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    Bienvenue à Pallatine, une ville située dans une dimension parallèle.
    À la population native s'est mêlée une foule de Terriens, partis volontairement de la Terreou arrachés contre leur gré pour refaire leur vie ici, sans possibilité de retour. Divisés en groupes nommés diasporas, les habitants essaient de tirer profit de la situation dans laquelle ils se trouvent.
    Mais depuis quelques temps, d'étranges perturbations temporelles viennent troubler le quotidien des habitants de Pallatine. Phénomènes anodins ou présages inquiétants, chaque diaspora s'efforce de percer le mystère avant les autres.
    05/05 Installation de la version 5 (+++)
    28/02 Le forum fête ses deux ans !
    17/12 Installation de la version 4.1 (+++)
    01/11 Début de l'intrigue 4 (+++)

    { un retour sur Terre possible ?

    Intrigue 5 (+++)
    Une bien étrange rumeur circule depuis le mois de juillet : plusieurs personnes auraient effectué un voyage retour sur Terre, alors que l'Institut s'y est toujours refusé. Et les personnes sont en effet introuvables. Cette rumeur serait-elle fondée ?
    Avatars 200x320px - Tout public - Temps de jeu : juillet à septembre 2016 - Design et codage par Naga et Sneug - Crédits
    Tableau des diasporas
    Institut
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    Iwasaki-rengô
    Geeks
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    { Chronos Republic. Le seul forum où ta grand-mère est plus jeune que toi

    Les derniers transférés

    u43Unity Fortesee
    Autrefois connue sous le nom d'Unité 43, celle qui fut une déesse en chaise roulante est désormais amnésique et membre des geeks.
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    césarCésar Duncan
    Ce chef d'équipe à l'ascendance guerrière est un natif qui s'est engagé dans le travail pour atténuer la perte de ses proches. Il a notamment participé activement à la recherche des personnes disparues.
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    shaozuShaoZu Hwang
    Le chef du Lotus Rouge a passé une enfance paisible à Pallatine, avant de partir découvrir le monde. Engagé dans un petit groupe de l'Iwasaki-rengô, il a patiemment gravi les échelons jusqu'à occuper son poste actuel.
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    machiMachi Kobayashi
    Membre des Aces, elle a perdu son bras et son frère, et n'est depuis plus la même.
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    zahraZahra Siaka
    Originaire de Sierra Leone, elle a subi des mutilations avant d'être transférée en mauvais état à Pallatine.Elle est depuis devenue recruteuse pour les Opportunistes.
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    Enfant d'un amour plus fort que les différences, il s'occupe des nouveaux arrivants à l'Institut avec beaucoup de gentillesse.
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    lexaLexa Beloff
    Princesse destinée à la gloire, son transfert a probablement sauvé la terre d'un destin tragique...
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    31 ans, geek, métier au choix
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    19 ans, institut, responsable d'une équipe
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    Jenna Wisnuys
    37 ans, altermondialiste, présidente
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    29 ans, geek, ingénieur
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    Jack Smith
    34 ans, opportuniste, artiste graffeur
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    Abigail S. Clemens
    31 ans, Iwasaki-rengô, recruteuse
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    { patterns in the ivy; camille.

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    patterns in the ivy; camille
    le Sam 26 Aoû 2017 - 1:25
    PATTERNS IN THE IVY  
     C’est devant la fleuristerie qu’elle s’arrête, comme un heureux hasard (si l’on veut bien y croire), ses yeux s’attardant sur les créations de la sculptrice — et l’écho de la voix d’un ami provenant d’une époque plus ancienne que la sienne perce ses souvenirs pour venir se lover dans ses pensées, alors plus jeune de quelques années : qui aurait cru vivre pour voir Claudel papillonner du minéral au floral, et de ses doigts patinés de glaise et d’argile, s’écorcher sur les épines ? Pas lui, ah ça !

