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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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le temps de la brume. (franny)

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il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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le Sam 3 Juin 2017 - 18:41
La force de l'habitude l'avait conduit à fréquenter le même établissement avec assiduité. Il n'y avait là nulle raison intelligible, comme souvent derrière les actes de Sora : il s'était simplement rendu compte qu'il s'agissait d'un pli qu'il lui était facile d'adopter. L'hiver rude battait encore les vitres de ses rafales de vent froid, mêlées souvent de gouttes et de flocons ; il était nécessaire de se réfugier à l'intérieur du café, où de gros radiateurs de fonte vieillie échauffaient l'air et chassaient la froidure des os. Sora aimait s'installer dans un coin d'ombre, sous l'éclairage d'une lanterne ancienne ; elle émettait une lumière dorée qui adoucissait l'ivoire aveuglant de ses manuels. L'air sentait la fumée, l'alcool et la sueur ; trois odeurs qui ne gênaient nullement Sora, pas plus qu'il ne s'inquiétait des nombreuses rixes qui ne cessaient d'éclater à l'intérieur de la petite salle. Les tables de bois et les chaises au tissu râpé étaient couverts de petites marques qui témoignaient de la violence de certains échauffourées. Et pourtant, le jeune Japonais se sentait parfaitement à l'aise dans ce milieu où il n'avait pas sa place. Jusqu'ici, personne ne lui avait fait de remarque ; il prenait souvent un café, mais lorsqu'il demandait de l'alcool, le patron n'avait même pas demandé s'il était mineur. Sora l'était, selon ses propres critères, mais non selon ceux de Pallatine ; pour une fois, cela l'arrangeait bien. Pour couvrir les conversations usuelles et les quelques cris qui déchiraient parfois ce brouhaha, Sora enfilait une paire d'écouteurs. La plupart du temps, ils n'émettaient que du vide ; lorsque le volume ambiant était trop élevé, Sora les connectaient à son téléphone et les laissaient diffuser de la musique. Il n'écoutait pas vraiment le murmure des chansons de toute façon. Sora travaillait, et son esprit était tout entier occupé à sa tache.

Il savait qu'il offrait un spectacle singulier, mais ne voyait pas la peine de s'en émouvoir. D'ailleurs, s'il pouvait faire naître des sourires amusés sur les visages rudes des clients du café, il s'en estimait satisfait. Souvent, des regards tombaient sur lui et le dévisageaient longuement ; comme il ne bougeait pas, ne faisait pas mine de les remarquer, ils finissaient toujours par se détourner de lui. Sora était devenu une habitude : quelqu'un qui, depuis un mois ou deux, s'intégrait au décor de ce lugubre café, et l'on ne voyait pas la peine de l'en déloger. Du moins était-ce ainsi que les choses se passaient habituellement. Ce jour-là, un hommes se racla la gorge à côté de lui. Sora leva les yeux pour observer un trentenaire à l'allure patibulaire, le visage mangé par une épaisse barbe, qui le contemplait d'un air mauvais. Son haleine, alors qu'il ouvrit la bouche, empestait la vinasse. Gamin, bouge de là. Sora retint un soupir, mais s'exécuta comme il avait coutume de le faire ; il poussa de la table cahiers et livres qu'il avait répandus devant lui, par commodité, pour ranger ceux dont il n'avait pas besoin dans la besace dans laquelle il apportait ses affaires. Ses doigts frôlèrent le bois rêche de la table qu'il libérait. Il ne conserva qu'un petit coin d'espace, le plus réduit qu'il lui fût possible, afin de laisser la place à cet homme qu'il trouvait impoli. Une fois que ce fut fait, il replongea la tête dans ses manuels, ne se souciant plus de son hôte. Gamin ! Sora retint l'éclat d'irritation qui menaçait d'irriguer sa pupille, et s'efforça d'offrir un visage calme à cet homme qui s'époumonait sur un unique mot. Tu m'as pas compris. J'veux que tu dégages, y'a plus de place. Le garçon jeta un coup d'œil aux alentours : il ne mentait pas, l'endroit était bondé. Il aurait cependant pu trouver un autre endroit où s'asseoir, car plusieurs coins de tables bien plus accueillants étaient disponibles. Cet homme n'était qu'un emmerdeur, comprit-il, et la pensée l'attrista. Il était occupé par des exercices de mathématiques qui s'avéraient un peu compliqués ; il ne doutait pas de pouvoir les réussir avec brio avec de l'entraînement, mais il peinait encore à comprendre la formule qui permettait de résoudre ses problèmes. D'un ton sec, conscient qu'il n'avait pas à reculer, il déclara : Je reste. Alors l'homme, visiblement trop alcoolisé pour ne pas prendre ce refus comme autre chose qu'un affront, s'empara du col de la chemise qu'il portait sous son pull - et Sora ouvrit la bouche.
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STARBOY est l'étoile de PALLATINE.

