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    Bienvenue à Pallatine, une ville située dans une dimension parallèle.
    À la population native s'est mêlée une foule de Terriens, partis volontairement de la Terreou arrachés contre leur gré pour refaire leur vie ici, sans possibilité de retour. Divisés en groupes nommés diasporas, les habitants essaient de tirer profit de la situation dans laquelle ils se trouvent.
    Mais depuis quelques temps, d'étranges perturbations temporelles viennent troubler le quotidien des habitants de Pallatine. Phénomènes anodins ou présages inquiétants, chaque diaspora s'efforce de percer le mystère avant les autres.
    05/05 Installation de la version 5 (+++)
    28/02 Le forum fête ses deux ans !
    17/12 Installation de la version 4.1 (+++)
    01/11 Début de l'intrigue 4 (+++)

    { un retour sur Terre possible ?

    Intrigue 5 (+++)
    Une bien étrange rumeur circule depuis le mois de juillet : plusieurs personnes auraient effectué un voyage retour sur Terre, alors que l'Institut s'y est toujours refusé. Et les personnes sont en effet introuvables. Cette rumeur serait-elle fondée ?
    Avatars 200x320px - Tout public - Temps de jeu : juillet à septembre 2016 - Design et codage par Naga et Sneug - Crédits
    Tableau des diasporas
    Institut
    Altermondialistes
    Gangsters
    Iwasaki-rengô
    Geeks
    Opportunistes
    Indépendants

    { Chronos Republic. Le seul forum où ta grand-mère est plus jeune que toi

    Les derniers transférés

    u43Unity Fortesee
    Autrefois connue sous le nom d'Unité 43, celle qui fut une déesse en chaise roulante est désormais amnésique et membre des geeks.
    (fiche)
    césarCésar Duncan
    Ce chef d'équipe à l'ascendance guerrière est un natif qui s'est engagé dans le travail pour atténuer la perte de ses proches. Il a notamment participé activement à la recherche des personnes disparues.
    (fiche)
    shaozuShaoZu Hwang
    Le chef du Lotus Rouge a passé une enfance paisible à Pallatine, avant de partir découvrir le monde. Engagé dans un petit groupe de l'Iwasaki-rengô, il a patiemment gravi les échelons jusqu'à occuper son poste actuel.
    (fiche)
    machiMachi Kobayashi
    Membre des Aces, elle a perdu son bras et son frère, et n'est depuis plus la même.
    (fiche)
    zahraZahra Siaka
    Originaire de Sierra Leone, elle a subi des mutilations avant d'être transférée en mauvais état à Pallatine.Elle est depuis devenue recruteuse pour les Opportunistes.
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    clarenceClarence Ichikawa
    Enfant d'un amour plus fort que les différences, il s'occupe des nouveaux arrivants à l'Institut avec beaucoup de gentillesse.
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    lexaLexa Beloff
    Princesse destinée à la gloire, son transfert a probablement sauvé la terre d'un destin tragique...
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    Naga
    admin // semi-dispo
    (mp)
    Seung Joo
    admin // indispo
    (mp)
    Locke
    modo // semi-dispo
    (mp)
    Camille
    modo // semi-indispo
    (mp)

    Lyov Solokovsky
    31 ans, geek, métier au choix
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    Ozo Svensson
    19 ans, institut, responsable d'une équipe
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    Jenna Wisnuys
    37 ans, altermondialiste, présidente
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    Ihsan Reyes
    29 ans, geek, ingénieur
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    Jack Smith
    34 ans, opportuniste, artiste graffeur
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    Abigail S. Clemens
    31 ans, Iwasaki-rengô, recruteuse
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    { [fb] heart of cold, hands of gold / hart.

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    [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Mer 30 Mai 2018 - 7:32
    Je crois que j'ai peur d'être seul plus que tout. Et je crois que quand on est transféré, on est seul, plus seul qu'à n'importe quel autre moment, parce qu'on a perdu tous ceux qu'on aimait et aussi tout ce qu'on a connu. Il n'y a plus de repères, plus des mains dont on connaît le toucher, plus des sourires qu'on connaît par cœur, plus du ton de ces voix qu'on essaie de ne jamais oublier. Si j'étais transféré, j'aurais peur d'oublier ce que j'ai laissé derrière. Je voudrais qu'on m'oublie, pour qu'on ne souffre pas de mon absence, mais je voudrais m'accrocher de toutes mes forces à l'autre côté du temps parce que je saurais que je ne pourrais jamais y retourner.
    J'ai peur d'être transféré. C'est comme une lame qui traverse ma poitrine, qui se fiche entre mes côtes et qui parfois m'empêche de respirer. J'ai mal de tous ceux qui le sont et qui se réveillent avec le plafond blanc des chambres de l'Institut qu'ils ne connaissent pas, et les néons trop forts et les chambres trop stériles. Je crois qu'il y a quelque chose en moi qui les déteste, pas pour moi, mais pour tous ceux qui ouvrent les yeux arrachés à leur vie et ne rencontrent que ce plafond. Il y en a pour qui c'est mille fois mieux. Mais il y en a encore à qui on a tout enlevé. Ce n'est pas à moi de changer les choses - il faut que je m'en occupe, de ces gens-là. C'est parce qu'ils souffrent qu'il faut que j'ouvre la porte pour la première fois, que je leur amène le premier repas - c'est parce qu'ils sont seuls qu'il faut que je me présente, et que je revienne tous les jours jusqu'à ce qu'ils puissent sortir et qu'ils puissent aller reconstruire quelque chose, je ne sais pas quoi, juste quelque chose pour ne plus être seuls.
    Si je ne le fais pas, personne ne le fera. Quelqu'un d'autre devra régler le problème - moi, je dois m'occuper des dommages collatéraux.

    Je ne sais pas grand chose de Hart Rustning, sauf son nom. Je sais qu'il vient d'une ligne du temps ravagée par la guerre, et je sais qu'il lui manque un bras. Je sais qu'il ne parle ni anglais, ni japonais, ni le langage des signes, donc je ne pourrai pas vraiment communiquer avec lui.
    J'aimerais apprendre à le connaître, pour qu'il ne soit plus seul.
    Alors je sors mon trousseau de clés et je déverrouille la porte de sa chambre en tenant en équilibre dans mon autre main un plateau rempli de nourriture, puis je passe de l'autre côté et je referme la porte derrière moi. Il est là, je le vois. Il a l'air misérable. Ça me fait mal. Je m'avance, et je pose le plateau devant lui. « Bonjour. » Je crois que « bonjour », c'est assez universel. Et j'espère que même s'il ne comprend pas le mot, il comprendra l'intention par mon ton.
    Je veux juste qu'il ne soit plus seul.
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    il est de ces fantômes qui hantent les champs de batailles déserts, les semelles rougies par les sillons des attaques et l’œil avide du moindre survivant pour mieux fondre dessus. Pour le piller, ou le sauver -et lui en réclamer le prix du sang. Hart en est l'ombre, offrant un savoir et une dextérité hors pair d'un bras métallique rougi pour soigner, réparant les vivants et enviant les morts. Marquant les bien portants pour leur rappeler qu'ils peuvent finir en cadavres. Survivant et impassible, il méprise ce sentiment de confort et de sécurité qui oppresse les habitants de Pallatine quand lui lutte au quotidien contre le syndrome post-traumatique.
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Mer 30 Mai 2018 - 14:00


