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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »


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Un homme de lettres - Arial

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"Je voulais faire une blague sur le sodium mais Na."
En surface? Un comic relief flemmard et souriant qui n'hésite pas à faire des farces et des blagues à tout bout de champ quelque soit la situation.
En profondeur? Des regrets, des angoisses et une dépression grandissante.
Car ce scientifique qui a passé sa vie à la recherche de la machine à voyager dans le temps sait. Il sait qu'il existe d'autres Locke, certains heureux, d'autres malheureux. Il sait aussi n’être qu'une version parmi tant d'autres d'un Locke original. Il sait aussi que son monde, son cher monde dans lequel il avait vécu toute sa vie, n'est qu'un faux monde, une simple version différente d'une Terre originale. Et il sait bien d'autres choses encore. Et il aurait aimé ne jamais savoir.
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le Jeu 15 Juin 2017 - 0:53
Il regarda à droite.
Rien à signaler.
Il regarda à gauche.
Rien à signaler non plus.
Locke poussa un petit soupir soulagé et sortit de son bureau sur la pointe des pieds en toute discrétion. Aujourd'hui encore pour le plus grand malheur de ses collègues et de l'équipe qu'il dirigeait et qui comptait sur son travail, il avait prévu de sécher le taf plus tôt que prévu sans une once de remord. Au cours de son escapade vers son point de rendez-vous, il dût plusieurs fois se cacher ou ramper à même le sol pour éviter ci et là des scientifiques qui auraient pu le reconnaître et sonner l'alarme. Car nul doute, Locke Melborn était un homme fortement recherché au sein de l'Institut, et même si ce fait aurait pu mettre une pression conséquente sur les épaules de n'importe qui d'autre, Locke lui y était parfaitement calme et s'amusait même d'avoir une telle réputation chez les autres. Échapper à l'Institut et à ceux qui le recherchaient était tout un art qu'il avait appris à maîtriser bien avant d'arriver à Pallatine, heh.
Au final, il réussit sans encombre à atteindre le rez-de-chaussée de l'Institut, assez bondé de monde en cette fin de journée, et s'installa sur un banc confortable, loin des gardes et des caméras.
Naturellement pour ne pas se faire remarquer, il croisa les jambes et fit semblant d'être occupé sur son téléphone. En réalité, il était difficile de ne pas le remarquer, avec ses pantoufles roses, ses cheveux blancs et son air blasé, mais il fallait faire avec.

Mais qu'attendait-il au juste ? Non, qui attendait-il plus exactement ? La jeune Sallyssure bien sûr. Comme promis, le vieux bonhomme n'avait pas hésité à lui envoyer par téléphone les meilleures adresses qu'il connaissait et à envoyer par la même occasion plusieurs vidéos humoristiques trouvés au hasard, heh. Quant à aujourd'hui, ils avaient tous les deux prévu d'aller dans un bar ce soir pour boire un coup, et donc accessoirement quitter le travail plus tôt que autorisé.
Connaissant la jeune fille, ce ne serait pas aussi drôle qu'il ne l'aurait espéré car elle n'allait probablement pas boire à outrance comme le vieux scientifique, mais c'était toujours mieux que rien. Boire avec quelqu'un était toujours mieux que de boire seul.

Locke regarda autour de lui pour voir si on lu jetait des regards bizarres où si la jeune fille arrivait mais ne remarqua rien qui ne sortait de l'ordinaire. Hmm. Son téléphone n'avait toujours pas sonné et n'avait toujours pas reçu des menaces de mort de ses collègues lui intimant de retourner au travail, ce qui signifiait que personne ne s'était pour l'instant rendu compte de son absence. Et à coté, la jeune fille se faisait désirer. Il espérait qu'elle arriverait bientôt, il n'avait pas envie de se faire attraper et de devoir retourner dans son bureau. Parce que ça ferait beaucoup de marches à remonter, haha.
Aaah. Qu'est-ce qu'elle faisait ?


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Arial c'est une battante. Elle s'entraine régulièrement pour maintenir son corps en bonne santé. Elle n'en fait jamais trop. Son métier est agent de sécurité à l'Institut. C'est une femme assea carré quand elle est au travail. Mais il lui arrive d'être pris dans un élan de passion et d'agir sur un coup de tête. Cependant, elle fait en sorte de suivre scrupuleusement le règlement.
Elle a une aussi un sens de la justice assez développé. Elle souhaite aidé les plus faible car elle sait que, dans un monde comme le sien, les plus forts leur marchent dessus.
Elle aime beaucoup rire avec ses amis et peut avoir un côté farceur à de rares moments.
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le Ven 16 Juin 2017 - 14:08
Bon, aujourd’hui était le jour J. Pour la première fois depuis que père et fille s’était rencontré dans le bureau du premier, ils allaient aller boire un verre. Elle avait tenté de se préparer du mieux qu’elle pouvait pour cette sortie. Mais une certaine prudence ainsi que l’incertitude l’habitait. Cette occasion, elle l’avait recherché. Elle aurait vendu son âme au Diable pour avoir cette chance. Et, maintenant qu’elle devait se rendre à ce rendez-vous, elle se demandait si c’était une bonne idée. Malgré tout, elle devait s’y rendre. Un engagement était un engagement. Elle était donc aller au boulot habillé comme elle comptait l’être pour son rendez-vous. Elle avait choisi une tenue plutôt simple. Un jean et une chemise bleu foncé ainsi qu’une veste brune. Elle avait également glissé la lettre qu’elle voulait lui donner dans une poche intérieure de sa veste.

Toute sa journée s’était très bien passée. Il n’y avait eu aucun accrochage donc aucune intervention. Un peu de calme ne faisait jamais de mal. Ses patrouilles avaient été d’ailleurs très agréables. Plusieurs fois elle avait pu discuter avec des personnes dont elle avait fait la connaissance récemment. A la fin de son service donc, elle retourna à son bureau, fignola quelques points sur son rapport, puis partit se changer dans les vestiaires. Quand elle enfila sa tenue, elle eut subitement un doute. N’aurait-elle pas dû porter une robe ? Non pas qu’elle aimait vraiment ça. Mais, du temps où elle était sur Terre, elle avait souvent porté des robes lors des repas familiaux. Une sorte de tradition pour la rendre plus « féminine ». Elle avait toujours joué le jeu avec un certain plaisir. Mais bon, il ne fallait pas non plus que le Locke de Pallatine se fasse de fausses idées sur ses intentions.

Une fois prête, elle descendit au rez-de-chaussée, cherchant Locke du regard. Elle se fit très discrète pour ne pas qu’il la voit avant qu’elle ne le veuille. Elle voulait le surprendre. Lui faire un peu peur. Fouillant encore le grand hall d’entrée, elle l’aperçut au loin, bien à l’écart de la foule. Elle n’avait aucun moyen de se rapprocher discrètement sans qu’il ne la voie. Dommage, elle aurait bien aimé ce vengé de lui. Et puis, un plan machiavélique germa dans son esprit. Une petite farce qui aurait son petit effet. Elle se dirigea vers le poste de sécurité du bas et pris deux de ses collègues à part.

« Les gars, ça vous dit de faire une bonne blague à Locke. Vous savez, celui qui fait des blagues connes à tout le monde. »

La jeune femme fut surprise de ne pas avoir à argumenter plus que ça. Les deux gorilles avaient acquiescé sans hésiter, un sourire méchant au lèvre. C’est dans ces moment-là qu’Arial se rendait compte de la réputation du Locke de Pallatine. Elle leur expliqua donc son plan. Après qu’elle soit sortie de là, les deux hommes devraient foncer discrètement vers Locke et l’obliger à les suivre, sous prétexte d’un appel de ses collègues qui disaient qu’il n’avait normalement pas fini sa journée. Elle ne se faisait aucune illusion sur la capacité des deux agents à arrêter Locke. Puis, il devrait l’appeler elle en faisant semblant de s’adresser à un membre de l’équipe de recherche de Locke. C’est alors qu’elle viendrait faire semblant de ne pas le reconnaitre. Les deux gars étaient prêts à mettre en place le plan. Il n’y avait qu’un seul détail à préciser. La jeune femme les regarda, menaçante, en leur expliquant qu’à aucun moment, son nom réel ne devrait être prononcé. S’il voulait la nommer, se serait Sally et pas autrement. Les deux hommes acquiescèrent et firent signe à la jeune femme qu’ils étaient prêts.

Après avoir  pris une certaine distance et s’être caché au milieu de la foule, elle envoya un texto aux gorilles qu’elle vit entrer en action. Elle ne manquerait rien de la scène. Dommage qu’il n’y avait pas de fauteuil avec du pop-corn salé.
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le Mer 21 Juin 2017 - 1:18
Locke pensa tout d'abord à contacter la jeune fille par sms en constatant qu'elle n'arrivait toujours pas – il avait même pensé à partir avant elle - mais s'abstint finalement de le faire. Il avait remarqué sans effort les deux gardes qui avançaient vers lui. Aaaaaah. Lui qui pensait avoir une journée tranquille…
Toutefois, sans une once d'inquiétude il attendit que les deux personnes viennent à lui et les salua promptement :

-Yo Jack et Mat'. Vous me voulez quelque chose pendant euh...ma pause…. ?


Le scientifique n'avait pas passé 4 ans – 5 presque - à ne rien faire dans l'institut. Il avait comme à son habitude fait connaissance avec un peu tout le monde et tissé des liens ci et là. Parfois donc, il lui arrivait de corrompre certains gardes pour qu'ils ignorent ses escapades. Dans ce cas là, c'était des connaissances et des compagnons de beuverie.

-Locke, suis-nous. On a reçu un appel d'un membre de ton équipe de recherche.

Le concerné observa les deux hommes puis répondit avec humour :

-Allons allons mes amis, j'pensais qu'on avait un accord tacite? Vous ne me voyez pas, et je vous paye à boire en plus de ne pas vous embêter.
Il fit une petite pause puis offrit un sourire carnassier : Vous êtes sûrs de vouloir faire de moi un ennemi… ? J'y réfléchirais, à votre place.

Les hommes se regardèrent un instant, pensant à leurs cafés qui se retrouveraient soudainement salés ou pimentés et aux autres farces signés Locke, puis ricanèrent gênés par la situation:

-Te méprends pas hein. Désolé, mais on doit bien faire notre boulot de temps en temps non ? Ce serait suspect que tu puisses filer entre nos doigts à chaque fois.

