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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

心拍 | ft. Junji

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Clan Iwasaki
posté le Mar 23 Mai 2017 - 8:25 (1)
心拍
ft. Junji
Les doigts de Ohno Junji lui appartiendront bientôt. Déjà, ils courent où il les lui ordonne du bout de son sourire carnassier, du bout de ses lèvres. Comme ses incisives qui se plantent dans sa chair, comme une hypnose, comme un poison qui s'infiltre dans ses veine pour le faire bouillir jusqu'à exploser - comme le poison de ses baisers. Comme ses paumes sur la peau de son dos, comme leur sueur et leur respirations entremêlées, comme leurs membres entrelacés dans ce désordre charnel jusqu'au bout de leur langues. Cette impression de contrôle, de domination qui coule le long de la gorge d'Issei comme le miel, sensation - savoir que les choses sont sur le droit chemin, satisfaction intense du déroulement de son plan; le serpent resserre sa prise en silence.

Lentement, il lui en demande toujours plus. S'attend à ce qu'il soit disponible quand il l'appelle, lui donne des responsabilités, leur permet de travailler ensemble de plus en plus. Dans le reflet de son sourire, la satisfaction de le voir s'enrouler autour de son petit doigt. Le savoir qu'il pourra toujours s'appuyer sur eux pour se justifier, cette position de plus en plus solide qu'il prend et revendique. Oh, plus Junji l'apprécie, plus il lui fait confiance, plus il vient se nicher dans le creux de son cou, plus il s'approche de cette position qu'Issei lui réserve à ses côtés. Ainsi il tisse sa toile, lentement, à coups d'appels, de sourires et de reins. Son invitation, ce soir là, est sous un prétexte professionnel - le peu d'écrits conservés pour le fonctionnement du trafic d'organes (jamais quoi que ce soit sur les lieux ou l'identité de qui que ce soit, surtout des choses comme le type sanguin et autres informations importantes) doivent être triés, puis brûlés, pour la plupart.

Ce genre de travail que Issei ne pourrait accomplir à lui seul qu'au prix de longues heures - le genre de travail qu'il ne permettrait jamais à quiconque autre qu'une personne de confiance (son bras droit, par exemple) de toucher. Délicat et confidentiel. Et pourtant d'une importance capitale - se défaire du plus de traces possible, comme un fantôme. Issei se targue que son trafic soit de ceux les plus invisibles, les plus insidieux, courant dans la gangrène de l'humanité sans ne laisser derrière qu'un mort et un vivant.

La coups à la porte annoncent l'arrivée de Junji alors que tout est près sur la table. À pas longs, Issei déverrouille la porte, puis le loquet pour révéler la forme chétive sous ses yeux. L’accueillant d'un sourire en coin, d'un pas en arrière pour lui laisser le loisir d'entrer.
« Entre. » (Moins comme une invitation, plus comme un ordre, de cette autorité farouche et fauve, comme le sourire au bout de ses canines.)
Il le guide jusqu'à leur lieu de travail pour les prochaines heures, à priori, où trônent deux verres de vin vides et une bouteille. Il pose sa main d'un geste ferme sur l'épaule de Junji, lui indiquant de l'autre main de prendre place.
« Tu prendras bien un verre de vin? J'ai sorti la bouteille de la cave pour l'occasion. »
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Personnage : Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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Clan Iwasaki
posté le Jeu 25 Mai 2017 - 6:50 (2)
Entre les quatre murs de son cabinet, Junji laisse ses pensées défiler.

Ces dernières semaines ont été plutôt houleuses. Elles se confondent dans ses souvenirs par fragments et superposition. D'abord le ciel, les bras d'Issei, puis retour sur terre, le cadavre, le travail ingrat (adouci, cependant, par la présence de son collègue), son lit alors inconnu maintenant familier (il dort, si bien), parfois le vide de ses draps, ses lèvres dès que l'occasion se présente, les bêtabloquants qui le rendent malade comme un chien, mais l'éveil près de lui - ah, non, ça n'est jamais arrivé ça, pas encore ; il espère, il faut se donner du temps, laisser du temps, Issei doit avoir ses raison, sans doute, mais qu'est-ce qui lui prend d'éviter la question en tout temps ?

