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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

"Top 10 des youtubeurs morts en 2022" - Anja

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Personnage : "Je voulais faire une blague sur le sodium mais Na."
En surface? Un comic relief flemmard et souriant qui n'hésite pas à faire des farces et des blagues à tout bout de champ quelque soit la situation.
En profondeur? Des regrets, des angoisses et une dépression grandissante.
Scientifique ayant passé sa vie sur la recherche du voyage spatio-temporel et maudit par la connaissance des lignes temporelles (et donc de l'existence d'autres Locke), il a rejoint l'institut pour découvrir le secret des transferts.
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posté le Dim 4 Juin 2017 - 19:45 (1)
Il faisait beau aujourd'hui. Oui. Le soleil brillait haut dans un ciel bleu et dégagé, les oiseaux chantaient, l'herbe était frais et vert...Entre autre, une journée parfaite pour ne pas rester chez soi ou dans son bureau et sécher le taf pour faire une bonne sieste. Un énergumène doté d'un sweat à capuche bleu, d'un vieux jogging et d'une paire de pantoufle roses avait décidé de profiter de ce beau temps pour faire une sieste sur un banc du vieux parc d'Ivale.
Il était allongé là, sans un souci au monde, dormant d'un rêve sans songe. C'était ce qu'il recherchait dans la vie. Dormir sans le moindre rêve, car ils tournaient souvent en cauchemar qui venaient le hanter à chaque occasion. En réalité, même si ce n'étaient pas des cauchemars, il avait tout de même peur de rêver. Peur que ses rêves soient les rêves ou les souvenirs d'autres lui, d'autres dimensions. Peut-être que le rêve où il tombait dans le vide était en réalité les derniers instants d'un autre Locke, qui sait. Ou le rêve où il se faisait tirer dessus par...par...par qui déja? Oh well. Ce n'était jamais agréable, d'avoir de telles pensées. C'était même terrifiant. Et étrangement, à cause des derniers événements en ville et des flux temporels étranges, il y pensait souvent. Trop souvent pour son propre bien. Ce qui se traduisait notamment par une consommation d'alcool accrue.
À cette allure, boire au taf et dans la journée n'était plus une impossibilité.

Lentement, à cause du bruit d'enfants s'amusant dans le parc qui se faisait de plus en plus bruyant, Locke se réveilla. Il cligna des yeux plusieurs fois pour s'habituer à la lumière et nettoya la filet de bave qui coulait du coin de sa bouche avec sa main.

-Ugh.

Les grognements d'un homme qui venait de se réveiller d'un sommeil satisfaisant.

-Maman, pourquoi ce monsieur il dort au lieu de travailler ?

Le scientifique tourna son visage vers le source de la question qui se révéla être un enfant.
À en juger par la réaction de la mère, il se douta que le spectacle d'un Loque qui vient de se réveiller d'une sieste n'était pas une œuvre d'art.

-C'est malpoli de déranger un chômeur, laisse ce monsieur tranquille.

-Ugh.

Le chômeur en question décida de prendre une position assise sur le banc en poussant un long bâillement. Étrange que son équipe ne l'avait toujours pas retrouvé. Il ne s'était même pas caché pourtant. Bah. Maintenant qu'il était réveillé, il n'allait pas retourner au taf non plus. Il fallait donc qu'il trouve de quoi s'occuper jusqu'à ce que la nuit tombe pour écumer les bars.
Il chercha des yeux une victime quelconque, puis s’arrêta sur une jeune fille aux cheveux roses. Pas une couleur de cheveux qu'on voyait tous les jours. Enfin, c'était encore plus rare que les cheveux blancs, pas vrai… ? Ahem.
Ce qui avait attiré son attention n'était toutefois pas la couleur de cheveux de la gamine, mais la caméra qu'elle transportait sur elle. Elle marchait et se filmait en même temps, tout en...euh...parlant ? Elle tournerait pas un vlog par hasard ? Oui. C'était ça. Heh, c'était la première fois qu'il rencontrait quelqu'un qui tournait un vlog. C'était donc une occasion des plus parfaite pour le faire. Le flemmard s'étira avec des gestes lents mais professionnels, puis se leva enfin pour aborder la jeune fille en toute discrétion. Lorsqu'il fut assez proche, il se plaça derrière la jeune fille et dans le champ de vision de la caméra en faisant un petit coucou et un grand sourire idiot typique du scientifique:

-Hey pretty gurl, on fait un vlog ? Intéressant. Je peux m'incruster ? Comment on appelle ça déjà… ? Ah, du videobombing c'ça ? Heh.

Il venait de faire une bonne sieste, il venait de trouver quelqu'un à embêter, il ne pouvait qu'être de bonne humeur.
Mais attendez une minute, est-ce qu'il ne connaissait pas déjà la gamine ?
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Personnage : "Only the sound of footsteps broke the dead's silence. One, two, thump. One, two, thump. One, two, thump. And, every time, she expected stillness. She expected the silence to stretch forever as she slipped and fell through bottomless holes, one after the other.

One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

Thump.

