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    two shots of vodka | ft. Blanche

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    le Mar 14 Aoû 2018 - 1:18
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    ft. Blanche
    Toi et Blanche vous êtes revues souvent, depuis la première fois, et quand tu y penses ça éclate un grand sourire sur ton visage. Il y a bien longtemps que tu ne t'es pas sentie comme ça avec quelqu'un, pour quelqu'un, et souvent tu restes juste là avec ton sourire con à la regarder et te demander comment tu as fais pour littéralement stumble jusqu'à elle. Troy, le matchmaker venu du ciel, ton ange gardien - s'il était humain, tu l'aurais sorti manger quelques fois, tu lui aurais payé tout l'alcool qu'il boirait pour le reste de sa vie, dans tous les cas tu l'aurais remercié de mille et une façons. Parce qu'à cause de lui, tu te retrouves ici, dans un petit restaurant dans un coin de rue, assise devant une fille avec le sourire plus brillant que les étoiles et pour qui, bien évidemment, tu donnerais probablement ta vie. Tu prends un instant pour regarder autour de vous, pour apprécier la situation dans laquelle tu es, ce moment tranquille que tu apprécies jusqu'au fond de tes os.

    Et ton regard se pose sur un mec assis un peu plus loin, qui a les yeux plantés sur ta copine avec un air que tu n'apprécies tout particulièrement pas. Stop undressin' her with ya eyes ya motherfucker, que tu penses tout bas, mais tu ne dis rien - pas tout de suite. Tu essaies de trouver son regard, juste pour l'avertir. Tu le foudroieras sur place avec tes yeux s'il te voit, mais il t'ignore totalement. Plutôt, il se lève lentement et tu trouves qu'il a une démarche de prédateur, le genre de mec qui voit les femmes comme un prix à aller gagner - et bien sûr tu n'es pas exactement objective mais ça t'en as rien à faire. Alors quand il s'approche de vous, tu te lèves en expliquant à Blanche ce qui va se passer. « Bouge pas, y'en a un qu'mérite mon poing s'r'la gueule. » Quand le mec s'approche, tu te lèves pour te poser entre lui et la table, sans aucun soucis pour son espace personnel, all up in his face. « T'as deux choix mec: soit tu t'pousses et tu r'cules là tout d'suite, ou la prochaine chose qu'tu r'ssens c'mon poing dans tes dents. » Il ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais il ne recule pas d'un pouce et il adopte pas du tout une attitude qui indique qu'il veut désamorcer la situation, du coup t'attends même pas d'entendre un son qui sort de sa bouche que ton poing est déjà parti. C'est un bon coup, qui a du moins le mérite de vaguement surprendre l'inconnu, mais pas assez puisqu'à peine quelques secondes plus tard, c'est toi qui te mange un poing dans la gueule.

    « Take this outside! Don' wanna break furniture, jus' ya legs! » Alors, à moitié accrochés au col l'un de l'autre, vous vous traînez mutuellement jusqu'en dehors de l'établissement, où tu te jettes allègrement sur l'autre à coups de poings, qu'il te rend assez également. « Piece a' shit! »
    ϟ NANA

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    Blanche Siegel
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    le Mar 14 Aoû 2018 - 18:41



    Elles se voient souvent, avec Lorelei, et la rencontre suivante est chaque fois meilleure que la précédente. Depuis le premier date fortuit, digne d’un film d’animation, suivi de tous ceux qui les ont menées à construire un début de relation, Blanche s’étonne presque à chaque fois. La sensation à la fois neuve et étourdissante de se rapprocher d’une personne aussi formidable que Lore, le temps en sa compagnie qui semble devenir un peu trop court à son goût. La sérénité à ses côtés, et l’attachement progressif et fort qui la fait rayonner –au grand plaisir d’un Clarence qui la tease gentiment, après lui avoir fait pertinemment remarquer au bout d’un certain temps la transition de charmante inconnue à girlfriend pour celle qu’elle découvre un peu plus chaque jour. Son sourire quand elle raconte ses histoires, son empressement pour des petits détails comme son énergie perpétuelle, ou même ses oublis récurrents de sa cécité qui rajoutent des imprévus plus mignons que maladroits pour casser une possible routine. Assises dans un restaurant après une longue promenade à ses côtés, sans Leroy, ses doigts entrelacés dans ceux de la brune, elle lui raconte une anecdote de travail comme une autre ; appréciant la quiétude du moment, la préciosité d’un instant en sa compagnie qui pourrait durer. Elle ne voit pas mais imagine son sourire, ses mimiques, ses réactions, et cela suffit amplement pour son monde.