Vous l'avez forcément déjà vu dans un bar sombre entrain de faire son show ou dans une réception hypée sous le bras d'importants et riches personnages. Son nom résonne et évoque une lumière vive, éclatante d'espoir et de bienveillance. FRANNY s'est fait héros de tout les jours, protégeant les citoyens impuissants face aux attaques des gangs, car FRANNY est fort et puissant. Mais il est davantage connu pour son corps, ses courbes merveilleuses dont on rêve et qu'il offre - un moyen comme un autre de gagner sa vie - par choix.

Extravagant, joyeux, bulle sous pression d'amour, tornade de sentiments imprévisible, torrent hors contrôle de sensibilité. Bombe qui explose : fond en larme, hurle de douleur pour des raisons qui vous échappent. FRANNY s'exprime, assume, déballe tout : ses pensées aussi bien que sa chaire douce et fort appréciée. Aucune goutte de honte ne coule dans ses veines, il enlace la vie et ne tend qu'à soulager les peines du monde en l'embrassant passionnément.

Strip-teaser, escort-boy, muse, prostitué, musicien improvisé, écrivain, boxer, justicier.

Sur Terre FRANNY était un boxer connu sous le nom de ZEPH' ayant gagné un championnat du monde mais tombé dans la disgrâce pour divers motifs, parmis lesquels son homosexualité assumée. Écrivain reconnu pour ses écrits scandaleux (mais applaudis par les critiques) traitants -entre autres- de sexualité, des droits L.G.B.T, de féminisme et de racisme. Très impliqué dans les luttes humanistes, il utilisait sa célébrité pour partager ses combats idéologiques.
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le Mar 13 Juin 2017 - 3:17





Chez les bons vivants

Le patron avait toujours été très gentil et attentioné avec FRANNY qui était bien connu du lieu. De lui-même, l'ancien boxeur n'y serait pas venu, mais par la force des choses, le destin avait fait de cet endroit un repère et un lieu de travail surprenant et très agréable finalement. FRANNY avait traversé les cuisines, saluer quelques employés en poignées de mains viriles et sourires amicaux, avec quelques rires et de la bonne humeur en se dirigeant vers la minuscule loge qu'on avait laissé à sa disposition pour déposer ses affaires.

On oserait pas y croire, mais tard certains soirs, il s' organisaient, dans ce bar, des spectacles particuliers dans lesquels FRANNY n'hésitait pas à se présenter, puisque rien ne pouvait l'atteindre. Il était une étoile qu'on osait pas effleurer. On le connaissait, on l'appréciait et peut-être le craignait-on assez pour ne pas lui chercher des ennuis inutiles. Et avec l'habitude, la chaleur et le bruit devenaient conviviaux, surtout lorsqu'on peut se voir offrir des verres.

