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    Bienvenue à Pallatine, une ville située dans une dimension parallèle.
    À la population native s'est mêlée une foule de Terriens, partis volontairement de la Terreou arrachés contre leur grépour refaire leur vie ici, sans possibilité de retour. Divisés en groupes nommés diasporas, les habitants essaient de tirerprofit de la situation dans laquelle ils se trouvent.
    Mais depuis quelques temps, d'étranges perturbations temporelles viennent troubler le quotidiendes habitants de Pallatine.Phénomènes anodins ou présages inquiétants, chaque diaspora s'efforce de percer le mystère avant les autres.
    05/05 Installation de la version 5 (+++)
    28/02 Le forum fête ses deux ans !
    17/12 Installation de la version 4.1 (+++)
    01/11 Début de l'intrigue 4 (+++)

    { un retour sur Terre possible ?

    Intrigue 5 (+++)
    Une bien étrange rumeur circule depuis le mois de juillet : plusieurs personnes auraient effectué un voyage retour sur Terre, alors que l'Institut s'y est toujours refusé. Et les personnes sont en effet introuvables. Cette rumeur serait-elle fondée ?
    Avatars 200x320px - Tout public - Temps de jeu : juillet à septembre 2016 - Design et codage par Naga et Sneug - Crédits
    Tableau des diasporas
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    31 ans, geek, métier au choix
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    19 ans, institut, responsable d'une équipe
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    { Answer ft. Earl.

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    Answer ft. Earl
    le Lun 27 Nov 2017 - 0:20
    Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise.
    Ellie était debout devant l’entrée de l’institut. Son regard balayait la zone devant elle. Elle ne bougeait pas. Il faut dire qu’elle ne savait pas trop quoi faire. Elle venait tout juste de mettre les pieds dehors. Son écharpe rouge enroulé autour de son cou, la protéger du vent soufflant. À ses pieds, sa petite valise, tout abîmée et pleines de souvenirs. Dans sa main gauche un papier avec dessus une adresse écrite. Il n’y avait pas de nom, juste le numéro d’un appartement et l’endroit où il se situait. Ellie avait longuement hésité à aller à cette adresse. Cependant, plusieurs, elle se disait que c’était probablement une mauvaise idée, un piège ou je ne sais quoi. Et Ellie n’était pas vraiment en position de faire confiance à qui que ce soit dans une ville dont elle ne connaissait rien.

    •• Appartement 102 - Place centrale - Sundlaw … Comment vais-je y aller …

    Un soupire s’échappa de ses lèvres rouges. Elle fit un premier pas, puis un second, s’avançant vers la route à la recherche d’un potentiel taxi pour l’emmenait à la destination voulue. Ellie ne savait pas du tout ce qu’elle allait trouver à cette adresse. Elle n’aimait pas être dans le flou. Quand elle était encore sur Terre, Ellie connaissait les moindres faits et gestes de ses prostituées, ainsi que les petits secrets de certain de ses clients. Elle avait un peu la main mise sur toutes les informations qui circulait à Chicago. À la demande de ses grands patrons, c’est en partie elle, qui faisait fuir les rumeurs. Et les rumeurs de bars, ça va très vite. Un autre soupire fila. Elle ne savait vraiment pas quoi faire. Elle était au bord du trottoir, les voitures passaient devant elle sans qu’elle n’a le courage d'appeler un taxi. Ellie serrait si fort l'anse de sa petite valise, que la jointure de ses mains étaient devenues encore plus blanche que sa peau déjà très pâle naturellement.

    •• Un peu de courage, Ellie … Pensa-t-elle en glissant dans sa poche le petit papier. Cela fait bien 10 min que tu es là, à attendre le déluge.

    Prenant son courage à deux mains, la jeune femme leva enfin son bras et appela un taxi. Mais finalement, elle se ravisa et décida de chercher le quartier de Sundlaw par ses propres moyens. Marcher à pieds, était le meilleur moyen de connaître une ville. Quand elle était plus jeune, Ellie avait traversé Chicago de long, en large et en travers à pieds. Des fois, elle partait tôt le matin le samedi, puis elle ne revenait que lorsque la lune avait pointé le bout de son nez. Combien de fois, elle avait pu faire peur à ses parents, de disparaître ainsi et de revenir comme une fleur. Comme dans son enfance, Ellie avait ce regard curieux et n’arrêtait pas de s’arrêter à chaque fois qu’elle voyait quelques choses incongrues pour elle. Ellie avait passé 6 longs mois à étudier Pallatine ainsi que ses us et coutumes. Pourtant, elle se sentait comme une touriste qui venait d’arriver dans un nouveau pays. Elle s’arrêta aussi plusieurs fois pour demander son chemin. La plupart du temps, les personnes, sur qui elle tombait, étaient assez coopérant.

