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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

everything that is broken | ft. Orphée

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Personnage : "Only the sound of footsteps broke the dead's silence. One, two, thump. One, two, thump. One, two, thump. And, every time, she expected stillness. She expected the silence to stretch forever as she slipped and fell through bottomless holes, one after the other.

One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

Thump.

But there was no comfort in the way she so easily cheated death with every footstep. Only the inevitability of a life she no longer owned. She no longer deserved. "
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posté le Mar 9 Mai 2017 - 6:56 (1)
everything that is broken
C'est une expérience un peu étrange, pour toi, que d'aller faire les courses. Avant, ça te donnais un sentiment de puissance, de contrôle, que d'être entourée par la tentation alors que ton ventre criait famine, et de ne jamais céder. Tu avais l'impression d'être plus forte, meilleure que tous les autres, tous ces gens qui achetaient des centaines de dollars de nourriture et qui s'empiffraient sans jamais penser à l'impact de leur alimentation. Tu te sentais reine au dessus de ces esclaves de leur métabolisme, toi et ta discipline. Tu te sentais spéciale. Tu n'étais pas parfaite, pas encore, mais tu en étais bien plus proche que le commun des mortels.

Maintenant, ça te mets mal à l'aise. Tu sens ton illusion de contrôle poindre au fond de ton crâne, mais elle est en lutte constante avec ton instinct de survie. Tu déambules à travers les allées en sachant pertinemment que tu devrais acheter telle ou telle chose, en sachant qu'il en va de ta santé et même de ta vie, sans pourtant que jamais tu ne tendes la main vers un item ou un autre - outre ce que tu es venue chercher. Tu es malade et tu le sais mais à la fois tu refuses de le reconnaître, parce que tu n'en as pas la force. Tu n'as pas la force de prendre les kilogrammes que s'écraseraient sur toi et élargiraient tout ce que tu tentes de garder étroit, pas la force de redevenir imparfaite;

de lui donner raison.

C'est probablement pour ça que tu manques de t'écrouler quand il envahi ta périphérie et noirci ton regard jusqu'à ce que tu ne vois rien que lui. Tu te retournes - sens les os de ta nuque craquer tant ton mouvement est brusque, désespéré, et tu plantes tes pupilles sur lui pour t'assurer que tu vis réellement le cauchemar que tu avais si bien tenté d'enterrer et d'oublier.

Ce sont les lunettes qui te rassurent en premier, parce qu'elles encadrent sa face et soudainement tu ne le reconnais plus. Le soulagement t'écrase comme une énorme vague et tu n'arrives même plus à respirer sous le coup; ta tête commence à tourner, des points noirs envahissent ta vision sans que tu ne puisses rien y faire - et merde, ce n'est absolument pas le moment, pas ici, pas maintenant, pas devant tout le monde, tu ne peux pas te le permettre, tu ne peux pas te montrer si faible face à la foule, tu ne peux pas leur montrer ça, et pourtant tu sais que ton corps flanche. Tu le ressens comme l'absence de sensation qui court le long de tes membres, comme le sol qui se rapproche dangereusement, et comme ton incapacité totale à tendre une main pour te rattraper avant la chute. Tu entends le contenu de ton panier qui s'étale sur le sol, puis plus rien.

Tu ouvres les yeux pour faire face au plafond et aux quelques têtes inquiètes qui se sont rassemblées autour de toi. Tu détournes le regard alors que tu rassembles tes membres sous ton corps, alors que tu te hisses sur tes pieds comme si tu y étais habituée (tu y es habituée), et tu combats farouchement l'humiliation qui te prends aux tripes en rejetant les inquiétudes des inconnus d'un ton sec et cassant. Tu n'as pas besoin d'eux - tu n'as pas besoin de ça. Puis, il revient dans ton champ de vision, et, cette fois, tu le reconnais: ‟Orphée?” que tu lui offre comme une perche, même si tu ne veux pas qu'il la prenne, même si tu sais déjà que c'est lui. En photo, tu n'as jamais remarqué les traits qu'il partage avec Thomas (ses yeux, la forme de sa mâchoire, la façon que ses cheveux ont d'être décoiffés et coiffés tout à la fois), mais alors qu'il se tient devant toi, tu ne peux pas les ignorer. Ils se griffent dans tes pupilles comme des brûlures.

