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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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Coexistence pacifique [Anja]

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Hippodrome

Ca vient.
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le Ven 23 Juin 2017 - 23:39
Presque minuit.

Une heure tardive -mais pas inhabituelle- pour rentrer pour Hayden ; elle avait été de service de nuit ce soir-là au restaurant de l’hippodrome après tout -et encore, le gérant du restaurant savait qu’elle habitait loin, et limitait ses horaires nocturnes. Mais il y avait eu une urgence, une autre serveuse malade, donc bon, qui c’est qui devait s’y coller ? Bah c’est bibi. Alors que le service de nuit  était probablement la partie de son travail qu’elle aimait le moins. Le soir, ça voulait dire des couples pressés, des propriétaires venus se bourrer la gueule après les courses de l’après-midi que ce soit pour une défaite ou une victoire. Ou sans raison. C’était le soir en tout cas qu’elle voyait le plus de pochetrons en devenir. De clients grossiers. Entreprenants parfois, mais c’était rare ; la joie de cultiver un look à la garçonne.

Et puis, de façon plus terre à terre, le service de nuit faisait suite à ses activités de bookmaker l’après-midi, et c’était fatiguant. Point. Elle aimait son travail, ce n’était pas le souci ; mais clairement, être de service pour le déjeuner était plus agréable. On y voyait plus de familles qui passaient la journée sur le champ de course, c’était plus convivial, et elle rêvait ! oh, elle rêvait d’une réalité où sa famille n’aurait pas été si détruite par les infidélités paternelles, où tout allait bien. C’était agréable. L’après-midi passait relativement rapidement ; et après, elle n’avait plus qu’à rentrer chez elle. Tandis que là, bah.. non. Peut-être qu’elle devrait louer un petit studio ou elle ne savait pas quoi plus près de son lieu de travail pour les soirs comme celui-là ? Peut-être. Mais les gangsters n’avaient pas de quartiers par-là, et si ça signifiait un loyer conséquent...autant rester à Sharsfort, en colocation malgré ses défauts.

Même si présentement, elle crevait la dalle et de fatigue, et traîna des pieds dans l’appartement - en n’oubliant pas de fermer la porte à clef -  jusqu’ à ce qu’elle s’écroule sur les coussins du canapé dans un bruit qui lui parut assourdissant. C’était typique. Systématique. Mais compréhensible, non ? Elle avait besoin de s’allonger deux minutes, et ensuite elle se bougerait, oui.

En espérant que l’autre pimbêche soit déjà endormie et qu’elle ne vienne pas l’emmerder...Déjà qu’elle était chiante en journée, alors à cette heure-là, franchement...c’était pire que tout.
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"Only the sound of footsteps broke the dead's silence. One, two, thump. One, two, thump. One, two, thump. And, every time, she expected stillness. She expected the silence to stretch forever as she slipped and fell through bottomless holes, one after the other.

One, two. She held her breath. Two beats of her heart. The infinity of time.

Thump.

But there was no comfort in the way she so easily cheated death with every footstep. Only the inevitability of a life she no longer owned. She no longer deserved. "
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le Sam 1 Juil 2017 - 8:19
coexistence pacifique
Tes horaires font un peu n'importe quoi. Tu as ce besoin primal d'avoir une routine stable, mais cette difficulté intense à t'y tenir. Parce que tu n'as pas d'horaire précis à suivre, parce que ta vie se passe sur un ordinateur, en grosse partie. Parce que, parfois, même si tu es épuisée, même si tu veux aller dormir, la faim (la douleur, tu te dis) te garde éveillée. Tu fermes les yeux, mais tout ce que tu arrives à voir dans la noirceur sont les crocs tranchants qui s'enfoncent dans tes entrailles, qui te déchiquettent de l'intérieur. Alors tu te lèves, tu frisonnes (mais tu n'avais pas moins froid sous les couvertures) et tu vas te peser, comme pour te prouver que tu fais la bonne décision. Tu regardes les chiffres apparaître devant toi. 39,3 kilogrammes. Te passes par la tête l'idée de te faire vomir - peut-être que tu pourrais atteindre 39,1, voir 39,0. Puis l'idée envahis ton crâne jusqu'à ce que la peur t'étreigne, jusqu'à ce que tu aies l'impression de t'étouffer - jusqu'à ce que tu te rappelles que ça te terrifie. Jusqu'à ce que l'idée même de la bile aux limites de ton œsophage te fasses te recroqueviller sur le carrelage, serrant tes genoux contre toi-même, tremblotante. Alors, tu pleures un peu, comme ça, quelques minutes. Puis tu entends la porte de votre appartement qui se déverrouille, et tu devines qu'Hayden est rentrée, alors tu fuis jusque dans ta chambre, parce que tu refuses qu'elle te vois comme ça. Tu fais le moins de bruit possible, mais tu as l'impression que tes os craquent tellement fort. Tu refermes la porte derrière ton dos dans le plus grand silence.

