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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

à la croisée des chemins (kat)

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Personnage : jeune père veuf, toujours enfant dans sa tête, trop vite grandi.
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Citoyen
posté le Mer 7 Juin 2017 - 22:31 (1)
Certaines requêtes paraissent très simples aux yeux de ceux qui les émettent. C'est d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit d'un innocent enfant, totalement inconscient des difficultés liées à l'organisation d'une journée. J'aurais dû dire non. En me repassant la scène dans la tête, il m'est aisé de pointer du doigt mes erreurs, et surtout de penser que j'aurais facilement pu refuser sa demande. Après tout, le petit s'est levé le matin en me demandant à sortir. Il voulait, disait-il, grimper sur des manèges ; il m'a expliqué qu'il y avait plusieurs installations réalisées pendant toute la semaine dans le quartier (bon, avec ses mots simples, mais il ne faut pas me demander de retranscrire le langage d'un enfant). Pourquoi ai-je dit okay ? je ne sais pas trop. Je me revois encore, étonné d'avoir laissé échapper un oui que je ne pensais pas, et incapable de le reprendre sans perdre la face. Bravo, Alban. J'ai probablement cédé face à l'insistance de son regard, face à la perspective de son sourire. En le voyant fleurir sur son petit visage, je savais que j'étais défait, mais curieusement je me suis senti bien. Comme si j'étais presque content que le morveux ait eu raison de moi.

Le chemin est loin jusqu'à ce petit festival de quartier, dont le thème est l'entente entre voisins et l'entraide - toutes ces conneries bien jolies qui avaient plus de sens dans mon hameau que dans cette ville sans âme. Le chemin est loin, mais je n'ai pas les moyens de me payer un taxi, et je n'ai pas de bicyclette ; aussi porté-je le petit sur mes épaules. Juché sur moi comme un nain sur les épaules d'un géant, il observe les rues grises en émettant de drôles de sons, qui s'apparentent probablement à des mots dans son langage puéril - ou peut-être ne s'agit-il que de gazouillis sans sens. Ce jour-là, je porte une invention de mon patron, une drôle de montre censée recueillir des données sur mon corps, mais jusque là je n'ai réussi qu'à faire cuire des œufs à la coque avec. C'est un bandeau massif de métal noir, flexible sans une certaine mesure, qui épouse mon poignet presque à la perfection. Quelques clous d'acier et des petites diodes dont l'usage m'échappe font, par défaut, office de décoration un peu douteuse. Le gamin ne le regarde même plus : il était au défait fasciné par le bijou, mais désormais il fait partie de moi. Le patron a dit qu'il pouvait le clipser à un dispositif un peu plus complet servant à se déplacer, mais ça me dépasse complètement. Non, en fait, tant que j'en sors en un seul morceau, je m'en fous.

Sur une petite place que je n'ai jamais arpentée, seulement aperçue au loin alors que j'allais faire quelques courses, deux ou trois chapiteaux ont été dressés en frôlant les façades des bâtiments voisins. Au fond, sur une estrade, un groupe joue une musique criarde et populaire, d'un mauvais goût affligeant mais de circonstance vu l'occasion. En entendant les notes pauvrement rythmées, le petit tape des mains, essayant de reproduire la cadence, sans y arriver. Le bruit me gêne, et je claque la langue pour lui en faire part, mais bien sûr, un gamin de six ans n'a aucune subtilité ; aussi continue-t-il de plus belle. Bien qu'irrité, j'abandonne ; je devine que si je lui hurle dessus, les regards se tourneront vers moi. Cela dit, je ne connais ici personne. J'ai choisi ce festival parce qu'il n'y aurait aucune de mes fréquentations habituelles. Je suis donc un type vraiment correct, pour me soucier de ne pas choquer les gens du coin.