Tu ne veux pas te sentir comme ça. Tu as un peu envie de vomir.
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dormancy
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Modérateur (Geek)
posté le Mar 9 Mai 2017 - 21:13 (2)
((everything that is broken)) ft. anja // 1045

c'est une expérience un peu étrange, pour toi, que d'aller faire les courses. déjà de part sa rareté ; c'est une activité que tu repousses le plus longtemps possible -
quand il faut racler le fond des tiroirs avec les ongles pour ne plus rien trouver, quand il n'y a même plus la moindre clope à taxer. c'est un moment qui ne t'excite pas particulièrement ((pourtant ton myocarde s'attaque à tes parois)) il y tape comme un démon prêt à se déchaîner à t'en faire cracher tes organes sur le pas de la porte. c'est une expérience étrange qui, rien que d'y penser, fait trembler le bout de tes phalanges, les rend un peu plus moites. ton sac sous le bras, tu lorgnes la poignée pour mieux lancer un long regard sur les pièces de l'appartement.
tu n'as pas envie de faire
ce que tu t'apprêtes à faire
((déjà))
tu sens le sang affluer plus vite montant ta cage thoracique comme un ballon prêt à se percer ; ta salive se fait fastidieuse à avaler. il y a la chair de poule sur toute ta peau - et il faut bien l'avouer que tu n'es qu'une poule mouille orphée ; sort de ton château de fortune, ton royaume en totale autarcie.
tu finis par tourner les clefs dans la serrure, te retenant presque en apnée quand tu te prends dans la face une bouffée de l'air de la ville, l'air de la vie, l'air de l'en dehors ; au-delà de tes murs, de tes barrières, de tes écrans et de ton clavier qui te facilite toujours bien la vie. alors tu remontes tes lunettes sur le bout de ton nez, tu rabaisses ton bonnet pour couvrir au maximum tout ce que tu peux chez toi, fermant ta veste malmenée jusqu'au col quitte à t'en étouffer ((la peur)) d'être salie par la pourriture ambiante des rues. tu gardes méticuleusement les mains dans tes poches, tes écouteurs enfoncés au plus profond de tes tympans et tu regardes
tes pieds
ceux des autres
qui passent parfois et que tu évites dans une danse que tu maîtrises à la perfection
ceux des autres
qui tentent quelques fois d'écraser tes baskets trop usées ((et en même temps pas assez)) mais déjà trop pour toi
ceux des autres
qui martèlent le sol dans une dissonance agressive qui te ferait presque trembler
tu regardes toujours en bas
jamais en haut
même quand tu passes le pas de la supérette, les portes qui s'ouvrent pour toi et te font place quand tu prends une bouffée d'air à contre cœur, augmentant le volume de ta musique dans tes oreilles alors que tu sens ton estomac faire des loopings fastidieux entre tes poumons et ta vessie, l'envie de courir autant que tu le peux pour rentrer et te jeter sous la douche ((enlever)) l'impression de sale et de dégoût qui te colle à la peau
cette envie qui s'est saisie de ta gorge à la seconde même où tu es sorti. tu prends un sac du bout de tes doigts, refoulant la nausée au fond de ta gorge ((mange la avant qu'elle ne sorte)) après tout tu as faim, non ?
((plutôt crever que ça))
tu t'avances dans les rayons, sachant déjà où tu dois aller - les surgelés en priorité ; tu ne fais même pas attention à ce qui est marqué sur les boîtes que tu jettes au fond du sac qui se tend à force que tu ne le gaves ; quelques boissons aussi ici et là ((tu crois entendre du bruit)) mais tu continues ton avancée, plus amère que les bières qui attirent ton attention et que tu finis par récupérer aussi
((plus que le divin))
ta seule et unique religion en dehors des microprocesseurs et des pièces détachées, il ne reste que ton cancer en bâtonnet que tu rêves depuis deux jours de coincer entre tes lèvres ((sûrement trop sèches et abîmées par les morsures que tu y plantes sous la stress implacable et la névrose que tu ne sais refouler)) plus que ça et il ne te restera plus qu'à ignorer le pauvre employé qui aura à faire à l'échec de la société que tu es pour enfin arpenter en vitesse les rues et rentrer
alors tu retournes sur tes pas, abaissant tes écouteurs qui semblent décidés à mal fonctionner pour ton plus grand malheur - tu devrais en recommander de nouveaux. orphée ? ton nom, sur un air montant et une intonation à la fois familière et inconnue - le coeur, qui bat trop fort
pour mieux s'arrêter quand tu remontes ton regard
hors de ta bulle
hors de tes pieds
quand il se pose joliment émeraude ((avec ses horribles cernes)) sur l'incarnation de ton passé qui te hante ((des frissons d'horreur le long de ton dos)) quelques secondes ((ferme les yeux)) il te les faut ((rouvre les)) chasse le doute qu'elle a toujours fait monter en toi pour mieux te poignarder après sans même en avoir idée. anja. toi tu ne poses pas de question - parce que tu ne veux pas que ça soit quelqu'un d'autre, tu préfères t'encrer à cette réalité ((lâche lâche lâche)) qui fuit toujours autant. tu ne te rends compte que maintenant des lourds regards portés sur vous qui soudainement te font pâlir, rendant tes jambes plus faibles, tu t'empresses de ramasser les affaires que tu soupçonnes être à la jeune femme, les lui rendant avant de faire demi-tour, partant à vive allure dans un rayon plus calme et discret allons ailleurs, s'il-te-plaît. avant que tu ne t'effondres pour de bon, déjà que tu n'en es pas si loin que ça.
et tu ne t'imaginais pas la voir
tu ne pensais qu'elle ne serait qu'un songe
qu'un nom d'utilisateur comme tant d'autres
pour longtemps encore
((à jamais de préférence))
mais il fallait qu'on vienne te hanter
dans toutes tes
r é a l i t é s





((pauvre petit prince damné))
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Personnage : "Only the sound of footsteps broke the dead's silence. One, two, thump. One, two, thump. One, two, thump. And, every time, she expected stillness. She expected the silence to stretch forever as she slipped and fell through bottomless holes, one after the other.