But there was no comfort in the way she so easily cheated death with every footstep. Only the inevitability of a life she no longer owned. She no longer deserved. "
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posté le Mar 6 Juin 2017 - 22:44 (2)
"top 10 des youtoubeurs morts en 2022"
Tu ouvres les yeux, et tu as déjà cette intuition qu'aujourd'hui sera une journée de merde.
Tu regardes le plafond pendant un bon moment, sans jamais trouver la force de te lever. Tu as froid, mais tes draps ne te tiennent pas chaud, et tu ne veux pas t'enfouir sous les couvertures, parce que tu ne veux pas te voir. Tu n'en as pas la force pour l'instant, et tu n'as pas envie de pleurer, tu n'as pas envie de paniquer, tu as juste envie de... rien. Alors tu frissonnes et tu regardes le plafond, comme si tu attendais la mort. Tu as envie de te rendormir, mais tu sais que tu ne le feras pas. Tu aurais beau fermer les yeux, te retourner, te reretourner, tu ne dormirais pas. Tu as mal partout, aussi, surtout au ventre, mais tu as mal aux côtes, tu as mal au doigts, et tu as la faiblesse qui te colle à la peau. Te lever te semble un effort incommensurable, alors tu restes là, à compter les imperfections sur le plafond plutôt que les tiennes (parce qu'il n'y a pas de nombre assez grand). Un, deux, trois. Les cheveux châtains, c'est beaucoup trop fade, tu aurais voulu être blonde. Tes yeux sont trop grands, tu as l'air stupéfaite constamment. Tes lèvres sont trop minces, presque masculines. Quatre, cinq, six. Tu es trop petite, tu aurais aimé quelques centimètres de plus. Dans le même ordre d'idée, tes jambes sont trop courtes, ça manque de féminité. Et tes seins sont trop petits, mais, ah, ça, c'est probablement juste parce que tu t'affames.

Sept, huit, neuf, dix, onze, douze. Tu as commencé à pleurer sans vraiment t'en rendre compte. Les larmes mouillent ton oreiller, emmêlent tes cheveux, et il n'y a plus une seule position confortable. Pas qu'il y en avait avant, mais là, c'est pire. Et tu as l'impression de t'étouffer dans ton propre mucus, et alors qu'il coule le long de ta gorge tu te demandes s'il y a des calories, dans le mucus. Et la question te tourne dans la tête, te hante, te travaille. Alors tu rejettes tes draps et en deux pas tu t’assois face à ton ordinateur, et tu cherches ta réponse sur le net. La réponse est oui, en effet, mais en réalité ça n'a absolument aucun effet, puisque tu avales quelque chose qui faisait déjà partie de ton corps. Donc il n'y a ni gain ni perte de calories. Tu te sens stupide de ne pas avoir pensé à ça. Mais, au moins, tu es levée, maintenant, alors tu te diriges vers la salle de bain et tu verrouilles la porte, et tu entres dans la douche les yeux fermés. Tu sèches tes larmes en sortant et tu sors la balance, t'assures qu'elle est bien calibrée, et y monte. 39,1 kilogrammes. Au moins, tu as bien fini par perdre ce demi kilogramme de trop; 0,1 ça va encore. C'est bien à 0,5 que tu mets la limite. Tu descends de la balance, puis tu te tournes vers le miroir et tu t'attelles à cette tâche ardue qu'est de cacher, ou tout du moins de diminuer quelques unes de tes imperfections avec une couche de maquillage. Tu observes ton visage, une fois cela terminé - bon, tu ne peux tout de même pas faire de miracles, mais ça ira pour aujourd'hui.

Tu passes vingt-cinq minutes devant ta garde-robe sans savoir ce que tu veux bien porter. Tu n'as envie de rien; ton choix final est plus un abandon qu'une satisfaction. Tu vas agripper une poignée de céréales, puis tu te poses devant ton ordinateur une nouvelle fois, et tu décides de travailler sur quelques vidéos. Tu édites un vidéo de gameplay, puis tu réalises que c'était ton dernier enregistrement que tu n'avais pas édité, et donc que tu n'as plus rien en banque, et tu jures. Tu vas devoir sortir, tu n'as pas le choix. Ton avance s'effrite, tu as besoin d'avoir quelque chose au cas où quelque chose arrive à un de tes vidéos pré-faits. Alors tu te laisses choir sur ta chaise, deux minutes, et tu prends le temps, moins de rassembler ton courage, plus de te résigner. Tu pourrais rester ici et jouer à quelque chose, mais honnêtement, plus tu y penses, moins tu as envie de rester enfermée. Tant qu'à y être, faire semblant d'être heureuse devant des inconnus te donnera une certaine impression de normalité. Et tu as très besoin de te sentir normale, en ce moment. Alors tu attrapes ta caméra, et tu sors en verrouillant la porte derrière toi.

