top 1top 2top 3votez pour nous, et n'oubliez pas d'entrer votre pseudo !
Naga
Naga Umiaktorvik
rex fondateur
indisponible
Seung Joo
Seung Joo Hwang
fondapatate
indisponible
Locke
Locke Melborn
modérateur
dc: stella
disponible
Namaiki
Namaiki Ikazuchi
modérateur
disponible
bannière
gif

Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

curriculum vitae (franny)

avatar
Personnage : jeune père veuf, toujours enfant dans sa tête, trop vite grandi.
Avatar : bakugou katsuki
Messages : 187
Messages rp : 18
Date d'inscription : 26/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
posté le Jeu 1 Juin 2017 - 20:33 (1)
Dix heures moins cinq. Si le candidat au poste de baby-sitter se pointe maintenant, je ne lui ouvrirai pas la porte. Dix heures, c'est dix heures. Malgré tout, je peste contre le temps qui court et qui menace de me faire pied. Emmener le gamin à l'école, à pied, alors que l'Institut n'est pas la porte à côté, ce qui me force à le porter une fois sur deux vu qu'il manque d'endurance ; retourner sur mes pas et passer rendre visite à mon employeur actuel pour lui rappeler que je ne serai pas disponible ce matin, et le laisser me grogner dessus que j'aurais dû le prévenir plus tôt, alors que ça fait trois jours que je lui rabâche les oreilles avec cela ; rentrer chez moi, ce qui me fait encore une trotte, pour mettre de l'ordre dans l'appartement. Je ne suis pas un maniaque, et je ne fais pas souvent le ménage - précisément la raison pour laquelle je dois en faire à présent. S'il y a une chose que je déteste, c'est que l'on me juge sur ma capacité à élever correctement mon enfant. Évidemment, ce n'est pas un mystère, je n'y arrive pas particulièrement bien ; c'est pourquoi je préfère qu'on ne me fasse pas remarquer qu'en plus, mon logement est dégueulasse. Je suis dans une position particulière : l'homme qui va venir à la maison espère se faire embaucher, pour un salaire de misère qui plus est ; s'il accepte, c'est probablement parce qu'il n'a pas d'autres solutions, aussi ne se permettra-t-il aucune remarque. Mais sait-on jamais. Je ne connais pas cet homme, je n'ai fait que voir son visage exposé sur la petite annonce ; il fait plus vieux que moi, ce qui instinctivement me met en confiance (comment puis-je croire que quelqu'un de mon âge saurait mieux s'occuper de mon gamin alors que je me charge de lui à longueur de temps ?), et il a un air amusant. Sans doute plaît-il aux plus jeunes. Pour un premier rendez-vous, j'ai préféré le rencontrer seul, sans exposer mon gamin : cela peut sembler étrange, mais j'ai le désir farouche de ne pas le présenter à quelqu'un qui ne le mérite pas. La première personne que j'ai tenté de recruter était une femme assez sobre en apparence, mais elle m'avait l'air beaucoup trop stricte avec les petits.

Je termine de passer un coup de chiffon sur la table basse qui orne le salon, et qui nous fait souvent office de table à manger. Quelques traces de confiture, sous la surface, laissées par de petits doigts malicieux, demeurent hors de vue ; elles resteront là, je n'ai plus le temps de m'en occuper. Un adulte n'ira probablement pas voir plus loin. L'appartement est de petite taille ; une unique pièce fait office de séjour et de cuisine, avec une pièce menant sur la salle de bains, et l'autre menant vers la chambre du petit. J'espère que le manque de décoration témoigne plus d'une absence masculine de goût pour l'agencement de la maison que de de l'impossibilité d'y consacrer une partie de mes finances - ce qui ne serait même pas un mensonge. Mais les membres nus, un peu vieillis, hurlent à la pauvreté.

