« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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心拍 | ft. Junji

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Clan Iwasaki

the stars the moon they have all been blown out
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le Mar 23 Mai 2017 - 8:25
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ft. Junji
Les doigts de Ohno Junji lui appartiendront bientôt. Déjà, ils courent où il les lui ordonne du bout de son sourire carnassier, du bout de ses lèvres. Comme ses incisives qui se plantent dans sa chair, comme une hypnose, comme un poison qui s'infiltre dans ses veine pour le faire bouillir jusqu'à exploser - comme le poison de ses baisers. Comme ses paumes sur la peau de son dos, comme leur sueur et leur respirations entremêlées, comme leurs membres entrelacés dans ce désordre charnel jusqu'au bout de leur langues. Cette impression de contrôle, de domination qui coule le long de la gorge d'Issei comme le miel, sensation - savoir que les choses sont sur le droit chemin, satisfaction intense du déroulement de son plan; le serpent resserre sa prise en silence.

Lentement, il lui en demande toujours plus. S'attend à ce qu'il soit disponible quand il l'appelle, lui donne des responsabilités, leur permet de travailler ensemble de plus en plus. Dans le reflet de son sourire, la satisfaction de le voir s'enrouler autour de son petit doigt. Le savoir qu'il pourra toujours s'appuyer sur eux pour se justifier, cette position de plus en plus solide qu'il prend et revendique. Oh, plus Junji l'apprécie, plus il lui fait confiance, plus il vient se nicher dans le creux de son cou, plus il s'approche de cette position qu'Issei lui réserve à ses côtés. Ainsi il tisse sa toile, lentement, à coups d'appels, de sourires et de reins. Son invitation, ce soir là, est sous un prétexte professionnel - le peu d'écrits conservés pour le fonctionnement du trafic d'organes (jamais quoi que ce soit sur les lieux ou l'identité de qui que ce soit, surtout des choses comme le type sanguin et autres informations importantes) doivent être triés, puis brûlés, pour la plupart.

Ce genre de travail que Issei ne pourrait accomplir à lui seul qu'au prix de longues heures - le genre de travail qu'il ne permettrait jamais à quiconque autre qu'une personne de confiance (son bras droit, par exemple) de toucher. Délicat et confidentiel. Et pourtant d'une importance capitale - se défaire du plus de traces possible, comme un fantôme. Issei se targue que son trafic soit de ceux les plus invisibles, les plus insidieux, courant dans la gangrène de l'humanité sans ne laisser derrière qu'un mort et un vivant.

La coups à la porte annoncent l'arrivée de Junji alors que tout est près sur la table. À pas longs, Issei déverrouille la porte, puis le loquet pour révéler la forme chétive sous ses yeux. L’accueillant d'un sourire en coin, d'un pas en arrière pour lui laisser le loisir d'entrer.
« Entre. » (Moins comme une invitation, plus comme un ordre, de cette autorité farouche et fauve, comme le sourire au bout de ses canines.)
Il le guide jusqu'à leur lieu de travail pour les prochaines heures, à priori, où trônent deux verres de vin vides et une bouteille. Il pose sa main d'un geste ferme sur l'épaule de Junji, lui indiquant de l'autre main de prendre place.
« Tu prendras bien un verre de vin? J'ai sorti la bouteille de la cave pour l'occasion. »



君 が 明日 蛇 と なり
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ボク を 愛す と 吠えた として も
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Clan Iwasaki

Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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le Jeu 25 Mai 2017 - 6:50
Entre les quatre murs de son cabinet, Junji laisse ses pensées défiler.

Ces dernières semaines ont été plutôt houleuses. Elles se confondent dans ses souvenirs par fragments et superposition. D'abord le ciel, les bras d'Issei, puis retour sur terre, le cadavre, le travail ingrat (adouci, cependant, par la présence de son collègue), son lit alors inconnu maintenant familier (il dort, si bien), parfois le vide de ses draps, ses lèvres dès que l'occasion se présente, les bêtabloquants qui le rendent malade comme un chien, mais l'éveil près de lui - ah, non, ça n'est jamais arrivé ça, pas encore ; il espère, il faut se donner du temps, laisser du temps, Issei doit avoir ses raison, sans doute, mais qu'est-ce qui lui prend d'éviter la question en tout temps ?

(paradis et enfer en alternance
de quoi perdre la tête)

Il ferme les yeux, met un frein à ce dérapage. Sourit.

Son cœur n'a pas été aussi léger depuis longtemps. Qui aurait cru que cela serait si facile ? Il a trouvé Issei, la pièce manquante à son existence à Pallatine. Enfin une raison de continuer, de se lever le main, d'espérer le meilleur. C'est comme s'il est redevenu ce jeune étudiant en médecine, plein de rêves de grandeur en tête, la fierté de ses parents et dans un futur proche des institutions scolaires qui l'auront formé. Toutes les portes ouverts devant lui, pour lui. La réussite au bout de ses doigts.

L'impression de contrôler sa vie ; voilà ce qu'Issei lui a rendu. Et plus que l'amour, c'est la gratitude qui illumine son regard.

(Il ne sent pas la corde qui s'enroule à son cou, ne comprend pas qu'en courant vers ses bras, il s'étranglera lui-même. Ne veut pas en avoir conscience. Cherche à se convaincre de son bonheur en le plaquant à sa réalité. Une illusion. Les nuits, elles, ne mentent pas. Certains soirs, il se réveille sans trouver la chaleur qui le rassure tant. Tremblant comme une feuille, il se recroqueville et essaie de se rendormir avant qu'elles ne viennent, ces idées sombres qui lui rappellent que le paradis qu'il croit avoir trouvé sonne faux. Pourquoi évite-t-il tes questions ? Il ne veut pas s'engager réellement avec toi. Tu ne fais que coucher avec lui. Pourquoi il ne parle jamais de ses sentiments selon toi ? Ah ! C'est parce qu'il en a pas pour toi. C'est la seule explication, réveille toi Junji !

Alors il se lève précipitamment, ne supportant plus de s'entendre penser. Essuie ses joues, ouvre la pharmacie, prend deux, pas un, somnifères, s'échoue sur le divan. Étouffe ses sanglots (c'est la fatigue, rien que la fatigue). Se rendort, enfin, ses bras enroulés autour de lui.

Demain, il retrouvera son sourire.)


La montre à son poignet indique presque 18h. Junji enfile son manteau et quitte son cabinet. À partir d'ici, il n'est qu'à quelques minutes de marche du logement d'Issei. Il peut prendre son temps pour respirer, profiter de l'air de la nuit et de la fraicheur de l'hiver. Se perdre dans ses pensées, encore un peu. Théoriquement, ils doivent passer la soirée à trier des dossiers avant de s'en débarrasser. Il espère que ça n'en restera pas là. Il aimerait lui parler, vraiment, et passer la nuit dans ses bras. Ça, c'est presque une valeur sûre. En ce qui concerne la conversation, et bien, c'est plus compliqué. Issei sera-t-il plus enclin à répondre à ses questions ? Ou plutôt, osera-t-il même poser ses questions ; le silence de son collègue l'angoisse à tous les coups. Il en vient à préférer l'omerta, plutôt que risquer de tout perdre...

