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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Scrabble — [Anja]

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Personnage : Tae Jung n'avait rien demandé et pourtant on lui a tout volé. Tout droit venu de Corée du Sud, juriste fraichement diplômé il se retrouve perdu dans une ville qui le dépasse. En deuil de tout ce qu'il a perdu, des amis qu'il a laissé derrière lui son visage est distant et ses moues boudeuses. Aussi s'est-il décidé de se concentrer sur le travail, de s'enrichir et de ne plus penser à rien : surtout pas à lui, surtout pas à eux. Surtout pas à tout ce qui existait avant et tout ce qui pourrait exister maintenant.
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posté le Mar 23 Mai 2017 - 0:39 (1)

« Lorsque Tae Joon enfilait son costume, le matin avant d’aller au tribunal central de Séoul, la confiance toujours l’accompagnait. Aussi se dirigeait-il lentement vers la glace non loin de son lit, sa cravate à la main. Se dévisageant, il la nouait autour de son cou et souriait. L’habit était chez lui source de confort et de motivation. Ainsi préparé, ainsi les cheveux coiffés il avait l’impression que le monde tout entier serait de son côté.

Mais à présent c’était dans les habits de tous et de personne qu’il se sentait chez lui. La casquette enfoncée sur la tête, caché du regard lourd des étrangers il sillonnait les rues, perdu dans ses pensées. Et lorsqu’enfilant sa tenue de travail, la montre au poignet, il se préparait à se lancer à l’assaut des grands conglomérats opportunistes… C’était une moue fébrile et tendue que lui renvoyait son reflet. Grave, il réalisait à quel point courage et assurance étaient restés chez lui. Alors, contraint, il les inventait, les prétendait. Se forçait le visage et les épaules, se redressait et partait en quête de renom et d’argent. Serrer les mains était encore pour lui très dérangeant. Mais la mâchoire crispée il laissait s’échapper un rire se voulant spontané et se répétait que tout irait.

L’après-midi déjà bien entamé, libre de ses responsabilités il errait à présent non loin du centre culturel. Vêtu d’un costume sombre, il s’était fait violence pour ne pas rentrer chez lui se changer. Ce qui était naturel en Corée lui apparaissait ici comme étrange et source d’attention. Pourtant il n’était le seul, non, à être vêtu de la sorte. Tous se mêlaient et se bousculaient sans penser à s’excuser, trop pressés. C’était son esprit, qui piégé par sa culture, lui chuchotait qu’il n’était pas normal. Que sa première impression était bancale et que dans l’ombre tous le jugeaient. Enfin.

Soupirant, se forçant à se décontracter il avait levé la tête, dévisageant les immenses bâtiments. Les après-midi passés dans des cafés lui manquaient et les soirées dans les restaurants où ils finissaient tous bourrés également. Son estomac se contractant à l’idée, il s’était dirigé vers le premier lieu de restauration rapide, se disant qu’un café ferait l’affaire le temps de sa promenade. Ne faisant attention aux décors colorés qu’après être entré, il avait souri tout en commandant, et son achat en main avait cherché des yeux une place où s’installer.

C’est alors, que, surpris, il avait vu sur une table un jeu assez familier. Se rapprochant, curieux, il avait pris un certain temps avant de réaliser la jeune femme assise à côté. « Il est à toi ? » Avait-il demandé, oubliant d’être courtois. L’instant flottant dans son esprit, il avait fini par enchainer, embarrassé : « Pardon. » Ne trouvant rien à ajouter, le rouge lui montant au cou, il aurait aimé lui dire qu’il n’était pas quelqu'un de bizarre mais l’énoncer lui aurait sans doute fait perdre toute crédibilité. Prenant le temps de respirer, il avait finalement conclu, démuni face à sa propre spontanéité : « Je peux m’asseoir ? »

Et il avait attendu là, sans prénom, sans exclamations, son café dans une main et son attaché-case dans l’autre, dans un costume qui soudainement lui tenait un peu trop chaud.


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Personnage : "Only the sound of footsteps broke the dead's silence. One, two, thump. One, two, thump. One, two, thump. And, every time, she expected stillness. She expected the silence to stretch forever as she slipped and fell through bottomless holes, one after the other.

One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

Thump.

