrière leurs machines, si elles ne passaient pas leur temps à confectionner de superbes kiminos.

Comme ton choix pour aujourd'hui, apparemment, tes doigts butant contre une boîte en paulownia dont tu sais contenir un yukata en coton épais. Tu exhumes le trésor avec mille précautions, ouvrant doucement son couvercle de bois mat. Un bleu délicat, presque blanc, s'offre à ton regard, nuage céleste sur lequel sont brodés des papillons de nacre butinant tes cuisses. À tes chevilles s'amasse l'écume d'un torrent montagneux alimentant le fragile moulin aux ailes rouge peint d'un trait si fin qu'à peine visible. L'obi est quant à lui simple, un jaune pâle uni, tandis que le cordon le maintenant en place est du même rouge que les pales du moulin. Une petite bourse contenant tes affaires personnelles complète ta tenue, d'un blanc très simple afin de ne pas faire ombrage au kimono et son décor de rêve, invitation à la méditation. Ta coiffure est un chignon lâche dans lequel tu plantes un peigne de jade translucide, rehaussé d'une fleur de cerisier en perle. Quelques touches discrètes de maquillage, tes zori et tes geta, et te voilà l'égale des plus belles geisha de Gion, leur manches papillons en moins et leur souffrance inconnue à ton âme paisible.

Tu prends la précaution d'emporter avec toi ton ombrelle, déployant le bleu roi du Wagasa comme l'aile unique d'un oiseau sauvage sur le point de s'envoler.

Tu marches lentement, savourant sans oser te l'avouer les regards admiratifs des passants. Tu y lis que tu es belle, que tu es jeune et désirable.

"Belle, moi? Pff... Pour être belle, il faudrait que j'arrange ces cuisses de paysanne. Et que je pince mon nez, comme ça..."


Et voilà, tu étais repartie pour te dénigrer, n'étant jamais satisfaite de ton physique. Tu pouvais gagner le titre de "Miss Univers" que tu trouverais encore quelque chose à redire sur tel ou tel aspect que tu n'aimais pas chez toi.

Les salutations commencent réellement lorsque tu arrives à Osatoka. Les gens s'arrêtent pour t'adresser quelques mots, te demandant de tes nouvelles, t'offrant des tasses de thé ou les dernières nouvelles du quartier. Tu étais partie avec deux heures d'avances pour pouvoir répondre à chacun, les remercier de leurs offrandes et t'approprier leurs bonnes faveurs. Tu devais ta réputation à cela, après tout : ton accessibilité et ton dévouement à prendre le parti des plus faibles, respectant lorsque tu le pouvais le code de "ne touche pas aux civils".

C'est à cause du tumulte involontaire que tu crées que tu ne t'étais jamais établie à Osatoka : tu ne pouvais pas passer une seule seconde sans être interpellée.
En tant que Wakagashira, tu étais devenue le symbole de ton clan. Ta beauté et ses sourires éclatants aidant à cette discrète manoeuvre te permettant de te maintenir au pouvoir. Mais cette adulation ne permettait pas que tu te montres faible, carcan pesant que tu fuyais, te cachant loin du quartier asiatique si tu n'y avais pas des obligations comme celle te concernant présentement.

Tu te fraies un chemin à travers les commerçants et les personnes continuant à te solliciter, jusqu'à parvenir à une impasse où tu disparais derrière un saule pleureur. Derrière, un bassin artificiel a été crée, un pont d'un beau rouge laqué permettant de le traverser. Son sol transparent permet d'admirer les carpes koï nageant indolemment, leurs écailles brillant comme des pierres précieuses au soleil.

Il n'y avait pas grand monde pour oser venir de ce côté-ci, malgré le cadre magnifique. Une minuscule échoppe de sushis terminait la rue, le lieu exact de ton rendez-vous avec Namaiki.
Tu avais voulu une adresse raffinée sans être ostentatoire, un coin tranquille où passer un bon moment de détente avec ton invité, sans risquer d'être épiés. La réputation du cuisinier et gérant, un ancien bourreau de prison, faisait fuir le citoyen lambda, ce qui arrangeait bien tes affaires.