(paradis et enfer en alternance
de quoi perdre la tête)

Il ferme les yeux, met un frein à ce dérapage. Sourit.

Son cœur n'a pas été aussi léger depuis longtemps. Qui aurait cru que cela serait si facile ? Il a trouvé Issei, la pièce manquante à son existence à Pallatine. Enfin une raison de continuer, de se lever le main, d'espérer le meilleur. C'est comme s'il est redevenu ce jeune étudiant en médecine, plein de rêves de grandeur en tête, la fierté de ses parents et dans un futur proche des institutions scolaires qui l'auront formé. Toutes les portes ouverts devant lui, pour lui. La réussite au bout de ses doigts.

L'impression de contrôler sa vie ; voilà ce qu'Issei lui a rendu. Et plus que l'amour, c'est la gratitude qui illumine son regard.

(Il ne sent pas la corde qui s'enroule à son cou, ne comprend pas qu'en courant vers ses bras, il s'étranglera lui-même. Ne veut pas en avoir conscience. Cherche à se convaincre de son bonheur en le plaquant à sa réalité. Une illusion. Les nuits, elles, ne mentent pas. Certains soirs, il se réveille sans trouver la chaleur qui le rassure tant. Tremblant comme une feuille, il se recroqueville et essaie de se rendormir avant qu'elles ne viennent, ces idées sombres qui lui rappellent que le paradis qu'il croit avoir trouvé sonne faux. Pourquoi évite-t-il tes questions ? Il ne veut pas s'engager réellement avec toi. Tu ne fais que coucher avec lui. Pourquoi il ne parle jamais de ses sentiments selon toi ? Ah ! C'est parce qu'il en a pas pour toi. C'est la seule explication, réveille toi Junji !

Alors il se lève précipitamment, ne supportant plus de s'entendre penser. Essuie ses joues, ouvre la pharmacie, prend deux, pas un, somnifères, s'échoue sur le divan. Étouffe ses sanglots (c'est la fatigue, rien que la fatigue). Se rendort, enfin, ses bras enroulés autour de lui.

Demain, il retrouvera son sourire.)


La montre à son poignet indique presque 18h. Junji enfile son manteau et quitte son cabinet. À partir d'ici, il n'est qu'à quelques minutes de marche du logement d'Issei. Il peut prendre son temps pour respirer, profiter de l'air de la nuit et de la fraicheur de l'hiver. Se perdre dans ses pensées, encore un peu. Théoriquement, ils doivent passer la soirée à trier des dossiers avant de s'en débarrasser. Il espère que ça n'en restera pas là. Il aimerait lui parler, vraiment, et passer la nuit dans ses bras. Ça, c'est presque une valeur sûre. En ce qui concerne la conversation, et bien, c'est plus compliqué. Issei sera-t-il plus enclin à répondre à ses questions ? Ou plutôt, osera-t-il même poser ses questions ; le silence de son collègue l'angoisse à tous les coups. Il en vient à préférer l'omerta, plutôt que risquer de tout perdre...

Arrivé devant la porte, il hésite avant de frapper. Qu'est-ce qui l'attend, de l'autre côté ? Ses espoirs deviendront-ils réalité ? Ou sera-t-il déçu... ? Allons, non, pourquoi serait-il déçu ? C'est très clair, pourtant, ça doit être une soirée boulot... rien d'autre. Trois coups. Issei lui ouvre. À sa vue, Junji sourit immédiatement sourit immédiatement, rassurée, et entre. Il a tout juste le temps d'enlever son manteau et il le suit. Il commence à avoir l'habitude de cet endroit, il pourrait sans doute se retrouver sans trop de problèmes, mais il apprécie tout de même d'être accompagné jusqu'à la table. À la vue du vin, la surprise marque son visage. Semble-t-il que la soirée sera plus agréable qu'il ne l'a prévu... Son sentiment s'amplifie en sentant sa main sur son épaule. Des contacts, légers, subtils, dans lesquels il lit des promesses plus grandes qu'elles ne le sont.