    Il lui fallut cependant deux bonnes heures pour arriver à Sundlaw, sachant, qu’Ellie s’était arrêté de nombreuse fois pour voir de la ville. Elle se posa quelques instants sur un banc, près de la grande fontaine trônant en pleins milieux de la place. La jeune femme comprit assez rapidement, qu’elle avait trouvé une partie de l’adresse qu’elle cherchait. Il fallait juste trouver le 102 et le tour était joué. Mais au fond, Ellie appréhendait ce qu’elle allait trouvait à cette adresse. Plusieurs fois, l’idée de retrouver son père dans cette ville, lui traversa l’esprit. Même celle de retrouver sa mère flotta dans ses pensées. Ellie laissa son esprit vagabonder au gré des jets d’eau de la gigantesque fontaine. Si, elle put, elle serait restée des heures à la contemplait et laisser son imaginaire prendre le dessus. Or, ce sont les petites gouttes d’eau tombant sur son nez, qui la firent sortir de sa bulle. Ellie leva les yeux vers le ciel soudainement devenu gris. Elle n’avait ni capuche, ni parapluie avec elle. Il était fort à parier qu’Ellie finirai tremper jusqu’aux os.

    •• Je n’ai plus trop le choix que de chercher le 102. Dit elle en se levant du banc.

    Ellie se servi de sa petite valise pour se protéger de la pluie, le temps de sa recherche. 90...95... 99… 102 ! La voilà enfin arrivée à destination. Il s’était mis à pleuvoir à torrent. Les gens couraient pour se mettre à l’abri. Ellie se demandait combien de temps cette abondante averse allait durer. Son regard se posa sur la porte du 102, place centrale, Sundlaw. Elle était là, à l’adresse notée sur ce fameux petit bout de papier. Elle ne savait pas quoi faire. Sonner ? Faire l’autruche devant la porte pendant des heures et attendre que quelqu’un sorte. Ellie secoua la tête et lentement sa main se dirigea vers la sonnette près de la porte. Tout doucement, elle appuya sur le dispositif. La sonnerie se fit entendre. Un frisson parcourra sa colonne vertébrale. Elle était inquiète de ne pas savoir ce qu’elle allait trouver derrière cette porte.

    Ellie attendait patiemment, sous la pluie, que quelqu’une vienne lui ouvrir. Elle avait fini par tourner le dos à la porte, et elle observait silencieusement les malheureux qui couraient à la recherche d’un abri. Le bruit significatif d’une porte qui s’ouvrait, la fit se retourner. Devant elle se trouvait un homme. Un homme beaucoup plus grand qu’elle. Un homme qu’elle connaissait que trop bien… Son visage affichait une certaine stupeur, mais ses grands yeux bleus, eux, n’arrivaient pas à quitter le visage de l’homme devant elle. Rajoutons en plus que la pluie avait totalement ruinait sa tenue. Son maquillage avait un peu coulait et ses cheveux noirs ébène ressemblait à une serpillière non essorée.

    •• C-ce n’est pas possible… Earl ? C’est bien toi ? Réussit-elle à laisser échapper de sa bouche.
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    L'Hirondelle
    Quand on emmerde un peu son monde, on ne s'étonne pas qu'on finît par y être renvoyé un coup de pied dans les fesses. Videz les ordures, c'est son métier. Jurer et cracher, c'est sa marque de fabrication. Il peut être doux avec les femmes, dure avec les hommes. Mais présentez-lui un bon whisky et il l'avalera comme si c'était de l'eau. Et peut-être que vous aurez la chance d'être dans sa liste d'amis. Autrement, gare aux coups. Bordel !
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    Re: Answer ft. Earl
    le Lun 27 Nov 2017 - 18:20
    Answer
    “ Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise.” ▬  ft. Ellie Fearon
    Ce jour-là, Earl entreprit de réaliser un grand ménage, non pas parce qu’il attendait de la visite. Ces réflexions face aux derniers événements auquel il dut participer ne cessaient de le hanter. Tout au long de la journée, des bribes de son passé resurgissaient dans sa mémoire. Parfois, sans lien. Il avait cette menace sur son chronosrep par un inconnu. Puis, l’attaque dans les égouts lorsqu’il y  était. Sans parler de cette conférence...

