Avec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat

le Mer 18 Juil 2018 - 12:19
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John Doe

feat Sans | Undertale (Masktale) (bannière par )

Caractère

« Il est cruel de dire que le temps peut guérir tous les maux, lorsque le temps lui même est la source de tous mes maux. »

Il est las et fatigué. Las et fatigué de devoir sourire, de devoir porter un masque pour faire croire aux autres qu'il est heureux, pour se mentir à lui même et se faire croire qu'il est heureux.
Répétez un mensonge et il deviendra réalité, qu'on disait. Hé bien pour lui cela n'a pas fonctionné. Il n'a plus la force de montrer une façade. Les muscles de son visage n'ont plus aucune énergie à fournir. Alors il porte un vrai masque pour cacher ce visage pathétique et ses cicatrices.
Un masque qui sourit, rappelant cet autre lui.
Car lui ? Il n'est personne. Un inconnu. John Doe. Un fantôme anonyme. Autrefois Locke Melborn, un ancien ou un nouveau, il a rejeté ce nom, cette identité qui n'est plus la sienne, qui n'a jamais été la sienne. Tout dans sa tenue,  sa posture contraste de l'autre.
Des autres.
Lui, il s'habille chiquement, avec un costume et de vrais chaussures cirées. Son dos est droit, et il marche avec assurance dans les rues de Pallatine. Il analyse, observe, sans en donner l'air, et fusille du regard tous ceux qui le regarde de travers. Ou peut-être que c'est son masque qui donne cette impression.
Mais malgré cela, il garde des traits qui pourraient rappeler à certains un Locke Melborn farceur, amical et flemmard. Il ne sourit plus, mais son humour est tout aussi lourd de blagues de bas étages, et ce clown solitaire rit toujours et fait toujours l'idiot. Mais son rire, oh son rire ! Le rire d'un homme au fond du gouffre. Mais il ne se souci pas de ce que les autres pensent de lui. Les autres ne l'apprécient pas, mais lui, il s'en moque. Les transférés, les habitants de Pallatine ne sont que des victimes vivant dans l'ignorance. Une douce ignorance pour laquelle il aurait tout donné pour vivre heureux. Une ignorance qu'il jalouse.
Car une vie remplie de joie lui est interdite. Ce fataliste ne peut pas vivre heureux. Même s'il avait essayé de vivre heureux et dans l'insouciance, comme les autres.
Mais l'alcool n'avait rien changé. N'avait qu'allégé cette souffrance et ce vide.

Ce clone d'un Locke ne veut plus vivre dans la lâcheté. Il n'a pas d'histoire, pas de famille. Il n'est pas le scientifique. Il n'est pas le père sérieux d'une jeune fille disparue d'un autre monde. Il n'est pas non plus le créateur de robots tueurs sur une Terre différente.
Il n'est pas eux. Mais il est aussi eux.
Mais la réalité est qu'il n'est personne. Il n'aurait jamais dû exister et n'existait que grâce à l'institut et ses créations de mondes parallèles. Les autres Locke n'auraient jamais dû exister non plus. Les transférés non plus. L'infinité de personnes qui souffraient à cause des transferts n'auraient jamais dû exister et souffrir non plus.
Combien de personnes sont mortes ou mourront à cause de son propre transfert ?
Combien de futurs apocalyptiques et merdiques à cause de l'institut ? Combien de vies ruinées , sacrifiées? Trop.
Beaucoup trop.
Bien trop.
Et en sachant cela, John Doe brûle. Il brûle de pouvoir détruire l'Institut, la machine, son créateur, et la ville entière. Peu importe les moyens, peu importe les morts. Pour se sauver et sauver l'humanité des lignes temporelles créées à tout va sans se soucier des conséquences, jouant avec le temps, la vie et la mort.
Il tuera Dieu, son créateur tout puissant, et cherche à mourir dans le processus.
Il ne connaîtra pas une mort tranquille, il le sait bien.

John Doe, cet homme sans visage, sans identité, est sans l'ombre d'un doute un homme ayant sombré sous le poids d'un savoir maudit.

«Olala du calme sur l'edginess. Je n'ai pas TANT changé que ça, il faut pas en faire tout un drama. J'ai juste un but maintenant, mais je reste quand même le comic relief de service heh. Qu'est-ce que vous feriez sans moi?»

John

Âge: 35 ans
Naissance: 14/07/2000
Arrivée: 24/05/2030
Présence en ville: ~5 ans
Nationalité: Américaine
Métier: Homme à tout faire
Statut civil: Célibataire

Groupe: Indépendants
Nom de code: Quidam

Taille: 1.74
Corpulence: Lambda
Cheveux: Blancs et coiffés
Yeux: Bleus
Autres: Toujours avec un masque et un costard cravate

Histoire

« Un Locke de la timeline 986 est sur un bateau avec un Locke de la timeline 5246 et un autre de la timeline 235130. Le bateau coule, lequel survis ?
La réponse est simple !
...
Aucun des trois. Ce sont des timelines où un Locke n'a jamais appris à nager, haha.
Pathétique hein ?
...
Quoi? Et moi est-ce que j'ai appris à nager? Eeeeeeeh... »