Arrivé devant la porte, il hésite avant de frapper. Qu'est-ce qui l'attend, de l'autre côté ? Ses espoirs deviendront-ils réalité ? Ou sera-t-il déçu... ? Allons, non, pourquoi serait-il déçu ? C'est très clair, pourtant, ça doit être une soirée boulot... rien d'autre. Trois coups. Issei lui ouvre. À sa vue, Junji sourit immédiatement sourit immédiatement, rassurée, et entre. Il a tout juste le temps d'enlever son manteau et il le suit. Il commence à avoir l'habitude de cet endroit, il pourrait sans doute se retrouver sans trop de problèmes, mais il apprécie tout de même d'être accompagné jusqu'à la table. À la vue du vin, la surprise marque son visage. Semble-t-il que la soirée sera plus agréable qu'il ne l'a prévu... Son sentiment s'amplifie en sentant sa main sur son épaule. Des contacts, légers, subtils, dans lesquels il lit des promesses plus grandes qu'elles ne le sont.

« Avec plaisir. »

Il cherche son regard, veut y voir l'indice de quelque chose, n'importe quoi, un signe qui confirmerait ses doutes. Mais évidemment, rien d'assez précis, rien qui ne peut le rassurer à cent pour cent dans ses conjectures. Alors il bat en retraite. Ses yeux se posent sur tous les papiers qui les entourent. « On va en avoir pour toute la nuit... » dit-il en prenant déjà un paquet de feuilles entre ses mains. Il retombe dans ses vieilles habitudes : cacher ses problèmes dans le travail, n'importe quoi qui pourra lui occuper l'esprit, l'empêcher de penser à Issei, ses mains, son corps, le vin et... et  ça va être plus difficile que prévu. Pour aucune raison, il sent une rougeur au niveau de ses joues. Essayant de camoufler son trouble, il se met à chercher ses lunettes de lecture.




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-George Carlin

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le Ven 2 Juin 2017 - 4:50
心拍
ft. Junji
Sa main contre son épaule comme une griffe. Moins un geste de tendresse et plus une autorité, une possession qui s'infiltre jusque dans ses os. Il y a dans cette relation, physique et mentale, émotionnelle, quelque chose que Issei n'avait jamais vécu; un contrôle, un jeu si tranchant, si blessant, avide et dévorant - jamais n'a-t-il séduit ainsi pour ses propres besoins. Jamais ne s'est prostitué pour ses désirs et idéaux, jamais ne s'est ainsi offert, ne s'est ainsi donné l'opportunité de posséder un corps et une âme. C'est une sensation enivrante que de voir Junji danser entre deux extrêmes, entre l'angoisse et l'euphorie, et d'être le fil de cette lame qui menace à tout instant de le voir se fendre et s'écrouler jusqu'à ce que son cœur s'arrête. Exalté comme s'il était témoin de la mort à chaque instant - car Junji meurt, encore et encore, au fil de ses espoirs. Jamais assouvi. Il y a dans cela une beauté qui ne cesse jamais d'émerveiller Issei dans ces moments sombres partagés (pour de si différentes raisons) entre les plis de ses draps. Une beauté qui lui appartient de plus en plus, celle qui glisse toujours si vaguement entre ses doigts, celle qu'il ne saura jamais tenir puisque la tenir en viendrait à devenir ce que Junji veut de lui - et ainsi elle mourrait au creux de ses yeux.

Le voir lui est délicieux jusqu'à poser la chair de poule sur sa nuque - et pourtant il doit leur imposer cette distance et le contraste qu'elle apporte; il ne peut s'abreuver de sa dualité qu'en ces instants choisis. Pragmatisme qui s'infiltre toujours au creux de sa passion - qu'il ne laisse jamais consumer l'intensité dévorant son estomac et pourtant qu'il sait être son plus grand atout. Ainsi il danse, lui aussi, entre désir et besoin, entre fougue et froideur, au fil de ce jeu qui meut ses os; au fil de cette ambition qui brûle ses muscles. Ainsi va cette valse qu'il vit, qu'il aime depuis qu'elle anime ses jours; depuis que l'intelligence adulte a percé son crâne pour laisser cet enfant déconcertant se mourir. Pour le voir éclore de ce cocon d'immaturité le papillon mortel qu'il est devenu, les ailes tachées de sang.

Il conduit du bout des doigts Junji jusqu'à une chaise, attend qu'il s’assoit pour leur servir du vin, puis prend place à son tour. Laisse son regard courir sur les traits de son comparse, fouiller jusque dans les ombres, dans le creux des orbites de son crâne - pour sentir au creux de ses propres côtes un organe palpitant qui ne le fait ainsi qu'alors qu'il observe la mort. Un sourire caresse le bout des ses lèvres comme un fantôme.
« Mais non. Il suffit de s'y mettre sérieusement pour quelques heures. » Cherchant moins à le rassurer qu'à faire naître des sous-entendus - quelque part derrière son ton, dans la situation, dans ce goût que laisse le vin au fond de leur gorge. Ainsi il referme ses doigts sur le verre pour le porter à ses lèvres et laisser la chaleur s'infiltrer dans son œsophage. C'est une bouteille dispendieuse - de qualité - qu'il a sortit pour eux, un vin qu'il marie silencieusement avec le goût de la mort sur le bout de sa langue.

« Nous ne garderons pas grand chose. C'est un travail répétitif mais simple. »
Il dépose la coupe, agrippe un papier, et se mets au travail.
« En soit, sa simplicité pourrait justifier de le confier à quelconque subordonné, mais je préfère ne mettre quelconque information que dans les mains de personnes de confiance. C'est trop délicat. »
Et ses yeux remontent, à peine une seconde, vers Junji. Comme s'il ne pouvait pas s'en empêcher.