    Dans un certain sens, Earl en avait marre. Il aurait bien souhaité claquer la porte aux gangsters une bonne fois pour toutes. Si des individus cherchaient à briser l’équilibre entre les diasporas, qu’il le fasse sans lui. La bête se considérait comme un simple morceau de viande dans un univers qui le dépassait en tout.

    Après tout, Ellie ne reviendrait pas et il n’avait pas besoin de se montrer fidèle au gang.

    Néanmoins, ce qui le maintenait encore dans ce groupe, c’était l’idée d’abandonner l’Hirondelle. Il ne pouvait pas tourner le dos au lieu créer par Ellie. Mais également, parce qu’il savait que quittaient les gangsters sur un coup de tête équivaut à accepter de mourir. S’il devait le faire, alors, il devrait réfléchir consciencieusement et prendre une décision ferme et définitive.

    Ce qui lui manquait cruellement.

    Après avoir nettoyé les toilettes de fond en comble, l’américain s’attarda à son salon. On ne pouvait pas dire que sa demeure était un dépotoir. En fait, si. Les journaux, dont la une attirante l’avait poussé à les acheter, jonchaient le sol. Les canettes de bière écrasée dans un coin de la pièce témoignaient qu’il n’était pas un bon tireur. Son arme à feu se situait sur un meuble, à la vue de tous.

    Armer d’un grand sac poubelle noire, il entreprit à tout mettre à l’intérieur, sans omettre un espace. Au fur et à mesure que le temps passait, trois sacs furent remplis. Curieusement, cet élan de conscience ménager lui faisait beaucoup de bien. Il se déchargeait d’élément inutile. Il se souvint d’avoir été à l’Institut afin de remplir un formulaire. Son souhait avait été de retransférer Ellie Fearon à Palatine. Même si ce n’était pas quelque chose de courant, un second transfert, rien n’indiquait que c’était impossible. On l’avait rassuré que les démarches se feront rapidement. Mais dans le fond, Earl doutait qu’une telle demande se fasse. De plus, il regrettait presque sa folie, en pensant que la nouvelle Ellie tomberait dans ce genre de conflit.

    Elle devait déjà avoir affaire avec Chigago et ses fantômes.

    Pendant qu’il passait l’aspirateur, le temps extérieur se dégrada. Earl observa le début de pluie naissante, avant de pester par son habituel « Bon sang ». Il alluma la lumière de son appartement avant de reprendre son travail.

    En dépit de son célibataire, Earl n’avait pas la finesse domestique. En observant la pièce, on voyait clairement que le propriétaire ne rendait pas la vie de ces propriétaires faciles. Il se souvint de leur dernier passage et de leur recommandation concertant l’entretien de son appartement. En face d’eux, il avait la sensation d’être grondé par des individus hautains. Lui-même leur répondait par des « Oui. Oui. Je le ferais » sous un ton désinvolte. Et curieusement, c’était la première fois qu’il réalisait à tel point que son entêtement avait pour conséquence de délabrer son environnement. Or, il ne considérait tout cela était encore rattrapable. Il s’agenouilla devant l’un des murs, observa longuement la plinthe blanche ternie par le temps. Il considéra qu’après une bonne dose de peinture, elle retrouvera son aspect d’autant. En plus, s’il prenait le temps de moderniser les couleurs de son appartement, il pourrait impressionner ces visiteurs.

    — Bordel ! On se croirait dans une émission de décoration, cracha-t-il, irité. Faut que j’arrête la TV, moi.

