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    Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)

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    Elle vient d'un monde dirigé par une Oligarchie. Là-bas avec son frère ils étaient des parias, des cibles à abattre et ils ont fini par tuer comme un vulgaire animal Sun. C'est à cause de cette mort qu'elle est a Pallatine. Joker, un allié, lui a fait croire qu'elle pourrait retourner dans le passé pour saveur son frère et ses proches, mais Moon a fini par comprendre que c'était un mensonge et qu'à présent elle est coincée. Mais elle n'en démord pas, elle trouvera une solution pour rentrer chez elle et sauver ceux qu'elle aime.
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    Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Lun 13 Nov 2017 - 21:45
    Un matin comme un autre
    (ft Santiago Kovac)


    Le ciel avait quittait ses teintes orangés de l’aube pour laisser place à un bleu dégagé, le temps semblait clément pour cette nouvelle journée. Moon se redressa, quittant le rebord de toit qu’elle avait l’habitude de retrouver tout les matins pour admirer ce même spectacle. Avant elle ne le faisait jamais seule, à présent elle appréciait cette solitude. C’était son moment à elle, celui où l’espoir de retrouver un jour Sun était au plus fort. Comme le soleil qui s’éveille d’un long sommeil, son frère se lèverait et émergerait d’entre les immeubles comme-ci rien de tout cela n’était arrivé. Seulement une fois le spectacle fini il fallait se rappeler l’évidence : elle était coincée et n’avait aucun moyen de s’en sortir pour l’instant. Pas même le moindre petit indice, pas le moindre début de piste et cela faisait 1 an qu’elle était libre de chercher. Pourtant elle ne voulait pas perdre espoir. Il y avait ces problèmes temporelles et une réunion à l’institut. Peut-être que quelque chose en ressortirait, peut-être qu’elle pourrait enfin obtenir le début d’une piste. Si au départ elle avait songé à s’infiltrer dans les locaux durant la réunion elle avait vite oublier l’idée : trop de garde et pas assez de connaissance du terrain. Normalement elle aurait foncé tête baissée, mais elle était déjà dans le merdier, alors autant éviter de s’y enfoncer encore plus sans aucune porte de secours à nouveau.

    - Bonjour Sun, une belle journée commence n’est-ce pas ?

    Elle s’étira, offrant un large sourire au soleil puis elle recula, prenant assez d’élan pour sauter sur la toiture adjacente. Elle continua ainsi, répétant des mouvements qu’elle n’avait de cesse de reproduire. Elle «était comme un oiseau, libre d’aller là où elle voulait, sans aucune limite. Moon adorait ces sensations, l’adrénaline, le coeur qui bat plus vite, sentir ses muscles se tendre et bien sûr avoir l’impression de ne faire face à aucune limites. Elle escalada, sauta, roula pendant des heures, avant d’arriver à sa destination. Elle avait fait de nombreux détour, vérifiant sa connaissance du terrain et à présent la ville commençait à s’éveiller. Doucement, elle glissa le long d’une gouttière et se laissa tomber au sol, amortissant sa chute de son habituel roulade. Elle était à terre, en bas des immeubles, là où la ville pouvait l’atteindre, la ronger. Elle ne s’y attarda pas et s’empressa d’entrer au Leviathan. Sa tenue n’avait rien de conventionnel pour un tel lieu huppé, mais à cette heure matinale il n’y aurait personne pour s’en offusquer. C’est donc en jogging noir et t-shirt gris qu’elle pénétra dans les lieux.
    Connaissant le trajet par coeur elle ne s’arrêta pas et s’enfonça sous terre pour y trouver une toute autre ambiance. La lumière naturelle n’y pénétré guerre. On pouvait sentir l’odeur des combats passés. Moon plissa le nez en entrant, choqué comme à chaque fois par le contraste entre l’intérieur et l’extérieur, mais bien vite elle l’oublia. Elle posa son sac à dos au sol, attacha ses cheveux en un chignon rapide et commença à s’entrainer. Elle ignora ceux qui l’entouré, elle n’avait qu’un seul objectif et personne ne semblait vouloir l’aider dans ce sens alors elle préférait rester seul, frappant des objets inactifs et frustrant. Elle savait qu’un jour il faudrait qu’elle s’entraine avec quelqu’un, mais pour l’instant elle n’en sentait pas le besoin. Elle devait améliorer sa frappe et sa force avant de penser à la tactique. Comme toujours d’abord agir, après réfléchir. Sun penserait l’inverse, mais elle n’était pas son frère. Au bout d’une heure intensive elle retrouva son sac avant de s’allonger au sol et de boire de grandes gorgées d’eau à la bouteille, s’en renversant en même temps sur elle-même par maladresse, puis intentionnellement pour se rafraichir. La pudeur n’était pas un problème pour elle, son t-shirt devenu plus moulant n’était pas pour autant transparent donc tout allait bien.
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    Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
    Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Sam 18 Nov 2017 - 15:29
    Il avait beau se dire qu'il commençait à passer l'âge pour ce genre d'excentricités, Santiago n'était pas toujours raisonnable lorsqu'il s'agissait de ses heures de sommeil. La soirée de la veille avait été belle, il était resté éveillé jusqu'à une heure fort avancée, emporté par l'adrénaline des superbes combats qu'il se félicitait d'avoir su organiser, satisfait de lui comme si lui-même eût été sur le ring et défait tous ses adversaires. L'alcool aussi avait coulé à flots, enflammant ses veines comme du feu liquide, mais en la matière, le Chilien était un homme raisonnable et savait profiter tout en s'épargnant le coma éthylique, car il fallait bien quelqu'un pour savoir gérer tout ce monde en cas de coup de panique. Mais il avait bu, oui, et assez pour en ressentir les effets le lendemain matin. Quelques années plutôt, une telle quantité d'alcool n'aurait rien fait à Santiago, mais maintenant... Il se sentait encore jeune et frais, mais son corps parfois en désaccord émettait quelques protestations.
    Le propriétaire n'avait même pas pris la peine de rentrer chez lui lorsque les derniers parieurs étaient partis. Il était trop tard pour fermer les locaux au public, d'ailleurs, car les plus matinaux de ses clients viendraient dans moins d'une heure., et il faudrait bien les accueillir. Heureusement, la rotation de ses équipes permettait de gérer ces délais serrés, Santiago n'avait donc pas à s'inquiéter. Le Chilien se contenta de s'enfermer à double tour dans son bureau pour s'offrir une sieste bien méritée. Le sommeil l'engloutit dans son giron telle une bouche vorace et le tint si éloigné des perturbations de la réalité que même l'aspirateur de la femme de ménage devant sa porte ne parvînt pas à le réveiller. En revanche, sa nuque le pouvait, et lorsque le tiraillement devint insupportable, Santiago s'éveilla pour la masser - et poussa un grognement étouffé en voyant qu'il n'était même pas huit heures et qu'il était censé bosser aujourd'hui. Inutile de chercher à se rendormir, à présent que Santiago était dérangé : il se résigna à l'inévitable et accepta de se séparer de son bureau. Il se sentait bien évidemment complètement claqué, courbaturé de partout, et le crâne défoncé, mais surtout, il avait soif, terriblement soif, et il n'avait pas d'eau dans son bureau. Poussant son deuxième grognement mécontent, Santiago se leva et, après avoir rapidement rajusté son costume et vérifié qu'il n'était pas trop cerné, se décida à sortir de son bureau.
    Mieux ne valait pas trop rester en surface avec une telle apparence : le rez-de-chaussée était censé être un club tout ce qu'il y a de plus chic et respectable, mais en ce matin, Santiago n'était ni l'un, ni l'autre, ce qui posait éminemment problème lorsqu'on était le propriétaire des lieux. Il se dirigea rapidement vers le sous-sol ouvert en permanence : l'animation des premiers combattants l'atteignit de plein fouet lorsqu'il ouvrit la porte. Bizarrement, il se sentait déjà mieux, comme si c'était ce dont il avait besoin pour être en forme. Il ne tarda pas et descendit les escaliers pour lesquels il était déjà un peu trop grand.
    Une autre raison pour laquelle Santiago s'était rendu au bar du bas était la grande quantité d'eau minérale que celui-ci possédait. Les clients faisaient du sport, on n'hésitait donc pas à leur en fournir, s'ils oubliaient d'en apporter, en espérant ainsi les fidéliser un peu plus par ces petites intentions peu coûteuses. Il s'en enfila deux petites bouteilles avant de se sentir un peu mieux, et il commençait à se dire qu'il n'aurait pas assez de place dans son estomac pour absorber la troisième lorsqu'une autre pensée vint totalement le détourner de ce problème préoccupant. Santiago venait de repérer, parmi les quelques matinaux qui avaient déjà commencé à s'entraîner, une jeune fille aux pétillants cheveux roses qui se désaltérait elle aussi. Appréciant déjà le hasard, Santiago se dit que sociabiliser de si bonne heure lui ferait très certainement du bien, d'autant plus que questionner Moon sur son passé et son présent faisait partie des occupations préférées de Santiago. Ses questions n'étaient pas toujours bien reçues, alors il abandonnait sur le coup, mais il finissait toujours par revenir à la charge, lorsqu'il estimait le moment venu.
    Mais avant même qu'il pût la saluer et se lancer dans sa salve habituelle de questions, Santiago fut témoin d'un spectacle très réjouissant : Moon qui se vidait la bouteille sur la tête. L'eau qui tombait au sol et qui risquait fort de le salir passa complètement inaperçue en comparaison de celle qui faisait ressortir les courbes féminines de Moon - que naturellement, Santiago ne pouvait s'empêcher de regarder. Homme charmant, oui, mais pas nécessairement un gentleman, c'était assez connu : il aimait les femmes, sans forcément les respecter, et une leadeuse aussi puissante et indépendante que Lucia aurait sans doute eu beaucoup à dire sur la façon dont il la considérait. Il s'arrêta à une distance convenable et poussa un sifflement admiratif.

