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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

i could be every color you like •• sara

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Personnage : « we have calcium in our bones, iron in our veins, carbon in our souls, and nitrogen in our brains. ninety-three percent stardust, with souls made of flames, we are all just stars that have people names. » nikita gill
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Citoyenne
posté le Dim 18 Juin 2017 - 14:31 (1)
Aujourd’hui était un jour spécial, un jour pas comme les autres pourtant il n’y avait pas de grosses croix rouge sur le calendrier ou d’alarme programmée sur son téléphone. Eugénie s’était réveillée avec un sentiment bizarre au creux du ventre, c’était comme un petit soleil qui s’était allumé pendant la nuit et ses pensées s’étaient fracassées contre les parois de son crâne en des feux d’artifices colorés. Alors Eugénie s’était dit que peut-être la Lune avait fait tomber un peu de poussière magique sur sa tête pendant son sommeil mais, dans tous les cas, aujourd’hui était un jour extraordinaire. Aujourd’hui était une grande aventure.

Eugénie avait longé les façades du quartier, marché en équilibre sur le rebord du trottoir, sauté par-dessus les flaques d’eau que la pluie avait laissé derrière elle et joué à cache-cache avec le soleil ou les nuages – elle n’était pas bien sûre. Elle avait remonté la grande rue, au carrefour de l’épicerie, tourné à droite puis à gauche, s’était perdue dans des petites ruelles humides en faisant de grands pas et puis finalement, elle s’était plantée en face de l’Institut Svensson.

Elle jeta un dernier regard à ses converses rouges qu’elle balançait nerveusement dans l’air : soudain il lui semblait porter tout le poids du monde sur les épaules et elle ne savait plus si elle partait à la conquête des étoiles ou bien sauver l’Univers ; c’était probablement un peu des deux.

Eugénie se releva dans une légère inspiration et elle sentait son cœur tambouriner contre ses côtes, sa tête tourner un peu, son estomac faire de drôles de nœuds de cette excitation fébrile des journées extraordinaires. Amassant toute sa détermination, elle marcha jusqu’au grand hall d’entrée, traversa les portes automatiques et inspecta l’endroit du regard en essayant de se donner un peu de contenance. Les secrétaires pianotaient sur les claviers d’ordinateur d’un air absent, lui jetant à peine un regard– c’était vrai que aujourd’hui, tout le monde semblait plus agité que d’habitude.

On la poussa sur le côté d’un coup d’épaule et d’un désolé lancé à la volée, des adultes en costume noirs impeccables ou en longues blouses blanches sortaient et rentraient du portillon gauche avec la mine soucieuse de gens très occupés. Une des secrétaires avait fini par lui accorder un peu d’attention, d’un air suspicieux et Eugénie se sentit soudain extrêmement maladroite ainsi plantée au milieu du passage. C’était comme si tout le monde savait. Elle sentit un sentiment d’urgence l’envahir, elle pressentait qu’il lui fallait agir vite. Ses jambes se mirent en marche avant qu’elle ait eu le temps de remettre son esprit en ordre et elle se retrouva à trottiner derrière l’un des hommes qui l’avait bousculé.

« Excusez- moi ! Ah eh… eh…m-mon père gère les travaux de…plomberie ?! Et il m’a demandé d’apporter des outils. » Elle montra son sac à dos, en glissant son plus joli sourire, un peu gênée. « Et je veux dire ça prendra cinq minutes et les secrétaires sont occupées et enfin je peux vous les donner mais, c’est important et je…enfin vous voyez. Vraiment ça durera même pas cinq minutes ! »

Il sembla hésiter, regarda sa montre en faisant la moue et lâcha un soupire agacé – il semblait pressé ou Eugénie un peu chanceuse – puis, acquiesça d’un signe de main l’air de dire que v-r-a-i-m-e-n-t il avait des choses plus importantes à faire et que ça ne le concernait pas toutes ces histoires.

« Merciii beaucoup ! Promis juré, je suis sortie aussi vite que je suis rentrée ! » dit-elle en se glissant derrière lui, dans un immense sourire.

