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    .From those who fight. [Lorelei]

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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Lun 5 Mar 2018 - 7:00
    fight

    ft. Cameron
    Nothing in you breaks. Your bones remain steadfast and your will does not bend. Everything crooked inside of your soul has been made so long ago. In the shadow of your mind, somewhere between memories, there is a bleeding wound - you suspect it shall never close. You choose to slather the blood over your senses before you are overwhelmed. Here, in the beating of the drums of battle, you taste only iron on your tongue. Your teeth close onto it and leave their marks in the crease where they shatter every time. This is not your first fight, and it will not be the last. You will continue to bite your tongue until the sands of time have eroded your spine and you bend the knee - for the first and last time - as the reaper slaughters you like an animal. But that will be for another day, later, much later. You are not ready. Perhaps you never will be. But you will continue the fight, fierce and relentless, unstoppable and savagely ruthless, and you will bare your teeth and remain unbroken until you draw your last breath.

    Tu ressens l'ultime coup jusque dans le fond de tes os, et alors que tes jointures s'écrasent contre la cage thoracique de Smallrelei tu connais déjà le résultat de votre combat. Il s'écrase comme une vague et jamais tu ne le laisses s'écrouler - plutôt tu le rattrapes, t'écroules avec lui s'il le faut. La respiration rauque, tu as l'impression que tes poumons brûlent, que si tu ouvres la bouche tu immoleras tout ce qui se tient devant toi, et tu as les tambours dans ton crâne qui refusent de se taire et tu as la douleur en vagues qui se propage à travers tout ton être. Alors vous vous écroulez, puisqu'il te lâche et pourtant tu refuses de faire la même chose, et tes os contre l'asphalte claquent et râpent ta peau. Tu es traversée d'un éclair d'angoisse qui passe à travers ta colonne et électrocute tes entrailles, et dans le fouillis de vos corps meurtris tu cherches rapidement à vérifier, t'assurer que Smallrelei est vivant - parce que tu connais la mort qui s'invite à une rixe sans que personne ne l'aie voulu là et tu (sans jamais te l'avouer) crains farouchement son audace.

    He's fine. Et le soulagement rempli tes poumons sans parvenir à y éteindre le feu. Alors tu te tiens là, immobile, avec cet enfant meurtris au creux de tes bras, et entre la colère qui chauffe toujours l'autre côté de tes côtes et le brouillard qui emplis ton crâne, douloureux, tu as vaguement peur que n'importe lequel de tes mouvements pourraient le briser. How did it get to this? Tu ne lui as pas donné le choix. Tu ne le regrettes pas. Tu ne ressens même pas le remord au fond de ton estomac - tu as pris la bonne décision. Tu reprends ton souffle, une, deux secondes, juste le temps de te réapproprier la force de tes muscles, et puis tu te relèves et tu le traînes avec toi. Peu importe si ses jambes ne peuvent plus le porter - tu es là pour ça. Alors tu avances, pas à pas, et tu te diriges vers chez toi (qui tu as bien entendu désormais renommé chez vous); il peut bien essayer de se débattre à nouveau, tu le battras jusqu'à l'inconscience si c'est ce qu'il faut pour lui faire écouter le bon sens. Ain't fuckin' around no more. Et tu le traîneras jusqu'à ton appartement, et tu le jetteras sur le canapé parce qu'il n'y a rien que tu viens de lui faire subir qui n'est pas arrangé avec un peu de sommeil.