Tu déambules un peu, et tu décides que tu vas emmener ton audience avec toi au parc, tiens. Tu pourras faire un vlog spécial printemps, ou quelque chose comme ça, sans trop dater le vidéo. Il faut conserver l'illusion que tu es avec eux tous les jours, même si souvent, les vidéos qui sortent sur ta page sont prêts depuis des semaines quand ils sont postés. Alors tu parles, un peu de tout et de rien devant ta caméra, tu parles d'à quel point tu aimes le printemps, que c'est une saison qui te remplis d'espoir, et qui te rappelle déjà l'été, ta saison préférée. Tu remarques, alors que tu es au milieu d'une phrase, le vieux qui semble s'approcher de toi, et tu coupes court à tes mots quand il se place derrière toi pour s'incruster dans le cadre de la caméra. Tu te sépares de lui d'un pas, établissant de la distance entre vous, et tu cesses d'enregistrer. Tu lui lances un de ces regards méprisant, les sourcils haussés, les pupilles sur ses chaussures, puis sur son visage. ‟Non. Maintenant, si tu pouvais aller te perdre ailleurs, déranger quelqu'un d'autre, ça m'arrangerait. On est pas tous des chômeurs désœuvrés comme toi.” Il ne manquait plus que ça; tu n'as absolument pas la patience - quand que ce soit, mais encore moins aujourd'hui - pour gérer un vieux qui a envie de faire chier.
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posté le Ven 9 Juin 2017 - 15:09 (3)
Heh. La remarque acide de la jeune fille et son regard méprisant ne donnait qu'au scientifique l'envie de la taquiner encore plus. Il sourit donc de toute ses dents et répondit :

-Voyons jeune fille, c'est un peu r….

Son cœur rata douloureusement un battement lorsqu'il finit par reconnaître la jeune fille.
La suite de son sarcasme se perdit, bloquée dans sa gorge. Il n'y avait pas que sa voix qui ne se faisait plus entendre, son corps tout entier s'était tétanisé sous la surprise et le choc. Il resta planté là, bêtement, la bouche entre ouverte.

-Aaah, merde. Finit-il par murmurer en serrant les dents.

Son dos se voûta, son regard se fit vide, et son sourire qui était pourtant son trait caractéristique s'évanouit comme neige au soleil. Sa bonne humeur d'il y a une seconde s''était évaporée au profit d'une lassitude et d'un lourd poids sur son cœur et ses épaules. Le poids du savoir. Tout ce qu'il espérait oublier sur le temps lui revenait à la figure telle une grande claque, encore une fois.
C'était donc ça, la sensation de voir une personne qui n'était plus. Ou qui était censé ne pas être.
C'était un choc à la fois similaire et à la fois différent à la rencontre d'une personne que vous ne connaissiez pas mais qui prétendait vous connaître, vous ou une autre version de vous.
Dire qu'il ne s'était pas encore remis de cette expérience avec Caleb, souvenirs qu'il avait pourtant désespérément tenté de noyer dans l'alcool, et le voilà qui faisait face à une personne qui était censée être....Ugh. Il ne pouvait pas vraiment rester indifférent, même s'il l'aurait aimé pour garder l'apparence d'un mec un peu idiot et insouciant.
Son mécanisme préféré de défense fit place : Il fallait relativiser. Le choc aurait été sans doute encore plus grand si ça avait été une personne de sa famille ou de son entourage. Heureusement pour lui, Anja et lui n'étaient pas proches, loin de là. Elle ne le connaissait même pas. Mais lui, il connaissait la jeune fille. Et cela suffisait amplement pour le chambouler un temps soit peu.
Il poussa un long soupir, et reprit son calme rapidement. En apparence. À l'intérieur ? il était toujours aussi agité et avait bien envie de boire un coup rien que pour oublier avoir vu Anja.

Mais était-elle vraiment la Anja qu'il avait connu et dont il avait tant regardé les vidéos pendant son temps libre lors de ses études à l'université entre 2 siestes? Il observa la jeune fille de la tête au pied, remarquant sa maigreur inquiétante qui lui permit plus ou moins de situer de quelle période elle avait dû être transférée. Pas la période la plus joyeuse de sa vie, il en était certain. Il y avait donc de grande chance qu'elle vienne de la timeline de Locke. C'était drôle, de voir que Anja semblait être dans sa vingtaine et Locke dans sa trentaine, alors qu'ils avaient eu tous les deux le même âge sur Terre. Putain de machine à voyager dans le temps qui...
...Attendez une minute.
Savait elle ?
Non, la vraie question était : Voulait-il vraiment savoir si elle savait ?
Car il avait cette envie de juste partir comme si de rien n'était. De fuir comme le lâche qu'il était en réalité. Laissant la jeune fille vivre sa vie, peut-être un peu plus heureuse, en restant ignorante de son avenir qu'elle avait eu sur Terre. Mais non. Elle l'aurait probablement apprise un jour ou l'autre par quelqu'un d'autre, car elle était pour le moins assez connue dans son époque sur Terre.
Aaaaaaaaah. S'il avait su qu'il ferait une telle rencontre aujourd'hui, il ne l'aurait pas approchée. Il ne se serait même pas réveillé. Il serait même peut-être parti au boulot, en fait. Ça aurait été mille fois plus préférable, et venant de quelqu'un qui haïssait travailler, c'était quelque chose.