« Avec plaisir. »

Il cherche son regard, veut y voir l'indice de quelque chose, n'importe quoi, un signe qui confirmerait ses doutes. Mais évidemment, rien d'assez précis, rien qui ne peut le rassurer à cent pour cent dans ses conjectures. Alors il bat en retraite. Ses yeux se posent sur tous les papiers qui les entourent. « On va en avoir pour toute la nuit... » dit-il en prenant déjà un paquet de feuilles entre ses mains. Il retombe dans ses vieilles habitudes : cacher ses problèmes dans le travail, n'importe quoi qui pourra lui occuper l'esprit, l'empêcher de penser à Issei, ses mains, son corps, le vin et... et  ça va être plus difficile que prévu. Pour aucune raison, il sent une rougeur au niveau de ses joues. Essayant de camoufler son trouble, il se met à chercher ses lunettes de lecture.
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Clan Iwasaki
posté le Ven 2 Juin 2017 - 4:50 (3)
心拍
ft. Junji
Sa main contre son épaule comme une griffe. Moins un geste de tendresse et plus une autorité, une possession qui s'infiltre jusque dans ses os. Il y a dans cette relation, physique et mentale, émotionnelle, quelque chose que Issei n'avait jamais vécu; un contrôle, un jeu si tranchant, si blessant, avide et dévorant - jamais n'a-t-il séduit ainsi pour ses propres besoins. Jamais ne s'est prostitué pour ses désirs et idéaux, jamais ne s'est ainsi offert, ne s'est ainsi donné l'opportunité de posséder un corps et une âme. C'est une sensation enivrante que de voir Junji danser entre deux extrêmes, entre l'angoisse et l'euphorie, et d'être le fil de cette lame qui menace à tout instant de le voir se fendre et s'écrouler jusqu'à ce que son cœur s'arrête. Exalté comme s'il était témoin de la mort à chaque instant - car Junji meurt, encore et encore, au fil de ses espoirs. Jamais assouvi. Il y a dans cela une beauté qui ne cesse jamais d'émerveiller Issei dans ces moments sombres partagés (pour de si différentes raisons) entre les plis de ses draps. Une beauté qui lui appartient de plus en plus, celle qui glisse toujours si vaguement entre ses doigts, celle qu'il ne saura jamais tenir puisque la tenir en viendrait à devenir ce que Junji veut de lui - et ainsi elle mourrait au creux de ses yeux.

Le voir lui est délicieux jusqu'à poser la chair de poule sur sa nuque - et pourtant il doit leur imposer cette distance et le contraste qu'elle apporte; il ne peut s'abreuver de sa dualité qu'en ces instants choisis. Pragmatisme qui s'infiltre toujours au creux de sa passion - qu'il ne laisse jamais consumer l'intensité dévorant son estomac et pourtant qu'il sait être son plus grand atout. Ainsi il danse, lui aussi, entre désir et besoin, entre fougue et froideur, au fil de ce jeu qui meut ses os; au fil de cette ambition qui brûle ses muscles. Ainsi va cette valse qu'il vit, qu'il aime depuis qu'elle anime ses jours; depuis que l'intelligence adulte a percé son crâne pour laisser cet enfant déconcertant se mourir. Pour le voir éclore de ce cocon d'immaturité le papillon mortel qu'il est devenu, les ailes tachées de sang.

Il conduit du bout des doigts Junji jusqu'à une chaise, attend qu'il s’assoit pour leur servir du vin, puis prend place à son tour. Laisse son regard courir sur les traits de son comparse, fouiller jusque dans les ombres, dans le creux des orbites de son crâne - pour sentir au creux de ses propres côtes un organe palpitant qui ne le fait ainsi qu'alors qu'il observe la mort. Un sourire caresse le bout des ses lèvres comme un fantôme.
« Mais non. Il suffit de s'y mettre sérieusement pour quelques heures. » Cherchant moins à le rassurer qu'à faire naître des sous-entendus - quelque part derrière son ton, dans la situation, dans ce goût que laisse le vin au fond de leur gorge. Ainsi il referme ses doigts sur le verre pour le porter à ses lèvres et laisser la chaleur s'infiltrer dans son œsophage. C'est une bouteille dispendieuse - de qualité - qu'il a sortit pour eux, un vin qu'il marie silencieusement avec le goût de la mort sur le bout de sa langue.