Tu penses à t'étaler là, mais tu décides que non. Alors tu vas t'asseoir sur ta chaise et tu allumes ton ordinateur. Tu éditeras quelques vidéos. Comme ça, au moins, tu seras un peu productive. Mais alors que tu t'apprêtes à t'atteler à la tache, quelque chose attire ton attention. L'odeur t'attaques d'un seul coup, et un haut le cœur te secoue, si fort que tu sens ta vision se brouiller. Tu t'arrêtes totalement de bouger, te tenant absolument immobile et prenant de longues respirations pour t'empêcher de t'évanouir. Bordel de merde. Une fois le pire passé, tu lâches un soupir, t'enroule dans ta robe de chambre, et pousses la porte de ta chambre pour débarquer dans le salon. ‟Putain de merde, Hayden, t'empestes tout l'appartement. Ça te tuerais de prendre une douche?” C'est bien beau de travailler avec des chevaux, mais imposer ce savoir à tous ceux autour de soi, là, c'est moins drôle. Ce n'est pas comme si c'était la première fois, ou si elle n'était pas consciente de son odeur; tu la lui as fait remarquer, et plus qu'une fois. Elle a juste ce don de n'en avoir rien à foutre de toi et de ton confort. Oui, bon, tu n'es pas la personne la plus attentive non plus, mais bordel, toi, au moins, tu te laves. Et tu te considères être bien loin de la colocataire la plus dérangeante (peut-être ces habitudes apprises d'avoir vécu avec Thomas pendant autant de temps; tu as appris à te faire discrète) - tu tiens à ton intimité. Et si conserver tes secrets et tes pleurs nécessite que tu sois silencieuse, alors tu le seras.
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le Lun 3 Juil 2017 - 19:46
Les coussins sous elle, leur agréable chaleur qui se diffusait, le soulagement de pouvoir enfin s’étendre, ses pauvres jambes douloureuses, ses paupières si lourdes tout cela contribuait à faire somnoler Hayden à moitié sur le canapé. C’était bien. Elle n’avait à se soucier de rien, juste pendant quelques minutes. Peut-être qu’elle devait s’inquiéter de ne pouvoir bouger, affalée comme une grosse larve, accrochée telle une moule à son rocher. Mais meh. Plus tard. Pour le moment, elle voulait se reposer. Un peu. Juste un petit, petit peu..Plusieurs fois elle sentait qu'elle glissait vers le sommeil, décidant que ça ne serait pas une mauvaise idée de dormir un peu, genre une demi-heure, et..

Et non.

« Oui moi aussi je suis contente de te revoir, tu as passé une bonne journée ? » lança-t-elle en relevant vaguement la tête. Rien de tel pour la réveiller que de la voix si douce et mélodieuse de sa charmante colocataire. Etre sarcastique mobilisait tous ses moyens.

« Plus sérieusement. Je viens de rentrer du taf, j’ai traversé la zone agricole à vélo je suis crevée, laisse-moi me poser deux minutes avant de prendre ma douche.» Un grondement  fort peu discret provenant ensuite de son estomac, elle ajouta.« Et avant tout je vais manger quelque chose, sinon j’aurais même pas la force de rester debout pendant que je me lave. Faudrait pas que je m’évanouisse dans la salle de bains, ça pourrait faire désordre hein. » Toujours agréable, diplomate, mais eh, c’était Anjanowit qui avait commencé les hostilités hein.

