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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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Entre deux chaises - Ft. Méhyt

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Héritier d'une fortune construite par ses parents dans le monde du spectacle. Sungmin vit dans un monde d'apparences.
C'est le gosse de riche typique qui ne se rend pas compte des injustices autour de lui. C'est l'élitisme pur. Une certaine cruauté dans son regard du monde extérieur à sa sphère ultra-privilégiée.
C'est encore un jeune qui n'est pas prêt à assumer toutes les responsabilités qui lui tombent dessus, mais déterminé à faire de son mieux. Le désir de faire son propre nom.
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le Jeu 22 Juin 2017 - 4:22
Entre deux chaises


C'est une journée de travail comme les autres, juste du boulot. Oh, si seulement ce n'était que du boulot tel que Sungmin l'entend. Il essaie de se convaincre, se rassurer. C'est une rencontre parmi tant d'autres, une tâche infime dans sa ''to-do list'' infinie. Il ne devrait pas se faire du mauvais sang pour ça : ce n'est qu'une pause de tous les chiffres qu'il doit avoir en tête, une tâche quelconque. Une entrevue ! Généralement, il aime ça, avoir les regards tournés dans sa direction, les caméras ne le dérangent nullement - il se sent bien, il paraît bien, et sait qu'on le trouvera ô combien charmant sur un écran. Non, en fait, il avait plutôt hâte à cet événement - jusqu'à ce qu'on lui précise qui mènera l'interview. Méhyt Ahmès. Oh, il connait son nom - il ne la jamais rencontrée, mais il en a entendu parler, ça lui suffit pour savoir qu'il aurait du oublier ce nom depuis longtemps. Mais pas le choix. Quelque chose lui dit qu'ils ne sont pas faits pour s'entendre et, déjà, ça lui mine un peu le moral.

Alors il reste dans son bureau, à tourner dans sa chaise, regardant l'heure passer sur sa montre. Non, il est trop dérangé pour continuer à travailler, à lire ces documents plus ennuyants les uns que les autres. Mais il ne veut pas se rendre au lieu de rendez-vous, pas tout de suite, le plus tard possible (jamais, dans l'idéal). Il veut éviter cette conversation inutile qu'il y aura entre elle et lui, par politesse, qui ne sert en rien à l'interview ou à la bonne image de la compagnie. Il ne se présentera qu'à l'heure convenue. Et encore. Plus que dix minutes avant l'heure fatale (généralement, il se présente quinze minutes avant un événement important, par bonne séance, mais il ne lui fait pas cet honneur). Ça inquiète son secrétaire, qui cogne timidement à sa porte. Il serait temps, qu'il dit. Sungmin soupire. Longuement. Quand on n'a pas le choix, on n'a pas le choix.

Il attrape sa veste qu'il a abandonné sur le dossier de sa chaise, l'enfile et s'arrête devant son miroir. Réajuste le col de sa chemise blanche, la cravate bleue qu'il a acheté (pauvre de lui) juste pour l'occasion. Il force un sourire, boude immédiatement après. Ah non ça ne sera pas facile de feindre la joie de vivre, il le sent... Mais il n'aura pas le choix. Alors il affronte à nouveau son regard, sourit à un nouveau, plus réservé, et, satisfait, sort enfin de son bureau.

S'efforçant à pratiquer son hypocrisie, il sourit amicalement aux quelques personnes qu'il croise - un simple exercice. Il retient même la porte de l'ascenseur pour un fonctionnaire pressé. Encore une salutation polie de la tête, un geste pour indiquer que ce n'est rien, et le silence les enveloppe à nouveau.. Ah, vraiment, il espère que l'entrevue se passera bien, qu'on n'essaiera pas le coincer dans un coin, qu'on ne dépassera pas ses limites et, surtout, qu'on lui foute la paix.