    « Très joli décolleté. » se contenta-t-il de dire, accompagnant sa parole d'un regard qui ne faisait aucun doute sur la direction sur laquelle il était pointé.

    Bon, on pouvait au moins lui reconnaître une certaine élégance dans sa façon de parler, mais il ne fallait pas se faire d'illusions, Santiago n'en pensait pas moins une certain nombre de choses que la décence nous empêche de révéler.
    Détournant enfin le regard de la poitrine de Moon, Santiago s'approcha d'elle comme si rien de tout cela ne s'était passé.

    « Tu es rayonnante, ce matin ! » commenta-t-il en se disant que ce n'était pas du tout son cas à lui. « Est-ce que c'est l'entraînement qui te donne si bonne mine ? »

    Ou alors c'était sa propre fatigue et le souvenir de l'alcool dans son sang qui le rendait si terne qu'en comparaison, n'importe qui brillait de santé lorsqu'il le regardait ?

    hrp:
    ce perso me désespère. face palm
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Mar 21 Nov 2017 - 18:18

    Elle suivit le regard de Santiago et ses lèvres formèrent un « oh » silencieux. Effectivement, l'eau avait rendu son t-shirt plus moulant que ce qu'elle aurait cru. Elle haussa simplement des épaules, cela lui importait peu et tant mieux si cela plaisait à la gente masculine, du moment qu'ils la laissaient tranquille. Visiblement ce n'était pas l'intention du propriétaire des lieux, mais il restait courtois et elle avait besoin d'une pause alors pourquoi pas. Jusque là elle ne s'était pas attardée sur lui et quand elle le fit elle ne put réprimer une grimace. L'homme n'était pas d'une première fraîcheur. Nuit courte ? Probablement, voir même absence de nuit se dit-elle. Ayant toujours soif et constatant sa bouteille vide, elle ignora la conversation que Santiago essayait de démarrer pour rejoindre le bar et se servir d'une bouteille d'eau. En l'ouvrant elle se tourna vers l'homme et lui montra la bouteille d'un signe de tête.

    - Ça vous dérange pas ?

    Depuis le temps qu'elle venait s'entrainer quotidiennement au club elle savait pertinemment que non, c'était l'un des petit bonus offert par la maison pour fidéliser la clientèle. Elle voulait simplement le provoquer, sans nul doute une réaction enfantine face à son commentaire flatteur sur son décolleté. Elle jeta un œil à la pièce et s'adossa au bar. Santiago la rejoindrait s'il voulait vraiment continuer la conversation.

    - Je ne pense pas être spécialement radieuse, mais je pense que ma tenue qui éveille vos hormones masculines doit probablement jouer sur votre perception. À moins qu'une femme transpirante, sans maquillage, les cheveux mal coiffés soit la définition de rayonnante pour vous. Mais laissez moi en douter.

    Le vouvoiement était volontaire. Une façon pour elle de mettre de la distance entre eux et de lui faire comprendre qu'il n'aurait pas ce qu'il désirait obtenir pour elle ne sait qu'elle raison. Si d'habitude elle ne déliait sa langue pour dire ce qu'elle pensait réellement que lorsqu'elle avait quelques gramme d'alcool dans le sang, avec lui c'était autre chose. Il finissait toujours par l'agacer, lui taper sur les nerfs alors elle ne prenait plus de pincette. Autant ne pas être subtil puisque le message ne passait pas de toute façon, il revenait toujours à la charge, laissant plus ou moins de temps entre chaque attaques.

    - Et vous ? Quel est la raison de cette présentation lugubre ? Pas très flatteur pour un propriétaire de club huppé...

