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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »


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.From those who fight. [Lorelei]

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Technicien

All of the blood that we spilled
cannot fill my empty heart.
Like this is a white coliseum
and you are the fighter.
While I pretend that you have the strength
of victorious men.
In a memory I fall
into the arms of a dancing girl.
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le Lun 5 Mar 2018 - 7:00
fight

ft. Cameron
Nothing in you breaks. Your bones remain steadfast and your will does not bend. Everything crooked inside of your soul has been made so long ago. In the shadow of your mind, somewhere between memories, there is a bleeding wound - you suspect it shall never close. You choose to slather the blood over your senses before you are overwhelmed. Here, in the beating of the drums of battle, you taste only iron on your tongue. Your teeth close onto it and leave their marks in the crease where they shatter every time. This is not your first fight, and it will not be the last. You will continue to bite your tongue until the sands of time have eroded your spine and you bend the knee - for the first and last time - as the reaper slaughters you like an animal. But that will be for another day, later, much later. You are not ready. Perhaps you never will be. But you will continue the fight, fierce and relentless, unstoppable and savagely ruthless, and you will bare your teeth and remain unbroken until you draw your last breath.

Tu ressens l'ultime coup jusque dans le fond de tes os, et alors que tes jointures s'écrasent contre la cage thoracique de Smallrelei tu connais déjà le résultat de votre combat. Il s'écrase comme une vague et jamais tu ne le laisses s'écrouler - plutôt tu le rattrapes, t'écroules avec lui s'il le faut. La respiration rauque, tu as l'impression que tes poumons brûlent, que si tu ouvres la bouche tu immoleras tout ce qui se tient devant toi, et tu as les tambours dans ton crâne qui refusent de se taire et tu as la douleur en vagues qui se propage à travers tout ton être. Alors vous vous écroulez, puisqu'il te lâche et pourtant tu refuses de faire la même chose, et tes os contre l'asphalte claquent et râpent ta peau. Tu es traversée d'un éclair d'angoisse qui passe à travers ta colonne et électrocute tes entrailles, et dans le fouillis de vos corps meurtris tu cherches rapidement à vérifier, t'assurer que Smallrelei est vivant - parce que tu connais la mort qui s'invite à une rixe sans que personne ne l'aie voulu là et tu (sans jamais te l'avouer) crains farouchement son audace.

He's fine. Et le soulagement rempli tes poumons sans parvenir à y éteindre le feu. Alors tu te tiens là, immobile, avec cet enfant meurtris au creux de tes bras, et entre la colère qui chauffe toujours l'autre côté de tes côtes et le brouillard qui emplis ton crâne, douloureux, tu as vaguement peur que n'importe lequel de tes mouvements pourraient le briser. How did it get to this? Tu ne lui as pas donné le choix. Tu ne le regrettes pas. Tu ne ressens même pas le remord au fond de ton estomac - tu as pris la bonne décision. Tu reprends ton souffle, une, deux secondes, juste le temps de te réapproprier la force de tes muscles, et puis tu te relèves et tu le traînes avec toi. Peu importe si ses jambes ne peuvent plus le porter - tu es là pour ça. Alors tu avances, pas à pas, et tu te diriges vers chez toi (qui tu as bien entendu désormais renommé chez vous); il peut bien essayer de se débattre à nouveau, tu le battras jusqu'à l'inconscience si c'est ce qu'il faut pour lui faire écouter le bon sens. Ain't fuckin' around no more. Et tu le traîneras jusqu'à ton appartement, et tu le jetteras sur le canapé parce qu'il n'y a rien que tu viens de lui faire subir qui n'est pas arrangé avec un peu de sommeil.

Probablement.
ϟ NANA


Spoiler:
real talk j'ai oublié comment écrire en français oups




« If there's a god he better have a damn good excuse for playin' me like a fuckin' fool. »

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Jeune altermondialiste

Tu grognes - tout le temps -
Tu frappes souvent -
Tu mords aussi.
Tu ris parfois - et personne ne t'a vu pleurer ;
Mais ça ne veut rien dire.
C'est ce qu'on appelle - grandir.
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le Lun 2 Avr 2018 - 15:14
L'univers brutalement s'était réduit au noir silence de l'inconscience, et si l'on t'avait abandonné là sur le pavé, si l'on avait laissé ton corps chuter sur l'asphalte comme d'autres se jettent sur leurs draps, tu aurais définitivement basculé, du moins pour les heures à venir, dans cette léthargie meurtrie quoique satisfaisante qui ponctue les rixes amicales. Malgré la souffrance qui flashait à cent quatre-vingt-dix sur l'autoroute de tes veines, malgré ton squelette entier irradiant d'une même douleur en diverses aires de ton anatomie, rien d'autre ne t'intéressait plus que le repos, aussi inconfortable fût-il sur le béton de la cour, tandis que tu sentais près de toi – autour de toi – une chaleur d'une nature similaire à la tienne, sauvage. Curieusement rassurante.
Sans doute ce réconfort anonyme, flou, fut ce qui t'aida à te relever lorsque la force se décida à t'emporter ; pris dans ce maelström de nerfs en pleine révolte, tu n'avais pas grand-chose à laquelle te raccrocher sinon cette masse solide, obscure, à l'odeur musquée sans être repoussante, qui avait hissé ton bras par-dessus ses épaules et traîné le reste de ta carcasse le long d'un itinéraire que tu n'apercevais que par intermittence, à la faveur d'un clignement d'œil trop laborieux pour être souvent réitéré. Au fur et à mesure de votre progression ton esprit s'extirpait petit à petit des limbes où il s'était vautré avec délice, de sorte qu'à la fin du parcours tu compris – trop tard – où est-ce qu'on t'avait emmené et ce que cela signifiait. Une révélation contre laquelle tu n'eus pas l'énergie de protester, tout au plus en y opposant une dérisoire résistance, trop misérable pour empêcher ton poids presque mort d'être balancé sur une surface trop molle pour résister au sommeil qu'elle t'invitait à rejoindre.
Tu sombras aussi sec.
Pour te réveiller en sursaut quelques temps après – une éternité selon ton jugement, moins d'une heure selon la réalité. Si tes hématomes n'avaient pas eu la même idée, tu aurais bondi sur tes pieds sur-le-champ, mais il te fallut un instant pour arrêter le tournoiement de ton cerveau et calmer les assauts infligés à tes os. Ensuite seulement tu parvins à te redresser entièrement, à jauger de ta condition ainsi que de ta localisation et à jurer tout bas sur cette tête de mule de Lorelei et sur cet âne bâté de toi. Un sacré duo, à l'évidence.