    Probablement.
    ϟ NANA


    Spoiler:
    real talk j'ai oublié comment écrire en français oups

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    On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans, mais on peut aussi être impulsif, violent, récalcitrant, irritable, boudeur, franc du collier, déloyal, mesquin, fort susceptible pour tout et n'importe quoi, débrouillard, un tantinet crétin, inconscient, trop fier, faussement orphelin, de très mauvaise foi, grognon, maladroit dans ses sentiments, plutôt roublard, énormément attaché à sa soeur, indépendant et roux.
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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Lun 2 Avr 2018 - 15:14
    L'univers brutalement s'était réduit au noir silence de l'inconscience, et si l'on t'avait abandonné là sur le pavé, si l'on avait laissé ton corps chuter sur l'asphalte comme d'autres se jettent sur leurs draps, tu aurais définitivement basculé, du moins pour les heures à venir, dans cette léthargie meurtrie quoique satisfaisante qui ponctue les rixes amicales. Malgré la souffrance qui flashait à cent quatre-vingt-dix sur l'autoroute de tes veines, malgré ton squelette entier irradiant d'une même douleur en diverses aires de ton anatomie, rien d'autre ne t'intéressait plus que le repos, aussi inconfortable fût-il sur le béton de la cour, tandis que tu sentais près de toi – autour de toi – une chaleur d'une nature similaire à la tienne, sauvage. Curieusement rassurante.
    Sans doute ce réconfort anonyme, flou, fut ce qui t'aida à te relever lorsque la force se décida à t'emporter ; pris dans ce maelström de nerfs en pleine révolte, tu n'avais pas grand-chose à laquelle te raccrocher sinon cette masse solide, obscure, à l'odeur musquée sans être repoussante, qui avait hissé ton bras par-dessus ses épaules et traîné le reste de ta carcasse le long d'un itinéraire que tu n'apercevais que par intermittence, à la faveur d'un clignement d'œil trop laborieux pour être souvent réitéré. Au fur et à mesure de votre progression ton esprit s'extirpait petit à petit des limbes où il s'était vautré avec délice, de sorte qu'à la fin du parcours tu compris – trop tard – où est-ce qu'on t'avait emmené et ce que cela signifiait. Une révélation contre laquelle tu n'eus pas l'énergie de protester, tout au plus en y opposant une dérisoire résistance, trop misérable pour empêcher ton poids presque mort d'être balancé sur une surface trop molle pour résister au sommeil qu'elle t'invitait à rejoindre.
    Tu sombras aussi sec.
    Pour te réveiller en sursaut quelques temps après – une éternité selon ton jugement, moins d'une heure selon la réalité. Si tes hématomes n'avaient pas eu la même idée, tu aurais bondi sur tes pieds sur-le-champ, mais il te fallut un instant pour arrêter le tournoiement de ton cerveau et calmer les assauts infligés à tes os. Ensuite seulement tu parvins à te redresser entièrement, à jauger de ta condition ainsi que de ta localisation et à jurer tout bas sur cette tête de mule de Lorelei et sur cet âne bâté de toi. Un sacré duo, à l'évidence.

    Quand enfin tu fus en mesure de t'asseoir sur le canapé qui avait accueilli tes bleus, tu constatas que l'appartement ne ressemblait pas vraiment à ce que tu imaginais, quoique avec un ou deux détails attendus, mais surtout que sa propriétaire était absente de ton périmètre de vision. Tu faillis t'étonner, avant de te rendre compte que ç'aurait été trop gênant qu'elle te veille ou qu'elle puisse te surprendre en train de baver sur le revêtement – ce que tu n'avais pas fait, quand même. Tu appelas.
    « Lei ? »
    La sécheresse de ton gosier te surprit davantage que la tonalité rauque qui en sortit. De fait, ta première entreprise consista à trouver un évier, lavabo ou tout autre source de liquide pour t'hydrater, tout en te demandant au cours de ta découverte des lieux si tu ne risquais pas de tomber sur un éventuel – une ? – colocataire, un doberman féroce ou n'importe quel objet compromettant pour ta santé physique ou mentale. Est-ce qu'elle s'était octroyé une sieste, elle aussi, auquel cas tu te retrouvais seul à arpenter son foyer ? Tu dégotas un verre dans l'un des meubles de la cuisine puis, l'ayant rempli et vidé deux fois de suite par de longues gorgées, tu vins te poster près d'une fenêtre pour définir l'emplacement de l'habitation. Une information certes inutile pour le moment, mais qui pourrait toujours te servir à l'avenir. Et toujours pas de Lorelei.
    Tu aurais pu partir tout de suite. Pourtant, quelque chose en ton for intérieur t'indiquait que, à la seconde où tu ouvrirais la porte d'entrée, elle choisirait ce moment pour te sauter dessus, te rouer de coups, t'attacher à une chaise et te séquestrer jusqu'à ta majorité – dans vingt-deux mois. Oui. Mieux valait attendre sagement qu'elle réapparaisse. Tu aurais bien voulu que Ness soit là.