Alors en attendant que la nuit s'écoule doucement, avant de se mettre au travail, FRANNY s'installait au bar, discutant à moitié avec le gérant, souriant parfois, sirotant un alcool aléatoire -cela dépendait de l'humeur du patron- et regardait la salle. Il surveillait du coin de l'œil, son élan d'héroïsme toujours prêt à se lancer dans l'action. Mais rarement il intervenait dans des bagarres d'alcooliques, il trouvait parfois que cela avait un charme triste de voir des corps délaisser s'accrocher aux coups d'inconnus pour se maintenir éveillés. Et ce genre de bar fleurissait d'êtres inspirants.

C'était le cas d'un jeune gars, posé dans son coin, silencieux et discret, le nez penché au dessus de livres, les mains crayonnants continuellement avec une application extrême. FRANNY le regardait, essayant de s'imprégner lui-même de la concentration de ce garçon qui devait être lycéen. FRANNY examinait les hochements de têtes circonspects, les froncements de sourcils, les pincements de lèvres... Il photographiait des attitudes, imaginait des mots à coller dessus, cela pourrait toujours être utile dans un de ses romans... Mais quelque chose troubla son observation.

Un balourd, rustre, qui s'approchait de la table où le lycéen était tranquillement installé. Le regard de FRANNY se viça tout à coup, il sentait la couille pointer le bout de son nez et, sans faire de mouvements brusque ni se hâter, il se leva en prenant son verre d'un main et s'approcha doucement. Il faisait bien puisque le bonhomme attrapa subitement le côl du gamin qui ne s'était pourtant pas montré injurieux. Mais à peine eut-il le temps de grogner, que FRANNY était là, juste derrière et posa bruyamment son verre sur la table dégagée avant de la plaquer sa main libre sur l'épaule grâce de l'homme qui empêstait bien l'alcool.

« Déjà bourré à cette heure, toi ? » Rétorqua FRANNY avec sourire crispé, dévisageant l'homme saoul droit dans les yeux, se faisant reconnaitre. « Et si tu me laissais cette place et que tu allais voir ailleurs ? »

Sa voix n'était pas franchement dure, mais dans l'attitude imposante et assurée de FRANNY, le compromis n'existait pas. Et faisant mine de grogner, l'inconnu s'éloigna en jetant des regards virulents mais plus dociles autour de lui. La menace écartée, FRANNY soupira en s'asseyant à la place libérée, avec un air désolé.

« Excuse-moi, je prend sa place mais ça ne me dérange pas que tu étales tes bouquins. C'est bien d'étudier, même si je ne t'aurais pas conseillé un tel endroit. » FRANNY reprit son verre qu'il avait posé en le levant en direction du lycéen. « Bosse bien, je te surveille. »

Il prit une fine et délicate gorgée en installant son bras contre le dossier de sa chaise et détournant son regard du jeune garçon pour ne pas s'imposer davantage, suffisament satisfait de sa bonne action du jour.

LE TEMPS DE LA BRÛME // with Sora

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il est de ces gens qui ne se distinguent pas des autres. ni fragile ni fort, il est une force tranquille qui cherche à s'intégrer. patient, il observe le déroulé des saisons, attend son œuvre. sora n'est pas pressé. il n'a plus envie de vivre son existence pour lui-même - il cherche quelqu'un, un ami pour qui il offrirait sa vie. alors souvent il erre à pallatine. il sait se défendre. il ne se soucie pas vraiment des dangers. on dirait parfois qu'il n'est pas vraiment là, qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte qu'il avait quitté la terre.
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le Ven 16 Juin 2017 - 23:43
Sora s'apprêtait à se défendre : ce n'était certes pas la chose la plus évidente pour lui, qui tendait à éviter les conflits dans la mesure du possible, et cela ne paraissait pas être quelque chose qui collait à son tempérament doux. Pourtant, il suffisait de lire la détermination dans son regard noir et la dureté soudaine des plis de son visage pour comprendre qu'il n'en était rien. Derrière les beaux mots de Sora se cachait une détermination réelle à faire ce qui lui était nécessaire. En vérité, on confondait sa gentillesse avec de la faiblesse d'esprit, ou une moralité exacerbée ; il n'en était rien ; il ne croyait pas à la justice, ou du moins pas comme un absolu. Il aurait pu faire mal à ce poivrot (ou tenter de le faire, du moins) sans s'en émouvoir, parce que cela était inévitable. Évidemment, tant qu'il pouvait éviter cette alternative, il l'évitait. Il comprenait toutefois qu'il n'aurait sans doute pas le choix, au bout du compte. Mais avant qu'il ne pût dire quoique ce soit, une ombre tomba sur l'homme. Un type encore plus grand que lui avait posé sa main sur son épaule et lui fit comprendre qu'il ferait mieux de partir. Le regard de Sora glissa jusqu'au visage du nouveau venu : avec sa taille élevée, sa carrure imposante, et son ton mesuré, froid et implacable, il se dégageait de lui une aura de sérieux. En le voyant, on ne doutait pas un instant qu'il pouvait en venir aux mains si nécessaire, et qu'il n'aurait même pas besoin de se démener. L'ivrogne partit sans demander son reste.