Dix heures pile - je range mon matériel rapidement dans le placard et referme la porte d'un geste brusque, ignorant complètement le bordel qui se cache derrière elle. J'ai à peine le temps de le faire que la sonnette retentit, et en quelques foulées je suis à la porte d'entrée, que j'ouvre avec véhémence - je suis un peu sur les nerfs. Le postulant est là. Je m'apprête à lui dire d'entrer, mais l'ordre meurt dans ma gorge. C'est quoi, cette montagne de muscles qui me bouche la vue ? Ma première pensée est la suivante : il doit être un soldat. Avec une corpulence pareille, mon entrée à l'Institut serait jouée d'avance, ne serait-ce que pour le côté intimidation. A côté de lui, j'ai l'air d'un gringalet. Figé, je demeure bouche bée, ne sachant plus quoi dire.
avatar
/
Personnage : STARBOY est l'étoile de PALLATINE.

Vous l'avez forcément déjà vu dans un bar sombre entrain de faire son show ou dans une réception hypée sous le bras d'importants et riches personnages. Son nom résonne et évoque une lumière vive, éclatante d'espoir et de bienveillance. FRANNY s'est fait héros de tout les jours, protégeant les citoyens impuissants face aux attaques des gangs, car FRANNY est fort et puissant. Mais il est davantage connu pour son corps, ses courbes merveilleuses dont on rêve et qu'il offre - un moyen comme un autre de gagner sa vie - par choix.

Extravagant, joyeux, bulle sous pression d'amour, tornade de sentiments imprévisible, torrent hors contrôle de sensibilité. Bombe qui explose : fond en larme, hurle de douleur pour des raisons qui vous échappent. FRANNY s'exprime, assume, déballe tout : ses pensées aussi bien que sa chaire douce et fort appréciée. Aucune goutte de honte ne coule dans ses veines, il enlace la vie et ne tend qu'à soulager les peines du monde en l'embrassant passionnément.

Strip-teaser, escort-boy, muse, prostitué, musicien improvisé, écrivain, boxer, justicier.

Sur Terre FRANNY était un boxer connu sous le nom de ZEPH' ayant gagné un championnat du monde mais tombé dans la disgrâce pour divers motifs, parmis lesquels son homosexualité assumée. Écrivain reconnu pour ses écrits scandaleux (mais applaudis par les critiques) traitants -entre autres- de sexualité, des droits L.G.B.T, de féminisme et de racisme. Très impliqué dans les luttes humanistes, il utilisait sa célébrité pour partager ses combats idéologiques.
Nom de code : STARBOY
Avatar : Joseph Joestar - JOJO'S BIZARRE ADVENTURE
Avatar IRL : /
Messages : 37
Messages rp : 8
Date d'inscription : 22/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
posté le Ven 2 Juin 2017 - 2:34 (2)





Ne pas être en retard.

FRANNY n'était pas encore tout à fait sûr de la raison qui l'avait poussé à passer cette annonce, presque ridicule de niaiserie, persuadé qu'il n'en tirerait absolument rien. Qui accepterait de laisser son gosse à un type comme lui ? Les gens aimaient jaser, lancer des rumeurs, se moquer et rire. Tout les petits mots éparpillés, glissés sur son passages s'accrochaient au dos de FRANNY : vaines tentatives pour le faire basculer car d'un sourire, FRANNY effaçait la méchanceté, l'ignorait merveilleusement tout du moins. Alors il l'avait fait, il avait écouté son cœur qui lui soupirait que les rires et les sourires d'un gosse lui manquaient.

Avec JOSHUA -qu'il ne trouvait pas malgré tout ses efforts- il avait perdu un petit soleil qui illuminait sa vie et peut-être en cherchait-il un nouveau ?... Cette pensée égoïste le fit frissonner, il n'avait aucun droit de s'approprier les gosses des autres, il l'avait compris, ça aussi. FRANNY voulait aider : et garder les gosses, peut parfois sauver des parents de la fatigue écrasante. Comme toujours, FRANNY souhaitait porter un peu du fardeau des autres, mais il n'imaginait pas combien certains enfants peuvent être de véritables boulets !