    Earl rangea l’aspirateur. Puis, il entreprit à vider les poubelles entassaient à l’entrée. Il le descendit au local à poubelle, côté ordure ménagère. Il ne faisait pas le tri, car il était toujours dérouté par tous ces règles strictes. Puis, il retourna chez lui, et s’allongea sur le canapé en cuir. Il plaça un bras devant ses yeux, marre de remettre tout en ordre. Il lui restait plus que sa chambre et la salle de bain à nettoyer, et son week-end venait à peine d’être entamé. Sa patience avait une limite et il venait de la dépasser.

    Earl s’endormit lentement, après tant d’effort. Il passa une main sous son débardeur blanc, devenu gris, pour se gratter le ventre. Il ne s’attendait pas à entendre la sonnerie retentir dans tout son appartement.

    Dans un premier temps, Earl souleva le bras, incertain d’une visite. Malgré les années passées à Palatine, il n’avait jamais invité les gens boire un coup chez lui. Sauf Ellie. Comme aucune information n’avait filtré à l’Institut, il écarta l’hypothèse de son second transfert. Il avait même oublié qu’il avait mis en note, « donnez mon adresse dès sa sortie », en bas de page. Ensuite, il pestait contre la ville. Pour une fois qu’il prenait enfin le temps à se reposer.

    D’un pas décidé, il s’avança vers la porte d’entrée avec la crainte d’avoir une visite de ses propriétaires.

    Quand il ouvrit la porte, il fut soulagé que ce ne fût pas eux. Au contraire, c’était une jeune femme, aux cheveux châtains dont les yeux bleus électriques lui rappelaient une amie précieuse.

    C’était Ellie qui se trouvait devant lui.

    Sous la stupeur, le gangster ne réagissait pas d’un pouce. Pourtant, il voyait bien qu’elle était trempée jusqu’à l’os. Son maquillage était également massacré par l’eau et elle paraissait misérable. Dans son souvenir, il avait toujours eu la sensation d’avoir une femme forte et indépendante.

    Ellie aussi était surprise de le revoir, à croire l’intonation de sa voix. Ce fut suffisant à réactiver la conscience de l’américain.

    Sa première action n’avait pas été de lui répondre et confirmer son identité. Il l’entoura précipitamment ses bras autour d’elle, l’entourant avec force. Une voix infirme lui rappelait qu’Ellie avait été agressé par son beau-frère et qu’elle pourrait le repousser aussitôt. C’était ce qui l’obligeait à resserrer son étreinte. Les larmes montèrent à l’idée qu’elle fut la proie d’individu suspect jusqu’à là. Mais elle était en vie. Elle avait toujours eu cette force de victorieuse.

    — Tu es revenu, soupira-t-il, la voix enraillée. Dieu merci, tu n’as rien.
     
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    Tout viendra à qui sait attendre.

    Earl Grey: Tout le monde, vous savez quel est la différence entre un vide d'ordure et Earl ?
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    Re: Answer ft. Earl
    le Ven 1 Déc 2017 - 21:21
    Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise.
    La réaction d'Earl face à Ellie ne se fit pas attendre. Il la serra dans ses bras avec force. La jeune femme ne comprenait pas son comportement. Que faisait-il ici ? Pourquoi il y avait eu autant de stupeur dans son regard ? Ellie avait pleins de questions qui se bousculaient dans sa tête, mais elle n’arrivait pas émettre de son. Étrangement, Ellie ne refusa pas cette étreinte. Au contraire, cela lui mettait un peu de baume au cœur. Cela faisait des années qu’elle n’avait pas eue une étreinte pleine de douceur. Car oui, Earl avait beau être un gars viril et un peu bourru, il avait quand même au fond de lui, une part de tendresse. Ellie fit lentement glisser sa valise au sol et agrippa doucement le t-shirt de son ami. Elle appuya son front contre son torse et ferma les yeux le temps de profiter un peu de cette chaleureuse présence.  

    Une étreinte sous la pluie. Ces retrouvailles avaient tout d’une scène digne des films des années 30. La pluie ne s’arrêtait toujours pas et la jeune femme commençait légèrement à prendre froid à cause de ses vêtements trempaient. Elle se redressa et regarda Earl. Un sourire tendre s’était dessiné sur ses lèvres. Elle était vraiment heureuse de le revoir. Cependant, les paroles qu’il avait dites précédemment, lui posaient d’autres interrogations.

