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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Pour up - Ft. Tae Joon

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Personnage : Tae Jung n'avait rien demandé et pourtant on lui a tout volé. Tout droit venu de Corée du Sud, juriste fraichement diplômé il se retrouve perdu dans une ville qui le dépasse. En deuil de tout ce qu'il a perdu, des amis qu'il a laissé derrière lui son visage est distant et ses moues boudeuses. Aussi s'est-il décidé de se concentrer sur le travail, de s'enrichir et de ne plus penser à rien : surtout pas à lui, surtout pas à eux. Surtout pas à tout ce qui existait avant et tout ce qui pourrait exister maintenant.
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posté le Dim 18 Juin 2017 - 21:41 (16)
« Je ne dis pas non à un repas gratuit. » plaisante gentiment Tae Joon, ne concevant pas une seconde de se laisser offrir le repas par son client. Ne se séparant jamais de son portefeuille, ce dernier est soigneusement rangé dans la poche de son pantalon. Et il aimerait demander s’il mange coréen, ou pourquoi pas vietnamien : se retient cependant, ne sachant pas si cela serait perçu comme déplacé ou non. Que se serait-il passé, s’ils étaient nés à la même époque, au même endroit ? Seraient-ils devenus amis ? Aurait-il pu quitter ce costume serré et s’habiller plus confortablement ?

Nostalgique car seul, Tae Joon s’imagine une vie parallèle où tout serait différent. Il aimerait pouvoir montrer à Sungmin les merveilles de leur pays, les endroits typiques et restaurants en coin de rue où tous se retrouvent le soir venu. Ici il se sent si mal à l’aise, ne mange que peu et digère mal. La cuisine de sa mère lui manque et déraciné il a du mal à trouver un endroit lui proposant des menus qui lui rappellent son chez lui d’avant.

Secouant la tête, il se repositionne dans le fauteuil, rangeant son badge et saisissant son verre, jouant distraitement avec : « C’est un choix à faire. J’ai l’impression que si on décide de faire un pas de travers, de fermer les yeux pour cette fois, on continuera sur la lancée et ne retrouvera plus le chemin qu’on avait auparavant choisi d’emprunter. Je m’étais personnellement éloigné du côté très justice de mon corps de métier, mais à présent je pense que je n’aurais pas de mal à tenir le cap et rester droit. C’est quand on voit une ville comme Pallatine où il n’y a ni loi ni ordre qu’on comprend et le sens et l’importance du métier. » Souriant, son ton est neutre, démontrant de sa volonté de quitter ce côté sans doute trop sérieux qu’a pris leur conversation. Il voit bien qu’au fond le natif est mal à l’aise, et dans un désir de l’épargner Tae Joon essaie de changer : « Nous avons le même âge, comment veux-tu que nous soyons si différents ? » Taquin sa moue se fait le temps d’un instant joueuse. « Dans d’autres circonstances ce simple fait aurait pu nous lier tels les doigts de la main ! » Et c’était vrai : quel soulagement était-ce de voir sur son lieu de travail quelqu'un partager ce point commun. On pouvait laisser tomber les formules de politesse et passer ainsi à un stade plus intime de la relation. Avoir le même âge, c’était un peu être dans le même bateau, être ensemble contre tous. On pouvait, à l’université, soupirer en coeur de ces sunbaes abusifs et de ces hoobaes naïfs. Il n’y avait rien de plus confortable que de se retrouver face à une personne ayant « mangé le même nombre de bols de riz » comme ils plaisantaient souvent lors de jeux, tous réunis.

Et il aurait soudainement aimé lui dire, d’un coup : tu sais Sungmin, ici je n’ai personne. Alors peut-être toi, tu aurais pu être quelqu’un, quelqu'un pour moi. Mais les choses font que nous nous sommes rencontrés ainsi, avec ce verre épais nous séparant. Et je ne suis pas assez fou pour le briser d’un coup, mais en moi il est douloureux de voir quelqu'un qui me ressemble et qui pourtant m’est inaccessible car je dois rester sérieux car nous sommes dans une relation d’avocat-client et — tout est si compliqué.

Tout est trop compliqué.
Je suis fatigué.