L’inconnu ne sembla même pas prendre la peine de vérifier si elle avait dit la vérité et continua sa route. L’appréhension d’Eugénie s’était dissipée totalement en une excitation euphorique alors qu’elle navigua maladroitement entre les couloirs interminables. On lui prêtait peu d’attention mais, Eugénie avait peur de tomber sur un agent de sécurité avant d’atteindre les bureaux administratifs. Elle essaya de suivre ce qui ressemblait le plus à des fonctionnaires, lançant des coups d’œil dans les bureaux à la recherche d’une silhouette familière.

« Pssssssh Sara ! »

Eugénie avait passé la tête par l’embrasure de la porte, un doigt sur son sourire jusqu’aux oreilles ponctué d’un sourire complice comme si honnêtement, elle n’était pas celle qui faisait probablement le moins dans la finesse. Ah mais, c’était une aventure, c’était comme ça les aventures, n’est-ce pas ?
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DE CE VIOLET TRISTE DU NOM D AMÉTHYSTE
Personnage : Sara est la douceur incarnée et le visage angélique de l'institut Svensson ; arrivée paraplégique suite à une mauvaise chute, elle est privée de ses jambes et bénéficie des dernières technologies trouvées par l'Institut ; elle en fait la promotion à chaque sourire, à chaque fois qu'elle respire ; légende urbaine, tout le monde connaît la Princesse Améthyste ; on la prend surtout pour une pauvre gamine qu'il faut aider -parce que personne n'aimerait être à sa place ; ne s'offusque de rien et tait toutes ses envies pour garder une image parfaite ; joue le jeu pour permettre à l'Institut de mieux avancer.
Nom de code : Princesse Améthyste
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Arrivées & Éducation
posté le Dim 25 Juin 2017 - 11:34 (2)
suddenly i was a lilac sky
+ eugénie
Sara n'est pas forcément le genre de fille que l'on voit derrière un bureau. Peut-être est-ce son âge, peut-être est-ce sa joie, peut-être est-ce son fauteuil -la chose sauvage dans son visage, les boucles qui restent folles même quand elles sont coiffées, les lèvres rouges cerise un peu délavées, le violet comme une pierre de lune coincée sur terre.
Parfois elle se demande ce qu'elle fait là -et puis une matinée est passée, et puis il est midi bien dépassé, et puis il faut partir, et puis elle est attendue autre part. La réalité, c'est qu'elle ne fait pas grand chose. Elle lit, principalement. Des lettres qui lui sont adressées, des recommandés d'organisations, des missives de l'Institut. Elle écrit, aussi. Des réponses à des déclarations d'amour, des confirmations à des événements, des rapports à ses patrons. Elle interagit, encore, du bout de ses doigts, sur ChronosRep, et les gens la font rire, et les gens la font pleurer, et les gens lui font sentir ce qu'est l'émotion.
Alors oui, elle est parfois attablée à son bureau, le fauteuil comme une chaise des plus banal, et peut-être qu'au fond c'est ce qui lui convient le mieux, parce qu'elle a l'impression d'être dehors, mais dehors partout à la fois : chez elle, chez les gens, dans les rues, nulle part.
Elle garde la porte ouverte, comme une invitation à rentrer, à venir lui parler -et pourtant, là, c'est elle qu'on veut faire sortir. Elle relève la tête en un instant, reconnait la tignasse brune, les yeux noisettes, les pluies café en orthogonal de son nez, mais surtout, surtout, l'air mutin, curieux, le sourire de ceux qui hypnotisent. Elle laisse échapper un rire, Sara, et elle est persuadée qu'Eugénie saura le cueillir. Pssssssh, Eugénie, qu'est-ce que tu fais là ? Elle la recopie en chuchotant, comme si elles partageaient le secret de sa présence, le mystère de leur conversation et l'inattendu de l'avenir. T'as volé un pass ? Elle suggère ça à voix haute, parce que ça sort comme une surprise, comme une possibilité à laquelle elle vient de penser et ça la fait rire mais elle ne le dira jamais, alors elle préfère encore paraître fâchée.

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