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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »


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You will never forget how to shine | ft. Franny

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Il y a ces instants d'une spontanéité que l'on ne saurait jamais restreindre ou planifier; ces instants comme meut par le destin, de ceux que l'on risque d'éviter d'un pas de trop ou d'une pensée passagère, de ceux qui vibrent dans ses os sans jamais que l'on ne les force à en sortir. Ces instants qui s'échappent du bout de ses doigts, qui flottent, fugaces, aux limites de ses sens. Chargés de ce qui aurait pu être, de ce qui n'est pas, de ce qui est et de ce qui sera. Des possibilités, des réalités qui, sans un geste, une décision pour les poser, ne resteraient que des rêves effacés de la conscience humaine; des souvenirs incomplets - une sensation, silencieuse, tenace, que l'on a perdu quelque chose, sans jamais que l'on ne sache quoi.

Ainsi va cette seconde entre le moment où Samuel s'est assis à ce piano - installé dans Sharsfort avec un écriteau 'jouez-moi' - et celui où il a posé ses doigts de fer sur les touches. Sans trop savoir, avant même que les notes commencent à tourbillonner, ce qu'il allait jouer. Et pourtant c'est un battement de son cœur qui y pose la décision, qui active ses prothèses et qui le lance dans cet instant; cette aventure de son âme qui s'épanche et s'étend, alors que dans sa poitrine se manifeste cette tempête passionnée et fougueuse, chaleur courant le long de ses côtes.

Cette pièce est un sourire. De ceux qui sauraient éclairer une ville toute entière; de ceux qui brillent si fort que l'on croirait se voir éblouit; de ceux qui propagent leur chaleur jusque dans les fond de ses os, de ceux que l'on ne peut s'empêcher de reproduire. C'est un sourire qui aime et qui sauve, un sourire qui permet de toujours se relever après avoir pris un coup; c'est un sourire qui donne du courage et le propage dans ses muscles comme la puissance d'une armée. C'est un sourire qui brille et perce la noirceur, de ces sourires qui intiment que tout va bien, que tout ira bien.

Un sourire qui promet de toujours être là; c'est le sourire qui protège et soutiens, un sourire qui ne s'effacera jamais, qui sera toujours à ses côtés. C'est une promesse, une promesse brillante et éclatante, cette chaleur qui s'épanche jusqu'au plus profond de la moelle de ses os, si bien qu'on ne saurait jamais la mettre en doute, si bien que l'on la défendra jusqu'à la mort. Ce sont ces bras qui étreignent alors que l'on pleure, ce sont ces bras qui sauraient protéger de tout; c'est cette étreinte qui ne se relâche jamais, qui entoure d'un sentiment si profond et si intense de sécurité, de réconfort.

C'est un visage dont le seul souvenir permet de continuer à avancer alors que l'on ne souhaite que s'écrouler. C'est un visage que l'on rêve de tenir entre ses mains, un visage que l'on ne souffre de perdre et pourtant qui intime, dans son absence, que l'on n'abandonne jamais. C'est un visage qui intime ses jambes de continuer alors qu'elles tremblent sous l'effort, qui offre aux faibles ce pouvoir infini, qui permet de défier la peur et la mort. C'est celui duquel l'on souhaite toujours essuyer les larmes, pour repayer ne serait-ce qu'une infime partie de tout ce qu'il a donné; sachant pourtant que ce sera toujours impossible.

C'est l'espoir, la force; toute la chaleur et la beauté dans une âme, une raison de vivre, une raison d'exister; c'est ce qui permet de renier tout ce qui est contre soi et de se tenir debout face à l'adversité, c'est ce désir si farouche de ne jamais le laisser tomber, c'est cette façon d'accepter n'importe quelle souffrance si cela veut dire qu'il sera toujours à ses côtés. Comme la dernière lumière face à la noirceur de l'humanité, comme une détermination qui ne s'effacera jamais, comme un amour si brûlant, si fort, si éblouissant qu'il saurait à jamais éclipser le soleil.

Light, comme la lumière qui s'échappe de ce sourire, qui fait briller et éclaire toujours la noirceur. Comme cette lumière qu'il prête sans jamais demander à ce que l'on lui rende, comme cette lumière qui ne se fade jamais derrière des centaines d'années, comme cette lumière qui fait battre son cœur lorsque rien d'autre ne le fait. Comme celle qui perce le ciel de la nuit, comme celle qui repousse les orages, comme celle qui fait taire le tonnerre qui gronde. Celle qui fait sourire. Celle qui fait vivre.

