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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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un jour les mers seront sèches ✾ vadim

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Arrivées & Éducation
DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
Nom de code : Princesse Améthyste
Jukebox : the stars are cristallized
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le Lun 5 Juin 2017 - 18:18
et les joues seront pleines
+ vadim
Il y a des soirs où Sara n'aurait pas aimé marché.
Enfin -elle l'imagine. Elle ne peut pas vraiment savoir. Mais elle a le corps lourd, et les lumières sont floues, et la nuit est calme, et il n'est pas trop tard, et les néons du cinéma n'agressent pas la rétine : ils donnent jusque quelques couleurs au noir de l'obscurité et au blanc des lampadaires.
Et elle était là, Sara : dans son fauteuil, et l'instant était simultanément si pesant et si léger qu'elle hésitait à avancer -alors elle imagine ceux qui ont des jambes, et elle pense qu'ils devraient être encore plus confus. Peut-être que, comme ça, ils prennent des décisions plus vite. Peut-être que, comme ça, ils se rendent compte des choses. Elle ne sait pas trop, Sara. Parfois, elle ne veut pas vraiment savoir.
Elle est sortie il y a une dizaine de minutes d'une séance -un film en noir et blanc, d'un scientifique fou qui crée la vie et qui la détruit par la même occasion. Elle a regardé sans vraiment regardé, et elle ne sait pas si c'était de l'inattention ou les sauts dans le temps, mais elle a eu l'impression de rater quelques scènes.
Elle n'était pas venue seule. Par les temps qui courent, et dans un quartier pareil, on ne vient pas seul, encore moins quand on s'appelle Sara Krizman et que la trêve à son sujet peut rapidement être brisée. Du moins, c'est l'impression qu'elle a, Sara. Peut-être qu'elle a juste peur.
Sûrement, même.
Mais alors qu'elle ne sait pas quoi faire, qu'elle a le silence qui remonte le long de ses dents jusqu'à paralyser son cerveau, elle laisse son garde du corps fumer sa cigarette. Elle se donne ça, comme temps pour réagir, et elle verra bien quand il la finira.
Peut-être en commencera-t-il une deuxième.



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L'Hirondelle

Malfrat muet à qui le crime profite bien trop, fils d'une époque sauvage ; ses principes sont bien là, mais si fragile qu'un peu de sang versé sur le bitume et une dent ébréchée pourrait lui faire perdre toute civilité.

Timide, c'est la gêne que créé l'autre chez lui qui l'empêche vraiment de s’acclimater au genre humain ( Mais il essaye, le garçon, dieu sait qu'il essaye ).
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un jour les mers seront sèches
Glisse sur toi la brise nocturne, refroidissant tes os et ton visage – comme une claque qu'on t'aurait mis, quelque chose qui brûle sans feu. Les mains dans les poches, les épaules soulevées, tu tentes de lutter, te crispant de toute tes forces à contre vent. Mais c'est en vain, et tu le sais bien, que tu empêches cet hiver éphémère de faire son nid en toi.
Tu te dis que c'est la fatigue, pour ne pas te dire que le temps tourne à l'orage. Après tout, une longue nuit t'attend, et la pluie a tendance à faire fuir les clients – ce serait bête d'attendre, les yeux perdus dans ceux des putains, que les heures passent. Enfin, être payer à ne rien faire, il y a tout de même pire comme sort ( mais quand tu te retrouves à devoir faire la ''conversation'', les choses deviennent gênantes ).

Pour oublier, tu laisses ton regard vagabonder, comme si tu traçais à l'encre de tes iris les ombres des immeubles qui se dressent tout autour. Tu regardes les gens, aussi, voyant chaque visage s'éclairer comme des néons – sur eux se reflètent les enseignes de cinémas, de magasins. Des œuvres vivantes, en quelque sorte, qui t'apparaissent comme des visions. Elle aussi, elle semble tout droit sortie d'une hallucination.
Son visage, tu le connais, tu le jurerais. Elle a des yeux qu'on ne peux oublier, et l'air distant de ces gravures que ta mère te montrait quand tu était enfant. Y a-t-il vraiment un doute à avoir ? Ton air désabusé se transforme en sourire alors que les souvenirs t’assaillent. Et avec un peu trop d'empressement, peut-être, tu trottes jusqu'à elle ( grimace, quand tu vois ce garde qui se tient droit comme un piquer ).

