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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Thé froid — [Jade]

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Personnage : Taejoon n'avait rien demandé et pourtant on lui a tout volé. Tout droit venu de Corée du Sud, juriste fraichement diplômé, il se retrouve perdu dans une ville qui le dépasse. En deuil de tout ce qu'il a perdu, des amis qu'il a laissé derrière lui son visage est distant et ses moues boudeuses. Aussi a-t-il décidé de se concentrer sur le travail, de s'enrichir et de ne plus penser à rien : surtout pas à lui, surtout pas à eux. Surtout pas à tout ce qui existait avant et tout ce qui pourrait exister maintenant.
Avatar : Jonghyun — Shinee (fanatars faheej)
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posté le Mer 12 Juil 2017 - 23:40 (1)
« Le jour touchait à sa fin et Taejoon quiet ne bougeait pas. Il attendait, posé là, non loin de l’entrée du musée : cela faisait déjà plusieurs minutes que les clients étaient sortis et pensif il se demandait quand les membres du personnel s’en iraient à leur tour. Était-elle seulement là ? Il avait déposé deux jours auparavant un petit mot à son attention qu’il aurait bien aimé voir atterrir sur son bureau. Rien de formel ni de trop pompeux : juste un papier sombre et carré sur lequel était griffonné en anglais une invitation à boire un verre au café du coin. Il avait choisi de faire dans l’humour en ajoutant un délicat si vous ne venez pas, je mourrai suivant la date et l’heure.

N’avait même pas signé, certain qu’elle le reconnaitrait.
Quoique. Peut-être avait-elle d’autres hommes dans sa vie ! Peut-être oui dinait-elle souvent en compagnie d’un artiste, d’un peintre, pourquoi pas. Il l’imaginait sans peine captiver certains photographes incompris, elle et sa distance, elle et sa froideur qui pourtant avait quelque chose de… Vibrant. Oui Jade ne parlait pas beaucoup et pourtant lorsqu’elle passait il la voyait, la repérait. Elle émettait des ondes silencieuses et si grise lui donnait envie de la secouer d’un coup, de la pousser. Il voulait pour la énième fois la balancer par delà une falaise, la voir chuter dans l’eau glacée : était certain qu’elle ne crierait pas, se laisserait faire, le visage fermé.

Il l’agaçait, pourtant, le savait. Et quelle satisfaction de toujours la froisser ! Quelle satisfaction oui de polluer son air, de pourrir ses journées. Il aimait être ce moustique tournant autour d’elle, aimait être cet individu qu’elle ne pourrait, bientôt, plus se sortir de la tête. Il était certain qu’avec lui à ses côtés elle n’aurait le temps de penser à il ne savait quelles absurdités : lui-même en était une déjà assez grande, importante.

Et c’était peut-être pour ça qu’il l’attendait devant son lieu de travail, quasi certain qu’en ne se montrant pas ici elle lui fausserait compagnie. Il ne voulait pas, pourtant, se retrouver à attendre des heures assis sur une chaise en acier ! Il ne voulait pas non être seul face à tous ces gens réunis, riant ! Il voulait sa Jade il voulait son inconnue il voulait l’embêter la perturber et puis d’un coup se lasser.

Il savait qu’il ne l’aimerait jamais passionnément, sentait qu’ils ne deviendraient jamais amis : alors n’était-ce pas là la seule solution ? D’un coup ne plus être intéressé, d’un coup l’abandonner. Elle n’en soupirerait que d’aise, pourrait ainsi reprendre en toute tranquillité ses activités. Mais lui, qu’adviendrait-il de lui ? Il n’existait qu’une femme comme elle ! N’existait qu’une femme-statue, qu’une femme vivant tout en lui semblant morte ! Jade vivait sans vire, là était son ressenti. Elle était cette feuille morte qui accrochée à son arbre fatigué n’était pas encore tombée. L’automne pourtant était déjà bien entamé et du jaune elle était passée au brun mais… Elle tenait bon.

Et n’était-ce pas surprenant ? Il aurait aimé lui demander pourquoi encore elle était là, elle qui en était là donnait l’impression de ne pas l’être. Et c’était bien car son corps persistait, restait dans le décors qu’elle lui apparaissait si frappante, si saisissante ! Jade était Jade et son prénom lui allait si bien qu’il aurait pu le lui répéter cent fois.

Regardant sa montre, faisant un rapide calcul vu qu’elle n’était toujours pas à l’heure (il ne pouvait s’y résoudre), il avait lâché un soupir. Non, il n’était pas fatigué, non, il n’était pas mécontent. Il soupirait car il avait envie de le faire, car il en avait l’habitude et qu’il sentait au fond que d’un coup d’un seul elle allait apparaitre. Et lorsqu’elle le ferait, et, ah !, ne le faisait-elle pas ? Il lui criait et lui avait donc crié : « Jade ! Ne me demandez pas pourquoi je suis ici, car vous le savez : si je n’étais pas venu vous m’auriez posé un lapin. » Et qu’il était bavard qu’il était taquin qu’il était lui ! Il était insupportable et il adorait l’être, terrible : « Ne me remerciez pas, je sais à quel point sous mes airs de Taejoon se cache un gentleman ! Laissez-moi donc vous accompagner ! » Il était dramatique, ne lui avait même pas souhaité bonjour, bonsoir : qu’importe ! Un sourire chafouin sur les lèvres il s’était approché d’elle, de cette silhouette encore lointaine que, pourtant, il reconnaissait sans peine.

Il était envahissant et en l’étant s’oubliait lui-même.
Pour un instant.

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Avatar : Original - Hoooook
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posté le Mar 18 Juil 2017 - 0:00 (2)

Un sourire n’existait pas ; il n’y avait de place que pour la concentration. La bouche entrouverte mimait quelques mots inaudibles qui se confondaient en murmures étranges, incongrus, un peu sans tête. Ses yeux auraient donné l’impression de chercher quelque chose hors de leur portée, quoique rien vraiment n’aurait pu leur échapper. Un coupe papier ouvrait d’un geste mesuré les lettres abandonnées sur son bureau, lecture qu’un doux bruit venait interrompre par instant ; la pointe de sa ballerine noire qui venait frôler son pantalon de soie.

« Qu’est-ce que c’est ? » mais en relevant la tête, son souffle s’était brusquement tu. Touchée par le vide, l’obscurité qui plongeait la pièce meublée de toiles en tout genre, couvertes de draps, laissées au sol, qu’un fin faisceau de lumière éclairé à peine. Elle serra le petit billet qui l’avait surpris, non pas qu’il fut particulier : à dire vrai il n’avait rien d’étrange, ce n’était qu’un petit mot sombre, plié, qui avait l’air d’un peu tout sauf d’officiel. Cela la démangea. En regardant autour, la pièce lui semblait être devenue plus grande, trop peut-être pour un tête à tête avec un mot. Quelqu’un se serait précipité d’ouvrir ce petit message mystérieux qui ne pouvait être adressé qu’à elle personnellement, pas à la conservatrice mais à la Jade qu’elle était. Il fallait que ce soit un connu. Aucune de ses connaissances pourtant n’avait recours à une telle méthode. A cause de cela, ses mains tremblaient en serrant le petit bout de papier qu’elle fixait avec une intensité déplacée. Lentement, elle posa l’objet bien lisse sur sa table sans l’ouvrir de suite. Elle approcha son nez.

Une odeur de bêtise.

Puis, précipitamment, sans crier gare, elle déplia.
Elle n’eut besoin de lire qu’une seule fois, et durant sa lecture, pas à un seul moment elle n’aurait donné l’impression d’être dérangée. Ci fait, sa figure était d’une lisseur sans faille. Ce fut tout. Jade replia soigneusement le mot après l’avoir parcouru en long et en large et le rangea précautionneusement à l’intérieur d’un tiroir qu’elle ferma à double tour. A partir de cet instant, il ne fut plus question de rien.

Une odeur terrible de bêtise, oui.

Et la journée avait défilé jusqu’à ce que le fin vaisseau de lumière s’amincisse encore jusqu’à disparaître tout à fait. Il fut alors temps de se lever, de ranger ses affaires, chaque classeur se refermant, chaque cahier retrouvant sa place sur une étagère, un bord de table, un tiroir. Tout ce qui venait de l’extérieur se retrouva bientôt noyé sous une avalanche d’ordre ; la routine écrasait tout d’une implacable paperasse, de quoi étouffer la moindre fantaisie.
Attrapant son indémodable trench, mademoiselle Gregory quitta son bureau comme quasiment chaque soir, bien après les derniers clients, bien après les derniers employés, bien après l’heure de fermeture, bien après l’horaire prévu initialement dans son emploi du temps. Jade traînait toujours le soir là où d’autres étaient pressés de rentrer chez eux. Le gardien de nuit verrouillait à peine les grandes portes, et elle descendait à peine les marches du musée lorsqu’une voix maintenant bien connue attira son attention.

Il ne s’agissait plus seulement d’une odeur.

Elle s’arrêta naturellement, parfaitement au fait que même en ayant feint ne pas l’avoir aperçu, il n’aurait pas manqué de la rattraper. Au mieux, elle le laissa remonter à sa hauteur d’une démarche pas assez lente pour lui faire croire qu’elle l’attendait ni assez rapide pour le laisser penser qu’elle tentait de le fuir.

« Monsieur Han. J’aurai dû me douter que vous ne seriez pas mort à l’heure qu’il est. »

Etait-ce une note acide de regret ? Le sarcasme de Jade était une morsure douce et presque confortable. « Vous avez raison. Alors vous avez donc décidé de m’empêcher de vous poser ce lapin, n’est-ce pas ? Vous êtes assez déplacé dans votre genre. Et puis sous vos airs de Taejoon ? Qu’est-ce que cette manie ? Vous vous prenez pour un adjectif ? C’est prétentieux. » Elle ajouta, une lueur perçante dans le regard. « Surtout quand vous êtes le seul à en connaître la définition. » Et elle ne s’était pas embêtée à lui dire qu’il ne pouvait pas l’accompagner, comme il le faisait déjà, comme elle commençait à comprendre qu’il était particulièrement tenace.

Il s’en sortit d’ailleurs si bien qu’il lui tira un rare et bref gloussement, tantôt moqueur tantôt nerveux.

« Vous n’avez rien d’un gentleman : vous êtes un envahisseur, et comme tous les envahisseurs, vous envahissez. Et je vous soupçonne même d’être un petit dictateur ! » Après tout, il faisait un peu trop tout ce qu’il avait envie de faire, et surtout avec elle. Un léger soupir enfin avait percé ses lèvres, et son visage s’était doucement tourné vers le sien, ce petit air compatissant sur ses traits longilignes. « Enfin, pensez-vous que je sois le genre de femme qui va prendre un verre après une journée de travail ? Alors que je suis de celle qui le soir tombé se couche dans son canapé, une bouillote à ses pieds, un thé bien chaud entre les mains… Etes-vous donc si seul pour inviter une telle femme ? »


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