Pourtant, il eut des nouvelles : quelqu'un avait bel et bien répondu à son appel, lui donnant un rendez-vous. Un véritable entretient d'embauche, ce qui suffit à faire paniquer FRANNY qui ne se sentait plus si apte que ça finalement... Pour les rendez-vous trop pro, il ne savait pas comment s'y prendre ! Il entreprit subitement d'écrire une lettre de motivation bien ficellée, y dévoilant ses talents d'écriture, ainsi que ses nombreuses compétences. FRANNY savait en effet changer les couches, préparer à manger pour les bébés (ce n'était pas bien compliqué) ou commander à manger chez de bons traiteurs... Il pouvait aussi aider à faire les devoirs, sans oublier que lui et les grosse ça collait grave depuis toujours. Si FRANNY avait eu l'opportunité, il aurait adoré être papa et dans son cœur, il avait déjà une fille qui l'attendait quelque part dans PALLATINE...

Le jour j arriva bien plus vite qu'il ne l'aurait cru et ne se sentit absolument pas prêt. Le soir précédent, FRANNY s'était couché tôt et avait refusé tout les boulots qu'on lui proposait : ce baby-sitting devenait une affaire très sérieuse qu'il prenait très à cœur. En se levant ce matin là, il prit un long moment pour choisir sa tenue. Celle-ci était bien trop stricte, celle-là trop détendue ou dépravée... Il fallait faire simple et distingué à la fois. Un véritable casse-tête qui fit quelque peu tourner la tête de FRANNY, mais il trouva finalement : un pantalon de velours noir et un tee-shirt coloré simple sous une veste élégante, avec des chassures bien cirées. Pas de chapeau, rien que son petit bag en tissu beige. La première épreuve semblait être passée et le cœur plus léger, il se rendit tranquillement vers le quartier de SERRBELT avec la ferme attention d'être pile à l'heure. Les parents sont souvent intransigeant là-dessus. Du temps de la Terre, FRANNY se souvenait de la ponctualité de JOSHUA lorsqu'il venait récupérer sa fille... Presque à la seconde prêt. Un sens du timing que FRANNY n'avait pas tout à fait.

Craignant de se perdre -ce qui arriva- FRANNY était parti une heure et demie en avance. Il s'emmêla effectivement les pieds dans les rues étroites et parfois sombres de PALLATINE qui étaient si mal indiquées ! Il avait pourtant fait un plan... Malgré ces quelques péripéthies, l'ancien boxer se trouva en face du dit bâtiment avec trente minutes d'avance. Il patienta tranquillement en sifflotant avant d'entrer les dix minutes restantes et attendit encore devant la porte, du moins il semblait que ce soit la bonne... Et vérifiant à sa montre lorsque le cadrant afficha dix heure précise, il pressa son immense index sur la sonnette qui grinça. Un son désagréable...

La porte s'ouvrit et sous ses yeux, un jeune homme apparu. Très jeune homme lui sembla-t-il, alors FRANNY fronça légèrement les sourcils alors que le garçon restait indécis lui aussi. Il était bien à la bonne porte, il en était persuadé, alors il ne se déroba pas et afficha un large et sincère sourire rassurant.

« Bonjour ! Vous êtes bien ALBAN ADDENS ? Je suis FRANNY BELL, je viens pour le baby-sitting ! C'est bien ici, n'est-ce pas ? Je me suis un peu perdu en arrivant, je ne suis pas en retard ? »

Bien sûr, FRANNY savait qu'il n'était pas en retard et ne s'était pas trompé. Il l'espérait profondément en tout cas. Mais la politesse et la gentillesse de ses manières se présentèrent ainsi tout naturellement, avec une once de gêne que son corps imposant détruisait complètement. Il en profita pour regarder le garçon devant lui et fût profondément surpris : la voix rude et stricte qu'il avait entendu au téléphone ne collait pas de façon évidente avec la jeunesse du visage... Mais dans les yeux, oui, il y avait cette lueur un peu agressive que FRANNY avait imaginé.