Je fais descendre l'enfant de mes épaules lorsque nous débouchons sur la place, et tout de suite le gamin s'approche du seul manège des lieux. Cela dit, c'en est un beau : pas le vieux carrousel minable, aux allures baroques avec ses dorures en plastique, qui tourne sur lui-même en agitant sous le nez des enfants un ridicule pompon. (Ce qui est tant mieux, sinon j'aurais moi-même arraché le pompon et menacé le vendeur de me filer une place gratuite pour le gamin.) Évidemment, cela veut dire qu'il est plus cher, et je rattrape l'enfant par le bras. « Seulement un tour pour le moment. Je t'en payerai un autre plus tard. » Il acquiesce, presque comme un enfant sage ; il semblait sur le point de protester, et c'est probablement ce qu'aurait fait un autre garçon de son âge. Pour ma part, son obéissance m'arrange bien. Nous prenons place dans la petite file d'attente (deux-trois personnes à peine) qui achètent un billet. Comme je n'aime guère patienter sans rien faire, je jette un coup d'œil à la foule - et là, je la vois. « Putain. » : m'écriai-je, m'attirant un certain nombre de regards appuyés, notamment ceux de mon fils. Je sens la désapprobation dans ses yeux, et le vide se fait dans mon esprit.
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Personnage : C'est la seconde fois qu'elle arrive dans ce monde. Bien évidemment elle n'a aucun souvenir ni même connaissance qu'elle a déjà vécu à Pallatine, qu'elle y a eu un enfant et qu'elle s'y est suicidée.

Arrivée depuis 2032 pour reprendre sa vie à partir de zéro, Katherine est une jeune femme de 21 ans sure d'elle et pleine de vie. Elle commence à travailler comme détective privé indépendant et c'est une experte pour aller fouiner dans les affaires des autres et y dénicher ce qu'ils ne veulent pas dévoiler...
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posté le Ven 9 Juin 2017 - 12:07 (2)
A la croisée des chemins | Alban Addens & Katherine Millet


Depuis quelques jours, je pouvais entendre le bruit d'un petit festival depuis mon appartement. En journée, lorsque je ne me trouvais pas à mon domicile cela ne me dérangeait pas trop mais le soir, même avec les vitres et volet fermés je pouvais encore entendre les musiques des manèges et les cris de joie des gamins. Il faudra que je songe à faire installer un double vitrage à mes fenêtres... J'habitais à a peine deux rues de ce festival et cela faisait trois soirs que je devais supporter toute cette agitation. J'étais au courant lorsque j'ai visité l'appartement, qu'il était au cœur d'un quartier assez animé -ce n'est pas ça qui me dérange- mais la cacophonie des manèges n'était pas agréable... D'ici quelques jours, ils allaient s'en aller, il fallait donc que je prenne sur moi.

Cet après midi là je n'avais pas de travail donc plutôt que de me morfondre sur mes comptes à la baisse, j'avais rendez vous avec une voisine que j'appréciais bien pour aller jeter un œil aux festivités. Je m'étais habillée et préparée et je l'attendais sur le pallier lorsqu'elle m'envoya un sms : elle était désolée mais elle avait un imprévu et me proposait de remettre notre virée à une prochaine fois. Je lui répondais que ça n'avait pas d'importance et soupirai.

Je n'avais pas prévu d'y aller à la base : ce n'était pas le genre de rassemblement que j'affectionnais avec tous ces gamins qui crient et courent partout... Insupportable. Mais maintenant que je m'étais habillée et que je m'étais motivée à sortir je n'allais pas retourner m'enfermer chez moi par une si belle journée...

Je sorti alors de mon immeuble et me dirigeai vers l'origine du bruit. Il y avait des couleurs et des lumières à provoquer une crise chez les épileptiques. Les musiques des manèges -qui auraient pu ne pas être dérangeant- étaient recouvert par les cris joyeux des enfants. Qu'est ce qui m'a pris de vouloir sortir dans un endroit pareil. La curiosité peut être... Mais maintenant qu'elle était satisfaite je comptais bien m'en aller. Même si je n'avais aucune envie de retourner chez moi, en ville je trouverais bien d'autre choses qui soient plus susceptibles de me plaire.