Le scientifique poussa un soupir et haussa les épaules. Ils avaient bien raison. Il ne pouvait pas les contre-dire sur ce point. Mais c'était tout de même un peu louche, que ce soit aujourd'hui, à ce moment là, et que la jeune fille qui avait pourtant l'air d'être assez à cheval sur les promesses et les horaires ne soit toujours pas en vue.
Meh, tant pis.

-Ok ok, j'comprends allons-y.

Il suivit les deux gardes sans rechigner davantage dans le plus grand des calmes. S'il s'était fait attrapé, c'était le jeu. Il se résigna donc à aller au boulot car son équipe ne le lâcherait pas aussi facilement maintenant qu'on l'avait attrapé.
Mais chose étrange, ils l’emmenèrent au petit poste de sécurité au lieu de le ramener directement au labo ou dans son bureau comme d'habitude.

-Pourquoi ici ? Demanda-t-il légèrement surpris, ne se gênant pas le moins du monde pour s’avachir sur l'une des chaises.

Aucune réponse.
Hmmm.
Au lieu de ça, ils appelèrent quelqu'un (supposément son équipe de recherche) pour confirmer qu'il était entre de bonnes mains.

C'est alors que la jeune Sally fit son apparition et Locke la salua d'un bref geste de la main accompagné d'un grand sourire amusé:

-Heh désolé Vomito, enfin, Sallysure. Je me suis fait choper. Je vais donc devoir retourner au taf on dirait. Une prochaine fois, ptetre. Allez les gars, emmenez moi à mon bureau.

Bien sûr, il faisait l'ignorant devant la jeune fille. Il s'était douté qu'elle avait été derrière tout ça, et ce timing où elle se présentait maintenant juste après l'appel du garde ne faisait que confirmer les soupçons de Locke.
Soit c'était une farce, soit elle avait vendu Locke parce que son travail dans la sécurité passait devant tout et elle voulait faire respecter l'ordre. Et Locke qui quittait son travail avant l'heure, c'était de toute évidence pas dans l'ordre des choses.
Bah. Il ne lui en voulait pas cela dit.
Mais est-ce qu'elle avait oublié que Locke avait encore des anecdotes embarrassantes sur elle ?
Il interpella les deux gardes :

-Hey vous deux, vous voulez savoir pourquoi je l'appelle Vomito ? C'est une drôle d'histoire, vraiment...


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Arial c'est une battante. Elle s'entraine régulièrement pour maintenir son corps en bonne santé. Elle n'en fait jamais trop. Son métier est agent de sécurité à l'Institut. C'est une femme assea carré quand elle est au travail. Mais il lui arrive d'être pris dans un élan de passion et d'agir sur un coup de tête. Cependant, elle fait en sorte de suivre scrupuleusement le règlement.
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le Mer 19 Juil 2017 - 8:43
Observant la scène e cachette, Arial n’eut pas vraiment l’impression que Locke s’inquiétait de l’arrivée des deux gorilles. Pendant un instant, elle se demanda s’il ne l’avait pas vu entrer dans le poste de sécurité et en ressortir discrètement. Non aucune chance. Elle avait bien fait attention. Ils discutèrent tous les trois un instant. Locke semblait s’amuser de loin puisqu’il sourit. Comment pouvait-il être comme ça ? Mais, la jeune femme savait que sa question n’était pas pertinente. Elle avait bien compris que le scientifique tentait toujours de tourner les situations à son avantage et prenait ça pour un jeu. Ils finirent par bouger jusqu’au pose de surveillance. Bon, la première étape du plan était finie. Il ne restait qu’à recevoir l’appel et à se rendre au poste. La sonnerie de son portable retentit légèrement. Elle décrocha et répondit au garde qui l’avait appelé. Sally pressa donc le pas et entra dans la petite salle.

Locke la salua. Il l’avait même affublé d’un petit diminutif pas très sympathique pour lui rappeler leur première rencontre. Elle aurait eu envie de lui donner une bourrade dans l’épaule mais elle se retint. Il semblait étrangement résigné à retourner au boulot. Bizarre quand même. Personne ne lui avait jamais dit que le scientifique pouvait avoir de telles réactions. Peut-être s’était-elle un peu trompée sur son sujet. Qu’elle avait trop écouté les autres. Mais une chose au fond d’elle-même la gêné. Et puis, l’illumination arriva dans l’esprit de la jeune femme. Elle était arrivée beaucoup trop vite par rapport à l’appel que le gorille lui avait passé. Locke devait sûrement avoir compris le poteau rose et la faisait tourner en bourrique à son tour. Mais elle pouvait encore s’en sortir. Il lui suffisait de trouver une solution pour retourner la situation à son avantage et…

« Toi la ferme » cria-t-elle à Locke en le foudroyant du regard.

Il avait osé. Il avait osé vouloir raconter ce qui s’était passé la dernière fois. La colère et la honte l’envahissait peu à peu ensemble, lui faisant connaitre une émotion bien connu depuis sa rencontre avec Locke. Et cette fois-ci, elle ne se retint pas. Elle gifla sans ménagement le scientifique. L’un des deux gardes semblait avoir voulu intervenir mais elle le retint d’un regard. Arial n’était pas le moins du monde désolé pour ce geste même si elle se sentait mal. Son cœur s’était presque brisé à l’idée qu’il puisse dévoiler ce genre d’anecdote. Il avait cherché et maintenant il payait. Elle jeta à nouveau un regard froid aux deux gorilles et leur ordonna :

« Faites ce que vous voulez de lui maintenant. »

Sans rien ajouter, elle tourna les talons, ignorant la présence de Locke,  et sortit du petit poste de sécurité. Au lieu de retourner au centre de la Sécurité, elle quitta le bâtiment. Elle voulait s’éloigner le plus possible du scientifique qui devait sûrement se faire un malin plaisir à raconter sa petite histoire aux deux autres types de la sécurité. Son cœur s’effondra un peu plus à cette idée. Elle savait que le Locke de Pallatine n’était pas quelqu’un de très fin ni une personne à qui l’on pouvait vraiment faire confiance. Mais il y avait une différence entre le savoir et le subir. Elle aurait voulu que les choses se passent autrement. Qu’il lui dise qu’il avait compris la supercherie et que son plan était nul. Alors ils auraient quitté l’Institut tous les deux pour aller à ce fameux bar. Mais il avait joué cette carte-là. Et elle, elle s’était ridiculisée devant ses collègues de travail. Elle avait honte. Honte d’avoir réagi si brusquement. Honte d’avoir pensé comme une enfant en croyant que tout irait bien et qu’elle pourrait renouer avec un semblant de famille imaginaire. Ses espoirs sombraient de plus en plus. Il lui fallait un remontant.

HRP:
Désolé pour le temps de réponse D:
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le Lun 31 Juil 2017 - 21:07
Locke reçut sans broncher la baffe d'Arial. Il s'y était attendu, et affichait toujours ce sourire énervant qu'on ne pouvait lui enlever. Il se permit même le commentaire suivant avec un haussement d'épaule et en se massant la joue, totalement indifférent à la baffe qu'il venait de recevoir:

-Hé bah hé bah, j'ai toujours su que j'avais une tête à claques, mais là…heh. Voyons, fais pas la tête.


Quand un soldat est prêt à tuer quelqu'un, il est naturel à ce qu'il soit prêt à être tué en retour. La jeune fille devait bien être au courant de cette règle. Être un farceur, c'était un peu la même chose. Quand on voulait faire une farce, il fallait s'attendre en retour à en subir et à accepter ce fait. Pareil quand on trahissait quelqu'un. C'était bien pour ça que Locke ne ressentait aucune animosité envers la jeune fille qui avait tenté de le piéger. Mais de toute évidence, la jeune fille n'avait pas été prête face aux conséquences de sa farce, et avait prit la petite pique de Locke avec un peu trop de sérieux.  
Bah. Il ne pouvait pas prétendre ne pas comprendre son geste cela dit. Mais pour l'avoir baffé avec une telle colère, elle devait vraiment tenir à sa réputation, contrairement à Locke qui s'amusait de toutes les anecdotes qu'on pouvait raconter sur lui.
Lorsque la jeune fille finit par partir en trombe, le scientifique ricana :

-Hé bien, une autre personne de plus à me détester, heh.


Bah. Ça ne changeait pas grand-chose pour Locke. La liste ne faisait que s'allonger un peu plus. Il regrettait néanmoins de perdre un atout pour pouvoir sécher le taf de temps à autre, mais on ne pouvait pas tout avoir.


-C'est quoi cette histoire?
S’enquit l'un des gardes, surpris par la scène qui venait de se dérouler.

Locke se gratta le menton un instant, réfléchissant s'il devait s'expliquer ou pas, puis se décida que non. Il garderait ça pour une prochaine fois, vu que ça tenait tant à cœur à la jeune fille de garder sa réputation intacte sans une seule trace de vomi.

-Meh. Rien qui puisse vous intéresser, vraiment. C'était juste pour l’énerver un peu, haha.


Les deux gardes soupirèrent de concert, habitués aux conneries de Locke, et se disant probablement qu'ils n'étaient pas assez bien payés pour le supporter.


-Bon euh...tu retournes au boulot ou pas ?


La question à peine posée que Locke était déjà en train de se diriger vers la sortie comme si de rien n'était.

-Heh, vous m'avez cru quand j'ai dit que vous pouviez me ramener au taf ? Une autre fois peut-être. Et si vous voulez, venez au bar après le taf. J'vous dois des tournées.


Et sans attendre un quelconque commentaire de leur part, il sortit de l'Institut en toute impunité, se dirigeant vers son bar favori pour passer le reste du temps à ne pas travailler. La jeune fille y serait peut-être, peut-être pas. Si elle y était, elle ne serait probablement pas contente de le voir, tandis que Locke s'amuserait comme à son habitude de la situation aux dépens d'autrui.