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Personnage : Héritier d'une fortune construite par ses parents dans le monde du spectacle. Sungmin vit dans un monde d'apparences.
C'est le gosse de riche typique qui ne se rend pas compte des injustices autour de lui. C'est l'élitisme pur. Une certaine cruauté dans son regard du monde extérieur à sa sphère ultra-privilégiée.
C'est encore un jeune qui n'est pas prêt à assumer toutes les responsabilités qui lui tombent dessus, mais déterminé à faire de son mieux. Le désir de faire son propre nom.
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posté le Jeu 22 Juin 2017 - 3:09 (17)
Encore une fois, Sungmin écoute, attentif à ses explications. Hoche la tête, les lèvres pincées, réservé. Oui, toutes ces histoires de droiture, de chemin tracé sur un fil de fer le rendent quelque peu mal à l'aise. Il n'est pas prêt à subir un examen de conscience, pas aujourd'hui en tout cas - et disons que les quelques commentaires de Tae Joon lui ont suffis, qu'il a déjà sorti assez longtemps de sa zone de confiance. Heureusement pour lui, le juriste lit bien son esprit et s'empresse de dévier le sujet - enfin, il parvient à lui donner une tournure beaucoup plus légère. Cela fait sourire Sungmin, le détend immédiatement. Partiellement. Ses paroles le hantent encore - continueront sans doute pour tout le reste de la soirée. La manière dont il parle de Pallatine, de son chaos... Il n'y a jamais réfléchi lui-même, évidemment, et étant un natif, il n'a jamais eu de base de comparaison. C'est dans une ville « où il n'y a ni loi ni ordre » qu'il a grandi. Et il n'a jamais vu cela comme une mauvaise chose - seulement sa réalité, réalité dont il sait tirer profit. Oh, la crise existentielle est encore très loin du jeune héritier - mais l'idée que son monde puisse paraître anormal à un autre le trouble plus qu'il ne le devrait. Peut-être est-ce parce que ces mots sortent de la bouche d'une personne qui, d'apparence, lui ressemble.

Mais digne de lui-même, lorsqu'une perche lui est tendue pour se sortir d'un mauvais pas, il la saisit. Il décide d'oublier momentanément ces réflexions trop sérieuse pour cette soirée, et de se concentrer sur ses dernières paroles. Même s'il est encore question « d'autres circonstances » qu'il saisit pas, d'une référence à un ailleurs inconnu, il décide d'entrer dans le jeu. La même moue se reflète sur son visage alors qu'il penche sa tête vers la gauche. « Et pourquoi ça ne serait pas le cas ? » Question posée en toute innocence. Il ne comprend pas tous les enjeux qui se trouvent derrière celle-ci - ou peut-être que si, en fait. Peut-être qu'il ne fait cela que par défi, pour (enfin ! ) le détacher un peu de ce monde qui le ramène toujours en arrière - car Sungmin n'aime pas les nostalgiques. Et honnêtement, il ne comprend pas en quoi ce rapport devrait être si différent. Ils sont dans une relation professionnelle, certes, mais n'est-ce pas justement Tae Joon qui lui dit de travailler sur son image, de charmer son entourage ? Et bien cela commence maintenant !

Il repose son verre sur la table et se lève. Il a toujours été incapable de passer un coup de téléphone assis, allez savoir pourquoi. L'appareil en main, il fouille dans son historique d'appel, relève les derniers restaurants chez qui il a appelé. Ne pas prendre encore et toujours la même chose, c'est un caprice stupide mais, hey, que voulez-vous ? Il est Sungmin et il peut bien faire ce qu'il veut. Alors après une petite recherche sommaire, il finit par retrouver un restaurant qui lui semble idéal.

« Du chinois, ça te dirait ? Ou si ça ne te plait pas il y a du thaï... »


Spoiler:
Je dédie cette chanson à Tae Joon :
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Personnage : Tae Jung n'avait rien demandé et pourtant on lui a tout volé. Tout droit venu de Corée du Sud, juriste fraichement diplômé il se retrouve perdu dans une ville qui le dépasse. En deuil de tout ce qu'il a perdu, des amis qu'il a laissé derrière lui son visage est distant et ses moues boudeuses. Aussi s'est-il décidé de se concentrer sur le travail, de s'enrichir et de ne plus penser à rien : surtout pas à lui, surtout pas à eux. Surtout pas à tout ce qui existait avant et tout ce qui pourrait exister maintenant.
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posté le Dim 25 Juin 2017 - 0:48 (18)
« Tu sais Sungmin j’aurais aimé que nous nous rencontrions dans d’autres circonstances. Peut-être alors me serais-tu apparu comme moins distant. Car tu es là, tu es là et pourtant je ne peux rien faire. Tu n’es qu’un énième client, un homme que je me dois de voir sans visage. Et il y a bien certaines relations d’ordinaire professionnelles qui basculent vers quelque chose de personnel, mais est-ce vraiment nous ? Est-ce ce qui nous attend ? Je me demande si, en Corée, nous nous serions aimés. Ici je suis seul, je suis perdu : ici tout m’apparait comme étranger. Alors quand je te vois je reconnais mon chez moi, et pourtant tu n’es pas de là-bas. Tu me parles de commander du chinois ou du thaï et j’en crisserais des dents si je ne devais pas faire bonne figure. Sais-tu seulement à quoi ressemble la nourriture chinoise ? Hormis le canard laqué je ne vois pas de quoi tu parles : c’est mauvais, et tout le monde le sait. Tu dois être comme certains de ces occidentaux qui confondent le chinois et le vietnamien, qui ne savent même pas que les nouilles ne viennent pas forcément du Japon. Enfin. Je soupire intérieurement et me dis que finalement notre présent n’est pas si mal.

