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    Bienvenue à Pallatine, une ville située dans une dimension parallèle.
    À la population native s'est mêlée une foule de Terriens, partis volontairement de la Terreou arrachés contre leur gré pour refaire leur vie ici, sans possibilité de retour. Divisés en groupes nommés diasporas, les habitants essaient de tirer profit de la situation dans laquelle ils se trouvent.
    Mais depuis quelques temps, d'étranges perturbations temporelles viennent troubler le quotidien des habitants de Pallatine. Phénomènes anodins ou présages inquiétants, chaque diaspora s'efforce de percer le mystère avant les autres.
    03/09 Début du mini-event : CREP School
    15/07 Intrigue 5, phase 2 (+++)
    05/05 Installation de la version 5 (+++)
    28/02 Le forum fête ses deux ans !
    17/12 Installation de la version 4.1 (+++)
    01/11 Début de l'intrigue 4 (+++)

    { un retour sur Terre possible ?

    Intrigue 5 (+++)
    Une bien étrange rumeur circule depuis le mois de juillet : plusieurs personnes auraient effectué un voyage retour sur Terre, alors que l'Institut s'y est toujours refusé. Et les personnes sont en effet introuvables. Cette rumeur serait-elle fondée ?
    Avatars 200x320px - Tout public - Temps de jeu : juillet à septembre 2016 - Design et codage par Naga et Sneug - Crédits
    Tableau des diasporas
    Institut
    Altermondialistes
    Gangsters
    Iwasaki-rengô
    Geeks
    Opportunistes
    Indépendants

    { Chronos Republic. Le seul forum où ta grand-mère est plus jeune que toi

    Les derniers transférés

    u43Unity Fortesee
    Autrefois connue sous le nom d'Unité 43, celle qui fut une déesse en chaise roulante est désormais amnésique et membre des geeks.
    (fiche)
    césarCésar Duncan
    Ce chef d'équipe à l'ascendance guerrière est un natif qui s'est engagé dans le travail pour atténuer la perte de ses proches. Il a notamment participé activement à la recherche des personnes disparues.
    (fiche)
    shaozuShaoZu Hwang
    Le chef du Lotus Rouge a passé une enfance paisible à Pallatine, avant de partir découvrir le monde. Engagé dans un petit groupe de l'Iwasaki-rengô, il a patiemment gravi les échelons jusqu'à occuper son poste actuel.
    (fiche)
    machiMachi Kobayashi
    Membre des Aces, elle a perdu son bras et son frère, et n'est depuis plus la même.
    (fiche)
    zahraZahra Siaka
    Originaire de Sierra Leone, elle a subi des mutilations avant d'être transférée en mauvais état à Pallatine.Elle est depuis devenue recruteuse pour les Opportunistes.
    (fiche)
    clarenceClarence Ichikawa
    Enfant d'un amour plus fort que les différences, il s'occupe des nouveaux arrivants à l'Institut avec beaucoup de gentillesse.
    (fiche)
    lexaLexa Beloff
    Princesse destinée à la gloire, son transfert a probablement sauvé la terre d'un destin tragique...
    (fiche)
    Naga
    admin // semi-dispo
    (mp)
    Seung Joo
    admin // indispo
    (mp)
    Locke
    modo // semi-dispo
    (mp)
    Camille
    modo // semi-indispo
    (mp)

    Lyov Solokovsky
    31 ans, geek, métier au choix
    (fiche)

    Ozo Svensson
    19 ans, institut, responsable d'une équipe
    (fiche)

    Jenna Wisnuys
    37 ans, altermondialiste, présidente
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    Ihsan Reyes
    29 ans, geek, ingénieur
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    Jack Smith
    34 ans, opportuniste, artiste graffeur
    (fiche)

    Abigail S. Clemens
    31 ans, Iwasaki-rengô, recruteuse
    (fiche)


    { if you want to fight then why are you running (kat).

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    if you want to fight then why are you running (kat)
    le Jeu 11 Mai 2017 - 20:01
    Qui se cherche une raison de se rendre à UNACER trouvera aisément différentes réponses à opposer cette question. Même à trois heures de l'après-midi, alors que les néons inutiles sommeillent en attendant que le soleil daigne se retirer, les rues du plus célèbre quartier geek se répandent en couleurs vives. A mes oreilles, différentes musiques entraînantes, typiques des jeux vidéos d'époques diverses, que mon manque total de culture m'empêche de discerner, me font presque regretter de ne pas avoir apporté avec moi une paire de bouchons d'oreille - moi qui me vante toujours de ne pas en avoir besoin, parce que je ne suis pas fragile. Mais le rythme est entraînant, je dois le reconnaître ; il vous donne envie de vous arrêter devant l'un des établissements, d'en pousser les portes et de voir quels divertissements celui-ci vous propose. Pour une promenade originale, c'est également un quartier que l'on conseille, car le dédale des rues a probablement été conçu comme une sorte de labyrinthes, destiné à vous perdre et à vous amuser. Et puis, la sécurité y est relativement bonne, ce qui constitue un avantage certain - il est plus facile de l'assurer lorsque le quartier est entièrement privé, apparemment. Toutes ces raisons, cependant, ne s'appliquent pas à moi : je ne fais que suivre. Je me pose la question car j'essaye de deviner ce qui traverse la tête de cette jeune femme que, depuis quelques temps, j'observe de loin. Si je pouvais deviner ses pensées, cela me faciliterait grandement les choses.