-Anja no wit, youtubeuse de son état. Dit-il en reprenant un sourire bien moins éclatant, plus...fatigué. Dans ses yeux, on pouvait y lire une lassitude infinie de la vie et de ce monde. Ou devrais-je dire, ex-youtubeuse ? Heh. Qui je suis moi ? Huuuh, je suis...non, j'étais un abonné. Je ne me serais jamais attendu à te voir dans cette ville. Il fit une petite pause et plongea son regard dans celui de la jeune fille, puis rajouta avec un ton qui se voulait anodin : C'est la première fois que j'en rencontre un. De fantôme.

Si elle réagissait, elle savait. Si elle ne comprenait pas, de toute évidence...
Mais même si elle le savait déjà, qu'allait-il faire ? Il se le demandait bien.
Si elle ne le savait pas, allait-il tout lui dire ? En aurait-il simplement le courage ? Probablement.
Pourquoi lui, et pas un autre d'ailleurs? Ce n'était pourtant pas sa responsabilité et il était de toute façon le genre de personne à les fuir. Non, c'était tout simplement parce qu'il était le mieux placé pour savoir ce qu'elle ressentirait et pour lui expliquer. À supposer qu'elle ressente quelque chose en apprenant de la bouche d'un parfait inconnu qu'elle était morte sur Terre, et ce après une longue descente en enfer.
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posté le Jeu 15 Juin 2017 - 2:19 (4)
"top 10 des youtoubeurs morts en 2022"
Tu baisses et tu éteins ta caméra, puisque, clairement, il ne te laissera pas tranquille de si tôt. Ça te fait royalement chier, tu as juste envie de tourner les talons et de partir. Mais tu ne peux tout de même pas abandonner ton vlog en plein milieu; ah, quoi que, tu pourrais faire genre que cette partie de l'enregistrement a été corrompue, ou... Tu trouveras bien un moyen. Mais plus tu y penses, moins tu as envie de te retrouver physiquement seule, chez toi, à nouveau. Tu pourrais aller autre part... Mais il a commencé une phrase, le vioc, et clairement il ne veut pas la finir. ‟C'est un peu quoi?” Que tu lances sèchement, agacée par son air idiot, la bouche entrouverte, puis de son agacement apparent. Il en perd même son sourire débile. Mais c'est à toi de perdre ton sourire, c'est à toi d'être agacée! Ce n'est tout de même pas toi qui l'a accosté, c'est de sa faute à lui, tout ça! Pour qui il se prend, avec son air soudainement dépité, ses yeux soudainement vides? Et toi, qu'est-ce que tu attends pour le laisser là? Tu ne sais pas trop. Tu es peut-être juste curieuse, ou trop engagée envers lui pour juste partir en plein milieu de sa phrase. Ou peut-être que tu veux savoir pourquoi il réagit comme ça. À cause de l'angoisse qui descends lentement le long de ton estomac.

Anja no wit? Ce n'est pas la première fois que tu l'entends, mais ça t'agaces toujours autant. Tu t'apprêtes à lui dire que c'est assez louche, un trentenaire qui regarde les vidéos d'une jeune fille comme toi, puis ton cerveau enregistre le 'youtoubeuse'. Alors il vient de la Terre, comme toi, dans la même (plus ou moins, au moins) ligne de temps que toi? Il te connaît. Ou, enfin, croit te connaître. Il t'a vue il y a trois ans, deux ans, avec Thomas, sans Thomas. Et la seule pensée suffit à te donner envie de vomir. L'anxiété se mets à te traverser les os, et tu ne bouges pas; tu te contente de l'écouter. Aujourd'hui n'est pas le jour où tu sais faire face à tes souvenirs. Alors la porte qu'il a ouverte vers le passé, tu la refermes brusquement, fermement, et tu te convaincs (tu sais) qu'il ne vient pas de la même ligne que toi. Pas exactement, donc tu sais que ce qu'il pense, le passé dont il vient n'a aucune importance. Ça te permet de reprendre une prise plus ou moins certaine sur ton calme; tu t'en contenteras. ‟Pallatine est pleine de surprises, faut croire.” Ton ton est toujours sec, mais l'assurance s'en échappe facilement. Parce que oui, Pallatine est pleine de surprise, et ça inclue peut-être celles que tu ne veux absolument pas avoir. Celles qui te font te réveiller, au beau milieu de la nuit, couverte de sueur, tremblotante. Celles qui secouent tes épaules dans tes sanglots d'angoisse, celles qui t'étouffent dans tes propre pleurs.