Elle se leva avec l’élégance d’un éléphant, faisant probablement tomber un coussin au passage mais c’était tant pis, ils avaient l’habitude, balança ses chaussures dans l’entrée, puis se dirigea vers la cuisine prendre un fruit. Comme cette pomme, là, qu’elle lava consciencieusement avant de dévorer rapidement.  Pas question de faire un repas complet surtout qu’elle avait dîné avant de commencer le service du soir. (Et terminé son tupperware de macaronis au fromage et lardons  un peu plus tard dans la soirée en profitant d’un moment de creux, sans honte mais eh quand elle avait la dalle hein...)

Elle n’avait pas mangé devant Anja cependant. Elle ne savait pas si c’était par gentillesse ou non, mais Hayden avait bien remarqué que si pour elle la nourriture c’était sacré, pour Anja ça semblait être un moment de souffrance permanent, et elle n’avait pas envie de la voir tirer une tête de deux kilomètres de long. Elle ne savait pas réconforter les gens Hayden, seulement les blesser. Et puis, ça aurait été un peu awkward compte tenu de leurs relations actuelles.

« Booon. Je vais me laver maintenant, contente ? » Un silence. « Et je signale au passage que tu serais moins sensible à l’odeur de cheval si tu en voyais régulièrement, à force on s’habitue. Et puis c’est sympa les chevaux. Contrairement à d'autres êtres, ça ne juge pas. »

Avant de passer par sa chambre, prendre les affaires nécessaires - et s’enfermer dans la sacro-sainte salle de bains en fermant la porte avec juste un peu plus de force qu’il n’était nécessaire.
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le Mar 1 Aoû 2017 - 7:38
coexistence pacifique
Tu méprises son sarcasme; pas par son existence, pas pour lui-même, mais plutôt à cause de ses mots. Tu ne passes jamais une bonne journée. Et tu méprises le fais qu'elle puisse même le suggérer, même si elle s'en fout, même si elle n'y croit pas. Alors tu te contentes de lui lancer un regard, de lui adresser un 'tch' et de la laisser se plaindre. Parce que de toute manière, elle sera toujours dans une meilleure situation que toi. ‟Ma pauvre, comment tu vas faire pour survivre? Tu fais le trajet depuis que tu bosses là-bas, tu commences pas à t'habituer?” Avec tout le vélo que ça lui fait, on s'attendrait à ce qu'elle finisse par apprendre à s'y faire. Mais non, la voilà étendue sur le canapé comme une loque, à t'empoisonner jusqu'à ce que tu aies la bile à la gorge. Toi, au moins, tu gardes tes problèmes pour toi. Son second commentaire, tu le ressens comme un bloc que plomb qui s'écrase dans le fond de ton estomac, et fais naître en toi une furie farouche et blessée. ‟Va te faire foutre.” Que tu lui lances, sèchement, avec une sincérité qui n'est décidément pas toujours tienne. Non, cette fois, ça vient du fond de ta poitrine, ce que tu craches avec un dédain beaucoup trop investi. Elle se moque de toi, et au fond de ta rage il y a l'humiliation qui y brûle comme tu avais vécu en assumant naïvement qu'elle n'avait aucune idée de tes problèmes - qu'elle ne t'avais jamais vu ou entendu t'écrouler sous le poids de ta maigreur. Ce n'est peut-être pas la première fois qu'elle te fait ce genre de commentaire (tu connais ta mémoire défaillante et tes pensées floues comme des symptômes de ton état) mais tu réagis certainement comme si ce l'était.