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le Lun 7 Aoû 2017 - 10:53
Arial ruminait sa colère dans son esprit, oubliant le monde qui existait autour d’elle. Ses pieds la portaient e c’étaient tout ce qui comptait. La colère et la tristesse occupaient pleinement son esprit et se relayait. Sa gorge était serrée et devenait douloureuse. Mais les larmes ne voulaient pas couler. Elles restaient bloquées au plus profond d’elle-même. Se libérer de l’étau qui se refermait autour de son cou. Mais rien à faire. Alors elle arborait un visage fermé signifiant bien aux autres qu’elle ne voulait pas leur parler mais que s’ils essayaient, ils risquaient de s’en prendre plein la figure. Car au fond, la jeune femme voulait qu’une personne l’interrompe. Elle aurait alors hurlait sur l’individu, évacuant ses sentiments dans une flopés d’injures et de mots durs. Elle en viendrait peut-être aussi aux mains si elle se laissait aller. Mais personne ne vint la voir. Personne ne la dérangea dans ses problèmes. Alors elle continuait d’avancer, sans se soucier de savoir où.

Elle remarquait pourtant, entre deux pensées assassines tournées vers Locke, qu’elle ne suivait pas le chemin pour rentrer chez elle. A plusieurs croisements, elle avait voulu prendre la direction de chez elle mais ses pieds avaient comme refuser de lui obéir, suivant leur propre voie. Son attitude l’avait trahi et maintenant ses jambes aussi. Qu’est-ce que ce serait la prochaine fois ? Son cerveau déciderait-il de la laisser tomber si ce n’était pas déjà fait. Et puis non, c’était la faute de l’autre crétin après tout. C’est lui qui avait cherché de s’en mangé une. Elle avait tenté de lui faire une farce. Il y aurait eu tellement d’autres possibilités pour lui de réagir que de vouloir l’humilier. Il aurait pu jouer le jeu et lui montrer après qu’il avait compris le manège. Mais non. Elle était idiote de ne pas avoir tenu compte des avertissements des personnes qui le côtoyaient.

Plongé de nouveau dans ses pensées noires, Arial ne remarqua pas qu’elle entrait dans le quartier des bars. Enfin, elle le savait au fond d’elle-même, mais son moi conscient refusais de le reconnaitre. Après quelques minutes de marche supplémentaire, elle entra dans un bar qu’elle ne connaissait pas. Sans même un coup d’œil pour la devanture et son nom. Si seulement elle avait su où elle mettait les pieds, elle aurait quitté précipitamment l’endroit sans demander son reste. Elle balaya la salle d’un regard neutre et se dirigea droit vers le comptoir où elle commanda une bière. Une fois servie, elle régla sa consommation et alla s’installer dans le coin le plus sombre qu’elle trouva. Comme si elle voulait se cacher du regard des autres. Elle observait les quelques personnes qui étaient ici. Eux ne lui avaient accordé qu’une faible attention quand elle était entrée. De temps en temps, elle croisait le regard du tenancier. Il n’exprimait rien à son égard. C’était juste de la surveillance. Arial ne pouvait pas lui en vouloir donc. Alors elle se concentrait sur sa boisson, pensant à ce qu’elle aurait dû faire. Cependant, ses pensées revenaient sans cesse à accusé Locke de ses maux alors qu’elle était la seule responsable de tout ça.

Elle vida sa choppe d’un traite et en commanda une seconde au barman. Celui-ci la lui apporta presque aussitôt. Ouvrant sa veste, elle en sortit l’enveloppe qu’elle aurait voulu confier à Locke. Elle était légèrement froissée mais encore en bonne état. Une larme coula le long de sa joue. Larme qu’elle essuya sans ménagement. Mais aucune autre ne suivit. La libération n’était pas pour tout de suite. Énervée, elle eut l’envie de déchirer le bout de papier qu’elle avait entre les mains. Le noyer dans son verre de bière. Mais sa main refusa ostensiblement de passer  l’acte. Alors, saisissant sa choppe, elle ingurgita une bonne moitié de la boisson. Et elle attendait. Peut-être qu'en étant saoul, elle y arriverait.
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le Jeu 10 Aoû 2017 - 13:21
C'était d'un pas léger et sans la moindre préoccupation que Locke se dirigeait vers le quartier des bars. Une autre personne aurait pu avoir quelques pensées sombres ou des remords après s’être pris une baffe de la part de quelqu'un qui le détestait de toute évidence désormais, mais il n'en fut rien avec ce bon vieux scientifique qu'aucun problème du genre ne pouvait atteindre. Ce qui ne l’empêchait pas de boire tous les soirs pour oublier d'autres types de problèmes bien plus pesant dans son esprit. Il finit par arriver à son bar favori, un lieu d'une banalité sans nom, et ouvrit la porte. De son grand sourire il salua les habitués mais ne s'attarda pas sur le reste de la salle. Au lieu de ça, il prit place au comptoir et commanda un verre de rhum au barman, une connaissance de longue date, qui sans un bonjour ou un comment ça va, lui demanda tout de suite en lui tendant un verre:

-Est-ce que tu as énervé quelqu'un aujourd'hui ?

Drôle de question à poser à quelqu'un qui venait tout juste de rentrer dans un bar comme une fleur. Était-ce parce qu'il avait encore la joue légèrement rouge ?

-Voyons mon vieux, faut arrêter de croire que j’énerve des gens tous les jours. Des fois, il m'arrive de me tenir tranq….


Pas le temps de finir sa phrase, le tenancier lui indiqua d'un léger mouvement de tête quelqu’un dans un coin sombre. Dans un premier temps, Locke qui avait bu une gorgée de son rhum faillit s'étouffer. Elle était donc là, et avait bien choisi sa place pour ne pas qu'on la remarque. Dans un deuxième temps, il se demanda pourquoi elle était ici, dans le bar où il lui avait donné rendez-vous, après la façon dont elle l'avait laissé. Il avait imaginé qu'elle chercherait à l'éviter pour les deux ans à venir, mais apparemment... Tout dans les actions de la jeune fille semblait contradictoire à ses yeux.
Constatant la réaction de Locke, le barman se contenta de soupirer, probablement fatigué d'avoir tout le temps raison. Ce qui, non sans raison, irritait souvent Locke.

-Perspicace, comme d'habitude. Tu me connais un peu trop bien.  


Un seul coup d’œil observateur vers la jeune fille suffisait à savoir qu'elle transpirait la colère par tous les pores. Uuugh. Elle était du genre à garder rancune hein. Enfin. La dispute avait eu lieu aujourd'hui même, mais il était sûr que même après une décennie elle garderait facilement de l'animosité envers lui. Elle allait même peut-être à partir de demain se donner corps et âme pour que Locke ne puisse plus jamais sortir de l'institut avant la fin du travail. Shit.  
Il l'avait bien cherché, cela dit.

-Elle te ressemble.
Ajouta l'homme derrière le comptoir, d'un ton parfaitement neutre.

Le scientifique haussa un sourcil étonné, surpris par les paroles étranges de son ami. Il ne voyait pas vraiment ce qu'il voulait dire par là.

-Hein ? Cette gamine ? Les cheveux blancs c'est ça ? Heh. Le lui dis pas ça en face, me ressembler est pas vraiment un compliment.  

Mais aucune réponse ne se fit entendre, aussi Locke haussa les épaules et prit son verre pour s’asseoir à la table de la jeune Sally sans la moindre gêne ou peur. Il allait peut-être s'en prendre une autre, mais heh, il y était préparé. Si elle était là, c'était qu'elle voulait peut-être voir Locke. Pour quelle autre raison sinon ?

-Pas la peine de faire cette tête. Je faisais que te taquiner. J'allais pas vraiment le leur dire, tu sais. Mais euh…désolé quand même ?  

C'était lui qui s'excusait – bien que sans grande conviction - alors que c'était lui qui était la victime d'une farce ratée et qui s'était pris une baffe.


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Arial c'est une battante. Elle s'entraine régulièrement pour maintenir son corps en bonne santé. Elle n'en fait jamais trop. Son métier est agent de sécurité à l'Institut. C'est une femme assea carré quand elle est au travail. Mais il lui arrive d'être pris dans un élan de passion et d'agir sur un coup de tête. Cependant, elle fait en sorte de suivre scrupuleusement le règlement.
Elle a une aussi un sens de la justice assez développé. Elle souhaite aidé les plus faible car elle sait que, dans un monde comme le sien, les plus forts leur marchent dessus.
Elle aime beaucoup rire avec ses amis et peut avoir un côté farceur à de rares moments.
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le Dim 13 Aoû 2017 - 18:26
Arial était tellement plongée dans ses pensées qu’elle n’entendit pas la porte d’entrée s’ouvrir. Et elle aperçut d’autant moins l’individu qui pénétrait maintenant dans l’établissement. Elle continuait de se repasser la scène en boucle dans sa tête, essayant de voir à quel moment tout avait sombré. Elle qui avait enfin prévu de révéler au Locke d’ici sa véritable identité et de lui remettre cette fameuse lettre qu’elle tenait en ce moment même entre ses mains. Mais était-ce si important au final ? Ce message de son père à  un lui d’une autre dimension ne changerait jamais rien. Elle se doutait que le contenu n’était pas une découverte sans précédent. Ce n’était que quelques mots adressés à soi-même dans le seul but de dire qu’il était possible de voyager dans les dimensions. Mais Pallatine avait rendu tout ça inutile. Après tout, les scientifiques avaient inventé leur espèce de machine pour les transferts. Le Locke de cette timeline devait en connaitre un rayon sur le sujet. Cette lettre ne lui servirait à rien. De plus, il croirait sûrement que c’était encore une blague de la jeune femme. Arial ne pourrait sans doute pas le supporter.

L’agente de sécurité prit une autre gorgée de bière. Il allait falloir prendre une décision à partir de maintenant. La situation lui semblait de plus en plus inextricable. Ses sentiments étaient devenus un véritable empoisonnement depuis qu’elle l’avait rencontré la première fois. Cela nuisait à son travail. Elle qui voulait faire ses preuves, elle avait le sentiment que tout était loupé à partir de maintenant. De plus, la jeune femme était consciente du fait qu’elle ne pouvait pas décider d’éviter l’étage de Locke pour éviter de tomber sur lui ; La seule chose à faire était de demander une mutation de service. Il lui fallait passer de la sécurité intérieure, à la surveillance de la ville. Cela surprendrait peut-être son supérieur mais elle était persuadé qu’il comprendrait.