Mais évidemment, rien ne sera aussi simple. Quelques étages plus bas, il se rend dans un salon moderne donc quelques divans ont été déplacés tout juste pour l'entrevue. L'endroit grouille de monde avec l'équipe technique et les employés de l'entreprise Kim qui s'assurent que tout est en bien en place. Sungmin ne fait qu'un pas dans la pièce, et déjà on lui saute dessus pour qu'il passe deux minutes sous les pinceaux. Et enfin, lorsqu'il est libéré, il peut respirer. Brièvement. Encore deux ou trois personnes passent près de lui, requièrent son attention et punaise ça ne peut plus durer. Il comprend que le seul endroit où il pourra trouver une paix relative, c'est sur ce siège qui lui destiné pour l'interview. Alors c'est ce qu'il fait. Il s'installe en soupirant, lourdement. Il ne croit pas avoir vu Méhyt (oh, peut-être qu'ils se sont déjà croisés lors d'un événement, mais il ne se rappelle pas de son visage pour autant). Il essaie de deviner de quoi elle aurait l'air - mais s'ennuie rapidement de ce jeu.

Oh, vivement que tout cela prenne fin.
(Et pourtant ça ne fait que commencer)


 

(Fanart par faheej)
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Communication

Personne alternative entre personne posée et réfléchie et personne obsédée par l'idée de faire passer un message de remplir une mission. Oscillant entre brillante journaliste militant chez les Alter' et amante de Thot voulant à tout prix promouvoir une croyance, des connaissances. Elle n'est pas bipolaire, loin de là. Juste bénie d'une lumière divine, d'une croyance en qui peu de gens croient désormais. Son côté posée, non-possédé, est également pour le partage de connaissances, de savoir mais possède un côté sombre. Une rancune et une colère dissimulée contre l'Institut. Une douleur familiale. Une douleur qui ne la quittera, une de celle qui demande une vengeance.

Malgré tout ceci, elle sera une amie précieuse et une personne brillante. Sa face cachée, celle liée à Thot, elle ne la montre que rarement, quoique de plus en plus souvent, mais très peu en face d'autres personnes telles que ses amis et ses supérieurs. Néanmoins, l'amante de Thot pourra intervenir dans son métier de Journaliste pour faire passer un message. Ses deux personnalités ne s'affrontent pas, loin de là. A vrai dire Méhyt sait parfaitement que l'épouse de la Lune fait entièrement partie d'elle et l'accepte en conséquences.
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le Mer 16 Aoû 2017 - 14:09
Les yeux vifs de la journaliste suivaient avec attention chacun des mots qui passaient sur son écran. Elle lisait le rapport de la semaine qui venait de s’écouler et son programme de la semaine qui arrivait. Une de ses collègues lui avait vaguement fait la remarque en rigolant que Méhyt allait avoir une interview à gérer dès ce lundi. Elle n’avait cependant point fait attention au regard malicieux et à la pointe de soutien que sa collègue journaliste avait essayé de lui faire passer. Elle avait été bien trop occupée par les précédents évènements de ces dernières semaines. Cependant, alors que l’égyptienne était plongée dans ses pensées depuis quelques minutes, son regard sur deux mots. Un nom. Une personne. Sungmin Kim.

Elle relut la phrase avec attention, mais rien à faire, son moral s’était effondré à la perspective de cette journée. « Interview importante de Sungmin Kim à 14h. Tout se fera dans l’immeuble du désigné. Attention à l’attitude, il ne faut pas risquer de froisser qui que ce soit. » Bien que Méhyt ne soit pas hypocrite, elle sait se tenir en société et bien sûr, faire bonne figure, elle savait d’avance comment cette interview allait se dérouler. Oui, cette dernière serait d’une hypocrisie palpable. Que ce soit d’un côté ou de l’autre. Elle doutait qu’il soit ravi d’avoir affaire à elle. Non pas qu’elle ait une mauvaise réputation. Plutôt qu’elle n’avait jamais caché son dégoût pour ce genre de personne. Elle n’avait jamais caché son dégoût pour le capitalisme et ce genre de système. Et son dégoût s’étendait forcément aux humains capitalistes. Sungmin Kim était une personne capitaliste jusqu’au plus profond de ses entrailles. Il ne l’avait jamais caché et le revendiquait même. Héritier d’une fortune familiale, il se targuait de n’avoir jamais eu de problèmes d’argent. Il se fichait éperdument de la pauvreté ; que des centaines de personnes ne puissent pas vivre convenablement ; que des centaines d’autres pleurent chaque soir en se demandant où ils vont dénicher l’argent pour nourrir leurs enfants ; que des dizaines d’entre elles choisissent l’illégalité pour trouver de quoi vivre. Oui, il se contrefiche du bas peuple. Il ne voit que les hautes sphères de sa société qu’il croit infinie.