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le Lun 5 Juin 2017 - 1:19
Alors qu'Issei prend place face à lui, Junji croit encore sentir sa main sur son épaule. Il se délecte de ce résidu de chaleur, comme la dernière note d'un parfum dans l'air. Ça ne fait que quelques semaines que leur contact est devenu intime, et, pourtant, il doit s'admettre déjà complètement accro. Jamais il ne retournerait en arrière, non. Il ne peut plus imaginer un présent dont Issei est absent. C'est devenu un besoin, de l'avoir à ses côtés, de croiser son regarder, de sentir ses mains sur lui... Il ne veut plus vivre son désir seul, ne veut plus connaître l'angoisse qui l'a hanté chaque fois que son collègue s'est approché de lui. Qui a-t-il de mieux que de vous savoir désiré autant que vous désirez ? Voilà ce qu'il se dit lorsqu'il commence à douter. Cette seule pensée lui permet de se rassurer, un peu. Oui, il est satisfait de sa situation - même qu'il lui suffirait d'avoir la certitude d'être aimé comme il aime pour se sentir complètement heureux - mais le bonheur idéal n'existe pas, n'est-ce pas ? Enfin, c'est ce qu'il s'est toujours dit...

Il retrouve ses lunettes et les met sur le bout de son nez. Non pas qu'il en ait réellement besoin - cependant, il trouve cela plus pratique pour la lecture de petits caractères... et n'a jamais trouvé désagréable la forme qu'elles donnent à son visage. Qu'en pense Issei ? Il ne lui a jamais demandé - et en retour n'a jamais obtenu son opinion. Non, ce n'est pas comme s'il va le lui demander non plus ; ce n'est pas très approprié et... et il doute que son collègue en pense quelque chose. Après tout, ils ne sont pas ouvertement dans une relation amoureuse. Ces conversations toutes légères et innocentes qu'il a pu avoir avec d'anciens partenaires, elles sont inexistantes avec Issei. Et pas qu'il pense réellement à ses ex, mais il doit admettre que ça lui manque - plus que le sexe, ce sont ces moments de complicité, de confort et de calme dont il s'ennuie. « Mais il doit avoir ses raisons, donne lui du temps, tout s'est passé si rapidement...» Toujours en train de l'excuser, à se rassurer, se conforter dans l'idée que « tu t'en fais pour rien, il est honnête, ce qu'il y a entre vous c'est réel...».

Et il sourit, légèrement, pour lui-même, en réponse à ses inquiétudes (leur prouver qu'il s'en moque), en réponse, enfin, au commentaire de son collègue. Ses yeux se défont du dossier qu'il a entre les mains pour se poser sur Issei, juste à temps pour capter brièvement son regard. Comment peut-il douter de lui ? Il sait pertinemment qu'il n'aurait pas invité quelqu'un d'autre. Son appartement, le vin, la soirée... Non, il ne croit pas qu'il aurait laissé n'importe quelle autre « personne de confiance » dans des conditions pareilles. Et cela lui donne de l'assurance.

« Je suis heureux de savoir que je fais partie de ces personnes. »

Oui, il prend en assurance, et voilà qu'il tâte le terrain. Il ne nourrit pas d'énormes espoirs, mais il se demande s'il pourra entendre les mots qu'il veut entendre - si, enfin, leur situation pourra être clarifiée, ce soir, à table avec une bonne bouteille de vin. Parfois, c'est tout ce qu'il faut pour se laisser aller, pour que des sentiments cachés soient dévoilés.  Il prend une gorgée de l'alcool puis replonge dans sa lecture, très sommaire, avant de mettre le document de côté pour le détruire plus tard. Il garde le silence, attendant la réaction d'Issei. Seuls ses yeux trahissent sa volonté alors que son regard s'attarde sans raison.




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le Dim 11 Juin 2017 - 2:36
心拍
ft. Junji
Hm. Un instant, Issei apprécie le goût du vin sur sa langue. Un arôme qui englobe ses sens, qui se pose au fond de sa gorge, qui envoie des picotements au bout de ses doigts. D'une main, il déplace un document; de l'autre, il s'offre une autre gorgée d'extase, satisfait de son choix. Il gardait cette bouteille depuis longtemps, attendant une occasion suffisante pour l'extirper de la cave, et pourtant il ne regrette pas de l'avoir fait maintenant. Une simple soirée accompagné de Ohno Junji, oui, mais sa présence délicieuse mêlée à l'arôme du vin ne sont rien de moins qu'exaltants; électrisants. Ainsi alors qu'il dépose le verre Issei dévoile ses canines, lèvres tirées en un sourire pour lui-même, savourant l'instant. Il relève les yeux alors que sa voix résonne, pose un silence.
« Moi de même. »
Puisque l'on reviendra toujours à toutes ces qualités qui font de Junji cet homme qu'Issei désire posséder, avoir à ses côtés. Ce n'est pas un mensonge, donc, en équilibre entre la réalité et ce qui danse dans l'esprit de son collègue.

Le silence s'étire, remplit la pièce - brisé seulement par le bruissement des feuilles, du papier que l'on lit, que l'on déplace. Il y a, pourtant, une certaine lourdeur dans l'atmosphère qui, doucement, s'étend et étreint la pièce. Comme le silence avant un aveux, comme ce que l'on attend de soi, comme une question, une demande, une attente. Issei la ressent, en identifie rapidement, peut-être, la source. Comme un détail, un vide au bout de ses lèvres, une question à laquelle il a toujours refusé de répondre. Où il se satisferait facilement de ce qui les lie pour l'instant, il lit et devine autant qu'on le lui indique ce désir de Junji de les identifier, de faire d'eux quelque chose de plus concret, de plus réel. D'apposer un nom sur leur relation, d'en élargir les limites, d'y être plus à l'aise - oh, mais cela, il ne peut le permettre.

Pas tout de suite, en tout cas. Il est capital d'être inconfortable à Junji, de lui être pourtant indispensable, mais de lui être inaccessible - de faire de son toucher une drogue, de former une dépendance; de rendre Junji redevable pour chaque instant passé ensemble, pour chacun des centimètres de son être effleurés du bout de ses doigts. Et pourtant, à la fois, de se faire disponible et attentif, peut-être - plus attentif qu'envers tous les autres. Il est capital qu'il ne fuit pas avant que le serpent ne se soit totalement enroulé autour de sa gorge - avant qu'il ne puisse plus le faire. Ainsi cette question - tension - est problématique, et tout à la fois un outil. Nuance, dissonance étrange et nécessaire. Parfois, pourtant, il faut savoir faire des sacrifices calculés, plier les règles, briser ses envies afin d'en arriver au résultat voulu.

Ainsi il laisse s'étirer le silence. Attendant, patiemment, entre deux regards levés, que la tension éclate finalement. Laissant couler quelques gorgées de vin.