    Si aucun mot ne vient l’interrompre, Blanche sent toutefois la tension soudaine entremêlée à ses phalanges, la pression inconsciente loin de la douce étreinte qui annonce un changement d’attitude, à défaut de pouvoir suivre le regard de la plus âgée. « Lor ? » Il se confirme quand elle se lève brusquement en la lâchant, d’une phrase tout sauf rassurante, et de sa présence à ses côtés, ou plutôt devant elle. En écran, devant quoi que ce soit, et quand elle essaie de l’attraper par le bras, c’est pour ressentir la même tension hérissée. Puis la menace verbale, après avoir effleuré sa main renfermée en poing ; « Lore, qu’est-ce que tu fais ? » et avant qu’elle ai pu proférer le moindre mot supplémentaire, quémander la moindre explication, la situation dégénère. Blanche sursaute sur sa chaise au premier son du coup, l’impact amplifié à la proximité directe, avant de laisser échapper un glapissement horrifié au retour de charge qui fait vaciller la table quand Lorelei la bouscule sous le coup. Le silence s’est fait autour d’eux, comme le calme avant la tempête, et l’escalade de violence s’amplifie après l'empoignade dans un fouillis qui s’éloigne, entre sa petite amie et une personne inconnue. Autour d’elle, ça s’affaire en bruissant, les gens se lèvent pour suivre les exclamations, et elle prend le même chemin en tâtonnant dans la bousculade sans comprendre vraiment ce qui se passe jusqu’à se retrouver dehors ; elle reste un instant interdite, le cœur à cent à l’heure, habituée aux montées énergiques doublées d’un vocabulaire fleuri de l’alter, mais pas préparée à une escalade aussi brusque. « Lorelei ! »  Encore moins aux menaces verbales, à l’agressivité dans une voix aux accents brusquement plus durs que de raison. Elle finit par saisir le bras de quelqu’un, paniquée, une fois au dehors, comme une bouée dans un naufrage ; « Je vous en prie, dites moi ce qui se passe ! » alors que s’étale une bagarre, les sons de coups, chair contre chair, bruits écœurants et imprécations pour seule retranscription de la scène. « J’sais pas, le type s’est avancé vers la nana, là, et ils ont commencé à s’taper dessus ! J’ai pas tout compris mais ç’va mal finir si personne les sépare… y’a du sang là en plus ! » Assez pour jeter encore plus le trouble dans l’esprit de la malvoyante, qui laisse échapper un oh mon dieu, Lor dans un souffle, choquée. Inquiète jusqu’à la moelle, angoissée de ne pas comprendre le point de départ de l’altercation. Que quelqu’un les arrête, vite, alors que personne ne bouge quand le cercle semble se rétrécir, si ce n’est l’action qui revient à sa portée aux premières loges. Il lui semble que d’un bras de distance, elle pourrait les toucher, et logique comme raison se font balayer par une impulsion paniquée ; un geste tremblant et elle s’avance sans réfléchir, prête à saisir le moindre bras passant à sa portée, le moindre contact, n’importe quoi pour les arrêter sans la plus petite considération de prudence pour risquer et même sûrement se prendre un coup involontairement dans la mêlée. Répétant comme un mantra le prénom aimé.
    « Lor… Arrêtez… ! ARRÊTEZ ! Lorelei ! »





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    le Mar 14 Aoû 2018 - 20:26
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    ft. Blanche
    Tu as l'impression que tu donnes les coups beaucoup plus que tu te les prends, mais l'autre est physiquement plus fort que toi alors tu sais que tu dois en finir vite. Tu ne dois ton avantage, sans aucun doute, qu'à ta vaste expérience de ce genre de situation. Coup par coup, peace & quiet s'écrasent dans leur antonyme, jusqu'à ce que tu te prennes un uppercut un peu trop violent et que tu te mordes la langue, comme toutes les autres fois. Tu n'as pas le temps de t'en remettre qu'il te met un coup dans le nez - pas assez fort pour le casser, et tu sais très certainement reconnaître la différence - et tu recules d'un pas sous l'impact. Tu t'avances à nouveau quand tu sens une prise sur ton bras gauche, et à défaut de frapper sans savoir tu tournes ton visage pour voir vu que tu crois reconnaître la voix. Les tambours dans tes oreilles se taisent et ton attention s'épanche plutôt que de ne se concentrer que sur le combat, et tu réalises que vous êtes entourés et tu entends, comme un écho, les mots de Blanche qui se font finalement un chemin jusqu'à tes tympans.

    L'autre, par contre, ne s'est pas arrêté. Et désormais, Blanche est dans la ligne de son coup, et s'il y a bien quelque chose que tu ne laisseras pas faire c'est ça, alors tu n'as ni le temps de bouger tes pieds avec quelconque efficacité, ni le temps de l'écarter, alors tu y vas avec le next best thing et tu fous ta tête en avant plutôt que celle de ta copine et t'entends ta mâchoire craquer, t'étais vraiment pas dans une position idéale et soudainement tu vois plus rien mais t'arrives quand même à rester sur tes pieds. Par défaut, tu envoies un coup de coude dans la direction d'où tu t'es pris le coup, et tu ressens bien la résistance du nez de ton adversaire, alors pendant que tu clignes des yeux furieusement pour y disperser les étoiles tu te retournes vers lui et tu aimerais lui donner un coup de tête mais c'est absolument une mauvaise idée. Plutôt, tu remontes ton genou entre ses jambes et il s'écroule - une fois par terre, tu lui envoies un coup de pied dans les côtes et tu lui craches ta dent à la gueule.

    En temps normal, ici tu irais taunt le mec écroulé par terre qui se tord de douleur, mais là c'est pas en temps normal, alors tu te tournes vers Blanche et tu la prends presque doucement par les épaules alors que ta vision s'éclairci lentement et que tu parviens plus clairement à distinguer ses traits. « Ça va? T'es rien arrivé? » Tu l'inspecterais toi-même, mais t'as la tête qui tourne et le cerveau qui essaie de se creuser un chemin en dehors de ton crâne.
    ϟ NANA


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    le Mar 14 Aoû 2018 - 22:05



