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    Mais depuis quelques temps, d'étranges perturbations temporelles viennent troubler le quotidiendes habitants de Pallatine.Phénomènes anodins ou présages inquiétants, chaque diaspora s'efforce de percer le mystère avant les autres.
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    le Ven 25 Aoû 2017 - 19:25
     Moignon de queue battant frénétiquement l’air, le dogue la pousse aux mollets, incapable de retenir son excès d’enthousiasme matinal. Un soupir amusé s’échappe de ses lèvres, accompagne la paume de sa main venant caresser la large tête encore apposée contre ses genoux. S’élève de la chienne un geignement piteux lorsqu’Ýrr fait mine de la pousser du pied — joie purement canine bien vite ravivée lorsque celle-ci se dirige vers la porte, ayant à peine le temps de l’ouvrir avant qu’une bourrasque de cliquetis de griffes émoussées ne la dépasse, vrombissant de transport.
     
     Si ses pas traverseront les ateliers, aujourd’hui, elle ne s’y attardera cependant pas ; ou juste le temps de récupérer un outil laissé sur un plan de travail la veille au soir, le bout de ses doigts flânant le long de la lame afin d’en vérifier le fil, avant de le retourner à sa place attitrée. (Elle a une idée de qui il s’agit, et ne l’en blâmera pas : sait aussi bien que tout autre à quel point la journée passée fut chargée, alors qu’ils prolongeaient la semaine afin d’en finir avec une commande particulière, était tout aussi recrue de fatigue.) La quiétude qui règne est identique à celle de n’importe quel autre matin, à ceci près qu’elle épanchera ses poussières de bois dansant dans la lumière pâle à s’en faire dominicale, ne sera troublée par le rallumage du système stéréo et les allées-venues qu’au matin du mardi.
     
     Le jour point, blanc et falot, peine à percer tout à côté des montagnes, s’acharne, ronfle et rage, sourdement. Toussote et s’étiole derrière la masse d’un nuage bas, renâcle et reprend de plus belle, au-devant d’elle — l’astre se boursouffle enfin d’incarnats. (Là, en contrebas du chemin, survit tout du long de l’année une zone polaire, tandis qu’alentours la nature se dépêtre, encore embrumée, de ses lambeaux d’hiver.) La chienne la précède de quelques foulées, vagabonde, s’y sachant autorisée (puisqu’aujourd’hui, elle marche au lieu de courir). De retour près de l’arrière de la bâtisse, elle retrouve sa place aux talons de l’ébéniste, ne tarde cependant pas à relever la tête, intriguée, et accélérer légèrement le pas ; impression confirmée alors que sa main se pose sur la clenche de la porte, la trouvant ouverte : un de ses employés possédant les clefs. Habituel, quoiqu’inattendu, après leur semaine de labeur — encore moins aussi tôt. Se débarrassant de ses chaussures d’extérieur, Ýrr passe la tête au travers de l’encadrement. Porte refermée derrière elle, une fois en vue de l’homme, sa voix retentit dans les vides : « Ilya ? »
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    Re: fire-wreathed; ilya
    le Ven 29 Sep 2017 - 3:53
    быть заку́танный ого́нь

