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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

sundaze •• anja

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Personnage : « we have calcium in our bones, iron in our veins, carbon in our souls, and nitrogen in our brains. ninety-three percent stardust, with souls made of flames, we are all just stars that have people names. » nikita gill
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posté le Ven 9 Juin 2017 - 13:38 (1)
Une bourrasque glissa le long de ses avant-bras nus, apportant l’odeur salée de la mer et Eugénie leva doucement les yeux de la route d’asphalte comme si elle avait entendu son nom dans le rire des mouettes. Le vélo dévalait les pentes abruptes de la côte, épousait les virages qui laissaient découvrir en contre-bas quelques mètres de sable et se perdait à l’ombre des arbres bordant les chemins inanimés. Et si Eugénie fermait les yeux l’espace d’une seconde  – les doigts cramponnés au guidon – il lui semblait entendre le murmure du ressac contre les à-pic. Alors elle se mettait à pédaler avec plus d’ardeur encore, plus d’excitation malgré la fine couche de sueur poisseuse qui s’était déposée dans les creux de sa peau.

Elle roula jusqu’à ce qu’enfin l’amertume du bord de mer lui picota les yeux et il lui sembla entendre des éclats de rires entre les nuages timides. Eugénie ne connaissait pas bien la plage, elle n’avait vu que celle des vacances bondées de château de sable et de serviettes de toutes les couleurs où on allait dix jours par an. Les bandes de sable semblaient encore désertes à cause des températures tout justes printanières mais, Eugénie n’avait pas froid. Elle descendit lentement la fermeture éclair de sa veste, la respiration encore un peu hachée par l’effort puis, toujours appuyée sur sa selle sortit son portable de sa poche arrière.

[ 01:58 pm] Eugénie a écrit : Suis là, dis-moi quand t’arrives :3


Elle rangea l’appareil à sa place avant de mettre pied à terre et guida son moyen de transport jusqu’au parc à vélo le plus proche qu’elle enchaina avec un cadenas. Si elle doutait qu’on lui vole sa vieille bicyclette ici – le parking était presque vide – Eugénie en avait bien trop besoin pour tenter le risque. Elle avait dû économiser pendant des mois pour la racheter au fond d’un garage et Dieu savait qu’elle n’avait pas les moyens d’en acquérir une autre avant longtemps, bien trop longtemps.

La gamine resserra sa queue de cheval un peu lâche puis, empoigna son sac à dos rangé dans un panier à vélo. Eugénie s’approcha du bord de mer : des escaliers blancs incrustés dans le béton menait jusqu’à la plage bordée par une jetée en pierre – sûrement menait-elle à un phare. Un sourire pétillant avait éclairé de lui-même le visage d’Eugénie tandis qu’elle respirait l’air marin, très différent de la ville, peut-être parce qu’il n’y avait pas d’immeubles pour retenir les effluves de charbon et de plastique, pour crever le ciel bleu de l’été ; celui qu’elle voyait du fond de son jardin, dans sa vie d’avant. Et en se tenant là, Eugénie se demanda si elle se sentait un peu plus heureuse de vivre maintenant, mais, probablement que non au fond.

Doucement, elle sortit à nouveau son portable qui n’affichait pas de nouveaux messages. Avec une légère impatience, Eugénie s’adossa contre la rampe des escaliers et se mit à jouer avec le téléphone machinalement.
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Personnage : "Only the sound of footsteps broke the dead's silence. One, two, thump. One, two, thump. One, two, thump. And, every time, she expected stillness. She expected the silence to stretch forever as she slipped and fell through bottomless holes, one after the other.

One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

Thump.

But there was no comfort in the way she so easily cheated death with every footstep. Only the inevitability of a life she no longer owned. She no longer deserved. "
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posté le Dim 11 Juin 2017 - 8:31 (2)
sundaze
Dès que tu as posé tes pupilles sur Eugénie, tu as voulu dessiner des constellations sur ses joues.
Du bout de tes doigts, faire de son visage une réplique exacte du ciel de nuit vous surplombant, passer des heures à peindre l'invisible sur sa peau. Tu as voulu et tu as vu la lune dans ses yeux, alors tu as voulu tendre la main et y toucher. Tu as voulu poser le long de ses constellations le souffle de ta vie, explorer silencieusement le creux de son cou, la courbe de son dos - dessiner les étoiles le long de ses épaules, te perdre dans l'espace entre ses omoplates. Tu as voulu poser tes os contre sa peau, tracer la ligne de ses clavicules du bout de tes ongles, esquisser le galbe de sa mâchoire du bout de tes lèvres.
Alors ton souffle s'est coupé, ton cœur s'est arrêté et tu as implosé, tu t'es éparpillée comme des morceaux de verre dans tes poumons, et tu as vomis ton cœur à ses pieds. Tu l'as regardé battre, là, au sol, et pourtant tu l'as senti, logé au milieu de ta gorge, déplacé là parce qu'il ne pouvait pas palpiter à travers les millions de papillons voletant entre tes poumons. Tu l'as regardée l'attraper d'un regard, d'un sourire, et tu l'as vu s'envoler jusqu'à rejoindre les étoiles dans son visage - et tu t'es dis, elle peut bien le garder, je n'en ai pas besoin. Alors tu lui as laissé ton cœur comme ton numéro de téléphone, ton pseudo sur chronosrep, et tu as fuis sur des ailes palpitant au rythme de ce que tu n'avais plus.