One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

Thump.

But there was no comfort in the way she so easily cheated death with every footstep. Only the inevitability of a life she no longer owned. She no longer deserved. "
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posté le Ven 12 Mai 2017 - 0:05 (3)
everything that is broken
La nausée cogne contre ta gorge, redescend et remonte, s'épanche et se rétracte, écrase tes poumons, froisse ton cœur et pourtant l'envoie battre douloureusement contre chaque morceau de ton être dans ses battements trop forts. Tu te sens vite flancher, à nouveau, et tu poses ta main droite sur l'étagère à tes côtés pour te retenir, parce que bordel, tu ne vas pas non plus t'évanouir à toutes les trente secondes. La pointe de ton exigence s'enfonce dans tes côtes et te l'interdis, te maudis de l'avoir fait au départ. Te maudis de la nourriture que tu refuses d'ingurgiter et de ta famine qui te rends si faible, si prompte à t'écrouler - même sans raison. Alors tu plantes tes pupilles dans celles d'Orphée, farouche, comme si ça allait te permettre de raffermir tes jambes flageolantes et de repousser ton cœur qui remonte tranquillement le long de ta gorge, menaçant à chaque instant de se répandre à tes pieds en bile acide et amère, résultat de ce que tu ne manges pas.

Lui ne doute pas de qui tu es; l'accepte comme la fatalité et te regardes comme s'il en avait peur. Comme si tu le blessais. Il n'a jamais voulu que vous vous rencontriez - même si tu as insisté, il l'a toujours refusé. Toi, tu as besoin de voir les gens proches de toi, physiquement, même si c'est si facile de te cacher derrière l'écran. Cacher tes côtes saillantes et tes joues creuses derrière un angle avantageux, un éclairage flatteur. Même dans la vraie vie, tu arrives à les maquiller assez bien, tu n'y arrives jamais aussi bien qu'en photo. Mais tu as besoin de contact, et Orphée te l'a toujours refusé. Tu n'avais jamais planifié de le laisser faire, mais tu n'avais jamais non plus imaginé que votre première rencontre se ferait comme ça. Est-ce qu'il t'a vu t'écrouler? Est-ce qu'il sait ce qu'il vient de se passer, où était-il trop absorbé, trop recroquevillé dans sa bulle pour même s'en rendre compte? Il te regarde avec ni pitié ni inquiétude, alors, soit il s'en fout, soit il ne t'as pas vu.

Tu n'es pas certaine de savoir laquelle des deux options tu préfères.

Tu l'observe alors qu'il ramasse tes affaires sans jamais l'aider, puis il te demande (te supplie) d'aller ailleurs et il tourne les talons avant même de pouvoir recevoir ta réponse. Il serait tellement simple pour toi de juste rester là et d'oublier que tout ceci vient de se passer. D'oublier qu'il ressemble tellement à Thomas, de retourner lui parler derrière ton clavier, de rire à ses blagues et de lui raconter ta journée, tranquillement, jamais totalement honnêtement. Tu tiens à lui, mais il y a toujours eu une certaine distance entre vous - tu blâmes certainement cette distance physique qu'il refuse de briser. Qu'il refuse de te voir, ça t'as certainement blessé, même si tu ne lui a jamais dit. Il te rejette, comme ça. Te garde loin de lui, au bout de ses bras, sans jamais daigner ni vouloir te toucher. Tu aurais tellement aimé être contente de le voir, mais, en réalité, tu savais que ça ne pourrait pas se passer comme ça. Tu n'avais juste pas anticipé que ça serait aussi désastreux.

Tu le suis, donc, silencieusement, et tu évites le regard des gens autour de vous et tu te détestes pour ça. Tu devrais les regarder dans les yeux et fuir la tête haute. Mais tu ne le fais pas, parce que tu marches avec ta main qui flotte toujours près de l'étagère, prête à te rattraper si jamais tu tombes encore. Vous vous arrêtez, plus loin, plus isolés. Et tu le regarde, ton insolence comme un bouclier. Tu te fais cassante parce que tu es toujours occupée à rassembler les pièces de ta psyché éparpillées partout dans tes poumons et qui t'empêchent de respirer. ‟Je t'avoue que j'avais espéré une première rencontre moins affreuse.” Avec la foule qui vous observait, qui vous scrutait (surtout toi), alors que tu sais qu'il déteste ça. Mais maintenant que vous êtes seuls, tu ne te sens pas nécessairement mieux. Tous tes souvenirs te voient t'attendre à ce qu'il se mette à t'insulter, et l'angoisse et la peur naissent au creux de ton œsophage sans que tu ne puisses les en empêcher.
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