    Moon se moquait en réalité de la réponse, tout ce qu'elle voulait été faire diversion pour qu'il cesse de se concentrer sur sa personne. Avec un peu de chance il mordrait à l’hameçon et elle pourrait profiter de sa pause sans que ses nerfs soient mis à rude épreuve.
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    Léviathan
    Un homme discret, toujours habillé avec élégance, que l'on retrouve au fond d'un club privé tout aussi travaillé que lui. Voilà l'image que l'on a de Santiago, le propriétaire du Leviathan.
    Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Ven 24 Nov 2017 - 19:52
    Ses amabilités matinales furent balayées d'un coup de vent par la direction inattendue que Moon prit vers le bar. Il fallut quelques instants à Santiago pour comprendre qu'elle l'avait ignoré en bonne et due forme. Il n'était pas certain de pouvoir s'en remettre. En règle générale, ses clients prenaient au moins la peine de lui dire bonjour, puisqu'il était le propriétaire, mais elle n'avait pas voulu se plier à cette politesse. Sans doute aurait-il eu quelque remarque désagréable mais élégamment tournée pour reprocher à la jeune femme un tel manque, mais la stupeur, le reste d'alcool dans son organisme aidant, l'avait paralysé le temps qu'il fallait à Moon de rejoindre le bar. Il fallut qu'elle lui demandât si cela le déranger si elle buvait pour que Santiago reprît enfin ses esprits. Il fut satisfait de constater qu'elle ne l'avait pas totalement ignoré et supposait qu'elle devait venir d'un futur où l'on était beaucoup moins à cheval sur ces choses-là. Tout de même. Un simple bonjour, ce n'était pas la mer à boire, même quand on était assoiffé. Santiago fit signe que non, puisque de toute manière, il n'aurait pu répondre autre chose. Il conserva une saine distance qui lui permettait d'avoir une bonne vision de son décolleté - sans pour autant se donner l'air d'observer vraiment, car il trouvait ça plutôt vulgaire.
    Moon se disait peu rayonnante et insistait sur les aspects qu'elle trouvait les moins reluisants à cet instant sur son physique, ce qui amusa le Chilien. Les femmes réagissaient toujours ainsi lorsqu'on leur faisait un compliment : il fallait toujours qu'elles se concentrent sur ce qui n'allait pas chez elles plutôt que de remarquer ce qui était bien chez elle. La transpiration, les cheveux, le maquillage, tout ça, c'était franchement accessoire. Le Léviathan l'avait habitué à tout cela - même si ses préférences allaient effectivement aux femmes très féminines, évidemment. Mais Santiago savait trouver des charmes partout où il y en avait.

    « Peut-être que c'est toi qui es trop exigeante avec toi-même. » conclut-il en haussant les épaules.

    Il eut en revanche plus de mal à retenir une grimace lorsque Moon se permit une remarque sur son apparence à lui. Santiago savait qu'il n'avait pas forcément bonne mine, mais de là à le trouver lugubre, indigne de son club... c'était bien plus qu'il ne pouvait tolérer. L'envie de se justifier le prit bien évidemment, car personne ne pouvait entendre de telles choses sans vouloir se défendre, mais Santiago était ce genre d'homme à ne jamais vouloir s'expliquer, s'il n'avait pas besoin de le faire.

    « Vraiment ? reprit-il comme s'il n'était pas blessé. Tu me trouves vraiment lugubre ? »

    Puisqu'elle s'était accoudée au bar, Santiago choisit finalement de la rejoindre. Il éloigna son regard de toute bouteille d'alcool qui, pour le moment, lui inspirait un profond dégoût, dirigeant celui-ci vers le visage de Moon. Puisqu'il la trouvait assez peu polie, quoi de plus logique que de chercher à lui montrer l'exemple ?

    « J'ai eu une dure nuit, évoqua-t-il, fuyant. Je n'ai pas eu le temps de rentrer chez moi, tout simplement. »

    Il préféra ne pas en rajouter, estimant qu'elle n'avait pas besoin d'en savoir davantage.. Pire, s'il se plaignait de son état, elle risquait fort de lui mettre sous le nez son âge. Maintenant que Santiago y pensait, elle était deux fois plus jeune qu'elle. C'était vertigineux. Elle aurait pu être sa fille.
    Mieux valait passer à autre chose, et de toute urgence.

    « Alors, ça avance l'entraînement ? Tu as fait des progrès ? »
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Mar 28 Nov 2017 - 18:00

    Elle trop exigeante face à son apparence ? Elle aurait bien eu envie de rire, Moon n'avait aucune exigence hormis entretenir un rose propre et homogène dans sa chevelure, ce qui à Pallatine était déjà une grande mission. Cependant elle ne fit transparaître aucune émotion, elle ne voulait pas être le poisson, et ne prit même pas la peine de répondre à la remarque. La plus part des hommes qui l'entouraient savaient qu'elle n'avait aucun intérêt pour la sexualité et les relations amoureuses. La faute à son obsession de retourner chez elle, la faute d'une condition de paria qui lui demandait chaque jour de luter pour rester en vie.
    Santiago ne semblait pas blessé par sa remarque, mais il mordit à l'hameçon. Voilà le gros poisson qui se laissa entraîner des les eaux détournés de la vie de Moon. Si elle le trouvait vraiment lugubre ? Elle devait l'admettre, elle avait exagéré, mais il était vrai qu'il n'était pas des plus présentable. Les vêtements froissés, les mêmes que la veille, les cernes en dessous des yeux, le teint légèrement cireux, non il n'y avait rien qui le mettait en valeur à cet instant. Donc oui elle avait bien envie de le trouver indigne de son club, mais pas totalement : il représentait bien en cet instant les activités qui se passaient au sous-sol loin des non initiés. Puis il se justifia et elle ne put s'empêcher de sourire. En tant que gangster il pouvait y avoir mille et une explication à cette courte nuit, mais elle préféra songer à la plus simple, une soirée de combat se terminant tardivement.
    Alors que Moon pensait avoir réussit sa diversion elle fut prise de court par le propriétaire des lieux et sources de ses maux. Il venait à nouveau d'orienter la conversation sur elle. Certes ce n'était qu'une simple question légitime au vu de ses activités dans le club, mais elle se doutait qu'il ne s'agissait que d'une entrée en matière. Elle hésita à se rendre, mais décida que la réédition complète ne serait pas pour tout de suite. Il devrait jouer encore un peu des mots avant de la convaincre de capituler, pour l'envoyer balader à la première question trop dérangeante.

    - J'espère que cette courte nuit à été lucrative au moins, histoire qu'elle ne soit pas gâchée. De plus j'aime bien venir ici, c'est simple et sans prise de tête. Et puis on accède facilement au toit depuis mon appartement, d'ailleurs faudra penser à changer la gouttière, elle ne semble plus très bien tenir au mur.

    Moon n'avait pas répondu à sa question immédiatement, espérant lui faire comprendre ainsi que la partie n'était pas encore gagné. Elle laissa son regard se perdre dans la foule des matinaux tout en avalant quelques gorgées supplémentaires d'eau. Puis elle décida d'éviter encore un peu la question en le relançant sur son apparence. Sujet facile à porté de main.

    - Octroyez-vous quand même un aller-retour chez vous pour prendre une douche et vous changer. Cela masquera un peu votre courte nuit.