Depuis, tu vois des étoiles partout où tu vois les rappels de son existence. Depuis, tu parcoures la distance entre tes doigts de pupilles vacillantes en ne voyant dans l'air que ce qui devrait être rempli. Tu rêves de la courbe de son cou, du creux de ses reins, du coin de ses lèvres, du bout de tes doigts, encore et toujours, dessinant l'infinité à la surface de sa peau. Tu t'abreuves de sa présence, de ses mots comme de son parfum; tu t'enivres de son existence. Tu perds la tête - tu laisses ton esprit derrière quand tu la revois, avec ton cœur qui bats dans le fond de ses pupilles, avec le vide que ça fait sous ton sternum qui te grise - et tu oublies. Tu oublies, Anja, tant elle t'enfièvre, tant elle te soulève, tant elle t'embrase - peut-être ne restera-t-il que des cendres de toi lorsqu'elle en aura fini, mais tu n'en as rien à faire.

Tu la vois dans le ciel alors que tes pas te portent jusqu'à elle. Tu la vois dans chaque pli des nuages, dans chaque teinte peinte sur la voûte - tu hoquettes quand ton téléphone s'éveille brusquement, et les papillons fracassent tes côtes quand tes pupilles parcourent l'écran et lisent cette série de lettres toujours nichées sur le bout de ta langue.
(Tu attends de t'approcher de ta destination avant de répondre, et tes doigts pétillent alors que tu ressors finalement ton téléphone.) ‟j'arrive :)” Et tu sens sur le bout de tes sensations déjà l'électricité que sa présence fait courir le long de tes os, et l'anxiété qui se niche dans ta nuque et dans tes mains, le long de ton sternum. Tu l’aperçois et tes jambes vacillent - le vide au creux de ta poitrine s'agite et tu sens presque à nouveau ton cœur qui palpite.
Tu t'approches et tu ne sais pas t'empêcher de sourire. ‟Salut. Tu vas bien?” Avec ta voix comme une chanson, ta robe qui danse doucement avec la brise.

Parce que Eugénie, c'est l'univers, et tu es totalement perdue dans l'infinité entre les étoiles.
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posté le Mer 14 Juin 2017 - 17:43 (3)
Le téléphone vibra entre les doigts ennuyés d’Eugénie - un peu lasses de cette valse pour passer quelques morceaux de temps – puis, son pouce glissa jusqu’au bouton d’allumage. Elle n’avait pas vraiment besoin de vérifier, elle savait, c’était plus un automatisme qui s’était mécaniquement enclenché comme pour être tout à fait sûr que ce n’était pas une note vacillante dans cette partition toute tracée, une surprise inopinée. Mais, à peine cette pensée eut elle éclose qu’Eugénie entendit la voix chantante d’Anja.

Peut-être se sentit-elle déçue, à peine, que tout soit si anodin, si délavé comme les murs pastels de sa chambre d’enfant ne serait-ce qu’un instant mais, Anja était une aventure. Elle était à peine familière, encore à peine connue et ainsi, il restait tant de sourires illuminant ses joues creuses à découvrir, de jolies histoires à se raconter et d’un peu de bonheur à trouver, peut-être dans sa silhouette ou sous ses semelles. Après tout, il existait quelque chose de fascinant chez Anja, quelque chose qu’Eugénie ne comprenait pas vraiment ; c’était une énigme alambiquée, un puzzle compliqué. Elle avait toujours toutes ces petites lumières qui s’allumaient les unes après les autres au fond de ses yeux bleus et Eugénie croyait voir des étoiles à l’ombrage de ses pommettes retroussées. Eugénie y cherchait alors des trésors, elle voulait s’y perdre, y creuser avec ses propres mains dans cet océan scintillant mais, inexplicablement tout ce qu’Eugénie y trouvait c’était son propre reflet.

« Coucou ! Ça va, je commençais à cramer haha et toi ? » répondit-elle, en se redressant, dévoilant au passage toutes ses dents. « Il fait suuuuper bon, c’était vraiment une idée géniale de venir ici. On y vaa ?  »

La jeune femme indiqua la mer dans son dos d’un  geste de main, les yeux légèrement plissés de plaisir, d’excitation. Eugénie n’attendit pas de réponse, elle prenait rarement le temps en réalité -de les attendre - car les idées en orbite dans sa tête faisaient beaucoup trop de bruit pour qu’elle puisse probablement les entendre et déjà elle avait attrapé le poignet d’Anja doucement d’un air complice. Elle l’entraina à sa suite mais, rapidement les doigts fins d’Eugénie retombèrent dans l’air alors qu’elle dévalait à grandes enjambées les marches raides des escaliers métalliques.