    •• Est-ce que cela te dérange si on rentre à l'intérieur ? Demanda-t-elle en se défaisant doucement de l’étreinte de la bête. Nous serons mieux à discuter au sec, tu ne crois pas ?

    Ellie prit sa petite valise et entra dans l’appartement. Elle referma la porte derrière elle et posa une nouvelle fois sa valise, mais juste à côté de l’entrée. Son regard balaya lentement l’endroit. Étrangement, elle ne semblait pas plus étonnée que cela sur l’état de l’appartement d'Earl. Parce que connaissant le personnage, ou du moins celui qu’elle semblait connaître, tenir un lieu de vie n’était pas son fort. Pourtant, on pouvait voir qu’il avait fait des efforts. Ellie retira son écharpe et sa veste puis les posa sur le porte-manteaux. Elle s’en voulait un peu de laisser ses affaires dégoulinantes trempaient le parquet. Doucement, elle se dirigea vers le salon. Elle se posa sur l’un des fauteuils et dirigea son regard vers la fenêtre. L’averse ne voulait toujours pas prendre fin et on pouvait voir encore des passants courir et d’autres traversant la rue avec des parapluies.

    •• Earl. Je n’ai pas bien compris le sens de ta phrase toute à l’heure. Que voulais-tu dire par “ Tu es revenue ” ?

    Ellie y allait franco et pas vraiment avec des gants. Or, elle avait besoin de comprendre. Il fallait que quelqu’un réponde à ses questions et Earl semblait tout indiqué pour cela. Elle regarda Earl et tritura ses doigts comme elle avait l’habitude de faire quand quelque chose la tracassait.

    •• Tu sais… Je ne sais pas trop par où commencer. Tout est flou. Perturbant. Je ne comprends pas vraiment pas pourquoi je suis ici. Coupa Ellie avant qu'Earl puisse dire quoique ce soit.

    La jeune femme avait beau savoir se montrer implacable et forte la plupart du temps. Pourtant, elle avait ses failles comme tout le monde et actuellement, elle était aussi vulnérable qu’un chaton.
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    Re: Answer ft. Earl
    le Jeu 7 Déc 2017 - 19:46
    Answer
    “ Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise.” ▬  ft. Ellie Fearon
    Le soulagement s’installait dans le cœur du videur de l’Hirondelle. Il tenait la jeune femme dans ses bras depuis tous ces mois d’absence. Il mettait au défi toute personne cherchant à les séparer. Ni ces passants pressés par la pluie ni la pluie elle-même ne l’empêcherait pas à apprécier ce parfum sucré que dégageait sa patronne. Les larmes de soulagements naquirent en lui, rendant son regard mouillé. Pourtant, aucune n’en tombait, comme si son corps refusait à démontrer cette faiblesse.

    Ellie serra son étreinte en suivant son rythme. Il ne cessait de marmonner des remerciements d’un miracle divin. Il aurait tellement souhaité ce que soit réellement le cas. À tel point qu’il pensait rêver, après s’être assoupi. Cependant, ses formes délicates, ces vêtements mouillés par l’averse et ce petit corps tremblant de froid, tout était si réel qu’il en avait presque oublié l’essentiel.

    — Euh… Oui. Rentre, je vais te chercher une couverture, lui répondit-elle en s’écartant.

    Earl la laissa pénétrer à l’intérieur de son antre. L’ancienne Ellie connaissait ses lieux, car elle était déjà venue quand il l’invitait chez lui. Malgré tout, il lui présenta le salon, tout en lui demandant de l’attendre. Puis, il tourna à l’angle du couloir pour disparaître. Il chercha dans un placard une couverture, et il sortit une serviette dans la salle de bain.
    Quand il arriva, il a eu cette question. Celle qui le ramena dans la réalité.

    Tout d’abord, ses yeux s’écarquillèrent quelques secondes. Son esprit chercha un raisonnement à cette interrogation. Puis, rapidement, il conclut que sa demande avait été effectuée. Ellie, cette Ellie, venait très probablement de sortir de l’Institut, après ces six mois de formation.

    Il la regarda mieux, et remarqua qu’elle avait les mêmes tics de la jeune femme. Il se demandait ce qu’elle avait vécu jusque là, jusqu’où les concordances de leurs passés diffèrent. Il avait ses propres questions fraîchement arrivées qui lui traversaient l’esprit.