    Un brin provocatrice, elle savait jouer à un jeu dangereux. Après tout il était mieux gradé qu'elle dans la diaspora et il serait simple à Santiago de se débarrasser d'elle s'il la trouvait trop gênante. Elle n'était là que depuis un an, elle avait conscience qu'elle devait encore faire ses preuves. Moon regrettait à présent de ne pas avoir réfléchit avant. Parfois elle se disait que son frère n'avait peut-être pas tord en la sermonnant sur son manque de réflexion. Elle soupira et regarda Santiago une fraction de seconde avant de reposer son regard sur la salle.

    - Cela avance, je frappe mieux et plus fort avec de meilleurs réflexes.

    Elle n'épilogua pas sur le sujet. Elle n'allait pas lui faire ce plaisir de lui avouer qu'elle trouvait qu'elle stagnait, qu'elle sentait qu'elle avait besoin d'un entraîneur. Sans aucun doute il aurait pu l'aider à obtenir ce dont elle avait besoin, mais Moon se refusait d'être redevable à cet homme et encore moins lui faire le moindre plaisir.
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    Léviathan
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    Mais les plaisirs distingués ne sont pas les seuls à son goût. Voir les gens se battre dans son sous-sol lui donne le sentiment d'être tout puissant. Il aime les autres, les aime profondément, mais à sa manière, avec un peu de retenue et beaucoup d'indifférence. Il les aime autant que l'argent et le pouvoir. Tout cela se vaut. Mais peut-être pas autant que lui-même. Santiago se préserve avant tout lui-même, puis les autres, ceux à qui il tient si forts qu'il pourrait basculer dans de bien sombres penchants...
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Mar 28 Nov 2017 - 19:40
    Une nuit aussi courte et difficile fût-elle ne pouvait empêcher Santiago de s'engouffrer dans la moindre conversation à demi-mots qui se présentait à lui. Manier le double sens était pour lui une seconde nature, une habitude aussi indispensable et instinctive que le fait de respirer, si bien que la fatigue peut-être l'aidait à chercher à tout interpréter selon un second niveau. Moon essayait très clairement de détourner l'attention du propriétaire de sa personne, alors même que la question que ce dernier lui avait posée était à la fois extrêmement innocente et simple à répondre : il n'y avait rien à cacher, rien dont avoir honte. La jeune femme était du genre fuyante et provocateur : elle n'hésita pas à lui conseiller carrément de rentrer chez lui pour se rendre plus présentable. Santiago fit la grimace. Il détestait recevoir ce genre de remarques de la part de femmes tout à fait charmante, et il aurait très probablement pris la mouche s'il ne voyait pas dans cette stratégie le moyen pour Moon de ne pas avoir à répondre à son interrogation.
    Sauf que cela ne marchait pas comme cela avec lui, en particulier quand la question entrait dans le cadre du fonctionnement de son club. Santiago se sentait alors légitimement en droit de réclamer toutes les explications qu'il voulait, certains que personne ne pourrait le lui reprocher. En l'occurrence, tout cela sentait le roussi, comme si Moon voulait lui cacher l'étendue réelle de ses progrès - qui devaient donc être, par conséquent, moins avancés que ce que tous deux auraient voulu. Mais il prit tout de même la peine de répondre à ces suggestions, estimant qu'il valait mieux y mettre un terme le plus tôt possible en lui faisant comprendre qu'il ne les prendrait pas en compte.

    « Je rentrerai plus tard, j'ai hélas trop de travail pour m'absenter. » s'excusa-t-il rapidement. Si elle s'imaginait que son boulot consistait juste à discuter avec les clients, elle se trompait, il avait toujours des préparatifs à faire, des progressions de combattants à surveiller, des plannings à établir, et une montagne de papiers à la fois pour aider à gérer son club et pour maintenir une apparente façade de respectabilité. C'est qu'on blanchissait un peu d'argent tout de même, par ici. « Mais je prends note de ta remarque sur la gouttière et je la ferai réparer aussitôt. »

    Et pour montrer sa bonne volonté, Santiago sortit immédiatement le petit carnet qui lui servait à noter ce qu'il ne devait pas oublier pour inscrire cette information en lettres rouges. Il le faisait à l'ancienne, avec du papier, car il était originaire du XXe siècle et était légèrement rétif à la technologie, mais comme cela collait bien au personnage, Santiago ne faisait pas forcément d'efforts pour changer.
    Il se montra en revanche moins généreux avec le trop bref résumé des progrès de Moon en combat. Il s'était mis en tête qu'elle devait lui donner un compte-rendu détaillé de son entraînement et émit d'abord un long « hm » sceptique en la fixant du regard, afin de lui montrer qu'il n'était pas dupe. Moon devait apprendre à mieux mentir si elle voulait qu'il la laisse tranquille.

    « J'aurais juré que tu ne le penses pas vraiment, je me trompe ? » osa-t-il enfin avancer.

    Mais il se doutait bien qu'elle refuserait de lui donner raison. Moon faisait partie des jeunes femmes les plus rétives du Léviathan, le genre de jeunes personnes à toujours prendre avec des pincettes parce qu'ils ont décidé de ne pas vous apprécier et donc de ne pas vous faciliter la vie. Moon ne parlait jamais vraiment de son plein gré, il fallait toujours la forcer pour obtenir une réponse qui n'était jamais vraiment satisfaisante. Santiago avait pour lui d'être extrêmement patient et minutieux, sans quoi il aurait déjà abandonné. Mais son petit doigt lui disait qu'elle se méfiait toujours un peu trop de lui.
    Sauf que quand Santiago se sentait dans son bon droit, rien ne pouvait l'arrêter, et il décida de jouer le jeu jusqu'au bout :

    « Si tu ne veux pas répondre honnêtement à une question qui t'aiderait beaucoup d'un point de vue personnel, peut-être faudrait-il que je te fasse tester ? Après tout, si tu n'es pas capable d'avoir une idée réaliste de ton propre niveau, tu ne feras que stagner. »

    Santiago bluffait un peu : il ignorait exactement les progrès de Moon, mais pour ce qu'il en savait, elle n'était pas l'élève la plus brillante du club. Faire tester son niveau lui permettrait de faire un point sur ses capacités réelles, mais il était certain que si elle mentait, elle serait obligée de se dégonfler avant de se faire prendre en pleine imposture. Et sinon... eh bien, Santiago paraîtrait au mieux méfiant, au pire ridicule, mais le risque était assez faible pour qu'il le prît.
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Mar 28 Nov 2017 - 22:00