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whoops pardon c'est de la merde sorry



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le Mar 13 Juin 2017 - 22:39
Plus le silence s'étend, plus l'esprit de Junji s'emballe. Lui laisser du temps, oui, c'est bien, mais pour combien de temps encore ? Et puis les signes sont là : le vin, la table, la soirée avec seulement eux deux, sans rien pour les déranger sinon le travail, et cette tension, oui, ce je-ne-sait-quoi dans l'air qu'il a senti dès qu'il a fait un pas dans la pièce, la prévision qu'il ne rentrera pas chez lui ce soir tout de suite après avoir détruit des dizaines de documents. Tout est là, tout est parfait - si seulement il peut avoir la confirmation de ses doutes les plus profonds, la réalisation de son souhait le plus cher en ce moment... Et plein d'espoir, il garde le silence (silence qu'il aime, généralement - il le trouve paisible, comme un îlot dans l'œil de la tempête), continue à lire et à tasser les papiers les uns après les autres ; attends, patiemment, qu'Issei dise quelque chose, qu'il initie cette conversation qui, pourtant, devrait naturellement être sur le bout de leur lèvre - mais Junji est seul dans ce fantasme. Terriblement seul. Et plus le silence s'étend, plus son esprit s'emballe et moins il peut le silence se fait agréable. Il doit le briser, il doit savoir et mettre fin à l'angoisse qui l'empêche de dormir, la nuit (car quelle pire vérité peut-il y avoir que d'être moins qu'on l'espère ?) (et si c'est le cas, tient-il vraiment à la connaître ? il n'y aura plus de retour en arrière, ne pourra plus se bercer dans ses illusions une fois la réponse entendue - mais il n'en peut plus de toute façon) (à ce rythme, il mourra à petit feu).

Au bout d'une dizaine de documents passés entre ses mains, il soupire. Il enlève ses lunettes et passe une main sur son visage fatigué. Fatigué par toutes les questions qui l'assaillent, par le silence qui les enveloppe alors qu'il lui semble qu'il faudrait qu'ils se parlent, de tout, de rien, d'eux et leur relation tellement floue. Il n'aura pas le choix, il le sent : il devra se lancer à l'eau. Mais pour où commencer ? Comment aborder le sujet sans lui faire peur, sans lui donner l'impression de lui mettre de la pression ? C'est peut-être seulement lui le problème dans tout ça, peut-être qu'il se fait souffrir tout seul ( ce ne serait pas la première fois ), mais merde : il a besoin d'enlever ce poids sur son cœur.

« Issei... » Son appel est doux, comme un murmure, mais dans son ton, il subsiste une lourdeur, cette même tension silencieuse qui ne demande qu'à éclater. Brièvement, il prince se lèvres, comme hésitant, puis reprend : « Ça fait quand même un temps qu'on dort ensemble et tout... et j'aimerais qu'on fasse le point. »

Oui, voilà, c'est sans aucun doute la meilleure manière d'apporter le sujet. Faire le point, c'est une belle expression, ça ne laisse pas trop entendre ses désirs, mais cela force une discussion - car voilà tout ce qu'il veut réellement : savoir ce qu'Issei pense de tout ça, d'eux, lui. Qui est-il pour Issei ? Un simple jouet dont il peut disposer à sa guise, ou bien un véritable partenaire, quelqu'un dont il se soucie de son bien-être et de son bonheur ? Maintenant qu'il y pense, il n'est plus aussi certain de vouloir connaître la réponse - et en même temps, combien de temps pourra survivre Junji dans une relation pareille ? Il a besoin de cette confiance émotionnelle, mais il ne sait plus s'il est en mesure de l'obtenir.




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le Dim 25 Juin 2017 - 0:28
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ft. Junji
Son prénom qui brise le silence - un appel, une demande. Et ainsi le verre qui se fracasse, mince barrière établie entre Junji et ce qu'il croit être la vérité - ses peurs, ses doutes, ses envies. Désormais sans la défense du silence, du secret devant lui; se dévoilant et posant au creux de ses mains ses illusions - ce qui le garde en vie, ce qui fait naître un sourire sur ses lèvres - sans chercher à les reprendre; en laissant le choix à Issei de les chérir, ou de les briser. Les fracasser enverrait du verre se loger dans la chair de ses phalanges, tranchant les veines et déchirant les nerfs; le sang déjà sur ses mains coulant abondamment jusqu'à tacher le sol sans jamais que les remords ne lui ouvrent le thorax. Il serait si facile, un instant exaltant de voir la douleur dans les yeux de Junji; de le voir mourir, une nouvelle fois, sans doute une de ces fois où il se rapprochera le plus de celle que Issei aime - une déception si grande que son addiction n'arrivera pas à colmater. Ce serait le plonger dans l'eau et ne pas rester pour l'en secourir; ce serait le regarder se débattre contre les vagues pour retrouver le plaisir d'une nouvelle respiration. Pour survivre.

Mais un Junji qui se noie ne lui est pas utile; un Junji qui se noie ne lui est pas assez délicieux (même sachant qu'il est la cause, qu'il sait contrôler ses états d'âme) pour aller à l'encontre de ses plans. Si Junji se noie, ses doigts imbibés ne sauront trancher la chair des innocents; ils ne sauront travailler pour lui, dansant où il les lui ordonne. Ainsi Issei sera toujours là pour tirer son confrère de l'eau, le soulever au bout de ses bras et l'extirper des vagues qui tentent de l'entraîner vers le fond - pour l'amener vers lui, se retourner et le noyer là où il contrôle les flots. Jusqu'à ce qu'il s'accroche à lui si fort que jamais Issei ne pourra le plonger de nouveau - qu'il s'accroche malgré que la douleur de ne plus posséder ses propres entrailles soit infiniment plus forte que l'eau dans ses poumons.

Ici il pourrait feindre l'ignorance. Forcer Junji à définir ce qu'il veut réellement d'eux, le mettre au pied du mur pour mieux le happer - comme la première fois. Mais Issei préfère la force, la tension que lui apporte cette réaction-ci - celle où il lève les yeux, lentement, posé, et dépose le document dont il s'occupait. Celle où il étire le silence, encore un instant, comme s'il réfléchissait - comme s'il choisissait ses mots. Comme s'il y avait déjà pensé, il y avait déjà réfléchit, et n'avait pas fini d'y réfléchir - comme s'il avait une bonne raison d'avoir toujours refusé d'en parler. Comme s'il pesait le pour et le contre de cette raison (ce secret) qui empêche Junji d'être heureux - comme s'il s'apprêtait à briser une promesse qu'il avait fait depuis longtemps.
« Sur ce que nous sommes? » (Comme s'il avait besoin de clarification - de confirmation.)