    Tu ne sais vivre d'être désœuvré. Et sans ta patrie dans laquelle te jeter corps et âme, sans cette entité que tu avais juré de toujours servir et protéger (sachant ta capacité à garder de telles promesses), tu n'avais rien en quoi t'investir. Ayant rapidement trouvé ta diaspora, tu t'es vite intégré dans ce groupe, y a trouvé ta place - et pourtant les démons de l'ennui et de l'inaction menaçaient toujours de se glisser sous tes os jusqu'à t'engloutir, te déchirer de l'intérieur - jusqu'à ce que tu n'aies plus rien pour contenir ta violence toujours grandissante (se cachant dans chaque centimètre de tes muscles oisifs) qu'une détermination de fer dont les bases s'effritaient sous les fissures de tes convictions abîmées de tes propres mains. Avec toujours le sang sous tes ongles, sans que tu ne parviennes à le laver; il te fallait trouver quoi faire de tes os sous peine d'être enfoui sous une vague de tout ce qui t'enchaîne, obsessivement tentant d'effacer la mort sur tes épaules jusqu'à ce qu'il ne reste plus de toi qu'un noyau écarlate et les échos de mots que tu n'as jamais su entendre. Quoi que ce soit, peu importe, quelque chose capable de distraire ton esprit de ce qui te hante toujours.
    Quelques années plus tôt, tu n'aurais jamais considéré une activité aussi peu aristocratique que le travail du bois - et pourtant c'est peut-être d'avoir dû te tacher les mains au service de ta patrie qui a réveillé en toi le pouvoir de faire taire cet orgueil stérile; là où il n'y a rien de plus ingrat que de plonger ta lame dans la chair, que de remplir les os de plomb - là où, de cette façon, tu as réalisé que ton devoir ne s’assoit pas dans la propreté de tes manières ni l'immaculé de tes jointures, mais plutôt dans ton immuabilité face à tout ce qui n'est pas ce que tu devrais être - tout ce dans quoi ceux dont l'orgueil n'est que superficiel t'opposeraient - dans ta capacité à garder la tête haute face à des atrocités, tout autant que face à des activités que l'on ne prêterait pas à ton rang. Là où ton devoir repose dans ton engagement et ton dévouement dans ce que tu fais, et ton refus de laisser quoi que ce soit sans en être totalement satisfait (outre ce qui importe le plus).

    Ainsi tu as passé le plus clair de ton temps, cette dernière année, entre ta diaspora et cet endroit. Tu ne prends pas le temps de refléter sur ces moments alors que tu actives la clé dans la porte et entre dans cet atelier. Ici tu as appris de quoi gagner ta vie, de quoi faire naître dans tes os une paix fugace mais oh si nécessaire à ta santé mentale; tu as pu exercer tes phalanges et faire naître la corne le long de tes paumes. Et tu ne considères pas avoir tout appris - bien sûr, il y a toujours moyen pour toi de t'améliorer dans ce domaine où tu n'es toujours qu'un débutant - et pourtant tu sais qu'est venu ton temps. Qu'il ne te suffit plus, ne t'es plus concluant de rester à la charge d'une autre, sous son aile - il est temps pour toi de déployer les tiennes et de vivre de toi-même; là où ton aristocratie et ta fierté ne te permettent pas de travailler dans le bas de l'échelle très longtemps (à moins que tu sois convaincu que là est ta place). Mais, fierté ou pas, tu es confiant que tu possèdes désormais les outils qui te permettront de vivre de tes propres moyens, de tes propres capacités. Tu considères que continuer de travailler ici, de rester entre ces murs que tu as appris à si bien connaître, ne serait pas que perdre ton temps - ce serait perdre celui de Ýrr également, et tu es bien réticent à cela.
    C'est pourquoi tu es venu ici aujourd'hui, et tu en repartiras sans le même statut. Tu ne resteras pas longtemps - tu ne supportes ni les effusions ni les élucubrations alors que le sujet peut être exprimé de façon simple et concise.
    Ah. Bonjour, Ýrr.
    Tu ne sursautes pas alors qu'elle t'interpelle, puisqu'il n'est rien sauf habituel de la voir ici, bien entendu.
    Je suis venu te parler.
    Puisque tu n'as pas envie de perdre du temps.


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    Re: fire-wreathed; ilya
    le Mar 10 Oct 2017 - 7:11
    FIRE-WREATHED 
      Arrivée à sa hauteur, Ýrr lui rend son salut d’un signe de tête, comme avare de futilités — trait qu’ils partagent, après tout, puisque chaque instant leur est précieux, pour leurs raisons propres ; tout comme leur commun respect poli, tant inhérent que militaire. Et puisqu’aujourd’hui ils se rencontrent lors d’une de ces rares occasions où l’avancement de multiples projets ne cliquète pas confortablement au fond de sa pensée, puisque toute son attention est disponible, elle remarque cette seconde que l’on croirait sentir s’étirer au-delà de ses limites aussi fragiles qu’inébranlables, et le remarque et le regarde lui, peut-être pour la première fois depuis qu’il s’est présenté à elle, il y a un peu plus d’un an de cela. (Car ça aussi, elle l’engrange en mémoire et le catalogue, comme n’importe quel autre détail relevant des ateliers.) Note ces infimes métamorphoses s’étant opérées à son propos, depuis cet après-midi où il était venu la trouver, se constituant apprenti, se recréant artisan, ajuste et cisèle et lisse sa vision de lui avec autant de délicatesse et de précision qu’elle en met à l’ouvrage.