« Nous ne garderons pas grand chose. C'est un travail répétitif mais simple. »
Il dépose la coupe, agrippe un papier, et se mets au travail.
« En soit, sa simplicité pourrait justifier de le confier à quelconque subordonné, mais je préfère ne mettre quelconque information que dans les mains de personnes de confiance. C'est trop délicat. »
Et ses yeux remontent, à peine une seconde, vers Junji. Comme s'il ne pouvait pas s'en empêcher.
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Clan Iwasaki
posté le Lun 5 Juin 2017 - 1:19 (4)
Alors qu'Issei prend place face à lui, Junji croit encore sentir sa main sur son épaule. Il se délecte de ce résidu de chaleur, comme la dernière note d'un parfum dans l'air. Ça ne fait que quelques semaines que leur contact est devenu intime, et, pourtant, il doit s'admettre déjà complètement accro. Jamais il ne retournerait en arrière, non. Il ne peut plus imaginer un présent dont Issei est absent. C'est devenu un besoin, de l'avoir à ses côtés, de croiser son regarder, de sentir ses mains sur lui... Il ne veut plus vivre son désir seul, ne veut plus connaître l'angoisse qui l'a hanté chaque fois que son collègue s'est approché de lui. Qui a-t-il de mieux que de vous savoir désiré autant que vous désirez ? Voilà ce qu'il se dit lorsqu'il commence à douter. Cette seule pensée lui permet de se rassurer, un peu. Oui, il est satisfait de sa situation - même qu'il lui suffirait d'avoir la certitude d'être aimé comme il aime pour se sentir complètement heureux - mais le bonheur idéal n'existe pas, n'est-ce pas ? Enfin, c'est ce qu'il s'est toujours dit...

Il retrouve ses lunettes et les met sur le bout de son nez. Non pas qu'il en ait réellement besoin - cependant, il trouve cela plus pratique pour la lecture de petits caractères... et n'a jamais trouvé désagréable la forme qu'elles donnent à son visage. Qu'en pense Issei ? Il ne lui a jamais demandé - et en retour n'a jamais obtenu son opinion. Non, ce n'est pas comme s'il va le lui demander non plus ; ce n'est pas très approprié et... et il doute que son collègue en pense quelque chose. Après tout, ils ne sont pas ouvertement dans une relation amoureuse. Ces conversations toutes légères et innocentes qu'il a pu avoir avec d'anciens partenaires, elles sont inexistantes avec Issei. Et pas qu'il pense réellement à ses ex, mais il doit admettre que ça lui manque - plus que le sexe, ce sont ces moments de complicité, de confort et de calme dont il s'ennuie. « Mais il doit avoir ses raisons, donne lui du temps, tout s'est passé si rapidement...» Toujours en train de l'excuser, à se rassurer, se conforter dans l'idée que « tu t'en fais pour rien, il est honnête, ce qu'il y a entre vous c'est réel...».

Et il sourit, légèrement, pour lui-même, en réponse à ses inquiétudes (leur prouver qu'il s'en moque), en réponse, enfin, au commentaire de son collègue. Ses yeux se défont du dossier qu'il a entre les mains pour se poser sur Issei, juste à temps pour capter brièvement son regard. Comment peut-il douter de lui ? Il sait pertinemment qu'il n'aurait pas invité quelqu'un d'autre. Son appartement, le vin, la soirée... Non, il ne croit pas qu'il aurait laissé n'importe quelle autre « personne de confiance » dans des conditions pareilles. Et cela lui donne de l'assurance.