De tes mains de pianistes, tu la salues, espérant qu'elle te reconnaisse à son tour. Quelle peine, si elle feignait l'ignorance. Car toi, tu te rappelles avec exactitude la curiosité d'une jeune fille qui t'avait tiré de ta torpeur, cette flamme qui danse seulement dans ses pensées qui avait fait disparaître la peur à ton arrivée. Tu souris, encore, attrapant avec hâte et maladresse e petit celluloïd qui dort dans ta poche. Et tes doigts tapent et tapent.

Sara, tu te rappelles de moi ? C'est Vadim. Ça fait longtemps. Comment vas-tu ? Je ne pensais pas te revoir ici. C'est amusant.

Une vague de mot s'affichent sur l'écran, éblouissant dans cette nuit qui commence à peine à tomber.


Codage par Libella sur Graphiorum
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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
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puis les mots seront creux
+ vadim
Elle sait que ça ne l'avancera pas, d'attendre. Elle le sait, et pourtant, elle attend. Elle s'imagine déjà rentrer chez elle, doucement, dans tous les détails -comment le trajet sera lent, dans la noirceur de la nuit, comment son fauteuil ripera sur le pas de sa porte, comment elle restera un instant au milieu de son appartement (une seconde, deux minutes, trois heures), comment elle se couchera, condamnée à ne pas vraiment bouger, comment elle enverra un message à Oz, lui disant qu'elle n'arrive pas à dormir.
Ça s'arrête là, parce qu'elle ne peut pas deviner la suite.
Elle fait ça souvent, ces derniers temps, Sara. La vérité, c'est qu'elle a l'impression que personne ne comprend ce qui cloche chez elle. Ce qui -pas ce qui la déprime, mais ce qui la rend moins heureuse. Pas plus triste, juste moins heureuse.
Elle a le regard dans le vide, elle ne voit rien. Même pas le bout de ses pieds, alors comment pourrait-elle voir un salut, un fantôme, un revenant.
Peut-être qu'elle n'avait pas envie de le voir. C'est ce qui vient en premier quand elle se fait réveiller par l'écran trop brusquement. C'est cruel, comme pensée. Elle le sait. Elle s'en veut un peu, Sara.
Mais pas trop longtemps. Elle a trop d'amertume qui s'amasse sur le bord de ses lèvres, comme l'écume autour des mers.
Elle pourrait la faire partir. L'essuyer ou la cracher. Après tout, il paraît qu'un jour, les mers seront sèches. Il paraît qu'un jour, il n'y aura plus d'écume.
Mais elle relève la tête -elle sourit. C'est sincère, malgré tout, parce qu'elle a su l'aimer, Vadim, et qu'elle sait que si elle le veut, elle pourrait de nouveau l'aimer. Mais l'affection, ça demande des efforts, parfois, et parfois, on ne veut pas les fournir.
Vadim ! Mais bien sûr que je me rappelle ! Comment est-ce que je pourrais oublier, franchement ? Elle se demande parfois comment elle fait pour retenir tous ces noms, tous ces visages, l'Ambassadrice. Il faut croire qu'au final, il y a beaucoup de choses factices. Qu'est-ce que tu fais là ? Son sourire grandit. Qu'est-ce que tu deviens ? Ses canines se voient, mais à quoi bon quand on ne se sait pas proie.
Parce qu'elle sait ce qu'il devient, Vadim. Elle sait qu'il est chez les gangsters et oh, déjà à l'époque, elle voyait tellement plus grand pour lui. Elle avait tant d'espoir en sa tendresse. Sa gêne. Ses mots. (Mais ils les ont abandonnés, tous les deux.)



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