    Je ne suis pas un homme patient. Je le suis d'autant moins quand il s'agit de la fille avec laquelle j'ai bousillé ma vie (et pour laquelle je n'ai plus de sentiments, je m'en défends). Ce n'est pas elle, je le sais. Je la connais assez pour savoir qu'elle portait les cheveux plus courts, quand elle était à mes côtés ; qu'elle avait un regard plus doux, plus mélancolique également, comme si elle portait sur ses épaules le poids d'un chagrin qui allait finir par la tuer. Mais cette fille-là, elle marche la tête haute, avec un air presque arrogant qui me déplaît (ou bien est-ce moi qui interprète ainsi la détermination de ses traits, y plaquant mon interprétation volontairement négative en guise d'exutoire). Aujourd'hui encore, son déhanché éveille une pointe d'agacement que je m'efforce de calmer. Toutefois, j'ai beau battre des paupières, je n'arrive pas à chasser son image. Elle s'imprime sur mes yeux curieux, passionnés. Autrefois je l'ai aimée, mais ce n'était pas elle ; et l'animosité que je ressens à son égard n'est dirigée que contre celle qui a partagé ma vie, pas contre cette inconnue qui lui ressemble.

    Mais je n'en ai plus la patience. Depuis que le gamin est arrivé, depuis que je me suis retrouvé seul avec lui, je ne parviens plus à garder la tête hors de l'eau. Je ne compte plus les nuits passé les yeux ouverts, maintenu éveillé par les cris de l'enfant qui ont déchiré le silence avant qu'il ne se calme et s'endorme contre moi. Je ne compte plus les jours que j'ai dû bâtir en fonction de l'emploi du temps du garçon, en niant mes propres désirs. Pas étonnant que j'en ai perdu la tête, à mon avis. Mes poings se serrent. Toutes ces souffrances, et elle n'en sert rien.  Pour le coup, j'ai envie de lui dire. J'ai envie de lui présenter le cœur d'une victime de sa lâcheté. Oh, mais comment faire ? Comment puis-je me venger d'une femme qui ne sait même pas de quoi je l'accuse ?

    Aujourd'hui je rassemble mon courage à deux mois. L'attente devient insupportable, et je ne suis pas doué pour trop réfléchir ; je dois agir. Je sais que je ne la tuerai pas aujourd'hui, que je ne poserai pas mes mains sur son cou blanc. Mais rien ne m'empêche d'aller la voir, de semer le doute dans son esprit - et j'accélère le pas, jusqu'à la rejoindre alors qu'elle s'apprête à tourner dans la ruelle de droite. Je marche pendant quelques secondes à ses côtés, puis je l'interpelle : « Eh, vous. Vous me suivez, non ? » C'est faux, c'est moi qui la suis, mais elle ne l'a peut-être pas remarqué. J'ai envie qu'elle me dise, non, c'est vous, avec cette voix si familière aux intonations étrangères. Avec son regard sombre, soutenant le mien avec défi.
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    C'est la seconde fois qu'elle arrive dans ce monde. Bien évidemment elle n'a aucun souvenir ni même connaissance qu'elle a déjà vécu à Pallatine, qu'elle y a eu un enfant et qu'elle s'y est suicidée.

    Arrivée depuis 2032 pour reprendre sa vie à partir de zéro, Katherine est une jeune femme de 21 ans sure d'elle et pleine de vie. Elle commence à travailler comme détective privé indépendant et c'est une experte pour aller fouiner dans les affaires des autres et y dénicher ce qu'ils ne veulent pas dévoiler...
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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Jeu 11 Mai 2017 - 21:50
    If you want to fight then why are you running | Alban Addens & Katherine Millet


    Unacer est un des premiers quartier que l'on m'a conseillé de visiter. Il regorge de trésors et de boutiques en tout genre. Aujourd'hui je ne cherche pas quelque chose en particulier, je tiens seulement à visiter la ville et à prendre mes marques dans cet environnement qui m'est si inconnu. Le fonctionnement est différent, l'architecture aussi, la mentalité des habitants. Rien est comparable à ce que j'ai connu avant le transfère. Il y règne ici une atmosphère que l'on ne peut retrouver ailleurs. A chaque coin de rue des musiques de toutes sortes s'imposant à nos oreilles, des néons lumineux qui -même en plein jour- brillent de toutes les couleurs. Ce quartier n'est pas ce que je pourrais caractériser de paisible mais en revanche je trouve que le terme vivant lui correspondrait bien. Il n'y a pas une ruelle vide et les rues principales regorgent de monde. Dans cette foule on y trouve toutes sortes d'individus. En en dévisageant certains, je me demande de quelle époque ils proviennent ? Pallatine est vraiment un endroit intriguant.

    En ce beau jour ensoleillé je portais un petit débardeur au centre duquel se trouvait la silhouette d'un chat noir -ne critiquez pas mes gouts vestimentaires- avec ma veste en cuir préférée ainsi qu'un short assez court pour découvrir mes cuisses. Je n'étais pas chaudement habillée mais n'étant pas frileuse, je trouvais ma tenue adaptée à une petite virée en ville : confortable mais correcte. Je marchais tranquillement mais d'un pas assurée comme si j'ai toujours su ou j'allais mais réellement, je ne faisais qu'observer et repérer les alentours. Connaître sa ville est la première règle pour pouvoir y habiter. Je ne connais pas grand monde dans cette ville -mis à part l'étrange couple qui m'a rendu visite lors de mes journées à l'institut et que je ne compte pas revoir- mais je ne m'en inquiétais pas. Certains ont essayé de me recruter pour l'un de leurs groupes mais j'en éprouve pas le besoin, je me sais capable de me débrouiller seule.