CURRICULUM VITAE // with Alban

Fiche ©NMD
avatar
Personnage : jeune père veuf, toujours enfant dans sa tête, trop vite grandi.
Avatar : bakugou katsuki
Messages : 187
Messages rp : 18
Date d'inscription : 26/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
posté le Sam 3 Juin 2017 - 17:45 (3)
Le temps se distord, me donnant l'impression que les secondes qui s'écoulent durent des heures. Je vois la scène au ralenti : moi qui ouvre la porte, qui ouvre la bouche, et puis plus rien ; lui qui entre dans mon champ de vision, qui entre dans ma vie, et qui s'impose à moi sans que j'y sois vraiment préparé. Parce que son visage correspond à la photo, je sais que c'est lui, Franny Bell. Mais soyons honnêtes, je n'ai guère envie de confier mon gamin à une version augmentée de moi-même. Dans mon esprit simple, quelqu'un qui fait attention à sa musculature, que ce soit lui ou moi, est forcément un peu trop égocentrique pour s'occuper convenablement d'un petit garçon. J'ai l'honnêteté de le reconnaître. D'un autre côté, cela ne me coûte pas de reconnaître que je ne suis pas le meilleur père ; cela dit, par rapport aux autres mecs de mon genre, je suis persuadé que je m'en sors mieux. Du moins, jusqu'à présent. Quand je vois ce Franny qui débarque en face de moi, je commence à me dire que, peut-être, le monde est plus compliqué qu'il n'y paraît. Peut-être me suis-je trouvé un concurrent là où je ne l'attendais pas.

(Je devrais sérieusement songer à arrêter les petites annonces, et me résigner à l'idée de laisser tonton Mimi garder le gamin. Au moins, pas de surprise avec lui : il le gâte trop, mais il ne constitue pas une trop mauvaise influence.)

Finalement je parviens à reprendre le contrôle de mes émotions, et je toussote pour libérer ma gorge. Je déteste déjà cet homme d'avoir réussi à m'impressionner ; je me morigène, d'ailleurs, d'avoir pu m'effrayer d'une simple apparence. Il l'a dit, il est là pour le baby-sitting. D'un ton froid, je lui lance : « Entrez. » et je retourne dans l'appartement, le laissant refermer la porte. Qu'elle soit verrouillée ou non, ça m'importe peu, il faudrait être fou pour rentrer chez moi par la porte d'entrée si je ne vous ai pas invité. L'espace d'un instant, je me demande qui gagnerait, de nous deux, si nous en venions aux mains. J'aimerais croire que ce serait moi. J'avais prévu de proposer une boisson à mon candidat, ayant tout regroupé dans un même placard ; mais finalement, l'envie m'en est passée, et je me laisse tomber dans mon fauteuil, ne lui faisant aucun signe qu'il peut m'imiter. Je tiens à savoir s'il va rester debout ou s'asseoir quand même. Comme si cela constituait un critère essentiel dans mon choix de l'engager ou non. A vrai dire, dans les deux cas je serais sans doute dérangé par son attitude. Je préfère demander : « Dîtes-moi, Franny, vous avez de l'expérience ? » Je suis direct, je vais tout de suite à l'essentiel. Je ne l'ai pas invité pour discuter mais pour savoir s'il est digne de confiance, alors la moindre des choses, c'est d'évaluer ses compétences. S'il n'a pas d'expérience, il peut sortir tout de suite. Je sais très bien ce que ça donne, que de confier un gamin de six ans à quelqu'un qui ne sait pas s'en occuper.
avatar
/
Personnage : STARBOY est l'étoile de PALLATINE.

Vous l'avez forcément déjà vu dans un bar sombre entrain de faire son show ou dans une réception hypée sous le bras d'importants et riches personnages. Son nom résonne et évoque une lumière vive, éclatante d'espoir et de bienveillance. FRANNY s'est fait héros de tout les jours, protégeant les citoyens impuissants face aux attaques des gangs, car FRANNY est fort et puissant. Mais il est davantage connu pour son corps, ses courbes merveilleuses dont on rêve et qu'il offre - un moyen comme un autre de gagner sa vie - par choix.

Extravagant, joyeux, bulle sous pression d'amour, tornade de sentiments imprévisible, torrent hors contrôle de sensibilité. Bombe qui explose : fond en larme, hurle de douleur pour des raisons qui vous échappent. FRANNY s'exprime, assume, déballe tout : ses pensées aussi bien que sa chaire douce et fort appréciée. Aucune goutte de honte ne coule dans ses veines, il enlace la vie et ne tend qu'à soulager les peines du monde en l'embrassant passionnément.