      (Se souvient de ce jeune homme dont il était impossible d’ignorer le sang passé au creux de ses mains et sur les saillies de pommettes allant décharnantes, le maculant d’une manière différant de celle d'Ýrr par le moyen autant que par l’époque. Se souvient de son avidité à s’approprier un but, s’accaparer une occupation tangible à faire sienne et à laquelle s’accrocher de toute sa hargne, serres et crocs s’il le fallait. Quelques-uns des spectres hantant alors ses prunelles lui sont familiers ; après tout, elle les avait un temps suffisamment vus dans son reflet pour être à même de les reconnaître. Se souvient des premières semaines, des frustrations vites lissées par l’habileté d’Ilya, se souvient de la tension muée en concentration — après tout, elle en avait fait sa thérapie.)

      Main sur la hanche, dogue à son pied, elle opine, de ses mouvements brefs et secs de rapace. « À vrai dire, je ne me serais pas attendue à te voir ici aujourd’hui pour une autre raison. » Qu’il s’agit d’un sujet d’importance va sans dire ; quoique partageant une bonne entente, ils ne sont nullement habitués des visites de plaisance. Ýrr n’a pas besoin d’un geste pour enjoindre Ilya à poursuivre, sait leurs communications parfois dépouillées capables de se suivre et s’enchaîner sans gripper.

      (Surtout, se souvient avoir eu l'intime certitude qu’il ne serait que temporaire.)

      Le changement fleurit et bruisse d’airain dans la pièce, paisible et martial, impossible à ignorer — mordore le profil d’Ilya.
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    Re: fire-wreathed; ilya
    le Mar 14 Nov 2017 - 0:56
    быть заку́танный ого́нь

    Ton regard balaies l'atelier distraitement, rapidement. Cet endroit qui t'as accueilli pendant toutes ces heures, là où tu as usé tes mains, là où tu as guéris les lacérations apposées par ta violence. Cet endroit que tu devras apprendre à recréer, là où tu sauras vivre de toi-même, là où tu feras ta propre paix (aussi fugace soit-elle), sans quelqu'un pour regarder par dessus ton épaule. Tu apprécieras le calme, le silence de ta solitude, quand tu ne seras pas entouré, qu'on réduise tes pensées à un bruit de fond.
    Tu reportes ton attention sur Ýrr après un battement de cœur, reléguant tes idées à plus tard. Tu offres un sourire, sans vraie chaleur, plutôt une reconnaissance de la véracité de ses paroles. Pas besoin de te connaître jusqu'au fond de la colonne pour savoir que tu ne serais pas venu ici pour une simple visite de plaisance.
    Et bien, je viens te libérer de mon apprentissage.
    Pas que tu aies cru être un élève particulièrement désagréable - mais, aussi agréable aies-tu pu possiblement être, tu fus à sa charge en tant qu'apprenti, et c'est de cela dont tu la libères. Un poids de moins que, tu n'en doutes pas, elle comblera rapidement si besoin elle en ressent.