Sora regarda son sauveur s'installer en face de lui. Il ne se sentait pas impressionné par lui, et ce n'était pas vraiment parce qu'il avait le sentiment de pouvoir se battre contre lui. Son ami lui avait filé bien des tuyaux qui lui permettaient, il le pensait, de se débrouiller correctement. Mais c'était surtout le fait que l'homme s'était clairement positionné en sa faveur, et acceptait sa présence étrange dans un endroit incongru. Sora esquissa l'ombre d'un sourire ; il ne pouvait pas vraiment dire pourquoi il avait choisi un café pour étudier, mais cela avait un rapport avec cet ami qu'il cherchait désespérément, et qu'il ne trouvait pas encore. Il se disait que cela viendra, et qu'il pourrait éventuellement le croiser un jour s'il traînait dans les lieux publics. Assurément, sa présence ferait du bruit. Et puis, il y avait aussi le fait que Sora ne se sentait nullement dérangé par les sons qui l'environnaient et pouvait très travailler à peu près n'importe où. C'est précisément parce que ce n'est pas conseillé que je suis là. Il ne voulait pas en dire plus, et choisit de se taire. Il ne lui restait plus grand-chose à faire, se rendit-il compte : encore un exercice, qui lui prendrait probablement une dizaine de minutes, et il aurait fini avec tous ses devoirs. Il pourrait ensuite prendre une pause. Merci, ajouta-t-il simplement, avant de reprendre le fil de son problème.

Il prit moins de temps qu'il ne l'avait estimé, et Franny était toujours là quand il referma le livre. D'un ton légèrement moqueur, il signala : J'ai fini mes devoirs. Comme pour lui dire qu'il pouvait arrêter de le surveiller. Sora rangea rapidement les livres dans son sac. Il avait acheté un soda, et si les glaçons avaient presque fondu, la boisson était encore fraiche. Drôle d'idée, de commander ça en plein hiver, mais la chaleur des radiateurs suffisait pour que Sora se sentit à l'aise et le fit. Dîtes-moi, vous êtes souvent ici ? je me demandais si vous connaissiez cet homme. Ce n'était que de la curiosité de sa part, rien de plus ; il se fichait un peu de cet ivrogne qui ne savait pas se tenir. Cependant, il était bon de savoir s'il risquait de le croiser de nouveau : Sora n'avait nul envie de se prendre à nouveau la tête avec lui. Si c'était le cas, il devrait se trouver un nouvel endroit où étudier. Enfin, ce n'était pas très grave si son compagnon de table était présent. Sora avait dans l'idée qu'il l'aimerait bien.
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le Lun 4 Sep 2017 - 23:43

« C'est précisément parce que ce n'est pas conseillé. » Dit le gamin.