    Avisant un petit établissement au coin d'une rue, je me dis alors qu'un petit rafraichissement ne pourrait pas me faire de mal. Pourquoi pas ne pas repérer des établissements sympathiques pour me faire ma propre idée de la ville ? On m'en avait conseillé un qui se trouve un peu plus loin mais c'est peut être pas esprit de contradiction, je m'étais décidée de ne pas y aller avant d'en avoir découvert d'autres.

    Me dirigeant vers ce café, un jeune homme m'interpella :

    - Eh, vous. Vous me suivez, non ?

    - Pardon ?

    La manière dont il m'avait appelé me piqua au vif. Peut-être se trompait-il ou était-il paranoïaque -si c'est le cas pauvre de lui, ce n'est pas une maladie que l'on choisi- mais je doute que c'était le cas au regard sombre qu'il fixait sur moi. Je ne l'avais pas remarqué avant qu'il prenne la parole, avec toute cette foule je ne peux pas faire attention à chaque inconnu qui m'entoure. Mais pourquoi donc cette réflexion, il n'était certainement pas devant moi sinon, avec cette foule ou non, je l'aurais remarqué. Je le détaillai rapidement, il n'avait pas l'air particulièrement méchant. Un peu bête peut être ? Mais je n'aimais pas le ton presque agressif qu'il avait employé.

    - Comment aurais-je bien pu vous suivre alors que vous arrivez de derrière ?

    C'était bien impoli d’interrompre les gens dans leurs réflexions ainsi -certes je n'étais pas dans un grand débat intérieur et certes aussi je ne suis pas forcement exemple de politesse mais c'était ma légendaire mauvaise foi qui refaisait surface.
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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Dim 14 Mai 2017 - 20:46
    Je préfère ne pas imaginer le flot de pensées qui traverse l'esprit de Katherine alors que je l'aborde. La surprise dans son regard, la lueur de ses yeux qu'elle oppose habituellement face aux étrangers qui l'interpellent... Je n'ai pas besoin d'entendre ses paroles pour savoir que je ne représente rien à ses yeux. Elle aurait pu me reconnaître, sans savoir qui j'étais, si tant est qu'elle s'était aperçue de ma présence ; toutefois, mon existence ne fait même pas partie de son monde. Je ne sais pas pourquoi cela me fait mal. De me dire qu'elle n'a même pas remarqué que je la suivais, que je l'observais avec détermination, qu'elle n'a pas senti cette aura de meurtre qui m'environne - cela ravive d'anciennes blessures. Je refoule l'envie de fermer les yeux, je refoule cette boule à la gorge qui menace de faire naître mes larmes. Et je reste ferme. Comme j'ai toujours tenté de l'être. Malgré tout, des années après sa mort, elle reste ma faiblesse ; je serre les poings pour être fort, pour rejeter cette marée de souvenirs qui menace de m'engloutir.

    Un autre que moi serait probablement embêté par la logique de sa réponse. Kat, elle sait comment retourner une situation à son avantage ; les choses sont différentes, cependant, je suis capable de percevoir les nuances, les réactions qui varient d'une à l'autre. Ce n'est pas elle, ce n'est pas ma Kat, et si j'en doutais, à présent j'en ai la preuve. Avec un sourire malicieux, histoire de lui prouver que je ne suis pas déstabilisé par ses manigances (et les yeux plein d'orage), je lui réponds : « J'étais devant, avant. J'ai fait le tour pour vous surprendre. » Je dois probablement avoir l'air d'un fou, avec les cernes lourds qui se creusent sous mes yeux, mes cheveux en pétard et l'ombre qui voile mes prunelles. Elle pourra peut-être sentir le mensonge dans ma voix - et oh, est-ce vraiment si grave ? Je n'arrêterai pas de lui mentir, encore et encore, je m'acharnerai à lui cacher la vérité, comme je m'efforce de le faire avec mon fils. Le mien. Je n'ai guère de difficulté à me le rappeler : je sais que cette femme n'a aucun droit sur lui. « Franchement, qu'est-ce vous cherchez ? Pourquoi vous êtes toujours là ? C'est quoi votre objectif ? J'ai pas de pognon, si vous voulez savoir. » Et je manque de dire, j'ai un gamin à élever, mais je me retiens parce que le moment n'est pas venu, parce que je dois lui cacher ce fait pour l'instant. Car si elle découvre la vérité, je ne veux pas qu'elle croit que j'ai tenté de l'attendrir. Ça, jamais.
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    C'est la seconde fois qu'elle arrive dans ce monde. Bien évidemment elle n'a aucun souvenir ni même connaissance qu'elle a déjà vécu à Pallatine, qu'elle y a eu un enfant et qu'elle s'y est suicidée.

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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Lun 15 Mai 2017 - 10:13
    If you want to fight then why are you running | Alban Addens & Katherine Millet


    Ce jeune homme. Il avait comme une ombre dans le regard. Dire qu'il n'était pas heureux serait un euphémisme. Je le voyais dans ses yeux il était rempli de rage, et toute cette colère semblait se diriger vers moi. Pourquoi donc ? Parce que je me trouvais au mauvais endroit au mauvais moment ? Il y a des gens que l'on explique pas. Pourtant c'est mon boulot de les comprendre. Mais quelque chose m'échappait encore...

    -  J'étais devant, avant. J'ai fait le tour pour vous surprendre.

    Il ne paru pas prit au dépourvu après ma réponse mais la sienne était encore plus tiré par les cheveux que ma réflexion. Je le regardai un moment, presque blasé, avant de lui répondre :

    - Dans ce cas, si je vous aurais suivi, vous n'aurez pas pu me surprendre sans que je me rende compte que vous n'étiez plus devant moi... Comme pour expliquer à un enfant, je continuai Le principe de "suivre" une personne est de ne pas la quitter des yeux justement pour pouvoir la suivre...