Et pourtant elle te laisse là sans réagir, pour s'éclipser dans la cuisine - là où elle sait que tu ne veux (tu ne peux) pas la suivre. Et tu fulmines, silencieusement, avec tout ce qui te tord l'estomac, et qui te donne la nausée. Un instant, la terreur de vomir t'englobe à nouveau, et tu réprimes un hoquet de panique alors que tu t’assois sur le canapé lentement pour empêcher tes jambes de flageoler. Tu dois te calmer. Elle ne doit pas te voir comme ça, mais elle ne doit pas non plus te voir retourner te cacher dans ta chambre, fuir - tu ne peux pas lui donner cette victoire là. Alors tu essuies rapidement du bout des mains ces larmes qui ont commencées à rouler sur tes joues sans vraiment que tu t'en rendes compte, et quand elle ressort finalement de la cuisine tu as finis de sécher ton visage (mais tu n'oses pas pour autant la regarder quand elle te parle). ‟C'est con, un cheval. Puis, c'est bien trop grand, et ça fait genre que ça en a quoi que ce soit à foutre de ce que tu ressens. Mais c'est bien trop con pour même comprendre ce qui se passe autour de lui.” Une pause, le temps de dévoiler une pique qui ne fais pourtant naître aucun sourire narquois pour fleurir tes lèvres; ‟Ah mais, ça doit être pour ça que tu les aimes tant.” Parce qu'elle ne peut s'entourer que de choses qui ne savent pas réagir à ses offenses ni reconnaître son manque de style et de prestance. Tu l'entends qui s'éloigne, puis qui claque la porte de la salle de bain, et tu ne peux t'empêcher de commenter: ‟Calme tes enfantillages, tu vas défoncer la porte!” Mais pour qui elle se prend? Ce ne sera certainement pas toi qui ira demander au proprio de réparer la porte si jamais elle finit vraiment par l'abîmer. En attendant, tu n'arrives pas à te détacher de cette odeur de cheval qui envahi toujours la pièce - ta nausée ne fais qu'empirer. Tu te lèves pour trouver une bouteille de désodorisant dans le placard, puis tu te mets à en mettre partout, surtout sur le canapé, jusqu'à ce que l'odeur soit finalement masquée. Une fois l'odeur de cheval finalement vaincue, au bout de plusieurs minutes, tu retournes t'enfermer dans ta chambre et prendre place devant ton ordinateur. Peut-être que tu pourras finalement te mettre au travail, jusqu'à ce que le sommeil te gagnes finalement - jusqu'à ce qu'il vainque la douleur, la honte et tous les petits morceaux de ton insécurité qui s'enfonce toujours dans tes tripes.
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le Dim 6 Aoû 2017 - 20:54
La scène de ce soir n’avait absolument rien d’inhabituel. C’était au contraire presque systématique et arrivait à chaque fois qu’elle héritait du service de nuit ; logique. C’était souvent le plus épuisant, le plus pénible aussi ; et ce soir il avait été d’autant plus pénible qu’il n’avait pas vraiment été prévu alors qu’il y avait eu une grande course aujourdh’ui, et donc plus de travail pour elle. Les paris, il y en avait eu beaucoup. Donc elle était épuisée, littéralement achevée par le trajet en vélo. Donc elle s’écroulait sur le canapé. Normal. Mais non, l’autre n’arrivait pas à imprimer ça dans sa petite tête. La prochaine fois elle squatterait une stalle libre tiens, ça serait plus agréable que de se faire accueillir par des insultes à peine déguisées.

«Ta gueule. J’étais pas censée bosser ce soir, déjà. Et contrairement à toi, je dispose pas exactement de ma journée pour me reposer si j’en ai envie.  » Et bim. Même si Anja avait des choses à faire, elle pouvait organiser sa journée comme elle le désirait. Ce n’était pas son cas à elle, elle avait des horaires de travail auxquels elle devait se tenir. Elle aimait sa vie, il n’y avait pas de souci, respectait que sa coloc fît des vidéos comme métier; simplement, c’était facile pour Anja de parler de vraie fatigue quand  elle pouvait passer sa journée à l’appart, hein. Elle ne savait pas ce que ça faisait, elle, de courir dans tous les sens, de se faire engueuler comme du poisson pourri par les clients, elle en passait et des meilleures.

Ce fût un sourire qu’elle accueillit la gentillesse qu’elle lui sortit. Ca. Quand on n’avait rien à répondre, un ta gueule était toujours susceptible de faire son apparition dans la conversation. Elle savait qu’elle était immonde cependant, à se foutre de la gueule d’Anja de cette façon en parlant des tracas administratifs que sa mort dans la douche pourrait causer.  Humour noir immonde. Décalé ; mais c’était comme ça qu’elle était, et si Anja n’était pas contente elle pouvait soit partir soit lui demander de partir, auquel cas Hayden filerait dans un des quartiers gangsters de Pallatine et on n’en parlerait plus. D’ailleurs c’était louche, qu’elle ne lui ait pas demandé de foutre le camp déjà.. La preuve qu’elle l’aimait bien, au fond ?