    Réfléchir avant d’agir, encore une situation qui lui prouvait que cet adage était bien vrai et qu’elle aurait dû plus souvent écouter les conseils de son frère, mais plutôt mourir que de l’avouer. Santiago avant vu clair dans son jeu et Moon s’en mordait les lèvres. Elle n’avait donc plus moyen de fuir, il fallait s’y faire il était l’heure de la rédition. Il avait jeté sa remarque pour l’éconduire chez lui d’une parole et avait pris note de l'amélioration dans un carnet. Les lettres qu’elle voyait apparaitre en rouge lui donnèrent froid dans le dos. Moon avait l’impression qu’elles l’accusaient. C’était de sa faute après tout si cette gouttière tenait de moins en moins bien, à force de glisser dessus tous les matins. Elle pouvait presque entendre ce murmure de reproche, mais elle se retient de frissonner, se disant que ce n’était pas de sa faute si dans cette ligne temporelle le matériel était moins solide que chez elle. Cette excuse suffit pour qu’elle ai la conscience tranquille, comme la disparition du carnet de son champs de vision.
    Maintenant elle attendait la sentence. Santiago avait lu entre les lignes de ses paroles et son long acquiescement sonnait la fin de la mascarade. Ce qu’elle pouvait le détester, il voyait toujours clair dans son jeu, mettait toujours à rudes épreuves ses nerfs et surtout était bien trop curieux à son sujet, même si cette fois cette curiosité était légitime. À cet instant précis elle était tiraillée entre deux sensations contradictoire ; celle de disparaitre comme une souris dans un trou au mur et celle d’hurler et d’étriper ce grader. Cependant encore une fois elle ne fit rien, laissant néanmoins le trouble passer sur son visage, l’accusant un peu plus de son mensonge et de son mauvais jeu. Oui elle ne pensait pas ce qu’elle lui avait dit et elle regrettait à présent de l’avoir fait. Penser avant d’agir espèce d’idiote s’enguirlanda-t-elle mentalement. Le calme apparent du gangster ne l’aider pas. Moon redoutait la colère sourde qu’il pouvait régner à l’intérieur. L’eau calme peut être plus dangereuse qu’une mer déchainée.

    - Ok j’avoue je vous ai donné qu’une semi-vérité. Je stagne voilà satisfait. Mais croyez moi Kovac, vous êtes bien la dernière personne à qui je compte devoir quelques chose alors laissez-moi tranquille, je trouverais un moyen pour progresser.

    En commençant par arrêter d’être aussi têtue qu’une mule lui murmura une petite voix dans sa tête. Réflexion qui lui fit lever les yeux au ciel d’exaspération. Pourquoi fallait-il que cette voix ai exactement le même son que celle de son frère ? Pourquoi avait-elle terriblement raison ? Car oui, elle ne pouvait pas se mentir éternellement. Elle n’avançait pas car elle n’avait personne pour l’aider et qu’elle refusait de demander de l’aide. Le problème dans cette situation était qu’elle se contentait de répéter les mêmes mouvements encore et encore, essayant simplement de mettre plus de puissance à chaque fois. Seulement elle en avait conscience, l’entrainement au combat n’était pas la même chose que celui pour courir sur les toits. Elle ne pouvait pas se contenter de répéter des mouvements, elle devait apprendre à les associer, à les travailler en détails, à en apprendre des nouveaux. Moon soupira, détestant d’avance ce qu’elle s’apprêtait à faire.

    - Je ne veux rien vous devoir est-ce bien clair ? Je sens d’avance que je vais regretter ce que je vais dire, mais de toute façon, foutu pour foutu…

    Elle écrasa, sans véritablement s’en rendre compte, la bouteille d’eau vide qu’elle avait encore dans ses mains. Canalisant ainsi toute l’énergie bouillonnante dans son corps qui menacée d’exploser à tout moment. La pause calme pour ses nerfs qu’elle avait espéré avoir était à présent un lointain souvenir. Santiago avait encore une fois réussi à la faire parler et à la mettre hors d’elle, même si pour une fois cela était plutôt pour son bien. Cependant elle était à présent en très mauvaise disposition pour répondre à d’éventuelle question sur son passé. Moon prit une grande inspiration et se tourna pour planter son regard droit dans celui du propriétaire des lieux.

    - Évaluez-moi si cela peut vous satisfaire, faites un rapport sur moi au supérieur si c’est ce que vous désirez, mais sachez que je n’abandonnerai jamais. J’ai une mission à accomplir et rien ne m’en détournera. Elle fit une pause pour laisser le temps à son interlocuteur de percuter le sens de ses mots, mais aussi pour prendre du courage et se faire violence. Ok je l’admets je stagnes et je stagnerai probablement jusqu’à la fin de mes jours si je ne décides pas à demander de l’aide à plus expérimenté.

    Voilà elle l’avait dit. Toute la vérité était sortit et elle s’en mordait les lèvres regrettant déjà de l’avoir dit. Qu’est-ce qu’elle espérait en lui disant tout cela ? Qu’il la laisse tranquille ? Est-ce que le propriétaire de cette salle resterait sans rien faire après avoir apprit qu’un membre de sa diaspora ne progressait pas car il était trop têtu pour demander de l’aide ? C’est ce que Moon espérait, mais elle avait peu d’espoir de voir cela se produire.

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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Jeu 7 Déc 2017 - 22:09
    Ce n'était pas vraiment une victoire pour Santiago. Une victoire impliquait une lutte acharnée, des risques proportionnels à l'implication qu'il y mettait, le danger de voir sa vie s'éteindre de façon brutale, ou du moins de connaître un tournant qui la changerait à tout jamais. Ce n'était donc pas une victoire, car il n'avait pas eu à se battre.
    Mais il avait tout de même réussi à lui faire avouer qu'elle ne lui avait pas dit la vérité sur son niveau, et cela lui faisait terriblement plaisir.
    Après tout, arriver à ses fins est toujours plaisant, même pour quelque chose d'aussi trivial que les progrès d'une jeune femme qui ne comptait même pas vraiment pour lui.
    Santiago ne se priva du sourire radieux qui lui monta au visage lorsqu'elle rendit (presque) les armes. Moon refusait son aide, ce qui ne l'étonnait pas vraiment car cela ressemblait bien à son caractère, mais il avait réussi à la faire revenir sur ses paroles, et rien que cela suffisait à faire sa journée. Il avait bien envie de se commander un verre pour l'occasion, ce qu'il aurait fait s'il n'avait pas justement du mal à se remettre de la beuverie de la veille. À défaut, le sourire ferait l'affaire, et Santiago espérait que Moon le trouverait agaçant au possible. Il avait sacrément envie de l'embêter, à présent qu'elle refusait très clairement toute aide de sa part.
    Santiago la laissa parler, puisqu'il trouvait ce petit numéro assez amusant et qu'il se délectait du plaisir de voir jusqu'où elle pouvait aller. Elle était loin d'être la première personne à ne rien vouloir lui devoir - ceux qui le connaissaient un peu et qui se doutaient de ce qu'il cachait au fond de lui trouvaient plus prudent de garder leurs distances avec lui. Le problème auxquels ils se trouvaient confrontés était qu'il était généralement trop tard pour couper les ponts au moment où ils prenaient vraiment conscience du danger que pouvait représenter Santiago. Il était excessif, déterminé, prêt à jouer sa vie et tout ce qu'il possédait pour le moindre objet difficile d'accès qui attirerait son attention. Quand on n'a pas peur de perdre, les limites se trouvaient repoussées bien plus loin que ce que l'on pourrait imaginer.
    Mais cet aspect-là de sa personnalité, Santiago ne le montrait pas, sans tout à fait le cacher : on le comprenait, on s'en doutait, au bout d'un moment.
    Elle ne voulait rien lui devoir, mais au final, elle avait bien besoin d'aide. C'était jubilatoire, vraiment, surtout la façon dont elle présentait les choses. Toute remarque à ce propos pouvait la faire se refermer sur elle comme une huître, et il se demandait jusqu'où il pouvait se permettre d'aller sans la perdre totalement.
    Alors autant essayer ?