Et FRANNY aimait ce répondant. Un petit éclat de défi sur la mine d'un adolescent qui bossait docilement ses maths dans un café. C'était intriguant et particulièrement touchant. On ne l'aurait pas imaginé sans le voir. Il sourit, amusé en prenant plusieurs gorgée de son verre, laissant silencieusement ses yeux glisser sur les papiers que grignotait l'écriture de l'étrange garçon qui finit par relever la tête en fermant son livre.

« J'ai fini mes devoirs. » Ajouta-t-il comme si ce n'était pas assez évident.

« Bravo. » Répondit Franny, amusé, en haussant ses sourcils et levant doucement son verre pour le féliciter.

« Dîtes-moi, vous êtes souvent ici ? je me demandais si vous connaissiez cet homme. »

« Je travaille ici quelques fois. Mais tu ne dois pas rester assez tard pour me voir. »

Son sourire s'élargit, lumineux, dévoilant ses dents. Dans un recoin il y avait de la moquerie, une plaisanterie toute bête de la part d'un adulte. La fierté un peu ébranlée peut-être, de ne pas avoir reçu le remerciement le plus éphémère, il avait lancé une petite pique ridicule. Ce n'était qu'un enfant après tout, les enfants ne connaissent pas la nuit et son monde, parce qu'ils dorment.

« Je ne connais pas cet homme. Ou bien je l'ai oublié. » Continua Franny en délaissant le sourire pour une moue désinvolte.

Les bêtes du genre de ce poivrot ne l'intéressaient pas. On en voyait tant qu'il était difficile de passer à côté de leur présence. Ce genre de personne qui suinte la violence inutile et désespérée, qui lui rappelait tant de visage bastonnés dans la lumière, dans la plus parfait légalité. A tel point qu'on payait pour ce triste spectacle. Franny voulait rester indifférent, ne jamais s'impliquer et peut-être n'était-ce pas la peine. Après tout, ce gosse ne semblait ni craintif face au danger, ni rassuré par la présence de Franny... Ce qui laissait une impression étrange. Il n'attendait pas d'être loué, mais se trouvait bizarrement affecté par la sensation de ne pas avoir sauvé qui que ce soit, hormis peut-être le pauvre homme qui venait de décamper.

« Et toi, tu viens souvent pour terminer tes devoirs ? »

LE TEMPS DE LA BRÛME // with Sora

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Pardon, je suis terriblement désolé de ne pas avoir répondu plus tôt !!!!
Je suis terriblement irrégulier ! Pardonne-moi. face palm


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le Sam 16 Sep 2017 - 13:16
L'air de la salle était un peu lourd, se rendit compte Sora ; l'alcool commençait à teinter légèrement l'atmosphère, et avec lui les éclats de rire gras et les odeurs aigres de sueur épaississaient le fond de l'air. Ses respirations étaient pourtant toujours aussi calmes ; il se sentait apaisé par la présence de ce grand homme qui devait sans doute se poser bien des questions à son sujet, sans savoir que Sora était prêt à répondre à ses interrogations en toute honnêteté, à présent qu'il avait fini ses devoirs. Il n'avait plus grand-chose à cacher, après tout, simplement des secrets qu'il préférait taire parce qu'il n'était guère à l'aise avec eux. Pallatine incarnait la liberté : une liberté qu'il n'avait pas vraiment désirée, qu'il haïssait souvent, mais qui malgré tout lui faisait du bien. Il aimait ses contradictions, les dangers qu'elle recelait alors même qu'elle promettait une sécurité qu'il n'aurait pu avoir dans son propre pays - aussi paradoxal que peut sembler l'insécurité au Japon. Et il aimait ces rencontres impromptues, qu'il ne pouvait jamais prévoir à l'avance, parfois dérangeantes, et parfois curieusement agréable. Sora ne se sentait pas mal à Pallatine : c'était bien plus qu'il ne pouvait en dire sur son propre foyer. Et, s'il était bien forcé d'admettre qu'il n'était pas forcément heureux à présent, il avait les moyens de retrouver son bonheur perdu. Tant qu'il ne se brisait pas avant.