Il ne faut pas y penser. Tu ne dois pas y penser. Et puis, si il était là, tu l'aurais forcément vu, non? Il t'aurait forcément reconnu, il aurait forcément entendu parlé de toi. Tu n'es pas exactement inconnue sur le web, rien d'explosif mais tu as ton audience. Pas aussi grande que tu la voudrais, mais voilà. Donc, forcément, s'il était là, il t'aurais trouvée, il serait venu essayer de te retrouver. Mais tu n'as pas vu son visage depuis que tu t'es enfuie de votre appartement, alors il n'y a aucun risque. Aucun. ‟De quoi tu parles?” Un fantôme? Tu aurais aimé rester calme, mais ta voix se casse au beau milieu de ta phrase, parce que tu devines. L'angoisse te noue la gorge. Il n'y a qu'une seule chose qu'il peut bien vouloir dire. Et ça explique sa réaction d'avant, sa confusion... Tu cherches frénétiquement d'autres alternatives. Peut-être qu'il veut simplement dire que tu as quitté Youtube, et que tu as sombré dans l'oubli? Oui, un fantôme à la célébrité - pas que l'idée te plaise, mais elle te plaît toujours plus que... Sinon, tu as pu mourir d'une cause totalement différente. Tu t'es peut-être fais heurter par une voiture, ou quelque chose comme ça. N'importe quoi... n'importe quoi sauf ça.
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posté le Ven 16 Juin 2017 - 10:37 (5)
-De quoi tu parles?

Aaaaaaaaah. Locke ferma lentement les yeux en constatant tristement qu'elle ne savait pas. Et puis il se mit à rire. Un rire sans joie, épuisé, qui maudissait ce monde.
Qu'est-ce qui le mettait dans un tel état ? Le fait de voir vivante une personne morte qu'il appréciait vaguement ? Non, pas totalement. Il n'avait même pas eu un pincement au cœur quand sa mort avait été annoncée. C'était une personne célèbre comme une autre qui avait quitté ce monde trop tôt. Il ne l'avait jamais connu sur un plan personnel.
Ce qui lui retournait les tripes, c'était le rappel que la présence d'Anja lui faisait sur ce qu'il savait sur le temps et les conséquences qui allaient avec.
Dans ce monde, la mort était un concept inutile. Les morts sur Terre étaient facilement ramenés à la vie. Il n'échappait pas à cette dure réalité. Sur d'autres lignes temporelles, il était mort de bien des façons. Meurtre, suicide, maladie. Même du monde d'où il venait réellement, il était déjà mort.
Mais le voilà pourtant, comme Anja. En chair et en os, vivant. Et il était tout à fait remplaçable à sa mort ici par un autre lui encore vivant. Il était sur Terre à la fois pas encore né, un embryon, un bébé, un adolescent, un adulte, un vieillard, et un tas de squelette, tous ces états en même temps du point de vue de Pallatine. Sans parler de ses autres lui.
Aaah.
Du calme.

-Bah. Il ouvrit de nouveau les yeux et se dirigea vers un banc. Autant nous asseoir jeune fille. Ça t'évitera de tomber sur le cul. Fragile comme tu es, ça te casserait physiquement. Et mentalement, rajouta-t-il pour lui même. Lui aussi, avait bien besoin de s’asseoir.

Ce fut donc lourdement que Locke s'assit sur le banc, se vautrant totalement pour être le plus confortable possible sur un banc en bois. Pas un seul instant il jeta un coup d’œil vers la jeune fille, il se contentait juste de regarder le vaste ciel au dessus d'eux. Un ciel familier, mais qui n'était pas le sien.

-Tu connais les grandes lignes des timelines ? Demanda-t-il à Anja, avant de reprendre en se curant les oreilles : Quand tu te fais transférer, le monde se divise en 2, l'un où tu as mystérieusement disparu, et l'autre où tu existes toujours comme si rien ne s'était passé. Il faut savoir que...Il s’arrêta un instant et haussa les épaules : Meh, le reste importe peu. Tu n'as que besoin de savoir que je viens d'un monde où tu n'as pas été transférée donc je connais ton futur, si on peut le dire comme ça. Je t'épargne les détails de comment ça marche, gamine.

En pensant au mot gamine, il se mit à rire une nouvelle fois, trouvant dans cette situation un coté hilarant :

-Je dis gamine, mais en vrai, je suis né en 2000 aussi. Donc on a le même âge, sur Terre, heh.

Comme il le pouvait, il tentait de détendre l'atmosphère avec des blagues et un air qui se voulait léger. Mais il se doutait que la jeune fille avait probablement déjà tiré des conclusions de part les réactions du scientifique et du mot fantôme. Quand avait-elle été transférée, pour être exact d'ailleurs ? À 20 ans ? 21 ans ? Peu après "ça" en tout cas, c'était certain. Mais peu importe. Il était trop tard pour reculer. Ne pas lui dire la hanterait, elle se doutait maintenant de quelque chose.

-Si tu n'as pas envie de l'entendre, fuis. Si tu es assez courageuse ou folle, reste calme. Tu peux même ne pas me croire, si tu veux, mais ce que je vais te dire n'est que la vérité. Pour les détails...on verra après. Il se tut un instant, puis reprit avec un ton  solennel, sans aucune trace d'humour ou de sarcasme: De la timeline d'où je viens, en 2022, à petit feu à cause de son anorexie, la youtubeuse Anja Myhre aka Anjaknowit…n'est plus qu'un cadavre.