Alors oui, Méhyt savait qu’elle ne pourrait, au grand jamais, s’entendre avec une personne d’un tel égocentrisme, et d’une telle nature. Ce fut donc avec un enthousiasme frôlant la mort qu’elle se leva et se prépara à partir sans tarder. Il ne fallait point qu’elle soit en retard. Rajustant le col de sa blouse bleue pâle, elle attrapa son bloc note où elle avait pris le temps de noter les questions principales qu’elle poserait. Elle ne se maquilla que très peu, préférant laisser ce travail à l’équipe de tournage. Ses cheveux détachés et naturellement ondulés lui retombaient sur les épaules. Elle s’empara de son téléphone et de son sac à main et partit.

Plongée dans ses sombres pensées, elle prit tout de même le temps d’écrire quelques questions supplémentaires sur son bloc note. Arrivée à destination, elle descendit du taxi, le remerciant. Elle leva les yeux sur l’immeuble devant elle. Il était fait pour intimider les gens, elle le savait. Néanmoins, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir un soupçon de stress. Une inspiration et un coup d’œil à sa montre lui indiquant 13h27 plus tard, elle monta tranquillement les quelques marches et s’avança jusqu’à l’accueil. Là elle se fit diriger jusqu’à la salle de l’interview. A peine eut elle fait trois pas dans la salle que deux maquilleuses vinrent vers elle à toute vitesse. Quand, Méhyt put enfin respirer, elle se dirigea vers l’équipe technique. IL avait préféré que ce soit sa propre équipe qui gère l’aspect technique de l’interview. Pour cause de simplicité. Heureusement, les membres de sa propre équipe avaient la main mise sur tout. On avait daigné lui laisser les rênes. Hypocrisie quand tu nous tiens. Reportant son attention, elle écouta les dernières directives. L’interviewé n’avait pas encore daigné montrer le bout de son nez, quinze minutes avant l’heure dite. Réprimant son mépris, elle discuta un peu avec les caméramans puis sortit de la salle afin de régler quelques détails techniques.

Il était arrivé. Elle le voyait. Assis nonchalamment sur son siège, bien que dégageant une élégance naturelle, il semblait plongé dans une importante réflexion. Prenant un air le plus neutre possible, Méhyt se dirigea vers le siège qui lui était réservé. Elle prit le temps de l’observer. Tel que décrit, il était beau, elle ne pouvait le nier. Ses origines asiatiques faisaient tout son charme à vrai dire. Le reste était banal. Elle ne comprenait pas l’engouement des gens pour cet individu. Elle devait réussir à mener l’interview jusqu’au bout, avec sa fausse amabilité.
« Sungmin Kim. C’est donc vous. Permettez-moi de me présenter : Méhyt Ahmès. Je suis celle qui a été désignée pour remplir la tâche d’interviewer une personne telle que vous. L’émission ne sera pas diffusée en direct mais dans quelques jours. Nous vous ferons parvenir la date et l’heure. Nous avons encore quelques minutes avant le commencement. Effectivement, tous les détails techniques ne sont pas encore réglés. »

Elle avait dit tout cela calmement,  s’entraînant à son hypocrisie. Il lui semblait tout de même qu’elle n’avait pas réellement fait l’effort de cacher son animosité à l’égard du coréen ou encore l’ironie dans sa voix quand elle avait fait la remarque sur les détails techniques. Enfin, les intonations non neutres de sa voix n’étaient que très légères. Elle se demandait s’il les avait entendues. Elle se demandait s’il avait perçu les sous-entendus de ses paroles.

Méhyt était déjà épuisée de cette interview inutile. Pourtant elle n’avait pas encore réellement commencée.


