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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Sois belle et tais-toi - ft. Ban Ozawa

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sympathy for the devil
Personnage : Etsuko, un parfum de sable chaud au creux des reins, une image de cerisier en fleurs dans le ton de sa voix. Une femme perdue naviguant en eaux troubles. Un sourire, toujours, voilant la vérité, un passé qui ne veut pas quitter sa rétine. Un corps entre deux mondes et une question : pourquoi? Des poings et du sang la recouvrent sans qu'elle s'en cache. Il y a quelque chose de casser en elle et pourtant, on se sent attiré.
Soulevez le voile, n'ayez pas peur. La mort n'existe pas.
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Clan Iwasaki
posté le Jeu 20 Avr 2017 - 23:44 (1)
Sois belle et tais-toi
"Pourvu que les hommes nous regardent, amoureux de l'ombre et du pire"
  A bien y réfléchir, tu ne sais pas ce qui t’attirait chez Ban Ozawa. Son regard de chien battu, son accoutrement simple, son corps filiforme, ses longs cheveux couleur de nuit sans lune… ? Son œil étonnamment bleu lorsqu’elle osait relever la tête, ses formes s’affirmant de jour en jour, ses genoux écorchés, sa posture recroquevillée, comme si elle essayait de prendre le moins de place possible ? A moins que ce ne soit son cynisme, son humour caustique, la déférence envers ses supérieurs, ses manières de paysanne qu’elle tentais de masquer derrière un scrupuleux respect de l’étiquette. C’était ça, tout ça, et ce n’était pas exactement ça, comme une peinture savamment exécutée tournant du sublime au grotesque suivant l’angle de vue qu’on adoptait. Voilà, Ban, c’était ça. Un tableau de maître peint par un imbécile. Une œuvre telle que « Carré blanc sur fond blanc » dont on se demandait s’il n’y avait pas foutage de gueule.

C’est pourquoi tu voulais en savoir plus.

Ban Ozawa était devenue ta nouvelle obsession. Officiellement, ce n’était qu’un élément prometteur que tu avais décidé de prendre sous ton aile. Officieusement, tu l’étudiais sous toutes ses coutures, essayant de percer le mystère de sa psyché.

Objectivement, elle n’avait pas grand-chose pour elle afin de grimper les échelons, mis à part le respect qu’elle entretenait et maniait comme une arme envers ses aînés, ce qui était déjà un bon point. Mais son corps, ses formes naissantes que tu entrevoyais déjà plus généreuses que les tiennes étaient une petite bombe dont elle n’avait pas conscience.

De voir sa peau nue éclairée par la lanterne en papier était un spectacle à lui seul. Les hommes avaient tué pour moins que cela, dans la grande Histoire de ton monde d’origine.

Vous aviez eu une dure journée, passant vos heures à rendre les visites d’usage aux commerçants afin de prélever l’impôt dû s’ils voulaient recevoir votre « protection ». De tous les aspects de la vie yakuza, cette pratique était celle qui te dérangeait le plus. Un sale boulot qu’on avait évidemment refilé à Ban, que tu avais tenu à accompagner, n’ayant rien de mieux à faire.

On avait essayé de t’en empêcher, argumentant qu’un tel travail était indigne de la Wakagashira. Par « on » tu entendais les hommes bureaucrates craignant plus que tout le contact avec l’extérieur, mais adorant l’argent qu’ils recevaient de l’objet de leur crainte. Des lâches que tu avais fait taire d’un regard noir, en réalité plus ennuyé qu’autre chose. Après tout, le pied qui écrase une fourmi n’a que faire des cris d’indignation de cette dernière.

Tu avais eu du mal à convaincre la jeune gemme de s’ouvrir à toi et d’abandonner en partie l’idolâtrie dont elle t’entourait, plus discrète dans ses effusions que Namaiki, cependant. Pour la récompenser de l’effort fourni aujourd’hui, tu l’avais invitée dans un des rares bains privés, le seul réservé à l’usage des officiers de l’Iwasaki.

C’était un édifice dans le style ancien, au luxe racé et aux cloisons de séparation ornés de décors floraux peints à la main. Un endroit paisible, discret, où l’excellente insonorisation permettait des entrevues et des confidences sans risquer d’être espionnés. L’une des raisons pour lesquelles tu avais presque traîné Ban ici, lui ordonnant de se déshabiller et de te détendre avec toi. Rien de mieux qu’un bon bain pour e détendre et révéler ses petits secrets.

Les yeux mi-clos, nue tout comme la jeune femme, tu te tournes vers elle :

« Alors ta journée, tu n’es pas trop déçue par l’envers du décor ? C’était plutôt pénible, non ? »

Tu la testes et essaies de la dégoûter, mais ce n’est pas le but, et elle doit le savoir. Tu l’endurcis, à vrai dire. Tu lui apprends à mentir. Sourire au lieu de pleurer. Etre une parfaite actrice. Un dicton que tu lui feras avaler de force : sois belle et tais-toi. Puis viendra la maxime suivante : une main de fer dans un gant de velours.

Mais chaque chose en son temps.

© ASHLING POUR EPICODE


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