    Tout est immaculé.
    Des murs au plafond, de ses draps aux vêtements qui ont remplacé son éternel accoutrement plus adapté aux conditions climatiques et environnementales inhospitalières qu’à une cellule raisonnablement bien chauffée. Tout est beaucoup trop blanc, trop propre, trop rempli d’inconnues incompréhensibles pour un individu qui n’a plus aucun souvenir depuis qu’il s’est endormi quelques jours plus tôt, au cœur d’une portion de forêt dégagée. Depuis son premier réveil avec un horrible arrière-goût amer, la désorientation en sus et les sens brouillés malgré une douleur inconnue. Aucun bruit naturel, aucun cri gaillard habituel au réveil du camp. L’odeur d’antiseptique qui prend au visage, colle à la peau et remplace l’air cendré ou le vent glacial qui s’infiltre partout. Et les vertiges au retour de la position debout, incongrus, puis la chute pathétique due au manque sur la gauche de son corps. Le vide sur lequel il tente de s’appuyer en vain quand il tente de se relever, pour être déséquilibré à chaque essai. C’est cette douleur précise qui l’a tiré du sommeil artificiel, la lame chauffée à blanc enfoncée vers le dentelé antérieur, qui irradie jusqu’à son sternum à presque lui couper le souffle : certaines connexions de nerfs n’ont pas été défaites correctement et cherchent encore à pallier en vain ce qui a été sectionné. Pour une raison inconnue, quelqu’un lui a retiré sa prothèse, sans l’arracher, mais en omettant quelques détails bien dissimulés malgré une précision propre qui ne laisse aucun fil à nu. Pour beaucoup trop de raisons inconnues, il est enfermé entre quatre murs, privé de ses effets personnels et de sa mémoire à court terme. Complètement perdu.

    ***

    Il essaie de taper à la porte, sans succès, les deux premiers jours, ou ce qui semble y correspondre. De l’enfoncer, sans plus de réussite, de protester vocalement et surtout de réclamer qu’on le lui rende, sans réponse. Trois, quatre jours sans qu’un contact ne soit établi –ou qu’aucun mal ne lui soit fait. Est-ce une prison ? Qui l’a enlevé ? L’anonyme qui dépose sa pitance ne daigne pas lui répondre, et n’émet aucun commentaire quand il revient la chercher à peine entamée. Ou quand il trouve à dormir à même le sol. La douleur est omniprésente, une vieille amie oubliée depuis ses années d’errance amputée qui l’enserre sans pitié, subitement, par intermittence ; même avec un outil de fortune –la cuiller en plastique fournie a cassé au premier essai-, il pourrait atteindre les bons rouages pour la faire cesser, mais il n’a plus rien. Même ses plaques ont disparu. Ils doivent savoir qui il est, mais ne prévoient apparemment pas de le tuer : au pire, Brynstål s’en chargera s’ils le relâchent. La manœuvre d’abduction est trop sophistiquée pour les Loups, mais trop bien menée pour être de l’ennemi sauvage. L’incompréhension est totale. Au sixième jour, il arrête sa litanie  journalière pour attendre en silence, immobile. Quoi qu’ils puissent lui vouloir. Il recommence à sentir une ébauche des doigts de sa main gauche, et la paume, séparée, fantômes d’un membre disparu se manifestant en picotements désagréables mais curieusement dématérialisés loin de là où ils auraient du se trouver. Au matin du septième, il ne se lève même pas quand la porte se déverrouille. Prostré contre l’un des murs, les genoux serrés d’un bras contre la poitrine, il toise le nouveau venu qui pour une fois le regarde dans les yeux après avoir déposé le plateau. Plus jeune que l’autre. Différent. Surtout quand il ouvre la bouche et attend patiemment. La première parole en une semaine, et qui ressemble à un hallå bizarrement prononcé. Soit.

    - Var är jag?

    Le suédois se déplie, froissé et loin du présentable. Restant méfiant, et peu enclin à la politesse. Il est affamé, mais rechigne à toucher l’offrande. Il commence à essayer de se relever.

    - Ge mig tillbaka min arm.

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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Jeu 31 Mai 2018 - 0:09
    Il lève les yeux vers moi, et je reste figé juste un instant. Il y a dans ces iris quelque chose que je ne peux pas identifier, qui m'arrête et fait naître une boule dans ma gorge. Je ne sais pas exactement ce qu'il a vécu, et je ne suis pas sûr de vouloir le savoir, mais je pense que c'est plus douloureux que tout ce que je peux imaginer. Je ne tremble pas, mais je sens mes os qui frémissent - je ne chancelle pas, mais je sais que je le voudrais. Mais je reste là, je reste solide, parce qu'il n'y a que moi ici qui puisse l'aider, que moi qui est là, et que moi qui le voit maintenant. Je ne comprends pas la première chose qu'il me dit. Je m'arrête pour essayer d'y réfléchir. Le deuxième mot ressemble à 'are', et le troisième à 'you', mais je ne capte pas vraiment le premier. War? Oh, where, peut-être? Je ne sais pas. Alors je me contente de le regarder et de ne rien dire pendant qu'il se déplie, qu'il continue de me regarder - je crois qu'il attend une réponse, mais je n'ai rien à lui donner. Je me sens impuissant. Je n'aime pas ça, et je n'aime pas le blanc trop propre qui nous entoure, comme insensible à ce qui se passe en son sein.
    Quand Hart Rustning essaie de se lever, mon premier instinct est de me précipiter vers lui pour l'aider. Mais je m'en empêche, parce que je ne sais pas comment il réagira, et je ne veux pas faire de gestes brusques. La dernière chose que je veux faire, c'est lui faire peur. Il est dans un endroit inconnu avec son bras manquant (je sais qu'on a sa prothèse, quelque part, mais je ne sais pas où ni pourquoi on la lui a enlevée), et je me doute fortement que dans cette situation, je ne suis pas un allié - pas encore. Il faudra que je travaille pour ça. Alors, simplement, je m'avance d'un pas, et je lui tends mes bras pour qu'il s'y accroche s'il le veut bien. S'il me lance faire, je le soulèverai moi-même.