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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Jeu 12 Avr 2018 - 8:32
    fight

    ft. Cameron
    Tu jettes Smallrelei sur le canapé et à peine il s'y est écrasé que tu retires déjà ta veste en te dirigeant vers la salle de bain. Tu défais ta ceinture et tu poses le glock sur la table à manger en passant. Habituée, tu fais l'état de tes blessures - t'as la gueule qui te lance là où tu t'es pris son coup de plein fouet, t'as les jointures meurtries parce que faut croire que l'humain est pas construit pour se taper dessus, t'as l'estomac qui s'enfonce et t'as la limite du vide qui colle à tes os, là où tu te retrouves toujours après un accès de colère. Tu fais la moue, passe la main dans tes cheveux - tu fermes et verrouille la porte de la salle de bain derrière toi après avoir accroché ta veste à la poignée de l'autre côté, tu vides tes poches, tu te déshabilles et tu sautes dans la douche à pieds joins. L'eau bouillante, s'il vous plaît merci, c'est toi qui paies t'en as rien à carrer. Tu restes là avec ta masse de cheveux dans les yeux et tes contusions brûlantes, tu ruisselles et tu soupires. Toute la tension dans ton corps s'évapore. Tu restes debout, là, sans penser, sans parler, une demie heure au moins. T'en as rien à carrer, c'est toi qui paies.

    I ain't built for this. Fuckin' kids, trynna kill themselves.
    Tu sors de la douche, te sèches, puis te rhabilles sans un mot. Tu ouvres la porte et tu ramasses ta veste et l'enfile d'un coup d'épaule sous tes cheveux dégoulinants. Tu retournes dans le salon, où il manque clairement la forme du gamin que tu y as déposé plus tôt. Tu l'as laissé sans surveillance moins parce que tu lui faisais confiance et plus parce que tu t'attendais à ce qu'il dorme plus longtemps - ça t'apprendras. Tu vérifies la porte, pourtant, et c'est toujours verrouillé. Tu fais la ronde du petit appartement, puis tu le trouves dans la cuisine, verre à la main. « There y'are. » T'as un sourire, le genre de geste pas pour être agréable mais pour montrer tes dents. « J'te jure si t't'étais enfuis j't'aurais r'trouvé j't'aurais pété les deux jambes. » Tu passes une main dans tes cheveux pendant que tu réalises que t'as toujours pas remis ton glock en place. Bah. « 'longtemps qu't'es réveillé? » Tu l'as pas entendu se lever, ni se déplacer dans l'appartement. Faut croire que t'aurais pas dû tirer dans une pièce fermée l'autre jour. Ya lose your sense of smell, now your hearin'. When you goin' blind?
    ϟ NANA