Arial termina son verre rapidement et s’apprêtait à quitter le bar quand un mouvement attira son attention. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaitre l’individu qui venait droit vers elle. Locke. Précipitamment, la jeune femme glissa l’enveloppe dans la poche intérieure de sa veste. Presque comme si elle avait voulu cacher un objet précieux. Sa tristesse sembla s’évaporer d’un coup. Et, plus surprenant, la colère redescendit aussi. Elle se fit plus discrète. Elle n’eut pas le temps de protester face à son attitude. Il s’installa et ouvrit la discussion.

Elle ne croyait pas vraiment à ses paroles d’excuse. Une voix semblait lui murmurer que c’était une mauvaise plaisanterie. Que quelqu’un était en train de la filmer simplement pour voir sa réaction et pour se moquer d’elle. Un peu comme une caméra cachée. Et puis, comment avait-il pu la trouver ici ? Qui pouvait l’avoir suivi pour ensuite le prévenir lui ? La coïncidence aurait été trop grosse. Et puis, en y repensant, elle comprit pourquoi il était là. Elle qui ne connaissait pas vraiment les bars de la ville, il lui avait proposé de venir avec elle. Forcément, il lui avait donné l’adresse. Et, bêtement, la colère lui avait fait perdre les pédales et mener ici. Finalement, la jeune femme se sentait encore plus idiote qu’avant. Ce qui ne l’empêcha pas de répondre froidement :

« Je veux pas en parler. Je suis trop fatigué. »

Son regard ne soutenait pas celui de Locke. Elle ne voulait pas y voir un sentiment qu’elle redoutait. Elle espérait que son attitude pousserait le scientifique à aller s’installer ailleurs pour lui permettre de s’éclipser. Mais elle se doutait que la situation n’allait pas tourner comme elle se l’imaginait.  

« Je veux finir ma bière au calme et rentrer chez moi. »

Cette discussion rappelait à Arial celle qu’elle avait eue avec sa mère quand elle lui avait annoncé qu’elle s’engageait dans l’armée. Toutes deux s’étaient montrées froides, distantes, et aucune n’avaient voulu reconnaitre ses torts. Alors elles s’étaient peu à peu enfermer dans un mutisme lourd et pesant avant que les déménageurs ne viennent. Aucune d’elles n’avait osé scruter le regard de l’autre pour y voir la tristesse éprouvée. Cela avait été un combat de sourd qui s’était fini brutalement quand la sonnette avait retenti. Et puis plus rien. Seuls quelques échanges de courriers fugaces.

«  Est-ce que tu pourrais aller t’installer ailleurs s’il te plait ? Je voudrais être seule. »

Ces quelques mots furent dits sans agressivité mais avec force. Force atténuée pourtant par un léger tremblement dans la voix, trahissant un sanglot caché.
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En profondeur? Des regrets, des angoisses et une dépression grandissante.
Car ce scientifique qui a passé sa vie à la recherche de la machine à voyager dans le temps sait. Il sait qu'il existe d'autres Locke, certains heureux, d'autres malheureux. Il sait aussi n’être qu'une version parmi tant d'autres d'un Locke original. Il sait aussi que son monde, son cher monde dans lequel il avait vécu toute sa vie, n'est qu'un faux monde, une simple version différente d'une Terre originale. Et il sait bien d'autres choses encore. Et il aurait aimé ne jamais savoir.
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le Jeu 17 Aoû 2017 - 16:35
Locke, toujours le sourire aux lèvres, sirota tranquillement son verre en écoutant les paroles de la jeune fille.
Aucune agressivité, aucune violence, aucune baffe, cela étonna presque Locke de voir la jeune fille dans un tel état. Elle avait même l'air, à la grande surprise de Locke, un peu abattue.
Et sans aucune surprise quelconque, elle avait demandé à celui-ci de voir ailleurs.
Était-elle du genre à avoir l'alcool triste ? Heh. Nah. Pas avec deux verres de bière, à moins d’être particulièrement non résistant à l'alcool.
Elle évitait même le regard de Locke, et il en conclut très vite que cette jeune fille au fort tempérament cachait quelque chose. De la honte peut-être. De lui avoir foutu une claque. Ou de lui avoir fait confiance. Les deux, probablement, haha. Deux notions qui semblaient de plus en plus étrangères à ce bon vieux scientifique.
Sur un ton léger et moqueur, il répondit :

-Quoi ? Tu t'en fait parce que tu m'as baffé ? Il reprit une gorgée de rhum, puis haussa les épaules : Naaah. Faut pas. Je l'ai mérité et j'ai l'habitude. Je ne compte plus le nombre de fois où on m'a foutu une baffe. Il ricana en se remémorant le nombre de fois où c'était arrivé au cours de sa vie, et combien ce nombre avait atteint des sommets depuis qu'il était à Pallatine en seulement 4 ans. Bah. Rien ne pourra être pire que les baffes de ma sœur, donc pas de souci.

Tiens. Cela lui ressemblait peu de ramener sa sœur sur le tapis, lui qui tentait tant bien que mal d'oublier sa famille et ses amis sur terre. Peut-être parce qu'elle avait profondément marqué Locke, et que le mot baffe était étroitement lié à sa sœur.
Meh. Ce n'était pas le moment de ressasser le passé.

-Je vais être sincère avec toi Sally. Depuis notre rencontre, tu as agi de façon bien particulière. M'enfin. Il haussa les épaules, signe qu'au fond, cela ne le préoccupait pas tant que ça et qu'il mettait ça sur le fait que chaque personne avait son coté bizarre et étrange. Il n'était que trop bien placé pour le savoir. Si tu insistes pour que je m'en aille, je ne pourrai que me soumettre à ta demande.  

Il aurait pu attiser la haine de la jeune fille en lui conseillant de ne pas trop boire si elle ne voulait pas qu'il continue à l'appeler Vomito, mais énerver ou embêter quelqu'un qui était déjà abattu mentalement, ce n'était pas vraiment drôle ni amusant. On pouvait croire à une mauvaise blague, mais il était parfaitement sincère en disant qu'il irait ailleurs.
En réalité, il y avait aussi le fait qu'il n'avait pas envie de créer une bagarre dans le bar de son ami. Pour ce soir en tout cas. Il sentait justement le regard lourd du barman sur lui. Tsss.
Il était donc prêt à laisser la jeune fille tranquille dans son coin, car elle semblait avoir besoin de solitude, et il ne pouvait que la comprendre.
Et puis, pour lui, elle n'était qu'une connaissance  parmi tant d'autres. Elle n'avait rien de spéciale à ses yeux. C'était la vie.


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le Mar 22 Aoû 2017 - 13:36
Quand Locke demanda à la jeune femme si elle se sentait mal parce qu’elle l’avait baffé, elle eut comme un blanc. Un instant, le temps fut suspendu. Arial sonda le fond de ses sentiments, essayant de définir clairement ce qu’elle ressentait. De la colère, forcément. Une certaine tristesse à n’en pas douter. Mais aucune honte de l’avoir frappé. Même si elle avait réalisé qu’elle avait porté la main sur son « géniteur », elle ne voyait pas cela comme quelque chose d’aberrant. I n’y avait aucun problème venant de la baffe et ça jamais le scientifique ne pourrait le comprendre si elle ne le lui disait pas. L’envie ne lui manquait pas. Mais prendrait-il conscience de ce que tout ça représentait pour elle ? Arial n’en était pas vraiment sûr. Elle avait encore du mal à se faire à l’idée d’une différence majeur entre son vrai père et l’homme qui lui faisait maintenant face.

Étrangement, pendant qu’elle pensait ainsi, Locke souleva une autre différence majeure entre lui et celui qu’elle avait assassiné en Russie. Une sœur qui semblait lui mettre un paquet de baffe. Arial repensa à ses deux tantes paternelles. Aucune des deux n’avaient jamais porté la main sur leur frère cadet. En tout cas, elle n’avait jamais entendu pareil histoire de son père qui était pourtant un grand bavard sur sa vie. A cela s’ajouta une nouvelle question. A quoi pouvait bien ressembler cette fameuse sœur ? Etait-elle le portrait caché d’une de ses tantes ou était-elle totalement différente physiquement ? La jeune agente de la sécurité ne se souvenait pas non plus avoir rencontré une personne correspondant à l’une de ses tantes, que ce soit de visu ou simplement sur le fichier de l’Institut. Quoiqu’il en soit, la jeune femme sentit le gouffre entre le scientifique et elle s’allongeait encore plus. Il avait sa propre famille. Famille à laquelle elle n’appartenait pas. Il lui semblait malhonnête de vouloir lui imposer une fille qu’il ne voulait sûrement pas le moins du monde. Cette pensée la fit soupirer silencieusement.

Lorsqu’il prononça son nom d’emprunt, Arial ne tiqua pas tout de suite. Mais rien ne lui échappa totalement. Un léger frisson la parcourut. Elle ne vit pas qu’il ne semblait pas s’en préoccuper. Seuls ses mots résonnaient en boucle dans sa tête. Ils tournaient encore et encore. Comme une bande d’enfants moqueurs martyrisant l’une de leur victime. Son envie était partagée entre tout garder pour soi et tout balancer. Abandonner tout espoir de se rattacher à quelque chose de sûr dans un monde inconnu ou se débarrasser d’un fardeau qui pesait de plus en lourd sur ses épaules. Elle était tellement perdue qu’elle n’entendit pas ce que lui dit Locke par la suite. Un geste aussi simple que passer la main dans sa veste pour en sortir une enveloppe et la donnait au scientifique paraissait insurmontable. Et pourtant, elle savait que tout avouer la soulagerait. Peut-être serait-elle triste sur le coup mais le chagrin et la déception pourrait disparaitre avec le temps et cela ne l’empoisonnerait plus.

« C’est trop dur », murmura-t-elle.

Une nouvelle larme coula le long de sa joue. Arial porta les mains à son visage, tentant tant bien que mal de cacher son état. Mais cela ne servait à rien. D’autres larmes succédèrent à la première, bientôt rejoint par des sanglots et des reniflements discrets mais suffisamment fort pour être entendu par Locke.