    Puis il dit autre chose, et là je crois que j'ai entendu 'arm'. C'est logique. « Je ne sais pas. » Je crois qu'il doit se demander où il est, son bras, mais je ne sais pas. Je ne lui souris pas. Je ne crois pas être en position de le faire. Mon ton est comme une excuse, j'espère qu'il comprendra que ce n'est pas ma faute et que je ne peux pas l'aider pour ça, du moins pas immédiatement. Une fois sorti, j'irai voir qui je peux pour essayer de les convaincre de le lui redonner, mais pour l'instant je dois rester ici. Il doit manger, puis je dois l'amener voir d'autres gens, une psy et un traducteur - on vient tout juste de le trouver, c'est pour ça qu'on a mis si longtemps à faire sortir Hart. À ce que je sache, ce sera la première fois.
    Mais pour l'instant, on va se contenter de l'aider à se relever s'il me laisse bien faire, et on s'occupera des autres problèmes plus tard.
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Jeu 31 Mai 2018 - 1:26


    Une à une, ses articulations craquent alors qu’il déplie lentement ses jambes et pose sa main restante à côté de lui. Le corps rompu par un une mystérieuse raison, sûrement une contenue dans sa mémoire à court terme aux abonnés absents : depuis la dernière nuit au camp jusqu’ici, il n’y a rien qu’une pile pénible de questions sans réponses. Un casse-tête qui épaissit son mystère à chaque nouvelle journée sans tenter d’en dissiper le doute. C’est d’en bas qu’il lève le regard vers le nouveau venu, vers de grands yeux sombres préoccupés par ce qu’ils doivent voir dans un état lamentable. Qui est-il ? Est-il avec eux, contre lui, de son côté ? Il paraît si jeune, et trop bien portant pour la vie au grand air. Propre sur lui, la coupe en bataille mais une posture tranquille. Trop décontracté, et pourtant bien plus à l’aise que lui. Parce qu’il sait où il se trouve, et qu’il sait sûrement ce qu’il se passe. Mille questions traversent un regard d’acier usé qui ne lâche pas le jeunot et le scrute pour déceler la faille. La bonne réponse. Pas le doute qui semble l’animer, l’assurance qui semble la disputer à quelque conflit sur l’instant présent. Quand se tend un bras secourable, une aide bénévole beaucoup trop spontanée sa main se porte par réflexe à sa ceinture ; le geste du brun n’est pas brusque, mais l’habitude de laisser une dextre proche de la lame normalement scellée sous ses reins ne trouve qu'une occasion vide et une précieuse arme dérobée. Rien qu’un pyjama informe et passé de couleur, aussi délavé que ses cheveux sales mais déjà ton sur ton avec la peinture murale, et des cicatrices beaucoup trop nombreuses. Son poing se referme sur le vide, et il feint d’ignorer l’incident pour s’appuyer laborieusement contre le mur auquel il s’est adossé plus tôt pour retrouver une position debout par à-coups successifs, laissant des sons métalliques à chaque impact quand le mur rencontre le côté amputé pour le retenir. Les trois années sans un bras sont bien lointaines, et la dernière fois qu’il a ôté l’inorganique remonte à des lustres pour qu’il s’en souvienne clairement. Hors de question de répondre à la tentative de contact, et il maintient une distance raisonnable du geôlier et du plateau entre eux.

    - Vad vill du?

    D’un murmure, il continue ses questions, quasiment sûr d’être compris malgré le premier échange : le changement de monde, de temps, d’époque, de lieu ne lui vient pas une seconde en tête et sa langue est une des plus parlés malgré les mineures variations régionales. Ce qu’il entend porte des traces de contrition, presque d'excuse, mais les mots sont inintelligibles. A voir l'opposition capillaire flagrante, en plus d’un métissage apparent inconnu dans ses traits, il mise sur l’articulation défaillante du jeune homme –en plus de sa désorientation personnelle. La même qui lui donne des vertiges, si ce n'est la faim. Sa posture reste renfermée et clairement circonspecte, alors qu’il lui rend sans peine la même hauteur debout sur ses pieds. En revanche, une silhouette plus dégingandée, et honteusement incomplète pour rivaliser. Ils doivent lui rendre son bien, ne serait ce que pour son équilibre.

    - Är... är Brynstål skickar dig?

    A ce stade, une manigance orchestrée par le chef des Loups ne lui semblerait plus si absurde que ça, encore moins une vendetta pour le dernier lieutenant supprimé de sa main, et sa voix change de ton en y instillant un autre degré plus fataliste qu’inquiet. Si c’est bien le cas, il risque de s’en sortir avec plus que l’horrible balafre qui lui barre le visage, mais moins qu’un décès –l’une ou l’autre issue peu enviable.

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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Sam 2 Juin 2018 - 7:45
    On a dû me dire quelle langue il parle, mais je n'arrive pas à m'en souvenir. Je n'ai pas la tête qui tourne, mais j'ai des éclairs dans le crâne comme des feux d'artifices, comme un peu de douleur dans mon sternum quand Hart Rustning ne prend pas mon bras. C'est logique, alors je n'insiste pas. Je me retire et je le regarde, parce qu'il ne me lâche pas du regard et que c'est bien le seul lien que je suis parvenu à créer entre nous. Je me souviens qu'on m'avais dit que c'était une langue européenne, mais je n'arrive pas à me concentrer. La précision m'élude comme la confiance de Hart, et j'ai l'impression que rien ne se passe comme prévu.
    On dirait qu'il a dit 'what will do', mais avec un accent à couper au couteau. Je sais que ce n'est pas le cas, parce qu'on m'a dit précisément qu'il ne parle pas anglais. Je ne crois pas que les dossiers de l'Institut se trompent. Ce serait le comble. Alors je me contente de le regarder, sans bouger d'un pouce, sauf ma tête que je secoue en disant: « On ne se comprend pas. » J'aimerais pouvoir lui offrir quelque chose de mieux que ça. Si seulement je pouvais me souvenir de quelle langue il parle...