     Mais cela remonte à quelques mois ; à plusieurs après-midis, plusieurs journées, passées ensemble à s’enquérir, découvrir la discipline l’une de l’autre, s’enseigner mutuellement. Lui apprendre à lire le fil du bois comme elle lisait déjà un bloc de marbre, la voir ajuster sa prise encore nouvelle sur un ciseau, amené de ses ateliers en attendant que la fleuriste décide de se procurer ses propres outils. Et Ýrr devait se l’admettre, alors que l’habitude s’était instillée dans leurs vies respectives, que les rencontres avaient fini par se faire (ré)créatives, qu’il y avait quelque chose de foncièrement agréable à leur propos : de se laisser aller au purement décoratif (artistique, devrait-elle s’avouer ; ne daigne pourtant pas réellement s’aventurer en ces courants).

     Cette fois-ci commence différemment : c’est à l’arrière de la fleuristerie qu’elle s’arrête, là où rien ne différencierait la boutique d’un autre bâtiment, passant par la porte de service, laissée ouverte tout à propos ; ce qui ne l’empêche toutefois pas d’au moins annoncer sa présence en toquant, comme à son habitude. Le silence lui répond, dans toute sa pesanteur.

     Misérablement, le trouble se faufile à ses pieds, mordille ses cheville lorsqu’elle entre enfin, un « Camille ? » au bord des lèvres, pour ne se heurter qu’au calme dérangeant du rez-de-chaussée. C’est dans les jeux de lumières inhabituels, dans les contrastes affaiblis ; un peu comme de rentrer dans une pièce familière où toute pièce de mobilier aurait été décalée de dix centimètres d’un côté ou de l’autre : indiscernablement anxiogène, trop vide. (Tout aussi bénin que ladite farce, elle espère.) Arrivée à la cage d’escalier menant au logement de la sculptrice, à nouveau, elle appelle ; n’a pour retour que son écho, bas, et l’inquiétude point, doucereuse, harponne hasardeusement ses entrailles, en même temps que sa main hésite sur la poignée.
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    BIR
    Le visage se cache dans les fleurs, les paupières se mélangent aux pétales colorées, semblables à la lueur de ses yeux. Les cheveux deviennent un feuillage sombre, parfumé, doux au touché. Lèvres fines, humides, appelant timidement les baisers, soupirant l'amour loyal et infini.

    CAMILLE se donnait, corps et âme, pour un homme autrefois : RODIN. Aujourd'hui loin de lui, son sang s'est transformé en sable glacé qu'elle tente de réchauffer par tout les moyens. Les piqures, l'opium lui donnent la force de piquer la pierre et de fouiller dans son imaginaire. CAMILLE, sous sa timidité touchante et charmante, est la passion qui irradie et dévore. Santé fragile, esprit parsemé et trouble, CAMILLE cherche des distractions pour échapper à la douleur : elle tomberait sous le poids de son cœur, mais CAMILLE boue trop. Mais tout est si puissant à l'intérieur que le corps ne peut que se mouvoir, courir, danser, aimer et enlacer. Détruire.

    Sculptrice, fleuriste, Proxénète, recruteuse, mécène. Paranoïaque, possessive et jalouse. En manque d'affection. Traumatisée par deux avortements. Haine et vengeance. Observe et détecte le talent, le fait s'épanouir avant de le détruire.
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    Re: patterns in the ivy; camille
    le Lun 4 Sep 2017 - 14:48

    Le noir.

    Cette journée était noire et l'obscurité broyait le cœur de Camille. Sans que la raison ne se dévoile jamais, les ténèbres la mordillaient depuis que ses yeux s'étaient ouvert le matin. Dès que ses bras s'étaient extraits de la chaleur des couvertures, dès que le creux vide du lit près d'elle se découvrit, l'inconfort attaqua, sans pitié. Dévorant l'éclat de vie dans ses yeux, avalant toute sensation pour ne laisser que des picotements, des pincements irritants fatiguer son sang.

    La boutique était restée sombre et n'avait pas ouvert ses portes. Emprisonnant le monstre qui grondait en Camille, qui n'aurait pas hésiter à attaquer les passants de mots durs et insensés. Les fleurs semblaient suivre docilement l'état de leur maître, baissant la tête, froissant leur pétales, laissant émaner d'elle une odeur acre et triste.