    « Mais, ma chère Moon, tu me dois déjà quelque chose, puisque je ne te fais pas payer pour utiliser mon établissement. » glissa-t-il en essayant de cacher à quel point il s'amusait.

    L'entrée était gratuite pour les gangsters, les cours aussi, c'était la concession à Capone, mais c'était un bien faible prix à payer pour continuer ses activités. Santiago se demandait si le supérieur dont Moon parlait était le parrain ou si elle imaginait qu'il y avait quelqu'un d'autre au dessus de lui à qui il aurait dû rendre des comptes. Mais cela n'avait pas vraiment d'importance, il ne se sentait pas menacé dans ses prérogatives donc pouvait parfaitement laisser couler cette remarque anodine.
    Preuve que Santiago n'était pas un salopard complet, il abandonna très vite le sarcasme. Il est vrai qu'il n'avait pas beaucoup de mérite : le jeu, trop facile, le lassait d'autant plus. Son instinct de professionnel prenait le relais, et Moon ayant exprimé ses difficultés et besoins, il était de son devoir de gérant de trouver une réponse. Santiago redevint sérieux, c'est-à-dire qu'il abandonna son sourire joyeux et repris un air concentré.

    « De l'aide à plus expérimenté... » répéta Santiago pour montrer qu'il avait bien saisi la difficulté. « Eh bien, nous n'avons pas à proprement parler d'instructeurs par ici, même si nous avons quelques combattants qui aiment bien jouer aux formateurs de temps à autres. Mais peut-être aimerais-tu rentrer en contact avec des combattants plus expérimentés qui pourraient te guider ? »

    Santiago faisait son métier très sérieusement. Il savait que Moon se sentirait probablement mieux avec quelqu'un (d'autre que lui) pour l'aider. Pour lui, ça ne changeait pas grand chose, il avait toujours la possibilité de recueillir les informations sur le niveau des combattants d'une façon ou d'une autre. Tenir son classement à jour était quelque chose qui lui tenait à cœur, et il était toujours un peu surpris mais en même temps ravir de voir que d'autres étaient prêts à l'aider.
    Tandis qu'il réfléchissait à la liste des combattants susceptibles de l'aider, il demanda quelques précisions :

    « Est-ce que tu es absolument rétive aux hommes ou est-ce que tu peux de passer de l'aide féminine ? » demanda-t-il, absorbé.

    Même s'il était misogyne, lorsqu'il s'agit de compétences de combat, Santiago devenait subitement réaliste. Il savait que les combattantes pouvaient être tout aussi douées que les hommes, mais elles étaient moins nombreuses et généralement plus rentables : il avait du mal à utiliser ses meilleurs éléments pour aider une jeune femme qui voulait juste apprendre à se défendre. Il trouvait qu'il y avait là un gâchis de talent. Mais il s'adapterait, bien entendu, parce qu'il comprenait.

    hrp:
    et on peut demander de l'aide à un autre perso si tu veux. ♥️
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Dim 10 Déc 2017 - 15:26

    Son sourire de victoire, ce sourire empli d’arrogance, Moon avait envie de le lui arracher pour le lui faire avaler. Elle avait horreur de le voir, il ne l’embellissait pas, bien au contraire il mettait en exergue le danger que représentait Santiago Kovac. Elle avait croisé les bras sur sa poitrine, signe de son renfermement. Le provocateur allait devoir faire attention à présent s’il ne voulait pas voir la messagère disparaître et se fermer au dialogue. Son visage s’était contracté, représentation externe de son énervement envers lui, mais aussi envers elle qui avait été faible. Maintenant elle attendait le discours jubilatoire, le couteaux que l’on remue dans la plaie.
    Moon encaissa le choc, laissant la surprise se lire dans ses yeux. Elle lui devoir quelque chose pour la salle ? Elle veillait justement minutieusement à ne rien lui devoir et si elle devait quelque chose à quelqu’un cela serait plutôt à Al Capone pour l’avoir accepté dans sa grande famille. De plus la salle était en libre accès et gratuite pour les membres de la diaspora. La surprise passée, elle lui lança un regard noir. Il avait beau être mieux gradé, être ici depuis bien plus longtemps qu’elle, Moon ne le laisserait pas la rabaisser de la sorte. Elle l’avait pris comme une attaque personnelle, lisant entre les lignes l’idée que Santiago ne l'estimait pas à sa place dans la diaspora. Elle l'aurait bien frappé pour lui faire comprendre ce qu'elle pensait de son comportement, mais si elle était irréfléchie elle n'était pas idiote. Frapper le propriétaire des lieux en public dans l'espace dédié au combat serait du suicide. Moon se contenta de son regard et lui répondit d'une voix tranchante et sans appel.

    - Kovac, je ne vous dois rien. Que vous le vouliez ou non je suis aussi une gangster, j'ai donc tous les droits pour venir ici sans aucun frais.

    Clac, la coquille venait de se refermer. Il pourrait lui dire ce qu'il voulait, lui demander ou lui proposer quelque chose cela ne servirait plus à rien. Santiago l'avait bousculé trop vite, tirant un peu trop rapidement sur la corde. Moon ne parlerait plus, elle avait d'ailleurs cessait de lui faire face, laissant son regard contrarié se perdre sur la salle. Elle regardait sans voir, elle voulait juste éviter de faire face à l'homme de ses cauchemars et à son sourire victorieux. Puis elle tiqua. Le ton de sa voix et son discours lui indiquait qu'il avait décidé d'arrêter de jouer. S'il ne l'avait pas provoqué plus tôt peut-être qu'elle aurait pu prendre en considération la main qu'il lui tendait. Moon quitta le bar, jeta la bouteille en plastique dans la première poubelle qu'elle croisa et retourna à l'endroit où elle avait commencé à s'entraîner.

    - Ne vous ai-je pas dit clairement que je ne voulais pas de votre aide ?

    Elle donna un premier coup de poing dans le sac devant elle, puis un deuxième. Cette fois elle ne cherchait pas à s'entraîner mais juste à se défouler, imaginant Santiago à la place du sac.

    - À moins que vous soyez devenu un bon samaritain, souffla-t-elle entre plusieurs enchaînements, et que vous n'attendiez rien en retour, c'est un non catégorique.