But there was no comfort in the way she so easily cheated death with every footstep. Only the inevitability of a life she no longer owned. She no longer deserved. "
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posté le Dim 28 Mai 2017 - 4:32 (2)
scrabble
Il fait encore beaucoup trop froid pour pouvoir mettre des robes d'été. Ça a un impact étrange sur ton moral, alors que tu te tiens debout devant ta garde-robe et tu contemples tous tes choix et que rien ne te tente. Chaque fois que tu trouves quelque chose qui te donne envie, tu réalises bien vite que tu gèlerais sur place si tu portais ça, surtout que tu as un petit bout de chemin à faire à pieds, et tu décides de ne pas le porter. Et le cycle recommence. Tu frissonnes alors que tu concentres ton attention sur les vêtements devant toi, et jamais sur le miroir que tu vois dans ta périphérie, celui qui te renvoie sans pitié ton image chétive et maigre. Tu n'as pas besoin de le voir pour savoir que tes côtes saillent, que tes joues sont creuses, que ton ventre s'enfonce dans ton corps, que tes jambes ne semblent même pas assez large pour te porter. Et la dissonance dans ton esprit (tu n'es pas assez mince (tu vas mourir si ça continue (tu dois manger plus (tu dois perdre du poids (tu n'es pas assez belle (tu ne seras jamais belle)))))) est insidieuse et pourtant si envahissante. Tu ne peux pas te regarder dans le miroir sans être couverte, tu n'y arrives pas. Tu ne peux absolument pas. Ça te rendrait folle - (plus que tu ne l'es déjà).

Ah, mais tout ça, ça ne règle pas ton problème. Bon, allez. Tu ne peux quand même pas rester là toute la journée, tu as des choses à faire. Tu agrippes une jupe, tiens, tu mettras ces collants pour te garder au chaud, un sweater de laine, puis tu te couvriras de ton manteau et d'une écharpe, tu mettras tes bottes noires (celles en cuir, avec les talons plats, qui montent jusqu'à tes chevilles), et voilà. Comme ça, tu ne risques pas d'avoir froid, à défaut d'avoir quoi que ce soit entre ta peau et tes os pour te garder au chaud. Une fois habillée, tu t'autorises à te retourner vers le miroir, jugeant ton habit, puis te satisfais du résultat. Tu remontes ta tignasse rose en un chignon au désordre parfaitement calculé, te donnes un dernier coup d’œil dans la glace, attrape ton sac et ta caméra et tu refermes la porte de votre appartement derrière toi. Tu revêts ton sourire quelques secondes avant d'allumer ta caméra pour la pointer vers toi, pour qu'on ne puisse pas voir la transition, et tu adresses à ton audience un signe de la main adorable alors que tu les salues.

Tu expliques, en descendant les escaliers, que tu as décidé de vlogger, aujourd'hui, ta promenade en ville, alors que tu te diriges vers un petit café que tu connais. Tu expliques qu'il y a des jeux de société disponibles pour les clients. Un instant, tu tournes autour du pot, comme si tu étais embarrassée d'avouer ce qui s'en vient, et tu finis par cracher le morceau; à avouer à cette audience, qui ne verra ceci que dans quelques jours, ta passion pour le Scrabble. Tu laisse échapper un petit rire, comme si tu étais toujours gênée, mais que tu ne laissais pas le sentiment s'attaquer à ton humeur, et tu fais une blague auto-dérisoire, légère, clichée. Alors que tu fais ton chemin vers le café, tu continues cette discussion unilatérale, enjouée; tu parles de tout et de rien, de ce que tu rencontres, de ce que tu aimes. Tu racontes comment tu as découvert ton amour du Scrabble, tu racontes comment tu as toujours été embarrassée de l'avouer parce que ça te semble ringard, mais que tu te sens assez à l'aise avec eux, ton audience, pour le leur avouer. Tu éteins finalement ta caméra avant de pénétrer dans l'établissement, poussant un soupir, et tu passes la porte.