    Son ton deviens plus dur, plus lourd, plus froid. Comme si c'était soudainement la fin. Je ne sais pas si je dois avoir peur. Dans tous les cas, ce n'est pas le cas. Il est désarmé, et dans son état, même s'il le voulait, je ne pense pas que Hart Rustning pourrait me faire énormément de mal. Je sais que les agents m'ont dit de toujours me méfier, mais je ne crois pas que ça aide d'être toujours sur la défensive. De toute manière, je saurais m'en sortir si quoi que ce soit arrivait. Je n'ai pas le choix.
    Je passe en revue dans ma tête la phrase qu'il vient de prononcer. On dirait de l'anglais, mais comme si on l'avait passé dans un mixeur et qu'on y avait ajouté plein de sonorités étranges. Comme si tout était plus poussé... Une langue scandinave? Je crois qu'il parle une langue scandinave. À gestes lents, je mets ma main dans ma poche (et je garde l'autre ouverte devant moi, paume vers Hart Rustning, pour essayer de signifier que je ne sors rien de dangereux) et j'en ressors mon téléphone. J'ai une application de traduction quelque part... Ah. Rapidement, je tape quelque chose dans le champ, et je choisis le Suédois, parce que c'est le premier pays scandinave qui me viens en tête. Je retourne le téléphone vers lui, pour qu'il puisse voir la traduction: Jag kan inte förstå dig. Vi pratar inte samma språk. Une fois que je suis sûr qu'il a eu le temps de lire, j'écris autre chose, puis retourne le téléphone vers lui. Jag är här för att hjälpa. Ta telefonen och skriv vad du vill att jag ska förstå och visa den för mig. Je suis sûr que la traduction est bancale, mais c'est mieux que rien.
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Sam 2 Juin 2018 - 11:48


    Le brun ne bouge pas d’un muscle, même si son visage semble indiquer son intention contraire. Aucun pas en arrière, aucune tentative de saisir une arme ou quoi que ce soit de menaçant. Il a du courage, ne le craint pas du tout ou sait pertinemment ce qui se passe à son insu. Le mystère s’épaissit à vue d’œil, et rien n’indique sa provenance, nationalité, ou tout simplement son objectif. Sa voix chante dans des sonorités inconnues, dans un dialecte qui n’est ni sami, ni suédois, dont les échos sont existants très loin dans la mémoire du Scandinave. Comme une fréquence de radio parasitée, dont on pense capter des notes par-ci, par-là d’une chanson populaire, quand c’est l’esprit qui comble les vides entre les grésillements avec de fausses informations. Ne lui a été rendu qu’à chacune de ses phrases une figure incrédule mais envahie de cette concentration qui lui fronce le visage de marques qui n’y sont pas encore gravées par l’âge ; il veut le comprendre, mais n’y parvient pas.  Alors qu’il est enfin debout, il repousse le mur qui le soutient de sa paume, pour retrouver un semblant d’équilibre et se tenir sur ses pieds ; son épaule gauche est avachie à son insu, son corps adopte une posture qui surcompense pour son bras manquant en le faisant se tenir comme s’il été blessé, exactement comme des années auparavant : son équilibre précaire est le résultat, même s’il possède suffisamment de force pour se défendre ou attaquer. Il tâte son flanc gauche, la douleur sourde des nerfs mal déconnectés irradiant jusqu’à ses côtes comme un coup précédemment porté.

    Il n’a pas réagit au nom de Brynstål. Pas un coup d’œil, pas de tressaillement, rien qui puisse trahir sa connaissance. Ce n’est pas le Loup, ce n’est pas une manigance de leur part, et l’individu semble trop jeune et bien trop expressif pour dissimuler des informations. Son visage et sa façon de se tenir trahissent la tempête qui l’habite, la recherche de solution ou la perplexité dont il fait preuve face à une situation qui lui échappe. Imperceptiblement, le captif se détend, la menace de perdre la tête (ou un œil, le chef étant monstrueusement créatif) s’éloignant de quelques pas sans tout à fait disparaître. En revanche, si ce n’est pas de leur fait, sa disparition et son retour s’ils lui remettent la main dessus n’augurent pas de partie de plaisir. Quand le jeune homme fouille sa poche, il y répond par le même geste parasite qui cherche la garde de son couteau pour s’y laisser un accès facile, pour y trouver une fois supplémentaire du vide. Ses pieds nus lui rappellent que ses bottes sont parties au néant avec le reste, et sûrement avec la lame qu’elles contiennent. Sa feinte de ne pas en paraître affecté, de se trouver sans défense dans une pièce close est plus bancale, cette fois, et il garde un œil éteint sur le contenu dévoilé très lentement, attendant une arme. Ou pire. Mais l’objet est relativement inconnu, une sorte d’appareil lumineux sur lequel il tape de façon insistante. Une balise ? Un ancêtre du Leda de poche ? Quand il lui montre le contenu, le silence se fait, et sans aucun autre geste brusque il se rapproche lentement pour voir. Les caractères sont minuscules, et le sens général un peu flou. Il y a de sa langue, mais pas dans le bon ordre, et certains mots sont inconnus. S’il ne comprend pas, et utilise un appareil d’écriture rudimentaire… Il murmure, perdu, plus pour lui-même que pour son geôlier.

    - Mii…språk? Hjälpa? Väd Hander…?

    Il ne comprend pas ce qui est dans les mains de l’adolescent, ou plutôt qu’il est en face d’un ancêtre très éloigné de ce que sont les systèmes de communications de son monde. Mais une seule catégorie de personne utilise une aide tierce pour communiquer, et la réalisation de ce fait est soudainement totalement limpide. Et plus inquiétante qu’une machination lupine. Quand il reprend la parole, sa voix est plus glaciale que l’Arctique, teinté d’une sorte de répugnance pour les mots qu’il prononce.

    - Что это за место, и чего вы от меня хотите?

    Il connaît la langue de son ennemi. Et a une idée tordue de ses motivations, comme tous ceux de son peuple.


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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Jeu 7 Juin 2018 - 7:31
    Parfois, on est entouré de gens mais on se sent seul quand même. Souvent, c'est parce qu'on n'arrive pas à atteindre les autres, on a beau parler que nos intentions ne font jamais leur chemin vers ceux qui nous écoutent. C'est horrible d'avoir quelqu'un là, devant soit, mais de se sentir seul. D'être si près, physiquement, de pouvoir se toucher et pourtant de ne jamais s'atteindre. Ça me fait un peu une boule dans la gorge, ça fait lourd dans ma poitrine. Hart Rustning lit ce que j'ai écris, mais il n'a pas l'air de comprendre. Tout ce que je veux, c'est que mes intentions fassent leur chemin jusqu'à lui.
    Ce n'est absolument pas cela qui se passe, pourtant, quand Hart fait un pas en arrière pour s'éloigner de mon téléphone toujours tenu pour qu'il puisse y lire. Je laisse mon bras tomber le long de mon corps, et je serre l'appareil entre mes doigts.
    Le ton de Hart Rustning est froid et tranchant alors qu'il parle à nouveau, cette fois dans une langue totalement différente. Je ne sais pas ce qu'il dit, mais immédiatement je lève mes mains, paumes vers lui, pour signifier que je ne lui veut pas de mal et qu'il m'a sûrement mal compris. Il faut absolument que je trouve un moyen de me faire comprendre avant qu'il n'en vienne à la mauvaise conclusion. « Non, non, écoute. Je ne te veux pas de mal. » Je sais qu'il ne me comprend pas, mais au moins je peux donner à mon ton la douceur et le calme, l'empathie nécessaire et qui ne passe pas nécessairement à l'écrit.