    Le temps s'écoulait en se figeant sans cesse, craquant quelque fois dans la tête de Camille qui se laissait autrement divaguer sans peine, sans pour autant échapper aux douleurs qui se glissaient par les pores de sa peau. Et le soir s'approchait, sans qu'aucun rayon de soleil n'ai éclairé le regard morne et fade de Camille. L'envie grinçait et fit enfin trembler ses bras après une journée de rien, restée assise sur un tabouret ou recroquevillée dans un coin, peut-être un élan de vie l'avait à un moment poussée à arroser distraitement les fleurs. Sa peau froissée lui paraissait poisseuse, grasse ou point de lui coller aux os. Elle aurait aimé s'en décharger. Et la démangeaison devint insupportable.

    Elle osa avec honte et désir à la fois, la pointe de l'aiguille s'immiscer dans les interstices de sa peau, et dans un soulagement fiévreux elle sentit enfin son corps s'élever, léger, les pensées sombres s'égarer, se mélanger à d'autres plus claires. Un doux et apaisant chaos l'emportait. Mais un écho lointain vint déranger le voyage. Une voix qui crispa les mains de Camille et la força à relever ses paupières.

    « Qui est là ? » Grogna-t-elle d'une voix rauque. Celle d'une vieille femme aigrie n'appréciant pas les visites surprises.

    Camille avait oublié que l'arrivée de Yrr avait été prévue dans un monde qu'elle cherchait à fuir. Elle ne reconnut pas non plus la voix, et encore moins la silhouette qui se formait dans l'obscurité. Elle tressaillit même de peur, se levant dans un sursaut maladroit.

    « Qui est là ? » Répéta-t-elle en trébuchant, les jambes flageolantes, la tête enfumée. Elle glissa pitoyablement sur le sol sans même pouvoir jeter un gémissement. Tout lui paraissait si lent...

    Piégé dans les fleurs

    ©BBDragon


    Love comes from the clay
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    Re: patterns in the ivy; camille
    le Jeu 4 Jan 2018 - 23:41
    PATTERNS IN THE IVY  
      Enfin, un vague grondement venu de l'étage répond à ses inquiétudes, les fait flancher pour mieux en raviver les braises, entropie indolente flânant dans quelque recoin de son être, encore invisible sur ses traits, mais éhontément mis à nu dans ses gestes : ses pas s'accélèrent, marches montées trois à trois, pour encore et toujours ne rencontrer que des portes qu'on n'aura pas pris la peine de fermer, des rideaux encore tirés de la veille (tout juste les remarque-t-elle, tout juste prend-elle le temps de se débarrasser de sa précipitation exagérée, de cesser de déjà vivre dans l'alarme de la seconde prochaine).

      Pour, enfin, apercevoir la silhouette prostrée de Camille, pour enfin entendre clairement son grognement éraillé, la voir s'affaisser sans d'autre choix que d'accepter sa faiblesse physique et l'irrésistible gravité.

      Submergeant sa sollicitude, une tristesse insondable s'empare d'Ýrr, sans rencontrer de résistance.

      Ses épaules s'effacent, les éclairs désagréables d'angoisse grésillent et s'éteignent le long de ses artères, ne laissant derrière eux qu'une chair usée et fourbue ; silhouette trop imposante tentant au mieux de se faire plus inoffensive. Sa voix est neutre, rassurante : « C'est Ýrr, Camille, c'est juste moi. »

      Sans qu’elle n’en ait pris réellement conscience, les détails de la pièce, de la situation, ont sinué jusque ses perceptions : l’atmosphère glauquement stagnante, la seringue, le regard fangeux de Camille, qui regarde au travers d’Ýrr comme d’autres aviseraient le vide sous leurs pieds — l’asthénie qui s’est emparée de la sculptrice, et semble suinter de sa peau meurtrie pour s’épandre au sol, se glisser sous les meubles, sinuer à l’assaut des murs, goutter du plafond qu’elle fissure. (Aussi, elle perçoit troublement sa propre peur, n’ayant jamais réellement disparu, s’étant réfugiée, serpentine, dans sa propre ombre, présente mais étrangement inaccessible. Puisque plus que tout autre chose, c’est désormais l’incertitude qui domine : elle est en terrain absolument inconnu, n’a jamais eu à réagir à ce genre de situation.)