«Je ne peux… »

Ce furent les seuls mots qu’elle arriva à prononcer avant d’être emporte par son chagrin, par son impuissance à résoudre un tel problème. Elle voulait hurler la douleur qui emplissait son cœur. Elle voulait sauter au coup de Locke et lui crier tout ce qu’il représentait à ses yeux. De lui reprocher de l’avoir abandonner. Qu’elle était désolée de l’avoir assassiné dans une autre timeline. Et tellement d’autres choses dont elle n’avait pas pu lui parler.

Ne cessant pas de pleurer, Arial se battit contre son propre corps. Avec un geste lent, elle réussit à glisser sa main dans sa veste et à sortir de l’enveloppe. Le contact du papier la fit hésiter un instant mais son mouvement continua. Elle déposa la lettre sur la table entre elle et Locke. Inspirant un grand coup, elle réussit calmer sa voix suffisamment longtemps pour dire :

« C’est à cause de ça. »

Arial se laissa à nouveau aller aux pleurs et aux sanglots. En abandonnant ainsi cette lettre, elle avait le sentiment d’abandonner tout ce qui avait fait sa vie d’avant. Maintenant qu’elle avait transmis le message de son père, elle n’était plus d’aucune utilité à personne. Le but de sa vie semblait avoir été atteint. Son avenir ressemblait à un immense gouffre noir, vide et infini à ses yeux. Et pourtant elle voulait continuer d’exister ici. Elle aspirait à être heureuse elle aussi. Mais qu’elle était le futur des gens comme elle ?
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le Jeu 24 Aoû 2017 - 16:08
Locke se figea un instant en voyant la jeune fille pleurer.

-Hey hey hey, arrête ça.

Il sentait encore et toujours le regard lourd du barman sur lui, et en retour, le scientifique lui lança un regard signifiant clairement « je jure que j'y suis pour rien ! J'le jure ! Je crois… ?»
Il commençait à douter de l'effet de l'alcool sur la jeune fille. Est-ce qu'elle n'avait vraiment pas bu plus qu'il était conseillé ?
Pour la première fois depuis longtemps, il ne savait pas comment réagir devant la jeune fille aux actions si étranges. Elle s'était mise à pleurer, sans être totalement saoul.
Pleurnicheuse en plus de vomito ? Heh. Non, il allait garder cette blague de mauvais goût pour lui. Il ne voulait pas aggraver les choses au risque de créer une bagarre.
Et puis elle sortit une lettre froissée qu'elle posa sur la table, apparemment source de son malheur.

-Une lettre de licenciement de la part de l'institut? Pas trop tôt.  

Bien sûr. Il ne pouvait pas s’empêcher de faire des blagues même en face d'une jeune fille en larmes. Mais à vrai dire, il y avait des chances pour qu'il ait raison. Surtout quand la dite lettre de licenciement avait son nom dessus. C'était….mauvais signe. Il ne se fit pas prier pour ouvrir la lettre et pour y lire le contenu.

Lettre:


"Là où on va, on n'a pas besoin ... de route"

Le XX/XX/XXXX

Bonjour, cher moi du futur, du passé ou qui sait, moi d'une autre dimension.
Surprise ? Je l'imagine bien. C'est étrange, n'est-ce pas ? D'écrire une lettre à soi même, de s'adresser à soi même. Même s'il y'a des chances que, dans quelques années, je ne sois plus la même personne que je suis aujourd'hui. Car j'adresse cette lettre à un moi du futur, à un moi du passé, à un moi d'une autre dimension, et qui sait, à la fille à qui je vais confier cette lettre si la curiosité lui prend de la lire.
Dans le cas où c'est à un autre moi d'une autre dimension auquel je m'adresse, permets moi de me présenter : Locke Melborn, né le 14/07/2000 , Américain, parents scientifiques, deux sœurs adorables, marié et heureux avec sa famille et sa fille. Je suis, au moment où j'écris cette lettre, ingénieur en nucléaire, reconnu par mes paires et dans le monde. Un monde que je compte bien améliorer. Du moins, je l'aimerais. Et comme tu peux t'en douter, bien que je me sois tourné vers un domaine plus recherché et plus prestigieux, jamais je n'ai abandonné mon rêve de construire une machine à voyager dans le temps ou de prouver l'existence d'autres dimensions.
Mais sinon, comment vas-tu, cher moi? Je sais, même si je pose la question, je n'aurai pas de réponse, mais les règles de politesse ne sont pas à prendre à la légère. As-tu...Ai-je réussi à créer une machine à voyager dans le temps ? Si c'est le cas, cette lettre aura vraiment son effet, et cela me ferait grandement plaisir. Au moins, l'un de nous aura atteint son rêve, même si réalistiquement parlant, il faut avouer que cela ne semble pas possible.
Pour ma part, bien que l'homme le plus heureux du monde, je ne peux que rester inquiet de l'état du monde dans lequel je vis. Les tensions entre les pays augmentent de plus en plus, et j'ai bien peur qu'un jour ou l'autre une guerre éclate. Étant un  ingénieur en nucléaire, je serai forcément forcé à travailler pour mon pays pour prévenir la destruction totale de celui ci, quitte à détruire le pays ennemi. Parfois, je me réveille la nuit à cause de cauchemars. Mes craintes sont-elles fondées ?
Ma femme et ma fille, auront-t-elles encore un avenir, pourront-elles encore sourire, dans un monde comme celui ci, si jamais la guerre vient à éclater ? J'aimerais leur épargner ça. Peut-être qu'une machine à voyager dans le temps pourrait sauver mon monde.
Mais bien sûr, tout cela ne reste qu'un scénario catastrophe. Je garde confiance en l'être humain pour ne pas être idiot au point de vouloir réduire la terre en un tas de cendre. Même si j'imagine, que dans d'autres dimensions ou même dans le passé...Bah.

Quiconque lisant cette lettre, un moi dans 10, 20 ans, un moi d'un autre univers, ou un parfait inconnu, prends soin d'elle. Prends soin de ma fille.
Et si c'est toi qui lis cette lettre, mon sucre d'orge, sache que je t'aime.

Locke Melborn, un homme aimant plus que tout sa famille.


Au début, il resta bouche bée en lisant les premières lignes de la lettre. Et au fur et à mesure qu'il lut le reste, ses épaules s’affaissèrent et ses membres se mirent à trembler, sous le choc, et une certaine colère d'être rappelé à ce qu'il voulait constamment oublier : l'existence d'autres lui.
Il aurait bien volontiers cru à une autre farce de la part de la jeune fille, une vengeance mesquine de sa part. Mais non. Bien que l'écriture était différente (plus soignée, plus propre, plus…classe), des indices ne pouvaient pas le tromper qu'un autre lui avait écrit ça. La signature, et notamment le code écrit en haut à gauche de la lettre, identique au code qu'il avait lui même imaginé en étant gamin si jamais il réussissait à rentrer en contact avec un autre lui. Un code hein….Plus une réplique d'un film que Locke avait apprécié, et que l'autre aussi, apparemment. Au contenu de la lettre, la façon d'écrire, et le manque terrible de blague, Locke ne put qu'en déduire que l'autre était un mec au sérieux remarquable.

Plus qu'une lettre qui lui était destiné, un autre Locke, elle ressemblait plus en réalité destiné à un Locke du futur, plus âgé – néanmoins sans mettre de coté qu'un Locke d'une autre dimension puisse la lire -. Comme les lettres qu'on écrivait étant plus jeune, dans l'espoir qu'on la relise en étant adulte et qui, innocemment, demandait : «Est-ce que tu as atteint notre rêve »?
Réponse qui, cruellement, était souvent un « non ».
En continuant à lire la lettre, le scientifique sentit son cœur rater des battements à plusieurs reprises et une envie de vomir sous le poids du savoir.
Il réalisa péniblement à quel point leurs mondes étaient différent, mais aussi à quel point il était différent de l'autre.
L'un était sérieux et y avait écrit ses plus profondes peurs, l'autre n'aurait pas arrêté de faire des blagues avec une écriture moisie pour cacher ses peurs. L'un était un homme qui avait choisi une carrière ancrée dans la réalité, l'autre avait choisi de poursuivre son rêve égoiste dans un domaine qui semblait ridicule aux yeux du monde. Et, l'autre était un optimiste qui croyait en l'humanité et qui souhaitait l'améliorer, tandis qu'un autre n'avait aucun espoir pour l'être humain, se noyant dans son propre pessimisme.
À se demander pourquoi ils n'avaient pas fait transférer cet autre Locke.

Qui était le vrai Locke ? Lui ? Ou l'autre ? Aucun des deux, il était fort probable.
La question était maintenant, qui était la fille dont l'autre Locke faisait illusion ?

Une fois arrivé à la fin, un rire se fit entendre dans tout le bar. Un rire sans joie. Un rire hystérique d'un homme au bord du gouffre. Et la seconde suivante, il ne souriait plus, l'éclat de malice qui brillait constamment au fond de ses yeux avait laissé place au désespoir et à la folie qu'il tentait si vainement de cacher. La seule envie qu'il avait à ce moment présent était de se tirer une balle dans la tête. L'homme brisé en avait assez et était fatigué. Fatigué de ces histoires de timelines. Apprendre qu'il avait crée des monstres sur-humain tueurs d'hommes dans une autre dimension avait déjà été un choque, apprendre à une gamine qu'elle était morte dans la dimension d'où venait Locke avait été déjà assez pénible, mais le voilà avec une lettre d'un autre Locke qui avait eu une famille des plus heureuses mais un monde des plus merdiques et une fille dont il cherchait désespérément à protéger le sourire. Pathétique. Il était pathétique.
Il serra les dents, s’apprêtant à abattre son poing sur la table sous la rage, mais fini par laisser tomber sa main mollement sur la table. Il n'en avait plus la force.

-Putain.

Il referma la lettre lentement, ses mains tremblant toujours – de choc, de colère et de rage, résistant à l'envie de la déchirer – et il demanda à la jeune fille oh combien froidement les mots suivants :

-Comment as-tu eu cette lettre ? Qu'est-il arrivé à l'autre...Locke ? Non. Ce n'était pas la question importante. Il poussa un petit soupire. La question importante était : Qui es-tu? La fille de cet autre Locke ? Dis moi ton nom, en entier.

Oh. il se doutait de la réponse. Mais il voulait l'entendre de la bouche de la jeune fille. Et apprendre son nom le brisera encore un peu plus. Pour d'autres raisons.