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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Sam 28 Avr 2018 - 21:54
    C'est curieusement calme, cette pièce vide – ça te rappelle chez toi, réminiscence qu'une aiguille chagrine accueille aussitôt en venant se planter entre tes poumons. Avant, dans ta cuisine, celle de l'appartement que les Altermondialistes ont laissé à ta disposition par quelque folie charitable, il n'était pas rare d'apercevoir la silhouette d'Ange occupé à bichonner ses plantes vertes ou à découper des légumes pour le dîner, ne serait-ce qu'à l'entendre maugréer tout bas au sujet de ses problèmes ; et même s'il s'était absenté un moment, il demeurait toujours une trace de sa présence à l'endroit où il avait déambulé, un relent de parfum, un vase mis à sécher, un sac de courses pas encore rangées ou un trousseau de clefs. Tu n'étais jamais vraiment seul et l'espace n'était jamais vraiment vide. Alors à cet instant, tandis que tu offres ton dos au silence ténu de cette habitation étrangère, tu te demandes si Lorelei elle aussi peut parfois ressentir de la solitude – et si  après tout elle ne t'a pas ramené chez elle un peu à cause de ça et non uniquement parce qu'elle ne voulait pas que tu restes sans personne pour te surveiller. Peut-être cette justification te rendrait-elle la vérité moins désagréable, néanmoins tu n'y crois pas trop ; s'il est un être dans ton entourage que tu n'imagines pas souffrir d'isolement, tes pensées s'élancent d'emblée vers elle. Parce qu'elle te paraît trop forte pour cela ? Trop fière ?
    Tu n'as pas encore déniché la solution à cette énigme que tu perçois le bruit de ses pas en approche, et te détournes de tes réflexions pour la regarder qui te sourit – grimace ? En écho tu lui renvoies tes crocs, à moitié en réponse à cette menace qu'aucun d'entre vous ne prétend irréalisable ; elle en serait capable sans vergogne, comme tes ecchymoses peuvent en témoigner, mais si tu n'étais pas aussi abîmé tu aurais quand même ri de cet extrémisme. Au moins reconnaît-elle que c'est tout à fait ton genre, de t'enfuir, de fausser compagnie dès que l'opportunité se présente, et tu lui reconnais en  parallèle une persévérance qui confine à l'acharnement. Sa manière à elle d'exprimer son affection, songes-tu. Et à l'aune de tes propres manifestations émotionnelles, tu n'as pas de quoi le lui reprocher.  
    « Ouais, c'tait à peu près l'même scénar' qu'j'avais en tête. Mais t'as vu, j'suis là. »
    Écartant les bras d'un geste démonstratif, pas trop puisqu'il te faut anticiper l'éclair de douleur dans ton épaule droite et parvenir à sauver les apparences. Laquelle est, indubitablement, déplorable quand il s'agit de te définir. Même Lorelei présente mieux que toi, ce qui n'est guère compliqué si l'on s'aventure sur ce terrain-là, avec ses cheveux trempés qui cascadent de part et d'autre de son visage – la jungle sombre encadrant ses yeux fauves – et l'air de rentrer d'Indochine après y avoir enterré tous ses compagnons.  

    Tu finis par poser le verre sur le rebord de la fenêtre, puis secoues la tête à son interrogation :
    « Nan, p'tet cinq minutes. T'étais occupée. »
    Sitôt tes lèvres refermées que tu hésites à rajouter quelque chose, hésites sur la façon de l'énoncer, hésites sur le sens qu'elle y mettrait ; et c'est cette même hésitation qui, une fois transformée en gêne muette, te contraint à baisser la tête et à fuir son regard pour lui préférer l'extérieur.
    « Qu'est-c'tu vas faire maint'nant ? M'garder enfermé ici ? M'fliquer pour pas qu'j'm'échappe ? M'éclater la gueule si ça arrive ? » C'est dit sans raillerie, sans dédain, sans lassitude non plus. Peu à peu, tu te fais une raison – mains dans les poches, hausses les épaules – : elle agit selon de bonnes intentions. Elle leur donne peut-être une mauvaise forme, cependant tu n'es pas aveugle à ses efforts ni à ce qu'elle essaie de communiquer. Sur ce point, elle ressemble beaucoup à Naga. Et le souvenir de l'Inuit t'amène à croire que les adultes ont décidément une façon fort étrange de s'adresser à toi, bien que tu ignores de quel camp provient l'erreur initiale ; toi qui les obliges à se comporter ainsi ou eux qui n'ont pas appris à agir autrement ?
    « J'suis pas assez fort, hein ? Si j'peux pas t'vaincre, j'ai aucune chance de réussir... j'vais m'faire tuer... » Oui, tout ça, c'était pour ça, pour que ce que tu lui as tu, ce que tu caches depuis que la volonté s'est faite en toi. Et même si cette dérouillée renforce ton sentiment d'impuissance, tu sais que ta conviction n'en est que plus brillante.