    Peut-être que c'était une mauvaise idée de venir ici seul. J'aurais dû penser à demander au traducteur de venir avec moi. On n'a jamais été mis en contact, alors je n'y ai pas pensé. Il y a quelque chose en moi, de l'entêtement, qui ne veut pas appeler mon supérieur et demander de l'aide. Je crois que c'est parce qu'avoir un traducteur entre moi et Hart, ce n'est pas pareil. Je ne veux pas passer à travers une tierce personne pour me rendre jusqu'à lui. Je ne suis pas sûr que ma chaleur, que je vais l'atteindre comme ça. Mais... je commence à penser que je n'aurai pas le choix.
    Je baisse les yeux vers la nourriture au sol, puis, d'un geste, je tente d'inviter Hart Rustning à manger. Je ne dis rien - ça ne sert à rien. Puis, je recule d'un pas, et je soulève mon téléphone pour trouver le numéro de mon supérieur, et je le porte à mon oreille. « Oui, c'est Clarence. Oui, je suis avec lui. Mais je uh.. non. J'aurais besoin du traducteur. » Je jette un regard à Hart. « Il est déstabilisé... Je crois qu'il a peur. Non. Vous devriez... Je crois que vous devriez lui rendre son bras. » Une pause. « Non - oui, je sais, je sais... Oui. J'ai compris. Pouvez-vous m'envoyer le traducteur, s'il vous plaît? Oui. Merci. » Je raccroche. Je sais que c'est la procédure, qu'ils sont encore en train d'étudier la prothèse, mais... N'est-ce pas un peu inhumain, d'enlever à quelqu'un son bras comme ça? Mon attention se reporte sur Hart Rustning, et j'ai mal pour lui. Un peu plus qu'au départ, même. Dans un coin de mon crâne, j'entends les pas de quelqu'un qui s'approche, puis le traducteur qui toque à la porte. Je vais lui ouvrir.
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Ven 8 Juin 2018 - 1:48


    Son accent russe est poli par le temps, et mâtiné de ce ton gagné au fil de ses rencontres en territoire ennemi. Apprendre la langue des vaincus, des conquis, sans penser un seul instant qu’ils pourraient se retourner contre eux et les surpasser : même s’il se mordrait le bras restant jusqu’à l’arracher plutôt que de sympathiser avec un moscovite, quel qu’il soit, le suédois se félicite d’avoir approfondi sa connaissance d’un dialecte étranger. Même si cela a failli le faire descendre à vue, à l’époque, à son premier contact avec le Loup. Sous ses mots, l’adolescent semble s’affaisser, non point physiquement, mais comme soudainement harassé par une autre vague de déception. De ras-le-bol, mais dépassé par la situation. La langue soviétique ne semble pas non plus allumer la bonne lumière, et un silence s’étire avant qu’il ne se contente d’un geste pour désigner le simulacre d’offrande déposé plus tôt. Hart n’y accorde même pas un regard, trop habitué pour risquer de lâcher ne serait-ce qu’une seconde des yeux un assaillant potentiel –même si son gabarit n’est pas des plus menaçant, en réalité, qui plus est de son ton beaucoup trop doux et du signe universel de paix qu’il initie avec ses mains- surtout quand lui se trouve désarmé. Dans un lieu clos. Sans ses affaires, et aussi propre que la pièce aseptisée. Convaincu au vu du nombre de jours qu’on ne cherche pas à l’empoisonner, il reste tout de même sur ses gardes ; la possibilité de souffrir d’un changement de régime plus riche que ce qu’il n’a jamais consommé n’a pas encore effleuré son esprit carthésien.

    Le curieux appareil toujours à la main, qui a délivré un message confus dans les grandes lignes dont le captif n’a compris que le problème de langue –la méthode de communication du brun par ce biais est déjà assez parlante en soi- et dont il ne se départ pas pour semble-t-il communiquer avec un tiers reste toujours un mystère : même le plus rétrograde des lédas de communication s’utilise sans aucun contact, et l’objet ressemble plus à un souvenir de livre d’histoire. Qui sont ces captifs ? Que veulent ceux qui envoient des sous-fifres apparemment incultes, ou si peu autoritaires ?  Dans la foule de phrases chantantes prononcées par le plus jeune, il saisit un lointain cousin du arm scandinave et il souffle un « Ärm! Var är det ? »sur une note trop envieuse et en suédois, sans parvenir à couper le monologue. Il en parle, il sait quelque chose, secoue la tête en signe de négation ? Résignation ? Et un Hart auparavant reculé contre le mur s’est rapproché malgré lui à l’insu du geôlier. Beaucoup trop, surtout quand celui-ci lui tourne le dos pour aller ouvrir à une tierce personne prévenue via l’antique appareil ; en possession de ses deux bras, l’ancien soldat n’aurait pas hésité une seule seconde à attraper l’inconscient pour le maîtriser et se servir de lui comme otage. Efficacement, en appuyant sur les bons points vitaux pour obtenir plus vite ce dont il a besoin. Mais la voix de la raison, alors qu’il tend déjà le bras droit et évalue la force nécessaire au vu de la bien portance de la victime, chuchote qu’il risque d’être le maîtrisé dans l’histoire, et que même le bousculer pour fuir à l’entrebâillement de la porte ne l’emmènera pas loin sans la pleine possession de ses moyens.

    Un troisième inconnu entre, refermant très vite derrière lui, et en le toisant surprend son geste tendu avant qu’il ne reprenne une position neutre, saisissant l’épaule vide pour se donner une composition.  L’adolescent seul aurait été possible, malgré sa propre stature plus émaciée (l’entraînement compensant plus que largement), mais l’individu supplémentaire le dépasse de plus d’une tête, sans compter sa largeur. Autant recommencer par le début, et rester sur ses positions. La raison de sa capture est forcément de nature informative, ou pour faire du tord au Clan qui le retient. Clan qui lui fera du tord s’il ose revenir après autant de temps et ce qui semblera être une énième tentative de fuite. Peut-être est-ce un moyen d’enfin se libérer, si ce n’est pas une autre prison ?

    - Är du här för att skada eller döda mig? Vad vill du ha av mig. Och var är min arm?

    Habituellement inexpressif, sa voix commence à légèrement vaciller quand il évoque la possibilité la plus sanglante. La mort ne l’effraie pas (ils ont prit ses deux lames, et la corde qui retient ses cheveux sans penser qu'ils sont là pour qu'il puisse prendre sa propre vie en dernier recours), la souffrance encore beaucoup trop. Il ne divulguera rien, même s’il hait ses geôliers originaux: juste par la crainte de représailles.