Quelques minutes plus tard, tu es assise à une table avec le jeu devant toi et un café à tes côtés. Tu en prends une gorgée, t'hydrates la gorge avant de reprendre la caméra pour montrer ce qui se tiens devant toi. Tu discutes encore quelques instants, jusqu'à ce que tu n'aies plus rien à dire, puis tu éteins cette fenêtre artificielle à ta vie et tu agrippes quelques lettres. Tu n'as personne avec qui jouer, mais ça, tu le savais avant de venir ici; tu as décidé de t'entraîner. Tu ne peux pas non plus te laisser rouiller par manque de pratique. Tu es si concentrée, une dizaine de minutes plus tard, que tu n'entends pas la personne qui s'approche de toi, et tu sursautes légèrement alors qu'il t'adresse la parole. Ton regard fouette pour rejoindre son visage, un air agacé sur tes traits. ‟Non. Tu crois que je déplacerais mon jeu de Scrabble jusqu'à un café pour le fun?” La vérité, c'est que tu n'en possède pas. Il n'y a pas vraiment de raison - tu devrais probablement en acheter un. Mais le fait est là. Le jeune homme s'excuse; tu te contentes de lui jeter un regard dédaigneux. S'il essaie de te draguer, il s'y prend très mal. Et pourtant, quand il demande s'il peut s'asseoir, tu lui désignes la place libre devant toi de la main. ‟Si tu joues.” C'est quand même beaucoup plus agréable de jouer à deux. Et puis, tu es assez confiante que tu pourras le détruire, alors tu ne manqueras pas cette opportunité de prouver tes talents Scrabble-esques.
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posté le Mer 31 Mai 2017 - 2:33 (3)
« Bien sur, que je joue. » avait souri Tae Joon, sans se démonter. L’agressivité apparente de son interlocutrice le laissant indifférent. Après tout, ne l’avait-il pas accostée sans la moindre délicatesse ? Reculant la chaise, il avait fini par s’y asseoir, déposant son attaché-case à ses pieds. « Je ne savais pas qu’il y avait de tels lieux à Pallatine ! » Enthousiaste, il avait lâché ces quelques mots sans regarder la jeune femme devant lui, donnant l’impression de parler à lui-même. C’était après quelques instants qu’il avait, timidement, décidé de chercher ses yeux des siens. Il ne savait trop quoi dire, alors, sans plus réfléchir, avait pioché une lettre au hasard, révélant un J. La lui montrant, il avait conservé cette esquisse un peu gamine, attendant qu’elle fasse de même. Il ne savait pas vraiment s'il connaissait les bonnes règles, appréciait le jeu depuis tout gamin mais n’avait fait qu’écouter ses amis, suivre les instructions qu’on lui avait donné. Chez lui on piochait chacun une lettre et celui ayant la plus proche du A commençait. Il réussissait à faire des mots, mais naïf, avait longtemps eu du mal à les déposer sur des emplacements stratégiques. Il était de ceux ouvrant les triples, faisant de beaux mots en oubliant d’ajouter le S et finissait par poser un scrabble vers la fin du jeu, égalisant par miracle un score pourtant déjà bien entamé.

Mais il aimait ça, aimait passer du temps à réfléchir sur des mots, à regarder le visage de l’autre lorsque piochant une pièce difficile vers la fin du jeu esquissait une moue boudeuse. Lui-même n’avait beaucoup de chance, et se retrouvant souvent avec plus de consonnes que de voyelles, rechignait à tout jeter dans le sac pour recommencer. Combien de temps, depuis sa dernière partie ? Il se souvenait de ces jours ou totalement décalés, lui et ses amis avaient décidé de bosser l’anglais via ce vieux jeu ramené par une des tantes de Sung Jae. C’était bien car ils étaient tous si amis, si unis, qu’ils n’avaient pas critiqué et avaient commencé à jouer. Qui aurait cru qu’ils s’en seraient tant amusés, qu’il aurait tant ri ? Depuis c'était devenu une habitude, lors des après-midi pluvieux : une bière à la main, ils jouaient dans le salon. Enfin. Secouant la tête, Tae Joon avait taché de reprendre pied, quittant son monde de souvenirs pour revenir au réel. « Je m’appelle Tae Joon, et vous ? » avait-il tenté de demander, cherchant à mettre un nom au visage lui faisant face et aux quelques mèches roses l’encadrant. Il aurait aimé continuer à s’excuser pour tout à l’heure, mais conscient que cela aurait fait trop, préférait changer de sujet. Et quoique maladroit, peut-être un peu trop sérieux dans son costume, il conservait une certaine sincérité.