Il laisse couler un instant comme il laisse couler une nouvelle gorgée de vin le long de son œsophage.
« Je t'avoue que j'y ai réfléchi. Mais... hm. » Il ne termine pas sa phrase - réfléchit - comme s'il cherchait ses mots. Comme s'il pesait le poids de sa réponse - comme s'il préparait un aveux.
« Je ne suis pas arrivé à une réponse concluante. Il y a beaucoup de facteurs. » Son poste au sein de la diaspora (bien que personne n'osera lui dire quoi que ce soit - il est celui qui choisi ses subordonnés (son bras droit), après tout), le danger de leur profession (en grande partie éliminé par la prudence presque maladive de Issei), leur homosexualité (que personne n'osera leur reprocher).
« Et puis, très honnêtement... » (Mensonge.) « Je dois t'avouer ne pas avoir eu d'excellentes expériences auparavant. »
D'un air sérieux, qui aurait été entaché de tristesse si ça avait été quiconque d'autre - qui perd un peu de la férocité, de l'ombre du sourire qui l'avait habité avant. Comme une noirceur passant en travers ses pupilles, fugace mais qui ne fuit jamais. Comme ce masque qu'il porte à la perfection, sans honte et sans regrets - comme le sourire au canines révélées qu'il porte au creux de son estomac.



君 が 明日 蛇 と なり
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Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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le Lun 26 Juin 2017 - 2:58
Pendant quelques secondes de silences qui entrecoupent la réponse d'Issei, Junji sent son cœur tomber. Il réalise qu'il a ouvert une boîte de Pandore, que, peu importe ce qu'il adviendra, il n'y aura plus de retour possible. C'est trop tard pour les regrets, a-t-il envie de se dire, mais évidemment sa tête l'entend autrement. Elle s'agrippe en vain aux parois de son esprit, l'écorchant en essayant de se sauver, elle s'abime et se réduit tranquillement en miettes. Mais qu'est-ce qu'il lui a pris d'avancer le sujet ? Visiblement, son compagnon n'est pas prêt à affronter cette question  (n'est peut-être pas au  même niveau d'affection - ne veut probablement pas aller plus loin). La chute se précipite. Il doit se rendre à l'évidence ; il a précipité sa propre mort. Sa tête a cessé de lutter. Il attend l'impact final, celui qui empalera son cœur sur une énième déception. Et elle vient, vite, apparaît, menaçante, sous la forme d'une syllabe : « mais. » Et c'est tout son être qui cède. Immédiatement il baisse la tête, pince les lèvres. Cache ses mains sous la table - elles se sont remises à trembler.

Et c'est tout ? Tu vas te laisser abattre comme ça, par un simple « mais » ? Allons Junji c'est pathétique. Si tu as amené le sujet, c'est qu'il te tient à coeur. Pour une fois, quelque chose (quelqu'un) te donne le sourire ; te lever les matins t'es plus agréable depuis que tu l'as à tes côtés (non, avoue-le, dès que tu as commencé à le connaître, avant même que cette attirance naisse, avant que tu la reconnaisses). Et tu abandonnerais devant un simple « mais ». Il a ses raisons, certes - raison qui te sont compréhensibles, raisonnables même - mais tu ne les laisseras pas se mettre entraver ton bonheur. Mais tu ne te t'avoueras pas vaincu - parce que tu as assez mangé de la merde par le passé pour refuser d'accéder au bonheur qui, tu le sens, est au bout de tes doigts.

Un sourire sur ses lèvres, doux, sincères. Des yeux de golden qui sont à pleurer. À quelque part, il est brisé - mais il a décidé de ne pas le montré, comme ses bêtabloquants qui camouflent ses problèmes d'angoisse, il enfouit sa blessure sous un masque d'empathie. « Tu sais, je n'ai pas eu d'expériences fabuleuses non plus, alors je comprends... »

Il comprend, oui, il croit comprendre - veut le comprendre. Et c'est vrai, après tout : sa dernière relation « sérieuse » n'aura duré que quatre mois. Un jeune interne, Xavier était son nom. Blâmez sa dépression ou leur différence d'âge : le fait est qu'il n'a pas su s'impliquer. N'aimait peut-être pas réellement, s'accrochait peut-être à sa jeunesse comme à une bouée de sauvetage. Et ses relations précédentes n'étaient guère mieux. Superficielles, comblant un manque. Mais cette fois, avec Issei, il veut croire à autre chose - pense enfin avoir atteint ce niveau de sensibilité nécessaire pour chérir cette relation comme il se doit.  Et c'est plus enflammé qu'il reprend : « Mais pour moi, ce que nous sommes... ou ce que nous avons comme relation, si tu préfères, c'est sérieux. Mais je veux être sûr que je ne fonce pas dans un mur. Je ne veux pas me tromper, cette fois, je veux être sur la même longueur d'ondes... »

Il ferme brièvement les yeux, prend le temps d'inspirer, lentement. Si tu dois chuter, autant t'y lancer complètement. Tu as déjà tombé, à plusieurs reprises - en quoi cela peut-il être pire que les dernières fois ? Et si tu dois te perdre, si tu dois te noyer, et bien tant pis : tu auras au moins une raison pour te complaire dans ton malheur.

« M'aimes-tu ? »




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le Jeu 6 Juil 2017 - 0:19
心拍
ft. Junji
Il le voit sombrer. Sombrer, se relever, puis sombrer à nouveau, comme une ampoule qu'on allume et qu'on éteint; comme la noirceur dans laquelle il le laisse couler, puis l'extirpe. Se délecte, un instant, de cette réaction - de la sensation d'être toujours en contrôle, d'être désiré, si fort qu'une dissonance, qu'une détermination se forme au fond des neurones de Junji. D'être cette chose si importante dans son quotidien, d'être ces doigts si essentiels qu'ils ne doivent jamais cesser d'être posés sur son épiderme. D'être cette présence englobante et agréable, celle dont il est devenu accro avec le temps; une deuxième dépendance qui meut ses os. Il s'en délecte jusqu'au bout de ses doigts, alors qu'il le referme de nouveau sur sa coupe de vin, qu'il mélange les arômes dans le fond de son estomac, qu'il observe l'empathie naître sur les traits de son collègue. Qu'il garde pourtant cet air neutre, plié si légèrement (un pli entre ses sourcils, un coin de sa bouche) de contrariété. Attentif.
« Hm. » (De ces expériences partagées que Issei ne connaît pas.)

Et, silencieux, il écoute. Remarque avec satisfaction que Junji referme les mâchoires tout autour de lui lui-même - qu'il s'y enferme pour savoir goûter au bout de sa langue. Qu'il y voit déjà du sérieux, un engagement les liant, qu'il en prépare le futur. Un futur où Issei l'a a ses côtés, compte sur lui lorsqu'il prend le pouvoir. Un futur les reliant jusqu'à ce qu'ils brisent le lien les enchaînant - enchaînant Junji à lui, enchaînant ses mains à faire ce qu'il veut de lui; à lui donner ses capacités pour qu'il les utilise. À son bras et à ses pieds, un tremplin silencieux l'approchant doucement de la puissance - la première pierre pour paver le chemin.
La différence dans leur ressentit s'impose. Issei se délecte d'observer son propre talent d'acteur - de voir que ses mensonges passent toujours inaperçus. La perfection au sein de ses expression, son masque lisse qui se meut totalement avec son visage - un travail digne des maîtres. Sans une erreur, sans une bavure, adapté à toute situation - prudent mais total. Il en observe ainsi le résultat au bout des lèvres de Junji, au bout de chacun de ses mots; dans son regard, dans ses mains, dans sa posture. Dans sa présence, dans cette conversation qui se joue au sein de son appartement comme une scène. Les rideaux ouverts sur cette table, la bouteille de vin, les documents; autant de pièces du décor finement et précisément construit par Issei.