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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Mer 20 Juin 2018 - 8:43
    Je me retourne pour faire face à Hart alors qu'il se tient l'épaule vide. Il est clairement déséquilibré. Je comprends pourquoi on lui a enlevé la prothèse, je le sais, c'est pour sa protection et celle de tout le monde, mais ils ne pourraient pas l'étudier plus vite? Ils n'auraient pas pu l'attacher, ou l'endormir et lui laisser son bras tout en l'étudiant, plutôt que de lui arracher cette partie de lui-même et de la garder loin de lui si longtemps? C'est inhumain de retirer à quelqu'un une partie de son être comme ça! J'ai envie de rappeler mon supérieur, de le supplier de lui redonner la prothèse, mais je sais que ça ne mènera à rien. J'ai l'impuissance comme du béton dans mes organes, j'ai une boule dans la gorge comme son désespoir qui s'échappe de ses pores jusqu'à moi, je sais qu'il souffre, je sais qu'il a souffert et on ne fait que rajouter à tout ce qu'il a vécu. Ils auraient pu au moins lui donner quelque chose pour remplacer son bras en attendant! Juste, n'importe quoi!
    Il y a quelque chose en moi qui s'agite. Le feu rugit, agité. Je sais que ça ne sert à rien de penser à tout ça, de me mettre en colère - alors je prends une grande inspiration, puis je me vide les poumons pour me calmer. Le traducteur est là, il est bien plus grand que moi et bien plus massif, et il ferme la porte derrière lui avec tellement de hâte que je me demande s'ils ne m'ont pas envoyé un garde du corps plutôt que le traducteur. Je n'aime pas ça. Mais je me trompe peut-être, il ne faut pas juger les gens par les apparences.

    Il s'avance, et Hart parle de nouveau. Je vois que le traducteur a l'air un peu confus, un peu surpris, et j'ai envie de lui demander ce qu'il a dit mais je me tais. J'ai entendu dire que ceux qui parlent une langue scandinave sont généralement capable de se comprendre les uns les autres - un suédois et un norvégien peuvent communiquer dans leur langues respectives et se comprendre assez bien. Je me demande si ce traducteur parle exactement la même langue que Hart. Je me demande s'ils se comprennent totalement. Après tout, je sais que Hart vient du futur, et peut-être que les dialectes ont changé. « Vi menar att skada dig... Du är långt ifrån du brukade vara. Din arm är säker och kommer snart tillbaka till dig. » Je ne peux pas en être certain parce que je ne comprends pas ce qu'il vient de dire, mais j'ai l'impression que le traducteur n'est pas très éloquent. Ce n'est peut-être qu'une impression, je n'ai aucun moyen de le savoir. Et j'aimerais vraiment savoir ce qu'il lui dit, j'aimerais tant pouvoir lui parler, mais ça n'est pas ma place de le déranger pendant qu'il travaille.
    Il y a quand même quelque chose que je dois dire. Peut-être qu'il l'a déjà dit, mais je crois que c'est important. « Dîtes-lui qu'il devrait manger. Que... qu'il n'a pas à avoir peur, que s'il ne nous fait pas confiance je mangerai avec lui juste pour lui prouver qu'on ne lui veut rien de mal. » Le traducteur me jette un regard, puis s'adresse à Hart: « Han föreslår att du äter. Han kommer att smaka på maten för att bevisa att det är säkert, om du vill att han ska. » Manger c'est la première étape pour aller mieux. Et puis c'est un petit pas vers la confiance, juste d'accepter ce qu'on lui offre plutôt que de penser qu'on cherche à lui faire du mal avec ça.

    Je veux juste l'atteindre. J'ai besoin de l'atteindre, d'une façon ou d'une autre.
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Mer 11 Juil 2018 - 0:50


    Une nouvelle frontière se dresse entre lui et la sortie. En plus de la barrière linguistique, même si l’individu aux allures de montagne semble plus être là en renfort qu’en vrai tourmenteur. L’aveu du Suédois le laisse plus intrigué et sans repères qu’assuré. Au meilleur des cas, il reste un incompris même par un tiers, au pire, il ne s’attendait pas à une tirade sur ce ton avant de l’exécuter. Quand il s’approche du captif, celui-ci arbore soudainement une position beaucoup plus défensive, prêt à recevoir une sentence ou juste une réalisation de son oracle ; au contraire, il s’exprime clairement dans un choix de mots curieux mais pas le moins du monde hésitant. Son dialecte est plus guindé, comme l’aurait parlé deux générations plus tôt un peuple non unifié ou comme certaines tribus encore non ralliées. Leur position dominante malgré elle –ils possèdent les clefs, et la raison de sa capture- ne donne pas tout crédit aux leurs propos, et Hart se détend légèrement à la promesse du retour de son précieux. Mais loin de son camp ? Loin, dans quelle mesure ? La région est vaste, et assez peu fréquentée, sans même parler du territoire : le mystère de son déplacement depuis lors sans aucun souvenir des moyens, de l’endroit ou même du temps demeure. La cellule n’a aucune fenêtre, ni rien pour indiquer son emplacement, et les vêtements ou la langue de son geôlier ne rapportent que plus d’étrangeté au processus.

    Le colosse reste de marbre, sans pour autant montrer le moindre signe de relâchement, tout en semblant beaucoup plus confiant et préparé que le gamin –définitivement dépassé-, véritable électron libre dans l’espace clos. Son dernier charabia semble beaucoup plus long que ce qu’annonce le traducteur, laissant un air sceptique au destinataire du message qui observe le plateau proprement servi et intact prêt de l’endroit où l’a surpris Clarence. Vu les circonstances de sa contention, l’empoisonnement  reste la méthode la moins logique, surtout après quelques jours. Mais céder franchement à la proposition est une marque de confiance qu’il ne souhaite pas accorder sans plus d’informations et surtout sans le retour de son bien.

    - Jag behöver bara honom att berätta för honom var är jag. Vad vill han ha av mig, genom att stjäla en del av mig?

    Lâchant son épaule, il recule en les gardant toujours à vue pour saisir la fourchette en plastique proprement disposée sur le bord du plateau, l’extirpant de l’emballage plastique au recours de ses dents et d’une seule main avec la force de l’habitude.

    - Varför håller de min arm som en trofé. De stängde inte av det ordentligt.

