« Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours... »

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l'ombre de ton iench ; tahir

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le Sam 16 Avr 2016 - 20:31
long chemin


Je souris, je sourirai, j'ai souri, ils ont cru qu'je riais mais c'est même pas vrai madame l'a dit, elle, il faut être poli, allez dis cheese pour le cliché, un peu pour s'cacher, mais sans humour noir ou mauvais jeu de mot j'vais mourir de rire moi Δ

M'occuper d'un abruti. Un abruti. Voilà ce qu'il était et encore j'étais gentil. Je ne savais pas pourquoi d'ailleurs. Il méritait tellement plus insultant. Enfin, désormais ce n'était plus la peine de se cracher sur la figure, la situation était bien embêtante comme ça et ça n'allait pas pour autant arranger les choses. Le mal était fait, et il va falloir que je trouve une solution. A l'heure actuelle, je ressentais le besoin de rentrer le plus rapidement possible chez moi. J'étais épuisé par ce crétin. Et maintenant, qu'est-ce qu'il raconte, une nouvelle fois comme connerie ? Qui était le plus connard des deux ? Il ne voulait rien assumer jusqu'au bout des ongles. Non, bien sûr, il n'avait aucune part de responsabilité, il était blanc comme neige et moi j'étais le grand méchant loup, la sorcière de blanche neige, Cruella des 1001 dalmatiens dans l'histoire. J'étais le SEUL fautif, le seul coupable de tout ce bordel. Au moins, il allait bien s'en rappeler de cette journée. J'espère qu'il regrette ce qu'il avait fait au cinéma, parce qu'il l'avait bien mérité maintenant. A l'avenir, il fera moins le malin.

—  L'irréfléchis immature ou le mec qui refuse de montrer le chemin et de filer un peu de tune ? Si j'suis un con alors t'es un enculé.

Je lui réponds pas. Je n'avais rien à dire. Il était tellement têtu que ça n'en valait pas la peine, je pense. Maintenant il cherchait à se faire passer pour la pauvre victime et me faire passer pour le méchant. Mieux, il cherche à me faire culpabiliser de ne pas lui avoir apporté mon aide. Bah tiens. Il me blasait. Sa voix, son comportement, ses paroles, son existence elle-même, tout me blasait chez ce type. Qu'est-ce que je faisais depuis tout à l'heure, bordel ? C'est comme ça qu'il me remerciait ? Je lui ai refilé mes lunettes, il a bu l'eau et je ne lui ai - presque - rien dit, j'ai été sincère en avouant ne pas avoir d'argent sur moi, je l'aide à se soigner, et c'est comme ça qu'il se comportait bordel ?! Il voulait le beurre et l'argent du beurre lui, clairement. Ce connard était égoïste et profiteur. C'est tout. J'en reviens pas. Je ne devrais même pas être étonné, vu comment s'était passé notre première rencontre, il n'y avait aucune raison pour qu'il puisse se montrer un minimum aimable. A mon avis, ça ne devait pas trop faire partie de son vocabulaire. Je reste assis, l'observant se relever et me rendre - plutôt me jeter vulgairement - les lunettes. Il se barre. Un abruti infini. L'abruti des abrutis. Le roi des abruti.

— T'as vraiment un manque d'éducation, t'oses te plaindre alors que depuis tout à l'heure j'me bouge un minimum pour ta sale tronche ?! J'aurai pu tracer ma route et ne même pas te calculer ! En même temps, qui voudrait aider un type comme toi, t'es même pas capable de reconnaître tes torts et de remercier les autres quand il le faut. Le plus égoïste et connard des deux c'est bien toi, crois pas ! Putain tu m'exaspères j'ai envie de te frapper bordel, heureusement que j'suis pas ton père.

Quelques pas à peine et il s'éclate comme un fragile au sol. Je souffle, désespéré. On dirait un adolescent qui fait sa crise. Je ramasse les affaires, mes lunettes pour pouvoir les mettre et me redresse à mon tour en attrapant Elisa par la main. Je nous dirige ensuite vers la chose presque vivante blanche étalée comme une crêpe. Je titille son épaule avec mon pied droit.

— Lève-toi tu me gonfles, je vais t’emmener chez moi, te passer ce qu'il te faut et tu te tires bordel. Que j'te revois plus traîner dans le coin, reste chez toi dans ta ville comme tout le monde.

Je me penche vers lui et l'attrape de mon autre main libre, par le bras. Je tire vers l'arrière pour pouvoir le redresser et l'aider à se relever. J'aperçois ensuite un bout de bois plutôt long et solide. Je le récupère et le lui tend.

— Tiens aide-toi avec ça pour marcher si t'es épuisé, j'vais pas non plus te porter. Je le fais en revanche pour la petite, et commence à faire demi-tour pour rentrer. Dix minutes de marche, ce n'était pas très loin. Traine pas et t'écroule pas comme une merde cette fois.



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laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.