    Dans tous les cas, il est temps pour toi de faire tes propres travaux, de travailler pour qui tu le veux bien, à ce que tu veux bien, avec tout le perfectionnisme et le pointillisme dont tu es capable.
    Cependant, et tu en es bien conscient, tu ne considères cette possibilité que parce qu'elle a sculpté tes muscles de la façon dont elle l'a fait; t'as corrigé lorsque ta technique demandait correction, t'as instruit et t'as renseigné lorsque le savoir te manquais. Et sans Ýrr, tu n'aurais pas su trouver cette occupation qui meut tes doigts sans violence, qui, même, te la fais oublier.
    Je voulais donc te remercier pour ton enseignement et ton hospitalité. Puisqu'elle t'as toujours accueilli ici.
    D'aucuns te diraient froid, mais tu ne supportes pas les effusions et serais encore moins capable de t'en parer face à Ýrr, qui t'as toujours semblé être d'autant similaire. Tu sais ne pas avoir à enfiler quelconque sourire affable ou feindre la sympathie en sa présence.


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    Re: fire-wreathed; ilya
    le Mer 27 Déc 2017 - 15:09
    FIRE-WREATHED  
      Bien que son regard ne cherche nullement celui d’Ilya, elle ne le quitte pas réellement des yeux, accorde toute son attention, si solennelle soit-elle : son bref égard contemplatif, déjà diffusé et écarté au prochain cillement, son esquisse de sourire, aussi tiède qu’honnête. Ce n’est qu’aux premiers mots de son – désormais ancien – élève que sa formalité s’adoucit, se lisse et se floute ; elle hoche négativement la tête, comme l’ombre d’une exaspération amusée au fond des yeux. Son départ n’apporte aucune libération, du moins nulle autre que celle du Russe lui-même. Bras désormais croisés, c’est avec les débuts d’un sourire en coin qu’elle finit de l’écouter.

      « Mes apprentis ne sont pas des charges, commence-t-elle, ton grave comme à son habitude : et la commissure de ses lèvres s’étire enfin, se permettant un rare trait d’humour — aussi mordant qu’on serait en droit de s’y attendre, marque de leur passage d’égal à égal : du moins, pas ceux qui restent un certain temps après la complétion de leur période de formation. »

      Et tout dans le début de son propos n’est que simple honnêteté : il n’y a, pour elle, pas de temps perdu à voir de nouveaux arrivants trébucher, riper contre leur inexpérience, apprendre de leurs erreurs, quand elle récolte les fruits de leur apprentissage une fois employés en bonne et due forme. Toutefois, et peut-être, de manière plus importante : il n’y a aucun ressentiment en Ýrr de voir un bon élément tel qu’Ilya partir plus tôt qu’elle n’aurait été portée à le penser. Aucun regret, non plus : l’accepter en ces lieux tenait davantage, en finalité, de l’offre libre que de la collaboration indéterminée. Les portes des ateliers lui ont été ouvertes, comme elles l’auraient été pour n’importe qui d’autre avec un passé (un passif) et une détermination similaires, sans réelles attentes en retour.

      À vrai dire, ce sont les pâles filaments d’une mimique de fierté mal placée qui se conjuguent à l’acceptation simple de perdre un des éléments de son équipe. Elle reprend, expression plus neutre (sereine) : « Prêt à signer immédiatement ta démission, j’imagine ? » Bien qu’ici, personne ne l’appelle par autre chose que son surnom — sans même le savoir, et non par manque de politesse — elle a refusé de renoncer au manque de règles nettes et droites qu’elle perçoit comme caractéristiques de l’entropie pallatine : tous fonctionnent sous contrats dont ils connaissent parfaitement les tenants et aboutissants, dont le délai de préavis en cas de démission spontanée. Et malgré son manque d’intérêt pour l’organisationnel pur, tout est gardé sous trace écrite, jusqu’aux lettres de démission préimprimées auxquels ses employés, s’ils le veulent, n’ont plus qu’à apposer nom et signature.
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    Re: fire-wreathed; ilya
    le Dim 14 Jan 2018 - 21:27
    быть заку́танный ого́нь