Là-bas nous ne nous serions peut-être pas aimé.
Peut-être n’aurais-tu pas tout eu, peut-être que la loi t’aurait rattrapé : peut-être n’aurais-tu été entouré que de personnes intéressées. Quoique, c’est peut-être déjà le cas ici : le monde dans lequel nous sommes a changé, mais les hommes, pas. Je te souris et je finis par te répondre : « Thaï, vietnamien, coréen : tout me va. » J’omets poliment ta première suggestion, priant pour que tu ne le remarques pas.

Et alors que tu te lèves et t'écartes, le téléphone à la main, je t’observe. Je ne sais pas quoi rajouter et pense donc à des et si à l’infini. Je n’aimais pas tant rêver auparavant, mais ici cela m’apparait comme une nécessité. Imaginer ce qu’il pourrait se passer, aurait pu arriver : je ne sais pas, cela me calme. Comment m’aurais-tu perçu si nous nous étions rencontrés pour la première fois dans une toute autre situation ? Si, par exemple, j’aurais porté des vêtements moins formels, aurais endossé mon sweat-shirt préféré et collé une casquette sur le haut de ma tête ? Que nous serait-il arrivé ? Maintenant j’ai l’impression que nous sommes piégés et qu’il faudrait être fou pour briser ce fin verre nous séparant. Je me répète, je le sais, mais c’est comme ça. Je n’ai pas l’habitude d’être seul et cette solitude me pèse, me fait tourner en rond : bientôt je serai fou et tout sera foutu.

Je macère, je macère et je me perds.
J’ai l’impression qu’une éternité est passée depuis que je t’ai parlé pourtant tu ne sembles pas avoir bougé. Je pense trop, et je m’étonne de ne jamais développer de grosses migraines : j’aimerais faire taire ces bruits qui jamais ne cessent, ces idées qui me suivent puis me hantent. Je suis las et j’aimerais tout arrêter, tout laisser tomber. Il me faudrait être riche pour être si sot, pour tout faire voler en éclats. Pourtant cela m’attire, pourtant je me dis que ce ne serait pas plus mal. Qui me dit de mener une vie si sérieuse ? Qui me dit, oui, de me tuer une fois de plus au travail ? J’aime ce que je fais, c’est indéniable, sinon je ne le ferais pas : mais ici tout n’a-t-il pas perdu son sens ? J’ai envie de me rouler en boule j’ai envie de crier d’hurler j’ai envie de me mettre à courir et de fuir.

Mais je nais pas envie de mourir — et donc, je reste là. Je reste là et je ne bouge pas je continue de vivre et pourtant j’ai l’impression de ne plus respirer j’ai l’impression de ne plus exister et pourtant oui encore et encore je reste là. Et j’ai envie d’amis j’ai envie de personnes qui me comprennent, j’ai envie de rire et toi tu es là tu as mon âge et pourtant alors que tout nous oppose, aveugle, je ne vois que nos maigres ressemblances. Je t’aurais peut-être détesté là-bas et toi de même mais je suis désespéré et tes traits familiers m’attirent et me tuent et j’ai envie de tout envoyer en l’air j’ai envie d’une présence, oui. J’ai envie de rire comme je le faisais et de me sentir heureux et complet comme je l’étais. J’ai envie d’entendre ma mère au bout du téléphone et de deviner son sourire, de me la représenter assise sur les planches en bois, ses pieds se balançant distraitement.

J’ai envie de choses que je ne peux plus avoir et j’ai envie de choses que je pourrais avoir et qui pourtant ne viennent pas. Et toi tu es là (encore) et tu me nargues, tu as tout mais peut-être pas mais je m’en fous et je suis fou. Je me passe une main fébrile sur le visage et ferme les yeux un instant. Je dois me reprendre même si je n’en ai pas envie, et c’est sans doute car en effet, je n’en ai vraiment pas envie que je finis par lâcher : « Car tu t’imagines assis à ton bureau, moi posé sur l’angle, en jogging, jouant avec les cordons de mon sweat ? »

J’avais failli basculer un mon cul à la place de moi, mais ma conscience hurlant, je n’avais dépassé les bornes. Mon visage impassible devait contraster avec mes propos et c’était avec grande peine que j’avais laissé surgir une ombre de sourire narquois.