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le Lun 25 Avr 2016 - 21:59
featuring; tahir le bg uke
T'en pouvais plus de te casser la gueule, que ton faciès embrasse le sol. Starfoullah, t'as mal partout, tu veux rentrer, tu veux chialer. Tu sens ta tête te lancer douloureusement, le sang coule encore un peu et t'as l'impression que tu vas tomber dans les pommes d'un moment à l'autre. Tu veux te casser, t'aurais kiffer que Tahir n'ait jamais exister avec ses tétons starfoullah t'as envie de le frapper. Oui, t'es un connard c'est bon, oui t'es une pauvre tanche t'y peux rien si tu peux pas être tout blanc. T'as essayé d'être bon garçon mais c'est pas ta spécialité, pourtant ton crâne te fait mal. Et tu veux chialer ;

Fragile détecté. Ses discours de cons sont peut être véridique, t'as mal, tu veux plus rien entendre. Sauf les oiseaux, pour une fois ces piafs te semblent harmonieux. Y'a pas d'oiseaux, c'est dans ta tête, t'hallucines. Toujours par terre, tu te sens romantique, toi et la Terre c'est à jamais pour la vie. Coeur, coeur, doki doki et uta no prince. Tu sens un poids sur ton épaule et tu te demandes à quelle point ta vie est merdique ? Tu bosses pas, t'as pas de maison et en plus tout le monde te déteste. En vrai c'est grave on devrait avoir de la peine pour toi.

Lève-toi tu me gonfles, je vais t’emmener chez moi, te passer ce qu'il te faut et tu te tires bordel. Que j'te revois plus traîner dans le coin, reste chez toi dans ta ville comme tout le monde. Non. C'est bon, merci, t'as capté que t'étais un enculé, non même pas c'est juste tu veux plus bouger. Qu'on te laisse crever ici, avec des fleurs sur ton cadavre ça fera joli. T'as pas le temps de répondre quoique ce soit qu'un bras bien plus puissant que le tiens (starfoullah de ouf) t'obliges à te remettre sur pattes.

Tu lances un rapide regard à la gamine et tu sens le jugement. Tiens aide-toi avec ça pour marcher si t'es épuisé, j'vais pas non plus te porter. Traine pas et t'écroule pas comme une merde cette fois. Il te balance un vieux morceaux de bois et tu te maintiens contre ton gré dessus. Starfoullah. T'as cru j'étais Jean-Richard de Tesmorts. Quitte à dire de la merde tu devrais te la fermer, non je sais pas. T'avance tout de même, parce que t'en as ta claque, de lui, de la gamine. Si j'avance pas vite, c'est de ta faute. J'arrive pas à marcher, putain. Tu restes la bouche ouverte un instant, tu sais plus quoi dire et tu te sens subitement con. J'te rembourserais pour le transport mais j'ai pas envie de te revoir, c'est problématique. T'es totalement sonné. Ah. J'ai la tête qui tourne. Et tu t'accroches un peu plus à ton bâton magique ????


les cadeaux ♥️ :


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le Sam 7 Mai 2016 - 22:46
long chemin


Je souris, je sourirai, j'ai souri, ils ont cru qu'je riais mais c'est même pas vrai madame l'a dit, elle, il faut être poli, allez dis cheese pour le cliché, un peu pour s'cacher, mais sans humour noir ou mauvais jeu de mot j'vais mourir de rire moi Δ

Aller Tahir. Garde ton calme, plus que quelques minutes et tu seras débarrassé de sa sale tête insupportable. Il m’exécrait. Il racontait encore des conneries depuis le début mais je ne prêtais même plus attention : c'était comme si, durant tout ce temps-là, je me suis résigné pour m'y habituer. C'est ça, je ne devrais même plus réagir. Mais plutôt le laisser se rendre compte de sa stupidité incroyable lui-même. Plus il ouvrait la bouche, moins c'était compréhensible. Il se plaint en plus, répète que c'est encore ma faute. Non, il ne pensait tout de même pas que j'allais le porter ? J'ai été très correct jusque là, il fallait pas non plus se foutre de ma gueule - et j'avais jugé qu'il l'avait suffisamment fait - Je tiens fermement la main d'Elisa entre la mienne, elle était plutôt calme. Sans doute avait-elle trouvé la journée épuisante depuis la rencontre avec l'autre énergumène. Tu m'étonnes. Tu m'étonnes.

— J'te rembourserais pour le transport mais j'ai pas envie de te revoir, c'est problématique.

Sans blague ? Il pensait peut-être que ce n'était pas réciproque ? Je ne me tourne même pas. Ne le calcule plus. Ne le calcule plus. Ne lui répond pas, ne le regarde pas. Ne fais rien du tout. Inexistant. Marcher en silence. Silence. Le silence, c'est ce qu'il manquait. Honnêtement, ne pas se revoir : j'aurai bien aimé. Mais quel est le nombre de fois où je tombais sur lui en ville ? Juste, combien de fois ? Quasiment tout le temps. Il serait donc mieux pour lui que pour moi, qu'on ne se recroise plus. Qu'il change de chemin, qu'il change ses habitudes, je m'en fous. Je ne veux plus le voir. Je ne voulais rien savoir, pas même connaître son nom. Cet individu ne devait pas entrer dans ma vie.

