top 1top 2top 3votez pour nous, et n'oubliez pas d'entrer votre pseudo !
Naga
Naga Umiaktorvik
rex fondateur
indisponible
Seung Joo
Seung Joo Hwang
fondapatate
indisponible
Locke
Locke Melborn
modérateur
dc: stella
disponible
Namaiki
Namaiki Ikazuchi
modérateur
disponible
bannière
gif

Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Bloody Matter - ft. Seiko (flashback)

avatar
Personnage : Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
Nom de code : Scalpel
Avatar : Izaya Orihara / Durarara
Avatar IRL : Haruma Miura
Messages : 152
Messages rp : 48
Date d'inscription : 30/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Clan Iwasaki
posté le Sam 6 Mai 2017 - 3:05 (1)
BLOODY MATTER


Il y a des journées où absolument rien ne va comme on l'attend. Peu importe les efforts pour retomber dans la normalité, ce cadre rassurant préconstruit qu'on appelle routine, il semble que le monde est contre nous.

Aujourd'hui, c'est exactement ce qui arrive à Junji.

Commençons par la nuit qu'il a passée, la veille. En un mot : inexistante. Les cauchemars le tenaient en éveil constant et n'amélioraient pas son angoisse omniprésente. Il est sorti, a marché, s'est rendu jusqu'à son cabinet, est revenu chez lui, a essayé de s'endormir sur le divan, a échoué, est retourné dans sa chambre, s'est échoué dans son lit sans pouvoir fermer l'œil.

Quand les premiers rayons du soleil se sont mis à passer à travers la fenêtre, il a cru atteindre enfin le bon état d'esprit pour s'endormir. Il a fermé les yeux... et son téléphone l'a sorti de son demi-sommeil.

Il répond d'une voix rauque. On l'informe d'une urgence (il soupire : évidemment, qu'est-ce que ça peut bien être sinon une urgence ? Le clan d'Iwasaki aura sa peau) et on lui demande se déplacer dans une résidence privée, dans l'arrondissement de Kolt. Machinalement, il note l'adresse, encore trop épuisé pour vraiment se sentir impressionné par le statut hiérarchique que son patient doit avoir pour vivre dans un milieu pareil. C'est alors qu'un mot vient piquer son attention. « Enfant ».

Son crayon suspendu au-dessus de sa feuille, il doute. A-t-il bien entendu ? Il doit s'occuper d'une enfant ? Mais il est chirurgien, pas pédiatre ! Si on l'appelle à cette heure (très respectable : il doit être environ 9h) pour qu'il s'occupe d'une gamine qui a un rhume, il va... (Il va quoi ? Ce n'est pas comme s'il est en pouvoir de discuter quoi que ce soit. Un membre éminent d'Iwasaki l'appelle ? Il obéit.)

Junji, beaucoup plus réveillé tout d'un coup, met fin à la conversation en disant qu'il arrivera bientôt. Il va devoir rencontrer une enfant. C'est tout ce qu'on lui a dit. Il ignore la nature de son mal. « Une gamine. C'est quoi son problème ? » Il va perdre son temps, il le sent...

Il se lève, prépare rapidement son matériel de base et sort en enfilant un manteau. Allons. Partir de mauvaise foi ne sert à rien. On l'a appelé, lui, car il y a une urgence. Il a du mal à imaginer laquelle - s'il s'agissait d'un yakuza, il ne se poserait aucune question et serait prêt à tout. Dans un cas pareil... il ne peut se préparer à rien.

« Elle n'est sûrement pas en train de mourir au bout de son sang... » pense-t-il en marchant.

Surprise.

En entrant dans la maison, quelqu'un lui l'a escorté jusqu'à la chambre. La porte glisse, il fait un pas à l'intérieur... et échappe presque sa valise contenant son matériel.

« Qu'est-ce que... »

Les mots restent bloqués dans sa bouche. La « petite » (qui est déjà un peu plus vieille qu'il ne l'a assumé) est effectivement gravement blessée. Le sang coule abondamment. Il comprend  l'urgence de la situation. Mais trop choqué, il ne parvient pas à bouger.