Quand enfin tu fus en mesure de t'asseoir sur le canapé qui avait accueilli tes bleus, tu constatas que l'appartement ne ressemblait pas vraiment à ce que tu imaginais, quoique avec un ou deux détails attendus, mais surtout que sa propriétaire était absente de ton périmètre de vision. Tu faillis t'étonner, avant de te rendre compte que ç'aurait été trop gênant qu'elle te veille ou qu'elle puisse te surprendre en train de baver sur le revêtement – ce que tu n'avais pas fait, quand même. Tu appelas.
« Lei ? »
La sécheresse de ton gosier te surprit davantage que la tonalité rauque qui en sortit. De fait, ta première entreprise consista à trouver un évier, lavabo ou tout autre source de liquide pour t'hydrater, tout en te demandant au cours de ta découverte des lieux si tu ne risquais pas de tomber sur un éventuel – une ? – colocataire, un doberman féroce ou n'importe quel objet compromettant pour ta santé physique ou mentale. Est-ce qu'elle s'était octroyé une sieste, elle aussi, auquel cas tu te retrouvais seul à arpenter son foyer ? Tu dégotas un verre dans l'un des meubles de la cuisine puis, l'ayant rempli et vidé deux fois de suite par de longues gorgées, tu vins te poster près d'une fenêtre pour définir l'emplacement de l'habitation. Une information certes inutile pour le moment, mais qui pourrait toujours te servir à l'avenir. Et toujours pas de Lorelei.
Tu aurais pu partir tout de suite. Pourtant, quelque chose en ton for intérieur t'indiquait que, à la seconde où tu ouvrirais la porte d'entrée, elle choisirait ce moment pour te sauter dessus, te rouer de coups, t'attacher à une chaise et te séquestrer jusqu'à ta majorité – dans vingt-deux mois. Oui. Mieux valait attendre sagement qu'elle réapparaisse. Tu aurais bien voulu que Ness soit là.


Cœur :

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le Jeu 12 Avr 2018 - 8:32
fight

ft. Cameron
Tu jettes Smallrelei sur le canapé et à peine il s'y est écrasé que tu retires déjà ta veste en te dirigeant vers la salle de bain. Tu défais ta ceinture et tu poses le glock sur la table à manger en passant. Habituée, tu fais l'état de tes blessures - t'as la gueule qui te lance là où tu t'es pris son coup de plein fouet, t'as les jointures meurtries parce que faut croire que l'humain est pas construit pour se taper dessus, t'as l'estomac qui s'enfonce et t'as la limite du vide qui colle à tes os, là où tu te retrouves toujours après un accès de colère. Tu fais la moue, passe la main dans tes cheveux - tu fermes et verrouille la porte de la salle de bain derrière toi après avoir accroché ta veste à la poignée de l'autre côté, tu vides tes poches, tu te déshabilles et tu sautes dans la douche à pieds joins. L'eau bouillante, s'il vous plaît merci, c'est toi qui paies t'en as rien à carrer. Tu restes là avec ta masse de cheveux dans les yeux et tes contusions brûlantes, tu ruisselles et tu soupires. Toute la tension dans ton corps s'évapore. Tu restes debout, là, sans penser, sans parler, une demie heure au moins. T'en as rien à carrer, c'est toi qui paies.

I ain't built for this. Fuckin' kids, trynna kill themselves.
Tu sors de la douche, te sèches, puis te rhabilles sans un mot. Tu ouvres la porte et tu ramasses ta veste et l'enfile d'un coup d'épaule sous tes cheveux dégoulinants. Tu retournes dans le salon, où il manque clairement la forme du gamin que tu y as déposé plus tôt. Tu l'as laissé sans surveillance moins parce que tu lui faisais confiance et plus parce que tu t'attendais à ce qu'il dorme plus longtemps - ça t'apprendras. Tu vérifies la porte, pourtant, et c'est toujours verrouillé. Tu fais la ronde du petit appartement, puis tu le trouves dans la cuisine, verre à la main. « There y'are. » T'as un sourire, le genre de geste pas pour être agréable mais pour montrer tes dents. « J'te jure si t't'étais enfuis j't'aurais r'trouvé j't'aurais pété les deux jambes. » Tu passes une main dans tes cheveux pendant que tu réalises que t'as toujours pas remis ton glock en place. Bah. « 'longtemps qu't'es réveillé? » Tu l'as pas entendu se lever, ni se déplacer dans l'appartement. Faut croire que t'aurais pas dû tirer dans une pièce fermée l'autre jour. Ya lose your sense of smell, now your hearin'. When you goin' blind?
ϟ NANA




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