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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Dim 13 Mai 2018 - 23:45
    fight

    ft. Cameron
    Il est là. Tu passes ta main dans tes cheveux. Dans quoi tu t'es embarquée, encore? Tu le regrettes pas, ça jamais, mais ça t'fais un peu bizarre de voir quelqu'un debout dans ta cuisine. T'es toujours seule ici, d'habitude. Ça contraste toujours affreusement avec c'que t'avais avant. Quand t'étais jamais seule. Qu't'avais toujours un pote attaché à la hanche ou un client passé chercher son paquet. Ça, ou tu faisais la livraison toi-même. Fuck, I miss drivin'. T'as pas ta voiture à Pallatine. Personne que tu connais en a une. T'es pas contre marcher, et c'est pas comme si c'était exactement facile de conduire à New York, mais au moins tu pouvais avoir un volant dans les mains et y'a des moments où t'as juste envie d'conduire trop vite sur la 87 au beau milieu d'la nuit. « J'vais pas t'attacher à une chaise ni rien. Juste, tu restes ici. J'm'en fous d'c'que tu fais d'tes journées, tant qu'tu finis par r'venir. » Une pause. « Mais s'tu fais pas ça, ya, j'vais finir par t'éclater la gueule. »

    Tu fourres tes mains dans tes poches quand il s'met à éviter ton regard. Tu l'comprends un peu, même si tu le comprends pas vraiment. 'Fin, toi aussi t'es inconfortable quand on t'offres de l'aide, mais tu ne la refuses pas comme il le fait, et tu t'tiens toujours le dos droit et tu regardes quelqu'un dans les yeux quand tu lui dis merci. « Tout l'monde meurt un jour. » Même si ça t'donne envie de détruire tout c'qu'il y a autour de toi. Du coup; « Mais j'te laisserai pas crever comme ça. » Tu bouges pas, une seconde. Puis, tu expires plutôt que de soupirer, tu fais un pas vers le frigo, tu l'ouvres et tu sors une bière, que tu décapsules avec tes dents. Tu refermes le frigo, puis tu t'arrêtes au beau milieu du mouvement, le goulot de ta bière sur les lèvres. « T'as quoi, quinze ans? » Une pause. « Eh. » Tu rouvres la porte du frigo, tu sors une autre bouteille de bière et tu la poses sur le comptoir à côté de Smallrelei. Tu prends une grande lampée de la tienne, puis deux, et quand tu la baisses il reste la moitié du contenu de la bouteille. « T'as encore l'temps d'dev'nir plus fort. » Avec ton aide, hopefully.
    ϟ NANA