    Avant toute chose, il devait réchauffer ce petit corps refroidi par cette journée. Il lui présenta ce qu’il venait de chercher, histoire qu’elle puisse au moins avoir quelque chose sur elle. Puis, il s’agenouille devant elle, un peu peiné par sa confusion.
    Tout était de sa faute.

    — Je sais. Je sais qu’un transfère peut-être déroutant, au début. J’imagine de Chicago, découvrir Pallatine est comme si on allait dans le grand ouest américain, lui répondit-il avec le sourire.

    Il posa ses mains sur ceux de la jeune femme, la serrant comme s’il était en face de celle qui avait toujours connu.

    — Ce qui vient de te passer, c’est moi qui l’aie provoqué, lui avoua-t-il. Parce que j’étais désemparé. Je ne savais plus quoi faire sans toi. Je veux dire, l’Hirondelle avait besoin d’une Ellie.

    Il ravala sa salive. Comme par le passé, l’une avait provoqué l’intégration d’Ellie au sein des gangsters. Et cette fois-ci, c’était lui qui le faisait. Au moins, était-il sûr que la jeune femme allait le suivre ? Si ce n’était pas le cas, Earl quitterait par lui-même les gangsters, afin d’éviter qu’elle subisse la même situation que sa précédente amie. Même si c’était dur, il devait les différencier. Pour le bien d’Ellie.

    Soudain, il se redressa.

    — Mais avant. Je vais te faire quelque chose de chaud. Si tu veux, tu peux prendre la salle de bain pour te laver et changer des vêtements. La pièce est la première porte sur ta droite, annonça-t-il. Je t’expliquerai tout quand je serais sûr que tu ne tomberais pas malade par ma faute.
     
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    Re: Answer ft. Earl
    le Sam 13 Jan 2018 - 13:56
    Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise.
    Malgré ce côté, très garçonnière pour célibataire, cette maison était rassurante et chaleureuse aux yeux d’Ellie. Elle pensait enfin avoir trouvé un peu de sécurité ici, auprès d'Earl. Au fond d’elle, Ellie savait très bien que ce n’était pas celui qu’elle avait toujours connue. Son Earl était beaucoup plus farouche et très protecteur, mais il n’avait pas cette fragilité - bien que peu perceptible - de cet Earl qui était devant elle. “ Il a dû vivre des choses pas très agréables…” Pensa Ellie en le regardant revenir dans le salon. Il avait dans ses mains une couverture et une serviette, l’oisillon ne put s’empêcher de sourire un peu. Elle voyait bien qu’il essayait d’être au petit soin avec elle comme s'il ne l’avait pas vue depuis trop longtemps.

    •• Merci… Dit-elle en prenant la couverture qu’elle mit sur ses épaules.

    Elle se sécha tranquillement les pointes dégoulinantes de ses cheveux. Il s’agenouilla et lui expliqua que c’était lui qui était à l’origine de son transfert à Palatine. Ellie eut un pincement au cœur quand elle comprit que ce n’était pas son père qui avait demander à la voir venir ici. Son cher papa qui lui manquait tellement. Après la mort de sa mère, il fut la seule vraie figure parentale qui resta auprès d’Ellie. Malgré tout ce qu’elle avait vécue à cause de sa sœur, son père avait toujours était d’un grand soutient, bien qu’un peu maladroit.

    … Parce que j’étais désemparé. Je ne savais plus quoi faire sans toi. Je veux dire, l’Hirondelle avait besoin d’une Ellie.

    •• Besoin d’une Ellie… ? Rac…

    Malheureusement, Earl la coupa en se redressant et en lui disant qu’il lui expliquerait tout après qu’il soit sûr qu’elle n’allait pas tomber malade. Ellie le regarda avec des yeux ronds pendant quelques secondes avant de comprendre, qu’il fallait qu’elle se change ses vêtements mouillés. Ellie n’écoutait qu’un mot sur deux, tellement son esprit était remplie de questions et de souvenirs de sa vie à Chicago. L’oisillon hocha la tête machinalement puis se leva du fauteuil. Elle alla chercher sa petite valise qui était près de la porte d’entrée. Et ensuite, elle partie à la recherche de la porte de la salle de bain, tout en essayant d’être discrète pour ne pas paraître pour une idiote. Par chance, la porte de la cuisine était ouverte, ce qui lui permis de supposer que l’une des deux portes attenante devait être la salle de bain. Ellie ouvrit doucement la porte se tenant juste à côté de la cuisine. Que ne fut pas son soulagement de voir qu’elle avait trouvé la pièce en question du premier coup.