Strip-teaser, escort-boy, muse, prostitué, musicien improvisé, écrivain, boxer, justicier.

Sur Terre FRANNY était un boxer connu sous le nom de ZEPH' ayant gagné un championnat du monde mais tombé dans la disgrâce pour divers motifs, parmis lesquels son homosexualité assumée. Écrivain reconnu pour ses écrits scandaleux (mais applaudis par les critiques) traitants -entre autres- de sexualité, des droits L.G.B.T, de féminisme et de racisme. Très impliqué dans les luttes humanistes, il utilisait sa célébrité pour partager ses combats idéologiques.
Nom de code : STARBOY
Avatar : Joseph Joestar - JOJO'S BIZARRE ADVENTURE
Avatar IRL : /
Messages : 37
Messages rp : 8
Date d'inscription : 22/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
posté le Jeu 8 Juin 2017 - 3:18 (4)





Quand on ne sait pas où se mettre...

À ses rires ne lui répondirent qu'un souffle glacial, un regard hargneux et un mot : entrez. Un mot qui semblait grincer entre les dents de monsieur ADDENS alors qu'il lui tournait déjà le dos et s'éloignait. Pas un bonjour, ni même une poignée de main... Cette attitude distante et même menaçante désarçonna FRANNY qui se trouva bientôt seul sur le seuil de la porte. Surpris d'une telle réaction de la part d'un jeune homme, l'ancien boxeur entra maladroitement en balbutiant des bouts de mots incompréhensibles et inaudibles.

« Je... ferme la porte. » Indiqua-t-il sans attendre de réponse, puisqu'il devinait qu'elle ne viendrait jamais.

Il avança ensuite, suivant le parcours de son hôte pour arriver jusqu'au salon. FRANNY s'y se sentit terriblement à l'étroit et certainement pas le bienvenu... Il lança quelques regards autour de lui, pour mieux saisir l'atmosphère. Mais la seule chose qu'il parvenait à sentir, c'était le regard que monsieur ADDENS lui lançait avec cette impression d'être en ligne de mire, prêt à être abattu à la moindre erreur. Une pression énorme s'abattait sur les épaules de FRANNY. Elle n'était pas insoutenable, mais ce n'était pas ce à quoi l'ancien boxeur s'était préparé pour un entretien de baby-sitting. Cet appartement se transformait presque en ring. C'était tout à fait improbable...

« Dites-moi, FRANNY, avez-vous de l'expérience ? » Demanda sans détour ALBAN ADDENS,

De l'expérience ? FRANNY aurait presque esquissé un léger sourire en baissant les yeux, mais il garda son sérieux. Ça dépend en quoi... souffla-t-il intérieurement sans évidement rien dire. Monsieur ADDENS était un homme direct et peu cordial, voire même presque désagréable. Il prenait de grands airs, bombait le torse à sa manière, une réaction à laquelle FRANNY était souvent confronté, et qui le désolait toujours profondément. Le maître de la maison -car il imposait son pouvoir sans le cacher- était à présent installé dans son fauteuil devant FRANNY qui arrivait à pas discrets, le dévisageant avec une méfiance brutale et à aucun moment il ne lui fit signe de s'assoir. L'ancien boxeur se raidit face à cette froideur tenace qui ne semblait pas prête à céder malgré les plus beaux sourires ou délicates manières. FRANNY n'osa plus bouger, se figeant sur ses jambes, son sourire ravalé mais sa bonne volonté toujours aussi ardente et puissante. Voilà le moment qu'il redoutait tant : l'entretient, qui était arrivé bien plus vite qu'il ne l'aurait imaginé.

Il se racla la gorge en évitant de faire trop de bruit avant de prendre une petite inspiration pour se détendre, fermant les yeux un court instant. Une fois rouverts ils ne quittèrent plus les pupilles du jeune homme assis. Lumineux et effervescent, FRANNY y fit briller la plus belle bienveillance pour ne plus être considéré comme une ennemi : il voulait aider. Il suffisait de regarder le lieux et les cernes sur le visage de cet ADDENS orgueilleux pour deviner à quel point la situation n'était pas évidente. Il se dévisagèrent un instant, FRANNY connaissant le pouvoir d'un regard bien contrôlé. Il ne posait aucun jugement, cherchait simplement un contact, un échange qui visiblement ne passerait jamais assez bien par le biais des mots.