Cette lumière pour laquelle l'on mourra; pour que jamais elle ne s'éteigne.



» But the old woman said to her, “It means nothing to you, our suffering. We are just mortals, and you are reborn eternally. Everyone around you dies. Every time. It was too late for me when you entered my tent. Woe to those you love.” «

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STARBOY est l'étoile de PALLATINE.

Vous l'avez forcément déjà vu dans un bar sombre entrain de faire son show ou dans une réception hypée sous le bras d'importants et riches personnages. Son nom résonne et évoque une lumière vive, éclatante d'espoir et de bienveillance. FRANNY s'est fait héros de tout les jours, protégeant les citoyens impuissants face aux attaques des gangs, car FRANNY est fort et puissant. Mais il est davantage connu pour son corps, ses courbes merveilleuses dont on rêve et qu'il offre - un moyen comme un autre de gagner sa vie - par choix.

Extravagant, joyeux, bulle sous pression d'amour, tornade de sentiments imprévisible, torrent hors contrôle de sensibilité. Bombe qui explose : fond en larme, hurle de douleur pour des raisons qui vous échappent. FRANNY s'exprime, assume, déballe tout : ses pensées aussi bien que sa chaire douce et fort appréciée. Aucune goutte de honte ne coule dans ses veines, il enlace la vie et ne tend qu'à soulager les peines du monde en l'embrassant passionnément.

Strip-teaser, escort-boy, muse, prostitué, musicien improvisé, écrivain, boxer, justicier.

Sur Terre FRANNY était un boxer connu sous le nom de ZEPH' ayant gagné un championnat du monde mais tombé dans la disgrâce pour divers motifs, parmis lesquels son homosexualité assumée. Écrivain reconnu pour ses écrits scandaleux (mais applaudis par les critiques) traitants -entre autres- de sexualité, des droits L.G.B.T, de féminisme et de racisme. Très impliqué dans les luttes humanistes, il utilisait sa célébrité pour partager ses combats idéologiques.
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Quand le coeur écoute...

FRANNY était de ceux qui savaient dire non. Il savait relever la tête et d'un regard arrêter le temps, suspendre ses pas, ne plus se laisser emporter par le piège de la foule qui continue d'avancer, aveugle. Une main s'accrochait à son bras. Une main inconnue, délicate mais sans importance. Une main qui payait et exigeait qu'il reprenne la route. Mais FRANNY savait dire non et se dégagea doucement de l'emprise qui le retenait. Ne la regardant plus, son visage tourné et figé.

Il n'était plus tout à fait là, emporté au loin par un souffle suave qui l'avait invité à le suivre d'une caresse invisible. Il se laissa prendre sans résister, car la voie du cœur est celle que FRANNY empruntait chaque jour, la suivant sans ressentir le besoin d'ouvrir les yeux : il la sentait simplement. À cet instant, elle était là, dans le vent, timide, la voix du cœur. Le son des secousses intérieures, la mélodie de l'âme l'appelait. Elle résonnait et soupirait à FRANNY d'approcher, de la trouver. Ce qu'il fit, laissant derrière lui une silhouette indésirable et déjà oubliée en s'éloignant doucement.

Guidé uniquement par le vent et l'écho, il sembla avancer à l'aveugle dans l'obscurité où la seule lumière qu'il recherchait, une fine étincelle, s'approchait au fur et à mesure de ses pas. Un flamèche de musique qui réchauffait une rue. Une flamme douce qui crépitait dans le torse d'un musicien fermant les yeux et au visage serein. Cet homme laissait ses doigts danser librement sur les touches d'un piano solitaire et les accompagnait de quelques mouvements fluides, légers, suivant le courant de la musique et du flot de sensation qu'elle portait dans ses eaux souples.

Arrivé proche mais jamais assez pour parvenir à capter parfaite l'intensité du morceau qui ne pouvait sûrement n'être perçue qu'en jouant, FRANNY aurait voulu s'immiscer, rentrer dans ses doigts qui glissaient si vite et si bien. Pour ressentir, mieux encore, cette lumineuse force qui se dégageait de la musique. FRANNY fût frapper de plein fouet par l'élan de vie implaccable qui s'écrasa sur lui. Chaque accord le frappant d'une volonté si forte de vivre qu'il perdit l'équilibre en s'avançant encore. Son corps se crispa sous les coups d'une beauté indescriptible et se laissa doucement basculer dans un rêve en tomba à genoux sur le sol. Et pourtant une tristesse douce se lovait dans la mélodie et faisait se lever des frissons sur son cou.

