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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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La fête du Terroir : animation commune

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PNJ

PNJ destiné à nos merveilleux volontaires. N'envoyez de MP que dans le cadre de la Gazette, s'il vous plaît.
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le Mar 1 Aoû 2017 - 0:13

La fête du Terroir

Doux et clément était ce premier jour du printemps ; appliqué et convivial aussi, à l’image de l’ambiance qui flottait autour du parc d’Ivale depuis plusieurs heures. Les silhouettes rassemblées depuis la veille jusqu’au petit matin s’affairaient encore, achevant les derniers préparatifs pour l’ouverture des festivités censées célébrer la nouvelle saison. Tous les organisateurs et exposants, Altermondialistes en tête, avaient mis un point d’honneur à transformer cette fête du Terroir en un événement exceptionnel, et pour cause : le parc d’Ivale venait officiellement de réouvrir après les longs travaux de réhabilitation. Cette édition 2016 se voulait donc doublement symbolique, car le renouveau annoncé par la saison se couplait aujourd’hui à celui, plus politique, de la réappropriation par les Verts du lieu des affrontements de l’année passée.

La fête du Terroir ouvrait au public dès 8h et ne s’achevait qu’avec le feu d’artifice de 22h.
Durant ces douze heures de réjouissances, toutes les diasporas étaient bienvenues, que ce fût pour tenir les stands, animer les différentes activités ou jouer les simples visiteurs.
On y trouverait tout ce qui compose les festivals traditionnels, nuances altermondialistes en sus : des cabanes pour les producteurs locaux avec dégustations à la clef, diverses expositions par des artisans, une grande buvette, des tables pour les associations. Au centre du parc était montée une large scène sur laquelle se relaieraient tout au long de la journée spectacles des enfants, orchestres et artistes-performeurs. Plus loin, un grand chapiteau tout de blanc couvert accueillerait les différents concours proposés à tout un chacun - dessin, écriture, danse, chant, costume, mais aussi concours du plus gros poisson ou défis sportifs interdiasporas, les catégories ne manqueraient pas. Le long des allées ombragées, quelques tentes occupées par des forains habitués du rendez-vous accueilleraient des séances d’initiation aux sports, aux danses, aux jeux ; pêche aux canards, spiritisme et karaoké seraient eux aussi de la partie.
Et la liste n’est pas terminée…

La banderole indiquant le nom de l’événement flottait dans la brise matinale. Peu avant huit heures, on entendit une forte clameur en provenance d’Ivale : les festivaliers étaient fin prêts à saluer leurs premiers visiteurs et à faire de cette fête du Terroir un événement mémorable.


Fonctionnement :
• Vous n’avez pas à vous inscrire en avance à ce rp commun. Toute personne désireuse de participer à l’événement peut poster dans le sujet sans autorisation préalable. Toutefois, votre personnage n’est pas dans l’obligation d’être présent depuis l’ouverture de la fête. Il vous est donc possible de le faire intervenir bien plus tard. Dans le même ordre d’idée, vous pouvez faire en sorte que votre personnage quitte le festival bien avant la fin.
• Nous n’imposons pas de minimum ou de maximum de lignes. Nous vous recommandons cependant de ne pas faire trop long pour ne pas perdre vos camarades.
• Un PNJ viendra de temps à autre indiquer l’avancée du programme ou agiter le festival. Ses interventions peuvent néanmoins ne pas être prises en compte si elles ne concernent pas directement vos personnages. La prochaine aura lieu le 20 août.

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Technicien
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Hafiz est un iranien d’origine qui fut sauvé in extremis par son transfert à Pallatine lors de la révolution qui eut lieu en Iran et qui chassa le Shah ainsi que les étrangers. Son talent est tout simplement d’être capable de cuisiner un peu n’importe quoi et de lui donner bon goût, sans pour autant tomber dans le repas chic. Il a rejoint la diaspora des Altermondialistes en grande partie par conviction mais ne s’implique pas spécialement dedans pour le moment. Mais, depuis les évènements qui ont ébranlé Pallatine et l'attaque contre le restaurant où il travaillait, lui ont montré qu'il ne pouvait pas rester tel qu'il était. Il a décidé de reprendre sa vie en main. De se battre pour ce qu'il veut. De ne plus être une personne passive. Et pour cela il va s'endurcir. Oh il ne va pas devenir un lion mais il ne laissera personne lui marcher sur les pieds à l'avenir. Et cela commence maintenant, avec un rapprochement avec sa diaspora.
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Avatar : Kotetsu Kaburagi

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Un coup d’œil vers sa montre. Huit heures pile. Un sourire sur les lèvres malgré la foule qui l’écrase, Hafiz est content d’être là. Plus que tout, il est content de voir autant de monde présent pour un événement aussi important que celui-là. Lui qui avait tellement espéré que les habitants de Pallatine se retrouvent autour d’une fête conviviale, vivait pleinement ce moment. Mais pour une fois, il ne ferait pas partie des travailleurs. Aujourd’hui était une journée de repos pour lui et il comptait bien en profiter un maximum. Il avait déjà prévu un petit programme de la journée, histoire d’être sûr de ne rien manquer des activités proposées. Son intérêt s’était bien vite porter sur la mention des stands de dégustation. Ce serait l’occasion de rencontrer des producteurs et peut-être de découvrir de nouvelles saveurs.

C’est avec la tête emplie d’espoir que l’iranien assista à l’ouverture officielle de la fête. Il ne réussit pas à éviter le mouvement de foule qui s’ensuivit alors il laissa son corps se faire porter vers l’avant. Une ou deux fois quelqu’un le bouscula ou failli lui marcher dessus mais il ne s’en offusqua pas. Cette journée était placée sous le signe de la paix. Rien ne pourrait entachait cette journée. Tout du moins l’espérait-il.

Dans un premier temps, Hafiz prit le temps de parcourir de long en large les allées de la fête afin de repérer les emplacements des stands qui l’intéressaient. Il en profita d’ailleurs pour saluer plusieurs de ses connaissances qu’il aperçut dont son patron. Mais les discussions ne furent que très éphémères en raison du plaisir de tous à vouloir profiter du festival. Alors le cuisinier continua lui aussi son petit bonhomme de chemin. Son regard fut cependant attiré par une sorte de grand mât au-dessus duquel avait été placée une roue d’où pendait des objets. Curieux, Hafiz s’approcha de l’endroit et interrogea la personne qui semblait responsable de l’attraction.

« Ca monsieur, c’est ce que l’on appelle un mât de cocagne. Le but est de monter le long de ce mât et de récupérer l’un des lots qui se trouve en haut. Mais attention, il n’est pas aisé de monter jusqu’en haut.
-Oui, cela à l’air vraiment compliqué, déclara Hafiz en observant l’attraction.
-Vous voudriez peut-être tenter votre chance ?
-Euh pas pour l’instant mais merci.
-J’espère vous voir monter alors, termina le forain avec un sourire. »

Tandis qu’il s’éloignait un peu, Hafiz put voir qu’une femme entamait déjà l’ascension. Il l’observa, l’encourageant intérieurement. La femme semblait très agile. Elle grimpa habilement le long du mât, le pied sûr, comme un insecte. L’iranien fut très impressionné par une telle prouesse. La femme finit par arrivée en haut et montra fièrement le lot qu’elle avait attrapé. Le cuisinier applaudit comme beaucoup d’autres personnes. Peut-être essayerait-il plus tard.


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Jeune altermondialiste

Tu grognes - tout le temps -
Tu frappes souvent -
Tu mords aussi.
Tu ris parfois - et personne ne t'a vu pleurer ;
Mais ça ne veut rien dire.
C'est ce qu'on appelle - grandir.
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Tu t'es levé à une heure peu précoce – c'est dimanche, faut pas déconner non plus –, d'un pied presque gauche, mais pas tout à fait droit pour autant, la face auparavant enfouie dans les coussins d'un canapé aux vagues relents de feutrine centenaire, de prime abord incapable de relier convenablement tes nerfs à l'ensemble de ton organisme ensommeillé. Afin de raccorder en un temps record les terminaisons nerveuses aux connexions musculaires, achevant de ce fait un réveil aux notes douloureuses, tu t'étais laissé tomber au sol, par maladresse plus que par intention, et le gémissement que tu avais relâché à l'instant même de ta chute s'apparentait à celui d'un ourson au sortir de son hibernation. Pour ta défense, c'est bel et bien le printemps. Impossible d'y échapper : tous les gens n'ont que ce mot à la bouche depuis le début du mois.
Shawn poireaute adossé à l'un des piliers auquel est accroché la banderole inauguratrice ; il consulte son cellulaire en t'attendant, tiré du lit à l'aube par une mère responsable de la buvette, et agite le bras pour te saluer au moment où tu le rejoins. Claquement de paumes, impact des jointures – la fatigue peinte en bleu sous ses yeux n'occulte pas la joie de son sourire. La fête du Terroir est le type d'événement qu'il guette chaque année avec une euphorie d'enfant, un enthousiasme presque saoulant pour qui ne partage pas le même engouement – toi, par exemple –, mais tu sais qu'en sa compagnie tu finis toujours par apprécier ces odieuses festivités. Il ne serait pas ton ami, sinon.
« T'as combien sur toi ?
Trente dollars qu'j'ai changés à l'entrée. Et toi ? »
Tu acquiesces, masquant ton étonnement ; la somme est conséquente, bien supérieure à celle de l'année dernière, or tu devines sans mal la raison d'une pareille augmentation. D'ailleurs, Shawn ne lâche aucun commentaire sur sa rémunération, ce qui confirme ta thèse. Alors tu fouilles tes fonds de poche à la recherche de menue monnaie et d'un billet de dix – ton maigre trésor.
« C'est suffisant. Ma mère a dit qu'elle nous gardait des sandwichs pour ce midi. On ira les chercher t'à l'heure. »
Nouveau hochement de tête. Si tu peux t'épargner de payer un repas que tu n'as pas pensé à préparer d'avance, c'est toujours ça de gagné. Tu jettes ensuite des regards alentours avant d'interroger le blondinet :
« Kshamenk n'est pas encore arrivé ?
Il est avec ses parents ; le spectacle d'école de ses p'tites sœurs commence dans cinq minutes. Y nous rejoindra après. On y va ? »
Ce sur quoi vous franchissez le seuil du parc, aussitôt engloutis dans l'estomac d'une foule déjà dense aux rumeurs allègres ; de temps à autre tu captes des visages familiers, des éclats de voix singuliers – Hilde harangue les badauds pour les faire adhérer à l'association de couture-tricot, Emmet remballe sa future ex-petite copine derrière la tente du fromager et un boulanger au faciès bien connu de ton enfance fait goûter ses viennoiseries à une ribambelle de gamins amassés devant son étal. Au ralenti, vous vous dirigez peu à peu vers les terrains de sport où se déroulent divers tournois, ballottés par les mouvements populaires et les cris joyeux.
Avec l'irrésistible envie qui te prend soudain de foutre une bombe en plein milieu.


Cœur :

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Développeuse

Lorsque la mort devient ton quotidien, tout est plus morne. Et, quand tu te rends compte que tu ne détestes pas ça, tout se transforme en folie. C'est ce que tu es. La définition même de la démence et de la mélancolie.
Enfin, tout n'est qu'illusion... n'est-ce pas ?

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Aucune attraction pour toi. Aucune réelle détente pour toi. Tu étais là pour faire découvrir à Pallatine les traditions de tes aïeux.

Tu t'étais levée à l'aube, en même temps que le chant du coq. Et, tu t'étais rendue à ce festival afin de tout parfaitement préparée avant le commencement de la fête.
Au planning : dégustation de produits typiques ; découverte des Arts Martiaux nippons, de la religion au Japon et des légendes ; et essayage du kimono. Tu avais réellement tout préparé pour que tout soit à la fois parfait et amusant. Il ne restait plus que les clients.

Évidemment, la chance te collait aux basques. Il y avait un monde monstre, même si tôt le matin. C'était assez étonnant pour un dimanche. Les habitants de Pallatine n'avaient pourtant pas l'air d'être matinale. Exception, peut-être.
Mais, toujours personne à ton stand. Tu avais d'abord cru aux complots, mais t'étais ensuite rabattu sur ta vieille poisse.

Alors, en ce jour-là, tu étais si seule et pourtant si entourée. Tu étais seule dans ce stand à attendre. Attendre, toi, la mort. Assez ironique. Mais, tu n'en as pas l'habitude. Toi, tu fauches, et écris sur ton parchemin ces noms. C'est tout.
Alors, comme à chaque fois, tu regardes pour oublier l'ennui qui te ronge et creuses à chaque instant ton angoisse. Cette même question toujours présente en toi : qu'est-ce qui a rendu l'Homme aussi scélérat ? L'Homme est perfide et imbu de sa personne, c'est une chose que tu as appris à tes dépens. Mais, ce qui t'étonne toujours, c'est son étonnante puissance. Il peut être le bien ou le mal. Comme l'espoir ou le chagrin. Et, c'est ainsi qu'il survit, en étant l'un comme l'autre.
Du moins, c'est ce que tu perçois à travers cette foule. Tu étais de ceux qui savaient ce qu'il devait observer.

Alors, cet ennui se transforma en solitude. Tu te sentais triste d'être derrière cette barrière invisible, et de voir les sourires de ces passants heureux. Rien ne les importait. Peut-être leur simple bonheur...

Puis, un homme s'avança vers toi. Il souriait tellement que tu peinais à voir ses yeux. Et, c'est sûrement ce qui te toucha le plus dans cet être, car il avait en lui ce que tu rêvais chaque jour, à chaque instant. Ce que tu ne connaissais pas.
Mais, après tout, il suffit d'une seule rencontre pour tout changer...


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Citoyenne

a venir
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Tu avais entendu parlé d'une fête du terroir à Palatine. Pourquoi ne pas y aller et découvrir quelques spécialités. Tu avais entendu dire qu'il y aurait des animations et un feux d'artifice.
En ce jour de printemps tu t'habillas d'une robe blanche avec de simples ballerines et laissait tes cheveux détachés. Un peu de maquillage léger. Aujourd'hui tu n'étais ni la prostituée à l'hirondelle ni la serveuse. Tu étais simplement Elena l'ancienne étudiante ayant fuis une dictature.
Tu étais arrivée tôt le matin. Il y avait déjà beaucoup de monde. Tu n'aimais pas beaucoup la foule mais tu n'en avais pas non plus une phobie. Tu vis une personne familière. Le serveur au restaurant que tu avais croisé l'autre jour. Tu t'avanças vers lui. Une fois proche de lui tu lui fis un geste de la main en souriant.

- Comment vas-tu ? Tu n'as pas de stand ? Tu fais partis des altermondialistes pourtant non ?

Alors qu'il te repondais tu remarquas une figure familière. Caroline. Tu t'excusa alors.

- Je vais devoir m'absenter je reviendrais plus tard j'ai vu une personne que je connais. A toute a l'heure et amuse toi bien.

Une fois ces paroles dites tu t'avanças vers le stand où se trouvais caroline. Un homme parla quelques instants avec elle et repartit. Personne d'autre n'étais intéressé par son stand.

- Bonjour Caroline comment vas-tu ? Qu'as-tu a me présenter ?


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Aces

il était un de ces monstres qui sommeillent dans vos placards d'enfance. un homme brisé par l'existence, qui s'était réfugié dans un personnage pour annihiler ses souffrances. et pour seung joo, le temps passa. c'est désormais un garçon capable de s'adapter, et qui de plus en plus s'adoucit. la violence qui l'environne s'apaise progressivement. bientôt, croit-il, il trouvera l'équilibre qui lui offrira la clé du bonheur.
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Pour Seung Joo, il était vraiment étrange de retourner à Ivale après les derniers affrontements. Le jeune homme ne se sentait pas tout à fait à l'aise, comme s'il avait conscience d'être en terrain ennemi. Toutefois, il avait désiré s'y rendre. Il voulait voir Naga, lui présenter des excuses sincères et expliquer que leur dernier combat n'avait rien de personnel. Le Coréen appréciait en réalité cet Altermondialiste avec qui il avait toujours pu faire des affaires, et il regrettait de ne plus avoir de contact avec lui. C'était la raison principale qui l'avait poussé à venir.
Fort heureusement, personne ne semblait le reconnaître, avec ses cheveux d'un brun sombre et son regard malade ; il pouvait marcher tranquillement, s'approcher des stands et des tentes en quête d'une tête blonde familière. Seung Joo ne voyait rien. Il crut reconnaître Elena, l'espace d'un instant ; mais elle se précipitait vers une jeune femme qu'il ne pouvait discerner correctement de dos, et il passa son chemin. Peut-être rencontrerait-il d'autres gens, se dit-il ; et il se mit en quête de la buvette, car son gosier était sec.
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Technicien

Demi-Inuit originaire de Kaktovik, Naga a longtemps été un chantre de la culture américaine, avant d'éprouver une certaine culpabilité à l'idée d'avoir bien hâtivement rejeté la culture inupiat de sa mère. Désormais, Naga désire se racheter et trouver un moyen pour son peuple de vivre en accord avec ses traditions.
En pratique, Naga est plus un hypocrite cherchant à apaiser sa confiance qu'un Altermondialiste convaincu, mais il a toujours su se débrouiller pour éviter que quelqu'un lui en fasse la remarque...
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S'il y avait bien un lieu où Naga ne désirait pas se rendre, et où pourtant son statut d'altermondialiste le forçait à y aller, c'était bien la fête du Terroir. Naga ne savait pas vraiment quelles traditions rurales étaient censées être célébrées lors de son genre d'événement, en particulier à Pallatine : tout cela ne semblait être qu'un prétexte pour faire la fête la plus péquenaude possible. Il avait en horreur les nappes à carreaux rouges et les terrines vendues entre le beurre et le miel artisanaux. Tout cela lui donnait la nausée. Mais sa présence était plus ou moins obligatoire, et on lui aurait certainement reproché de ne donner l'impression d'apprécier ces populaires festivités.
Il venait pour donner le change. Mais aussi parce qu'il n'avait pas complètement réglé sa dette envers la culture inupiat de sa mère et que, bien que ne se reconnaissant aucun devoir envers cette sous-culture campagnarde, il estimait qu'il ferait mieux de laisser de côté son mépris habituel et de se mêler à la populace comme s'il en faisait partie. Enfin, parce qu'un concours de pêche devait être apparemment organisé, et que Naga, en tant que pêcheur, était tenu d'y participer. Il n'avait jamais éprouvé de honte à cause de son métier, qui lui donnait la satisfaction du travail manuel, mais il n'aimait pas s'afficher. Il était pêcheur, mais il était aussi Naga, et cela voulait dire beaucoup.
Donc, cela voulait dire que Naga avait fait des efforts vestimentaires particuliers pour ne pas se donner l'apparence d'un péquenaud, sans pour autant paraître trop guidé. Il avait fait le choix d'un jean - choix plutôt rare chez lui, même s'il le portait bien - et d'un t-shirt de marque. Il avait un look urbain, qui ne lui ressemblait pas tout à fait mais qui était digne du jeune homme bien né qu'il désirait incarner. Naga se sentait à l'aise dans sa tenue, et cela valait tout l'or du monde.
Il rejoignit Yaru à l'entrée de la fête du Terroir, qu'il avait invité pour ne pas se sentir trop seul. Naga avait eu l'occasion de sympathiser avec lui dans les montagnes, et il s'était dit que le Mongol était le genre de personne à apprécier les plaisirs de la nature. À se demander pourquoi il n'avait pas rejoint la plus naturelle des diasporas - probablement le même type de raison pour laquelle un urbain consumériste de la pire espèce s'était retrouvé dans la diaspora écolo. Naga ne jugeait pas : il savait ne pas être dans la position adéquate pour le faire. Il trouvait ce fait simplement un peu curieux.
À quelques minutes près, il aurait pu croiser Hwang - mais le destin avait décidé de ne pas les réunir tout de suite. La fête du Terroir n'était cependant le lieu où Naga s'attendait à voir le petit Coréen, et depuis que celui-ci lui avait cassé le bras, il n'était pas prêt d'abandonner les ressentiments qu'il éprouvait à l'égard de Hwang - et la peur de ce que ce dernier pourrait lui faire à la prochaine rencontre ne l'aidait pas à pardonner. Naga se pensait à l'abri de sa furie asiatique.
Mais pour le moment, il fallait préparer le programme :

« Bon, le concours de pêche, ce n'est pas pour tout de suite, je te propose donc d'aller tout de suite nous fournir en bière, vu que je doute qu'il y ait quelque chose de mieux dans cette fête du pauvre. »




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Il avait dit les meilleures rillettes de thon. Et sous ses yeux, le vendeur avait tendu sa main dans un geste presque sacré, comme s’il tenait un trésor inestimable. Cela devait l’être sans doute, il n’avait que le mot bio à la bouche. Il avait secoué la boîte encore juste sous son nez ; Jade avait eu un moment de recul presque instinctif, mais son regard vraiment ne quittait plus l’objet de sa raison.
« Les meilleures ? »
Et l’homme, tout à fait charmant dans sa quarantaine, sa petite odeur de poisson toute particulière, avait eu un sourire radieux avant de répéter non pas sans fierté : les meilleures de tout Ivale. Ainsi le sort avait été sellé et Jade était repartie un petit sac qui pendouillait sous son bras, avec en prime une tartine qui occupait la totalité de sa main. Puis on l'avait gratifié d'un mademoiselle s'il vous plait au stand d'à côté. S'approchant, une main encore s'était tendue vers elle, qu'on avait secoué comme pour dire tiens prends, et puis en se penchant sur le produit, Jade avait vu ; une petite fiole avec écrit dessus huiles essentielles. Le temps pour la bonne femme qui tenait le stand de dire : les meilleures de tout Ivale. La désagréable impression aussi que tous les produits d'ici étaient tous sans conteste les meilleurs de tout Ivale. Puis, comme Jade semblait manifestement réticente à l'idée d'acheter, on lui avait apposé presque de force sur le bras la mixture verdâtre pour tester, en n'oubliant pas de souligner regardez comme ça vous donne la peau toute douce.
Et voilà que deux mains potelées lui massaient l'avant-bras comme si c'eut été la chose la plus naturelle au monde ! Et Jade qui restait plantée, détournant le regard vers le reste de la fête, croquant dans ses rillettes.
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Gangster
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Né dans une montage des monts Hanghai en Mongolie - peuple nomade fuyant la tiranie des maîtres des terres - a apprit à chasser dès son plus jeune âge, à l'arc puis au fusil - a quitté son peuple pour voyager et vivre seul - s'est fait enrôlé par les Mandchous pour participer à la Révolte des Boxers en 1900 - y a échappé grâce aux soulèvement du mouvement indépendantiste - a participé à plusieurs actions mais s'est fait recruter contre son gré la même année.

Entré chez les gangsters car ils l'ont attrapé les premiers - tueur à gage ou traqueur refusant la plus part du temps les propositions, ne travaille comme tueur qu'en cas de nécessité ou lorsqu'il juge son action "louable" dans une certaine mesure - possède un petit restaurant (Ūlynn) qu' il gère seul où il confectionne aussi ses propres thés pour les vendre - hait l'institut et ses employés.

Jeune homme doux de nature, simple et bienveillant - Toujours poli et bien sur lui - Parle avec un léger accent assez charmant - aime les femmes, les femmes l'aiment souvent en retour -

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Fête du terroir // PALLATINE YARŪ, seul, ne se serait jamais rendu à cet évènement dont il avait beaucoup entendu parlé mais qui ne lui évoquait absolument. Aucune envie d'y participer, aucune envie d'y aller. L'intérêt lui manquait cruellement et une inquiétude sourde bouillonnait en lui. Il lui parut étrange d'organiser une telle fête dans un moment pareil... Peut-être était-ce un moyen de noyer les conflits entre diasporas -c'était l'utilité des Altermondialistes après tout- mais Le Chasseur doutait fortement de la réussite d'une telle entreprise.

Pourtant il avait suffit d'une proposition tout à fait spontanée de la part de NAGA pour qu'il accepte de s'y rendre en sa compagnie. La curiosité le piquait malgré tout, découvrir les cultures des autres l'intriguait autant qu'une tristesse étrange venait pincer son cœur. L'excuse d'être invité était parfaite, bien que YARŪ ne sache pas encore quoi penser de sa relation avec NAGA. Ami, simple connaissance... Il avait néanmoins été touché par la proposition.

Il avait attendu aux portes du festival, le nez levé pour s'imprégner de toutes les odeurs qui dansaient autour de lui. Certaines étaient délicates, d'autres bien plus prononcées. L'atmosphère avait un petit quelque chose qui lui rappela son pays natale. Il y avait une odeur de bois humide, de viande et de fromage... N'importe qui pourrait s'y méprendre, mais YARŪ ne fut pas dupe : bien que l'authenticité soit présence, les odeurs n'étaient pas celles de la Terre. S'en rendre compte remua son ventre de chagrin.

Aux côtés de NAGA, Le Chasseur avança en évitant la foule qui se mouvait dans un chaos joyeux. Pourtant il y sentait aussi une tension terrible, l'appréhension faisait vibrer certaines regards. Peut-être n'était-ce que ses propres peurs... Il voulut se rassurer, mais la masse bruyante le perturbait profondément.

« Bon, le concours de pêche, ce n'est pas pour tout de suite, je te propose donc d'aller tout de suite nous fournir en bière, vu que je doute qu'il y ait quelque chose de mieux dans cette fête du pauvre. » finit par proposer l'Altermondialiste.

Le mongol acquiesça, mais fût quelque peu ébranlé par la rudesse des paroles de NAGA. L'endroit était certes bruyant, bondé, les hurlements des marchands brisaient les tympans fragile, mais YARŪ lui, appréciait la convivialité -peut-être fragile- de l'endroit. Il se passa cependant de commentaire et tout deux se dirigèrent vers un stand où la bière pétillait et la mousse coulait à flot. Leur verres bien remplis, ils s'installèrent pour boire.

« Tu ne feras qu'une bouchée de ce concours, pas de doute ! En ce qui me concerne, je pense que c'est la bonne occasion pour me faire des relations et trouver de bons produits pour mon restaurant. D'ailleurs n'hésite pas à passer un jour si le cœur t'en dis ! J'ai été bête, cet endroit aurait été parfait pour vendre mes thés... »

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Citoyen

Ayant vécu les deux guerres mondiales, Tobias est un être sensible à la beauté des choses, à l'Art sous tous ses aspects. Sociable, il se laisse porter par ses impulsions. Optimiste, il est certain de pouvoir changer le monde. Il voudrait recréer un groupe d'artistes. Il fréquente les cafés et le quartier Sharsfort.
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Huit mois avaient passé depuis la dernière fois où Tobias avait posé le pied au parc d'Ivale. Il y avait fait couler son sang, celui des autres, reçut des coups, en avait infligé, s'était plongé corps et âme dans un maelstrom de violence. Il en avait conservé des séquelles, le nez à peine brisé – estafilade sanglante sur l'arête jamais complètement cicatrisée – et des douleurs qui pointaient le bout de leur nez lorsqu'il appuyait à certains endroits sur son torse. Sans le secours de Hafiz et de son médecin, il y aurait laissé bien plus de plumes, piètre moineau fragile qu'il était.

La fête du Terroir donnée en l'honneur de la restauration du parc avait incité Tobias à sortir de chez lui, à s'y rendre. S'il ne faisait pas le pas aujourd'hui, il ne l'accomplirait jamais. S'il demeurait retranché, le parc d'Ivale demeurerait une zone interdite qu'il considérerait à jamais dangereuse. Il devait en balayer les mauvais souvenirs pour y ériger un présent serein.

Son éternelle sacoche en cuir lui battant les flancs, l'Autrichien s'engagea sous la banderole frappée de l’événement. La foule s'était massée depuis l'ouverture. Tobias n'avait pas pu se résoudre à arriver à 8h – il lui avait fallu du temps avant de se décider, d'éloigner ses appréhensions. L'Autrichien tentait d'avancer sereinement, néanmoins il demeurait la tête rentrée dans les épaules comme s'il craignait qu'un coup ne s'abattit sur lui. Il fallut les cris des tenanciers, le vivat des badauds et l'odeur douce, et entêtante, des produits vendus pour le pousser se détendre, un peu. Pour pousser la tortue à faire sortir sa tête hors de sa carapace.

Les appels à la clientèle, les discussions, tout s'entrechoquait donnant à la fête cet aspect de foire à ciel ouvert, de souk. Les pas de l'Autrichien l'avaient mené aux abords des terrains de sports où des initiations coudoyaient des concours. Les balles rebondissaient sous les coups de pieds. L'Autrichien se positionna contre une des rambardes, regardant alternativement les sportifs et la foule.

Avant de se figer, le cœur palpitant au bord des lèvres, la sueur dégoulinant dans son dos alors que la peur l'étreignait.

Chevelure rousse, regard d'adolescent aux genoux cagneux, peau égratignée et la batte de base-ball se levant, funèbre et sanglante faux de bois.

« Ne m'approchez pas ! »

Le cri lui avait échappé alors que devant lui se dessinait le visage de Cameron, de cet adolescent qui l'avait mis à terre, l'avait assommé de coups. Tobias recula, se retenant à la barrière pour ne pas flancher et partir, jambes à son cou. Il devait l'affronter.

« Et ne me touchez pas. » reprit-il d'un ton plus mesuré mais son éclat avait déjà interpellé plus d'un badaud. On lorgnait la scène avec curiosité, se demandant bien ce qui se tramait là. « Je veux être tranquille, d'accord ? »

Son attitude était risible, il le savait bien. Mais le réflexe de survie avait été fort, le poussant dans ses retranchements. Ses doigts tremblaient sur la lanière de sa sacoche à laquelle il se raccrochait, noyé ne voulant pas lâcher sa bouée.

HRP a écrit:Coucou Cameron ! Malicieux
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Développeuse

Lorsque la mort devient ton quotidien, tout est plus morne. Et, quand tu te rends compte que tu ne détestes pas ça, tout se transforme en folie. C'est ce que tu es. La définition même de la démence et de la mélancolie.
Enfin, tout n'est qu'illusion... n'est-ce pas ?

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Un sourire commercial et du thé purement nippon, rien de mieux pour conclure une vente !
Tu fis un dernier signe d'au revoir à ce client, et t'écroulas sur ta chaise d'extérieur blanche avant d'allumer ta cigarette d'un geste de la main. Addiction que tu t'étais découverte il y a quelque temps après avoir voulu tester ce goût si destructif. Et puis, ça te donnait un certain genre que tu aimais particulièrement donner.

Soudainement, tu entendis une voix qui t'était bien familière. Tu relevas la tête, et souris à ton amie. Elena. Oui, cette douce jeune femme au regard plus innocent que l'Innocence, elle-même. Elle avait le don d'apparaître au moment où tu t'y attendais le moins. Mais, tu appréciais ceci, car elle était aussi douée pour te faire sourire à n'importe quel moment et te rendre ainsi heureuse – bien que vos rencontres furent très brèves et peu nombreuses. Ce trait de caractère que tu chérissais tout particulièrement chez elle la rendait d'autant plus précieuse à tes yeux. Toi, tu ne voyais que le mépris et l'arrogance chez les autres. Alors, il est vrai qu'il était étrange de croiser de telles personnes, de nos jours, pour toi. Tu n'avais plus cette méfiance habituelle à ses côtés. Tes muscles étaient plus détendus auprès d'elle. Oui, c'était bel et bien ton amie. Tu pouvais bien utiliser ce mot, car tu avais confiance en elle. Bien plus qu'en toi-même.
Étrangement, tu sentais malgré tout que derrière ce masque d'innocence et de naïveté, se cachait une louve enragée. C'était aussi l'une des raisons qui t'attirait chez elle. Tu voulais simplement voir ce qui se dissimulait derrière cet étrange personnage. Et, même s'il n'avait pas encore fait surface et qu'Elena n'avait sûrement pas remarqué son potentiel, tu savais que tôt ou tard, elle ressemblerait plus à la Faucheuse que toi-même.
« Elena ! Que me vaut l'honneur de ta présence ? Ça me fait bien plaisir de te voir ici. » Tu te penchas légèrement et lui fis une accolade amicale, levant légèrement ton bras gauche pour éviter de brûler ses cheveux d'or. Ce n'était évidemment pas dans tes habitudes d'agir de la sorte, mais encore une fois, tu étais disposée à être un peu plus proche de cette jeune femme.
« Je te proposerai bien un de ces thés, mais je doute qu'ils soient bien différents de ceux de la dernière fois, chez moi. Alors, tu veux essayer un kimono… Ou peut-être voudrais-tu goûter aux arts-martiaux nippons ? » Tu étais prête à entraîner l'Art du Mot, en cet instant, mais tu ne voulais guère la pousser dans ses retranchements. Alors, tu préférais être un peu plus... subtile. Depuis quelque temps, déjà, tu avais pensé à cette idée. Cela te peinait énormément de voir Elena incapable de se défendre seule, alors tu voulais au moins lui enseigner les bases de la self-défense japonaise. Après tout, il était peu probable que tu sois là au bon moment et au bon endroit.


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Hippodrome

Ca vient.
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Huit heures du matin. Hayden grogna. Trop tôt, il était beaucoup trop tôt, surtout qu’elle s’était encore coltinée le service du soir au restau. Elle aurait bien aimé faire comme d’habitude, n’émerger que vers midi et passer l’après-midi à larver en short et t-shirt informe. C’aurait été bien. Sauf qu’aujourdh’ui, c’était la fête du terroir et elle avait eu dans l’idée d’y aller. Des fois qu’il y ait des trucs intéressants à manger. Ou des lots sympas à gagner. Savait-on jamais.

(Et puis c’était toujours mieux que de s’emmerder ici ou de s’engueuler avec Anja.)

(Elle ne l’aurait pas avoué aussi, mais elle avait envie d’y aller précisément parce qu’elle savait que son père, ce généreux tyran, ne mettrait jamais ô grand jamais les pieds dans une manifestation populaire comme la fête du terroir. Ca c’était sûr, c’était moins classe que la dégustation du dernier vin de machin. Mais autrement plus sympathique. Les visites de cave, elle avait déjà testé et s’était fait chier comme un rat mort. C’était prétentieux comme ambiance, à un point... )

Donc elle finit par trouver l’énergie de se lever au prix d’un effort inégalable, prit rapidement petit-déjeuner et douche, pour se retrouver dans le parc d’Ivale. Le printemps était là, en effet, elle le voyait partout, il était célébré partout.  Un peu trop pour elle peut-être ; mais bon, fallait bien marquer le coup.  Le pain et les jeux, tout ça, pour oublier qu’il y avait quelques mois Pallatine explosait dans tous les sens avec elle ne savait combien de conflits en même temps.

Elle repérait de loin les stands de nourriture et leurs bonnes odeurs, le grand mât de cocagne auquel elle avait bien envie de s’essayer tout à l’heure quand elle serait un peu plus réveillée, deux-trois figures de gangster vaguement connues qu'elle salua...

Et une certaine tignasse rousse, vers laquelle elle fendit la foule. Elle s’apprêtait à aller saluer son comparse de crime préféré, lorsqu’elle vit un homme blond,bien plus âgé qu’elle, buguer en voyant son ami. Faire une crise de panique plutôt, qu’elle observa avec l’intérêt glacé de l’entomologiste pour ses papillons épinglés ; comme une curiosité en fait.

«...Bah alors poil de carotte, tu t’es encore fait un copain, à ce que je vois ?»

Le ton était moqueur, comme le sourire. Cam et elle, ils étaient aussi doués l’un que l’autre pour foncer la tête la première dans les bagarres et les ennuis plus gros qu'eux.

«Non en vrai, qu’est-ce que t’as encore fait ?»

Avant de saluer Shawn, en vieille habituée qu’elle était ; satellite de la bande en quelque sorte, mais n’en faisant pas partie.
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Orphans
I am one hell of a shadow
Vous ne le voyez pas, mais il vous observe.
Vous ne le savez pas, mais il sait tout de vous.
Vous ne le connaissez pas, mais il travaille pour vous.
Vous ne le discernez pas, mais il s'est approprié les rues.
Vous ne le voyez pas, car c'est une ombre après tout.
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Tu t'es levé tôt. C'est normal que tu sois fatigué. Tu aurais bien dormi un peu plus, mais c'est pour le groupe. Il faut tout mettre en place, et des occasions comme celles-ci ne se présentent pas tout le temps. Et tu sais que tu es un des piliers de cette mission, n'est-ce pas ?

C'est l'esprit embrumé que je m'étais réveillé. J'avais l'impression que mes membres étaient encore endormis. On avait prit un petit déjeuner tous ensembles au QG, répartissant encore les rôles, et répétant les responsabilités de chacun, jusqu'aux nouvelles directives de Kai. Elle, moi et Blake, on travaillerait sur la mission. Les autres resteraient au repaire cette fois.
Dehors, on pouvait sentir le début du printemps. Les bourgeons fleurissaient, laissant une délicate et douce odeur dans l'air, parsemé de grains de pollen.
Nous nous étions dirigés vers le parc d'Ivale, pour la fête, avec nos affaires. Le silence régnait pendant notre marche– ou peut-être était-ce mon esprit qui était trop déconnecté de la réalité.

Une fois au parc, nous avons commencé nos préparatifs. Notre planque – ou du moins, cachette du jour – était située entre deux tentes. Blake avait monté une petite estrade pour que Kai puisse effectuer ses prestidigitations. Ça devait lui rappeler des souvenirs, cette situation. Ou peut-être que non. Mais il me semblait que ça pouvait ressembler à ce qu'elle avait l'habitude de faire.
Lorsque Blake termine, nous nous regardons tous les trois, prêts. Il s'éloigne, lentement. Mais ne reste pas trop loin, histoire qu'il puisse agir, si le sort en décide autrement. Je dois repasser le voir, pour le tenir au courant des prochaines actions également. Je regarde Kai, et hoche la tête, avant de me mettre au travail à mon tour.

Tu es habillé comme la plupart des gens ici, normalement. Une casquette couvre ta tête, et tes longs cheveux en sortent comme une queue de cheval. Tu as toujours ce sweat à capuche pour cacher ton visage. Dans ta poche, tu as une paire de lunettes et un masque, si jamais tu dois le cacher encore plus. Une nouvelle fois, tu te fonds dans le décor, et deviens cette ombre que personne ne discerne.

Je commence alors à faire le tour des lieux. Je repère les stands alentours, les tentes, les activités. Je note petit à petit la carte des lieux dans mon esprit, me faisant un plan d'une échappatoire possible si jamais cela était nécessaire. La foule commence à arriver petit à petit, ce qui me donne plus de facilité à me mouvoir. Je regarde chaque visage, et les analyse. Personne de dangereux ne semble être aux alentours, pour l'instant.

Je rejoins alors Blake, et lui fait un résumé de mes découvertes pour le moment. Il me remercie, et je lui souris avant de le quitter à nouveau, retournant à l'estrade de Kai, dérobant dans l'ombre les plus inattentifs sur le chemin.

Tu ne peux pas t'en empêcher, c'est ce que tu es après tout. Un voleur. C'est comme ça que tu as vécu. Et c'est comme ça que tu vis. Et puis, tu n'as aucune raison de te sentir coupable. S'ils portent une montre en or, ce n'est pas cette perte qui va les attrister. Tu sais qu'ils en ont une en diamant dans leur tiroir.

Je me joins à la foule déjà présente devant l'estrade de Kai, et croise son regard, prêt à exécuter ses prochaines directives.

Tu sais que tu peux avoir confiance en elle. Après tout, c'est grâce à elle que tu es là.




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Orphans

The easiest way to steal a man's wallet is to tell him you're going to steal his watch.
Deux mains furtives dans des gants de cuir, l'une propre, l'autre sale, elles sont sans allégeance, elles offrent leurs services à ceux qui payent le mieux.

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«  J’ai une idée. »
« C’est bon, on va tous mourir. »
« Tu abuses, on a failli mourir une seule fois… »
« Taisez vous et laissez la parler ! »
« … »
« Permettez moi de me corriger : j’ai une bonne idée. »


Une semaine plus tard, tu regrettes d’avoir élaboré un plan te forçant à te lever à l’heure à laquelle tu poses d’ordinaire ta tête sur ton oreiller, mais deux tasses de café suffisent à alléger tes paupières, et tu oublierais presque que ces derniers mois ont fait de toi une créature nocturne si la lumière ne te brûlait pas les yeux. Tu t’es apprêtée avec un soin particulier, parce que ta seule responsabilité est d’attirer l’attention. Tu sais que toute diversion est bonne à prendre lorsqu’il est question d’escroquerie, et tu préfères que les regards des malchanceux se posent sur tes cheveux tressés plutôt que sur les mains qui vident leurs poches, en particulier lorsqu’il ne s’agit pas de tes mains, mais de celles d’un autre.
Tu prends la direction du parc d’Ivale avec tes deux complices dans le silence et la concentration, tu connais les enjeux aussi bien qu’eux et tu préfères utiliser le temps que tu as devant toi pour faire l’inventaire des tours que tu comptes exécuter. Tu redresses le menton et tu gonfles les poumons avant de passer la banderole qui flotte à l’entrée, parce que tu sais ce qui t'attend de l'autre coté. Le spectre de la vie que tu as perdue. Non. Une pâle copie. Une illusion, rien de plus.
Une fois l’emplacement trouvé, et l'estrade installée, tu prends ta place au centre de celle-ci après avoir confirmé avec tes complices que tout était en ordre, et tu commences déjà à élever la voix pour attirer les premiers venus.

« Pensez vous que l’on puisse mettre la magie en bouteille ? Et si je vous disais que je l’ai ramenée du pays imaginaire ? »

Tu baignes dans la lumière naturelle de ce début de printemps comme si tu ne l’avais pas fuie il y a encore quelques heures. Tu commences par des tours simples, tu fais sortir des cartes d'une bouteille vide, et tu les fais apparaître et disparaître à ta guise tandis que tu signales déjà à ton ombre quels seront les premiers malchanceux. Juste avant qu'il ne s'apprête à agir, tu finis de distraire la foule en invitant quelqu'un à monter sur l'estrade, à tes cotés.

« J'ai besoin d'un volontaire. Montez, ne craignez pas les cartes, elles ne mordent pas. Moi, par contre... »

Tu souris, et les rires éclatent avant se se mêler à la musique, la foule se fait de plus en plus dense, et ton ombre disparait au milieu de celle-ci.

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Jeune altermondialiste

Tu grognes - tout le temps -
Tu frappes souvent -
Tu mords aussi.
Tu ris parfois - et personne ne t'a vu pleurer ;
Mais ça ne veut rien dire.
C'est ce qu'on appelle - grandir.
Nom de code : Kalev
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Tu ne l'aurais peut-être même pas aperçu s'il n'avait pas hurlé.
Le ronronnement de la foule, le brassage maladroit des coudes qui se jouent des côtes, les éclats de voix sur lesquels marchent les consciences de ce conglomérat d'êtres vivants, l'air au batifolage. Avec Shawn, il vous faut crier à moitié pour espérer être entendu l'un de l'autre à travers le brouhaha ambiant – par chance, vos pensées se rejoignent et il ne vous est pas nécessaire de prononcer vos envies pour en deviner la couleur. De toutes ces bariolures, mélange affreuxdisiaque de cultures et d'activités disparates, vous ne retenez que celle qui siéra le plus à vos propres nuances, celle dans laquelle vous vous fondrez jusqu'à l'invisible, jusqu'à n'être que deux adolescents transparents.
Une transparence qui n'est guère votre lot, cependant, ainsi que le constate cet étranger qui vous – te – dévisage avec effroi. Une pulsation suffit à ce que tu le remettes ; et tu dévoiles tes dents devant son épouvante, mi-rire mi-requin, le mépris lisible dans ta grimace, flanqué derrière une curiosité malsaine et un relent de satisfaction à le voir ainsi perturbé. Tu ne leur fais pas cet effet-là, d'habitude – c'en est presque glorifiant. Tu n'as qu'une envie : l'approcher, le toucher. Et lui fracasser la mâchoire.

Mais – oh – il a cette ombre que tu connais pourtant, ce port de tête qui te rappelle le Pianiste des usines désaffectées ; sans doute doit-il son intégrité à cette réminiscence qui tout à coup t'a assailli, t'engourdit, juste à temps pour qu'Hayden fasse irruption et foute ses deux sabots dans la soupe. Shawn, que la brusque tension a inquiété, se hâte de la saluer comme pour échapper au pire. Tu lui jettes un regard aussi noir que les noisettes de tes iris le permettent.
« Mêle-toi de c'qui t'regarde », craches-tu, fielleux.
L'infime cicatrice tracée sur le haut de ta joue, dérisoire vestige d'une bataille plus sanglante que l'environnement actuel le laisserait jamais prétendre, paraît aussitôt raviver sa douleur. Elle palpite quand tu t'adresses à l'artiste, plus posé que ta rancoeur le supposerait :
« T'as rien à faire là. Si y'avait pas tout ça, j't'aurais déjà fait dégager comme la dernière fois. »
Avec force difficultés et maladresses, donc. Mais c'est si peu juger face à la victoire finale. Or, tu ne peux aujourd'hui t'abandonner à cette même violence. L'heure est à la fête, au badinage, et ces badauds étonnés qui vous entourent sont tout près d'intervenir au moindre dérapage. L'unique chose que tu peux battre, c'est donc la retraite. Avec une moue de dépit, les mains dans les poches et le ton de celui qui ne souffre aucune contestation – le plus sérieux du monde.
« Si j'te r'croise, j'te brise les g'noux. »
Puis, vers ton ami : « Allez Shawn, on s'casse. Ça craint par ici. »
Vite, partir. Vite, pour ne pas qu'ils soient témoins de cette pensée qui brusquement glisse sur tes traits – l'idée que tu puisses être en tort. Et que tu sois celui qui doit s'excuser.

Spoiler:
Mille pardons pour ce rustre ;^;


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