« Je n'ai pas d'enfant, si c'est ce que vous voulez dire. Je n'en aurais sûrement jamais mais je suis parrain d'une petite fille qui devrait avoir... Neuf ans maintenant. Je me suis occupé d'elle depuis sa naissance, la gardant lorsque ses parents travaillaient le soir. C'est ma principale expérience, et pas des moindre puisque je l'ai vue grandir, je me suis occupé d'elle pendant des années... Mais tenez, j'ai rédigé une lettre de motivation, si cela vous intéresse. »

FRANNY s'approcha pour glisser sa lettre tenue du bout de ses doigts fins sur la table basse avant de s'installer humblement en tailleur sur le sol, en face de son futur patron. Il ne voulait pas s'imposer, simplement avoir sa chance.

« J'ai aussi écris des histoires pour enfants, inspirées de celle que je racontais à ma pupille. Elle n'ont jamais été publiées, je les travaille toujours. Je m'entend bien avec les enfants généralement, ils me trouvent drôle je crois. Je peux aider pour les devoirs et faire des balades au parc, j'ai mon diplôme de secouriste... Enfin, tout le travaille dépendra de l'âge de l'enfant et de son tempérament... Je ne pense pas que l'on puisse établir un programme à l'avance. Les enfants ont le don de déranger les plans, vous ne pensez pas ? Mais il se trouve que je suis plutôt doué pour l'improvisation et disponible. »

FRANNY n'aurait pas pu resté sobre plus longtemps, il fallait bien qu'il termine par un sourire et un rire léger, par une petite phrase plus sympathique, presque drôle, à la limite d'un sarcasme doux qui se serait voulu complice. Mais puisque ALBAN ADDENS n'avait pas l'air d'être quelqu'un de très réceptif, FRANNY ne doutait pas qu'il avait prit un risque. Ça passe ou ça casse pensa-t-il. Mais FRANNY n'était pas prêt à se conformer à un jeune homme qui cachait sous son arrogance son manque de confiance en soi. Il ne pouvait pas aider ceux qui ne veulent pas l'être et c'était ce que ce jeune père allait devoir apprendre.

CURRICULUM VITAE // with Alban

Fiche ©NMD
avatar
Personnage : jeune père veuf, toujours enfant dans sa tête, trop vite grandi.
Avatar : bakugou katsuki
Messages : 187
Messages rp : 18
Date d'inscription : 26/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Citoyen
posté le Ven 16 Juin 2017 - 23:41 (5)
Je pouvais déjà répondre en partie à la question que j'avais posée à Franny, en l'observant attentivement. Malgré mon tempérament vif, j'étais plus attentif que je n'en avais l'air, tant que j'arrivais à me concentrer. Je devinais la tension qui raidissait le corps de l'homme qui me faisait face ; je n'aimais guère le fait que sa tête se trouvât beaucoup plus haute que la mienne, cependant cette raideur et ce formalisme ne laissaient aucune ambiguïté quant au rapport de force qui nous liait ; aussi laissai-je tomber. Il avait l'air assez sérieux, mais pas particulièrement stressé par ma question : c'était bien plus la situation qui le rendait nerveux. Je retins un sourire ; quelque chose me disait que j'allais apprécier la réponse. Je n'avais que très peu conscience de cette capacité que je pouvais avoir, par moments, à analyser une scène et à anticiper : je ne pouvais le faire que dans des circonstances particulières, lorsque j'étais capable de me concentrer pleinement sur cette tâche. C'était assurément une qualité qui comptait et qui pouvait m'aider à réaliser mon rêve, mais je n'en étais probablement pas assez conscient pour pouvoir la même en avant.