Il écouta, laissant son cœur battre au rythme de la vie, incapable de penser ni de comprendre d'où virent les larmes qui couraient sur ses joues. Il n'essaya pas de les cacher, elles étaient sa fierté, son humanité, ses tourments qui s'écoulaient hors de lui, s'évaporaient pour ne laisser dans son cœur que l'éclat d'un sourire qu'il voulait porter indéfiniment et offrir autour de lui. Sans avoir le temps d'y penser, FRANNY sut d'où les larmes venaient, il comprit pourquoi cette chanson résonnait si particulièrement dans ses veines et rendait son cœur fou. Cette musique, c'était lui. Et le réaliser ne rendit le sanglot que plus puissant, mais toujours aussi silencieux.

Il rechignait à se frotter le visage tant son regard ne voulait pas se détâcher de l'homme qui offrait son cœur dans son art. Cet homme qui, sans le savoir, avait percé son existence. Celui qui traduisait FRANNY en succession de mélodies. FRANNY entendait sa vie, sa voix dans le torrent de sons du piano, entendait son âme résonner et chanter hors de lui. Cela le troubla et remua profondément tout son être. Il ne pouvait pas croire à un hasard si puissant, et alors qu'il regardait cet artiste jouer avec tant de passion, FRANNY sentit sa poitrine vibrer et son cœur s'arrêter en même temps que la dernière note se perdit dans un silence étrange que la ville leur offrait.

Il resta figé, avec l'impression dérangeante et terriblement agréable d'avoir son âme entre les mains d'un inconnu qui ne s'en doutait même pas. L'impression de ne plus s'appartenir et de ne rien pouvoir y changer. Son cœur hurlait de s'échapper de l'emprise et de lui céder complètement à la fois. Deux choix aussi désespérés l'un que l'autre... La voie du cœur se scindait en deux.

FRANNY sécha doucement les larmes qui glissaient sur son menton en se redressant, le corps raidit par l'indécision. Mais il était si proche du piano qu'aucun pas en avant n'était nécessaire et aucune fuite possible.

« Quel est ce morceau ? » Demanda-t-il doucement d'une voix enrouée, le souffle encore sacadé de larmes. « C'était magnifique. »

Les mots lui manquaient, son esprit avait peut-être disparu avec la musique... Il se sentait vidé de force, mais plus vivant que jamais.

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Les dernières notes de cette pièce sont pesantes, lourdes, graves, presque sombres; un contraste avec le reste, lancé après une pause, légère, le temps de rassembler les morceaux de son âme éparpillés. Et pourtant il est nécessaire de terminer cette mélodie ainsi; d'y ajouter une partie sobre, permettant d'accueillir plus sereinement la fin de cette passion lumineuse qu'elle provoque. Oh, à vrai dire, on pourrait y apposer des millions de raisons, mais Samuel lui-même n'y a jamais pensé. Ce ne sont que quelques notes que lui imposent son âme, telle elle impose le reste de toutes ses pièces, et il ne se pose pas la question. Jamais n'a-t-il tenté s’immiscer la raison dans ses compositions, puisque jamais elle n'y a eu quelconque place.

Ainsi s'impose à ses sens la sensation de vide posé dans sa poitrine; la conscience, comme nouvelle, de ses alentours. Le retour à la réalité, la descente du ciel, ses ailes dissipées par la brise comme le souvenir de quelques mots au creux de son oreille. Ainsi comme toujours il lui semble apercevoir, au fond de son esprit, à quelques centimètres de son âme, le sourire de sa défunte, caressant les extrémités de son cœur tourbillonnant. Un parfum de lys, léger, effacé derrière l'air lourd de la ville, qu'il apprécie pourtant, une seconde. Il soulève alors ses paupières, ses doigts flottant toujours juste au dessus des touches du piano.

Lentement, Samuel tourne la tête, puis le torse pour faire face à l'homme dont la voix tremblante brise le silence. Il y voit les sillons que les larmes ont laissées sur ses joues, ses yeux rougit et les sanglots enrouant sa voix, comme une connexion établie le long de ces routes en noir et blanc. Un lien formé au fil des notes, dont Samuel est inconscient, qu'il ne ressent pas au fond de lui-même mais dont il est appréciatif, dont il est heureux. Ainsi naissent les musiciens, du creux du cœur d'un autre, façonnés du bout de leurs doigts, et ainsi est née son âme, entre deux accords de april.#19 ou de stella. Entre les doigts de Kashiwa Daisuke.