    Je n'en ajoutai pas plus. S'il était persuadé que je le suivais, rien de ce que je pourrais dire ne pourrait le faire changer d'avis et je perdrais juste mon temps et ma salive. Il y a des gens vraiment bornés dans la vie -et j'en fais parti alors je sais les reconnaître- et ce jeune homme aussi avait l'air du genre à s'accrocher.

    Il avait les yeux cernés et les cheveux ébouriffés. Une attitude énervée... L'apparence même des personnes hantés par de vieux souvenirs qui ne sont pas capable d'oublié ou par de récents problèmes dont ils ne sont pas capable de se débarrasser... Si je pouvais savoir qu'il avait un problème en revanche je ne pouvais rien pour lui : je n'étais pas psy.

    - Franchement, qu'est-ce vous cherchez ? Pourquoi vous êtes toujours là ? C'est quoi votre objectif ? J'ai pas de pognon, si vous voulez savoir.

    Là. Il m'avait perdu. Peut-être me confondait-il avec une autre personne mais même en replongeant dans mes souvenirs, je n'avais aucune idée de qui aurait-il pu être, que ce soit dans ce monde ou dans l'ancien. Son physique ne me disait absolument rien et son discours encore moins. Je n'étais pas du genre à prêter de l'argent et ce n'était certainement pas une personne sur laquelle je devais enquêter -je gardais toujours en mémoire ces personnes là.

    Agressée ainsi,  certaines personnes auraient tenté de le calmer mais j'étais déjà las de son discours. C'était très certainement lui qui m'avait suivi et je n'avais aucune idée de la raison qui l'énervait à ce point ni pourquoi s'en était-il prit à moi mais ce n'était certainement pas mon problème et je comptais bien couper court à la conversation.

    - Écoutez, je pense que vous vous trompez de personne. Je ne vous ai jamais vu, je ne veux rien avoir à faire avec vous donc je vais continuer ma route et vous la vôtre. Aller agresser un autre passant si ça vous plaît tant mais moi j'ai autre chose à faire que d'écouter vos gémissements enragés.

    Avant même de lui laisser le temps de répondre, je lui tourna le dos et entrepris de repartir. Je n'avais rien de plus intéressant à faire à vrai dire mais je n'avais pas envie de me prendre la tête avec un inconnu aussi dérangé. Je me méfiais toute fois quand qu'il ne se serait pas éloigné, même s'il n'avait pas l'air armé son ton agressif pouvait se transformer en acte et je n'avais pas envie de me prendre quelque chose dans le dos...
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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Dim 21 Mai 2017 - 23:17
    Je m'enfonce. Elle doit me prendre pour un fou, enfermé dans ses délires, incapable de reprendre pied dans la réalité et de comprendre à quel point ses illusions sont dérisoires. Elle n'a pas tout à fait tort. Quand je la vois, Kat, j'ai l'impression de sombrer dans la démence, de m'y noyer comme un possédé conscient de son destin, mais incapable de mouvoir son corps afin d'échapper à l’inéluctable. Je sais qu'elle sera ma mort, ma perte, celle qui me fera tout perdre - elle l'a déjà fait une fois. Ma respiration s'accélère, mon cœur s'affole ; non, ce n'est pas que je l'aime, mais je ne la déteste pas tout à fait. Je perds mes moyens face à elle. Je voudrais lui hurler dessus, m'arracher la gorge à coups de mots acides, mais ma voix faible parvient à peine à s'enfuir de ma bouche. Et puis, que puis-je face à sa rhétorique impeccable ? A cause de son argument, je me retrouve lèvres closes, incapable de lui rétorquer quoique ce soit. Si mon regard pouvait tuer, elle serait déjà à terre - mais dans ce monde si réaliste, elle se contente de me dévisager en retour.

    Finalement, elle décide de s'en aller. Elle me tourne déjà les talons, et je sens un goût amer se répandre dans ma bouche. Elle va partir, et je n'aurais le temps de rien faire. Ma situation ne changera pas, je suis toujours coincé avec notre gamin, le seul à devoir assumer les conséquences de la connerie la plus monumentale de notre existence. Même si ce n'est pas elle qui l'a commise, techniquement. Je pourrais m'en aller à mon tour, laisser tomber. Mais le puis-je vraiment, moi qui vis dans le passé ? Le nom m'échappe sans que je ne puisse le contrôler. « Kat. » Je n'avais pas prévu de l'appeler ; à présent, ma couverture est dévastée, je ne peux plus reculer. Alors je m'enfonce dans cette nouvelle opportunité, puisque la porte en est ouverte : « Kat, regarde-moi. » : lui demandé-je d'un ton sec - presque un ordre, mais pas tout à fait, car je n'ai jamais été capable de lui donner le moindre ordre. J'ai toujours été plus faible qu'elle, sans que je ne puisse vraiment dire pourquoi j'ai été celui qui était subjugué par l'autre ; dans le fond, je pense que c'est parce que je lui ai donné un pouvoir sur moi. Je ne sais pas pourquoi. Mais en l'observant, même de dos, même en étant face à une autre Kat qui a eu une vie totalement différente, je pense pouvoir trouver un élément d'explication. Il y a quelque chose qui se dégage d'elle. On sent la force qu'elle dégage ; on devine qu'elle a les moyens d'obtenir ce qu'elle désire. Quant à moi, on voit très bien que je ne suis qu'un enfant qui râle de ne pas obtenir ce qu'il désire. Quand je la vois, j'ai l'impression de n'avoir jamais changé.