Combien de versions de la Terre existe-il selon vous, de mondes parallèles? La réponse est simple : il y a autant de Terre qu'il y'a eu de transférés à Pallatine, un nombre qui rendrait fou le plus sain des hommes.  
Combien alors existe-il de « vous » ? Un nombre variable mais tout aussi impressionnant et qui continue à grossir à chaque transfert.
Comment savoir alors que vous êtes vraiment vous ? L'original ? Et pas seulement un clone avec une histoire similaire ou différente, qui s'est dédoublé à chaque transfert? Combien de Locke existent-ils ? Une centaine ? Des milliers ? Des millions ? Une infinité ?
Flemmard nihiliste ayant abandonné sa famille et tout espoir, père droit et sérieux ayant trahi et perdu sa fille, bête cruelle et corrompue ayant inventée des hommes-robots tueurs, président des États-Unis, prix Nobel de physique, clochard, humoriste, soldat, il n'a pas d'importance et ne fait partie qu'un des Locke aux nombreuses histoires variées.
Combien sont heureux ? Malheureux ? Morts ? Vivants ? Morts-vivants?
Non, pourquoi même parler de vie ou de mort, alors que rien de cela n'a d'importance aux yeux du temps. À Pallatine, les transférés morts peuvent être ramenés à la vie autant de fois qu'on le souhaitait, à un moment différent de leur vie. Du point de vue de cette ville, un homme de la Terre pouvait tout aussi bien être un bébé qu'un vieil homme, vivant comme mort, et son destin était tout tracé. Il suffisait donc de se servir dans cette période là, ou dans une toute autre réalité, comme au super-marché. De simples produits. De simples objets jetables et remplaçables. Avec des versions différentes.
Un Locke en avait été témoin, et ce Locke ci ne fait que remplacer l'ancien.

Vous savez, il y a cette histoire d'une jeune fille qui vient d'un futur apocalyptique où l'humanité avait frôlé l'extinction. Les survivants y vivent dans des conditions misérables sans technologie. De la souffrance et de la barbarie partout. Une autre fille avait dû tuer son père de ses propres mains dans un monde au bord de la troisième guerre mondiale. Un homme qui était destiné à être heureux dans une certaine ligne temporelle avait vu sa vie détruite à cause des effets papillons d'un transfert qui avait eu lieu avant sa naissance. Bien sûr, leur histoire est loin d'être originale. Bien d'autres futurs sont tout aussi apocalyptiques. Bien d'autres vies, destinées peut-être à la joie sont ruinées. Ils ne sont que des dommages collatéraux. Une infinité de personnes qui souffrent. Combien de vies ruinées à cause des effets des transferts ? Des effets papillons ?
À cause de qui ?
Qui est la cause de cette souffrance, de cette crise identitaire ?
La machine à voyager dans le temps. L'Institut. "Eux". Créateurs de lignes temporelles, de mondes parallèles, et donc de vie et de mort. Des dieux.
Transférez un homme pendant la seconde guerre mondiale, et vous voilà avec 2 mondes avec la deuxième guerre mondiale, doublant le nombre de victimes, en créant de nouvelles qui n'auraient jamais dû être des victimes. Puis, peut-être, un monde apocalyptique, et encore plus de victimes.
Et puis, comme si un seul monde apocalyptique ne suffisait pas, un deuxième était crée avec un autre transfert. Puis un troisième. Puis un quatrième. Puis une infinité. Tous sacrifiés.
Combien de mondes heureux à coté ? Un grain de poussière, car l'homme est violent et égoïste par nature.
Pourquoi ? Pourquoi l'institut transfert donc malgré ces conséquences? Un manque d'éthique humaine ? Ils ne se soucient donc pas de toutes ces vies ? Non. D'autres raisons.
Ces transférés pourtant restent ignorant. Ils restent ignorants qu'ils ne sont que des clones, que les vrais eux sont sur Terre et que même ces vrais eux ne sont que des versions différentes d'un original.  Que leur famille était probablement fausse, que leurs amis étaient faux, que leur monde était faux et une simple création de l'institut, un simple dégât collatéral d'un transfert. Que leurs malheurs, quels qu'ils soient, avaient été causés par "eux".
Ils ne réalisent pas qu'ils n'auraient jamais dû exister hors de leur temps, que pour la plupart, ils n'auraient jamais dû exister tout court, que leurs souffrances sont dues aux transferts, que leur départ avait peut-être causé des milliers de morts dans le futur, qu'ils ne sont que des personnages crées par l'institut de toute pièce qui a aussi crée leurs mondes artificielles, volontairement ou involontairement. Peut-être volontairement.
Sûrement volontairement.
Car, pourquoi mentir sur le fait de vouloir sauver la vie d'un transféré ? Ils ne sauvaient rien, la vraie personne mourrait quand même sur Terre, son destin ne pouvait être changé. Il n'y avait qu'une explication possible donc : On transférait et créait artificiellement des lignes temporelles en toute connaissance de cause, dans un but que John Doe devine et qui le hante chaque nuit.