Ainsi il offre à cet homme qui se tient, bouleversé, devant lui, un sourire. Doux, compréhensif, sans jamais une once de mépris ou de confusion; un sourire comme un pouce pour essuyer ses larmes, comme une étreinte, comme quelques mots rassurants. Et il se lève, lentement, pour être à sa hauteur, pour l'accueillir comme lui l'a accueillit dans un coin de son âme, comme ils se sont compris silencieusement, bien que Samuel ne le connaisse pas.

» Light. Je vous remercie. «

Il pourrait longuement se perdre en élucubrations sur ce que cette pièce lui fait ressentir; sur la façon dont il l'a écrit en voyant une gamine, dans la rue, accrochée au bras de son grand frère. Avec un amour tellement puissant brillant au fond de ses pupilles que Samuel en avait été émeut, immédiatement, et que la pièce, ce soir là, s'était composée dans une poussée d'inspiration intense, d'un seul coup. Qu'Amélie, elle aussi, l'avait regardé avec les yeux larmoyants dès qu'il avait fini de la jouer complètement pour la première fois. Que, sans un mot, elle s'était contentée de pleurer sous ses yeux; qu'elle s'était lentement laissée choir jusqu'à être assise au sol.

Qu'il s'était assit à ses côtés, jusqu'à ce que ses larmes se tarissent. Qu'elle n'avait jamais rien dit de plus; qu'elle ne lui avait jamais expliqué la raison de son émoi; qu'il ne la lui avait jamais demandée, puisqu'il n'en avait pas besoin. Qu'il avait ouvert son concert, le lendemain, avec cette pièce, et qu'il l'avait vue, au fond de la salle, pleurant silencieusement. Ainsi, et bien que ce ne soit absolument pas sa pièce la plus populaire, il a toujours considéré que c'était l'une de ses plus réussies.

» Vous me voyez heureux qu'elle vous plaise. Je l'ai composée il y a bien longtemps, mais je n'ai jamais cessé de l'aimer autant que la première fois. «

En 2099, alors qu'il avait toujours ses doigts. Il lui semble que cela fait une éternité.



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Comme la premère fois

La voix du pianiste était douce mais n'évoquait pas autant que sa musique. Elle parut à FRANNY bien plus timide et réservée qu'il ne l'aurait imaginé en sentant tout l'âme s'écouler des mélodies.

« Un peu comme un premier amour. » Sourit doucement FRANNY, mais pas trop, assez gêné « Et puis, le temps ici, c'est une impression assez floue... » Essaya-t-il de plaisanter sans vraiment croire à sa demi-blague.

FRANNY se trouva bien bête d'être si ému, l'attention du pianiste désormais toute tournée vers lui. Mais il eut au moins l'occasion, entre les restes de larmes et de sursauts, de découvrir le visage de l'homme. Et après la musique un nouveau souffle doux mais bouleversant vint lui retourner l'estomac. Cet homme était terriblement beau. Une élégance intemporelle, ancienne et éternelle le maintenait debout. Si pâle et lumineux qu'on imaginerait se trouver face à un fantôme millénaire qui connaîtrait déjà les secrets de l'univers tout entier, capable de se lover prêt du cœur et d'y rester indéfiniment. Mais les yeux, si vif et ardents ne trompaient pas, cet homme était bien vivant et pas qu'un merveilleux rêve qui résonnait encore dans les oreilles de FRANNY.

Cette rencontre était la fois semblable à un souffle nouveau, empli d'espoir et de belles promesses, mais aussi à une chaîne qui s'était scellée autour du cœur de FRANNY et dont la clef avait déjà disparu pour toujours. Un sursaut le troubla et un silence le poussa à remplir le vide laissé par la musique en paroles qu'il n'espérait pas trop dispersées dans la vague chaude qui l'engloutissait tout à coup. Il ravala ses larmes et s'arrangea le visage d'un coup ou deux de mains et tenta d'arborer ce sourire confiant et lumineux qui faisait tout son charme.