    Vous êtes d'autant plus similaires qu'elle ne se perd pas non plus ne élucubration ou tendresses exagérées, voire malhonnêtes vu votre tempérament, et, sans en être exactement reconnaissant, tu t'en trouve vaguement appréciatif. Elle a beau croire que ses apprentis ne sont pas des charges, pourtant, tu n'es pas d'accord avec elle; que ce soit des charges nécessaires, oui, puisqu'il faut se tromper, trébucher et apprendre pour pouvoir atteindre un niveau où ce n'est pas le cas, mais des charges tout de même. Sans aucun doute cet atelier fonctionnerait avec plus d'efficacité si elle n'y employait que des hommes qualifiés, ensuite, c'est à voir si hommes qualifiés il y aurait dans un contexte où elle ne leur enseigne pas. Il reste que, ses élèves sont des charges puisqu'ils n'ont pas la compétence nécessaire pour accomplir leur travail dans la plus grande efficacité.
    Pourtant tu ne te lanceras pas dans un débat avec elle, pas maintenant, et probablement jamais; tu te contentes d'incliner le visage, un vague sourire jouant sur tes lèvres comme toute forme de reconnaissance de sa remarque.

    Lorsqu'en vient le moment, tu plonges ta main dans la poche intérieure de ton manteau, et en retire une enveloppe blanche comme neige, sans une seule pliure, nette et propre. Tu la lui tends, stoïque.
    Oui. Voici ma lettre de démission.
    Une lettre aussi stoïque, neutre et professionnelle que son écrivain, où tu ne t'es pas plus perdu en élucubrations qu'ici même, malgré que ton écriture porte souvent (lorsqu'elle n'est que pour toi-même) des marques d'une subjectivité et d'une douleur profondes. Ici jamais tu n'as dû retenir ta main de fracasser l'encrier, bien qu'entre tes côtes se soit agité un sentiment étrange dans cette neutralité. Tu n'as plus l'habitude d'écrire formellement. Ni de ne pas détruire les marques de tes constellations cyrilliques dès ton encre épuisée ou épanchée - malgré que cette lettre-ci aie été écrite utilisant l'alphabet anglais, dont le tiens est vaguement étrange dans sa droiture, de tes lettres carrées là où tu n'oublies jamais tes racines.
    Ce moment est stérile, d'une façon dont tu ne l'avais pas imaginé. Pas que tu t'attendais à des larmes venant de l'un de vous, plutôt il te semble impossible qu'il marque la fin de quoi que ce soit. L'atmosphère ne s'y prête pas, dans son calme et son silence, lourd et paresseux. Tu ne sais pas trop à quoi tu t'attendais, pourtant tu ne peux te détacher de la nette impression que ce n'était, d'une façon ou d'une autre, pas ceci. Quoique, tu sais mieux que personne que la terre continue de tourner, peut importe ce qui s'y passe dans son sein, que ce soit un meurtre ou la démission d'un apprenti voyant son heure.
    Tu as envie de dire que tu ne t'es pas attaché à cet endroit, puisque tu ne t'attaches pas à de telles choses, pourtant quelque chose dans tes os t'intime que tu seras de retour ici dès le lundi. Comme si la routine si fermement ancrée en toi refusant de se détacher de tes muscles et de tes mains, que ton besoin de régularité ne savait croire que tu oserais changer les choses.

    Et pourtant, te voilà.


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    Re: fire-wreathed; ilya
    le Dim 8 Avr 2018 - 8:56
    FIRE-WREATHED  
      Sur ce sujet, ils devront apparemment accepter de ne pas s'entendre, gardent chacun leurs remarques finales, sans animosité ; temps perdu contre manque de qualification, toujours égaux à eux-mêmes, dans la lumière matinale acceptant enfin de perdre un peu de son caractère aveuglant et brumeux — et peut-être la scène toute entière semble-t-elle alors plus humaine, plus banale, que sous les rais crus qui délimitaient cette étrange parenthèse.