_________________


« [...] the real cynics are the ones who tell you everything's gonna be all right. »
-George Carlin

Cadeaux :
Spoiler:
Event de la St-Valentin

avatar
reckless
Personnage : uc
Nom de code : aucun
Avatar : Lacie Baskerville / Pandora Hearts
Messages : 63
Messages rp : 29
Date d'inscription : 04/07/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Lotus rouge
posté le Mar 9 Mai 2017 - 18:16 (2)
((bloody matter)) ft. junji // 768

c'est un sourire
((maladif))
un rire
((hystérique))
qui se répand dans la pièce après que la silhouette plus âgée en soit sortie alors que ses mots résonnent encore dans ta tête, alors que tu as encore du mal à reprendre ton souffle tant ses mains serraient fortement ta nuque trop fragile les marques ((violacées)) déjà présentes et le goût amer trop familier sur tes papilles tes mains qui serrent et compressent ton crâne comme pour en faire sortir la litanie qui y roule et chante dans une infernale cacophonie
quand au fond tu n'arrives plus à savoir
si le mal qui est fait
est sur ta peau
ou dans ta tête ;
il faut un temps pour calmer les vagues dans ton regard, que l'endorphine s'écoule dans tes veines ((celles qui ne sont pas encore ouvertes)) que tu enlèves les traces de larmes sur tes joues ((simple réflexe physiologique face à une expérience sensorielle désagréable)) que tu t'assures que tes membres engourdis bougent encore malgré la sensation qu'ils soient entrain de se fondre les uns dans les autres ; tu as mal autant que tu ne sens rien - ça s'embrouille au fond de toi entre la résistance que ton corps a acquise au fil des années et ta simple fatalité de mortelle destinée à ressentir la souffrance délivrée par les gestes qui se répètent pourtant encore et toujours.
tu entends les voix dans la couloir qui s'agitent pour faire venir le préposé aux morts ((celles que tu as arrêté de compter)) mais que tu vis à chaque fois qu'il vient te scalper l'âme. tu as l'impression que tu pourrais saisir un bout de derme pour le tirer
encore
encore
jusqu'à le retourner tout entier
le remettre à neuf peut-être
ou tout simplement t'effacer ;
tu traînes ton corps en laissant des tâches et des traînées carmines sur le sol, apposant ta silhouette lourde contre quelques coussins, ton front allant se reposer contre le mur et tu le sais
ne ferme pas les yeux
ou tu pourrais ne plus jamais te relever
((oh que c'est tentant))
ne fais pas genre de le cacher
((bien sûr que tu y as pensé))
si si si si souvent déjà
((et depuis si longtemps))
le rythme régulier de l'horloge te berce alors que tu décolles sans ciller les cheveux collés ((au sang)) aux plaies ((ou juste à ta peau)) massacrée pour les ramener devant toi, attrapant dans un geste lent et tremblant de quoi les relever ((tu les laveras, plus tard)) il faudra bien nettoyer
le temps te semble long avant que quelqu'un ne vienne t'annoncer qu'il est venu le moment de se faire rafistoler ((poupée abîmée)) alors que tu remontes la bretelle à moitié coupée de ton autrefois si jolie robe blanche désormais parsemée d'un épais vermeil. il y a de la fatigue dans ton regard un peu cerné, un étrange calme et un sourire sur le bout de tes lèvres quand tu aperçois la silhouette d'un comparse dont la voix se brise dans la surprise à ta vue. ah. tu ne réagis pas, levant les yeux vers l'escorte derrière le jeune homme, la voix qui ne flanche pas, comme si tout était normal - qu'est-ce qui sort de l'ordinaire non tu ne vois pas excusez-moi, où est l'habituel médecin de famille ? on te répond simplement qu'il ne viendra plus, qu'il a été renvoyé ((tu n'es pas dupe)) pas même un seul instant mais tu te contentes de fermer les yeux quelques secondes, un vague je vois sortant d'entre tes lèvres quand tu pries pour son âme au fond de toi. tu reposes vite ton regard sur le jeune homme en face de toi après avoir ordonné qu'on vous laisse seuls, les mains jointent sur tes jambes ((princesse)) toute émiettée désolée pour le désordre. pour le verre sur le sol, pour les bibelots brisés, pour le sang sur lequel il est sûrement en train de marcher. ton sourire s'adoucit un peu plus alors que tu lui fais signe d'approcher. ne vous en faites pas, je ne mords pas vous savez. pourtant tes yeux indiquent le contraire, indiquent que tu bouffes la terre entière ((crue)) sans la moindre aide ; mais surtout les adultes dans son genre ((et en même temps)) il y a au creux des pierres troubles qui ornent ton visage un éclat d'amour et de tendresse ; incompréhensible, seiko, toujours égale à toi-même en toutes circonstances.
avatar
Personnage : Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
Nom de code : Scalpel
Avatar : Izaya Orihara / Durarara
Avatar IRL : Haruma Miura
Messages : 152
Messages rp : 48
Date d'inscription : 30/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Clan Iwasaki
posté le Jeu 11 Mai 2017 - 23:40 (3)
Du sang, il en a vu dans sa carrière, naturellement. Des corps mutilés aussi, mais sa spécialité, ce sont les blessures à l'intérieur du corps, ces organes abimés qui se retournent contre leur propriétaire. Mais disons que sa chute dans l'univers criminel doublé de son rôle de médecin underground qu'il assume depuis quelques années l'ont endurci. Parlez-lui de blessures qui auraient du causer la mort, des trucs pas super orthodoxes qu'il a du utiliser pour sauver un patient, des situations de crise hors de l'urgence d'un hôpital bondé ; il saura décrire de façon très détachée tout cela - c'est devenu une habitude, jusqu'à un certain point.