    Avant de s’en servir sans presque broncher en l’enfonçant avec élan directement dans un large interstice de métal juste sous l’épaule avec une précision étonnante, tournant l’instrument de fortune à l’intérieur de la structure dans des bruits étranges avant que quiconque ai pu esquisser un geste pour l’arrêter. Son visage tente de rester neutre, alors qu’il cherche juste à prouver son bon droit en atteignant les points sensibles de raccord non désactivés. La douleur est présente et manifeste, contenue sur le coup. Jusqu’à entendre le couvert se briser par la fragilité du plastique sur les vis serrées par ses soins, avant qu’il n’extraie l’outil sommaire et laisse tomber le restant au sol en petits morceaux sans parvenir à ses fins.  Beaucoup trop calmement. Quand il reprend la parole, c’est bien pour s’adresser au plus jeune alors qu’il repousse du pied le plateau, avant d’aller tenter laborieusement de se rasseoir.

    - Jag ska inte äta. Ge mig ett riktigt verktyg för att stoppa smärtan..
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Sam 28 Juil 2018 - 6:27
    Le traducteur reste silencieux quand Hart Rustning parle, et je n'aime pas ça. Un instant. Je lui jette un regard, comme pour essayer de le convaincre, mais il m'ignore. Il finit tout de même par prendre la parole. « Du kommer snart att få dina svar. Men nu är det inte dags. » Nous ne gagnons pas la confiance du nouveau transféré, et ça me dérange - on devrait faire n'importe quoi pour qu'il puisse s'ajuster, non? Pourquoi, pourquoi on ne lui redonne pas son bras? Coupez moi le mien et donnez-le lui! Il faut qu'il aille mieux, il faut qu'il mange, pourquoi on le laisse souffrir comme ça sans raison? Je comprends, je comprends que c'est pour sa sécurité et celle des autres, mais il y avait d'autres moyens que ça! Ça me mine de le voir comme ça et de ne pouvoir rien faire. Je sais que même si je supplie de nouveau, ça ne servira strictement à rien. Mais ils doivent comprendre! Je déteste être impuissant. J'ai envie de pleurer.
    Quand il se baisse pour ramasser la fourchette, j'ai un instant d'espoir. Et, bien entendu, on le tue immédiatement. Je me hérisse quand Hart Rustning plonge la fourchette dans son bras, le bruit du plastique contre le métal si peu bruyant mais si agressant. Pour peu, je me jetterais sur lui pour l'arrêter, mais je ne crois pas que ça aiderait quiconque. Quand l'ustensile se brise et qu'il le laisse tomber par terre et parle de nouveau, je crois comprendre ce qui vient de se passer. Je crois savoir ce qu'il demande. Il repousse la plateau du pied, puis il se rassoit.
    « Donnez lui ce qu'il demande. S'il vous plaît. » Le traducteur pose son regard sur Hart, puis sur moi. « Ni toi ni moi n'avons cette autorité. » Je ne suis pas souvent en colère. J'essaie de laisser les émotions négatives me couler dessus comme de l'eau sur le dos d'un canard. « Ça n'a pas d'importance! Je ferai face aux conséquences, je prendrai toute la responsabilité, qu'on me jette dehors, je n'en ai rien à faire! » Je ne reçois qu'un regard en réponse. Je serre les poings. Je jette un regard à Hart Rustning, et je considère mes options. Est-ce que je me protègerai moi-même, ou je ferai le bon choix?

    N'importe qui me connaissant connaît déjà la réponse à cette question. Alors je me dirige vers la porte de la chambre, et je sors sans plus de cérémonie. Une fois dans le couloir, je me dirige immédiatement vers le placard du concierge le plus proche, et j'espère qu'il n'est pas verrouillé. Espérer n'est pas assez, apparemment, parce que la porte ne s'ouvre pas - je toque, juste au cas où. J'ai de la chance, parce que le concierge m'ouvre et me demande ce dont j'ai besoin. « Uh... des outils. Petits. C'est pour un travail... délicat. » Le concierge cherche à travers ses outils, et me tends finalement un assortiment de tournevis passant du très petit au vaguement massif. Je le remercie, puis je retrace mes pas vers la chambre de Hart Rustning, où je fais éruption sans un mot. Je dépasse le traducteur, qui n'essaie pas de m'arrêter mais me mets en garde - je l'ignore. Debout face au nouveau transféré, je lui tends la boîte de tournevis sans parler. Je ne sais pas s'il y aura quoi que ce soit pour l'aider à travers tout ça. Mais si non, je retournerai chercher autre chose. Je convaincrai mes supérieurs que j'ai pris la bonne décision. Je leur expliquerai le contexte. De toute manière, ce n'est plus le temps de douter - j'ai déjà désobéi mes directives. Il ne reste plus qu'à espérer que j'ai été utile.
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    il est de ces fantômes qui hantent les champs de batailles déserts, les semelles rougies par les sillons des attaques et l’œil avide du moindre survivant pour mieux fondre dessus. Pour le piller, ou le sauver -et lui en réclamer le prix du sang. Hart en est l'ombre, offrant un savoir et une dextérité hors pair d'un bras métallique rougi pour soigner, réparant les vivants et enviant les morts. Marquant les bien portants pour leur rappeler qu'ils peuvent finir en cadavres. Survivant et impassible, il méprise ce sentiment de confort et de sécurité qui oppresse les habitants de Pallatine quand lui lutte au quotidien contre le syndrome post-traumatique.
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Mer 1 Aoû 2018 - 2:16


    Il s’assoit lentement, se laissant plus glisser par à-coups le long du mur blanc. Le peu de diplomatie qui lui reste l’empêche de réellement envoyer valser le plateau, et surtout d’apporter un désordre de plus dans ce que quelqu’un a essayé de mettre en place proprement devant lui. La douleur qu’il vient lui-même de raviver pour montrer un exemple pulse de manière sourde à travers les sillons métalliques, comme des aiguilles plantées au hasard servant soudain de pôle relais pour une sensation plus proche de l’atroce que de l’agréable. Ressentir de la douleur, expérimenter la souffrance sous n’importe quelle forme est presque ce qui le terrifie le plus, et ses traits déformés par la fatigue mais surtout par l’expérience et ses retombées immédiate n’est que la partie émergée d’un iceberg qu’il tente de grossièrement exposer pour mieux parvenir à ses fins. A défaut de lui rendre son bien, ce qui semble des plus compliqués, la moindre chance de récupérer n’importe quel outil solide et pointu semble inespéré.

    « Pas de réponses », dans la bouche de l’armoire à glace qui le fixe peu aimablement, semble plus un jugement définitif qu’autre chose, et malgré son désintérêt apparent pour les deux individus (et sa déclaration de grève de la faim, finalement) Hart ne les lâche pas des yeux. Le ton monte dans leur langue incompréhensible, surprenamment de la part du plus jeune qui finit par sortir en trombe sans même que son acolyte l’arrête au lieu de signaler une négation, ou ce qui ressemble à un refus. Que se disent-ils ? Quel est l’enjeu de leur discussion, pour qu’il parte aussi rapidement ? Immobile, le suédois observe le membre restant du public de la journée, qui le lui rend : la sensation curieuse que s’il tente le moindre geste suspect, celui-ci sera stoppé et/ou neutralisé sans douceur par l’homme est beaucoup trop présente autour d’eux.