« Je suis heureux de savoir que je fais partie de ces personnes. »

Oui, il prend en assurance, et voilà qu'il tâte le terrain. Il ne nourrit pas d'énormes espoirs, mais il se demande s'il pourra entendre les mots qu'il veut entendre - si, enfin, leur situation pourra être clarifiée, ce soir, à table avec une bonne bouteille de vin. Parfois, c'est tout ce qu'il faut pour se laisser aller, pour que des sentiments cachés soient dévoilés.  Il prend une gorgée de l'alcool puis replonge dans sa lecture, très sommaire, avant de mettre le document de côté pour le détruire plus tard. Il garde le silence, attendant la réaction d'Issei. Seuls ses yeux trahissent sa volonté alors que son regard s'attarde sans raison.
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Clan Iwasaki
posté le Dim 11 Juin 2017 - 2:36 (5)
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ft. Junji
Hm. Un instant, Issei apprécie le goût du vin sur sa langue. Un arôme qui englobe ses sens, qui se pose au fond de sa gorge, qui envoie des picotements au bout de ses doigts. D'une main, il déplace un document; de l'autre, il s'offre une autre gorgée d'extase, satisfait de son choix. Il gardait cette bouteille depuis longtemps, attendant une occasion suffisante pour l'extirper de la cave, et pourtant il ne regrette pas de l'avoir fait maintenant. Une simple soirée accompagné de Ohno Junji, oui, mais sa présence délicieuse mêlée à l'arôme du vin ne sont rien de moins qu'exaltants; électrisants. Ainsi alors qu'il dépose le verre Issei dévoile ses canines, lèvres tirées en un sourire pour lui-même, savourant l'instant. Il relève les yeux alors que sa voix résonne, pose un silence.
« Moi de même. »
Puisque l'on reviendra toujours à toutes ces qualités qui font de Junji cet homme qu'Issei désire posséder, avoir à ses côtés. Ce n'est pas un mensonge, donc, en équilibre entre la réalité et ce qui danse dans l'esprit de son collègue.

Le silence s'étire, remplit la pièce - brisé seulement par le bruissement des feuilles, du papier que l'on lit, que l'on déplace. Il y a, pourtant, une certaine lourdeur dans l'atmosphère qui, doucement, s'étend et étreint la pièce. Comme le silence avant un aveux, comme ce que l'on attend de soi, comme une question, une demande, une attente. Issei la ressent, en identifie rapidement, peut-être, la source. Comme un détail, un vide au bout de ses lèvres, une question à laquelle il a toujours refusé de répondre. Où il se satisferait facilement de ce qui les lie pour l'instant, il lit et devine autant qu'on le lui indique ce désir de Junji de les identifier, de faire d'eux quelque chose de plus concret, de plus réel. D'apposer un nom sur leur relation, d'en élargir les limites, d'y être plus à l'aise - oh, mais cela, il ne peut le permettre.

Pas tout de suite, en tout cas. Il est capital d'être inconfortable à Junji, de lui être pourtant indispensable, mais de lui être inaccessible - de faire de son toucher une drogue, de former une dépendance; de rendre Junji redevable pour chaque instant passé ensemble, pour chacun des centimètres de son être effleurés du bout de ses doigts. Et pourtant, à la fois, de se faire disponible et attentif, peut-être - plus attentif qu'envers tous les autres. Il est capital qu'il ne fuit pas avant que le serpent ne se soit totalement enroulé autour de sa gorge - avant qu'il ne puisse plus le faire. Ainsi cette question - tension - est problématique, et tout à la fois un outil. Nuance, dissonance étrange et nécessaire. Parfois, pourtant, il faut savoir faire des sacrifices calculés, plier les règles, briser ses envies afin d'en arriver au résultat voulu.

Ainsi il laisse s'étirer le silence. Attendant, patiemment, entre deux regards levés, que la tension éclate finalement. Laissant couler quelques gorgées de vin.