    A présent je veux savoir. Ce qu'elle fait là. Si elle a choisi de venir. Si elle a conscience de ce passé qui n'est pas le sien. Si elle a une idée de la place que j'ai occupé dans son autre vie, de la place qu'elle occupe encore dans la mienne.
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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Lun 22 Mai 2017 - 11:28
    If you want to fight then why are you running | Alban Addens & Katherine Millet



    Il ne fit pas mine de vouloir m'attaquer par derrière aussi j'allais m'en aller d'un grand pas mais ce qu'il dit me fit m'arrêter.

    - Kat.

    Comment connaissait-il mon nom ? J'étais sur et certaine de ne l'avoir jamais rencontré, que ce soit dans ce monde ou le précédent. Pourtant lui avait l'air de me connaitre.

    - Kat, regarde moi.

    Ce n'était pas pour suivre son ordre mais je me retournai. Comment ce putin de gamin connaissait-il mon nom ? Je n'étais pas arrivée il y a bien longtemps pour que des gens le fasse circuler. Mais en se renseignant bien il est vrai qu'un nom n'était pas si difficile à obtenir... Je le regardai alors droit dans les yeux -puisque c'était lui même qui m'avait demandé de le regarder je n'allais pas me priver. Ignorant alors les passants qui nous bousculaient parfois, j'avançai de nouveau vers lui. J'étais plus petite que lui mais cela ne me dérangeais pas pour le regarder de haut, d'un air hautain.

    - Je vois que finalement ce n'était pas moi qui vous suivais mais bien vous. Maintenant dîtes moi pourquoi que l'on en finisse.

    Il avait lui même avouer la suivre en connaissant son nom. Cela m'intriguais. Je n'étais pas encore en ces lieux depuis assez longtemps pour me faire des ennemis donc ce qu'il avait avoir à faire avec moi devait relever du privé. Mais pourquoi donc s'est-il intéressé a moi, avec toutes les personnes qui se trouvent en ce monde il a bien fallu que je me coltine le plus pénible des tarés. Je soupirai pour moi même et attendis sa réponse les mains sur les hanches. Et selon ce qu'il allait me dire je n'étais pas sur de la manière dont les choses allaient se terminer. Je n'appréciais pas être suivi en douce, ou même espionnée ou tout simplement être l'objet de l'intérêt d'un gamin pareil.

    - Je suis sure et certaine de ne jamais vous avoir rencontré, vous ne pourrez pas me faire croire le contraire mais dans ce cas comment connaissez vous mon nom ? Je m'en contre fiche que vous soyez un stalker ou tout simplement un gamin qui veut me faire perdre mon temps mais allez y et dépêchez vous. Vous avez mon attention, c'est ce que vous voulez non ? Alors profitez en.  



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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Mer 24 Mai 2017 - 21:59
    Son prénom envolé de mes lèvres stoppe son mouvement. La force à s'arrêter et à me prêter toute son attention. Et pour moi, c'est déjà une belle victoire. Minuscule, certes, quasiment négligeable - mais indéniablement une réussite. Je devine la surprise qui s'empare d'elle, ces questions qui subitement se bousculent dans sa tête, sans qu'elle ne puisse y trouver de réponses - car la seule réponse est au delà de ce qu'elle envisage. Cela n'est guère suffisant et ne me confère pas un pouvoir extraordinaire ; c'est juste assez pour qu'elle m'écoute et pour qu'elle accepte ma présence. Elle devra reconnaître mon existence, Kat. Même si elle n'est pas directement responsable de mes malheurs, elle n'est jamais que la version parallèle d'une Kat que j'ai connue, une version que je n'ai aucun désir de reconnaître. Juste de détruire. Quand elle se tourne vers moi, je veux lire de l'inquiétude dans ses yeux. Ou de la colère sur son visage. Qu'importe. Je veux qu'elle réagisse, je veux qu'elle soit enfin à mon niveau. Je veux qu'elle soit déstabilisée.

    Pourtant elle ne semble pas particulièrement ébranlée. Peut-être un peu étonnée, c'est vrai, mais pas ébranlée. Je retiens un grognement à grand peine. Même cette Katherine-là, je ne peux pas la faire réagir ? J'en ai assez, moi, j'ai un gamin à ma charge parce que je me suis laissé embobiné par une jeune fille que j'ai trop aimé, et qui ne m'a jamais dit que nos sentiments étaient réciproques. De trop nombreuses fois, je me suis dit que j'étais plus amoureux qu'elle - raison pour laquelle j'en suis sorti perdant. Je suis aussi, peut-être, moins intelligent qu'elle. Du coup, autant avouer que je la suivais, par omission - en ignorant complètement sa remarque, mais sans nier pour autant. Si je dois la conduire en enfer, je devrais peut-être ne pas cacher mes intentions. « Très bien. Alors ceci est un avertissement. »