« Vous pouvez continuer, ne faites pas attention à moi. Mais si vous n'êtes pas pressé non plus, je serais ravi de vous inviter à boire un verre ! » S'exclama-t-il avec enthousiasme, forçant sa fougue à refaire surface. « La musique a un pouvoir que même le meilleure écrivain n'arriverait pas à transmettre, s'en est presque frustrant pour tout vous avouer, mais c'est si beau qu'on pardonne. » Sourit-il rayonnant, fidèle à lui-même. « J'aimerais beaucoup en discuter avec vous, je me nomme FRANNY. »

Bousculé par l'impatience, l'excitation ou le bonheur, FRANNY brûlait les étapes et tendait son immense main en direction du pianiste. Les larmes étaient sèches.

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» J'imagine que oui. «

Même si Light n'est pas son premier amour; pas parmi les pièces qu'il a composées, en tout cas. Cet honneur revient bien entendu à sa première pièce, celle qu'il a composé en voyant Amélie pour la première fois - Beauty. Celle qui lui a ouvert les portes de la création, puisqu'elle est née de sa muse, en est ses premières impressions. Comme un pressentiment, une prémonition, au fond de son estomac, de ce qui allait se passer. Ce qu'on appelle le coup de foudre, sans aucun doute, bien que la façon dont il l'a aimée dès la première fois et celle dont il l'aime maintenant soient profondément différentes. Beauty conserve, malgré tout, l'âme de ce qu'ils sont devenus; de ce qu'ils allaient devenir.

Leur présence à Pallatine - Pallatine elle même - sont peut-être des choses hors du temps. Mais malgré ce sentiment de flou que d'autres disent ressentir, jamais les choses ont manquées de clarté pour Samuel. Il y a trois ans qu'il a perdu Amélie, et ce qu'il soit désormais en 2105 ou en 2016; rien ne change. Le temps s'écoule au même rythme, les jours font toujours vingt-quatre heures, et les semaines sept jours. Le dix-sept mai sera toujours son anniversaire, le quatorze mai leur anniversaire de mariage, et le vingt-deux mai l'anniversaire de sa mort. Et trois-cent soixante-cinq jours plus tard, chacune de ces journées reviendra. Il n'y a rien de flou, rien d'incertain dans tout cela. Comme le temps continuera toujours d'avancer, le séparant lentement de plus en plus de sa femme, sans jamais savoir s'immiscer entre eux.

Alors il ne répond pas. Se contente d'offrir l'ombre d'un sourire, une inclinaison du visage. Il détourne le regard, brièvement, alors que l'inconnu essuie ses larmes. Cherchant à lui laisser quelconque intimité, lui qui s'est ainsi lié à lui au fil des notes. Lui que, comme Amélie, cette pièce atteint jusqu'à en faire vibrer sa poitrine - jusqu'à en faire couler ses larmes. Lorsque l'on lui tend la main, Samuel la serre fermement.

» Je jouerais bien une autre pièce, si vous le permettez. J'accepte néanmoins votre invitation. «

Parce que ce genre de discussions lui plaisent. Parce que la clarté dans le sourire de Franny lui rappelle celle d'Amélie.

Ainsi, il se rassoit, posé. Laisse le bout de ses doigts de fer flotter au dessus des notes, un instant. Laisse passer deux battements de son cœur, puis plonge. Il y a dans cette pièce une sorte de joie triste, un optimisme tempéré, une mélancolie enthousiaste. Elle est passion sans fougue, détermination qu'on ne saurait déloger, mais qui devrait peut-être l'être. Cette pièce est une ode au cœur qui souhaite réparer tous les autres; une ode à celui qui souffre que les autres le fassent. Elle est l'instinct, le désir dévorant d'aider en dépit de soi-même, de se donner sans équivoque et sans demander rien en retour dans l'espoir de construire un sourire. Ce dévouement trop puissant, celui qui blesse et dévore si il n'y a personne pour l'arrêter.

C'est se tendre de toutes ses forces sans jamais savoir atteindre ce que l'on recherche; c'est tenter de toucher à l'impossible, à éliminer les malheurs du monde. Mais cette pièce célèbre ce désir, aussi impossible soit-il; c'est une hymne à la beauté de ceux qui ne vivraient que pour les autres si c'était possible - ceux qui le font. Une hymne à ceux qui aiment, qui savent se faire des héros - si ce n'est pour la terre entière, pour ceux qui acceptent leur sacrifice, le sang et les larmes qu'ils versent en essayant de guérir les cœurs. Soaring, comme ils s'élancent vers les autres comme des anges.

Parce qu'il a vu dans la clarté de son sourire celle d'Amélie, et qu'elle brille ainsi.