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le Jeu 24 Aoû 2017 - 21:36
Arial n’entendit pas la blague de Locke au sujet de l’enveloppe. Ses oreilles étaient surmené par les bruits qu’elle-même faisaient. Et dire qu’elle n’avait jamais lu cette lettre. Elle l’avait toujours gardé tel quel, par peur de faire une bêtise et de la perdre à jamais. Ou bien était-ce par manque de courage de devoir affronter l’écriture de son père. La jeune femme avait réussi pendant longtemps à oublier tout ce qu’était son père mais pas son écriture. Tout ce qu’elle avait gardé de lui était cette lettre et quelques vieux trucs. Maintenant que le scientifique la lisait, Arial aurait bien voulu la lire aussi. Voir ce que son père pouvait bien raconter à l’intérieur et surtout s’il parlait d’elle. Car Arial n’oubliait pas que cette lettre avait été écrite bien longtemps avant les tragiques événements de la guerre. Une époque où ils formaient tous deux une famille unie et pleine d’amour. Une époque bien lointaine et qu’Arial espérait retrouver. Mais au final, elle savait au fond d’elle qu’elle ne pourrait se résoudre à la lire. L’Arial décrite dans ce courrier était tout autre que celle qu’elle était aujourd’hui. Cela ne ferait qu’accentuer son chagrin et lui rappeler à quel point elle avait tué un homme qui voulait arrêter la guerre.

Au bout d’un instant, les larmes se calmèrent et elle put apercevoir, de façon un peu floue, le visage du Locke de cette dimension. Il semblait un peu sous le choc de la lecture. Elle ne pouvait pas très bien s’imaginer ce que cela faisait de lire une lettre qu’un soi très différent avait écrit. Quand elle avait rencontré le mari d’une autre elle-même, elle avait été choquée et totalement perdue. Le prenant pour un fou. Aujourd’hui, elle comprenait mieux le concept du temps mais cela restait dur à avaler. Et Locke, qui y travaillait pourtant, semblait lui aussi submergé par le contenu du document. Puis, la peur s’insinua dans le cœur de la jeune membre de la sécurité. Les traits du scientifique laissaient entrevoir une certaine colère. Qu’allait-il faire ? Lui hurler dessus ? La frapper ? Quoi qu’il fasse, Arial savait qu’elle ne pourrait pas se défendre. Elle n’en avait ni la force et encore moins la volonté. Elle avait déjà le sang de son géniteur sur les mains. Elle serait incapable de rajouter celui d’un second Locke.

Le rire du scientifique finit par terroriser encore plus la jeune femme. Elle aurait voulu s’enfoncer dans sa chaise. Reculer loin de cet homme qui semblait tomber peu à peu dans la folie. Mais elle s’était elle-même prise au piège en s’installant dans un coin, dos au mur. Rien ne pouvait la sortir de cette situation. Elle jeta rapidement un coup d’œil paniqué au barman mais elle ne fut pas sûre qu’il l’ait remarqué malgré les regards qui portaient tous sur le scientifique. Elle avait peur pour elle. Elle avait peur pour son « père ». Le temps des blagues semblaient être finis. La révélation de cette lettre avait dévoilé un tout autre Locke. Un Locke sérieux et grave. Un Locke plus dangereux. Elle ne réalisait pas qu’elle était peut-être la seule personne à l’avoir jamais vu comme ça à Pallatine. Et même si Arial y avait pensé, elle ne se serait pas dit qu’elle était chanceuse. Elle voulait désamorcer la situation. Parler. Oui parler serait une bonne chose. Elle voulut ouvrir la bouche mais celle-ci resta close. Que pouvait-elle dire pour…améliorer la situation ? Que pouvait-elle…

Arial ferma brusquement les yeux et se protégea le visage quand la main de Locke commença à tomber. Blotti dans sa chaise dans une position pathétique de défense, elle attendit quelque chose. Le bruit de la main qui frappe. La sensation d’un coup porté sur sa personne. Mais rien ne vint. Seul un juron cassa le silence religieux qui s’était installé. Elle rouvrit les yeux e fixa Locke. Il semblait dans tous ses états. Toujours en colère mais toujours un peu perdu aussi. Arial voulait tellement revenir en arrière. Revenir au Locke un peu idiot et lourd qui ne faisait que des blagues. Au Locke qu’elle avait giflé il y a moins d’une heure. Elle aurait dû garder tout ça pour elle. Souffrir seule, en silence et voir le sourire malicieux de son père…non de Locke. Il n’était pas son père. Et il ne le deviendrait jamais. Son père était mort dans cette saleté d’usine russe des mains de sa propre fille.

Les questions du scientifique furent comme des coups de couteaux plantés dans le cœur de la jeune femme. La tension était palpable autour d’eux. Il n’y avait plus d’échappatoire pour elle. Tout cela n’était que le résultat de sa décision. Les mots qu’elle allait prononcer lui arracherait les entrailles mais elle lui devait à lui la vérité. Elle tenta de lui lancer un regard similaire au sien mais il n’en fut qu’une pâle copie. Ce moment lui rappeler trop les disputes qu’elle avait eues de temps en temps avec son père sur tel ou tel sujet d’adolescente. Et comme toujours, elle le voyait dans une position de force, bien qu’elle sache qu’il n’était pas Lui. Reniflant une dernière fois, les mains posées sur les genoux, elle se rapprocha de la table et déclara :

« Je suis Arial Melborn, fille du Locke Melborn de cette lettre et aussi son assassin. »

Les mots étaient tombés lentement et distinctement. Arial avait détaché chacun des mots, prenant bien soin d’appuyer sur le dernier terme et marquer l’esprit de son interlocuteur. Et comme elle l’avait prévu, sa déclaration lui avait rappelé ce terrible jour en Russie où elle avait manqué de retrouver sa famille qu’elle pensait perdu. Car si elle l’avait écouté, il aurait mis fin à cette guerre. Il l’aurait emmené avec lui et ils auraient pu reconstruire le temps perdu. Elle aurait envoyé paitre l’Institut et toutes ces histoires de transferts. Elle n’aurait pas eu à porter seule le fardeau de cette lettre. Et qui sait, peut-être l’aurait-il inventé sa machine à voyager dans le temps. Et ensemble, ils auraient exploré le temps et apprendre. Rencontrer des figures de légendes et les grands noms de l’histoire. Mais non. Ce stupide choix dans l’usine l’avait mené jusqu’à ce moment précis. Dans cette taverne de merde, dans une ville de merde, avec un institut de merde et un homme qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à son père et qui lui rappelait chaque jour sa faute.

Arial aurait voulu encore pleurer mais ce fut comme si le flot de larme s’était tari. Il n’y avait rien à faire. Pendant un instant, elle pensa à lui expliquer comment elle s’était retrouvée ici. Ou plutôt qui l’avait fait transférer. Mais cela n’avait finalement aucune pertinence. Elle décida d’attendre. Mais ses pensées devinrent alors de plus en plus confuses. Les images de Pallatine se superposèrent à sa vie d’avant. L’énervement puis la rage la gagnèrent. Elle voulait rejetait le monde qui l’entourait. L’envoyer se faire mettre profondément. Le ravager entièrement et le faire disparaitre. Sans s’en rendre compte, un flot de paroles sortis de sa bouche.

« Et ce n’est pas à toi de te montrer énerver », hurla la jeune femme en se levant brusquement.

Arial ne comprenait pas ce qui arrivait. Ses gestes dépassaient sa parole. Pourquoi avait-elle dit de telle chose alors qu’elle ne le pensait pas semble-t-il ? Et pourquoi continuait-elle ?

« Parce qu’au final, c’est de ta faute, cracha Arial avec force. C’est de votre à vous tous. Tous les Locke de toutes ces putains de dimensions. Vous jouez avec des choses qui vous dépassent et puis tout pèse sur votre entourage. Jamais on n’en serait arrivé là si TU ne nous avais pas quittés. Si seulement Tu nous avais prévenus de ce que tu comptais faire. TU m’as abandonné. J’étais SEULE dans cette putain de ville. J’étais seule et TU es apparu pour me rappeler ce que j’avais fait. »

A mesure qu’elle avait parlé, le ton de sa voix avait peu à peu. La colère s’était reculée lentement pour laisser place, à nouveau, à la tristesse et aux sanglots. La seule chose qu’elle put ajouter par la suite fut, dans un murmure :

« Je nous en veux tellement. Et j'ai peur. »

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Car ce scientifique qui a passé sa vie à la recherche de la machine à voyager dans le temps sait. Il sait qu'il existe d'autres Locke, certains heureux, d'autres malheureux. Il sait aussi n’être qu'une version parmi tant d'autres d'un Locke original. Il sait aussi que son monde, son cher monde dans lequel il avait vécu toute sa vie, n'est qu'un faux monde, une simple version différente d'une Terre originale. Et il sait bien d'autres choses encore. Et il aurait aimé ne jamais savoir.
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le Sam 26 Aoû 2017 - 2:37
Le choc d'apprendre le nom de la jeune fille fut aussi intense que lorsqu'il avait lu la lettre. Arial. Arial Melborn. Son esprit se concentra, bien qu'un peu confusément, sur la première partie. Arial. Un drôle de prénom, si rare et si unique. Un jeu de mot pourri. Arial. Cheveux blancs. Cicatrice à l’œil. Un an après sa mort. Arial Blackston. Ce fut la goûte qui fit déborder un vase déjà brisé.
Sous une impulsion nouvelle de colère noir, il prit son verre et le brisa sur la table. Ce n'est que la douleur à sa main et le sang chaud qui y coulait à cause du verre brisé qui le ramena à un stade de fatigue, de lucidité, et d'accablement extrême.
L'institut, une nouvelle fois, jouait avec les morts. Une personne morte était ramenée à la vie. Et la vieille, oh si vieille et douce Arial, avait été sa fille. Non, la fille d'un autre Locke. Cette vieille dame au visage souriant et qui riait aux blagues de Locke et qui en faisait aussi de temps en temps, qui semblait toujours – Locke l'avait bien remarqué – en peine lorsqu'elle parlait de son passé.
Elle avait un jour parlé d'avoir tué son propre père, mais Locke n'avait jamais osé demander dans quelles circonstances. C'était un sujet qu'il n'avait jamais cherché à aborder par la suite. Sujet qu'il savait douloureux pour la dame qu'il respectait.