M'aimes-tu?
Une pause. Comme le temps qui s'arrête. Immobile, Issei ne réfléchit pas.
(Des bribes de conscience qu'il conserve de sa mère, il ne ressort qu'une indifférence aux tonalités de carillon. Des souvenirs de ses grands-parents, il ne ressort qu'une gratitude pragmatique, qu'une acceptation de son existence, qu'un constat de l'air emplissant ses poumons. Des gamins dont il partageait le quotidien, il ne conserve que le souvenir vague d'yeux noirs et de lèvres pliées, de mains sales et de chaussures brisées. De sa réalisation, il ne conserve que la sensation de paumes bouillantes dans le creux de ses reins, que l'impression de la peau sous ses ongles. De baisers, il ne conserve rien que la marque de lèvres sur le bout de ses canines.)
Il se lève, lentement - rompt la distance entre eux deux d'un pas. Du bout des doigts, doucement, il soulève son menton - plante ses iris dans les siennes; avec la fermeté de l'honnête qui a trouvé sa voie - du mur de pierre que l'on a réussi à craqueler - du démon à la passion bouillante calcinant le fond de sa gorge - du trafiquant d'organe froid et pragmatique dont le cœur s'est remis à battre;
« Oui. »
Comme il descendra en enfer avec leurs chaînes - pour en ressortir roi.



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le Sam 8 Juil 2017 - 23:33
Voilà. Juni s'est jeté à la mer. Étrangement, ça a été plus facile qu'il ne l'a cru. Peut-être parce que a noyade lui est préférable aux doutes qui perce ses entrailles, qu'elle lui paraît moins épuisante que le combat qu'il mène. Autant en finir avec cette souffrance qui le tient éveillé dans des nuits froides. (Croit trouver sa rédemption ; ne sent pas le boulet qu'il a attaché ses pieds - même si la réponse est la bonne, jamais il ne pourra regagner la surface telle qu'il la connait - l'air qui emplira ses poumons l'empoisonnera et ses yeux grugés par le sel se fermeront sur un écran noir). Le moindre des deux maux ; et encore. Il n'étouffe pas. Ses poumons ne brûlent pas et son corps ne se contorsionne pas en tremblements. Non. En fait, durant cette brève pause qui suit sa question, il demeure immobile. (Résigné). Même ses mains ne le dérangent plus - il n'en a pas conscience, il est ailleurs. Entre le moment présent, celui qui les englobe dans le silence, et le futur qui s'étend à la fois dans ses plus beaux rêves et ses pires cauchemars. À l'extérieur de ce temps. Un peu comme si cela ne le concerne plus, qu'il a troqué son rôle d'acteur pour devenir un observateur quelconque. Il n'est pas nerveux, il ne se pose pas de questions quant au dénouement - attend, tout simplement, que la sentence tombe et que le rideau soit tiré avant de quitter la salle. Oui ou non. Rien après ne sera pareil, il ne conduit plus rien, se laisse aller ; pour le meilleur et pour le pire.

Issei bouge et le temps reprend son cour - mais Juni demeure dans ce même état d'attente. Ses yeux le suivent alors qu'il s'avance vers lui. Relève la tête comme une marionnette en sentant ses doigts sous son menton.

Et maintenant quoi ?

(Il voudrait dire qu'il a senti des papillons au creux de son ventre, qu'il a anticipé sa réponse - non, qu'il la connaissait déjà, au fond de lui-même, qu'il a été stupide de douter de la sorte. Mais non. C'est le vide, complet. Il n'espère même pas, n'attend pas de miracle - que la vérité (et encore, le mensonge, on le sait bien, le contente). Peut-être est-il déjà trop tard, qu'il s'est noyé dès que ces mots fatals ont franchi ses lèvres - qu'il s'est condamné en croyant se sauver.)

Attend. Encore.

Et lorsqu'il entend ce « oui », il lui semble que tout son corps se libère d'un poids dont il ignorait l'existence (peut-être l'ancre attachée à ses pieds, qui sait ?). Un sourire flotte sur ses lèvres et ses yeux se plissent. C'est presque émouvant de le voir si serein (ça arrache le cœur de le voir tellement amoureux). Il inspire un calme qu'on croirait impossible chez lui en le voyant avec sa tête déprimée et ses rires plus cyniques qu'heureux. Pourtant, du bout de ses pieds jusqu'au sommet de sa tête, il peut affirmer sans l'ombre d'un doute qu'il se sent bien (pour une fois). Le tremblement de ses mains est encore perceptible, mais il se tarit. Même, d'un geste plutôt assuré, il pose sa main droite contre la joue d'Issei - caresse sa peau, puis étire le cou pour joindre ses lèvres aux siennes. Prend les secondes qui lui sont nécessaires pour savourer leur douceur. En rompant le baiser, il laisse sa main tomber contre son épaule, puis descend, lentement, le long de son bras.

« C'est tout ce qu'il me faut pour être heureux. »

(Mensonges)

Ses yeux fuient vers la droite et un bref rire croisé avec un soupir ponctue sa parole. Sa main reste près de la sienne, ses doigts frôlant ses jointures.

« Ça m'importe peu, qu'on vive ensemble ou qu'on pense à des projets futurs en tant que couple ou non… Je veux seulement profiter du présent avec toi. Et savoir que tu en profites aussi, que je ne suis pas seul dans mon bonheur… »

Parce qu'il a déjà essayé et ça n'a pas fonctionné, de toute évidence. Parce qu'il a besoin que cette fois-ci, ça marche. Au milieu de cette ville qui le dépasse complètement, à travers les détours où il a l'impression de vendre son âme pour survivre, Issei est un point de lumière, l'ancre à laquelle il peut s'accrocher en cas de détresse.

Celle-là même qui le fera couler.