«C’est pas plus con que toi en tout cas », répliqua-t-elle . C’était bas, elle le savait, mais elle ne pouvait pas trouver mieux pour l’instant, alors qu’il fallait qu’elle se dépêche d’aller se laver parce que sinon madame allait encore lui faire son caca nerveux.. Et elle ne prit pas la peine de réagir à sa dernière réplique ;  elle n’avait pas envie de gueuler depuis la douche. La douche, c’était censé être un moment de détente peinard, pas un moment de tension. Surtout que niveau enfantillages, Anja pouvait parler hein, à ne pas comprendre qu’elle était fatiguée après le travail. C’était égoïste, donc, enfantin.

Propre, vêtue d’un bas de pyjama quelconque et d’un t-shirt trop grand -stratégique-, elle retourna dans le salon et manqua d’étouffer, prise d’une quinte de toux., et fut obligée d’ouvrir un peu les fenêtres.

Ah, Anja se vengeait comme ça hein. Eh bien, à la guerre comme à la guerre ; elle  fonça dans la chambre d’Anja, les poings et les dents serrées.

«Punaise Anja, j’veux bien croire que l’odeur de cheval te dérange mais là, ton désodorisant,il pue la mort et t’en as foutu trois fois trop, j’ai failli m’étouffer en sortant de la salle de bains. T’as voulu me tuer ou quoi ?! »

Parfait inversement de la scène de tout à l’heure.
La vie était ironique, n’est-ce-pas ?
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le Ven 25 Aoû 2017 - 4:33
coexistence pacifique
Tu es assise là devant ton écran, mais tu n'arrives absolument pas à te concentrer. Tu coupes ton clip au mauvais endroit, tes jumpcuts sont dégueulasses, tu ne trouves plus la musique que tu voulais mettre en fond, tu n'arrives pas à synchroniser le son et le vidéo correctement... C'est que les paupières te tombent, ton cerveau est enfermé dans un brouillard opaque, tu arrives à peine à former une pensée cohérente. Et pourtant, tu sais pertinemment que, même si tu allais t'enfouir sous tes draps, tu ne pourrais pas fermer les yeux. Tu n'aurais que tes démons, toujours flottant dans ta périphérie, près à te dévorer dès que tu t'endors. Comme si tes entrailles allaient se retourner à l'intérieur de toi, jusqu'à ce que ton être tout entier ne soit qu'une énorme masse de douleur et que tu ne cesse d'exister, tout d'un coup, parce que la réalité ne peut contenir une telle souffrance. Et tes démons, tu n'as pas besoin d'être au lit pour les voir qui te tournent autour. Comme ces points noirs qui envahissent de temps à autre ta vision, comme tes mouvements erratiques et mal contrôlés. Tu fais une erreur; tu perds tout ce que tu avais réussi à construire. Et tu abandonnes, tu fermes ton programme de montage, et tu ouvres un autre onglet. Tu n'as pas beaucoup de choix; tu ouvres chronosrep.
Et soudainement, tu n'es même plus seule. Tu tournes la tête vers Hayden sans la rage que tu aurais voulu, parce qu'elle t'a fait peur et que tu te sens trembler. ‟Soit pas dramatique, t'as beaucoup entendu parler de gens morts d'overdose de désodorisant, toi?” Tu t'accroches à ta hargne et ton sarcasme et ta colère pour oublier le reste. ‟C'est pas ma faute si ton odeur quitte pas la pièce avec toi! Tu voulais te retrouver avec une flaque de vomi dans le salon peut-être? J'fais c'que j'peux avec la merde que tu me laisses!”

Et tu la fixes dans les yeux, farouche, parce qu'elle te met réellement hors de toi. Pour qui elle se prend? Tu ne peux pas vivre comme ça, avec elle qui empeste, surtout pas ce soir. D'ailleurs, tu n'avais absolument pas besoin de ça, ce soir. Tu n'avais pas besoin qu'elle débarque dans ta chambre comme ça, sans frapper, comme si elle était la reine de la place et qu'elle pouvait bien faire ce qu'elle veut. Mais quelle garce! ‟Et frapper avant d'entrer, tu connais? Ou c'est un concept qu'on n'utilise pas dans ton monde d'animal?!” Et si tu avais été en train de pleurer, tu aurais fais quoi? Elle aurait fait quoi? Si tu avais été écroulée, les bras autour des genoux, à sangloter à même le sol, elle aurait fait quoi? Tu refuses qu'elle te vois comme ça, et heureusement ça n'a pas été le cas. Mais la prochaine fois, si elle entre sans frapper tu lui balances un truc à la gueule. N'importe quoi. ‟Tu me fais chier, casse-toi!” Qu'à défaut d'être tranquille, tu sois seule.
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le Mar 19 Sep 2017 - 22:26
On pouvait dire bien des choses sur Hayden. Qu’elle avait un caractère de cochon, c’était une chose qui se voyait rapidement. Qu’elle grimpait vite au créneau, de même ; il était si facile pour elle de s’énerver, et Anja le savait pertinemment. Mais une chose qui ne se voyait pas tout de suite, en revanche, c’était qu’elle était têtue comme une mule, du genre à s’obstiner alors même que la situation pouvait être dangereuse pour elle.  Comme c’était le cas à présent. Une personne sensée aurait poussé un grand soupir avant de jeter l’éponge et d’aller se coucher. C’aurait été la solution idéale, à la fois la plus simple et  la plus diplomatique.