    Je ne dirais pas que je change d'attitude. Je voudrais croire que ma posture change et que je deviens tout à coup menaçant. Je pense que mon agressivité exacerbée se remarque, en revanche. Cette animosité que je me suis efforcé de contrôler jusque là, pour nouer le contact, et que je relâche tout à coup, n'en tenant plus. Je la hais. Pourquoi le cacher ? Je la hais parce qu'elle m'a fait souffrir, même si ce n'était pas elle. Mes poings se serrent, prêts à frapper tels des serpents fondant sur leur proie. Mes sourcils se froncent, ma bouche se tord. « Casse-toi de Pallatine. Dès que tu peux. Je m'en fous d'où tu vas, tu peux aller te noyer dans la mer pour ce que je m'en soucie. Mais reste pas dans le coin. Si tu passes devant moi, je te pète la gueule. Si tu passes devant mon gamin, je te bute. » Bon, au temps pour la subtilité. Mais je crois que je n'arriverai à rien, sinon. Et puis, je sais très bien ce que je désire : qu'elle sorte de ma vie. Je me trouve déjà bien magnanime de lui proposer une alternative dans laquelle elle reste en vie et je retourne à mon quotidien tranquille. A mon avis, elle n'est pas présente en ville depuis longtemps (bien sûr, je peux me tromper, mais je la croise souvent depuis un laps de temps assez court, donc au pire elle ne vient pas dans mes quartiers de prédilection depuis un bail), elle peut donc très bien s'en aller. En dehors, il y a de jolis champs, de petites fermettes toutes mignonnes, et des parents qui l'aiment ; que peut-elle demander de plus ? Elle devra s'en contenter, sinon, je risque de péter un câble. Et ça se terminera mal.
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    C'est la seconde fois qu'elle arrive dans ce monde. Bien évidemment elle n'a aucun souvenir ni même connaissance qu'elle a déjà vécu à Pallatine, qu'elle y a eu un enfant et qu'elle s'y est suicidée.

    Arrivée depuis 2032 pour reprendre sa vie à partir de zéro, Katherine est une jeune femme de 21 ans sure d'elle et pleine de vie. Elle commence à travailler comme détective privé indépendant et c'est une experte pour aller fouiner dans les affaires des autres et y dénicher ce qu'ils ne veulent pas dévoiler...
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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Lun 29 Mai 2017 - 14:22
    If you want to fight then why are you running | Alban Addens & Katherine Millet



    Sa posture se fit plus assurée et le regard noir qu'il me lançait n'avait rien d'amical. Une autre personne se serait méfiée et aurait reculée de quelques pas, je ne connaissais pas assez ce garçon pour être sure qu'il ne lèveras pas le poing sur moi. Mais je ne voulais pas reculer face à un type pareil. Tout dans son attitude m'agaçait et en quelques minutes seulement il commençait à venir a bout de ma patience.

    - Très bien. Alors ceci est un avertissement. Casse-toi de Pallatine. Dès que tu peux. Je m'en fous d'où tu vas, tu peux aller te noyer dans la mer pour ce que je m'en soucie. Mais reste pas dans le coin. Si tu passes devant moi, je te pète la gueule. Si tu passes devant mon gamin, je te bute.

    Sa réponse me laissa sur le cul. Pas littéralement non, mais pendant un instant je laissai apparaître ma surprise sur les traits de mon visage. Mais elle laissa très vite place à la colère.

    Son ton était quelque chose qui m'était familié, je l'employais très souvent et on m'avait plus d'une fois adressé la parole avec. Aussi ce n'était pas ça qui me sidérai le plus mais les mots qu'il utilisa. Une menace. Il était en train de me menacer et voulait que je quitte la ville ? Il s'était pris une brique sur la tête c'était pas possible autrement.

    Serrant à mon tour les poings et me fichant complètement des regards des passants qui s'étaient arrêtés pour écouter d'une oreille curieuse notre conversation, je lâchai a mon tour.

    - Partir de Pallatine ? Mais en quel honneur ? Certainement pas pour faire plaisir à un gamin comme toi -au diable la politesse- Je te connais pas, j'ai pas de compte à rendre ni à toi ni à personne. Où que j'aille, c'est mon choix et je ne vais certainement pas écouter un morveux colérique et complétement paumé.

    Je n'avais pas compris la partie concernant le gamin mais en revanche j'avais très bien entendu les deux phrases qui l'entouraient.

    - Si tu crois que tu me fais peur avec ta mine d'adolescent prépubère tu te met le doigt dans l’œil.  Tu veux me buter ? Vas y qu'est ce que t'attend ? T'as même pas les couilles de porter la main sur une fille, tout ce que t'as c'est de la gueule !

    Si je faisais exprès de le provoquer ? Bien évidemment. J'étais ce genre de personne inconsciente qui s'attire toujours des ennuies pour avoir la langue bien pendue c'est connu. J'ai déjà vécu des situations pires que celle là, si il me frappait, si il osait et si il était assez bête pour le faire, j'avais toute la foule comme témoin comme quoi il avait commencé le premier et même si je n'étais pas spécialement musclée je me ferais un plaisir de lui renvoyer son coup. Il faut se méfier, les filles en colère ça peut faire mal aussi.

    J’eus un sourire malsain, ça y est il m'avait vraiment énervée avec sa menace à deux balles. Rien à foutre de la politesse, je pouvais vraiment être méchante quand je le voulais.

    - Oh laisse moi deviner ! Tu t'es fais plaqué par ta nana et t'as pas les couilles de t'en prendre à son nouveau mec que tu viens harceler une pauvre petite demoiselle pour te venger c'est ça ? -Prenant un air faussement compatissant- Pauvre chou...


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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Mar 30 Mai 2017 - 19:03
    Voilà, c'est dit, j'ai déballé mon sac. Est-ce que je me sens mieux, du coup ? Pas vraiment. J'ai plutôt l'impression de faire du surplace, comme si toute ma sincérité ne pouvait servir à ébranler le mur qui se dresse devant moi. Et pour que je la compare à un mur, Kat, c'est que vraiment son existence me pose problème. Les obstacles, en général, je peux très facilement les surmonter, il me suffit de passer dessus - et tant pis si je les écrase un peu, la plupart du temps je n'en ai cure. Je ne suis pas quelqu'un de délicat, elle le savait à l'époque ; et mon gamin en a bien conscience, je suis le papa rustaud qui ne sait pas comment le réconforter, qui ne sait que chasser les monstres qui se cachent sous son lit. Le problème, c'est que cette femme est comme mon enfant, je suis trop attaché pour les balayer de ma vie d'un simple revers de la main. Je sais qu'elle ne sera pas convaincue par mon ton : pas besoin de la connaître de l'enfance pour remarquer que mes menaces seront insuffisantes. Et d'ailleurs, je ne m'y trompe pas. Elle ne me connaît pas, dit-elle - et ces mots, plus que tout le reste, me font l'effet d'un couteau planté en plein cœur.