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posté le Dim 4 Juin 2017 - 6:54 (4)
scrabble
Il s'assoit devant toi, et tu dévisages l'inconnu un instant. Avec son complet, là, il est habillé comme une personne importante, une personne occupée, mais il ne te donne pas du tout cette impression. Tu as un peu l'impression qu'il y flotte, dans son complet, avec ses airs peu assurés et cette façon un peu maladroite de s'adresser à toi. Mais tu ne dis rien, tu pinces les lèvres, un peu, et tu l'observes s'installer en silence. Quand il s'exclame comme un gosse, tu le dévisages un peu plus. ‟Et pourquoi il n'y en aurait pas?” Il parle comme si c'était une découverte si surprenante, mais ça ne te semble pas incongru; Pallatine est une métropole, il y a de tout. C'est ce que tu aimes de Pallatine, surtout quand tu la compares à Stavanger; ici, il n'y a pas vraiment moyen de s'ennuyer. Tout est accessible, les rues ne sont jamais désertes, il y a toujours de la vie, toujours du monde. Tu observes ton inconnu alors qu'il pige une lettre pour te montrer son J, et tu pioches à ton tour. Tu grimaces un peu quand tu tires le O, le lui montre, puis lui désigne la planche comme toute à lui. Vous tirez vos lettres, et tu les alignes proprement. A, E, M, N, O, U, X. Eh. Ce n'est pas le meilleur départ, mais ce n'est pas non plus le pire. En attendant que l'inconnu joue son mot, tu arranges tes lettres pour tenter d'en former un toi aussi.

Tu relèves les yeux vers lui quand il t'adresse la parole. Tae Joon? C'est peut-être Coréen, si tu reconnais bien. Tu as une petite pensée pour Sungmin. ‟Anja.” Ton accent revient toujours un peu quand tu dis ton prénom, parce que tu le prononces correctement. Encore heureux que tu n'utilises pas tes autres prénoms dans la vie courante, parce que tu n'imagines même pas les anglophones prononcer le ø de Frøya, ou, pire, le Å de Åse. Ça te foutrais certainement la migraine d'entrendre Froh-ya et As-sé à longueur de journée. Anja, c'est très bien, c'est simple, et tout le monde est capable de le faire rouler sur sa langue. C'est nécessaire, pour un nom de star. Tae Joon, c'est un peu plus compliqué, mais tu crois pouvoir t'en sortir. De toute manière, si tu n'étais pas certaine de pouvoir prononcer son prénom correctement, tu ne le prononcerais pas du tout.

Ah tiens, tu pourrais faire MEAN, ou EXAM. MANE, AMEN, AXE... MAX, MOAN. Après, ça dépends aussi et surtout de ce qu'il joue. Toi, tu aimes faire de longs mots, le genre de mot que personne te connaissant s'attendrait à ce que tu connaisses. Tu aimes les HEGEMONY et les MELLIFLUOUS, OBSEQUIOUS et autres LACKADAISICAL. Tu as su te construire un vocabulaire impressionnant simplement pour avoir plus d'outils à ta disposition pour détruire tes adversaires au Scrabble. Tu n'es, bien sûr, pas cette petite idiote que la majorité te croient être, simplement parce que tu es superficielle. D'où ça vient, d'ailleurs, cette croyance que la superficialité est liée à l'intelligence? Tu n'es pas plus intelligente qu'un autre, non - sinon tu aurais eu l'intelligence de ne pas te mettre à t'affamer - mais tu n'es pas plus idiote, non plus. Mais tu as les cheveux roses, tu es toujours bien habillée, coiffée, et dans tes vidéos tu souris tout le temps, toujours joyeuse, et te voilà stupide aux yeux de plusieurs. Est-il impossible d'être belle, heureuse, et intelligente à la fois? Tu ne pourrais pas le savoir, puisque tu n'es pas deux de ces choses, mais tu te le demandes.