      Elle reçoit la lettre, solennité impassible, passablement amène, et l'intime de la suivre en direction du bureau, au travers d'un corridor que les pas d'Ilya ne fouleront peut-être plus ; puisque la pièce ne remplit qu'une fonction organisationnelle, et de réception des clients — son décor autant étudié pour l'image qu'il renvoie de son commerce que selon ses propres goûts, son propre confort (rendre supportable l'aspect de son métier pour lequel elle n'a pas grand intérêt, au-delà de la perfection de l'ordre). Par mesure de praticité, elle prend place, se saisit, dans le pot à stylos trônant toujours sur son bureau, à usage des moments de ce type, d'une couteau à lettre ; ouvragé, délicat malgré sa fonctionnalité, à l'image de la plupart des objets de la pièce (elle ne se souvient plus de qui elle le tient ; cette pensée a à peine le temps de traverser son esprit, chassée par un de ses gestes secs, le bruit du papier s'ornant d'une déchirure nette). Ses yeux parcourent brièvement le contenu ; notent et s'attardent imperceptiblement sur les angles presque trop droits de l'écriture du Russe. À peine parcourue, déjà rangée en bonne et due place.

      Coudes sur la table, mains entrecroisées, elle le scrute, vaguement pensive, sourcils légèrement froncés. « Le préavis est d'un mois... Cependant, le dernier projet pour lequel j'ai absolument besoin de tout le monde devrait prendre fin dans deux semaines, si les délais sont respectés. » (Les délais, par force des choses, sont toujours respectés.) La proposition tient autant de la faveur que du fait qu'Ýrr sait pertinemment que, si le Russe est venu la voir, c'est que sa décision est mûrement réfléchie, et cède probablement place à des projets déjà en cours ; nul besoin de le garder plus longtemps que strictement nécessaire, d'autant plus qu'elle n'aura pas spécifiquement besoin de lui les jours à venir.

      Rien n'oblige ses employés à obéir à ces lignes fixées : Pallatine n'a usage que de peu de lois. Comme tout autre, Ilya pourrait passer le pas de la porte sans autre conséquence qu'une potentielle retombée sur sa réputation en tant qu'employé (ses mots tombent rarement dans l'oreille de sourds) : il n'est pas le premier à partir, et ne serait pas le premier à le faire de manière anticipée, non plus. Simplement, et sans pompe, Ýrr compte sur la droiture des autres au même titre qu'elle compte sur la sienne.
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    Re: fire-wreathed; ilya
    le Dim 29 Avr 2018 - 17:45
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    Tu t'assois devant elle avec le bureau qui vous sépare et tu l'observes ouvrir la lettre sans un mot. Tu apprécies l'offre qu'elle pose devant tes yeux - tu n'es pas extrêmement impatient de quitter son patronage, mais comme tu te doutes elle l'a deviné, tu n'as pas les mains vides et ne les aura pas lorsque tu quitteras cet atelier pour la dernière fois. Tu as le tiens à terminer de construire, et quelques clients que tu gardes toujours dans ta poche en ta qualité d'homme avenant à qui l'on ne daigne pas refuser quelque contrat. L'on a confiance en ta compétence, comme ce devrait l'être, et tu t'en monteras bien sûr à la hauteur sous peine de rendre ta colonne si crochue que tu ne pourras plus te tenir debout. Tu avais planifié de partager tes responsabilités entre cet atelier et le tiens dès la deuxième moitié du mois, et ceci te semble presque trop bien tomber pour être vrai. Néanmoins tu n'es pas de ceux qui refuseront une faveur par bonté, et si ta droiture t'intime de te plier aux règles et conventions de cet endroit, elle ne t'empêche pas de saisir une offre qui t'es favorable lorsque l'on te la présente.
    Ça me conviendrait parfaitement.
    Et de nouveau le silence tombe. Vous ne vous étalerez pas en élucubrations, tu le sais et tu l'as déjà établi, mais ton regard s'égare une seconde vers la fenêtre et le jour s'en glissant dans la pièce et s'installe entre tes côtes une sensation étrange.
    Ce fût un plaisir de travailler sous ta tutelle.
    Tu sais apprécier les gens qui savent se prouver à toi, et Ýrr en fait clairement partie - ce que tu lui dois tu l'as remboursé en travaillant pour elle, en montrant que tu pouvais mettre en pratique ces habitudes qu'elle a gravé dans tes muscles tes tendons et tes jointures, et tu n'as jamais regretté cette collaboration.


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    Re: fire-wreathed; ilya
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