Pourquoi pas, disait-il.
Il allait comprendre.

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Personnage : Héritier d'une fortune construite par ses parents dans le monde du spectacle. Sungmin vit dans un monde d'apparences.
C'est le gosse de riche typique qui ne se rend pas compte des injustices autour de lui. C'est l'élitisme pur. Une certaine cruauté dans son regard du monde extérieur à sa sphère ultra-privilégiée.
C'est encore un jeune qui n'est pas prêt à assumer toutes les responsabilités qui lui tombent dessus, mais déterminé à faire de son mieux. Le désir de faire son propre nom.
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posté Hier à 4:53 (19)
Tellement insouciant, Sungmin ne se rend pas compte de ce qui bouille à l'intérieur du juriste. Non ; sa réalité est si éloignée de la sienne qu'il ne parviendrait même pas à imaginer un quart de ses soucis, des mille et un scénarios qu'il se construit, l'univers des possibles qu'il explorer au risque de s'y perdre. En fait, dès qu'il a sa réponse (à laquelle il répond par un OK formé par sa main), il ne lui porte plus la moindre attention. Son plus gros soucis, c'est de choisir quoi manger. Il faut dire, Tae Joon ne l'a pas vraiment aidé. « Tout me va », ce n'est pas vraiment une réponse. Que sait-il alors de ses préférences alimentaires ? Oh, du premier coup d'oeil, il se doute bien qu'il ne doit pas manger n'importe quoi (il a cet air de grand du monde (ou de wannabe), probablement que cela lui vient de son passé sur Terre, de sa fonction de « justicier » ou il ne sait plus trop quoi - un truc important ou qui du moins se donne l'air important) et déjà il commence à s'étonner qu'il ait accepté son invitation à dîner. Quel grand homme digne de ce nom mange de la livraison bon marché ? Bon, d'accord, lui le fait, mais c'est parce qu'il est paresseux et que cela lui donne l'impression d'être un homme parmi les autres. Mais Tae Joon ? Ah ! C'est de plus en plus surprenant !

Quoi manger, donc. Sungmin regarde les numéros qu'il a sous les yeux. Pour la peine, il a décidé d'étendre sa recherche : qui sait ? peut-être trouvera-t-il un nouveau restaurant pas trop mal. Il se rappelle brièvement de la « liste » énoncée par le juriste. Thaï, vietnamien, coréen... Il hésite - c'est un choix difficile, que voulez-vous ? Toutes des savoirs différentes (et dépendamment du restaurant, de qualité très variables). Plus y pense, moins il a envie de nouilles noyées dans la sauce soya. Encore quelques secondes de réflexion, et il se dit qu'il devrait peut-être donner une chance à un restaurant coréen - il a évité d'en manger pendant longtemps, depuis qu'il a quitté le domicile familial à vrai dire, fatigué par la cuisine de sa mère. Aujourd'hui sera une exception, aujourd'hui sera un retour aux origines qu'il ne connait même pas. « Va pour le coréen » déclare-t-il plus pour lui-même que pour Tae Joon (semble l'avoir oublié, mais il est encore là, dans le coin de son œil et dieu sait que c'est très certainement lui et ses histoires « d'ailleurs » qui lui ont donné envie de ce voyage culinaire).

Et alors qu'il s'apprête à appeler, ce volcan à l'extrémité de son champ de vision explose. Le commentaire a l'avantage de le surprendre ça oui, ça ne fait aucun doute. L'image est absurde, sortie de nulle part. Sungmin se retourne vers lui, visiblement à la recherche du sens de ses paroles. Il est encore décontenancé - mais il y a dans ses yeux cette lueur ambigüe. Amusée mais piquée. Et elle laisse prédire ce qui va suivre, alors qu'un coin de ses lèvres se soulève.

« Bah pourquoi pas ? T'es pas mal dans ton genre. Sweat ou trois pièces, ça me convient... »

Et le voilà le problème de Sungmin : il ne tolère pas qu'on essaie de le mettre en tort. Et c'est exactement l'impression qu'il a eue. Réflexe ? Une réplique franche et insolente qui, généralement, ne manque pas de couper le sifflet de ses interlocuteurs - quand il ne les offusque pas carrément. Après l'insulte, l'injure ; il retourne à son téléphone, consultant le menu dudit restaurant qu'il vient tout juste de découvrir.

« Tu préfères quoi toi ? » Relève la tête, marquant une pause (intentionnellement équivoque). « Gimbap ? Bibimbap ? Il parait que c'est leur spécialité... »
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