Pourquoi vivre alors ? En se sachant faux ? En se sachant crée de toute pièce ? En sachant sa famille, ses amis, et son monde faux ? En se sachant remplaçable ? En sachant, même si faux, un monde peut-être meilleur ailleurs ? En sachant que rien n'a d'importance et que son destin a été scellé ? Que l'institut continue chaque jour à créer des mondes, condamnant des milliards de personnes dans la souffrance injustement? En condamnant d'autres "soi" injustement?
Qu'est-ce que la justice ? Que faire ?
Se rebeller ? Pourquoi faire, alors même que Pallatine existe probablement dans différentes lignes temporelles. Combien de Pallatine existent-ils ? Et combien de lignes temporelles doublées avec ?
Combien de Locke dans ces lignes là ? Combien de morts ?
À quoi bon se soulever dans une seule ligne temporelle. Inutile. Entreprise vaine.
Hanté par ce savoir et la réalité, hanté par ses pensées décousues et ces questions, hanté par l'injustice de Pallatine, hanté par les morts, hanté par sa propre nature et existence, hanté par sa famille, ses souvenirs.
Folie et désespoir. La mort semble si douce. Une seule balle, une seule pilule ou une seule corde. Il aurait dû mourir quand il en avait eu l'occasion. Dormir.
Disparaître à tout jamais.
Retourner au néant.
N'être qu'un simple nom dans les archives municipales, comme tant d'autres.
Laisser ce problème à un autre Locke, à un autre Melborn, homme ou femme, enfant ou vieillard, du passé ou du futur avec une autre histoire.

Et pourtant.

John Doe se soulève finalement contre son créateur. Peut être par égoïsme, et par folie. Son esprit n'est plus sain, ne l'avait jamais été. Il ne voit en face de lui que la destruction de Pallatine, et au diable si son acte est insensé et inutile, ce qu'avait jugé l'ancien Locke. Lui, il agit, mène une croisade solitaire qu'un Cleb aurait voulu, qu'un Locke n'avait pas osé mener par couardise et flemmardise. Il avait orchestré et feint sa propre mort dans un incendie car il en savait trop et qu'il se doutait qu'"ils" voudraient le faire taire. Il avait disparu pendant des semaines, puis était revenu sous une autre identité.
Il ne souhaite probablement qu'assouvir sa propre envie, sa propre vengeance, et rien d'autre.
Tel est ce Locke. Tel est John Doe.
Mais aussi peut-être par bonté. Pour couper court aux pratiques de l'institut et de Pallatine, quitte à condamner la ville et la Terre. Peut être pour empêcher et sauver, même de manière minime, de futures lignes temporelles créées malencontreusement à cause d'un transfert et ensuite destinées à une apocalypse certaine et des souffrances inutiles de milliards de personnes. Pour sauver ses amis. Sauver d'autres Melborn. Locke. Sa sœur. Ses sœurs. Ses parents. Sa fille. Ses filles. Ses enfants. Ses grands-enfants. Sa famille. Ses familles.
Même si faux.
Même si illusoires.
Même si de simples clones.
Il ne leur permettra pas de continuer à jouer avec les lignes temporelles, avec la vie et la mort, avec le destin.

Il ne le permettra pas.

« This shall not stand. »

Evil Locke is here boyz, et il est pas content (et je remets ici l'ancienne fiche)


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Les souvenirs:

Les cadeaux:
Avec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat 0ag2POKAvec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat VKUgp3JAvec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat 215806lockeAvec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat B2QVFeuAvec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat WyAQgqAAvec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat 1491327115-locke
Les events:
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le Mer 18 Juil 2018 - 16:07
Avec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat 4076871119 Avec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat 4079704022 Avec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat 1567552125
j'étais pas prête

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le Jeu 19 Juil 2018 - 2:10
sérieux j'ai jamais été aussi en pls de ma vie je veux un rp funérailles de Locke j'y serai avec douze persos ok

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there's no way i'll ever regret it
le Jeu 19 Juil 2018 - 22:05
mais son humour est tout aussi lourd de blagues de bas étages, et ce clown solitaire rit toujours et fait toujours l'idiot.

ok c'est bon, on respire, c'est toujours Locke ! Bave
Bon j'avais déjà donné mon accord pour cette fiche qui, je te le redis, explore très bien les mystères de Pallatine. Avec John Doeuf, pas besoin d'en faire tout un plat 3416388633  Tu vas bien t'amuser avec cette évolution de ton perso, je le pressens. De quoi diversifier tes rps, monsieur pantoufles roses.
Bon tu connais la maison mais bon, c'est pour la forme.

(ps le titre j'approuve fais-en ton slogan stp Nice )

John Doe

a reçu son permis de séjour à Pallatine

icon 100*100

Ce permis de séjour vous donne le droit de résider à Pallatine, de trouver un emploi et d'appartenir à une diaspora. Il atteste que vous êtes apte à vivre par vos propres moyens en ville. Nous vous rappelons que ce permis est obligatoire pour toutes vos démarches administratives auprès de l'Institut.

Si vous trouvez cette carte, merci de la déposer à l'Institut.

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