Seulement, Hayden avait la capacité diplomatique d’un chien affamé pendant plusieurs jours. Anja l’avait gonflée en ne la laissant pas se reposer juste quelques minutes en rentrant avant de beugler comme une hystérique ; l’avait plus ou moins expédiée dans la salle de bains (se prenait-elle pour sa mère ? une idée qui la révulsait) ; et maintenant, elle tentait de l’asphyxier avec le désodorisant. Dont elle n’approuvait pas l’odeur par ailleurs.Cette senteur florale trop prononcée et trop.."girly ?”... c’était juste immonde.

«On sait jamais, avec toutes les saletés qu’ils peuvent foutre dedans. Et puis les cadavres, ça se dissimule.» Non pas qu’elle fut une experte (dieu merci non), mais bon. «..Et sur le coup, c’est toi qui es trop dramatique. Comme si l’odeur de cheval pouvait vraiment faire vomir. Et puis bon. J’aurais fini par bouger de toute manière, hein.»

Et bim ? Peut-être. Surtout qu’Anja la regardait maintenant comme si elle voulait la bouffer toute cru. Farouche. Violente. Hystérique.

«Et ce n’est pas la peine de t’énerver autant pour ça», répliqua-t-elle, tentant de calmer le jeu.  (Ou pas. Elle voulait juste pas l’entendre encore beugler. Sa provision de boules quiès n’était pas illimitée après tout.)

...Ou pas.

«J’aurais frappé si tu m’avais pas asphyxiée. Sauf que ça, c’était une agression, donc je me défends. Et c’est pas comme si j’avais l’intention de m’attarder non plus.» Une pause. «Sauf que là t’as une gueule affreuse. Ca t’a tellement contrariée, ou il s’est passé quelque chose avant que je rentre ?»

Son ton était presque amical et inquiet ; sa voix plus douce, dénuée d'agressivité. Pour une fois.
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le Mer 25 Oct 2017 - 8:39
coexistence pacifique
Tu en a assez. Tu en as assez, tu en as assez. Tu ne peux pas continuer comme ça. (Comme à chaque fois.) Tu as juste envie de t'arracher la peau, te t'enterrer six pieds sous terre, là où le sommeil te prendrais sans aucun doute, là où personne ne pourrait te voir, personne ne pourrait te déranger; là où la solitude t'étranglerais jusqu'à ce que tu puisses l'oublier ou t'en remettre. Là où le poids de la terre te donnerais peut-être de la substance, jusqu'à ce que toutes ses particules s'infiltrent dans ta chair pour que tu ne sois plus ce que tu es. Qu'on te déterre et qu'on puisse faire de toi - la morte - quelque chose qui peut finalement emplir ses poumons d'air sans avoir dans milliers de lames dans son estomac - la vivante.
Tu sais, tu comprends, ce que Hayden te dis, et tu as l'impression qu'il y a un hameçon dans ton cerveau, là où tu conserves le dernier bribe de ta santé mentale - et du bout du fil de pêche accroché à ses dents, elle le tire lentement. Lentement. Mais tu le sens, et tu as bien l'impression qu'elle va te l'arracher comme on arrache une dent. Ça devrait être dans l'autre sens, non? C'est toi qui devais l'attaquer, toi qui devais la faire abandonner, toi qui devais avoir le dessus sur cette interaction. Mais te voilà, avec le fil de pêche que tu as attaché à sa molaire pour lui causer ce petit désagrément qui tire, tire sur la dernière partie saine de ta tête. Parce que tu n'as pu l'attacher que là - (le reste n'est que moisissure putride (tu te détruis puisque tu ne peux grandir)) et oh, que ton plan se retourne contre toi.