Spoiler:
whoops pardon c'est de la merde sorry
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Clan Iwasaki
posté le Mar 13 Juin 2017 - 22:39 (6)
Plus le silence s'étend, plus l'esprit de Junji s'emballe. Lui laisser du temps, oui, c'est bien, mais pour combien de temps encore ? Et puis les signes sont là : le vin, la table, la soirée avec seulement eux deux, sans rien pour les déranger sinon le travail, et cette tension, oui, ce je-ne-sait-quoi dans l'air qu'il a senti dès qu'il a fait un pas dans la pièce, la prévision qu'il ne rentrera pas chez lui ce soir tout de suite après avoir détruit des dizaines de documents. Tout est là, tout est parfait - si seulement il peut avoir la confirmation de ses doutes les plus profonds, la réalisation de son souhait le plus cher en ce moment... Et plein d'espoir, il garde le silence (silence qu'il aime, généralement - il le trouve paisible, comme un îlot dans l'œil de la tempête), continue à lire et à tasser les papiers les uns après les autres ; attends, patiemment, qu'Issei dise quelque chose, qu'il initie cette conversation qui, pourtant, devrait naturellement être sur le bout de leur lèvre - mais Junji est seul dans ce fantasme. Terriblement seul. Et plus le silence s'étend, plus son esprit s'emballe et moins il peut le silence se fait agréable. Il doit le briser, il doit savoir et mettre fin à l'angoisse qui l'empêche de dormir, la nuit (car quelle pire vérité peut-il y avoir que d'être moins qu'on l'espère ?) (et si c'est le cas, tient-il vraiment à la connaître ? il n'y aura plus de retour en arrière, ne pourra plus se bercer dans ses illusions une fois la réponse entendue - mais il n'en peut plus de toute façon) (à ce rythme, il mourra à petit feu).

Au bout d'une dizaine de documents passés entre ses mains, il soupire. Il enlève ses lunettes et passe une main sur son visage fatigué. Fatigué par toutes les questions qui l'assaillent, par le silence qui les enveloppe alors qu'il lui semble qu'il faudrait qu'ils se parlent, de tout, de rien, d'eux et leur relation tellement floue. Il n'aura pas le choix, il le sent : il devra se lancer à l'eau. Mais pour où commencer ? Comment aborder le sujet sans lui faire peur, sans lui donner l'impression de lui mettre de la pression ? C'est peut-être seulement lui le problème dans tout ça, peut-être qu'il se fait souffrir tout seul ( ce ne serait pas la première fois ), mais merde : il a besoin d'enlever ce poids sur son cœur.

« Issei... » Son appel est doux, comme un murmure, mais dans son ton, il subsiste une lourdeur, cette même tension silencieuse qui ne demande qu'à éclater. Brièvement, il prince se lèvres, comme hésitant, puis reprend : « Ça fait quand même un temps qu'on dort ensemble et tout... et j'aimerais qu'on fasse le point. »

Oui, voilà, c'est sans aucun doute la meilleure manière d'apporter le sujet. Faire le point, c'est une belle expression, ça ne laisse pas trop entendre ses désirs, mais cela force une discussion - car voilà tout ce qu'il veut réellement : savoir ce qu'Issei pense de tout ça, d'eux, lui. Qui est-il pour Issei ? Un simple jouet dont il peut disposer à sa guise, ou bien un véritable partenaire, quelqu'un dont il se soucie de son bien-être et de son bonheur ? Maintenant qu'il y pense, il n'est plus aussi certain de vouloir connaître la réponse - et en même temps, combien de temps pourra survivre Junji dans une relation pareille ? Il a besoin de cette confiance émotionnelle, mais il ne sait plus s'il est en mesure de l'obtenir.
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Clan Iwasaki
posté Aujourd'hui à 0:28 (7)
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ft. Junji
Son prénom qui brise le silence - un appel, une demande. Et ainsi le verre qui se fracasse, mince barrière établie entre Junji et ce qu'il croit être la vérité - ses peurs, ses doutes, ses envies. Désormais sans la défense du silence, du secret devant lui; se dévoilant et posant au creux de ses mains ses illusions - ce qui le garde en vie, ce qui fait naître un sourire sur ses lèvres - sans chercher à les reprendre; en laissant le choix à Issei de les chérir, ou de les briser. Les fracasser enverrait du verre se loger dans la chair de ses phalanges, tranchant les veines et déchirant les nerfs; le sang déjà sur ses mains coulant abondamment jusqu'à tacher le sol sans jamais que les remords ne lui ouvrent le thorax. Il serait si facile, un instant exaltant de voir la douleur dans les yeux de Junji; de le voir mourir, une nouvelle fois, sans doute une de ces fois où il se rapprochera le plus de celle que Issei aime - une déception si grande que son addiction n'arrivera pas à colmater. Ce serait le plonger dans l'eau et ne pas rester pour l'en secourir; ce serait le regarder se débattre contre les vagues pour retrouver le plaisir d'une nouvelle respiration. Pour survivre.