    Elle ne me connaît pas.

    Elle est toute ma vie, tout ce qui a jamais compté pour moi et tout ce qui m'a fait souffrir - la raison de mon existence actuelle, même - mais pour elle je n'existe pas. Je ne suis qu'un gamin colérique qui se dresse sur son chemin, et qu'elle peut aisément contourner. Elle n'a d'ailleurs pas tout à fait tort, les raisons de ma fureur sont puériles, et je sais que je manque cruellement de maturité à ce sujet. Elle doit me trouver absurde, ne pas comprendre pourquoi je m'acharne. Mais ce n'est pas une question de raison, à ce stade, je n'agis plus qu'à l'instinct - cet instinct qui me supplie de me venger, de l'effacer de ma vie, de reproduire le spectacle de son corps sans vie s'offrant à mon regard effaré. Elle ne se rend pas compte que si je ne l'attaque pas, ce n'est pas par lâcheté : des filles, j'en ai déjà frappé - sauf devant le gamin, j'essaye quand même de lui donner un semblant d'éducation convenable et je ne bats personne sous ses yeux -, je ne me retiens que parce que je sais que je ne pourrai plus le faire une fois dans ma lancée. Je me perdrai, m'empêchant de songer à m'arrêter, me noyant dans une avalanche de coups de poings dont je serais aussi bien l'auteur que la victime. Alors je résiste tant bien que mal à la tentation, même si sa façon de me provoquer marche beaucoup trop bien à mon goût. J'ai envie de lui fermer la bouche. Définitivement. « Je... » : commencé-je, mais elle ne me laisse pas le temps de terminer. Et là je vois rouge.

    J'envoie mon poing dans le mur à côté de moi ; le choc éclate ma peau et laisse de fins filets rouges perler le long de mes doigts, sans que je ne ressente rien. Comme si ma main était engourdie. « T'as pas de mec, imbécile. » Puis je me rends compte qu'elle ne comprendra sans doute pas ce que je vais dire, ou peut-être que ce sera trop explicite. D'une certaine manière, je n'ai pas envie qu'elle sache que je l'ai aimée. Elle pourrait s'en servir contre moi ; je ne sais pas comment, mais je suis persuadé qu'elle trouverait, elle. M'efforçant de respirer un bon coup, je reprends, à peine calmé : « Ah, oui, c'est vrai, j'ai été plaqué, et alors ? c'est tellement facile pour toi, de ne rien savoir. Comme nana tu es tellement minable. Tu crois que je t'agresse gratuitement, comme ça, juste parce que je suis frustré. J'envie ton innocence. » Je crache la dernière phrase, mon expression contredisant ce que je veux d'affirmer - et pourtant, je suis sans doute sincèrement envieux. Moi aussi, je veux oublier. Je voudrais être comme elle, la regarder et ne pas savoir qui elle est. Peut-être tomberais-je encore amoureux d'elle - j'en serais bien capable. Toutefois, sans notre passé commun, cela n'aurait pas vraiment d'importance. « Demande-toi plutôt pourquoi est-ce que je te menace plutôt que de te tuer tout de suite. » : dis-je, et même si vous trouvez cela stupide, comme réflexion, pour ma part je la trouve extrêmement intelligente. Je suis sûr qu'elle va réfléchir et comprendre que j'en sais plus long qu'elle ! Et alors, elle saura qu'il ne faut pas me prendre à la légère.
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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Ven 2 Juin 2017 - 10:14
    If you want to fight then why are you running | Alban Addens & Katherine Millet


    Son poing alla rencontrer le mur. Je poussai un soupire de soulagement intérieur en espérant qu'il ne recommence pas avec mon visage. Même si c'était moi qui l'avais provoqué je n'aime pas recevoir des coups, ça parait normal non ? Je ne compris pas la raison de la phrase qui suivi mais il repris vite :

    - Ah, oui, c'est vrai, j'ai été plaqué, et alors ? c'est tellement facile pour toi, de ne rien savoir. Comme nana tu es tellement minable. Tu crois que je t'agresse gratuitement, comme ça, juste parce que je suis frustré. J'envie ton innocence.

    Je souris, ce garçon avait l'art de m'énerver -et à en voir sa réaction la réciproque était aussi vraie. J'avais envie de le pousser à bout tout comme il me pousse à bout mais cela aurait été puéril. Une petite voix au fond de moi me disais que si je continuais à surenchérir il en ferait de même et la "conversation" ne se finirait jamais. Mais la situation commençait sérieusement à me gonfler. Je n'avais même plus envie de trainer dans les rues, j'avais juste envie de rentrer chez moi -et rager toute seule dans mon coin.

    - Demande-toi plutôt pourquoi est-ce que je te menace plutôt que de te tuer tout de suite.

    Je soupirai, cette fois bien visiblement. Des raisons pour ne pas me tuer immédiatement ? Les gens peut être ? Si je m'apprêtais à commettre un meurtre j'éviterais de le faire devant autant de témoins ni même à crier des menaces dans la rue. Soit il ne passerait pas à l'acte, soit il était encore plus taré que ce que je pensais.

    - Très bien, puisque ça te fait plaisir.