C'est lorsque je me retournai que je croisai son regard.

- Bordel.

Ce mot sorti tous seul de ma bouche comme un murmure. J'espérais qu'il ne m'avait pas vu mais nos regards s'étaient croisés et je savais qu'il m'avait lui aussi aperçu. D'ailleurs la joie se dessina sur son visage comme elle se dessina sur le mien. Je serrai les dents et me retournai brusquement, pressant le pas pour sortir de cette foule et m'éloigner de cet individu. J'espérais qu'il n'allait pas me faire le même scandale qu'il avait fait en ville il y a quelques temps, je n'avais pas besoin de cela, ni aujourd'hui, ni aucun autre jours...

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posté le Ven 16 Juin 2017 - 23:41 (3)
Katherine était là. Je ne savais pas pourquoi elle avait à nouveau croisé mon chemin, comme si le destin nous poussait sur la route de l'autre dès qu'il en avait l'occasion. Son regard croisa le mien, et je sus qu'elle savait que j'étais là. Ma première réaction, une fois que je repris mes esprits, fut de cacher mon fils derrière moi ; il lui ressemblait un peu trop, et même si elle ne se douterait probablement pas de la réalité, je n'avais nulle envie que leurs similitudes me sautassent à nouveau aux yeux. Il me suffit de fermer les paupières pour m'en souvenir : je pouvais superposer leur visage et voir les différences, là où le gamin tenait plus de moi, et là où il avait pris d'elle. Mais lorsque je voulais poser la main sur l'épaule de mon enfant, je ne rencontrai que le vide. Surprise : le petit avait quitté la foule et courait dans la direction de cette femme. L'avait-il vue ? Avait-il remarqué que nous nous étions regardés avant de détourner les yeux ? Je l'ignorais, mais je voyais qu'il n'était plus qu'à quelques pas d'elle. Il avait probablement profité des quelques cours instants où le temps s'était figé pour nous deux pour combler en partie la distance, et à présent que Kat avait repris sa marche d'un pas rapide, il se mit à courir. Je l'appelai par son prénom, avant de crier : « Reviens ici tout de suite ! » Mais l'enfant ne m'écouta pas, alors que j'étais persuadé qu'il m'avait entendu. Courant toujours, il s'approcha de la jeune femme et lui toucha la jambe, lui posant une question qui s'approchait de bonjour, vous êtes une amie de papa, mais dans sa langue enfantine. Une dizaine de pas plus tard, j'étais à côté du gamin, et je le soulevai sans ménagement, insensible au petit cri de surprise qui jaillit de sa bouche.

Je tins le gamin serré contre moi, mais ne pouvait l'empêcher de tourner le visage pour observer plus attentivement la femme que nous venions de rejoindre. La présence de mon fils était un poids : je ne pouvais pas la rejeter violemment comme je l'avais fait jusqu'à présent, parce qu'il pouvait m'écouter. Et puis, à présent que les deux étaient proches de moi, je pouvais me rendre compte de détails que je ne voulais pas remarquer : la teinte noire de leur chevelure était de la même nuance, et leur raideur intenable qui me donnait du fil à retordre pour que la coiffure de l'enfant ressemblât à quelque chose était vraisemblablement un héritage commun. Il avait mes yeux, mais le nez et la bouche ressemblaient plutôt à ceux de Kat. Je détestais ces ressemblances : par certains côtés, on avait l'impression de voir une version enfant de cette femme. « Je n'ai pas fait exprès, l'avertis-je d'office d'un ton un peu froid, mais malgré tout plus doux que celui que j'avais emprunté la fois précédente, aussi j'espère qu'il en est de même pour vous. » J'avais l'intention de m'en tenir là, mais l'enfant me donna un léger coup de poing sur la poitrine, pas suffisant pour me faire mal, juste pour que je puisse le remarquer. De mauvaise grâce, j'ajoutai : « Bonjour. » Et voilà qu'en plus, je donnai un mauvais exemple à mon fils que j'avais déjà bien du mal à éduquer. Heureusement qu'il parvenait quand même à prouver que j'avais réussi à lui inculquer des choses. Malgré tout, j'étais gêné, et mes joues avaient rosi. Ce n'était pas évident de se retrouver face à la mère de son gosse quand celle-ci ne sait même pas qu'elle l'est.
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Citoyenne
posté le Mar 20 Juin 2017 - 9:57 (4)
A la croisée des chemins | Alban Addens & Katherine Millet