Autour d'eux, la vie continuait, se moquant éperdument de ce qui se passait entre Anja et Locke. Les enfants jouaient et riaient toujours, le soleil brillait de mille feux, et une jeune fille se voyait annoncer sa propre mort de la bouche d'un homme qui n'attendait que la sienne.
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One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

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posté Hier à 1:02 (6)
"top 10 des youtoubeurs morts en 2022"
Tu ne veux pas t'asseoir, et tu méprises le commentaire qu'il te fait sur ta fragilité. Ne serait-ce que parce que avec le nombre de fois où tu t'es écroulée, ton corps sait tomber sur le sol sans se fracasser. Tu sais comment gérer ton corps qui cesse de te répondre, tu sais quoi faire quand tu ouvres de nouveau les yeux, et tu sais très bien que tu ne te brises pas dès que tu touches le sol. Et si cette homme te connaissait réellement, même vaguement - s'il avait fait quelconque recherche sur l'anorexie, il le saurait. Tu ne t'attends pas à ce qu'il aie fait quelconques de ces choses, mais tu t'en sers tout de même comme excuse pour le mépriser. Pour lui lancer ce regard dédaigneux, et pour laisser ce sentiment t'envahir pour oublier l'angoisse qui t'enserre la colonne de ses griffes glacées. Et pourtant, quand il va s'asseoir, tu le suis. Tu te poses à côté de lui, établissant le plus de distance possible entre vous, et tu fixes un point dans l'air devant toi. Tu ne veux pas le regarder. Autant parce que tu le méprises, que parce que tu as affreusement peur de ce qu'il va te dire. Que tu ne veux même pas y penser, et que de poser tes pupilles sur lui et son air mi-con mi-dépressif l'impose à ton esprit sans que tu ne puisses rien y faire.

Et même si tu ne le regardes pas, même si tu sais déjà tout ce qu'il te dit, tu l'écoutes attentivement. Accrochée à ses lèvres, comme s'il parlait de quelque chose qui t'intéresse au plus haut point. Et à mesure qu'il parle, à mesure qu'il explique les choses, l'angoisse continue de te serrer la colonne - elle s'étend le long de tes côtes en vrilles glacées, descends le long de tes os jusqu'au bout de tes orteils, au bout de tes doigts qui se mettent à picoter. Lentement, tu te sens commencer à trembler, et tu serres les dents pour que ça ne paraisse pas. Après tout, le paraître, c'est tout, avec toi. C'est tout ce que tu as; c'est tout ce qui cause tes problèmes. C'est le démon au fond de tes entrailles qui te les vide jusqu'à ce que tu n'aies plus que la peau sur les os. Ce désir de bien paraître. D'être belle. D'avoir le monde à tes pieds. Tu sais que tout serait différent, si seulement tu les avais écouté, tes parents, quand ils te disaient que tu étais belle? Si seulement tu avais cessé de te détester un seul instant pour écouter ton amie, celle qui t'a recueillie, celle qui a tout fait pour t'aider? Si, un seul instant, tu avais pris le temps de réellement écouter ce qu'elle avait à te dire? Et si tu n'avais pas fais à ta tête, décidé de déménager à l'autre bout du monde pour rejoindre un garçon que tu ne connaissais que depuis quelques mois? Tu sais que tu n'en serais jamais descendue jusqu'ici, si tu avais pris la peine d'écouter les autres?

Mais tu ne l'as pas fais. Parce que l'on ne t'as jamais appris à te faire dire non. Alors, non, tu ne le sais pas. Tu ne sais pas que tout aurait pu être différent, si seulement tu avais pris le temps de te tourner vers les autres, et d'écouter ceux qui t'aimaient. Que même si tu avais finis par être malade de toute façon, ta mère aurait pu te dire que ça court, dans la famille. Ils auraient pu t'aider à comprendre avant que ça dégénère. Et si tu avais écouté les médecins, quand ils t'avaient dit que tu étais malade, que tu devais voir un psychiatre, peut-être que tu n'en serais pas ici. Mais tu es Anja. Tu sais mieux que tout le monde, tu es mieux que tout le monde, et ce même si tu te détestes plus que tu détestes quiconque. Alors tu n'allais tout de même pas les écouter; tu savais ce qui était le meilleur pour toi, non? Tu le savais tellement que maintenant tu le sais encore mieux: tu as eu tord. Tu as eu tord, et maintenant tu ne sais pas grimper hors du trou que tu as creusé toi-même. Et tu vas peut-être y mourir, affamée. Si tu n'arrives pas à en sortir, si tu n'arrives pas à grimper au prix de tes ongles, de ta sueur et de ton sang, tu vas mourir dans le fond de ce trou que tu as creusé en te disant que tu trouverais certainement la beauté de l'autre côté. Tu vas mourir, laide, avec tes joues creuses et tes côtes saillantes, et cette simple pensée te donne envie de vomir.

Tu ne veux pas mourir. Tu ne peux pas mourir. Pas comme ça. Pas du tout.