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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Mer 20 Juin 2018 - 18:49
    Lorelei, tu le sais, elle ne pourra jamais être ta grande sœur. Non qu'elle n'en ait pas les compétences – tu l'imagines bien les bras chargés de marmots pas plus grands que trois poires, à brailler plus fort qu'eux pour les faire taire pendant que le téléphone sonne et que la soupe déborde –, mais tout simplement parce que tu ne te sens pas appartenir à sa famille, pas plus qu'à ses proches ou à ses amis. T'es une gêne, un parasite, un chiot fourré dans ses pattes, et rien en retour ne la relie à toi que cet instinct qu'elle a de protéger les plus faibles, parce que toi t'es une brindille, un fragile derrière tes airs de caïd, t'es un nabot et elle, les chiards, elle les dresse à coups de savates et d'uppercuts dans les fonds de ruelle pour ensuite les ramener chez elle par le fond de la culotte. Tu fais pas le malin en ce moment, ça non, et ça t'enrage d'autant plus que tu peux pas lui reprocher son souci – surtout lorsqu'elle te laisse ta liberté. Ta liberté avec une bonne grosse condition, plantée là entre tes os, suspendue au-dessus de ton crâne, de quoi te donner envie de t'enfuir au plus vite de cette prison déguisée. Est-ce que tu préfères crever dehors que de vivre à l'intérieur ? Peut-être bien. T'as l'orgueil qui cogite dans ce sens-là, et tu détestes ton manque de solidité qui te fait rendre les armes un instant trop tôt, la petite voix derrière la tempe qui murmure ce Merci que tu n'as jamais offert qu'à Sidney. Lei, elle, ne l'entendra pas. Sans doute qu'elle n'en a pas besoin pour agir comme elle le souhaite et t'imposer ses règles.
    D'un œil tu suis ses mouvements, tend l'oreille au craquement pétillant d'un opercule, rectifies d'un « Seize... » contrarié à cet âge erroné qu'elle te prête puis l'observes sortir, sans te la proposer directement, une bière que tu zieutes sans guère d'intérêt. La soif s'est dissipée après tes deux verres d'eau, néanmoins tu acceptes le présent comme une excuse de sa part, l'attrapes et, l'imitant en silence, y claques tes crocs tandis qu'elle te devance déjà à grandes goulées d'alcool. Elle s'est certes trompée sur ta date de naissance, mais au moins n'a-t-elle pas la morale trop regardante. Tu glisses la capsule, souvenir éphémère, dans ta poche avant de prendre une gorgée d'un mouvement lent, presque suspicieux. Ça a le goût des soirées planque avec tes potes, l'arôme crasseux du vieux canap' où vous jouez à la console, mais en plus âpre. Sauf que cette amertume, elle est sur ta propre langue lorsque tu prononces :
    « J'ai pas l'temps d'attendre. »
    Ce n'est pas dit pour l'amour de la contestation, non, même pas ; tu n'as aucun plaisir à t'opposer à elle à cet instant, aucun éclat de frime dans ton regard noir. L'univers tourne trop vite et pour toi qui traînes ta jeunesse comme un boulet plus qu'une chance, l'urgence te colle aux basques – l'urgence de découvrir ce qu'il est arrivé à tes parents, celle de sauver Seiko, celle de rejoindre Sidney. L'urgence de grandir. Lorelei ne peut pas comprendre ça. Ou plutôt, tu ne veux pas qu'elle le comprenne. Tu crois qu'elle en est incapable, parce que ces histoires ne la concernent pas, parce qu'elle ne serait bonne qu'à te rappeler que t'es qu'un môme et que tu ignores dans quoi tu t'engages. Tu crois qu'elle ne peut pas t'aider parce qu'elle connaît la vérité. Et toi, tu as besoin du mensonge pour ne pas reculer, pour continuer d'avancer – pour ne pas, face à l'évidence, te résigner.
    Nouvelle gorgée. Courage neuf.
    « Quand tu sais qu'tu dois faire qu'quechose qu't'es seul à pouvoir faire, pask'tout l'monde autour t'dit qu'c'est dang'reux et qu'tu vas t'y casser les dents, et qu'si t'attends ce s'ra trop tard, bah, tu l'fais. Tu t'dis pas ''j'vais d'venir plus fort avant, puis après j'irai'', pask'qu'y a pas d'après. Après, c'est mort. Toi tu dis ça pask'que t'es adulte, t'es arrivée jusque là, tu peux r'garder derrière et dire ''ouais, ok, j'y suis arrivée'', mais moi... Si j'le fais pas maint'nant, j'aurai rien à r'garder derrière. » La bouteille est fraîche dans ta paume ; tes phalanges sont venues s'y agripper plus fermement au fur et à mesure de ta tirade de sorte que, si tu laissais la colère rejaillir en toi, tu la briserais au sol. Pourtant tu ponctues, après une brève respiration : « Y a déjà des trucs que t'as regretté d'pas avoir fait ? Ou qu't'as fait et qu'c'est pour ça qu't'es venue à Pallatine ? »
    Parce que tu ne sais rien d'elle, au fond. Elle n'est peut-être pas tant un exemple à suivre qu'un modèle à fuir, mais qu'importe ; si vous devez cohabiter, tu préfères savoir à qui tu as affaire.