    •• Je m’excuse d’avance si je prends du temps à revenir de la salle de bain ! Dit-elle avant de refermer la porte derrière elle.

    Un frisson parcourra tout son corps lorsqu’elle se retrouva seule. Ses vêtements humides n’arrangeaient rien à ses frissons. Elle posa sa valise au sol et l’ouvrit. Dedans, il y avait quelques vêtements de son époque, une vieille photo toute jaunie et abîmé, un tout petit nécessaire à maquillage qui était un cadeau de sa mère et un carnet. Ellie était contente que sa valise n’eût pas pris l’eau alors qu’elle s’en était servie pour s’abriter de la pluie avant d’arriver chez Earl. Elle sortit de la valise une petite robe noire à pois blanc et une paire de collant couleur chair. Ce n’était clairement pas la meilleure tenue pour le temps qu’il faisait dehors, mais, elle avait envie de mettre cette robe. Elle aurait très bien pu mettre son tailleur, qu’elle mettait pour travailler en tant que comptable, mais elle pensa que cette tenue était beaucoup trop strict pour l'occasion.

    Ellie retira ses vêtements humide puis elle entra dans la douche. Elle eue un peu de mal à régler la température de l’eau avant d’avoir la chaleur qu’elle voulait. Un soupire d’apaisement s’échappa de ses lèvres lorsque l’eau chaude commença à faire des clapotis sur sa peau blanche. Ellie s’assied dans la baignoire et serra ses jambes contre sa poitrine, laissant l’eau chaude lui tombait dessus comme de la pluie. “ Ne suis-je pas la première “Ellie” à être venue dans cette ville ? Mais alors qu’a-t-il bien pu arriver à cette autre femme qui est censée être moi ? J’ai tellement de mal à comprendre ce qu’il se passe. Ca fait 6 mois que je suis ici, mais je n’arrive toujours m’adapter à cette ville…” Ellie serra un peu plus ses jambes et appuya son front contre ses genoux. “ Chicago me manque tellement… Les filles… Papa… J’espère que vous allez bien… ”

    Malgré l’eau lui tombant dessus, les larmes ne s’étaient gênées à couler en abondance. Que penserait Earl s’il la voyait aussi désemparée. Ellie se frotta les yeux et renifla un peu avant de pousser un long soupire pour reprendre un peu contenance. Elle se leva, coupa l’eau et sortit de la baignoire. Elle attrapa une serviette et s'enroula dedans. Ellie essuya la buée sur le miroir juste au-dessus du lavabo. Elle se regarda quelques instants en se disant qu’elle avait l’air si triste. Elle se frappa les joues pour se remettre les idées en place. Ellie savait qu’il était trop tard pour faire machine arrière, elle devait avancer, mais si cela devait être un dans lieu totalement inconnue pour elle.

    Ellie se sécha en vitesse, s’habilla puis prit le temps de se maquiller juste un peu et de se coiffer. Elle avait tout simplement nouée ses cheveux avec une queue-de-cheval basse avec un ruban noir. Ellie posa ses vêtements mouillés sur le rebord de la baignoire puis ferma sa valise avant de sortir de la salle de bain.

    •• Me revoilà ! Dit Ellie en revenant dans le salon.

    Elle s'essaya sur le fauteuil de toute à l’heure et posa sa valise juste à côté d’elle. Son regard se posa sur la fenêtre où la pluie commençait à s’affaiblir. Il était possible de voir quelques rayons de soleil perçaient à travers les nuages. Elle tourna ensuite la tête vers Earl et lui adressa un sourire.