(ce n'était pas un plan, c'était la goutte qui a fait débordé le vase (parce que peut-être que si elle n'avait pas été là, tu aurais pu dormir (tu aurais au moins pu oublier ta propre existence l'espace d'un instant)))
Alors non, pour elle, ce n'est peut-être pas la peine de s'énerver autant que ça. Mais pour toi, c'est elle qui tire, avec sa obstination, avec sa présence, lentement sur la dernière partie saine de ton cerveau
et
tu as bien l'impression que tu vas craquer.
Que se déferas lentement ton masque jusqu'à ce que tu ne sois plus qu'une masse de tes douleurs à ses pieds, tremblante, sanglotante, jusqu'à ce que l'inconscience t'agrippes finalement.
Mais elle ne peut pas te voir comme ça. Elle ne peut pas te voir aller mal. Tu dois tout cacher, tout, sinon tu es encore plus loin de la beauté que tu ne l'es déjà. Elle ne peut pas te voir souffrir. Elle peut le penser, le deviner, mais elle ne doit pas le voir. Ni dans tes yeux, ni dans ton visage, ni dans ta posture, ni dans ton teint, ni dans ton squelette ou dans ton œsophage aux souvenirs brûlants ni dans la racine de tes cheveux châtains ni dans la couche de peau qui t'empêche toujours d'être finalement réellement mince ni dans ta laideur ni dans ton sourire absolument totalement craquelé
‟Je vais BIEN!” et c'est ta voix qui craquelle, qui se brise sur ton mensonge gros comme une montagne, juste parce que tu ne peux pas vivre de lui donner raison.

Les larmes ont finalement échappé aux barrières de tes paupières et roulent en grosses gouttes le long de tes joues. Alors tu tournes ta tête vers elle, tu te lèves et tu lui fais face, les mains en poings et les bras tendus vers le sol comme une gamine, et tu lui hurles à la tête parce que tu n'en peux plus;
‟Je vais BIEN, alors CASSE-TOI et LAISSE MOI TRANQUILLE!”

il y en a déjà assez que tu aies à te voir ainsi toi-même - tu ne peux pas souffrir qu'elle te vois aussi.
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le Mer 1 Nov 2017 - 21:35
..Oups.

Les choses ne tournaient pas du tout comme Hayden l’espérait. Well, that escalated quickly, aurait-elle pu dire. Ou bien “Oopsie.” Elle pensait qu’en montrant à Anja qu’elle s’inquiétait pour elle, cela apaiserait la situation. Penses-tu. Penses-tu.  Cela aurait été trop facile bien évidemment.. Mais qu’avait-elle fait pour que sa colocataire se mette dans un état pareil ?

..Ce n’était pas juste son odeur de cheval (qui avait disparu avec la douche) et ses remarques, n’est-ce-pas ? Non, ça devait être plus que ça. Peut-être l'accumulation de toutes les saletés dont Hayden était capable, ce qu'elle avait pu voir depuis le temps qu'elles étaient colocs ?

Pire que cela ; cela semblait être sa simple présence qui mettait sa colocataire dans un état proche de l’hystérie. Est-ce-qu’Hayden était à ce point nocive ? Ou alors qu’Anja était à ce point fragile émotionnellement pour que le moindre mot de l’ex-brune devenue bleue réussisse à lui faire à ce point du mal ? Est-ce qu'elle prenait peut-être des médocs qui la mettaient dans cet état ? Allez savoir ! Elle ne savait presque rien d'Anja ; tout comme Anja ne savait presque rien d'elle.

Ce n’était pas ce qu’elle voulait, pas du tout.  Elle avait beau ne pas vraiment l’apprécier, elle ne voulait pas du tout que ça se termine comme ça.

Ni comme ça ; avec une crise de larmes.

«Anja. » chuchota-t-elle en commençant à reculer. Quelque chose lui disait que si elle s'approchait, elle se ferait bouffer toute crue. «Je suis désolée.Je voulais pas que ça finisse comme ça.»

Parce qu’Hayden était certes une vraie saleté, mais une saleté honnête.
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