— Arrête de te plaindre ? Tais-toi juste, tais-toi. Tu la fermes. Tu sais ce que ça veut dire ? Ta...ta bouche. Ta-bou-che. Tu te tais. Tu vas rentrer chez toi bientôt, mais, fiche moi la paix.

Faible, je suis faible. Puisqu'au final, il m'était impossible de me tenir tranquille, alors j'ai craqué. Mais je n'avais pas oublié l'innocence d'Elisa - qui devait être détruite depuis - je faisais attention, ce qui n'avait pas l'air d'être le cas de l'imbécile. Sentant la petite fatiguée - d'autant plus qu'elle avait du mal à suivre le rythme - je finis par la porter dans mes bras et celle-ci enroule les siens autour de mon cou. Quand à l'autre, je prie pour qu'il ne nous fasse pas un malaise. [...] Nous arrivons finalement devant l'entrée. Je dépose Elisa sur la terre ferme et ouvre la porte pour pouvoir accéder en cuisine : je demandais en attendant gentiment à la gamine d'attendre au salon. Je remplis la bouteille d'eau, pars récupérer un peu de monnaie et retourne voir celui qui avait perturbé ma journée.

— Voilà. Une bouteille d'eau, de l'argent pour le moyen de transport et même. Je retire mes lunettes pour le lui tendre. Ça. Juste, que je ne te revois plus jamais ici, dans les parages. Et même si tu galères encore viens pas toquer chez moi, je te préviens faut pas me foutre à bout. Quand au remboursement, si je te croise, pas de chance pour toi, sinon, tant pis pour moi.



© GASMASK
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laurent éternel ignare, adulte juvénile, loupiot ne s'impliquant pas au questionnement du monde. pourtant il vous défigure de son air souverain, il se croit tyran mais il n'est que charlatan. et laurent ne s'implique toujours pas continuellement introverti, les lèvres hermétiques, laurent vous juge toujours placide. mais le silence une fois brisé, la fièvre débonde, laurent n'est que nuée de spoliation condensée. néanmoins le sarcasme demeure tant que n'est pas humilié, tu es l'accablant vaurien et tu te sens roi sans royaume.

Avatar : oc de re°

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le Lun 16 Mai 2016 - 2:02
featuring; tahir le bg uke
cLa marche t'épuise, tu te sens dépassé. La petite, Tahir, t'as tous envie de les claquer. Ca te parait interminable et t'es bien trop vénère pour réfléchir à ton existence. Laurent, Laurent, du sang plein les dents pour pleurer. Laurent, Laurent, continue de marcher. Et si l'autre te méprise, la gamine demeure placide. Excéder, les pieds enflés t'aimerais qu'on te donne l'autorisation de chialer. Pourtant tu demeures muet car tu veux pas le satisfaire, la route défile et tu te sens souffrir. Ses paroles te paraissent absurdes alors tu décides de les ignorer. Laurent baigner de soleil crame à la manière d'un Icare. Ça a commencé avec des starfoullah et ça finira avec des starfoullah. Et la route se fait longue, le soleil te plombe, la fin tarde et tu te sens crever.

Tu hais la campagne, tu hais Tahir, tu hais sa putain de gamine au point d'en quote d'une Orelsan tel un Takasugi. Tu vas rentrer chez toi bientôt, mais, fiche moi la paix. Et t'aimerais lui confier, d'un air un peu discret, comme si tu lui chantais un secret que t'as ni maison, ni foyer. Tu squattes, squattes, ça t'agaces mais t'y peux rien. La rue ne t'appartiens pas mais t'appartiens à la rue, car t'es trop faible pour que quoique ce soit t'appartienne. Jamais Laurent ne trouvera sa place.

Les pas défilent, finalement t'arrives. Une maison, floraison, refuge de la raison. Repousse malédiction, condamné tu demeures alors à l'entrée. La gamine au paradis, toi et tes pissenlits. Les rêves se réalisent, trois quatre, Tahir. Voilà. Une bouteille d'eau, de l'argent pour le moyen de transport et même. T'attrapes sans balbutier un merci. Et paire de lunettes s'ajoutent, sans que tu puisses en trouver la raison. Au pire tu t'en fiches, la lassitude t'épuise. Vite tu veux partir. Ça. Juste, que je ne te revois plus jamais ici, dans les parages. Et même si tu galères encore viens pas toquer chez moi, je te préviens faut pas me foutre à bout. Quand au remboursement, si je te croise, pas de chance pour toi, sinon, tant pis pour moi. Adieu Tahir, t'aurais voulu lui dire. Que vos existences ne se recroisent jamais, que ta haine s'évade dans les airs. Tahir, Tahir, t'aurais voulu gifler. Tu hoches la tête avant d'enfiler les lunettes et sans un geste, tu pars.

Les pieds brûlants, l'esprit lassant, la corps pourrissant. Aujourd'hui encore, tu te meurs.
Et il est temps de rentrer, dormis au pied d'une autre entité.


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