Mais un Junji qui se noie ne lui est pas utile; un Junji qui se noie ne lui est pas assez délicieux (même sachant qu'il est la cause, qu'il sait contrôler ses états d'âme) pour aller à l'encontre de ses plans. Si Junji se noie, ses doigts imbibés ne sauront trancher la chair des innocents; ils ne sauront travailler pour lui, dansant où il les lui ordonne. Ainsi Issei sera toujours là pour tirer son confrère de l'eau, le soulever au bout de ses bras et l'extirper des vagues qui tentent de l'entraîner vers le fond - pour l'amener vers lui, se retourner et le noyer là où il contrôle les flots. Jusqu'à ce qu'il s'accroche à lui si fort que jamais Issei ne pourra le plonger de nouveau - qu'il s'accroche malgré que la douleur de ne plus posséder ses propres entrailles soit infiniment plus forte que l'eau dans ses poumons.

Ici il pourrait feindre l'ignorance. Forcer Junji à définir ce qu'il veut réellement d'eux, le mettre au pied du mur pour mieux le happer - comme la première fois. Mais Issei préfère la force, la tension que lui apporte cette réaction-ci - celle où il lève les yeux, lentement, posé, et dépose le document dont il s'occupait. Celle où il étire le silence, encore un instant, comme s'il réfléchissait - comme s'il choisissait ses mots. Comme s'il y avait déjà pensé, il y avait déjà réfléchit, et n'avait pas fini d'y réfléchir - comme s'il avait une bonne raison d'avoir toujours refusé d'en parler. Comme s'il pesait le pour et le contre de cette raison (ce secret) qui empêche Junji d'être heureux - comme s'il s'apprêtait à briser une promesse qu'il avait fait depuis longtemps.
« Sur ce que nous sommes? » (Comme s'il avait besoin de clarification - de confirmation.)

Il laisse couler un instant comme il laisse couler une nouvelle gorgée de vin le long de son œsophage.
« Je t'avoue que j'y ai réfléchi. Mais... hm. » Il ne termine pas sa phrase - réfléchit - comme s'il cherchait ses mots. Comme s'il pesait le poids de sa réponse - comme s'il préparait un aveux.
« Je ne suis pas arrivé à une réponse concluante. Il y a beaucoup de facteurs. » Son poste au sein de la diaspora (bien que personne n'osera lui dire quoi que ce soit - il est celui qui choisi ses subordonnés (son bras droit), après tout), le danger de leur profession (en grande partie éliminé par la prudence presque maladive de Issei), leur homosexualité (que personne n'osera leur reprocher).
« Et puis, très honnêtement... » (Mensonge.) « Je dois t'avouer ne pas avoir eu d'excellentes expériences auparavant. »
D'un air sérieux, qui aurait été entaché de tristesse si ça avait été quiconque d'autre - qui perd un peu de la férocité, de l'ombre du sourire qui l'avait habité avant. Comme une noirceur passant en travers ses pupilles, fugace mais qui ne fuit jamais. Comme ce masque qu'il porte à la perfection, sans honte et sans regrets - comme le sourire au canines révélées qu'il porte au creux de son estomac.
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