    •• Earl. Maintenant que je crains plus le fait d’attraper un mauvais rhume, peux-tu me raconter tout depuis le début ? J’aimerais comprendre et s’il te plaît ne soit pas avare en détails. Par la suite, si tu veux, je te raconterai ma vie à Chicago.
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    L'Hirondelle
    Quand on emmerde un peu son monde, on ne s'étonne pas qu'on finît par y être renvoyé un coup de pied dans les fesses. Videz les ordures, c'est son métier. Jurer et cracher, c'est sa marque de fabrication. Il peut être doux avec les femmes, dure avec les hommes. Mais présentez-lui un bon whisky et il l'avalera comme si c'était de l'eau. Et peut-être que vous aurez la chance d'être dans sa liste d'amis. Autrement, gare aux coups. Bordel !
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    Re: Answer ft. Earl
    le Jeu 8 Fév 2018 - 20:12
    Answer
    “ Les choses les plus attendues arrivent souvent par surprise.” ▬  ft. Ellie Fearon
    La bête soupira en l’entendant s’éloigner du salon. Puis, une certaine tension diminuait. Jusqu’à ce qu’il se sentît plus léger, il n’avait pas constaté son état d’esprit. Il s’était dirigé dans la cuisine tout en lui préparant un café comme appréciait son ancienne patronne. Il profita de cet instant pour remettre de l’ordre dans ses pensées, mais surtout bien choisir les mots. Il avait arraché cette Ellie de son monde par son égoïsme. Il ne savait pas quelle relation la lier avec l’Earl de son espace temps. Mais avant tout, il ne savait pas si elle avait vécu la même agression. Dans le doute, il voulait lui en parler afin de savoir quelle attitude à adopter. Mais surtout, il devait faire en sorte de lui fournir une vie décente dans cette ville.

    Le café terminé, il apporta le tout dans le salon. Il le posa sur la table basse, ainsi que deux tasses, du sucre et du lait. Il se servit une première tasse de café pour lui, but une gorgée. Ensuite, il se leva tout en faisant les cent pas dans la pièce afin de s’asseoir dès qu’il pensait que tout se passerait bien.

    Il entendit l’eau s’arrêter de couler et déduit qu’elle avait fini. Dans quelques minutes, il ne pourrait plus faire machine arrière. Il lui dira tout ce qu’il avait vécu ici, à Palatine ; la raison du premier transfère, sa disparition, son lien avec les gangsters… Même s’il espérait qu’elle acceptait sa requête, il ne lui imposerait pas.

    Quand il la vit revenir. Earl se releva pour la deuxième fois et il lui servit son café. Il attendit qu’elle soit installée pour commencer ses révélations.

    Sa demande ne s’était pas fait attendre.

    Il inspira profondément pour se donner du courage.

    — Avant toute chose, je dois commencer par le début. Moi et Ellie avions été transférés de la même époque par sa sœur. Car cette dernière voulait réunir ses connaissances. J’ai connu la même situation que toi. Tu sais. Cette sensation d’être perdu et vouloir revenir à Chicago. Je t’assure, tu t’y feras à cette nouvelle vie. Ici, c’est un peu comme là-bas. Des factions se battent pour des territoires, des quartiers. Et récemment, un nouvel événement inquiète toute la ville. Mais avant d’aller plus loin dans cette explication, je voudrais savoir si tu as connu une certaine situation, car…

    Earl se tut un moment pour reprendre une nouvelle profonde inspiration.

    — Le copain de ta sœur est aussi à Pallatine, annonça-t-il d’une voix grave. L’ancienne Ellie a disparu à cause de lui. Moi, j’avais plus qu’une seule envie, c’était de tuer cette ordure une bonne fois pour toutes. Et si ta sœur s’obstine à le ramener, je le ferais autant de fois qu’il le faut.

    Earl grinça les dents de colère, tout en serrant les poings. Il lui en voulait d’avoir essayé de violer Ellie, mais surtout il s’en voulait à n’avoir pas été là pour elle, à cet instant.

    — Je t’ai cherché. Enfin, j’ai cherché l’ancienne Ellie, reprit-il, plus calmement. J’ai découvert qu’elle avait intégré les gangsters et qu’elle était sur le point de faire revivre l’hirondelle. Et je l’ai suivi. Pour Ellie et l’Hirondelle, j’ai accepté de redevenir un gangster.
     
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    Earl Grey: Tout le monde, vous savez quel est la différence entre un vide d'ordure et Earl ?
    Earl Grey: Il n'en a pas. C'est des ordures

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    Re: Answer ft. Earl
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