    Dans la mêlée, elle s’aggripe à quelque chose, quelqu’un, sans stopper sa litanie ; c’est un brusque silence, comme un appel d’air, qui balaie l’altercation et un si court instant elle croit pouvoir retenir un coup ; comme la foule autour qui retient son souffle, comme elle bloque le sien, les mots enroués dans sa gorge. Dans un jeu nécessitant autant de sens, le seul qui lui manque s’embrouille dans les autres, la rendant incapable de vraiment savoir ce qui se trame, ou ce qu’elle fait. Et la partie reprend de plus belle alors qu’instinctivement elle se recroqueville pour laisser arriver le pire, avant d’entendre un bruit sinistre à quelques centimètres de son visage qui la terrifie. Quoi qu’il ai pu arriver, le coup qui lui était destiné par choix ou par erreur a été intercepté, et ce n’est que la résultante qui lui parvient par la bousculade rude qui manque de la balayer et de lui faire lâcher prise : le corps a intercepté, mais sans absorber la totalité du choc malgré sa solidité apparente avant de lui transmettre. Est-ce bien Lorelei ? Sa Lorelei, qui se dégage brutalement même sûrement s’en rendre compte, et qui rend l’effroyable coup dans la lancée? Sa poigne est habituellement légèrement palpable, mais si bien dissimulée, si bien camouflée que c’est un doute raisonnable qui s’ajoute à l’angoisse relative de la situation. Qui est cette personne devant elle, la même assise calmement en face quelques minutes plus tôt ? Est-elle responsable de l’escalade de violence incompréhensible ?

    Vraisemblablement, une personne autour, peut être celle qui lui a expliqué sommairement la situation essaie de la tirer en arrière et loin de la portée de la bagarre, mais elle se dégage avec vigueur, effarée et perdue par le concert de sons effrayants et plus qu’inquiétant sans la vision du déroulé de la scène. Blanche reste debout, interdite, réfrénant sans succès un accès de panique qui la fait trembler de désarroi. Un dernier râle semble marquer l’estocade de fin non loin de ses pieds, le dernier point avant qu’il ne reste plus qu’un concert de chuchotements et un éclaircissement du groupuscule autour d’elles. L’alter plus jeune manque de repousser les bras qui la rattrapent, avant d’entendre une voix éraillée tout sauf rassurante qui alimente son anxiété au bout de cette emprise. Lorelei vacille, moins stable sur ses pieds qu’habituellement, et sa voix semble lointaine pour elle-même alors qu’elle s’enquiert de la santé de sa protégée comme la dernière des banalités. « Mon dieu, Lor, qu’est-ce.. qu’est-ce qui… » Qui, après un instant de silence brouillon, se met à tâter en tremblant son aimée, remontant précautionneusement ses mains jusqu’à son visage, et au liquide poisseux qui le macule sans être sûr de sa nature au premier abord. Jusqu'à sentir le recul sous son toucher. Avant de hoqueter de terreur, étouffant un sanglot aigu en comprenant. Elle a donné les coups, et en a reçu, et c’est un miracle qu’elle soit debout c’est sûr. « Lorelei ton visage qu’est-ce qui s’est passé tu as mal mon dieu qu’est-ce qui s’est passé Lor…» Les mots jaillissent sans discontinuer, et les larmes qu’elle ravale sont issues de colère plus que d’effroi. D’incompréhension. La nonchalance de Lore à chaud, la situation qui a dégénéré sans aucune explication. L’attitude de Lor, aux antipodes de ce qu’elle est en sa présence. L’escalade de violence. Elle interrompt sa propre diatribe, essayant d’avoir un ton de voix plus stable et moins tremblant alors que son corps ne suit pas. « Lore, pourquoi. Qu’est-ce qui s’est passé ?! »




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    le Mar 14 Aoû 2018 - 23:08
    fights

    ft. Blanche
    Il y a une raison assez claire de pourquoi tu ne portes jamais de vêtements blancs, et c'est ce sang même qui s'écoule de ton nez pour s'égoutter tout autant au sol que sur toi. Tu gardes une prise ferme sur Blanche, parce que pendant que tu essaies de repousser la douleur il y a l'inquiétude qui se ramène à l'avant plan de ton esprit, et la réalisation que ta copine n'a pu rien voir de toute cette altercation, et donc n'en connaît le résultat que parce que tu te tiens toujours debout. Et elle n'est pas calme, pas une seule seconde, alors que pour toi ceci est la chose la plus normale du monde - et tu réalises que c'est bien, somehow, la première fois que Blanche est présente à une de tes bagarres. Tu aurais peut-être dû être plus claire, ou plus délicate. Ce n'est plus important, de toute manière, vu que c'est fait, et qu'il y a l'autre toujours par terre qui gémit un peu. Quand Blanche porte sa main à ton visage, tu tressaillis sans pouvoir t'en empêcher alors qu'elle pose ses doigts sur un endroit encore sensible de ta gueule qui vient quand même de se prendre de bons coups. Tu serres les dents doucement de n'avoir pas su rester de marbre, et plutôt tu te concentres à ne plus bouger sous son toucher pendant qu'elle se perd en syllabes confuses - tu remontes tes mains pour aller tenir son visage avec toute la douceur dont tu es capable, et tu sais que tu ne la tacheras pas de sang parce que tu n'as pas encore eu le temps d'aller t'essuyer le visage. « Sh, it's okay baby doll, it's fine, I'm fine. »

    Elle tremble et ça te serre le cœur dans ta poitrine, t'as la colère qui remonte lentement le long de ton œsophage face à l'enfoiré toujours par terre, d'avoir été la cause de son état. Bon, c'est probablement un peu ta faute aussi, mais t'allais pas non plus le laisser faire ce qu'il s'apprêtait probablement à faire, ces gens-là il faut leur apprendre le respect. Et pour ça, les mots c'est jamais assez. « C'pas grave, c'pas important, 's'dealt with now. » Tu avales le sang que tu aurais autrement craché par terre parce que tu ne vas pas te séparer de Blanche rien que pour ça, et tu te racles la gorge (tu essaies de le faire au moins vaguement discrètement, sans grand succès). « T'inquiète, j'suis habituée, y'a pas d'problème. » Même si tu vacilles encore sur tes pieds et que ton mal de crâne fait écho jusqu'à ce que tu aies l'impression que ta tête va éclater, et même si tu as le trou où tu avais précédemment une dent quelque part à travers tes molaires qui explose d'une douleur sourde; tu as déjà vécu bien pire. L'important, c'est que Blanche soit en sécurité, qu'elle se calme, qu'elle aille mieux, et c'est pour ça que tu ne la lâches pas, mais que tu continues de faire preuve de toute la douceur cachée derrière tes poumons (ce qui n'est pas vraiment beaucoup).