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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Lun 2 Juil 2018 - 21:48
    fight

    ft. Cameron
    « Quand t'dois faire qu'qu'chose et qu't'es pas assez fort, t'attends pas; tu t'regroupes. En meute, t'es t'jours plus fort. » Tu prends une gorgée de bière. Toi non plus, tu n'as pas attendus. Tu ne recommanderais pas d'attendre que ça passe sans rien faire. Mais quand on t'as jeté en dehors de chez toi, t'avais ta meute vers qui te tourner. Quand t'étais dans la merde, t'avais ta meute vers qui te tourner. Si tu t'étais embarquée dans un combat qu'tu pouvais pas gagner, vous vous rameniez à cinq avec des battes de baseball et vous compensiez pour votre faiblesse avec férocité et quantité. « J'serais nulle part si j'avais eu personne. » Les mots de collent à la langue - tu sais que c'est vrai, et tu sais que désormais tu as perdu tout ça. Tu siphonnes le fond de ta bière et tu poses la bouteille vide sur le comptoir.

    Quand on t'parle de regrets, ton premier réflexe c'est d'te renfermer. Avec n'importe qui d'autre, t'aurais croisé tes bras sur ta poitrine et, si on insistait, tu lui aurais brisé le nez et jeté par la fenêtre. Mais là, tu sais qu't'as pas le droit de mentir. Ni d'éviter la question. Pas parce que tu lui dois quelque chose, mais parce que s'il est comme toi il y a des chances qu'il se retrouve dans le même chemin que t'as parcouru, et ça tu le permettras pas. T'as pas le droit. Alors tu t'contentes d'enfouir ton regard du côté de la fenêtre et d'enfouir tes remords derrière ton estomac en silence. « J'ai, uh... » Tu hésites. T'ouvres le frigo, t'en ressors une bière que tu décapsules avec tes dents, et tu en prends une grande lampée. « J't'ai dealer, t'sais. Y'a un d'mes meilleurs potes, j'l'ai vu crever d'vant mes yeux d'une overdose. 'vec la came qu'j'lui avais vendu y'avait pas trois heures. » T'avais jamais raconté cette histoire à personne, avant maintenant. Même Junji ne le sait pas. Well, celui sur Terre le savait, parce que tu n'as pas pu le cacher au moment même, mais celui à Pallatine est blissfully unaware. T'essaies de nettoyer ta langue d'ces mots-là avec une nouvelle grande lampée de bière. « Les gens, qu'tu les aimes ou pas, ça peut crever a'c une seconde d’inattention. » Une pause. « Alors non, j'te demande pas d'te t'nir là à attendre quand y'a qu'qu'chose qu'doit être fait. Mais si j'avais 'té là plus tôt, p't'être que Jason s'rait pas mort. » Ton regard fuyant bondit soudainement pour se planter dans celui de Smallrelei. « J'compte pas faire la même erreur deux fois. Si t'as qu'qu'chose à faire, 've got your back. T'as pas à tout faire t'seul. »
    ϟ NANA