Tu t'extirpes de tes pensées pour jeter un regard à ton adversaire, puis tu prends une gorgée de café. Tu es, tout de même, un peu fébrile à l'idée de le détruire.
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posté le Mer 7 Juin 2017 - 18:38 (5)
« C’est lorsqu’elle me dit son prénom qu’enfin je la réalise. Auparavant, elle n’était qu’un visage flou au chignon évasé : elle n’était, oui, qu’une inconnue que jamais je n’avais prévu d’accoster. Anja. Je me demande un instant d’où elle vient, es heureux qu’elle m’ait montré la voie en le prononçant correctement. Comment cela s’écrit-il ? Y a-t-il un y où est-ce une autre lettre ? Je réfléchis tout en piochant, essayant de ne pas grimacer face au jeu qui s’étale devant moi : J, P, Q, O, A, D, C. Que puis-je bien faire avec ça ? J’aimerais effacer l’instant et tout recommencer, mais sachant que c’est impossible je stimule mon cerveau, essaie de penser à un mot. Pourquoi pas PAD, hein ? Ce n’est pas le mot le plus charmant, ni le plus extravagant : mais hormis ça rien ne me vient. Je n’ai que deux voyelles et l’anglais n’étant pas ma langue maternelle, tant bien même je le maitrise j’ai encore du mal à me montrer imaginatif.

J’ai un peu honte de lui offrir un mot à trois lettres mais ne pouvant rester toute la sainte journée ainsi figé, je dispose de manière horizontale mon cher quoique maigre PAD. J’ai du mal à affronter son regard, et décidant de fuir tout jugement, je me concentre sur le sac où se trouvent les lettres et en pioche trois nouvelles. Je ne sais pas, au fond de moi j’ai l’impression que déjà tout est joué : qu’elle va m’écraser. Il y a quelque chose dans sa façon d’être, de me parler… Le jeu n’a pas encore commencé que déjà je me résigne. « Je vous préviens, je suis relativement malchanceux lorsqu’il s’agit de scrabble. » Je souris et décide de ne pas me prendre au sérieux. J’ai bien conscience de ne pas être l’adversaire le plus intéressant, moi et mes micro-mots, mes multiples consonnes. Il est toujours plus intéressant de jouer face à quelqu'un de doué, voire de chanceux : pour sentir l’adrénaline monter. Il est plaisant de se sentir menacé, de faire volte face et après un combat acharné finalement l’emporter. Il n’y a que dans mon métier et dans les jeux de cartes que je ressens ça. Enfin. J’aimerais bien meubler le silence, lui poser des questions sur sa vie, sur son occupation : mais étrangement j’ai l’impression que ce serait perçu comme déplacé.

Je suis d’ordinaire assez détaché, aussi je m’étonne de mon soudain inconfort. Peut-être est-ce ma tenue, trop formelle, ou le fait de me retrouver face à mon sosie. Car après tout, n’est-elle pas indifférente ? Il y a quelque chose dans ses traits, qui fermés, me permettent de me retrouver. Je me fais face et cela me donne envie de bouger, de me remettre en place : de chercher en vain une position dans laquelle je pourrais me sentir bien. « Préférez-vous jouer en silence, ou puis-je continuer à vous parler ? » Je ne sais pas, j’ai toujours été comme ça : me contre-fiche de la personne en face de moi et pourtant ai envie de la creuser, la mettre à jour. J’aime savoir ce qui retourne les esprits, remue les lèvres, soulève le coeur. J’aime oui savoir tout de ceux m’entourant, tant bien même je ne me sens lié à eux.

C’est sans doute un peu étrange, moi-même en ai-je conscience, mais je me rassure en me disant que c’est lié à mon métier. Car après tout, qu’y a-t-il de plus déplaisant que de ne pas savoir si son client a réellement commis le crime dont on l’accuse ? Certains admettent, certains sont si tendus qu’on comprend qu’ils sont innocents : mais que faire des autres ? De ceux qui affirment platement qu’ils n’ont rien fait, qu’ils nous font confiance pour laver leur nom, réputation ? Je comptais m’inscrire à des cours de psychologie, le soir, pour cerner aux mieux ceux qui m’entourent. Mais le temps m’ayant manqué, m’étant fait enlever, je n’ai pu réaliser ce projet.

Soupirant doucement, je quitte mon jeu des yeux pour les planter dans ceux de mon adversaire.  