Franny finit par s'exprimer, et puisqu'il se montrait d'humeur bavarde, je le laissai parler. Qu'il n'eût pas d'enfant ne me posait pas de problème, puisque cela impliquait qu'il n'avait pas d'obligations vis-à-vis d'un gamin dont il devrait s'occuper. Pendant neuf ans, il avait eu à charge une petite fille ; ce n'était probablement pas la même chose que d'élever un garçon (je pensais cela car j'envisageais l'éducation idéale sous une forme genrée, mais que j'étais bien sûr incapable de mettre en œuvre avec mon propre petit) mais il devait y avoir des similitudes. Ce fut alors qu'il glissa une lettre de motivation vers moi, la faisant glisser sur la table basse que j'avais pris soin d'astiquer au préalable (je m'en félicitai). Je n'y touchai cependant pas tout de suite, le laissant terminer son laïus ; la pause était calculée, je ne voulais pas avoir l'air trop empressé. Histoires pour enfant, gestes de premier secours : j'étais agacé de le reconnaître, mais il avait l'air plutôt qualifié. Malgré tout, je poussai un soupir que je ne voulais pas retenir ; j'étais dégoûté d'avoir trouvé quelqu'un qui aurait vraiment fait un père idéal. Le silence s'installa et je me décidai alors de me saisir de la lettre. Je la parcourus rapidement du regard, puis la fixai longuement, avant de finalement la reposer. Parce que je devais être honnête, je lui dis : « Tout cela me paraît très bien. » Que pouvais-je dire d'autre ? Il était plus qualifié que moi, et je ne pouvais pas lui poser des questions stupides : j'étais persuadé que mon inexpérience serait flagrante. Je choisis la prudence, en optant pour un autre sujet : « Le gamin en question a six ans, et il est très sage, alors je doute qu'il bouleverserait vraiment vos plans. » C'était presque un euphémisme : il n'avait pas l'attitude normale d'un enfant de cet âge, trop réservé, trop passif. Franny s'en rendrait compte, et je ne doutais pas qu'il se poserait des questions. Peut-être même oserait-il m'accuser. Certes, il n'aurait pas tort, mais tout de même : ce serait gonflé. Aussi pris-je les devants : « C'est un gamin un peu perturbé à cause du suicide de sa mère, alors il faut être doux avec lui. » J'imaginais très bien la pensée qui pouvait traverser son esprit en cet instant : comment pouvais-je être doux avec lui ? Il est vrai que je ne l'étais pas la plupart du temps ; mais j'étais faible, et j'étais capable de tendresse. Souvent, quand il ne se sentait pas très bien, je le prenais dans mes bras, le berçais doucement, passais lentement ma main dans ses cheveux. J'entendais sa respiration se calmer, et ses mains menues se glissaient dans le creux de ma taille, tentant d'agripper le tissu de mon t-shirt. Sa tête s'appuyait un peu plus contre mon torse, et alors parfois il parlait. Je répondais toujours. Je me trouvais stupide de le faire, et pourtant cela ne me retenait pas.

Me penchant un peu, je le dévisageai pendant de longues secondes, essayant de discerner quelque chose que je n'aimerais pas, un signe qui me paraîtrait funeste, une raison de lui en vouloir. Mais je ne trouvai rien ; peut-être ne savais-je pas chercher ce genre de choses. Je continuai donc sur mes questions : « Quelles sont vos disponibilités ? Si je vous appelle en urgence, en combien de temps pensez-vous être là ? Est-ce que cela vous dérange de faire des horaires supplémentaires si besoin ? » Cette rafale était très pragmatique, mais j'avais besoin de quelqu'un de très souple, parce que mes horaires l'étaient. Je ne savais pas toujours longtemps à l'avance quand je travaillerais, et mes entraînements prenaient également de mon temps. Si j'arrivais à obtenir un poste à la sécurité, je devrais également être sûr que mon gamin était en sûreté si j'étais blessé. Je ne voulais pas en parler à Franny : j'en avais déjà trop dit en évoquant le suicide de Kat, un évènement qui continuait de me tourmenter, surtout au vu de la situation actuelle. Je l'avais fait car il devait cependant comprendre que ma famille n'avait rien de facile, et que je ne tolérerais jamais aucune critique. Je faisais de mon mieux. Mon gamin faisait de son mieux. Et on tenait bon.
Contenu sponsorisé
posté (6)

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum