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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Encounter with the Devil - Ft. Seung Joo

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Personnage : Il ne sait pas se battre, il ne fait peur à personne. Tout ce qu'il a c'est une addiction aux calmants et des compétences de chirurgien. Il trouve son utilité dans les rangs d'Iwasaki en participant au trafic d'organes. Il garde secrète son allégeance. Plus facilement détestable qu'approchable, son sens pragmatique le rend tout de même utile, la plupart du temps.
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Clan Iwasaki
posté le Sam 24 Juin 2017 - 23:21 (1)
Encounter with the Devil


Bientôt 21h. Junji lève le nez des documents qui jonchent son bureau. Les journées commencent doucement à se rallonger, mais ça ne change rien pour lui. Lorsqu'il songe à rentrer, c'est toujours au moment où l'obscurité englobe la ville. Comme si j'avais le choix, songe-t-il en passant une main lasse sur visage. Quand a-t-il pour la dernière fois quitté le travail à une heure dite décente ? Ses horaires s'étirent pour mieux accommoder le crime organisé depuis qu'il y a mis un pied - et dieu sait que les gens y appartenant ne connaissent pas la notion « d'heures raisonnables ». Peut-être est-ce une question de tradition, que tout se passe la nuit, mais le chirurgien n'y a jamais adhéré - n'a pas pu. Il l'a cherché, dira-t-on. Vous n'avez pas tort, dira-t-il.

Aujourd'hui encore, il est retenu à son bureau - sa situation l'oblige. Il n'y a plus personne, pas un blessé ou un malade dans la petite salle d'examen. Pourtant, il reste là, en attente d'une urgence quelconque (quand le sommeil ne se fait pas trop ressentir, il en profite pour rester plus longtemps sur place - c'est moins embarrassant pour les membres de son clan et c'est beaucoup mieux que de se faire réveiller une heure après avoir atteint son lit), mais aussi pour réceptionner une commande importante. Hors de question de laisser n'importe qui s'en occuper à sa place, ou même de demander de laisser la livraison à un endroit particulier - ce n'est pas le genre de service qui se demande, vu la nature du colis. Il n'y a que lui qui peut s'en occuper - car il s'agit avant tout d'une affaire personnelle.

Certes, une livraison à son bureau médical n'a rien d'étonnant (c'est entre autres pour cette raison qu'il choisit ce lieu) ; il pourrait s'agit de n'importe quelle drogue légale (ou non) utilisée dans son cabinet. On ne se douterait pas qu'il s'agit de ses bêtabloquants - et puis, généralement, il évite de trop en parler. C'est sa honte secrète - sa seule faiblesse, selon lui. Et non, il vaut mieux que pas trop de gens soient mis au courant. Il n'est pas naïf ; il sait dans quel genre de monde il évolue. Un mot de trop et ce ne sera pas long avant de se retrouver avec un couteau planté dans le dos. Les personnes en qui il peut avoir confiance (relativement) se comptent sur les doigts de sa main - et malheureusement, jamais il ne demanderait à une d'elle de s'occuper de cette tâche. Il a trop peur.

Question de se délier les jambes, il se lève et sort à l'extérieur, juste dans le cadre de la porte. La fraicheur de la nuit ne le dérange pas - sa piqure le réveille. Il restera là quelques minutes, le temps de se rafraîchir, avant de retourner entre ses quatre murs stérilement étouffants.  Il n'a rien à faire ; il ne fume pas, n'a jamais essayé, n' a pas l'intention de commencer - il a assez de comportements autodestructeurs comme ça, merci. Alors il croise les bras et laisse son regard se perdre dans la nuit de Pallatine, profitant de son silence - pour une fois.

Il ne se doute pas que ce calme ne durera pas.

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Aces
posté le Lun 26 Juin 2017 - 12:46 (2)
Pendant longtemps, Seung Joo a passivement observé. Son existence ressemblait à une bobine qui lui aurait échappé des mains, et qui se dévidait au loin, si loin qu'il ne pouvait plus la rattraper. Entre ses doigts, il n'en restait plus qu'un fil, si frêle qu'il pouvait le briser s'il le désirait. Et un jour, il s'est mis à courir. Il ne croit pas qu'il soit possible de rattraper les années perdues ; elles sont parties en fumée, et même l'Institut ne saurait les lui rendre. Mais il peut les combler par autre chose. Par une envie de vivre, tout simplement. Alors Seung Joo a tenté de rattraper la bobine, et il a dit qu'il changerait. Il a dit qu'il deviendrait l'homme que l'on voudrait de lui, car il sait que cet homme-là sera l'écho de ses rêves. Le Coréen ne cherche pas à être quelqu'un en particulier : il veut juste être. Il y a peut-être quelqu'un qui se cache, derrière ce revirement de situation.
Alors que le soir tombe sur une journée qui lui a paru trop chaude pour la saison, Seung Joo enfile une veste légère anthracite, couvre son visage du masque des cauchemars, et va chercher la livraison. Hwang Seung Joo, livreur ; voilà une nouvelle étiquette qui sonne pauvrement à ses oreilles, comme s'il était à nouveau au bas de l'échelle ; et peu importe - il ne rêve pas des sommets d'où il pourrait darder sur le reste du monde un regard condescendant. Il a le fantasme du calme, ne souhaite rien tant que de calmer la fureur de ses poings ; être quelqu'un d'autre, un homme qui évolue dans la violence plutôt que d'en être le jouet. Et derrière ses paupières placides, il veut qu'une lueur douce, mais dangereuse, brille dans ses deux yeux.

Il connaît le quartier par cœur ; longtemps il en a battu le pavé, longtemps il a flotté sur les ailes de la nuit pour en découvrir le moindre recoin. Mais il est malgré tout des zones d'ombre que nul ne peut lever par lui-même : il a beau avoir gravé le moindre détail des façades hybrides dans sa mémoire, il ne sait pas ce qui se cache derrière. Ici, il sait qu'il y a beaucoup d'intellectuels ; des médiateurs, des médecins, des comptables se rassemblent un peu à l'écart de la plèbe, dans des appartements qui l'auraient fait rêver si seulement il avait aspiré à posséder quelque chose. Peut-être, un an plus tôt, Seung Joo se serait-il senti mal à l'aise, possédé par un sentiment de jalousie qui portait moins sur l'envie matérielle que sur l'aspiration à mener la même vie confortable. A présent, résigné, il en est aussi plus heureux : son existence, telle qu'elle s'est déroulée, a un sens. Il tient contre lui la valisette contenant les produits, dont il comprend à peine l'utilité - il lui semble qu'il s'agit de médicaments destinés aux personnes ayant des problèmes cardiaques, mais bon, visiblement on peut se droguer à tout et n'importe quoi. Lui qui est croupier, il sait que pour certains, la came ce sont les jeux d'argent. Il ne doute pas que sa diaspora est riche, avec cela ; la question est alors de savoir à quoi sert cet argent. Qu'achète-t-on si on ne peut se payer le bonheur ? C'est une question qui interpelle Seung Joo. Toutefois, il n'a pas vraiment d'en trouver la réponse ; cela lui paraît stupide.
Son œil droit lui fait mal. Rougi par une infection, il est envahi par une légère douleur, et lorsque Seung Joo regarde devant lui, les frontières entre les différentes choses lui paraissent bien floues.
Les lampadaires éclairent faiblement le pavé ; ils sont mal réglés, émettent une lumière jaunâtre qui parfois clignotent, donnant à la rue un air malade, fatigué, qui sied mal à l'importance des appartements. Un éclat de rire parcourt son torse, avant de mourir au creux de ses lèvres. Et le voilà avec son masque, avec ses tourments, en train de glisser sous cette lumière comme une créature de songes. Seung Joo ne cherche pas à effrayer le client, mais il ne veut pas mentir. Il saura se faire accepter comme il est, avec ses allures de monstre. Il veut y croire.
Puis il aperçoit enfin le client.

Il ne le reconnaît pas tout de suite, mais au bout de quelques secondes (et il s'étonne de cette facilité, surtout avec ses yeux malades), un nom et un visage s'imposent à lui. La première émotion que Seung Joo ressent est de la peur. Une peur primaire, primitive, dénuée de tout fondement ; et il se déteste à cause de cela. De quoi a-t-il peur, au juste ? certainement pas de Junji ; cet homme ne mérite pas son respect, quand bien même il a pu se montrer conciliant ; mais il a face à lui quelqu'un de dangereux pour lui. Un homme qui pourrait bien détruire toutes ses ambitions et balayer ses espoirs. Et pourtant, il tient désormais un secret en main. S'il achète des bêta-bloquants aux Aces en prenant tant de précaution, c'est qu'il désire cacher cet achat qui n'a probablement rien à voir avec ses activités. Mais Seung Joo ne désire pas avoir affaire à quoique ce soit avec lui, il ne veut pas porter ce poids. Heureusement que son masque coupe toute vision de ses lèvres tremblantes. Il s'approche en luttant pour retrouver son calme, et il y arrive. Quand il se poste devant Junji, il le toise d'un ton sérieux, ôte le masque d'un geste rapide, et s'incline obséquieusement devant lui, comme un acteur montant sur les planches salue son public.
« Votre livraison est arrivée, monsieur Ohno. »
Son ton mielleux contraste avec la dureté habituelle de sa voix. Relevant les yeux, il darde son regard écarlate sur Junji. L'œil qui ne voit pas, et l'œil qui s'abîme. Il n'arrive pas tout à fait à distinguer ses traits, mais il est à peu près persuadé d'être capable de saisir l'essence des émotions qui traversent le visage du Japonais.
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Clan Iwasaki
posté le Jeu 29 Juin 2017 - 0:00 (3)
La nuit et le froid enveloppent Junji dans une étreinte confortable. Bien appuyé dans le cadre de la porte, ses bras croisés autour de son torse, il laisse sa tête se relâcher et ferme les yeux quelques secondes - ne somnole pas. Il n'a pas sommeil, pas encore, mais il trouve une certaine paix à cet instant. Les bruits ambiants se confondent et se perdent pour devenir une onde sonore qui rythme ses pensées - lent, constant, comme le bruit les vagues s'échouant contre des rochers. L'air naturellement frais lui fait le plus grand bien - rien à voir avec la climatisation. Ce n'est peut-être pas l'oxygène le plus pur (il n'oublie la pollution ambiante propre aux grandes villes et aux quartiers sales), mais il en a l'habitude. Tout sa vie il l'a vécue en citadin. Les gratte-ciels, les néons et les rues étroites ne lui font pas peur - ils lui rappellent sa jeunesse, à quelque part. Peut-être que s'il ouvre les yeux maintenant, il ne se retrouvera plus dans cette ville infernale, mais plutôt sur son balcon, à LA. Son angoisse de vivre aurait disparue et il ne vivrait plus comme une marionnette au bout des doigts de la mafia locale. Il serait tellement bien, loin de tout ce qui pourrit son existence, loin de ses problèmes, de ses déceptions... Mais lorsque ses paupières s'ouvrent, il désenchante. Sa vie n'est pas celle dont il rêvait.  Ne le sera jamais. Il doit s'y faire.

Un frisson parcourt son échine. Le temps devient inconfortable. Il devrait rentrer avant d'attraper froid. Il pivote sur ses pieds, mais arrête immédiatement ;  un mouvement dans l'obscurité attire son regard. Incertain, il s'arrête, reprend sa position initiale. La forme se meut tranquillement. Avance-t-elle dans sa direction ? La chose est encore trop loin pour qu'il le sache. Plus curieux qu'inquiet,  il décide d'attendre et de guetter. Sous la lumière des lampadaires, il reconnait une silhouette humaine. À nouveau, il est pris d'un frisson ; mais il ne s'agit plus du froid. L'être lui rappelle vaguement quelque chose. Un sentiment de crainte se glisse en lui. Peut-être qu'il ne devrait pas rester là à le fixer...

Or, à un moment, il devient clair que l'homme (car il doit bien s'agir d'un homme) se dirige vers lui. Ce constat le rassure : si ça se trouve, il s'agit tout simplement de son livreur. Voilà, aucune raison de s'inquiéter ! Ce n'est pas le même type que d'habitude (il n'y a jamais eu de type « habituel »), mais est-ce réellement étonnant ? Dans cette diaspora de fou, n'importe quoi peut arriver - et si le clan d'Iwasaki lui assure une certaine sécurité, il n'est pas dupe et a conscience du danger qui le guette presque à chaque coin de rue. La cause de décès non-naturelle la plus populaire n'est plus les accidents de voiture, disons...

L'homme s'approche encore un peu. Junji distingue maintenant son visage... ou plutôt l'horrible masque qui couvre sa bouche. Un nouveau vent d'angoisse l'entoure. Évidemment, personne n'a l'air très régulier dans cette ville, mais à ce point... Qui diable voudrait se faire passer pour une sorte de monstre ?

Ce n'est que trop tard qu'il réalise qu'il fait face à un réel monstre.

Il reconnait cet œil borgne - reconnait ce visage, maintenant que le masque est arraché. Et ce n'est plus l'angoisse qui l'habite, mais bien la peur.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » Il ne l'a pas écouté, n'a pas encore remarqué la petite valise qu'il porte dans ses mains. Réellement, il ne comprend pas pourquoi cet être est venu à sa rencontre. Qu'est-ce qu'il peut bien lui vouloir ? Oh non. Il serait venu pour se venger ? À cette pensée, le chirurgien ressert ses bras contre lui, inconsciemment. Certes, la manière dont il s'est comporté lors de leur première rencontre pourrait facilement alimenter ce  désir - lui-même, à bien y penser, n'aurait certainement pas digéré les mots qu'il a lancé (mais sur le moment, il lui semblait que c'était totalement justifié - quelle erreur). Alors il ne peut s'agir que de cela - le Coréen n'est là que pour lui défoncer le crâne, c'est la seule explication possible... jusqu'à ce que ses yeux se posent (enfin!) sur la valise qu'il porte.

Tout fait beaucoup plus de sens soudainement.
Mais ça ne le rassure pas - au contraire.

Qu'est-ce qui serait mieux, entre se faire égorger ou de voir son secret tomber entre les mauvaises mains ? Comment est-ce que cela a pu arriver ? La vie a réellement une dent contre lui. Il voit déjà sa vie se changer en enfer : non seulement il est à la merci de sa diaspora, mais aussi de cet individu. Car nul doute qu'il possède maintenant la meilleure arme pour se venger ! Son existence est complètement foutue. La seule option qui lui reste, pour espérer le meilleur (le moindre des maux), c'est de parvenir à s'excuser, à montrer qu'il regrette - et encore, c'est en supposant que cela soit assez pour qu'il soit pardonné (on ne sait jamais avec des types comme Seung).

... À la condition bien sûr qu'il ait compris ce qui se trouve dans la mallette. Est-ce le genre d'information qu'on communique aux livreurs ? Junji se le demande. Si ça se trouve, son cas est encore bon. Ça le rassure, à moitié. Discrètement, il soupire, délie enfin ses bras - simule la détente après sa première réaction défensive.

« Pardon. J'ai été surpris » (des excuses) « Combien je te dois ? »

Oui, peut-être que la situation n'est pas aussi mal qu'il ne le pense. Peut-être qu'il a encore une chance de s'en sortir. Peut-être que cette rencontre va prendre fin ici et maintenant. Il aura ses bêtabloquants et le Coréen s'en ira, sans plus aucun plus aucun souvenir de lui. Oui, terminer cela le plus rapidement possible, c'est tout ce qu'il souhaite - c'est la seule façon de s'éloigner assez du danger.

Et pourtant, à mieux le regarder, il n'a pas l'impression de faire face au même monstre meurtrier et sadique qu'il a rencontrer. Non, plutôt, il voit plutôt l'image d'un pauvre gamin rebelle qui cherche à repousser le monde par la laideur de son masquer pour mieux se protéger. Et il lui fait pitié, avec son œil infecté.

Spoiler:
Ok bon je comprends pas trop ce qui est arrivé je savais que ça allait être une réponse relativement longue après l'Avoir planifiée mais je ne pensais pas que ce serait si long ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas fait 800+ mots en RP alors 1k je gflkjgfdlkgjfdl
Sinon, j'avais pensé intégrer le moment où Junji lui propose de regarder son oeil, mais euh c'est assez long comme réponse déjà, non ? /OUT/ Mais si ça te bloque, je peux ajouter encore un petit paragraphe, sinon ça va attendre à mon prochain post donc voilààààà Agonise

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Aces
posté le Lun 17 Juil 2017 - 18:16 (4)
Seung Joo peut se glisser dans un rôle qui n'est pas le sien de coutume. Il peut jouer bon nombre d'émotions, afficher des couleurs qui lui sont étrangères, incliner son âme sous le poids de la douleur comme celui de la tendresse. Mais il est une chose qui jamais ne changera : cet œil rouge, sombre, implacable souvenir de ses incidents passés, qui darde sur le monde un regard figé et froid, inquiétant et prophétique. Alors le Coréen pourra bien habiller son visage de toutes les émotions du monde, l'œil jamais ne changera. Ne commence-t-il pas à s'emparer de l'autre, d'ailleurs, en le contaminant de sa rougeur, teintant d'écarlate le blanc de son regard ? Dans la nuit tombante, malgré le sourire de sa voix et de sa bouche, Seung Joo s'apparente à un monstre. Et il n'est rien qu'il ne puisse faire (s'en convainc-t-il). L'inéluctable ne saurait rien changer.
Pourtant, l'air est empli de cette étrange saveur de renouveau - saveur peu familière, que l'on peine à apprécier au premier abord, et qui se traduit par cette lourde tension qui pèse sur la ville, un peu comme l'air s'épaissit à l'approche de l'orage.
Cela ne suffit pas, car jamais une impression ne suffit pas ; mais c'est déjà un début.
L'espoir rehausse les épaules voûtées de Seung Joo, lui donne la force de former ce sourire avec sincérité.
(Junji le verra-t-il ?
Probablement pas ; il a toujours eu le cœur aveugle.)
Il parvient à résister à son élan premier, qui le pousse à répliquer d'un ton acerbe, lorsque le chirurgien lui demande ce qu'il vient faire ici ; il vient de s'exprimer, et il sert cette même innocence feinte, conservant son calme et le silence. Il faut du temps à Junji pour comprendre, pour qu'il puisse assimiler les évolutions de leurs rapports ; le Coréen le lui laisse, malgré l'impatience que lui inspire ses réactions ridicules.
Junji tend le bras pour recevoir la mallette, et Seung Joo ne la lui offre pas. Ses bras demeurent inutilement plaqués le long de son corps, et il a grand peine à ne pas se frotter les yeux ; au pire, décide-t-il avec amusement, il pourra prétendre ne rien voir, et n'avoir pu répondre au mouvement du Japonais comme il aurait dû le faire. (Il ne peut cependant prétendre que cela ne le divertit pas. Son rire, il le réprime au fond de sa poitrine, comme un simple tremblement de l'air qui agite ses poumons.)
« La même somme que d'habitude. » : répond-t-il d'un ton si neutre que Junji ne peut s'y tromper : il s'agit là d'un test.
On lui a dit, Seung Joo, de ne pas offrir sa confiance à n'importe qui - en particulier à quelqu'un à qui ses instincts hurlent de ne pas se fier. Qui a dit cela ? est-ce feu son père, ou Van Minh, ou un autre supérieur qu'il a oublié depuis longtemps ? Peu importe : la leçon est gravée dans son cœur.
Ils savent tous les deux combien le chirurgien doit, de toute façon.
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