HRP:
Je m’excuse beaucoup beaucoup beaucoup et caetera, de ce temps autant affreux que long de réponse…
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Héritier d'une fortune construite par ses parents dans le monde du spectacle. Sungmin vit dans un monde d'apparences.
C'est le gosse de riche typique qui ne se rend pas compte des injustices autour de lui. C'est l'élitisme pur. Une certaine cruauté dans son regard du monde extérieur à sa sphère ultra-privilégiée.
C'est encore un jeune qui n'est pas prêt à assumer toutes les responsabilités qui lui tombent dessus, mais déterminé à faire de son mieux. Le désir de faire son propre nom.
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le Mar 22 Aoû 2017 - 0:04
Il est presque deux heures. En théorie, l'entrevue devrait débuter d'une minute à l'autre, mais Sungmin constate que ce ne sera pas le cas ; l'équipe technique est encore en train de dérouler des fils et on ne sait pas encore si les micros fonctionnent ou non. Ça grouille de monde et pourtant on dirait que le temps s'est figé. Rien ne progresse, c'est hallucinant. Il presque tenté, l'enfant roi, d'aller donner un coup de main à ces pauvres gens même s'il ne connait rien à leur travail pour que cela avance plus vite, que l'entrevue puisse commencée enfin - et surtout qu'il n'ait pas à passer plus de temps que nécessaire avec Méhyt. Oui, elle est là, la source de son impatience ! La simple idée d'avoir à papoter avec cette femme en attendant qu'ils passent aux choses sérieuses lui met les nerfs à vif. Quel type est-elle, d'ailleurs ? Il doute qu'il s'agisse du stéréotype blondasse naïve au grand sourire et ultra chaleureuse - dommage, il l'aurait peut-être mieux supportée, ou, du moins, ce personnage de fiction ne se sentirait pas insulté de le voir fixer son téléphone plutôt que de l'écouter (ne le remarquerait probablement pas) (il n'est pas méprisant, non., seulement… méprisant). Du peu qu'il a entendu, Méhyt ne semble pas du genre à se laisser marcher sur les pieds - quel dommage, alors qu'il aurait tellement envie d'écraser quelqu'un en ce moment, juste pour se défouler, un peu.

Et quand on parle du loup, il arrive. La brune s'installe face à lui et dès lors, Sungmin sait qu'il ne connaitrait plus la paix. C'est dans son sourire, c'est dans sa voix ; il y a une hostilité sans pareil. Et il déteste qu'on se moque de lui de cette façon, qu'on joue les fins, qu'on parle de lui sans parler de lui - mais à quelque part, il est presque satisfait de cette situation. C'est vrai ! Si Méhyt lui a prouvé une chose dans sa brève présentation, et bien c'est qu'elle n'est pas capable de le sentir ! Adieu blondasse tout droit sortie d'un film des américains des années 50 - ce type de femme revendique sa place et ne s'en laisse pas imposer. Elle est honnête dans son hypocrisie et, que le ciel soit loué, cela permet au moins à Sungmin de lire la situation correctement - et de la tourner à son avantage. Il n'aura aucun effort à faire, enfin, pas immédiatement. Gardera ses énergies pour l'entrevue.

« Laissez tomber les formalités » soupire-t-il en appuyant sa tête contre son poing « et conservez votre salive. Je vous connais déjà. Méhyt. Altermondialiste. C'est tout ce que j'ai besoin de savoir. Alors à moins que vous ayez quelque chose de palpitant à m'apprendre sur vous, je ne suis pas intéressé à poursuivre la conversation. »

Une seconde, ses yeux se posent sur la journaliste, s'assurent que le message est bien passé. Ah. Il est horrible, Sungmin, pourtant il se croit le meilleur des deux - c'est vrai ! Au moins, lui, il est honnête, il ne fait pas semblant ! Car qu'y a-t-il de pire que mentir ? Il ne l'aime pas, c'est peut-être arbitraire comme jugement, mais au moins, il s'y tient. Et puis, c'était à elle ne de pas le déranger alors que, de son côté, il  a fait tous les efforts du monde pour l'éviter ! C'est simplement une question de justice - ou de cruauté, il n'est pas certain, les deux concepts se mélangent souvent dans son esprit.

Et il se mure aussitôt dans le silence, sortant son téléphone de la poche de son pantalon et croisant les jambes. Il tue le temps jusqu'à ce que le rideau se lève et que la véritable comédie commence.


 

(Fanart par faheej)
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