Sora était un adolescent plus combattif qu'il n'en avait l'air. Sous ses airs de douceur et d'indolence battait un cœur qui ne demandait qu'à en découvre. Il ne se sentait nullement dérangé à l'idée de parler à un quasi-inconnu et à le bombarder de questions. Car lui aussi était curieux, et lui aussi rêvait de déceler ce mystère qui s'incarnait sous la forme d'une montagne, juste devant ses yeux. Aussi s'attendait-il à des réponses. Et il sourit lorsqu'il reprit la parole : Vraiment ? effectivement, à cette heure-ci j'ai tendance à partir, parce que je n'ai pas les moyens de me payer un second verre. Si l'homme lui demandait pourquoi, il lui expliquerait que c'était dû à la somme d'argent que lui allouait l'Institut. Il avait eu beaucoup de chance de pouvoir poursuivre ses études à leurs frais ; de cela, il leur en était reconnaissant. Il n'avait donc nullement l'intention de se plaindre du maigre argent de poche qu'on lui concédait afin de ne pas avoir l'air plus pauvre qu'il ne l'était vraiment. Sora n'avait jamais jalousé ces jeunes élèves qui fréquentaient l'Institut parce que leurs parents le leur permettaient, et qui pouvaient se permettre de claquer tout leur fric dans des vêtements. Sora adorerait le faire lui aussi, mais il se satisfaisait de ses tenus simples. Les vêtements étaient trop récents pour être vraiment usés, du coup il n'avait pas besoin d'en racheter. Et puis, personne ne venait lui chercher des noises. Le Japonais n'avait jamais compris pourquoi, mais il se doutait que cela avait quelque chose à voir avec l'éclat de ses yeux. Il devait avoir l'air plus agressif qu'il n'en avait l'air - et cela ne le dérangeait vraiment. Vous faîtes quoi comme job, d'ailleurs ? : demanda-t-il, sans avoir la moindre idée de la complexité de sa question.

Il sirota un peu son soda, sans paraître se rendre compte que la boisson s'était réchauffée et qu'elle était coupée à l'eau. En vérité, il n'en sentait guère le goût contre sa langue ; tant qu'il se sentait désaltéré, il ne voyait aucun inconvénient à finir son verre. Je viens tous les samedis. Ça ne coûte pas trop cher ici, et c'est un peu plus calme qu'à l'internat. Tout cela reposait uniquement sur la responsabilité de son camarade de chambre, qui invitait des amis le samedi et forçait Sora à sortir pour rechercher un peu de tranquillité. Il avait commencé par fréquenter les salles de permanence, mais le regard des surveillants avait fini par lui peser. Il sentait comme un soupçon de pitié dans leurs yeux fixés sur lui. Et puis, il préférait cette ambiance : personne ne faisait attention à lui la plupart du temps, et les conversations lui fournissaient un fond sonore agréable lorsqu'il n'était pas d'humeur à écouter de la musique. Ses écouteurs pendaient toujours le long de son cou, l'un d'entre eux se glissant sous le col de sa chemise et reposant contre sa poitrine nue. En observant Franny, il se sentait curieusement jeune ; il avait hâte que vint le jour où il pourrait se débarrasser de ses devoirs. En fait, je fais mes devoirs pour la semaine et je prends un peu d'avance, expliqua-t-il, et un éclat de malice brilla soudainement dans son œil. Comme ça, je suis plus tranquille en semaine. Il ignorait pourquoi il ressentait le besoin de l'expliquer ; peut-être parce qu'il s'en sentait fier. Cette habitude le rendait un peu spécial ; non pas unique, car d'autres procédaient comme lui ; malgré tout, il savait qu'il était à part. Il l'était déjà de toute façon, en n'étant qu'un simple transféré là où beaucoup de ses camarades venaient de grandes familles de Pallatine. Peut-être éprouvait-il le besoin de cultiver son propre mystère, comme si cela le rendait plus digne d'attention qu'il ne l'était vraiment.
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