    Dans ta tête, tu fais l'état de tes blessures potentielles - une commotion cérébrale, sans doute, t'as la dent qui te manque, le nez qui saigne, mais tes doigts et tous tes os sont intacts à ce que tu saches. Le craquement dans ta mâchoire s'explique par la molaire qui gît désormais sur l'asphalte, donc il n'y a pas à s'inquiéter de ce côté là. En définitive, pas besoin d'appeler Junji, tu iras juste dormir ce soir en espérant te sentir mieux demain (mais en sachant que non). « C'fini. Tout va bien. »
    ϟ NANA


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    le Mar 14 Aoû 2018 - 23:42



    L’inquiétude s’enroule autour de sa colonne vertébrale, la peur et la surprise en sus ; chaque mot vacillant de Lorelei rajoute de l’eau au moulin de l’anxiété, et alimente la pensée qu’elle n’est pas dans un très bon état. Le léger balancement qui la fait piétiner sur place, accrochée plus qu’elle ne le pense à Blanche pour se maintenir droite ne dupe pas cette dernière. Si l’effroi enserre son cœur de savoir Lore blessée, dans la tourmente, la colère et l’impatience suivent de près la piste de sang face aux réponses évasives. Quand elle prend son visage, rien ne transparaît et elle ignore ce qui se passe, ce que peut voir Lorelei au-delà de son expression loin du neutre. C’est pour se rassurer de l’entièreté de la brune, pour exorciser un instant le rush de l’action incompréhensible récente qu’elle finit par la serrer dans ses bras, le visage niché contre elle pour dissimuler l’angoisse de ses traits sans se formaliser du transfert probable d’ichor sur sa tenue immaculée. Peu importe. Elle veut savoir, et rien d’autre, comprendre pour réagir. L’odeur du sang, le cœur cognant à tout rompre entre les côtes qui tremblent sûrement plus des chocs encaissés que d’une quelconque inquiétude contre elle : autant de signes qui parlent mieux que ce que la new-yorkaise tait proprement en la rassurant d’un ton bancal. Il n’est pas besoin d’yeux que de sentir les phalanges écorchées après un bref contact quand sa main glisse dans la sienne, sans pour autant s’y accrocher. Quand elle laisse aller, sans pour autant se départir de l’emprise de sa conquise, une main hésite à revenir chercher le visage de Lorelei, consciente de la teinture rougie déjà déposée au bout de ses doigts, en écho au visage de l’aînée du couple. Hésite, avant de se rétracter. En prenant une inspiration pour calmer son tremblement. « Dis-moi… dis moi ce qu’il s’est passé, Lore !» alors que sa voix se brise au dernier mot. Pourquoi ?

    Qui était-elle, à l’instant ? Quand elle donnait les coups, jurant comme à son habitude, encaissant malgré tout jusqu’à ce qu’elle la retrouve à l’extérieur ? Peu importe la foule autour d’eux, ou le gémissement au sol que beaucoup semblent feindre d’entendre et qui donnerait des haut-le-cœur rien que d’y penser.  Et ce que peut dire la jeune femme la jette encore plus dans une certaine confusion. Au fur et à mesure, ce n’est plus elle qui semble la supporter dans sa posture bancale, et l’emprise de Lore sur elle est tout ce qui la retient alors qu’elle hésite à reculer par peur de l’inconnu autour d’elles. De l’inconnue en face d’elle. De qui, ou de quoi, la sensation est confuse, mais c’est soudain une sorte d’étrangère qui se tient debout pour la retenir en refusant de lui dire la vérité, et sans même la voir ses yeux semblent chercher ceux de la brune. Des réponses. «… habituée ? Mais de quoi ? Lore… tu.. je. Pourquoi tu éludes ce qui se passe ? Je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé, Lorelei, dis moi !»




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    two shots of vodka | ft. Blanche Empty Re: two shots of vodka | ft. Blanche
    le Mer 15 Aoû 2018 - 0:18
    fights

    ft. Blanche
    Tu la serres, fort, mais pas trop, juste pour lui montrer que tu es là. Ta main cherche à tenir celle de Blanche quand elle vient la chercher, mais tu ne la retiens pas lorsqu'elle se retire, et tu fronce les sourcils légèrement quand elle lève la main, puis se rétracte. Sa voix se brise, et ton visage porte une expression qui tombe lentement, une réalisation qui ne fait pas encore son chemin jusqu'à ton esprit, mais qui te chatouille le bout des neurones du bout d'une empathie que tu ne possèdes pas vraiment. « On s'est battus. » Tu expliques d'un ton neutre, tu annonces l'évidence. Bien sûr que c'est ce qui s'est passé. Ce n'est pas anormal, si? Tout le monde se bat de temps à autre. Granted, toi plus que la majorité des gens, mais personne ne passe sa vie sans avoir joué des poings au moins une fois, non? Alors tu ne vois pas réellement où est la confusion, le tout te semblait assez clair, surtout que tu lui a dis que tu allais mettre un poing sur la gueule du mec. « 's'bout it. » Tu ne vois pas trop quoi ajouter. Elle n'a pas besoin de savoir pourquoi, c'est exactement pour ça que tu as frappé avant que l'autre ouvre la bouche. C'est le genre de chose qu'elle n'a pas à entendre.