      Alors elle approche, lentement, laisse deviner l’esquisse de ces mouvements dans un vain effort de ne pas provoquer plus de panique, d’au moins ne pas empirer la situation, laisse sourdre un calme qu’elle se souvient posséder, avoir possédé pendant quelques décennies (et avoir pleinement possédé il n’y a pas plus de quelques minutes, d’ailleurs). S’agenouille auprès de la fleuriste, et, incapable de juger justement de la gravité de son état, continue sur le même ton, souffle : « Est-ce qu’il faut que  je contacte un médecin ? »


    ahjkbnzk:
    vraiment désolé du temps & de la qualité de réponse, je tenais absolument à poster avant de redisparaître deux mois :/
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    BIR
    Le visage se cache dans les fleurs, les paupières se mélangent aux pétales colorées, semblables à la lueur de ses yeux. Les cheveux deviennent un feuillage sombre, parfumé, doux au touché. Lèvres fines, humides, appelant timidement les baisers, soupirant l'amour loyal et infini.

    CAMILLE se donnait, corps et âme, pour un homme autrefois : RODIN. Aujourd'hui loin de lui, son sang s'est transformé en sable glacé qu'elle tente de réchauffer par tout les moyens. Les piqures, l'opium lui donnent la force de piquer la pierre et de fouiller dans son imaginaire. CAMILLE, sous sa timidité touchante et charmante, est la passion qui irradie et dévore. Santé fragile, esprit parsemé et trouble, CAMILLE cherche des distractions pour échapper à la douleur : elle tomberait sous le poids de son cœur, mais CAMILLE boue trop. Mais tout est si puissant à l'intérieur que le corps ne peut que se mouvoir, courir, danser, aimer et enlacer. Détruire.

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    Re: patterns in the ivy; camille
    le Ven 23 Mar 2018 - 0:55

    « Toi… » Soupira-t-elle.

    Cet autre qui approchait aurait bien pu passer, aux yeux de Camille, pour n’importe quel fantôme venu d’un passé lointain pour la hanter. Mais le nom, qui se glissa hors de la fumée sonore qui remplissait la tête de Camille, permis d’éclipser les doutes.

    Les pupilles vitreuses de la fleuriste vibrèrent. Parvinrent à discerner de nouveau les formes si sombre de la réalité. Un réel qui pour Camille avait souvent l’allure d’un cauchemar.

    « Yrr… » Soupira Camille en reconnaissant enfin les traits fins du visage qui se rapprochait avec précaution.

    Le cœur de la sculptrice se souleva, partagé entre honte et soulagement. Une présence amie la sauvait… Mais à la fois, devenait témoin d’un instant où une femme se transformait en poupée perdue et désarticulée…

    « Ah ! Pas ces charognes ! Ils me tuent davantage à chaque fois ! » Cracha-t-elle avec véhémence.

    L’intensité de souvenirs sortis d’un autre monde émergeaient, rappelant une terreur sourde, que Camille s’obligea d’étouffer. Car même dans les affres d’une douleur qui la maintenant sur le sol, pitoyable, sa fierté doucement résonnait à l’intérieur. Lui intimant de reprendre le contrôle. De ne pas se dévoiler ainsi : faible et tremblante.


    Une feuille tombée de sa branche. Froide et froissée.

    Toussotant, poussant sur ses bras pour redresser son dos courbé, Camille se redressa, son esprit embrumé soufflant sur les résidus de folie pour les éparpiller au loin.

    « Pas de médecin… Je manque simplement de sommeil. Il me faudrait bien un thé… » Soupira-t-elle simplement, plaquant quelques uns de ses doigts fins contre ses tempes, avant de lancer un regard doux mais circonspect vers sa sauveuse. « Que fais-tu ici ?»

    Piégé dans les fleurs

    ©BBDragon


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    Re: patterns in the ivy; camille
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