    Conclua-t-elle sur un coup de pied sans même lancer un seul regard à son interlocuteur. Et même s'il était prêt à l'aider gracieusement, elle refuserait. Il l'avait insulté, rabaissé et ça elle n'était pas prête de l'oublier. Cette fois-ci il faudrait que l'eau coule sous les ponts pendant un long moment pour emporter avec elle toute la colère et la rancune de Moon.


    hrp:
    Effectivement on peut faire appel à un autre joueur pour la personne qui pourrait l'entraîner, mais d'abord bonne chance pour lui faire changer d'avis xD Après si cette personne externe se pointe sans donner l'impression d'être sous l'influence de Santiago peut-être qu'elle acceptera.
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Jeu 21 Déc 2017 - 21:59
    Il en faisait des conneries, Santiago. Il en avait, de ces comportements répréhensibles qui frisaient l'irrespect - et dont il se sortait toujours par d'habiles pirouettes que lui avait apprises l'expérience. Il en avait des défauts, dont il était d'ailleurs conscient, mais s'il songeait parfois à s'amender, il suffisait de voir les autres glisser sur une pente descendante, s'adonner à un vice caché ou simplement se conforter dans une erreur, même minime, pour que Santiago oubliât à quel point il pouvait être agaçant et imparfait. Il se sentait légitimé dans son caractère de par le fait qu'aucune autre personne ne parvenait vraiment à lui prouver qu'elle était dans le vrai.
    S'énerver avec Santiago était donc une erreur, puisque cela le convainquait qu'il avait fondamentalement raison, mais Moon ne le savait probablement pas. Elle voulait sans doute le faire redescendre sur terre, raison louable il est vrai mais aux moyens bien mal adaptés. En particulier à présent que Santiago avait fait quelques efforts pour l'aider, en se montrant sincère, ce qui équivalait à rejeter toute la bonté qu'il pouvait y avoir en lui. Plus tôt, cette crise de colère serait passée par dessus lui, ou bien l'aurait touché, amené à se dire qu'il était peut-être allé trop loin (ce qui lui arrivait, parfois, car il était loin d'être idiot), mais plus maintenant. Maintenant, Santiago pouvait affirmer que Moon rejetait purement et simplement la main qu'il lui tendait, alors qu'il n'avait rien fait pour attirer sa haine - car qu'avait-il fait, si ce n'est essayer de socialbilser un peu ?
    Heureusement pour elle, Moon était mesurée : elle aurait pu se contenter de lui jeter la bouteille à la gueule, plutôt que dans une poubelle, elle aurait pu se servir de lui comme punching-ball, plutôt que d'un sac de frappe. Mais cela ne faisait pas grande différence pour Santiago : elle avait dit, sans autre raison qu'elle n'avait pas envie de la main qu'elle lui tendait. Toujours accoudé à son bar, Santiago regarda la jeune femme frapper de toutes ses forces en regrettant qu'elle ne comprenne pas ce qu'elle essayait de lui dire. Elle avait le droit de ne pas l'aimer, mais pourquoi ne comprenait-elle pas que gérer le club était son métier ? Il désapprouvait ouvertement ce comportement. Il sentait toute la colère qu'elle mettait dans chacun de ses coups et il la regrettait également. Personne ne se battait correctement sous le coup de la colère, et si quelqu'un l'avait affrontée pour de bon, il n'en aurait probablement fait qu'une bouchée.
    Vexé dans son orgueil de propriétaire, Santiago se leva et alla se positionner proche du sac sans se mettre en danger. Il n'était pas en colère, pas vraiment, et c'était probablement pire que s'il l'était. Lorsqu'il vit une opportunité, il arrêta le sac et, d'une voix très dure, annonça :

    « Dans ce cas, les choses sont simples. Si tu ne veux rien me devoir, tu quittes le club immédiatement et tu n'y remets pas les pieds. Je n'ai pas de temps à perdre avec des gens qui n'ont pas sérieusement envie de progresser. »

    Et dans l'absence d'émotion dans laquelle il s'exprimait, dans l'extrême précision de ses mots, brutaux comme des coups de couteaux, on sentait que Santiago ne jouait plus, qu'il était prêt à mettre ses menaces à exécution. Il en était à ce point tenu qui précédait la dangereuse descente en enfer à laquelle sans cesse il résistait, et qui pourtant couvrait en lui comme une bête sauvage qui aurait été mal domestiquée.
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Lun 12 Mar 2018 - 19:25

    Son corps se figea, raidit par un courant électrique remontant le long de sa colonne vertébrale. Dans leurs joutes verbales, Moon s'était plus d'une fois emportée, plus d'une fois elle avait vu différent visage sur le propriétaire des lieux, mais jamais cette absence totale de colère ou d'émotion. Un signale d'alarme s'enclencha dans son cerveau, la pente glissante, elle y était. Avait-elle voulu s'y retrouver ? Non, certainement pas. Bien au contraire elle voulait faire comprendre à Santiago qu'il avait dépasser les bornes avec elle, qui l'avait blessé dans son estime et qu'il valait mieux qu'il l'ignore car il ne serait guère accueillit avec des acclamations de sa part. Il y avait visiblement un problème d'interprétation entre les deux interlocuteurs. Pourtant la colère bouillonnante de Moon ne s'apaisa pas pour autant, bien au contraire, le couvercle du volcan était prêt à exploser.
    D'une voix froide, mais plus aigüe qu'elle ne l'aurait du être, Moon répondit après quelques secondes, faisant un pas vers Santiago.

    - Je me répète : je ne vous dois rien pour la salle, je suis libre de l'utiliser, au même titre que tous les autres gangsters. Si je dois quelques chose pour cela, c'est bien à Al Capone, tout comme vous lui devez d'être propriétaire de ce lieu.

    Elle fit un second pas, oubliant toute raison et toute sagesse, bien décidez à être directe et enfin lui dire le fond de sa pensée. Elle n'y allait pas en douceur et elle allait probablement le regretter par la suite, mais puisqu'il l'empêchait d'évacuer sa colère par l'entrainement, il devait en assumer les conséquences.

    - Et vous n'avez pas de temps à perdre avec moi, puisque je ne demande que ça : que vous me laissiez tranquille dans mes entraînements et que vous cessiez de vous mêler de mon histoire. Donc je vous serez reconnaissante de me laisser seule le temps d'évacuer la colère dont vous êtes l'origine. Elle planta son regard dans le sien, fière et colérique. Bien sûr, si à vos yeux je suis indigne de ma place parmi votre diaspora, si vous estimez que je n'ai pas à être ici que j'aurais dû rester dans un monde où je serais probablement déjà morte, il n'y a pas de soucis. Je prendrais mes affaires et ne vous importunerez plus.