Mais rien de tout cela ne l'a préparé à ça, à entrer dans la chambre d'une adolescente au bout de son sang. Que diable s'est-il passé ici ? Il a envide de le demander, mais il sait très que c'est inutile ; également, il ne tient pas à découvrir un quelconque secret de famille qui expliquerait cette situation - il n'ose même pas l'imaginer. Il est déjà assez impliqué ainsi - peut-être trop, songe-t-il en entendant parler de l'ancien médecin de famille, soi-disant « renvoyé ». Sa gorge se serre. Il a un mauvais pressentiment à propos de tout cela, comme s'il s'apprête à ouvrir la boîte de Pandore.

La porte se referme derrière lui. Elle ne mord pas, dit-elle. Junji frissonne. Est-ce la température ou le commentaire qui le fait réagir de la sorte ? Une seule chose est sûre : toute cette situation est de plus anormales. C'est une sensation de menace qu'il a en regardant la fille - pourtant, dans son état, quel danger peut-être représenter ? C'est plutôt sa vie à elle qui est au bord du péril. Il doit se ressaisir.

« Oui, pardon. » Il s'excuse pour son immobilité, son manque flagrant de professionnalisme (mais peut-on vraiment le blâmer ? Tout ça sort de l'ordinaire, même au sein de la diaspora Iwasaki lui semble-t-il). Il réaffirme sa prise sur sa valise contenant son matériel (aura-t-il assez de bandages ?) et s'approche enfin de Seiko.

D'un simple coup d'œil, il confirme son intuition : c'est atroce. Comment a-t-elle pu se blesser à ce point ? Des coupures, dont au moins quatre beaucoup trop profondes pour être issues d'un accident et saignant abondamment (cela lui demandera des points de suture, aucun doute), une dizaine avec des éclats de verre à l'intérieur... La belle affaire. Il remarque des marques violacées autour de son cou. À nouveau, un frisson. Décidemment, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette famille (mais il n'est plus médecin sur Terre, il n'y a plus de services de protection de l'enfance qu'il peut contacter, plus aucune loi qui doit lui servir de repère - ne s'est-il pas juré de faire fi de la morale pour survivre ? Semble-t-il que cette fois-ci, c'est trop).

« Il va falloir que je nettoie les plaies... » Le commentaire s'adresse plus à lui-même qu'à Seiko. Il doit arrêter de se poser des questions, ce n'est pas le moment. Il retrouve un certain calme, mais il n'arrive pas à se débarrasser de cet inconfort pour autant. Une lourdeur règne dans la pièce et, alors qu'il ouvre son matériel, il essaie de le faire disparaître.

« Comment vous... t'appelles-tu ? »

C'est un départ, mais il réalise que, mis à part toutes les questions qui bourdonnent en sourdine dans sa tête, il ne pourra pas mener la conversation très loin. Il pince les lèvres.

« Peux-tu enlever ta robe ? Je dois examiner tes cotes... »

Et réévaluer les dommages.

_________________


« [...] the real cynics are the ones who tell you everything's gonna be all right. »
-George Carlin

Cadeaux :
Spoiler:
Event de la St-Valentin

Contenu sponsorisé
posté (4)

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum