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« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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Il n'y a rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens • Wilhelm

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Citoyen

Ayant vécu les deux guerres mondiales, Tobias est un être sensible à la beauté des choses, à l'Art sous tous ses aspects. Sociable, il se laisse porter par ses impulsions. Optimiste, il est certain de pouvoir changer le monde. Il voudrait recréer un groupe d'artistes. Il fréquente les cafés et le quartier Sharsfort.
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Tobias survivait dans la peur – la terreur pure celle qui vous empoisonne les veines, vous entortille les tripes autour de ses doigts glacés. Sous ses yeux, dans un champ semblable à celui où il avait prit place aujourd'hui, troquant la caillasse contre une chaise en osier, il avait vu une ferme exploser. L'image avait ravivé en lui celle de son passé sur Terre, et la lettre du corbeau grignotait son esprit. Un(e) inconnu(e) lui avait lancé une menace, poussé à enquêter auprès d'étrangères pour une cause dont, encore aujourd'hui, il ne devinait ni les tenants, ni les aboutissants. Il ne savait que penser, que faire, songeait à demeurer enfermé dans son modeste appartement.

Vincent l'avait fait sortir. Voisin de palier, fleurant la Provence et le temps passé, l'homme s'était entiché de Tobias dès son arrivée au sein des habitations de la zone agricole. Indépendant comme lui, il semblait avoir trouvé un moyen de vivre hors de l'influence de Pallatine, passant ses journées à flâner et à peindre. L'Autrichien le soupçonnait d'être Van Gogh – la faute aux peintures qu'il avait pu voir dans son appartement (qui ressemblait à un atelier plus qu'autre chose), à ce chapeau de paille, à cet éclat roux qui donnait à sa chevelure et barbe des airs de flamme. Il l'encourageait, ce Vincent, à ne pas lâcher prise, le tirait hors de sa mansarde pour respirer l'air.

Ils étaient là, tous deux, perdus au sein d'un champ de blé où Vincent avait déniché une trouée pour y installer son atelier. L'homme peignait à toute heure, pouvait passer des jours au même endroit pour capter l'essence de chaque instant, dépeindre la même scène en variantes de couleur et de temps. À ses côtés Tobias souriait, se fendait même d'un rire lorsque Vincent se lançait dans une blague à la saveur potache. Avec cet homme il pouvait parler d'avant, de ce qu'il avait eu de bon ce passé, en veillant à effacer le mauvais, pour ne pas rechuter.

Le vent secouait les épis de blé, leur donnant des allures de vague dorée. Tobias se sentait Petit Prince perdu au sein de l'immensité du désert où il avait chuté depuis son périple, loin de sa planète, loin de sa rose. Loin de Wilhelm. Allait-il bien ? Il aurait du aller le voir, frapper à la porte de cet appartement embourgeoisé. Mais la peur le tenaillait trop. Il lui semblait que le corbeau l'attendait là, dans les ruelles de Pallatine, pour l'empoigner, saisir ses mains, les détacher de son corps comme on le ferait avec une poupée. Alors il attendait, pansait ses blessures, se disant que demain serait le bon moment. Reportant sans cesse demain à un autre jour.

Vincent vit l'étranger en premier. Le peintre leva le nez de sa toile, le rebord de son chapeau jetant une ombre sur son visage mais ne masquant pas le regard bleu, pétillant de curiosité.

« Oh monsieur, vous vous êtes perdu ? »

Tobias leva lui aussi le nez, intrigué par cette présence, se demandant si un autre artiste venait se joindre à eux, ou si l'individu s'était simplement fourvoyé en voulant marcher à travers champs. Le crayon échappa à ses doigts, soudain devenus malhabiles. L'Autrichien n'osait y croire, l'esprit battant la campagne, résonnant de mille interrogations. Tobias se mit debout, sa main refermant son carnet et s'y raccrochant comme à une bouée, une prise avec la réalité.

« Wilhelm... »

Vincent ne dit mot. Il connaissait le prénom. Tobias en avait parlé de cet ami, de leur passé commun, de leurs anecdotes de vie demeurant seulement évasif sur ses retrouvailles avec lui, se contentant de dire qu'un jour tout irait bien. Sentant néanmoins le silence s'appesantir, le peintre fit un geste de la main.

« Voyons, monsieur, asseyez-vous. Rejoignez-nous. Vous pouvez même vous servir dans le panier. J'apporte toujours de quoi satisfaire l'appétit et la soif. Tobias... » Son regard pesa sur l'Autrichien. « Faites donc honneur à votre ami qui vient nous rendre visite. »

Tobias acquiesça. Glissant son carnet dans sa sacoche – l'éternelle compagne – il tira la chaise auprès de l'Opportuniste.

« Désolé, c'est que... Je ne m'attendais pas à te voir ici. Comment tu m'as retrouvé ? … Comment tu vas ? »

Il devrait revoir, un jour, ses priorités en matière de questions.
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BIR

-Né à Vienne en 1907 dans une famille de la haute bourgeoisie
-Sa passion pour la littérature se manifeste très jeune
- La fin de la Première Guerre mondiale voit sa famille perdre une bonne partie de sa richesse
-Alors qu'il devait hériter de l'entreprise familiale, il proclame haut et fort son envie de devenir écrivain et se heurte à l'opposition paternelle
-S'en suivent plusieurs années de galère financière, jusqu'à atteindre une certaine stabilité
-Il s'oppose à l'Anschluss, mais les camarades avec qui il avait créé un journal lui conseillent de faire profil bas
-Il quitte enfin l'Autriche en 1939, après avoir découvert avec un certain dégoût que ses œuvres étaient autorisées par le régime nazi
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Wilhelm marchait. Il ne savait plus depuis combien de temps déjà il s’était mis en mouvement, et au fond, cela n’avait que peu d’importance ; probablement quelque chose comme une bonne heure  au vu de la position du soleil. Où il était aussi, d’ailleurs, même s’il pouvait grosso  modo se repérer par rapport le chemin qu’il avait pris en quittant sa villa, cette espèce de bastion qu’on repérait de loin.  Cette prison, devrait-il dire.

Il se sentit grimacer.

Il avait eu envie de quitter le centre-ville où il étouffait, mais ce n’était que pour trouver une autre forme d’étouffement. La demeure, auparavant si confortable - peut-être un peu froide- , l’oppressait à présent par ses dimensions et ce qu’elle incarnait : un mode de vie qui ne lui correspondait plus vraiment, une vie ostentatoire basée sur la représentation, la fausseté et la grandiloquence. Il n’usait plus que quelques pièces ; sa chambre, la cuisine et la salle de bains ; pour le reste, il se faisait l’effet d’errer dans un labyrinthe surdimensionné dont les couloirs s’allongeaient au fur et à mesure qu’ils marchaient. Un effet terrifiant.

En conséquence de quoi il s’éclipsait le plus souvent possible pour de longues marches lui prenant souvent tout l’après-midi. Tout pour s’user l’esprit et le corps, les fatiguer pour que le soir, il n’ait plus qu’à poser sa tête sur son oreiller pour s’endormir.  Ou du moins, d’essayer. Dans les faits le sommeil le fuyait toujours, et cela commençait à se voir. Ses cernes lui paraissaient énormes, ou peut-être était-ce le contraste avec sa peau pâle qui les lui faisaient paraître ainsi. Mais inlassablement il marchait, parce que se perdre dans la zone agricole valait mieux que de faire les cent pas dans une maison trop grande.

Il songeait aussi, à quel point cela serait facile de s’y enfoncer et de disparaître pour toujours.  Loin de tout. Une petite ferme semblable à celle du grand-père d’Heidi, quelques chèvres ou vaches, un petit potager ; sans que personne ne puisse lui chercher querelle du fait de son isolement ; quelques courses pour se réapprovisionner en farine et autres produits de première nécessité ; voilà une idée qui lui semblait bien agréable… Utopique certes. Un homme dans sa position ne pouvait guère disparaître du jour au lendemain sans que l’on allât à sa recherche.

«Pardon ?» fit-il, revenant d’un coup à la réalité en entendant la voix de l’homme. Ah, peut-être l’avait-il vu, mais il n’avait guère fait attention. C’était un homme roux, barbu aussi.

..Et surtout il n’était pas seul.
Ses yeux s'écarquillèrent.

«Tobias...»

Sa voix s’étrangla. Qu’il avait eu peur d’aller le chercher, qu’il avait eu peur que Tobias le voit dans sa déchéance, hésitant, se demandant ce qu’il fallait faire.Faible. Fragile même, un rien aurait pu le briser.

«Merci beaucoup monsieur. Enchanté de vous connaître.» lança-t-il maladroitement, tendant la main avec une égale gaucherie. Les amis de Tobias étaient ses amis ; si Tobias passait l’après-midi avec cet homme, c’est qu’il devait être un homme bon, un homme remarquable. Quelqu’un de meilleur que lui en tout cas. Quelqu'un auquel on avait envie d'obéir ; et il se retrouva assis sans trop savoir comment.

«Je..me promenais dans la zone agricole. J’avais besoin de marcher.» La marche pour oublier, tout oublier.  Si seulement. «Moi, cela n’a pas d’importance ; comment toi, tu vas ?»

Voix éteinte, un peu éraillée, qui démentait tellement ses paroles.


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Il y eut un moment de flottement malgré la poignée de main ferme administrée par Victor à Wilhelm. Les deux amis semblaient ne plus savoir comment se parler, se tenant chacun à un bout d'un précipice. Tobias remercia en silence son voisin de ne pas tenter de s'immiscer au sein de leur échange, de demeurer à sa place de protagoniste se trouvant sur la scène mais ne se permettant pas même le luxe d'être spectateur. L'Autrichien se pencha sur le panier en osier profitant du temps qu'il accordait à trouver de quoi servir à son ami pour réfléchir à ce qu'il pouvait dire. Il se sentait aussi à l'aise qu'un jeune comédien se lançant dans sa toute première représentation en public. Tobias finit par relever la tête, les mains encombrées d'une bouteille de citronnade.

« Pourquoi irais-je mal ? » demanda-t-il avec un sourire forcé, de ceux qui vous creusent les joues.
« Il a peur qu'un sinistre individu lui coupe les mains... »
« Vincent ! »

Le peintre fit mine de n'avoir point entendu le reproche se penchant sur son tableau, le pinceau glissant sur la toile. Retenant un soupir de lassitude, l'Autrichien se posa sur sa chaise, l'osier craquant sous son poids. Débouchant la citronnade, il en emplit un verre qu'il tendit à Wilhelm.

« On a préféré éviter le vin vu la chaleur... Ça monte vite à la tête. » se sentit-il obligé d'expliquer, haussant les épaules.

C'était curieux de voir son ami dans un tel endroit, Opportuniste bourgeois jeté au sein d'une scène champêtre et populaire. La bouteille tournait entre les mains de Tobias qui cherchait ses mots, n'osait pas regarder son ami en face. Honteux de ne pas avoir frappé à sa porte, d'avoir laissé le Destin les réunir – encore. Il avait l'impression que le Destin était une mère qui le tirait par l'oreille jusqu'à ce qu'il accepte de s'excuser auprès de son camarade d'école.

« Comme Vincent l'a dit j'ai... eu des menaces. Je ne sais pas de qui ça vient. Je n'ai rien eu depuis, mais... Je me sens pas à l'aise à l'idée d'aller à Pallatine. Ici je suis en sécurité. Je crois. »

L'hésitation était palpable dans sa voix. Comme d'autres se gorgeaient de canettes de bière, Tobias porta la bouteille à ses lèvres et but une rasade à même le goulot. Au diable les bonnes manières. L'homme ferma les yeux l'espace d'un instant, rassemblant en lui tout ce qu'il avait de courage et de sang-froid.

« Mais, et toi, Will... Tu as fait un discours, j'ai cru entendre, non ? Tout va bien en ville ? J'essaye de me tenir éloigné des informations pour ne pas m'inquiéter... »

Ce qui avait l'exact effet contraire sur lui.


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Il était pitoyable, songeait Wilhelm. Wilhelm qui n’osait pas croiser le regard de Tobias, Wilhelm qui ne savait pas quoi lui dire. Tobias était censé être son meilleur ami pourtant ; la meilleure part de lui-même ; son confident, celui à qui il devait pouvoir tout dire. Mais justement, c’était parce qu’il était son meilleur ami que le brun était trop gêné.  C’était parce que Tobias était si précieux à ses yeux qu’il ne pouvait le traiter par dessus la jambe. Il ne pouvait pas arriver comme une fleur après tout ce temps et engager une conversation légère, comme si rien ne s’était passé. Il ne pouvait pas non plus faire semblant que tant de mois ne s’étaient pas écoulés. Mois qui avaient été si agités, pendant lesquels il s’était passé tant de choses.