Tu ne réagis pas à son commentaire, parce que tu es trop occupée à essayer de te retenir de trembler. Tes mains enserrent tes genoux, et pourtant ça n'empêche pas tes doigts de trembler. Tu serres la mâchoire, mais tes épaules sont secouées sans que tu ne puisses rien y faire. Tu es parcourue de ces tremblements, l'angoisse qui habite totalement ta poitrine, si bien que tu as l'impression que tu ne peux plus respirer. Tes côtes serrent tes poumons, ton cœur bats la chamade et, lentement, la noirceur rampe aux limites de ta vision. Il te dit de fuir, mais tu ne pourrais pas, même si tu le voulais. Tu es figée sur place, sueurs froides le long de ta nuque. Tu ne pourrais même pas vivre avec ce secret. Tu ne pourrais pas vivre sans savoir ce qu'il s'apprête à te dire. Il s'arrête de parler, un instant, et tu sais ce qui s'en vient. Tu le sais dans le fond de tes os, tu le sais dans tout ton être qui ne cesse de trembler, dans ton cœur qui palpite, dans tes poumons étriqués. Tu le sais et pourtant alors qu'il ouvre la bouche de nouveau tu cesses de respirer.

Il te reste une année.

Dans un an, si tu ne fais rien, tu vas mourir. Mais tu ne peux rien faire, tu n'en es pas capable; tu n'en a jamais été capable. Parce que tu es faible, parce que tu ne sais plus vivre sans ton illusion de contrôle, parce que Thomais avait raison: tu es laide, et tu ne peux pas vivre si tu es laide, et la seule façon de te rendre belle, c'est de te faire ça. Tu n'y arriveras pas, tu n'y arriveras jamais, et dans une année, tu en mourras. Tu en mourras avec ta peau sur les os et tes poumons étriqués et ton cœur qui palpite et la douleur qui te prends soudainement et qui éclate dans ta poitrine et qui t'empêche de respirer. Tu trembles tellement que tu as l'impression que tu ne contrôles plus tes mouvements, et ton cœur ne bats pas régulièrement, il saute des battements, et la douleur continue de s'épancher dans ta poitrine et - oh, tu réalises que tu n'auras pas à attendre un an: tu vas mourir maintenant. Ici, assise sur ce banc, avec cet inconnu, avec ta caméra dans ton sac remplie d'un vlog qui ne se finira jamais, tu vas mourir. Parce que tu n'arrives plus à respirer, il n'y a que quelques respirations qui percent ta gorge fermée, et tu ne sens plus tes mains, et tu ne vois rien, et tu as tellement mal que tu es certaine que ton cœur s'est arrêté. Tu vas mourir, ici, maintenant, à cet instant, mais bordel, TU NE VEUX PAS.

TU NE VEUX PAS MOURIR. TU NE DOIS PAS MOURIR.

Tu as besoin d'aide, tu as besoin qu'on appelle un docteur, tu vas mourir, tu vas mourir, alors tu t'accroches à l'inconnu, tu attrapes son bras et tu t'y accroches de toutes tes forces et tu aimerais lui crier pour communiquer l'urgence de la situation mais tu ne sais pas respirer assez pour pouvoir crier: ‟Aide-moi, je vais mourir, aide-moi” tu veux qu'il appelle un docteur, tu as besoin qu'il appelle un docteur ‟Appelle un docteur, je vais mourir, je ne veux pas mourir” Tu ne veux pas mourir, tu as encore tellement de choses à faire, tellement de respirations à prendre, tu ne sais pas ce qu'il y a de l'autre côté et tu ne veux pas le savoir, tu ne veux pas mourir, tu pries tous les dieux qui existent s'ils existent de te sauver de répondre à tes prières, parce que tu ne veux pas mourir, tu ne veux pas, tu ne veux pas, ta vision se fade, tu resserres ta prise sur l'inconnu comme s'il te tenait en vie tu ne veux pas aller dans la noirceur tu ne veux pas mourir tu ne veux pas mourir mourir mourir mourir
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Personnage : "Je voulais faire une blague sur le sodium mais Na."
En surface? Un comic relief flemmard et souriant qui n'hésite pas à faire des farces et des blagues à tout bout de champ quelque soit la situation.
En profondeur? Des regrets, des angoisses et une dépression grandissante.
Scientifique ayant passé sa vie sur la recherche du voyage spatio-temporel et maudit par la connaissance des lignes temporelles (et donc de l'existence d'autres Locke), il a rejoint l'institut pour découvrir le secret des transferts.
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posté Hier à 18:07 (7)
Locke n'haussa même pas un sourcil en sentant la jeune fille s'accrocher à son bas en tremblant. Il osa même pousser un petit soupir exaspéré. Bien sûr, il fallait être fort psychologiquement pour encaisser ce choc sans broncher, et de toute évidence, la gamine ne l'était pas. Il s'en était douté, et pourtant….

-Aaaaah, voilà pourquoi il fallait fuir…. Était-ce dirigé vers elle, ou lui ?