    J'étais redevenue calme. Qu'est ce que c'est étrange les sauts d'humeurs chez les filles, il y a quelques minutes j'étais assez énervée pour me donner en spectacle mais là j'étais juste lasse. Et énervée quand même en fait. Mais lui crier dessus n'allait me mener nul part, j'en avais la certitude.

    - Pourquoi tu me menaces ?  

    Mais comme j'ai la langue bien pendue, il faut toujours que j'en rajoute...

    - Je ne comprend rien à ce que tu blablates et franchement, j'en ai rien à foutre. Pour moi oui tu m'agresses gratuitement, je n'ai rien fait pour mériter ça, je ne te connais pas et même si tu as l'air de me connaître je me fou royalement du comment. Si ça peut te faire plaisir de geindre et de me raconter ta vie ou n'importe quoi peu importe. Mais fait vite et après laisse moi tranquille.

    J'aurais pu rajouter un s'il te plait ? Mais non parce qu'il ne le mérite pas.

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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Dim 4 Juin 2017 - 12:53
    Oh, comme j'aimerais qu'elle prenne la peine d'écouter ce que j'ai à lui dire. Qu'elle se dise que j'ai peut-être de bonnes raisons de ne pas garder mon calme, de céder à la colère que j'ai su taire pendant des années. Je ne suis pas apte à me maîtriser, c'est donc un miracle que j'ai pu tenir aussi longtemps sans rien dire. J'ignore d'où je trie cette force ; peut-être me vient-elle d'un enfant aux yeux de velours, qui malgré son jeune âge, m'observe de l'air grave de celui qui en a déjà trop vu. Mais à présent, elle vole en éclats. J'ignore comment je suis censé réagir en voyant la femme qui s'est suicidée devant moi, insensible à mes récriminations ; toutefois, je suis à peu près certain que je ne me montre guère raisonnable. Et je m'en fous. A présent, je lui ai posé une « colle », et si elle ne peut pas trouver une réponse convenable à ma question, alors j'aurai gagné. Elle ne se rend d'ailleurs pas compte que je ne me retiens pas par compassion ou par peur de détruire ma vie. Je connais cette ville assez pour savoir que le meurtre y est toléré, tant qu'on ne s'en prend pas à la mauvaise personne. Et je la connais assez pour savoir qu'elle n'appartient probablement à aucune diaspora. Alors je pourrais. Ce qui me retient, c'est la main d'un enfant.

    Bouillant toujours de colère, je m'efforce de la contenir comme je le peux. Mon poing s'est éraflé contre la surface du mur, et je devine plus que je ne ressens la peau égratignée, rougie par l'impact. Je ne m'en soucie pas. Je ramène lentement le bras le long de mon torse, indifférent à l'élancement de la main blessée. Je n'ai d'yeux que pour elle. Elle à qui je ne veux rien dévoiler, alors même que je ressens le besoin qu'elle me comprenne. « Tu ne te souviens pas de moi. » Je m'étonne de pouvoir le dire sans amertume aucune, comme si j'avais fini par accepter cette idée. Combien d'années se sont déroulées, déjà ? Je ne peux plus vraiment m'en souvenir, je ne compte pas. Mes souvenirs sont vagues, brumeux ; je me souviens d'un corps sans vie m'imposant sa présence par son odeur terrible de cadavre, sa pâle d'outre-tombe. Rien que d'y penser, la nausée me vient. Je passe la main sur mon visage ; je le trouve glacé contre ma chair meurtrie. « Ce qui ne veut pas dire que tu n'as rien fait. Alors tu es prévenue. La prochaine fois, je ne recule pas. » Je sais que l'on tourne en rond, alors je ne vois pas l'intérêt de continuer sur ce chemin. Cette fois, c'est moi qui m'en vais. Je tourne les talons sans un regard en arrière ; de toute façon, je doute qu'elle va m'appeler. Elle souhaite que je la laisse tranquille, non ? Alors je vais le faire. Je ne la suivrai plus. Mais elle n'a pas intérêt à s'en plaindre ou à oublier que j'ai été là. Au fond de moi, je me sens fébrile. J'ai surtout l'impression de m'être ridiculisé face à elle, d'être passé pour un garçon irrationnel et colérique. Curieusement, cela me fait plus mal que je ne m'y attendais.
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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
    le Mer 7 Juin 2017 - 10:43
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    Lorsqu'il me tourna le dos je soupirai. J'en suis enfin débarrassée. Mais qu'est ce qu'il me voulait ce gars là ? A part me menacer et me crier toute sa rage à la figure. Je ne comprenais pas. Vraisemblablement il me connaissait -et me vouait une rancune sans pareille. En le regardant s'éloignait je replongeais dans mes souvenirs en quête d'un indice sur l'identité de ce garçon mais rien ne me vint. Je ne l'avais rencontré ni dans ce monde ni dans le précédent. Une tête à claque comme lui je m'en serait souvenu... Alors pourquoi donc lui me connaissait-il ? Même s'il avait fait des recherches sur moi pour avoir des informations je doute qu'il y en avait beaucoup à Pallatine et quand bien même quel était donc la raison ? Je ne lui avais rien fait : je m'en serais souvenu quand même ! Bon sang, comment une simple rencontre peut bousiller mon après midi et mon humeur à ce point ? Il était peut-être tout simplement tombé sur la tête... Oui, c'était cette version que je préférais.

    Je haussai les épaules et me retournai à mon tour pour poursuivre mon chemin. Non je n'allais pas laisser un gamin comme lui gâcher ma journée ! J'avais encore deux trois trucs à faire en ville et j'avais bien l'intention de ne pas me prendre plus la tête. Et même j'allais mettre de côté cette rencontre ! Hors de question de déprimer pour ça !

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    Re: if you want to fight then why are you running (kat)
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