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posté le Mer 14 Juin 2017 - 10:23 (6)
scrabble
Tu l'observes alors qu'il dépose ses lettres, silencieuse. Tu pinces les lèvres pour t'empêcher de sourire; vraiment? Un mot à trois lettres pour commencer? Il aurait pu faire mieux, quand même. Il ne s'annonce pas être un adversaire à ta hauteur. Et quand il blâme sa malchance, tu lui lance un regard moqueur. ‟Ça n'a rien à voir avec la chance.” Il suffit de savoir faire avec ce que l'on nous donne. Tu saurais faire, toi, même si tu tirais n'importe quoi. Bon, il y a peut-être des exceptions, tu ne saurais pas nécessairement quoi faire avec six E et un D, mais les chances de tirer ce genre de jeu sont minimes; alors tu te targues de savoir que faire avec à peu près quoi que ce soit. Tu reportes ton attention vers ton jeu, réfléchissant un instant. Ah, tiens tu pourrais faire PNEUMA, avec son P. Hm... Pour un total de 12 points, ce n'est pas trop mal. Mais tu peux probablement faire mieux que ça... Tu prends le temps de réfléchir un peu plus. Hm, tu te demande si tu ne pourrais pas faire autre chose avec son P. PUMA, PEN, POX, POEM. Rien de bien glorieux, donc tu continues de te creuser la tête. Tu retournes ton attention vers son A supplémentaire, t'en donnant deux. Oh, AXMEN! Et si tu te positionnes comme il faut... Haha! Parfait. Avec un sourire satisfait, tu poses ton X, ton M, ton E, et ton N verticalement, perpendiculairement à son mot, et tu les connecte avec son D. Ainsi, tu as formé AD et AXMEN, pour un total de 20 points. Tu sors un stylo de ton sac, rapidement, et commence à annoter vos scores respectifs sur une serviette de table. 20 pour toi, 12 pour lui, donc. Tu n'as même pas utilisé son A, finalement. Tu aurais pu faire AXEMAN avec, techniquement, mais ça ne t'aurais pas donné autant de points. Tu es contente de ta manœuvre, tu as bien fais.

Tu pioches, donc, cinq autres lettres. O, T, Q, I, Z. Tu te retrouves donc avec I, O, O, Q, T, U, Z, ce qui n'est certainement pas la meilleure combinaison que tu aies jamais tirée, mais tu t'en sortiras. Tu relèves les yeux vers Tae Joon quand il ouvre la bouche de nouveau, et tu te dis qu'il ferait mieux de jouer et de se concentrer plutôt que de te causer, sinon tu le détruiras tant que ce ne sera (presque) même pas drôle. Mais d'un autre côté, tu es assez confiante de pouvoir bien jouer même s'il te parle, et tu n'es pas certaine que ce soit vraiment le cas pour lui, et puis, en vrai, tu aimes bien détruire les gens. ‟Cause-moi si ça te chante.” Et il est tellement poli avec toi, en plus, ça te rendrait presque inconfortable. Alors que toi, tu lui parles sèchement, on dirait qu'il a peur de te briser ou de te faire fuir, vu comment il s'adresse à toi.

Ah, tiens, tu avais presque oublié que tu vloggais, en ce moment, techniquement. En plus, si tu enregistres cet instant, il y aura pour toujours dans les annales du web la preuve que tu auras détruis Tae Joon, et ça te ferait étrangement plaisir. Ça flatterait ton égo, en tout cas. Alors tu sors rapidement ta caméra, mais tu ne l'allumes pas tout de suite. ‟J'étais en train de vlogger, avant que tu te pointes. Du coup, je continuerais pour montrer notre rencontre et notre partie. Ça te vas?” Oh, ce n'est pas que tu te soucies de ce qu'il peut bien penser, ou de s'il veut être dans ton vlog ou pas; non, c'est plutôt qu'un mec confus qui ne comprends pas pourquoi on le filme, ou qui refuse de l'être, ça ne le fait pas trop dans un vlog. Surtout vu la personne que tu es censée être pour la caméra, et puis, non seulement ça casse le mythe, mais ça ne fait jamais pour un bon vidéo. Alors, oui, tu as besoin de son accord. Et si il ne te le donne pas, tu attendras qu'il aille aux toilettes ou quelque chose comme ça, voire tu y iras toi-même, et tu expliqueras la situation à ta chère audience. Ou tu filmeras en cachette, juste pour voir la planche. Faudra voir.