-C'est donc ça.


Et aujourd'hui, la vérité éclatait enfin. La vieille Arial avait tué son père, c'est à dire Locke, c'est à dire lui. Un autre lui. Tout coïncidait parfaitement.
Il avait toujours su qu'elle avait voulu lui dire quelque chose qu'elle n'avait jamais osé. Mais aujourd'hui, tout était clair. Mais cette Arial était désormais morte, sans avoir pu apaiser son cœur malade.
Il était désormais en face d'une version plus jeune de la vieille Arial, sa...Non, la fille d'un autre Locke. Qui avait, probablement, aussi tué son propre père.
La vieille Arial avait-elle voulu faire transférer son père avant sa mort ? Ce transfert avait-il résulté en accident qu'était le Locke actuel de Pallatine ? Il ne le saurait jamais. Il préférait ne pas le savoir. Sinon, il se serait sûrement mis à détester la vieille Arial.

Ce soir plus que les autres soirs, il maudit l'Institut de toute son âme. Sans l'institut, le monde de cet autre Locke où il finissait tué par Arial n'aurait jamais existé. Les mondes apocalyptiques n'auraient pas existé par milliers. Les millions de personnes qui arrivaient à Pallatine à cause d'une vie brisée ne réalisaient pas que le responsable de leurs malheurs passé était à cause de l'Institut et de la machine à voyager dans le temps qui créait artificiellement d'autres lignes temporelles où tout partait en couille. Une Terre où l'humanité avait sombré dans le chaos le plus total ? Le résultat d'un seul et unique transfert, peut-être.
D'un autre coté, il pensa avec amertume que l'autre Locke, le père d'Arial, aurait sûrement défendu cette machine qui, même si elle créait du mal, créait du bien aussi. Car ils n'auraient jamais existé autrement. À bien y réfléchir, l'autre Locke n'aurait-il pas sombré aussi dans la folie ? En sachant que dans d'autres mondes, il n'y avait pas de guerre ? En sachant que sa fille n'était qu'une version parmi tant d'autres et une simple copie? Car l'Arial devant lui, tout comme le Locke à Pallatine, n'étaient qu'une copie d'un eux restés sur Terre. Du moins, était-ce comme ça que Locke voyait les choses.
Ils étaient si insignifiants aux yeux du temps et de l'espace. À quoi bon continuer à exister.

Non.
Du calme.

Locke plaça sa main non blessée sur son visage un instant, pour se calmer, pour ne pas se faire submerger.
Il était triste. Mais aucune larme ne coula. Son deuil de la vieille Arial était déjà fait. Son propre deuil avait été fait aussi.

Tout ce que cette Arial là criait à la face de Locke, est-ce que c'était ce que la vieille Arial avait voulu crier aussi de son vivant à chaque fois qu'elle voyait la face souriante de Locke ?
Peut-être.
Locke avait, sans en prendre conscience, été une source de douleur pour la vieille femme pendant des années. Aujourd'hui encore, il était source de douleur pour la Arial en vie. Et cela lui donnait envie de vomir.

-C'est ça ? Ce que tu voulais dire au père que tu as tué ?  Dit-il lourdement en fixant sa main ensanglantée. Son regard sans vie se reporta sur la jeune fille : Arial Blackston.

Question qui était autant posée à la Arial en face de lui qu'à la Arial décédée.

-Je sais. Je suis au courant. J'ai rencontré ton autre toi à l'Institut. Nous étions amis. Elle m'a dit un jour avoir tué son propre père, mais n'a jamais explicité. Je ne savais pas qu'elle était la fille d'un autre moi. Elle m'a toujours regardé dans les yeux et avait toujours ce petit sourire triste au coin des lèvres. Une vieille dame à qui on ne pouvait rien refuser. Il sourit bêtement en repensant à elle, et ce sourire une fois de plus, disparut bien vite.
Et elle est morte. Mais elle ne l'est pas vraiment. Parce que tu es là. Ton père n'est pas vraiment mort non plus. Il est encore vivant sur Terre. Il suffirait de le transférer avant qu'il meurt. Mais en le faisant transférer, on ne ferait que transférer une copie de ton père. Tout comme tu n'es qu'une copie d'une Arial restée sur Terre. Tout comme je ne suis qu'une copie de moi même.

Ses paroles étaient confuses pour toute personne n'étant pas un temps soit peu habitué au bordel sans nom qu'était le voyage dans le temps, des paroles qu'il aurait évité en temps normal. Qu'elle comprenne ou pas importait peu à Locke, il parlait tout simplement à voix haute.
Il s’arrêta un moment pour se nettoyer du sang qu'il avait sur la main. La jeune fille avait vidé son sac, c'était au tour de Locke. Il ne mâcha pas ses mots, et dit avec lassitude:

-Qu'est-ce que ça te fait de savoir qu'une autre toi est morte et a eu sa propre vie ? De savoir que dans une autre ligne temporelle, tu vis probablement une vie paisible avec ton père en ce moment même ? De savoir qu'une autre toi est encore sur Terre, à se lamenter ?

De savoir que son père, sa famille, le monde dans lequel elle avait vécu n'étaient que chimères et n'auraient jamais dû exister. De savoir que rien n'a d'importance. Et de savoir bien d'autres choses encore qui accablerait le plus courageux des hommes. Mais Locke n'eut pas le courage ou la force d'en rajouter.
Au lieu de ça, il rendit la lettre à la jeune fille. Pour qu'elle la lise.

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Arial c'est une battante. Elle s'entraine régulièrement pour maintenir son corps en bonne santé. Elle n'en fait jamais trop. Son métier est agent de sécurité à l'Institut. C'est une femme assea carré quand elle est au travail. Mais il lui arrive d'être pris dans un élan de passion et d'agir sur un coup de tête. Cependant, elle fait en sorte de suivre scrupuleusement le règlement.
Elle a une aussi un sens de la justice assez développé. Elle souhaite aidé les plus faible car elle sait que, dans un monde comme le sien, les plus forts leur marchent dessus.
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le Mar 5 Sep 2017 - 9:43
Arial sursauta quand le verre se brisa et fut particulièrement touché quand le sang commença à couler de la main de Locke. Une fois encore, elle voyait le sang de son père coulait. Et, même si elle n’en était pas responsable sur le coup, elle ne put s’empêcher de se sentir coupable. Il ne semblait pourtant pas vraiment se rendre compte de ce qu’il venait de faire. Il ne faisait rien pour se soigner. Arial était prête à le faire sans même attendre son autorisation. Mais elle se retint. Locke devait répondre à toutes ces accusations et elle voulait entendre cette réponse.  Alors elle patienta, observant le scientifique qui semblait plonger dans un passé plus ou moins lointain. Arial avait le sentiment d’avoir fait mouche et d’avoir profondément affecté Locke. Pour tout ce qu’il lui avait fait subir, elle aurait dû éprouver du plaisir à le voir dans un tel état. Cependant, ce ne fus pas le cas. La jeune femme ne pouvait se résoudre à se réjouir de la douleur de quelqu’un, en particulier de cet homme qui prenait conscience d’une terrible vérité.

Quand il posa sa question, Arial fut un peu déconcerté. Elle avait l’impression que la question ne lui était pas totalement adressée à elle seule. Qu’il discutait aussi avec un souvenir. Confirmé par le fait qu’il nomma cette autre Arial qui l’avait précédé. Parce que finalement, c’était à cause de la mort de cette Blackston qu’Arial avait été transféré. Un mari éploré souhaitant revoir la femme qu’il a aimé durant tant d’année, espérant retrouver le bonheur des jours anciens. Si l’autre n’était pas morte, la jeune femme serait resté sur Terre, continuant la guerre jusqu’à ce qu’elle s’essouffle d’elle-même. Elle se serait sûrement laissé abattre par un ennemi, évitant ainsi d’affronter le regard de sa famille qui l’aurait accusé d’avoir assassiné son père. Et si elle n’avait pas trouvé la mort sur le champ de bataille, alors elle aurait trouvé un moyen de la provoquer. Car, depuis ce jour, elle s’en savait capable. Elle n’aurait pas pu survivre face au monde avec un cœur aussi lourd. Son arrivée à Pallatine lui avait offert une chance mais, au fond d’elle, ses idées noires ne l’avaient jamais vraiment quittées.

Et puis Locke se lança dans une explication sur cette autre Arial. Il semblait qu’elle représentait beaucoup pour lui. Du moins, c’est ce que la jeune femme déduit de son ton. Et, d’un coup, l’agente de sécurité sentit son cœur battre plus fort quand elle apprit que son « moi » d’une autre dimension avait tué un autre Locke. Etait-ce pour les même raisons qu’elle ? Avait-elle ressenti du regret ? Le sourire de Locke parut si triste qu’il brisa un peu plus le cœur de la jeune femme. Peut-être n’aurait-elle pas dû s’énerver autant. Peut-être aurait-elle dû mesurer ses mots pour éviter à Locke de souffrir autant. La suite de son discours ému encore une fois Arial. Maintenant qu’il le disait, c’est vrai que personne ne mourrait jamais vraiment grâce à cette machine à voyager dans le temps. Mais jamais elle n’aurait pensé à l’utiliser pour ses propres fins. Cette machine était l’objet de beaucoup trop de souffrance. Cependant, elle n’apprécia pas vraiment les deux dernières paroles de Locke. Elle répondit donc :

« Je ne suis la copie de personne. Je suis moi et je resterai moi. Tout comme toi tu es toi et pas un autre Locke. Nous sommes uniques même si d’autres nous ressemblent physiquement. »

Arial avait lâché cette phrase d’un coup et avec un ton qui ne permettait pas qu’on la contredise. Cependant, elle ne fut pas sûr que Locke l’entendit. Il semblait perdu lui aussi. Enfin, il finit par se nettoyer la main. Malgré tout, le sang présent encore donnait des frissons à Arial et la ramenait toujours vers des souvenirs cauchemardesques. Elle voulait détourner le regard mais elle voulait faire face à tout ça.  