Tu attends sagement que ton cavalier se présente, dame bien droite, perchée au sommet du pont, image d'un autre temps.
© ASHLING POUR EPICODE


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La foudre insolente s'abat sans prévenir.
Personnage : 生意気 雷
NAMAIKI IZAKUCHI
FOUDRE INSOLENTE

↯Airs doux, sympathiques, bienveillant et sincère. Assez charmant.
↯Double-jeu constant, n'est jamais vrai mais en donne toujours l'air.
↯Intelligent, vif d'esprit, beau parleur, discret, assuré, volontaire.
↯Secret, paranoïaque, peur des autres, manipulateur, sans but.
↯Coure vite.
Nom de code : Le Foudroyeur
Avatar : Sagawara koushi
Messages : 82
Messages rp : 19
Date d'inscription : 26/02/2017
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Mordred
posté le Jeu 27 Avr 2017 - 2:43 (2)
CÉLÉBRATION
Je suis calme, étrangement calme.

Toute la journée, j'ai attendu que le temps passe, sans me presser, ni m'inquiéter de la soirée qui arrivait, sans pensais pas à ce que je devrais porter. Le soleil déclinait peu à peu selon le court de la journée qui me semblait durer une éternité. Tant mieux, car il n'est pas question d'arriver en retard. Je suis connu pour ma ponctualité, alors avec ma protectrice ne devra pas attendre une seconde.

Je suis étrangement calme, assis sur le banc du petit parc à l'allure traditionnelle. Ma mère me dit souvent que de tels endroits ne se trouvent sur terre que dans de riches propriétés ou aux alentours de temples. Ces endroits la rendent particulièrement mélancolique, un sentiment qu'elle semble m'avoir transmis puisque seul dans ce calme serein, le vide qui rempli ma tête est triste. Une tristesse assez douce pourtant, d'où le piège de se laisser porter par elle, comme par une belle femme.

ETSUKO est ce genre de femme : autoritaire et forte, mais j'ai pourtant l'impression qu'elle ne me résiste pas. Un instinct maternel la pousse à protéger ses poulains, c'est peut-être ça qui la perdra... Mais aujourd'hui n'est pas le moment pour penser à ses choses tristes et dramatiques. Aujourd'hui est un jour spécial pour moi. Voilà pourquoi je vais la retrouver et passer la soirée avec elle : un bel anniversaire entre amis. Alors j'attend non loin du lieu de rendez-vous, bien en avance pour pouvoir scruter son arrivée et la rattraper sans qu'elle puisse avoir le temps de se demander où je suis. La surprendre et la voir sourire.

Mais je mens, bien sûr, je ne suis pas calme. Je tremble d'impatience, comme un enfant et j'appréhende. Me demandant si je ne suis pas trop habillé, ou pas assez. Si je saurais me montrer agréable et poli... Lui plaire n'est pas la question, le problème est de continuer à provoquer son affection pour que rien ne changer, pas une once de soupçons ne l'effleure. La préserver, ou me préserver, de toute vérité. Alors je porte une chemise légèrement bleuté, cette couleur qui reflète bien l'éclat de mes cheveux, sans nœud ni cravate, avec une chemise légère mais élégante bleu sombre et un pantalon de toile dans les mêmes ton, avec des chaussures en cuire brillantes mais pas neuves. Je me demande si le nœud n'aurait pas été approprié... Je le serre dans la poche de mon pantalon, hésitant encore, lorsque je la vois passer tout à coup.

Elle ne m'a pas vue, et je ne l'interpelle pas. Je ne veux pas interrompre le mouvement de ses vêtements qui se froissent doucement sous les pas, ni déranger la courbe de ses cils baissés et si élégants. Elle est une véritable apparition, arrivée au sommet du petit pont : une déesse qui m'attend... Qui m'attend ? Je n'avais pas prévu les choses comme ça !

« Bonsoir. »

Dis-je en m'avançant sur le pont, à pas discret, alors qu'elle me tourne encore le dos.

« Pardonnez-moi. J'espère ne pas vous avoir fait attendre ? Vous êtes magnifique, ETSUKO-SAMA. »

© ASHLING POUR EPICODE + KOLL


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