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« Oui, oui bien sûr ! » Balbutia-t-il avant que le pianiste ne reprenne place.

Il se sentait bête et honteux, baissait les yeux et se retenait de tordre ses doigts sous la gêne qui picotait son corps de partout. Mal à l'aise, il s'en voulait d'avoir interrompu l'élan si spontané de l'artiste. Il s'écarta, laissant glisser des regards timides sur la nuque et les cheveux si clairs du pianiste. Franny s'y arrêta longuement, troublé, charmé par les petites mèches qui s'échappaient alors que la musique commençait.

Des frissons grimpèrent aussitôt sur le dos de Franny, qui regardait silencieusement. Et sa respiration grandissait au rythme des mélodies si vives et puissantes. Son cœur vibrait d'un élan de volonté inépuisable, provoqué par toute la force qu'évoquait chez lui l'écho de l'instrument. Il appréciait les envolées rapides, précises sous la dextérité des doigts du musicien. Admiratif sans vraiment comprendre pourquoi, la musique demeurait un mystère lointain et flou pour lui, qu'il aimait et ressentait pourtant si bien. Sans doute valait-il mieux qu'il n'en sache rien, car les sensations demeuraient ainsi instinctives. Sensibilité exacerbée qui venait caresser son âme. Il était transporté.

Et quand la musique s'arrêta, lorsque doucement il redescendit sur terre un large sourire étincelant ses lèvres, il n'osa pas bouger ni applaudir. Craignant de troubler un quelque chose extraordinaire. Mais autour, les applaudissement retentissaient aussitôt. Faisant sursauter Franny qui sortait brusquement de son extase.
H.R.P:
Pardon c'est court, mais je n'avais rien d'autre à ajouter... Et pardonne-moi de ce long temps de silence pour finalement si peu...


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Puis le silence tombe, alors que ses doigts terminent finalement leur ascension le long de routes de blanc et de noir.
Pas pour très longtemps, alors que des applaudissements éclatent tout autour. Silencieux, Samuel ne bouge pas, ses doigts juste au dessus des notes. Patient, attendant que les applaudissements s'éteignent, qu'on n'attende plus rien de lui. Et lorsque le silence, le réel (autant qu'il est possible) se repose finalement au sein de son univers, Samuel fini par se relever, réajustant le col de sa chemise, et faire un pas de côté pour se séparer de là où il laisse son cœur s'envoler au gré d'un vent si familier. Faisant de nouveau face à ce dit Franny, immobile, tout juste comme Samuel l'a laissé.

Il lui offre tout simplement un sourire posé; comme le savoir intime que ce qu'il ressent les lie, d'une certaine façon, et que de cela il lui donnera toujours le temps de se remettre. Plutôt comme le savoir que l'on ne ressort pas immédiatement d'une pièce lorsque l'on termine de l'entendre ou de la jouer; comme elle est toujours posée dans la poitrine de Samuel, battements d'ailes secoués entre ses côtes. Un vide qu'il sait désormais apprécier au fil d'un sourire, qui ne le pétrifie plus avec des rivières le long de ses joues ainsi qu'il a pu le faire dans le passé.

» Avez-vous un endroit en tête? Je connais quelques établissements près d'ici, si jamais. «

Puisqu'il s'agit encore ici d'une invitation. Il aurait certainement joué les deux pièces d'une façon ou d'une autre, mais sans ce personnage il se serait contenté de poursuivre sa route ensuite. Mais il lui ferait sans aucun doute du bien de discuter ainsi avec un sourire qui fait briller au fond de sa poitrine la chaleur d'un souvenir - sachant que ce désir est foncièrement égoïste, et pourtant sachant également que c'est celui-là lui même qui le pousse à s'intéresser à Franny au départ; à chercher à comprendre son intérêt pour sa musique. Ou plutôt, à chercher à ce qu'on lui confirme que ses impressions sont les bonnes, et que cet homme brille (si jamais aussi fort) pour les mêmes raisons qu'Amélie a su le faire.

Sans jamais ne croire au destin, ni à des signes laissés par les morts; et pourtant se réjouissant toujours à la vue d'un lys comme de ce sourire. Silencieusement, avec la chaleur se répandant le long de ses côtes, comme un écho de la première fois.


Spoiler:
c'est à moi de m'excuser pour le retard!!!



» But the old woman said to her, “It means nothing to you, our suffering. We are just mortals, and you are reborn eternally. Everyone around you dies. Every time. It was too late for me when you entered my tent. Woe to those you love.” «

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