« Je m’en fous complètement des autres Arial. Je ne suis pas elles et elles ne sont pas moi. Chacune sa vie. Ma vie s’est déroulée comme elle s’est déroulée. Je n’ai pas eu mon mot à dire et j’ai subi. »

Alors qu’elle parlait, la jeune femme ne se rendit même pas compte qu’elle avait attrapé la lettre que Locke lui tendait. Ce n’est que quand elle bougea les doigts qu’elle sentit le morceau de papier si familier et pourtant si mystérieux. Dépliant délicatement doucement la feuille, elle commença à lire. L’essentiel de la lettre était adressé à un autre lui. Mais trois mots résonnèrent tout de même en elle : « mon sucre d’orge ». Trois mots qui avaient tellement eu de valeur à ses yeux. Son père l’avait toujours appelé comme cela, depuis ses premières années à son départ. Arial avait souvent râlé contre ce surnom, surtout quand elle était adolescente, mais elle l’avait toujours vu comme un lien particulier entre elle et son géniteur. Elle l’avait presque oublié durant l’année qui venait de s’écouler. Cela l’affecta beaucoup. Elle ne pleura pas pourtant. Seule une profonde tristesse l’envahit. Pensait-il cela quand elle avait débarqué dans le laboratoire sibérien et avait ouvert le feu sur lui et ses collègues ? Elle n’en était pas certaine. Son père avait dû ressentir une profonde déception. Cette seule pensée poursuivrait Arial pendant longtemps.

Elle détacha son regard de la lettre, reposant le papier en partie froissé sur la table à côté. L’agente de sécurité avait besoin de faire quelque chose de ses mains. Elle ne pouvait pas se permettre de réfléchir là-dessus pour éviter de sombrer encore plus dans le gouffre qui menaçait de l’engloutir. Par-dessus la table, elle saisit la main blessée du scientifique et, avec force, la tira vers elle. Elle commença à ôter les quelques bouts de verre qui était resté. Il semblait qu’il n’était pas très doué pour une telle tâche. Elle prit dans sa poche un mouchoir en tissu qu’elle avait récemment acheté et fit un bandage de fortune à Locke. La guerre lui avait enseigné quelques petites choses, en particulier à soigner les vilaines blessures comme celles-ci. Ses gestes avaient été faits avec minutie et beaucoup de précaution. Elle avait voulu lui éviter le plus possible une autre douleur que celle du cœur. Arial ôta alors ses mains de Locke avant de dire tristement mais calmement :

« Je ne pense pas que nous ayons à ajouter quelque chose. Nous nous sommes tout dit. A la base, je voulais tenter de reconstruire quelque chose avec toi mais nos paroles me font penser que nous ne pourrons sans doute jamais le faire. Je suis désolé d’avoir si abruptement déballé mon sac comme ça et de t’avoir fait souffrir. Mais je devais te donner cette lettre. Maintenant que c’est fait, je ne t’embêterai plus. Je ne sers plus à rien de toute façon. »

Sur ces mots, elle se leva et commença à se diriger vers la sortie du bar, adressant un sourire triste et désolé au barman.

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Car ce scientifique qui a passé sa vie à la recherche de la machine à voyager dans le temps sait. Il sait qu'il existe d'autres Locke, certains heureux, d'autres malheureux. Il sait aussi n’être qu'une version parmi tant d'autres d'un Locke original. Il sait aussi que son monde, son cher monde dans lequel il avait vécu toute sa vie, n'est qu'un faux monde, une simple version différente d'une Terre originale. Et il sait bien d'autres choses encore. Et il aurait aimé ne jamais savoir.
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le Jeu 7 Sep 2017 - 22:07
Elle n'était la copie de personne ? Elle était elle ? Tout simplement ? Locke aurait voulu rire à gorge déployée de cette réponse. Pas parce que la jeune fille était drôle, mais parce qu'elle était si naïve, si innocente encore, et peut-être, si optimiste. Ou peut-être encore qu'elle préférait tout simplement se voiler la face. Il aurait aimé être comme elle, cela dit. « Je suis moi et je suis unique en mon genre. » Simplement. Mais non. Il ne pouvait pas penser comme ça. Un Locke tout aussi identique que lui, physiquement et mentalement, était encore sur Terre, ayant abandonné la science à jamais et vivant dans les regrets d'avoir laissé son ami disparaître. Un Locke tout aussi identique continuait probablement sa vie scientifique avec son ami qui n'a jamais été transféré. Une autre Arial tout aussi identique physiquement que mentalement était encore sur Terre aussi, vivant dans les remords d'avoir tué son père et dans un monde apocalyptique. Ces personnes là étaient les « vrais » Locke et Arial, tout en étant des variantes d'un Locke et d'une Arial originaux. Le Locke et l'Arial à Pallatine eux ? Des répliques, des fantômes qui n'auraient jamais dû exister hors de leur temps. Tout comme le reste des transférés.

En fait, les autres Locke n'auraient jamais dû exister aussi.
Comment réagirait la gamine en apprenant que son monde apocalyptique et les actions qui ont menés à la mort de son père n'était que le résultat des transferts de l'Institut ? Que le voyage temporel, en créant de multiples timelines, détruisaient la vie d'une infinité de personnes injustement dont la sienne? Comment son sens de la justice résisterait à ça ?
Des créations, et des personnages oubliables et remplaçables comme de vulgaires poupées. Voilà ce que les transférés étaient aussi. L'institut créait une infinité de mondes et d'histoires. Involontairement ou volontairement, il ne le savait pas. Mais le résultat était là. Locke, Arial, et les autres transférés n'étaient que les créations de l'Institut et des timelines qu'ils produisaient. Ils n'auraient jamais dû exister, mais les voilà, avec chacun leur propre histoire et leur propre personnalité parmi tant d'autres eux. Et à chaque autre transfert, un autre Locke et une autre Arial voyaient le jour. S'ils n'étaient pas les créations de l'Institut, qu'étaient il alors ?

«Ô Créateur ! Pourquoi mon monde est-il ainsi ? Pourquoi mon peuple et ma famille doit souffrir ? Pourquoi ma vie est-elle si misérable ? Pourquoi n'avons nous plus d'avenir ?! »
« A cause d'un transfert mdr. Désolé nous à Pallatine on s'en fout un peu tu vois?»

D'une certaine façon donc, l'institut était Dieu. Créateur maladroit de vie et de mort par la production d'un monde divergeant à chaque transfert et capable de ressusciter ceux qui ont disparus. Ils ne devaient leurs existences qu'à l'Institut. Mais Locke aurait préféré ne jamais exister.
Et, nihiliste qu'il était, il aimerait pouvoir dire un jour fièrement que « God is dead ». Mais ce jour n'arriverait probablement pas de son vivant. Pourquoi restait-il vivant d'ailleurs ? Pourquoi continuer à vivre comme ça ? Parce qu'il était tout simplement lâche, ou peut-être qu'il souhaitait tout simplement éviter le transfert d'autres Locke pour leur éviter des conneries comme apprendre qu'ils avaient une fille ou qu'un autre Locke avait été transféré avant eux.
C'est dans ces pensées des plus sombres qu'il remarqua à peine que la jeune fille avait bandé sa main droite.
Elle avait déballé son sac, ils s'étaient tout dit. Elle avait tenté de voir un père en Locke, mais elle n'y avait vu qu'une épave. Locke ne pouvait tout simplement pas voir une fille en elle, parce qu'il n'en avait jamais eu. Peut-être le Locke resté sur terre en avait eu une, il ne le saurait jamais. Il avait été transféré à un point de sa vie où il n'en avait pas. À un autre point de sa vie, qui sait. Mais il ne pouvait et ne pourrait jamais voir Arial comme sa fille pour bien des raisons, dont celle ci.
Avant qu'Arial ne sorte du bar, Locke dit tout haut sans se retourner :

-Tant qu'on est à déballer nos sacs Arial. Sache que dans un futur différent, une autre version de ton père, moi, un autre moi, a crée des surhommes tueurs dont Caleb, réduisant la vie de milliers de personnes innocentes à néant. Mieux, il a fait des expériences sur ses propres gosses dont sa fille, et cette dernière après avoir tué un nombre incalculable de victimes, est morte misérablement, se demandant pourquoi son propre père lui a fait subir ça. Tu feras ce que tu veux de cette information. Sache juste que lui et moi sommes loin d'être ton père, un mec qui a l'air formidable. Je n'en vaux pas la peine.

Et quelle était la cause de ce monde de fou ? L'institut, une nouvelle fois.
Accepter Arial comme sa fille revenait à accepter cette fille là aussi. Et il ne pouvait pas. De même, Arial ne devait absolument pas voir Locke comme son père, à moins d'accepter cet autre Locke fou comme son père aussi. Mais serait-elle capable de dire encore une fois qu'elle se fout des autres Arial, à supposer que la fille de cet autre Locke timbré était une autre Arial aussi ? Il ne voulait pas entendre ni voir la réponse sur le visage de la jeune femme. A la place, il demanda à boire :

-Barman, 2 bouteilles.  

« prends soin de ma fille » mon cul. Locke n'était même pas capable de respecter ce genre de requête venant de lui même hein? Car la seule façon dont Locke pouvait prendre soin d'Arial était de disparaitre à jamais ou de mourir sous un caniveau.
Après cette soirée, il allait devoir réapprendre à porter son masque, son sourire, et à se mentir à lui même. « tout va bien » «souris » «ris » « oublie » « la vie est pas si mal après tout ». Ce n'était que comme ça que la vie ici lui avait semblé paisible et vivable, oubliant ce qu'il savait sur le temps, qu'il avait affaire à d'autres fantômes comme lui et sa haine profonde pour l'institut.
Et c'est comme ça qu'il passa la soirée à boire, ainsi que les 7 journées suivantes à être totalement ivre, sans aller travailler ou retourner chez lui, voyageant de bar en bar pour se noyer dans les méandres de l'alcool à débiter des paroles parfois incompréhensibles ou des blagues pires que d'habitude. Il tentait d'oublier, et chaque moment de sobriété le ramenait à ses pensées noirs, aussi continuait-il à se bourrer la gueule.
Là où auparavant boire le soir suffisait, ce ne serait de toute évidence plus le cas.

Il était cruel et ironique de lui dire que le temps pouvait guérir tous les maux, car pour Locke, le temps lui même était la source de tous ses maux.

HRP:
Welp, sur cette réponse un peu sombre, je pense que le rp est terminé pour moi Malicieux si tu veux conclure vas-y Mwahaha


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