    Pourtant la confusion continue, et quand Blanche insiste tu fronces les sourcils, un peu, à nouveau. « À m'battre. » T'as la nette impression que tu as fais quelque chose de mal, mais tu ne comprends pas vraiment quoi. 'Fin, tu comprends que les gens qui t'aiment peuvent ne pas vraiment apprécier quand tu te mets dans ce genre de situation, mais c'est plus par inquiétude qu'autre chose, non? Et il y a quelque chose qui transpire de cette situation qui va au delà de ça. Tu comprends pas vraiment. « J'élude pas! Il m'a pas 'couté, j'lui ai dis d'reculer il l'a pas fait, donc j'lui ai mis mon poing s'r'la gueule, il allait pas jus' s'laisser faire! 'Fin l'aurait pu, mais l'a pas fait. Mauvaise décision. » Mauvaise décision, vraiment, vu l'état dans lequel il se retrouve après s'être mesuré à toi. Stupid asshole. Tu tiens toujours Blanche contre toi, sans forcer, parce que tu as toujours cette nette impression qu'elle est en colère contre toi. « J'sais pas trop c'que tu veux qu'j'te dise de plus. Moi j'vais bien, j'vu pire. » Although this ain't 'xactly pleasant. Eh. Tu t'en sortiras, comme toutes les autres fois. « 'Fin, j'magine, s'tu veux une raison... » Tu cherches comment le mettre en mot. « Asshole, uh. 'was eyein' you like a piece of meat. » T'as le mépris comme un grognement dans le fond de ta gorge quand tu expliques. « 's'est approché, 'lors j'me suis avancé. 'l'a pas r'culé, v'là. » T'as quand même la nette impression d'avoir déjà été dans ce genre de situation. En vrai, tu te souviens parfaitement. Sauf que la dernière fois, t'étais plus mal en point, vu qu'tu t'étais pris une chaise dans la gueule, enfin presque. Mais ce coup-ci, t'es sortie avant que quoi que ce soit te soit lancé - t'apprends, eh?
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    two shots of vodka | ft. Blanche Empty Re: two shots of vodka | ft. Blanche
    le Mer 15 Aoû 2018 - 2:08



    La défiance monte petit à petit en elle, comme une vague amère qui tente de repousser la frayeur et l’angoisse auquel il serait si facile de se laisser aller. Ignorant ce qui se passe autour, ce que Lorelei a laissé derrière elle, laissant dans le silence tout le monde pour mieux prétendre scruter celle qui lui fait face, les yeux dans la brume qui lui servent d’yeux si néanmoins elle ose ne pas la regarder comme tel. Blanche n’a pas reculé, mais n’en est pas loin, alors que le tambour dans sa poitrine ralentit et que sa voix perd ce tremblement qui menace de l’exaspérer par sa faiblesse. L’explication de Lore tourne autour du sujet, éludant moins mais évitant d’un cheveu le nœud du problème, roulant pour ne pas adresser l’épine que la blonde s’évertue à vouloir entendre. Le même nœud dans sa gorge, difficile à avaler, et apparemment encore plus dur à faire comprendre ; pourquoi ce brusque éclat, cette violence insensée et surtout, surtout. La nonchalance quand son nez ou pire est encore en sang, gouttant sur le sol entre elles au grand dam de la plus jeune qui ne peut empêcher sa voix de trembler malgré sa détermination. « Est-ce que ça te paraît normal, tout ça… pour finir comme ça ?» Peu importe la raison, quand aucune menace explicite et verbale n’a été entendue avant le début des hostilités et la réaction de la voyante dépasse l’entendement, et surtout son jugement. Peu importe la raison, sa réaction disproportionnée la dépasse, ou plutôt l’étonne dans le mauvais sens, comme si elle s’était fourvoyée depuis le début. Lâchant, ou plutôt, se dégageant doucement de la menotte de Lorelei un brin sèchement, elle fouille dans la poche de sa jupe quelques secondes pour en ressortir un mouchoir plié qu’elle lui tend sans un mot. L’odeur du sang est suffisamment épouvantable pour indiquer la quantité anormale versée, et elle va probablement lui coller aussi à la peau –elle tente de ne pas y penser tout de suite, histoire de ne pas tourner de l’œil en donnant du crédit à ce qu’à pu faire l’américaine. « C’est bien pire que ça a en a l’air, et pas besoin de le voir pour savoir. »

    Le comportement de l’homme une fois évoqué, Blanche se permet de se tourner dans la direction de celui qu’on aide à se relever, de ce qu’elle peut entendre. Même si en son for intérieur, il l’a mille fois mérité par un comportement qu’elle ne peut déceler mais dont elle soupçonne avec colère l’existence à son égard de manière régulière, elle se mordra la langue plutôt que de l’avouer pour donner raison à l’escalade de violence et se contente d’un visage fermé quand elle revient à Lorelei : le déclenchement des hostilité reste hors de contrôle et inqualifiable. Tout comme le besoin de prendre les devants, et elle peine à s’expliquer. C’est maintenant Lor qui la retient par le bras, et elle ne peut s’empêcher en retour de parler d’un ton plus froid et inquiet. « Ca aurait pu en rester là… ou j’aurais pu me défendre seule, et dire quelque chose. Pourquoi, tu… Non. Plutôt. Lor, pourquoi tout ça? Cette escalade. Ce n’était pas nécessaire !» La violence engendre la violence. Elle cherche ses mots, hésitant d’un c’était complètement inconscient et dangereux, à un ça aurait pu mal finir, ou tout simplement un est-ce que tu as simplement réfléchi à la situation ?! qui sont tous aussi visibles sur son visage les uns que les autres. Son handicap la laisse encore plus démunie face à ce genre de situation, la rendant encore plus culpabilisante de ne pouvoir rien faire sans risque. Mais comment reprocher son comportement à quelqu’un qu’on vient seulement d’apprendre à connaître, et pas intimement? « Dis le moi, Lore. » Ses yeux regardent plus loin, mais c'est elle qu'elle souhaiterait voir, en cet instant, et rien d'autre.