Elle disait ne pas vouloir mourir. Et bien que cela arrivait rarement à Locke, cela...l'irrita. Combien de fois son amie sur Terre avait dû lui dire qu'elle risquait de mourir à cette allure. Combien de fois ses fans lui avaient dit qu'elle finirait par mourir à force de maigrir de jour en jour à ne plus en être reconnaissable. Et pourtant, elle était restée têtue et ses désillusions l’avaient mené à sa mort. Une mort des plus pathétiques et des plus solitaires. À vrai dire, Locke avait même pensé qu'elle avait cherché à mourir en toute connaissance de cause. Une forme de suicide.
Et maintenant qu'un inconnu lui prédisait sa mort, une mort qui avait eu lieu, elle tremblait de peur et ne souhaitait pas mourir, alors que Pallatine n'était pourtant qu'un ramassis de personnes déjà mortes sur Terre.
Au fond de lui, Locke voulait presque l’accabler davantage. La pousser dans un désespoir encore plus profond. Lui dire que le monde dans lequel ils vivaient se foutaient bien de savoir s'ils voulaient vivre ou mourir. Qu'elle n'était qu'une pale copie d'une autre elle. Que dans d'autres lignes temporelles, d'autres Anja vivaient une belle vie et avaient atteints leurs rêves sans rencontrer Thomas alors qu'elle était coincée ici à trembler comme une feuille. Il voulait aussi lui dire que d'autres Anja avaient sûrement vécu pires et avaient peut-être connu une fin encore plus terrible. Et il voulait lui dire bien d'autres choses encore.
Mais non.
Il serra légèrement les poings, puis le vide et la fatigue se refit de nouveau en lui. À quoi bon. La Anja morte et la Anja vivante devant lui n'étaient déjà plus les mêmes personnes. Il ne pouvait pas non plus tout bonnement jeter à la gueule des gens ses propres soucis. L'anorexie était un autre problème qu'il ne comprenait pas. Il n'était pas psychologue et lui aussi pensait en avoir bien besoin de temps en temps.
Aaaaaaah…Il aurait aimé avoir de l'alcool sous la main.

Cela dit, il ne pouvait pas rester les bras croisés alors qu'une jeune fille supposément décédée était en train de décéder. Dans d'autres circonstances, avoir une fille s'accrochant à son bras comme si sa vie en dépendait l'aurait rendu heureux, mais pas une fille qui était en état de choc. Les gens aux alentours lui jetaient des regards étranges auxquelles il ne put répondre qu'avec un sourire gêné.
Il poussa de nouveau un petit soupir et fit semblant d'appeler un médecin:

-Allo ? Oui ? J'ai un cas de pleurnicheuse sur le bras. Littéralement sur le bras. Oui. Héhé. Et ceci dit je suis un docteur. Un docteur en physique quantique mais ça...heh.

Plaisanter alors qu'une personne était en pls n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais Locke ne s'en souciait pas vraiment. Mais il avait un peu peur qu'elle ne se mette à vomir sur lui d'un coup d'un seul. Il se souvenait lui même avoir dégueulé son déjeuner dans une situation similaire dans le passé. Pour calmer la jeune fille il fallait tout d'abord attirer ses pensées vers autre chose qu'une mort imminente. La colère et la surprise faisait parfaitement l'affaire.
De sa main libre il fouilla sous le banc et trouva sa bouteille d'eau dont il but une gorgée.

-Pfiou, rafraîchissant…ça tombe bien, j'en connais une qui a besoin qu'on lui rafraîchisse les idées.

Et avec un grand sourire, il aspergea la jeune fille d'eau froide.

-J'espère que ton maquillage est waterproof petite, héhé. Il reprit un air un peu plus sérieux est continua : Le fait est que, maintenant que tu es à Pallatine, ton destin a déjà commencé à changer. Et maintenant que tu sais que tu risques de mourir, tu n'as qu'à agir en conséquence. Ici tu peux changer et mener une vie tranquille. C'est bien pour ça que tu as été transférée, j'imagine.

Locke qui sortait un message optimiste. C'était quelque chose qui n'arrivait pas souvent. Et pourtant, il ne pouvait que sentir de la compassion pour la jeune fille à ce sujet. Mais croyait-il lui même à ses propres paroles ? Difficile à dire. La jeune fille pouvait toujours vivre heureuse ici, mais rien ne changerait le fait qu'elle était morte sur terre, rendant sa famille et ses amis malheureux. Même dans la timeline où elle avait disparu, sa famille et ses amis étaient probablement malheureux. Pouvait-on vraiment vivre heureux, avec cette pensée en tête ? Pour Locke, non. Mais lui, c'était lui.
Bah. Ça ne lui ressemblait pas d'être trop optimiste ou sérieux devant quelqu'un, aussi son sourire idiot refit surface :

-Bah, si tu veux me frapper pour avoir niqué ton maquillage et ta coiffure, c'est maintenant ou jamais. Mais pas dans les bijoux de famille s'il-te-plaît, haha.
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