    Quand le brun revient avec un quelconque butin en s’approchant de lui sans même avoir l’air méfiant ni retenu malgré une apparente mise en garde (le language semble universel sur ce point), il se hérisse légèrement, avant de fixer la boîte sans un mot. D’hésiter, un instant, avant de la saisir avec une lenteur exaspérante en essayant de ne pas se formaliser d’un autre regard beaucoup trop intense braqué sur lui. A travers le plastique, les tournevis sont visibles et alignés par ordre de taille : posée devant ses jambes, il l’ouvre de la seule main sans pour autant en attraper un plutôt que de considérer ses deux vis-à-vis avec une expression circonspecte. Quelle sorte de geôlier écoute ses captifs en leur donnant du matériel pouvant être utilisé en but de s’échapper et surtout de blesser ? Quelle même sorte écoute réellement les demandes de ces mêmes personnes, au risque d’entre en désaccord avec leurs supérieurs ? Et surtout, combien de pourcentage de chance de s’échapper se rajoute en fonction de la cible qu’il vise en premier ? Ou en fonction de la zone vitale touchée, peut être, s’il peut atteindre la porte?

    - Om jag ville döda mig själv, var säker på att jag skulle ha gjort det tidigare.

    Aucun remerciement n’est donné, son choix se porte sur un moyen, et quand il le porte près de son visage pour vérifier le diamètre, le traducteur ne retient pas son geste dans sa direction qui le coupe net. Il vérifiera à la sortie le bon nombre, et ses, plutôt sa main vide de tout surin subtilisé. Non, il ne risque pas de s’énucléer avec si peu, encore moins se le planter dans la jugulaire – alors même qu’il tient un cousin proche de ce qui a servi à lui ouvrir le visage, étonnement. La tension est suffisamment palpable pour qu’ils retiennent tous deux leur souffle dans l’expectative d’une catastrophe, plus que la vraie raison invoquée par le naufragé temporel. Oui, sauter sur le plus jeune et le frapper au flanc ou à la nuque aurait été sa solution habituelle s'il avait été entier, et Clarence ne doit sa sûreté qu'à son geste de bon vouloir et surtout au handicap du prisonnier. Ainsi qu'à son ignorance des lieux, et d'une partie de la situation.

    Voyant que rien ne se passe, ni alarme, ni renfort, il se met au travail, se redressant en tailleur avant de poser l’outil à terre, le temps de retirer le haut rêche et délavé qui gêne son accès aux endroits qui l’intéressent sans aucune considération à dévoiler beaucoup trop de choses à des inconnus. La structure qui supporte son bras et remplace son épaule de la base du cou à la naissance de ses côtes saillantes, fichée dans sa chair et bordée de couleurs aussi peu saines que la balafre en miroir qui a manqué de le couper en deux de bas en haut. Entre autres blessures à divers stades de cicatrisation. Heureusement que ses runes l’ont sauvé –c’est ce qu’il se plaît à penser. Sans leur accorder plus d’attention, il joue du tournevis dans et à l’extérieur en composant avec une seule main, en silence malgré la douleur quand il touche le mauvais endroit. Rapidement, avant qu’ils ne changent d’avis



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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
    le Dim 12 Aoû 2018 - 22:53
    « Qu'est-ce qu'il a dit? » Le traducteur me regarde en silence. J'attends. Il se contente de hausser les épaules et j'ai l'impression qu'il me ment, mais je n'ai aucune certitude alors je me tais. Après tout, c'est possible qu'il ne le sache vraiment pas, puisque je crois que leur langue n'est pas exactement pareille - du moins j'ai cette impression. Dans tous les cas, sans savoir, je garde le silence. Hart Rustning n'est pas notre prisonnier - il est quelqu'un qu'on accueille dans notre ville, alors je ne le traiterai pas comme notre captif. Ce n'est pas pour ça que je suis ici, même si le traducteur a l'air de le voir comme ça. On n'est pas des geôliers, on n'est pas ici pour garder les gens dans cette chambre blanche jusqu'à nouvel ordre, on est ici pour les aider à s'adapter, et si ils ne nous font pas confiance on a déjà perdu la bataille, et c'est ce que je dirai à mes supérieurs quand ils me demanderont pourquoi j'ai donné des outils à Hart Rustning. Et s'ils ne sont pas d'accord, alors sans doute je ne suis pas à ma place ici - je ferai tout pour soulager les nouveaux transférés, pour leur épargner le plus de douleur et de confusion possible, et c'est ma seule priorité. Peu importe les conventions ou les règles. Si mes supérieurs n'ont pas les même priorités que moi, alors je saurai que mon temps et mon énergie seront mieux dépensés ailleurs.
    J'observe Hart Rustning alors qu'il se défait de son haut pour s'affairer à je ne sais trop quoi. Doucement, j'écarquille les yeux face à la myriade de cicatrices couvrant sa peau, et une boule se forme dans ma gorge. Encore une fois, j'ai un peu envie de pleurer. Qui peut lui avoir fait ça? Dans quelle situation a-t-il pu vivre pour être balafré de cette façon? Je sais que j'aurais dû y penser avant, vu sa situation, vu ce que je pouvais déjà voir, mais je crois qu'une partie de moi pensait que c'était tout. Qu'il n'y avait rien de caché, que ça ne pouvais pas possiblement être pire. J'ai la réalisation, un instant, qu'il y a beaucoup de blessures que je ne verrai jamais, et que je ne pourrai jamais apaiser.

    J'ai mal. Mais je ne dis rien - je crois qu'il n'y a rien que je pourrais dire. Alors j'attends. J'espère que mon geste aura convaincu Hart Rustning de mes bonnes intentions, et par conséquente à manger. Mon regard se pose sur le plateau toujours au sol, mais je n'insiste pas pendant que le transféré s'affaire avec sa prothèse. Je me demande comment il a perdu son bras. Je ne pose pas la question.
    Quand il termine son travail, il repose le tournevis et le traducteur s'avance pour rapidement reprendre les outils. Je lui lance un regard de côté, mais je ne dis rien et je ne bouge pas. Pas envers lui, en tout cas, parce que je désigne le plateau toujours au sol de la tête. « S'il vous plaît. » Je crois que 'please', c'est universel. Je ne sais pas. Mais je ne peux m'empêcher d'insister.
    where bones of ice perhaps will melt


    « Just promise me that. It's fine if this is the last thing I ever tell you: just promise me that if you need it, you'll ask for help. »
    There were three seconds of unbearable silence.
    « Okay. »
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    Re: [fb] heart of cold, hands of gold / hart
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