Spoiler:
for posterity's sake, je tire legit les lettres du jeu de Scrabble chez moi et du coup http://i.imgur.com/9cs4Uyy.png pour référence
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posté le Dim 18 Juin 2017 - 20:08 (7)
« Le jeu n’a même pas commencé que déjà je sens une migraine pointer le bout de son nez. Mes lettres ne me donnent aucune opportunité et lorsque je vois Anja jouer je comprends qu’en un sens, le jeu est déjà terminé. Je ne suis pourtant pas quelqu'un de défaitiste, au contraire : lorsque je m’investis dans un projet je ne conçois pas l’échec. Mais ici c’est différent, que faire avec mes misérables J, Q, O, C, E, F et M ? Je réalise qu’après tout, je ne suis pas si bon en anglais. D’ailleurs, qu’est-ce que axmen peut bien signifier ? Je réfléchis un court instant, essayant de décomposer le mot… Des hommes à la hache ? Des bucherons ? Me passant une main sur le visage j’essaie de mémoriser ce terme et me reconcentre sur mon jeu : que pourrais-je bien faire… J’aimerais utiliser son N pour descendre verticalement et ainsi me poser sur le triple, mais je n’arrive à créer aucun mot commençant par O. Tant pis.

Je ne veux pas faire s’éterniser mon tour, n’aimant pas lorsque mon adversaire prend trop de temps et essaie donc de penser à d’autres alternatives : foe, fee, nem… Fox ! Je suis apparemment abonné aux trois lettres mais tant pis, je ne tarde à déposer mon F et mon O, m’accrochant ainsi à son X et en récoltant les points. Souriant distraitement, je me permets de piocher, découvrant un R et un A. J’ai envie de me pendre mais je ne le montre pas : au pire, elle me considérera comme un pauvre type trop sérieux ne sachant pas aligner deux mots potables au scrabble. La manière dont elle s’adresse à moi montre que, de toutes façons, elle n’a déjà pas une haute estime de moi. Cela pourrait me déranger mais au fond… Je crois que je m’en fous. Elle peut bien penser ce qu’elle veut de moi, me rabaisser si ça la chante et me prendre pour un moins que rien trop serré dans son costume, ça ne changera rien à ma vie, n’est-ce pas ? Et tant bien même si je viens d’un pays ou l’apparence est tout, je sais faire la part des choses et je crois bien que son avis me passe au dessus de la tête.

Je me demande comment elle réagirait, si je lui disais qu’elle était vulgaire, qu’elle manquait de respect ? Partirait-elle, me jugerait-elle du haut de son petit mètre soixante ? L’idée m’amuse et distrait je l’écoute m’expliquer ce qu’elle faisait avant que j’arrive. « Tu peux filmer le jeu mais par contre ne me filme pas. » Ma moue est polie et pourtant je sais qu’elle cache un petit quelque chose de désabusé : « Je ne veux pas qu’on puisse voir ou deviner mon visage sur la video, après, si mes bras se retrouvent pris dans ta vidéo, ça ne me dérange pas. » Le droit à l’image est un droit que plus personne ne respecte mais qui pourtant est toujours aussi sévèrement puni. Je me souviens du grabuge qu’avait fait un couple non loin du quartier d’un de mes amis, car ils avaient été pris en train de s’embrasser par la caméra de surveillance du coin et étaient allés demander la suppression de la séquence. Si j’avais été à côté, je leur aurais demandé s’il s’agissait là d’un époux et de sa maîtresse mais n’ayant été témoin de rien, je m’étais contenté de rire lorsque Taek-yoon m’avait raconté l’histoire. C’était débile et pourtant on avait bel et bien effacé le passage, car droit à l’image. « C’est amusant de voir une youtubeuse à Pallatine. Comment tu fais pour uploader tes vidéos ? Tu es rémunérée ? » Je ne suis pas forcément le plus à l’aise lorsqu’il s’agit de cette ville, mais il me semble qu’il n’y a pas de youtube ni de réseaux sociaux à proprement parler, juste le site officiel sur lequel je ne vais pratiquement jamais.


Spoiler:
en vrai ton schéma sauve ma vie j'aimerais pouvoir le modifier mais je suis une grosse banane lorsqu'il s'agit de photoshop donc je te laisse gérer ?? et de mon coté j'utilise un générateur de lettres qui est évidement aléatoire mais apparemment il ne m'aime pas Nice

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