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le Lun 7 Aoû 2017 - 9:58
心拍
ft. Junji
Il est si facile de créer la tristesse, la colère chez les gens. Si facile de les briser, de les narguer, d'appuyer sur les bons boutons pour qu'ils éclatent (l'erreur d'Ikazuchi, ses doigts qui se rappellent presque de la sensation de la claque sur sa joue), qu'ils se dévoilent au grand jour à grands cris, griffes et canines aiguisées - prêts à dévorer et déchiqueter. De la même façon, il est si simple de faire naître le désespoir - il est si facile d'enlever ce que l'on a donné, de retirer ce qui ne nous appartient même pas. Facile de connaître les faiblesses, d'apprendre à les exploiter, et de savoir pousser les gens à s'écrouler, et même de les reconstruire, y ajoutant des morceaux, en retirant, jusqu'à fabriquer ce dont l'on a besoin.
Mais il est si difficile de construire, de fabriquer le bonheur. De construire, d'établir sur des bases présentes, de palier à des failles, de raffermir, rendre plus solide. L'on dira qu'on ne peut le faire que pour soi-même.

Et pourtant, le voilà. Junji, la lumière au fond de ses pupilles, l'espoir ravivant ses os. Et Issei pouvant se targuer d'en être la source, tel qu'il ne l'a jamais été - il sait gagner la confiance des gens, mais jamais n'avait réussi à les rendre heureux. Et la voilà, sa création, en chair et en os, au cœur qui pulse et se débat au fond de sa poitrine pour briser ses côtes et le rejoindre, s'emprisonner entre ses griffes. Et Issei sur son piédestal, du haut de ce qui deviendra un trône, ses chaînes se desserrant - s'accrochant aux chevilles de Junji, le tirant vers lui comme une ombre. C'est une sensation exaltante que de le voir ainsi, que d'être la source de quelque chose de si puissant, qui l'englobe et le soulève - de savoir qu'un seul geste, un seul mot peut le laisser tomber et s'écraser au sol. Ce qu'il y a de plus exaltant, ce qui fait courir des frissons le long de sa nuque, est le savoir que dans un seul instant il pourrait tout faire s'écrouler; que cette joie, cette sérénité sont siennes, sans équivoque, et qu'il les tient entre ses doigts. Qu'il serait si facile de détruire tout ce qu'il a construit, de voir Junji mourir, plus, peut-être, que jamais il ne s'est éteint - jusqu'à ce que même la drogue ne puisse combler le manque, jusqu'à ce qu'il aie besoin de lui et rien d'autre.

C'est cette puissance, plus absolue que de donner la mort - donner la vie. Qui donne à leur baiser ce goût tranchant, l'électricité qui court le long de la colonne d'Issei; qui fait s'enserrer ses muscles dans une étreinte, alors qu'il attire Junji à lui sans douceur. Qu'il l'écoute lorsqu'il se détache de lui - qu'il se contente d'un regard, d'à peine un hochement de tête. Un instant, un silence - un regard brûlant, un élan étouffé - et Issei le relâche, replace la distance entre eux, et retourne se rasseoir. Triturant sa lèvre inférieure du bout de ses canines, c'est avec des gestes posés qu'il se remet au travail. Comme si rien ne s'était passé.
« Sans vouloir nous interrompre, » (sa voix est rauque, sans qu'il ne prenne la peine de se racler la gorge) « plus rapidement nous terminons ceci, plus rapidement nous pouvons entamer autre chose. » Avec le sous-entendu comme un grondement au fond de sa gorge.


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euh whoops



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le Sam 19 Aoû 2017 - 20:47
Ses lèvres brûlantes contre les siennes ; Junji les regrette déjà, souhaite les retrouver, maintenant, mais Issei s'éloigne - comme si rien ne s'est passé. Et ça le trouble de le voir si calme, si froid, après ce baiser, après cette déclaration d'amour improvisée. Ça le tue. Les éclats émotifs, il les évite, les accepte rarement (c'est tellement plus facile de les enfermer, les garder pour soit) ; alors qu'il s'ouvre de la sorte pour se frapper à un mur… Il n'a jamais espéré l'émouvoir avec ses mots (il est réaliste), mais un sourire, une main serrant la sienne, est-ce trop demandé ? Peut-être qu'il aurait du se taire. Cela aurait suffi. Issei aurait pris les devants et ils ne seraient pas à nouveau séparés par cette table. La distance lui fait peur. Il ne veut pas rester seul - ne peut pas. L'air est glacial sans lui. C'est comme si on venait de lui enlever son soleil et que l'hiver se glissait sous sa peau. Issei le condamne à mourir. Pourquoi est-il si cruel ?

Parce qu'ils ont autre chose à faire. Ah. C'est vrai. Il a oublié, ce pauvre Junji, tellement emporté par son cœur, ses envies. Idiot. Pourquoi a-t-il douté de la sorte ? Pourquoi lui en a-t-il voulu autant de s'éloigner ? Ils ont du travail sur la planche, ce n'est pas de sa faute ni celle d'Issei. Le chirurgien se rappelle soudainement ce moment où tout a basculé ; l'entrepôt, le cadavre - le foutu cadavre qui l'a rappelé à l'ordre alors qu'il goûtait au bonheur et aux bras d'Issei. Il y aura donc toujours un obstacle entre eux ? Oui, sans doute. Il baisse les paupières et sourit, amer. La patience est une vertu, dit-on. Il a attendu assez longtemps avant d'avouer ses sentiments pour son collègue, il peut attendre encore quelques minutes avant de retrouver son corps, ses mains, ses lèvres. La promesse sous-entendue rend l'anticipation agréable. Alors il réajuste ses lunettes et reprendre le document qu'il a abandonné. « Tu as raison. Terminons ça. »

Et il reprend le travail avec volonté, mais sans concentration. Trop souvent il lui arrive de lever la tête et contempler son compagnon. Et pendant ces brèves secondes, il se perd à caresser des yeux son visage, les contours de sa mâchoire, la courbe de ses lèvres… Qu'il aimerait que tous ces papiers disparaissent d'eux-mêmes ! Il n'aurait plus qu'à le rejoindre de l'autre côté de la table et il serait à lui, son attention entière tournée vers lui. Ses bras encercleraient sa taille et les empêcheraient de se séparer encore, à jamais. Et plus il y songe, plus il a la tête ailleurs, dans un futur proche.

-------



--------

Son corps étendu sous les draps. Son souffle s'accordant au sien, calme, lent, régulier. Ses paupières à moitié fermées, ses yeux n'arrivant pas à se détacher de sa silhouette. Si près de lui. Leurs jambes à quelques centimètres, séparées par une pudeur insoupçonnée après leurs ébats. Il n'a qu'à tendre le bras et sa main caresse sa joue. Il l'aime, il l'aime tellement, c'est invivable. Peut-être qu'il est celui qui aime le plus - il l'est, sûrement, il en a l'impression, un petite lourdeur dans le fond de son cœur, une voix qui murmure dans son crâne et qu'il s'empresse de faire taire. Non, Issei l'aime, il le lui a dit. Et il le croit (veut le croire), cherche d'autres excuses, des explications qui seraient à la source de ce mauvais pressentiment (noyer ses dernières défenses, les résidus de sa conscience et de sa méfiance pour être sien, entier).