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    le Mer 15 Aoû 2018 - 3:07
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    ft. Blanche
    Le pire dans tout ça, c'est probablement le fait que tu ne vois honnêtement pas le problème. Tu vois que Blanche est affligée par la situation, elle s'inquiète, elle est en colère, mais pour toi tout ça c'est absolument normal. C'est une réponse appropriée, que de se jeter à la gorge de quelqu'un qui fait quelque chose qu'on apprécie particulièrement pas. C'est bien mieux de frapper en premier que d'être frappée en premier, tu as vécu avec ce mantra depuis bien longtemps. C'est écrit dans tes os, presque, comme les tatouages et les cicatrices qui strient ta peau. Il faut frapper avant d'être frappé, et il faut faire payer à ceux qui agissent mal envers soi ou ceux qu'on aime. À défaut de les voler (ce que, tu ne mentiras pas, tu as fais dans quelques situations), tu as toujours préféré un poing sur la gueule ou une batte contre les genoux, question conséquences à distribuer. Enfin, tu n'as brisé les genoux de personne depuis bien longtemps, et tu ne comptes pas tout particulièrement retrouver ce hobby, mais il reste que quelques coups de pieds dans les côtes, ça fait un peu pareil. « Uh, ya? » Donc oui, ça te paraît normal, tout ça. Tu as la ferme impression que ce n'était pas la réponse que tu devais donner, mais tu n'allais pas non plus lui mentir en pleine face.

    Tu prends le mouchoir quand on te le tend, et tu t'affaires à t'essuyer le visage du sang qui commence à ralentir à la sortie de tes narines. « Thanks. » Y'en a une partie qui a séché sur ta gueule, mais bon, au moins tu auras l'air un peu moins horrible. Tu sais, tu le sais que Blanche veut quelque chose de ta part, des excuses, peut-être, mais si tu regrettes qu'elle se sente comme ça à cause de toi, et si tu culpabilise un peu de l'avoir laissé en plan avec presque aucune explication, jamais de la vie tu ne vas t'excuser d'avoir fait ce qu'il fallait faire. Les gens comme ça, il faut leur apprendre une leçon. Tu fronces les sourcils, l'air un peu confuse. « T'aurais pu, ya, c'pas genre, une insulte envers toi. C'juste, quand qu'qu'un agit comme ça, faut qu'y'aie des conséquences, sinon y'apprendront jamais. » Tu secoues la tête, très légèrement (pour éviter d'envoyer ton cerveau valser contre les parois de ton crâne plus qu'il ne l'a déjà fait), et tu pointes le glock à ta ceinture. « J'comprends qu'tu t'inquiètes, okay, mais qu'est-ce qu'tu veux qu'il m'arrive? J'me trimballe partout with a fuckin' gun! » Tu t'arrêtes, tu lèves les mains, paumes vers elle, gesticulant sans vraiment t'en rendre compte, avec la chose qui te prends soudainement à la gorge quand tu penses à l'implication de ta phrase. « Je, j'tuerai jamais personne! Jamais d'toute ma vie. Mais j'suis armée. J'vais t'jours m'en sortir. » Et sinon, pourquoi tu te bas? À part pour faire payer aux gens, à part pour te défendre? Tu l'as la réponse, juste au bout de ta langue, mais tu sais que tu devrais te fermer la gueule.

    Et pourtant, t'as l'impression que de ne rien dire, ça reviendrait à mentir. Ça fait partie intégrante de l'explication. Tu te bas parce que t'aime ça. Récemment, t'as eu la colère pour venir ruiner ton plaisir beaucoup de fois, mais en règle générale, t'adore te mesurer à quelqu'un de cette façon là. Si t'aimais pas te battre, t'en serais pas ici. Tu chercherais pas la rixe comme tu la cherches. T'aurais de bien meilleures capacités à désamorcer une situation. Mais la réalité, c'est que t'en veux pas, de ça: t'aime te battre, comme un sport, tout autant que pour de bonnes raisons. « 'Cause it's fun? J'vais pas - j'vais pas casser des côtes p'r'le plaisir, mais s'j'ai l'occasion d'm'échanger qu'qu'coups a'c qu'qu'un, j'vais la prendre. » Une pause. Peut-être que t'avais raison au départ - que Blanche mérite mieux que toi. Peut-être qu'elle, dans toute sa middle-class glory, ferait mieux de pas s'tenir avec d'la racaille comme toi. Take the ghetto trash out the ghetto, can't take the ghetto out the ghetto trash. « Look, uh, I'm fuckin' - hood trash, right? 'n' 'might suck t'hear, but 'm'proud of it. 'n' maybe a' shoulda stayed there. Died there, like th'rest of 'em. Of us. » T'avais dis que t'allais regarder en avant, mais t'as quand même les chaînes qui t'retiennent. Et même si tu devrais, d'une façon ou d'une autre t'es pas encore prête à les couper. Tu serres les dents. « I don' - I don' regret comin' here. I met you, and a bunch of other people. I wouldn' give that up. » Tu continues de creuser un trou que tu as commencé toi-même. Elle ne t'as pas demandé ça, et tu aurais pu te taire, mais maintenant que la possibilité s'est imposée à ton esprit, t'as ouvert un barrage que t'aurais peut-être mieux fait de garder fermé. La dernière chose que tu veux, c'est d'être séparée de Blanche - mais tu as déjà parcouru ce chemin-ci, et tu sais comment ça a fini la dernière fois. « But maybe I'm jus' not who ya thought I was. » Tu n'avais pas besoin de dire tout ça. Mais tu as tes démons qui t'ont sauté à la gorge quand tu as réalisé le fossé des mentalités entre toi et Blanche, et t'as de la difficulté à les faire descendre de là.
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    le Mer 15 Aoû 2018 - 15:02