    Ses yeux étaient humides, elle devait lutter pour ne pas céder aux larmes. Cette dernière phrase lui avait fait l'effet d'une pluie de flèche diriger droit vers ses organes vitaux. Elle lui offrait l'opportunité de la renier, un acte qui la blesserait bien plus que ce qu'elle ne pourrait dire. Car si elle détestait Santiago, sa parole avait bien plus de valeur que leur chef à ses yeux ; elle le côtoyait si souvent, elle le voyait, pouvait prétendre le connaître un minimum, comme un oncle éloigné que l'on apprécie malgré les tensions familiales. Moon n'avait pas détourné son regard de celui de Santiago et se tenait toujours droite, prête à recevoir le coup fatale qui mettrait le point final de cette conversation et de toutes les autres puisqu'elles n'auraient plus lieux.

    HRP :
    Je m'arrête là car je pense qu'il vaut mieux te laisser réagir avant de voir la suite. Bon si jamais tu veux que je modifie un peu pas de soucis, après Moon laisse toute sa colère et sa frustration explosé verbalement dans ce passage. Oui bon c'était soit elle explosait, soit elle prenait ses affaires et disparaissait pendant quelques jours.
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
    le Mar 17 Avr 2018 - 11:06
    Trop sûr de lui, Santiago oubliait, parfois, que sa position n'était pas aussi puissante que ce qu'il aurait espéré, que les années de totale liberté, où il gérait son petit groupe comme il l'entendait, étaient depuis longtemps passées. La mention du nom de Capone suffit à flétrir le petit sourire suffisant que même la colère ne parvenait à chasser. Ce rappel que quelqu'un, fût-ce de façon très diffuse et parfois même presque théorique, avait un peu d'autorité sur lui, jetait une ombre sur son humeur pourtant si radieuse. Il respectait Capone plus que tout autre et avait pour l'habilité avec laquelle le mythique gangster avait construit son empire une admiration qu'il lui réservait exclusivement, mais cela ne constituait pas, à ses yeux, une raison valable pour l’idolâtrer ou se comporter en petit chien docile avec lui. Mais cette tutelle légère restreignait parfois sa liberté dans des domaines où il aurait aimé en jouir entièrement, et cette confrontation avec Moon en était le plus parfait exemple. Elle ne se trompait pas un instant en lui rappelant les termes selon lesquelles sa salle d'entraînement était accessible aux gangsters - il s'agissait bien là d'une concession à Capone.
    Trop léger pour véritablement le menacer, ce rappel l'incita à la prudence, au cas où la petite Moon se décidait d'aller pleurer auprès de Capone - qui, de l'avis de Santiago, se laissait bien trop attendrir par les pleurnicheries des jeunes filles, en témoignait l'existence d'une héritière adolescente pour qui Santiago avait un mépris exacerbé. Il est vrai que Moon avait les larmes aux yeux, et qu'elle avait du mal à cacher à quel point elle était touchée, mais elle était loin d'être si faible que ce que le Chilien pensait : elle avait encore le courage de se battre, même si Santiago ne s'en rendait franchement pas compte, aveuglé par la certitude d'une faiblesse émotive propre à la féminité.
    Il n'arrivait pas à avoir de la pitié pour elle. Il n'avait même pas de pitié pour son propre fils qu'il avait totalement rejeté, éliminé de sa vie jusqu'à nier tout lien de parenté avec lui. Il ne connaissait plus ce sentiment depuis qu'on le lui avait dénié, là-bas, et ici, à son arrivée. Il ne pensait plus qu'à lui, qu'à son club, qu'à la façon de vivre qui lui apporterait le plus de contentement - le reste n'existait plus. Il se sentait justifié dans son comportement par l'abandon qu'il avait vécu - et considérait que personne n'avait le droit de le critiquer, de remettre en cause sa vision du monde, ou même d'éveiller en lui les sentiments humains qui semblaient avoir naturellement disparus.
    Santiago la laissa avancer, ça n'avait pas d'importance, il n'avait pas peur de se prendre quelques coups.

    « Tu es ici chez les gangsters, pas à l'école. » commença-t-il par rappeler. Le nom de Capone avait contenu sa colère dans une juste mesure, et il avançait plus prudemment, absolument persuadé qu'il saurait venir à bout de la défense de Moon s'il écrasait impitoyablement mais avec précision ses arguments. « Un gangster qui n'obéit pas n'est pas juste expulsé un jour ou deux, tu sais... »
    La menace était gratuite, pas forcément fondée, mais il n'avait pu s'en empêcher.
    « Si j'estime que par ton comportement, tu troubles la concentration des autres combattants, je peux parfaitement t'empêcher de venir, personne ne va m'en blâmer. Et puis, qui penses-tu qu'on croirait, entre une débutante nouvellement venue qui jette avec rage sa bouteille d'eau, ou le respectable propriétaire des lieux, qui en quinze années d'appartenance au gang, a su faire ses preuves aux yeux de tous ? »
    Exagération. Beaucoup de gangsters se méfiaient à juste titre de lui, à part peut-être quelques grosses brutes qui étaient bien ravies de pouvoir se taper entre elles en toute impunité. Mais sans doute Santiago oubliait-il volontairement cette défiance, qu'il savait pouvoir combattre de bien des manières.
    « Ce n'est pas mon rôle de savoir si tu as ta place dans la diaspora ou pas, continua-t-il plus posément. Je propose un service, j'entends que les conditions que je pose soient respectées. Je ne me mêle de rien d'autre, ni d'où tu viens, ni ce que tu as fait avant, ni même ce que tu feras après. Si tu te mets en colère pour des broutilles, ça ne me concerne pas. Alors vas-y, frappe, si ça peut t'aider. Et quand tu seras calmée, on pourra discuter tranquillement. »

    Santiago se décida enfin à lâcher ce punching-ball dont il avait craint un moment qu'elle allait s'en servir pour le frapper. C'était bien la seule des émotions de Moon qui l'intéressait un tant soit peu. Il ne détestait pas la colère, mais comme tout le monde, Santiago n'aimait pas en être la victime. Il préférait la canaliser et s'en servir comme d'une force. Le reste, pourquoi Moon serait morte dans son monde d'origine, ne lui faisait ni chaud ni froid. Avec un caractère pareil, elle avait probablement la capacité d'énerver quiconque pouvait lui faire du mal, pensait-il en s'éloignant tranquillement.
    C'était dommage d'être si bornée, elle aurait pu progresser si elle avait acceptée la main que Santiago lui tendait. Mais pas un instant ce brave Chilien s'était dit qu'il s'y était très mal pris pour lui proposer son aide. Ni, peut-être, que l'intérêt qu'il lui portait était motivé par de mauvaises raisons. Non, tout était la faute de cette jeune femme qui ne savait pas ce qu'elle refusait, tout simplement, et à ses yeux, il était la pathétique victime de la fureur féminine qui se méfie des hommes parce qu'elles n'étaient pas assez fortes pour leur résister.

    hrp:
    alors voilà, santiago se retire sur le côté pour le moment, il attend de voir si moon se calme un peu, mais si tu veux faire en sorte qu'elle parte avant qu'il ait le temps de lui reparler tu peux.
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    Re: Un matin comme un autre (ft Santiago Kovac)
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