Mais Junji est un homme qui ne croit que ce qu'il voit. Il a besoin de preuves, de savoir, ne pourra jamais vénérer un Amour invisible. Alors il prend une chance. C'est une expérience ; ça n'a peut-être rien de scientifique, mais cela doit compter, quand même (comment peut-on démonter et quantifier les sentiments humains ?). Tout ce qu'il a besoin, c'est d'une réaction - de sentir, entendre ou voir. Il se glisse doucement un peu plus près de lui, assez pour que leur corps rentrent à nouveau en contact, qu'il passe un bras autour de sa taille. Sa tête nichée contre le creux de son cou. Il soupire, ferme les yeux. Prend son courage à deux mains. Comment doit-il lui demander cela ? Ah… Peut-être vaut-il mieux qu'il prenne une chemin détournée. Oui, tâter le terrain. Le risque est moindre.

« Issei. Qu'est-ce que tu fais, demain ? »

C'est un départ. Il pince ses lèvres.

« On pourrait peut-être passer la journée ensemble… Juste nous deux. Sans le travail. »




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le Sam 16 Sep 2017 - 7:44
心拍
ft. Junji
Les draps lui collent à la peau comme les doigts de Junji. Au bout de sa langue persiste le goût fugace de l'extase, souvenirs brûlants encore comme un ressenti à la surface de sa peau. L'esprit embourbé d'un brouillard agréable, Issei considère fermer les yeux et s'endormir. Et pourtant le tirent de cet état quelques mots de Junji, hésitants. Volontiers, il aurait feint le sommeil et remis cette discussion à plus tard, à un instant où, s'il est aussi lucide qu'il le sera toujours, il ne sera pas lentement en train de s'enliser dans le sommeil. Mais il s'agit ici de lentement continuer de resserrer ses griffes; il ne suffit pas de dire les choses pour que Junji le croie, et il ne peut risquer son contrôle sur lui, son mensonge pour un simple caprice. Ainsi il ouvre finalement les paupières, ne baissant pas les yeux sur son collègue.
« Je suis occupé. » avec la voix de celui qu'on tire du sommeil, rauque mais sans faiblesse; « J'ignore si je peux réellement faire du temps sur mon horaire. » Comme s'il réfléchissait. « Laisse moi réfléchir. J'ai quelques tâches importantes dont m'occuper demain. » Une pause, quelques instants, comme si cette décision était d'une importance capitale - qu'il devait réellement faire un compromis. « Je crois être en mesure de t'accorder la soirée. » Ainsi qu'il concède la victoire à Junji - comme un grand sacrifice.
Bien sûr, il ne sacrifierait jamais quelconque efficacité au profit de la sensibilité de son collègue, puisqu'il a déjà travaillé à accrocher les chaînes à ses chevilles. Ainsi, simplement, il les resserre, sans conciliation.

Las de ce jeu - le rôle d'amant attentionné après coup ne lui sied pas, et il n'essaie jamais de le porter. Son jeu est impeccable puisqu'il flotte à quelques pas de la réalité - jamais ceci n'entre dans son registre. Il ne feindra pas effusions et affections; n'en est pas capable.



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le Sam 30 Sep 2017 - 23:10
La  victoire est sienne, mais elle est partielle ; il n'est pas dupe.

L'oreille appuyée contre le torse de son collègue, Junji écoute les battements de son cœur, le mouvement de l'air dans ses poumons. Ça a quelque chose de calme, de rassurant, mais ce n'est pas ce qu'il cherche. Il  besoin de plus que cette proximité artificielle ; souhaite que son image se soit insinuée sous la peau d'Issei de la même manière que la sienne hante tout son être. Voudrait être l'air qu'il respire, la raison pour laquelle son cœur bat. C'est anatomiquement impossible, il le sait, et c'est tellement niais, caramel et rose bonbon qu'il en a honte. Mais ce sont ces images extravagantes qui lui viennent à l'esprit à chaque fois qu'il essaie d'expliquer son désir pourtant si simple ; savoir Issei sien de la même manière qu'il est devenu sien. Mais ça, c'est impossible. « Pour le moment » ajoute une petite voix pleine d'espoir dans sa tête. Et autant souhaite-t-il la croire, il n'y parvient pas cette  fois.

Peut-être que c'est la fatigue qui l'affecte. Peut-être que c'est lui qui est déraisonnable. Peut-être que c'est Issei et sa froideur. Le fait est qu'il y a quelque chose qui ne passe pas cette fois. Derrière les paupières mi-closes de Junji se cachent deux yeux remplis de déception. Quoi, c'est donc si difficile de lui accorder un regard après avoir fait l'amour ? De le tenir dans ses bras ou d'embrasser son front ? C'est ce que font les amants, les gens lorsqu'il s'aiment. Non, ce n'est pas un être humain que le chirurgien enlace : c'est une bûche de bois. Une bûche de bois difficile avec un horaire surchargé faut croire.

« Hm. C'est dommage. J'avais entendu parler d'un resto qui sert de supers déjeuners… On y ira une autre fois, c'est pas grave. »

Il ne parvient pas à retenir un soupir. Non, il n'est pas fâché, mais il est déçu. Et il s'en veut de se sentir comme ça, car si Issei ne peut pas, il ne peut pas, point à la ligne. Il lui dit qu'il est occupé, Junji est obligé de le croire parce qu'ils exercent le même putain de métier et connait les heures que ça peut demander. Non, ce n'est pas son indisponibilité qui le fâche, c'est le manque de chaleur. Platonique, précisons. Peut-être que c'est parce que tout est allé trop vite entre eux -  c'est vrai quoi, se connaissent-ils, au fond ? Peut-être qu'il est tombé amoureux trop rapidement. Mais le fait est que la réalité le rattrape maintenant, que la petite voix s'est étouffée, qu'il ne peut plus échapper à cette grande vérité :

Il y a quelque chose qui ne va pas dans sa relation avec Issei.
(il n'est pas prêt à découvrir quoi cependant)

De plus en plus amer, Junji se détache d'Issei et roule sur le côté, lui faisant dos. Il n'était pas à sa place, collé contre lui comme une sangsue, l'embêtant comme un moustique tout du moins. Issei veut dormir sans un mot de plus ? Et bien qu'il dorme ! Il ne l'en empêchera plus. Lui-même ferme les yeux, décidé, et tente de convoquer Morphée pour l'emporter dans un autre cauchemar. Mais tout ce qu'il parvient à faire, c'est accélérer le tourbillon de ses pensées. S'enfonce de plus en plus dans une vase noire.

« J'arrive pas à dormir. » Une voix terne, sombre. Indifférente.

Un souffle.

« Je crois que je vais rentrer chez moi. »

( r e t i en s  m o i )




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-George Carlin

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