    Chaque phrase de Lorelei, chaque réponse rajoute un clou dans le cercueil qu’elle ignorait se trouver juste sous son nez. Elle se sait incapable de délier le nœud dans sa gorge, le serrement qui étreint sa poitrine et qui retient les bons mots pour exprimer son ressenti, le réel problème dans toute la situation ou plutôt la façon dont l’a géré la brune. La nonchalance relative au fait de frapper quelqu’un, certes avec sommation (et encore), surtout en extrapolant sa réaction mais par-dessus tout en ignorant la stupidité d’une telle manœuvre et de la dangerosité qu’elle engrange : le fossé d’incompréhension se creuse, et quand Lorelei se défend en parlant de son arme, Blanche recule plus franchement. Le contact physique a été rompu par l’américaine, et elle ne peut plus observer qu’une silhouette en face d’elle imperceptiblement ramassée sur elle-même, soudainement terrifiée. Réfrénant une sorte de hoquet surpris, ou plus vraisemblablement effaré qu’elle tente de bâillonner sans succès de ses doigts rougis. Une arme. Elle porte une arme, comme si c’était la chose la plus normale et rassurante de la terre, et même le rétropédalage verbal qui tente de diminuer la gravité de la chose n’a aucun effet. Certes, Lore ignore à quel point le sujet est problématique pour la française, quelle peur primaire se trouve ramenée et associée à l’idée de posséder ce qu’elle n’a jamais vu qu’entre les mains de soldats, ou su associer à cette portion de l’Histoire, et de la sienne, et qu’elle prend soin de verrouiller au loin pour mieux dormir. Sa voix n’est qu’un mince filet, prononcé pour elle-même et pas plus qu’un chuchotement mais assez audible pour son interlocutrice. « Qu’est-ce qui te fait croire que ça sera toujours le cas… avec… avec ça. » Blanche n’a pas idée du passif de sa tendre amie. Ignore ses frasques, effleure à peine l’idée de son instinct de survie à tout épreuve, entrevoit seulement le genre d’épreuves qui laissent autant de cicatrices affleurant sa peau. Mais surtout, elle ne conçoit pas le besoin de violence, la réponse automatique et musclée, la mise en danger plus que volontaire. Cela va bien au-delà de ne pas encore la connaître, c’est bien de ne soudainement plus la comprendre.

    Comme si, brusquement, quelqu’un se décidait à emmener la lumière devant elle au loin, ou que la main qu’elle tenait pour avancer durcissait sa poigne pour l’emmener vers l’inconnu sans lui laisser le choix de revenir en arrière. En cet instant, Blanche se sent démunie, incapable d’aligner une phrase cohérente pour communiquer ; de même, elle doit rattraper sa façade habituelle, accepter de tendre la main après cet incident. « C’est pas ça, le problème… c’est pas. C’est pas toi. » Bon, le glock est peut-être un ajout non sollicité au réel problème qu’elle doit adresser, en vrai. Son besoin de prendre du recul, d’ingérer la chose est peu compatible avec le simple fait qu’elle est incapable de rentrer par ses propres moyens, incapable de gérer quoi que ce soit sans une aide extérieure qui semble soudain avoir enlevé un masque à son insu. En se drapant dans une fierté, une incompréhensible persona qui se justifie sans perdre son aplomb en interprétant tout aussi mal ce qu’elle ne tente pas d’effrayer et qui ne voit physiquement pas ses expression ou ses efforts. Mourir là-bas ? Ils auraient tous du mourir là-bas, c’est la seule et unique raison de leur existence continue à Pallatine. Son discours fait étrangement écho à l’une des premières choses qu’elle a pu leur avouer à la première rencontre: sans le monde autour d’eux, sans tout ça, jamais elles n’auraient pu se rencontrer ; entendre brusquement des regrets contradictoires, une sorte de confession à l’apanage de sentence finale jette tout cela à terre, à tel point qu’elle imagine Lorelei tourner les talons, pour s’en aller aussi simplement après sa dernière tirade. « Moi aussi, je… moi aussi, je t’ai rencontrée. J’aurais du mourir, aussi, probablement, mais non, et je t’ai rencontrée, Lorelei. » Son ton gagne une dureté sûrement inconnue pour son vis-à-vis. A l’image qu’elle se fait d’elle, ne jamais lâcher, et continuer. Oui, ce n’est pas l’image qu’elle s’en faisait, mais elle n’était pas terminée, pas encore décidée, et peu importait, de toute façon, et refuser de comprendre et de faire comprendre que le problème n’est que dans sa réaction et non pas dans son être et sa personne est le vrai nœud gordien. « C’est pas ça. Je veux dire, c’est pas toi le problème, ou moi, ou ce que je peux penser que tu étais, ou es, ou.. ! Peu importe ! Lor, je veux te parler de tout ça, ce que tu as fait, ce qui s’est passé ! Tu. Tu ne veux pas tout laisser… et je ne veux pas que tu me laisses… » Que c’est bien au-delà de Blanche, et qu’elle n’est qu’un dommage collatéral auquel elle aurait du penser. Ses mains se délient pour embrasser la scène autour d’un geste, à défaut d’avoir été réellement témoin : si elle avait été capable de voir, la peur aurait prit le dessus, et aurait plus que franchement entamé la confiance qu’elle tente de construire pour réussir à juste parler. Le sang qui lui laisse déjà le cœur au bord des lèvres par l’odeur lui aurait instantanément fait tourner de l’œil. « Je veux que tu comprenne cet acte. Et qui pensais-tu que je sois, après tout...? »