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    Re: .From those who fight. [Lorelei]
    le Mar 21 Aoû 2018 - 11:20
    Elle a ces mots qui résonnent bizarre en toi, qui échoent cassés, lointains quoique curieusement familiers, qui font dissonants mais qui se greffent à ta peau mieux qu’un tatouage, pire qu’une cicatrice ; être ensemble, c’est être fort. La meute, c’est doux à tes oreilles de louveteau solitaire, ça te parle sans t’emballer pourtant, tu crois pas la mériter alors tu la repousses avec autant de hargne, sauf qu’elle ne te quitte pas. Toi-même, quelquefois, tu te prends à l’utiliser, ce terme animal, à le plaquer comme métaphore pour la bande que tu formes avec Emmet, Kshamenk et Shawn, sauf que devant Lorelei, tu te rends compte qu’elle est faite de papier et d’eau, cette meute, qu’elle se déchire sous tes yeux ou qu’elle te file entre les phalanges puisque tu la refuses, que tu ne la réalises pas, que tu ne t’y intègres pas comme tu le devrais ; tu rejettes tes potes dès qu’ils s’opposent à toi, tu les fuis s’ils se braquent et tu t’en écartes pour une phrase de travers, avant d’y revenir plus tard le nœud au myocarde et l’enclume au ventre en t’imaginant que l’affaire est close. Et c’est un sentiment que ta propre sœur ne compense pas et ne compensera jamais, malgré toute l’affection que tu peux avoir pour elle. Alors quand Lei te parle de ton passé – sérieux, tu ne te doutais pas qu’elle accepte de livrer ce morceau-là de son passé de manière aussi directe, aussi franche –, tu te tais et tu l’écoutes. Elle a tellement de choses à t’apprendre, même si la différence est la principale qualité qui vous caractérise.
    Ce qu’elle te raconte fait d’elle une meurtrière. Son aveu la transforme en criminelle, indubitablement. Sauf que ce ne sont pas du tout ces désignations-là qui jaillissent dans ton crâne, tellement t’en as vu dans ta courte existence, des camés, des guetteurs, des dealers. La rue est un zoo pour la drogue, et tu n’es pas le dernier gamin à qui des types craignos ont proposé, pour un dollar ou deux – un trésor quand on a douze ans et qu’on fouille dans les poubelles – de les prévenir fissa si tu voyais poindre dans les environs de leur commerce les silhouettes des autorités compétentes en matière de répression. On met un pied là-dedans comme dans des sables mouvants, lorsqu’on n’a personne derrière pour t’agripper par l’échine et te secouer les poils. C’est ce qu’elle essaie d’exprimer, ton mentor, au fil de l’ambre liquide qui lui coule dans la gorge. Et tu captes. Tu captes tout de suite que c’est là le noyau de sa culpabilité, la gorgée d’acide qui lui ronge les entrailles depuis que ça s’est passé – elle s’en est remise autant qu’elle s’en veut toujours. Contradiction de l’âme. Que, en un sens, tu lui rappelles aussi ces événements, que ton comportement est un miroir posé à des années d’intervalle entre la personne qu’elle est maintenant et celle qu’elle fut jadis, un trait d’union rouquin et inattendu qui lui offre l’occasion de se racheter. Ce serait un peu présomptueux de ta part, de te donner cette importance à ses yeux. Néanmoins, il y a quelque chose qui se fait jour en toi, une sensation abrupte, pareille à un coup de poing dans l’estomac, à un crépitement de flammes à l’intérieur des poumons. Ça te serre, ça t’étrangle et tu ne sais pas ni d’où ça vient ni comment faire pour l’endiguer, tu te sens soudain si impotent que tu baisses les yeux de manière incompréhensible, incapable de soutenir son regard plus longtemps, t’agites sur place pendant que tes mains cherchent à se débarrasser de la bouteille à demi-entamée qui se réchauffe entre tes paumes ; tu te souviens que tu avais éprouvé un trouble similaire en présence de Naga et qu’à ce moment aussi, tu n’avais pas compris. T’aimerais décrire cet état à Sidney, qui saurait sûrement mieux que toi ce qu’il en est. Sauf qu’elle n’est pas sous ton coude, alors tu te contentes – et cependant tu ne t’en satisfais guère – d’un « ok » qui te paraît tellement futile. Que tu répètes néanmoins, « ok… » plus long, plus ténu, presque repentant. Tu ne sais pas expliquer pourquoi, brutalement, tu ressens l’envie qu’on te prenne dans les bras et qu’on te serre jusqu’à te faire mal, jusqu’à ce que la pression sur tes muscles surpasse celle qui s’active dans les tréfonds de tes ventricules, jusqu’à t’abandonner épuisé et rasséréné.
    Ce doit être le contrecoup de la baston, tu songes en guise d’explication foireuse. Alors que tu sais que ce n’est pas ça. Il aura fallu qu’elle te marave jusqu’à l’inconscience pour que tu la comprennes, quand même.
    « J’ai pigé. Pas tout, j’dis pas, pas’ke c’est pas… J’veux dire, j’sais pas, personne m’avait dit ça avant. Enfin, pas dit comme ça, comme tu l’as fait. J’les ai jamais crus, c’était qu’des mots. T’sais, les gens l’disent sans l’penser pas’qu’ils pensent que c’est c’qu’on veut entendre ou qu’ça les rendra, bah, plus importants ? Plus… j’sais pas, ça les flatte on dirait, mais dès qu’y a b’soin d’eux en vrai y a plus personne. J’fais pas confiance aux mots pas’ke ça prouve rien. »
    T’es grave, parfois, Cameron.

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