J'avais déjà fait demi tour et j'étais déjà en train de m'éloigner lorsqu'on m'attrapa la jambe. Je baissai les yeux et je vis un enfant qui semblait vouloir me dire bonjour. Avant même que je me demande d'où il pouvait bien sortir, l'homme que je tenais tant à éviter arriva et me le décrocha en l'attrapant dans ses bras. Je fronçai légèrement les sourcils. Un homme comme lui ? En garde d'un gamin ? En espérant que ce ne soit pas le sien d'ailleurs sinon pauvre gosse. Je n'appréciais pas particulièrement les enfants -je n'avais aucune envie d'en avoir ni même d'en élever. Vous imaginez un peu le calvaire d'une femme enceinte ? Pas d'alcool, toujours à surveiller ce qu'elle mange, victime de sautes d'humeurs et de douleurs incessantes. Non il n'y avait rien qui pouvait me donner envie. Pire encore après la naissance ! D'avoir un nourrisson qui te réveille la nuit, qui ne sait que crier et pleurer. Et bien évidemment cela ne s'arrange pas en grandissant, ils deviennent de petits humains trop gâtés... Non, je ne serais jamais mère. Du moins je n'en ai pas l'intention. Il est vrai que si je tombais enceinte il me serait impossible d'abandonner un petit gars comme mes parents l'ont fait mais je ne me sens pas capable d'être une mère douce et attentive. De toute manière, je fais attention donc pourquoi tomberais-je enceinte ?

Je chassai mes pensées en secouant la tête. Je pouvais reconnaître dans l'enfant que cet homme portait dans ses bras certaines ressemblances avec ce dernier maintenant qu'ils se trouvaient à côté. Il devait être son père. Pourtant il n'avait pas l'air bien plus âgé que moi... Je ne sais pas si je devais compatir, qui suis-je pour juger les gens ? -non je plaisante j'adore ça- mais peut-être l'avait-il voulu ce gosse. Mais je m'abstins de tout commentaire. S'il n'avait pas commencé à s'énerver je ne voulais pas lui donner une raison de le faire.

- Je n'ai pas fait exprès, aussi j'espère qu'il en est de même pour vous.

Je fus surprise lorsqu'il m'adressa la parole sans me crier dessus et le fut encore plus lorsqu'il ajouta un bonjour. Peut-être n'était-il pas un cas désespéré finalement ? Je souris cette fois : pas d'un sourire sincère ni même chaleureux, juste un sourire courtois.

- Bonjour

Je réfléchis à ce que je pouvais dire mais rien ne me vint. En fait je n'avais tout simplement pas envie d'engager la conversation. Je n'avais pas envie d'avoir à faire à cet énergumène, même si aujourd'hui il avait l'air plus calme que notre dernière rencontre il m'avait laissé une mauvaise impression et je ne l'appréciais pas. Aussi je m'empressai de couper court à la discussion avant de le laisser parler.

- Et bien.. Je vous souhaite une bonne journée à vous deux

Et je lui tournai le dos, prête à battre en retraite encore une fois. Je croisai les doigts pour qu'il ne m'appelle pas -on ne sait jamais ce qui peut se passer dans la tête des gens...


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