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Chronos Republic

Pallatine, la ville qui existe en dehors de notre monde, se dérègle. Depuis quelques temps, la métropole aux diasporas est en proie à d'étranges phénomènes. Le temps est perturbé, comme si quelque chose n'allait pas. N'avez-vous pas eu l'impression que le temps se figeait, ou au contraire passait un peu trop vite ? (en savoir plus)

Nouveautés
04.04 Nouveau système de compétition + nouvelle intrigue. (plus d'infos ici)
28.02 Installation de la version 3. (plus d'infos ici)
16.11 Installation de la version 2.5.
Période de jeu : janvier à mars 2016. Des perturbations temporelles ont commencé à faire leur apparition. Serait-ce dû aux disparitions qui ont eu lieu l'année dernière ? Quelle est la raison de de ces nouveaux problèmes ? Vous ne le savez pas, mais votre vie à Pallatine est peut-être menacée.

Can u feel my heart beat ? // SUNGMIN.

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Personnage : • Fille unique
• Homme de main d'Al Capone
• Spécialisé dans l'économie souterraine
• Se bat à l'épée ou au corps à corps
• N'a jamais montré ses yeux à quelqu'un
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Avatar : Yorha 2b - Nier
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Homme de main
posté le Mer 12 Juil 2017 - 23:59 (1)





► la peur n'évite pas le danger
Can u feel my heart beat ?
sungmin & moïra
Les lumières des lampadaires illuminait par intermittence les cheveux argentés de Moïra. Une légère queue de cheval située sur le haut de son crâne, sa frange lui tombant sur les yeux, elle se rendait d’un pas nonchalant dans le domaine de Sharsfort, et plus précisément du côté de Kolt. L’arrondissement des bars en règle général. Bien que Moïra ne porte pas l’alcool dans son coeur, elle aimait tout de même s’y rendre pour profiter de la joie de vivre de ses occupants, de la vie différente des autres quartiers qui en émanait. C’était un peu un exutoire de toutes ses responsabilités au sein du gang. Moïra a toujours aimé son travail en tant qu’homme de main du grand manitou, cependant ce poste à responsabilités lui a valu plus d’une fois de devoir se montrer plus qu’autoritaire, parfois même d'ôter la vie aux plus récalcitrant.  Alors elle venait trouver en ces lieux un peu de gaieté, d’air frais pour se vider la tête de toutes les horreurs qu’elle peut voir et infliger à longueur de journée.

Les claquements de ses talons contre le bitume humide résonnaient dans une des ruelles polluées de Kolt. Elles se ressemblaient toutes à quelques clodos près, cachés en deux bloc de poubelles. Certains d’entres eux deviendront peut-être plus tard prostitués(es) pour les gros bonnets de la ville, d’autres mourront sans que personne ne se rappelle de leur prénom. La tristesse de ces personnes était palpable dans l’air, donnant à ces ruelles une atmosphère pesante, presque étouffante. Cela avait le don de plomber le moral de Moïra, celle qui avant était comme eux. À quémander de l’argent dans les rues, puis se mettre à nue pour récolter assez d’argent pour manger à sa faim.  Chacun est maître de son destin, il faut simplement que tous en ait parfaitement conscience, et ait le déclic de lever les gros culs pleins d'escarres de cet endroit lugubre. Moïra passa sa jambe en dehors de la ruelle et inspira profondément pendant d’interminables secondes, comme si la demoiselle cherchait à se préparer ou à se ressourcer avant d’entrer dans la gueule du loup. Celle qui aiguise sa curiosité mais surtout sa haine envers l’alcool et ses grands consommateurs.  C’était plus fort qu’elle de leur en vouloir, à eux, à tous ces gens qui boivent sans savoir pourquoi. Parce que c’est un effet de mode. Parce que ça fait toujours plus festif. Ces gens là n’ont strictement aucune idée de ce qu’ils font, ils ne font que suivre une idéologie créé par les pochtrons du coin qui trouve amusant de boire jusqu’à perdre la mémoire.

L’homme de main d’Al Capone passa la porte du salon, et esquissa un léger sourire en coin voyant sa table favorite, celle la plus éloigné du bâtiment, presque recluse dans un coin sombre et discret du refuge à alcoolique.
S’il te plaît, la même chose que d’habitude. Moïra offrit généreusement un doux sourire au serveur, avant de caler son dos contre le canapé, croisant élégamment ses longues jambes sous la table. Elle glissa lentement ses doigts dans la poche de la veste qu’elle avait déposé sur le canapé à côté d’elle, venant chercher une cigarette pour se délecter de sa drogue à elle. Moïra connaissait presque par cœur les gens venant dans ce bar. La plupart étant des habitués, ceux qui viennent après le travail pour oublier leurs vies misérables, ceux qui profitent avec des amis en essayant de trouver une cible à ramener dans leur lit ce soir, et pour finir ceux qui finiront par oublier ce qu’ils font entre ceux murs. Et de temps en temps il y a des nouvelles têtes qui se ramènes une par une par le bouche à oreille. Ils sont souvent jeunes, euphorique d’entrer dans un bar pour la première fois sans autorisation parentale. Mais on peut bien leur excuser cela, à ces jeunes brigands. Et d’autres font plus matures, plus posés. Comme s’ils étaient habitués à ce milieu presque dépravé mais aussi gai. Puis il y a ceux dont le visage ne peut être oublié ou effacé, dont le corps vous ramène à une triste partie de votre vie que votre cerveau a mis en quarantaine. Ce genre de personne qui vous rappelle d’où vous venez, et à quel point le chemin parcouru jusqu’ici a été compliqué et semé d'embûches.
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne



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(trop de love, tmtc Cœur )
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Personnage : Héritier d'une fortune construite par ses parents dans le monde du spectacle. Sungmin vit dans un monde d'apparences.
C'est le gosse de riche typique qui ne se rend pas compte des injustices autour de lui. C'est l'élitisme pur. Une certaine cruauté dans son regard du monde extérieur à sa sphère ultra-privilégiée.
C'est encore un jeune qui n'est pas prêt à assumer toutes les responsabilités qui lui tombent dessus, mais déterminé à faire de son mieux. Le désir de faire son propre nom.
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posté le Mer 19 Juil 2017 - 19:51 (2)
C'est une soirée sombre, autant dans le ciel que dans sa tête. C'est une de ces rares soirées où plus rien ne lui fait envie. Son appartement l'écœure,  le travail lui donne la nausée. Il a envie de cracher sur tout ce qui compose son petit monde hétéroclite, renier les responsabilités qui l'incombent et en même temps punir son manque flagrant de sérieux. Il voudrait se plaindre, pester, pourtant il demeure silencieux comme une tombe - ne parle pas de ce qui pèse sur son cœur, ne le fait jamais. Rien ne sort de sa gorge, ni bile ni cri. Il continue à sourire pour qu'on lui laisse la paix (et s'il aurait envie qu'on l'arrête et qu'on lui demande ce qui ne va pas, il refuse de montrer cette vulnérabilité cependant tangible dès qu'on s'attarde un peu à son cas) et il fait son chemin vers son refuge temporaire. Ce soir, il remontra son moral par lui-même avec la seule solution qu'il connait : l'anonymat au milieu d'un bar miteux, la chaleur de la boisson de sa bouche et le confort de la première épaule contre laquelle il va s'affaisser.

Alors le voilà, Sungmin, assis au bar, un orage au-dessus de sa tête, le sourire enfin effacé de ses lèvres. Si ce n'était pas de sa peau et cheveux trop lisses, trop propres pour appartenir aux  malaimés de la fortune, il se fonderait parfaitement dans le décor. Vêtements sombres, la capuche de son sweat rabattue sur sa tête, les épaules voutées. De dos, il a l'air de n'importe quel pauvre type venu boire pour oublier ses soucis d'argent, d'amour, etc. Et le portrait serait sans doute parfait si seulement il daignait boire ! Car étrangement, son verre de bière est sagement posé devant lui, intact. Fixant le vide, il trace le contour de son doigt. Parfois il soupire. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il est là pour s'amuser pourtant ! À l'heure qu'il est, il devrait déjà avoir vidé son premier verre, devrait s'être levé pour partir à la rencontre de n'importe quel inconnu qui semble être en mesure de le supporter.

Mais c'est pas le cas. Et ça le rend d'autant plus de mauvaise humeur.

Ce soir, même son dernier ami le trahit. Où va donc sa vie ? Que va-t-il faire s'il s'est lassé de son dernier plaisir coupable ? Peut-être que ce n'est pas aussi grave qu'il ne le croit - peut-être qu'il lui suffira de prendre une première gorgée et… Et non, définitivement non. Y'a quelque chose qui le répugne, une odeur, une lourdeur. Il ne sait pas si ça vient de lui ou de l'établissement probablement insalubre. Il devrait bouger, trouver un autre bar (c'est pas ça qui manque à Kolt, soyons honnêtes) et il réessayera - trouvera finalement, de préférence, son bonheur artificiel sans plus d'efforts. Punaise, mais pourquoi il est si malheureux au juste ? Y'a aucune raison particulière, rien de marquant. Juste… une envie de fuir, à nouveau. Peut-être que au fond, tout ce dont il a besoin, c'est un peu de distraction…

Au moment où l'idée lui traverse l'esprit, il aperçoit du coin de l'œil une silhouette familière. Il cligne deux ou trois fois des yeux. Non, ça ne peut pas être possible, il a du halluciner… mais il est aussi sobre qu'un moine en ce moment. Il n'y a pas d'erreur possible. Il s'agit d'elle et seulement elle. Mais encore dubitatif, il tourne la tête dans sa direction. Et merde, elle l'a vu elle aussi ; son regard a presque croisé le sien. Pendant quelques secondes, il garde la tête basse, les yeux fixés sur son verre. Moira l'a reconnu, c'est certain. Il ne peut plus fuir. Lui qui voulait passer une soirée sans croiser de visages connus, c'est raté…

Mais elle, c'est différent. C'est pas comme si elle serait réellement surprise de le trouver là. Elle le connait, après tout - elle le connait trop, surtout. Avec elle, il n'y a pas à faire semblant, ou en tout cas pas de la même manière. Et cette pensée le détend. Peut-être l'a-t-il trouvé, sa distraction.

Sur un coup de tête, il prend son verre et se lève pour la rejoindre sur le divan. Lui offre au passage un sourire qu'il a pratiqué tout le long de la journée. S'affale sans gêne près d'elle - avec le passé qu'ils partagent, il ne croit pas que la proximité soit un problème entre eux (ne se doute pas de la manière dont la vie de la femme a changé).

« Je ne croyais plus jamais te revoir » dit-il légèrement, comme à un vieil ami disparu. « Ça a presque brisé mon cœur tu sais. » Et il badine, se laisse aller à la plaisanterie. Oui, c'est peut-être le seul moyen pour lui d'oublier le présent qui le dérange en renouant avec le passé.

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(Fanart par faheej)

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