Arrivée aux derniers paliers, Eugénie dénoua ses lacets en équilibre sur un pied et en se balançant maladroitement à cause de ses gestes rendus secs par l’empressement. Dans un grognement, la deuxième chaussette glissa tandis qu’Eugénie posa avec contentement ses pieds nus sur le sable sec. Les morceaux de pierre et les débris de coquillages picotaient ses plantes de pieds et les grains s’enfouissaient entre ses orteils, le murmure de la houle sur le rivage infini semblait l’appeler et devant elle le ciel se noyait dans le reflet de la mer.

Réalisant cependant qu’Anja ne l’avait pas suivi, elle se retourna.

« Eeeh t’as l’air toute petite vue d’ici !  Woooho ! Anjaaaa ! Dépêche-toi ! A-ahh mais, ne tombe pas non plus hein ?! » se mit-elle à crier en gesticulant les bras dans les sens, ses chaussures dans les mains et Eugénie crut entendre son rire percer le coton des nuages.
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One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

Thump.

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posté le Dim 25 Juin 2017 - 2:57 (4)
sundaze
Elle parle de brûler et ce sont tes joues qui s'enflamment, quand elle plante ses pupilles dans les tiennes et qu'elle te perd dans les étoiles. Tu la sens fouiller dans tes entrailles à coup de battement d'ailes, et ton sourire s'étale sur ton visage comme une étoile filante. Tu fais un vœu devant elle, avec ton cœur qui palpite de l'autre côté de son regard. ‟Ça va.” (depuis que je suis ici avec toi), que tu ne dis pas, qui reste niché sous ta langue, là où tu gardes tous les secrets qu'elle créé. Que son sourire réalise alors que tu t'éblouis de sa lumière et de sa chaleur, alors que les papillons entre tes côtes battent des ailes pour former une brise qui ne te rafraîchis jamais. C'était une excellente idée de venir ici, elle a raison; parce qu'ici tu as la preuve que son sourire brille plus fort que le soleil. ‟Je te suis.” (-vrai jusqu'au bout du monde) que tu ne complètes jamais, que tu ne portes que dans tes jambes comme le savoir qu'elles sauront toujours te porter - et que si non, tu n'auras qu'à voler à ses côtés, avec les ailes qu'elle greffe le long de tes omoplates.
Ton thorax s'ouvre et ton cœur s'envole le long du hoquet discret qui te meut alors que ses doigts s'enroulent autour de ton poignet trop fin, et tu manques de vomir les millions de papillons qui volettent dans tes poumons. Tu sens les étoiles s'éparpiller le long de ta peau, comme cet instant où tu les dessineras le long de la sienne; comme un souvenir de ces rêves où tu goûtes son souffle. Puis ses doigts se détachent de ton être, et pourtant les constellations se dessinent toujours en picotement le long de ton épiderme alors que tu la regardes dévaler les escaliers comme autant d'ailes le long de tes côtes.

Tu n'as pas réalisé que tu t'es arrêtée, parce que tu étais dans l'espace entre le temps et l'univers, et elle se retourne vers toi. Tu descends les marches à ton tour, mais tu grimpes jusque dans les nuages alors que tu te rapproches d'elle, et tu rejoins le ciel quand tu la rejoins elle. Tu te baisses pour enlever tes sandales, et quand tu te redresses, ta respiration reste coincée dans ta gorge; elle fait de la mer un ciel de nuit constellé d'étoiles, et dans cet instant où tu n'as pas eu les yeux sur elle tu avais oublié à quel point elle était belle. Tu as voulu la rejoindre ici parce que tu voulais confirmer qu'elle est plus splendide que le coucher du soleil, mais maintenant tu réalises que tu n'en as pas besoin. Que jamais le ciel ne saura l'égaler. ‟On a vraiment bien fait de venir ici, il fait bien plus bon qu'en ville. On étouffe, là-bas.” Tu fais quelques pas pour la devancer, et tu observes les vagues qui viennent lécher le sable entre tes orteils. Les bras croisés derrière ton dos, avec ta robe dans la brise, tu as l'air de quelqu'un d'heureux. Et avec Eugénie dans ton dos, tu oublies simplement que tu ne l'es pas.

‟Alors? Tu fais quoi de bon ces temps-ci?” Que tu lui lances, pour entendre sa voix encore. Pour t'imaginer dans les espaces vides de son quotidien, t'immiscer sur un côté du sofa, la présence connue entre les plis de ses draps. Être la tasse de café laissée sur la table, le vêtement sur le sol de la salle de bain, le parfum dans le tissu de la couette. Un fantôme qui laisse derrière quelques papillons voletant le long de ses lèvres. Si elle est toutes les constellations de l'univers, tu seras l'espace entre chacune des étoiles. Que jamais elle ne sache oublier le bout de tes doigts le long de sa peau, que jamais elle ne sache oublier ton souffle le long de ses épaules. Des milliers de mots se bousculent sur ta langue, mais ce sont des secrets que tu garderas jusqu'à ce qu'ils nourrissent l'armée de papillons dans ta poitrine - jusqu'à ce qu'ils s'échappent tous si tu ne peux plus les en empêcher. Qu'ils s'envolent pour aller rejoindre ton cœur et le ciel dans le fond des pupilles d'Eugénie.
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