Menteur, aurait-il pu dire en voyant le sourire du blond. Ce sourire était affreux, il n’avait rien de naturel ; et pourtant Wilhelm  aurait juré que lui-même n’aurait pu faire mieux. C’est pourquoi il se contentait d’une expression..neutre ? Un peu inquiète peut-être, pauvre clown triste en habit noir, tel un croque-mort.

«Was ne put-il s’empêcher de lancer dans leur langue maternelle sous le coup de l’émotion .Sourcils froncés, poings serrés ; il s’était enfin sorti de sa torpeur. Parce qu’il s’agissait de Tobias, et que l’idée qu’on ait pu lui faire du mal  ou simplement le menacer lui était insupportable. On ne s’attaquait pas impunément à lui, et foi de Wilhelm, celui qui avait osé faire cela allait le regretter s’il lui mettait la main dessus ; et peu importait les protestations de Tobias qui voulait faire taire Vincent. Il en avait trop dit pour que le brun ne s'inquiète pas, voilà tout.

«Merci», murmura-t-il en prenant le verre de citronnade. C’était mieux. S’il avait commencé à taquiner Bacchus, dieu savait comment cela aurait pu finir.

«C’est la folie en ville.» lança-t-il. «J’ai l’impression que la majorité des diasporas sont à cran. Moins pire que lors des attaques de l’Iwasaki-rengô, mais quand même.» Il but une gorgée, rafraîchissante. «Tu es bien mieux ici au final. A moins qu’une diaspora ne vienne revendiquer ces terres, tu devrais être tranquille. C’est tout ce qui compte. Je ne tolérerai pas qu’il t’arrive quoi que ce soit.»

Parce qu’il l’avait déjà perdu une fois là-bas en Autriche, et qu’il ne voulait pas que cela se reproduise. A aucun prétexte.


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Ce que disait son vieil ami n'avait rien de rassurant. Absolument pas. Tobias craignait bien que Pallatine ne se retrouva au bord de la guerre civile. Mais était-ce si étonnant ? L'Autrichien n'avait jamais su supporter le système des diasporas et celui-ci semblait se détruire lui-même tel un scorpion, prisonnier du feu, préférant s'achever par son propre poison. En soit si ce qui advenait de Pallatine Tobias ne pouvait que s'en réjouir. Car, à terme, les diasporas ne seraient plus et tou•tes deviendraient, par défaut, Indépendants. Néanmoins, il le savait, ce ne serait pas sans perte et fracas. Il y aurait des blessés, voire pire, qui sillonneraient cette voie qui s'ouvrait vers l'avenir.

Et cela il ne pouvait l'accepter.

« On ne peut rien faire ? » osa-t-il demander, ses doigts serrant la bouteille sans même songer au froid qui lui grignotait la peau. « Pour tous ces gens qui doivent subir cela et n'ont rien demandé. L'Institut, les Opportunistes... Personne ne peut les rapatrier ailleurs, dans des zones plus sûres ? »

C'était là un des grands défauts de Tobias : il songeait trop aux autres et pas assez à lui-même. Lui revinrent alors les paroles de Yarû, son inquiétude non feinte à son égard, son attitude pleine de sagesse et de tempérance. Il ne pouvait pas sauver Pallatine à lui tout seul. Chacun devait y mettre du sien, comme des fourmis s'activant à une cause commune en apportant sa petite action à la masse.

Sa main se tendit en direction de Wilhelm, saisit son bras – promiscuité dont il avait besoin pour mieux appuyer la présence de son ami, la chaleur de son corps.

« Désolé, tu n'es pas venu ici pour parler de cela. Comme tu dis, ici, nous sommes en sécurité. Nous pouvons respirer et nous promener sans craindre les coups. »

Sans cela il aurait déjà explosé.

« Tu sais... Tu pourrais venir vivre ici, loin de ton petit appartement embourgeoisé. On pourrait partager mon appartement. Comme cela, tu seras là pour veiller à ce qu'il ne m'arrive rien. »

Dos à haut Vincent ne pipait mot. Seul son chapeau de paille frémit alors qu'il se penchait sur sa palette.

Spoiler:
"Viens chez moi boire un café."


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