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    two shots of vodka | ft. Blanche Empty Re: two shots of vodka | ft. Blanche
    le Mer 15 Aoû 2018 - 23:33
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    ft. Blanche
    Tu te tiens debout là, sans bouger, juste avec ton regard légèrement brouillé planté sur Blanche. Mais qu'est-ce que tu as pu bien faire de mal? Pourquoi elle se rétracte, comme ça, quand tu parles de ton glock? La réponse à ta question te semble évidente, et pourtant quand tu la prononces ta voix, à défaut de trembler, se fait moins forte - en miroir à celle de celle qui se tient devant toi. « L'expérience? J'compte plus les moments où sans l'glock, j'aurais fini crevée dans une ruelle. » Tu repenses à ta rencontre avec Smallrelei, quand tu as dû tirer un mec armé dans le genou pour vous éviter de faire face à lui et un autre avec vos poings contre leur lames. Sans le glock, tout se serait passé très différemment - et encore, parce que tu n'as pas tiré assez vite, tu en as quand même ramassé une nouvelle cicatrice. Sans cette arme, tu as le danger qui te colle à la peau, le savoir que tu ne pourras protéger personne (ni les autres, ni toi même) correctement. Alors, oui, tu es confiante qu'elle te gardera en sécurité.

    Tu as brisé quelque chose, ici, tu as ouvert une porte que tu aurais peut-être dû garder fermée jusqu'à la fin des temps. Mais l'escalade t'es venue tellement naturellement, pas une seule seconde tu as pensé que tu finirais par te retrouver dans cette situation. C'est ça, la normalité, pour toi. Et il y a une partie de toi qui ne peut s'empêcher de vouloir retourner là où la majorité des gens étaient d'accord avec toi sur ce point, là où tout ceci est normal, où personne n'aurait cillé. Tu ne regardes pas autour de toi, mais tu devines tout ce qui t'entoure, si différent de ce que tu as choisi il y a une dizaine d'année. Tu regardes Blanche quand elle te dit que ce n'est pas toi, le problème, mais tu ne comprends pas. Si ce n'est pas toi, c'est quoi? Le sang qui a finalement fini de couler de ton nez? Ta molaire sur le trottoir? L'autre qu'on a aidé, mais qui était écroulé, gémissant par terre il y a quelques instants encore? « Then what? » Tu ne comprends pas. Et ça te frustre, de ne pas comprendre. Tu ne dis rien, tu ne bouges pas, mais tu as la colère qui bout lentement dans le fond de ton estomac. « Non, c'pas - c'pas c'que j'veux dire: j'vais mourir un jour, mais j'sais pas, j'aurais p't'être dû rester pour crever là où j'suis née, no? J'ai pas 'té transférée p'r échapper à la mort, j'ai juste - FUCK, j'ai juste couru parc'que j'pouvais pas vivre 'vec c'que j'avais fait! » Tu as les mots comme un torrent que t'arrives plus à arrêter, même si tu devrais te taire, même si tu passes clairement à côté de la question, même si tu fais juste continuer de te creuser un trou que personne n'a demandé.

    Tu ne comprends pas ce que Blanche veut de toi, ou plutôt tu t'efforces à ne pas comprendre, parce que tu as la culpabilité qui te prends à la gorge comme à chaque fois que t'y pense. Tu cours, tu cours, mais t'as toujours ton ombre accrochée à tes pieds. Il y a des choses que tu ne cesseras jamais d'être, même si tu essaies d'y échapper: hood trash, murderer. « Qu'est-c'tu veux j'te dise?! Some asshole was starin' at you, I beat his ass, done! 't's what I do! » Tu trembles, t'as la rage qui remonte le long de tes canines, et tu fais tout ce que tu peux pour la garder en dedans. « J'sais pas c'que j'pense qu't'es! Better than me, that's for fuckin' sure! J'comprends c'qui s'est passé - un plus un, guy was a dick, I put my fist in 'is face! » Tu jettes tes bras en l'air, comme en défi à quelconque entité divine t'as mis ici, à ce moment, pour avoir cette discussion qui t'incinère de l'intérieur. « I ain't a fuckin' virtuous fuckin' knight walkin' 'round thinkin' 'bout morality! I ain't made for this middle-class-livin' bullshit! J'ai pété des g'noux, j'ai brisé des côtes, j'perdu des dents, j'en ai fais perdre! J'ai fais d'la coke, xanax, molly, lsd, speed, adderall, ketamine, PCP, ambien, crack, n' even meth like three times! Puis j'ai ruiné j'sais pas combien d'vies, jus' p'r'pouvoir m'acheter un condo n' a nice car - puis p'r' finir par tout foutre là parc'qu'j'ai finis par réaliser qu'en fait, j'butais tout mes potes à p'tit feu! J'en ai crevé un, même, mort s'r'mon canapé pendant qu'j'tais sortie continuer! J'ai eu l'culot d'me pointer à ses funérailles - juste p'r'qu'sa p'tite soeur m'dise merci d'avoir 'té une si bonne amie p'r'lui! C'est MOI QUI L'AI TUÉ! Alors depuis, j'COURS, comme si j'pouvais m'échapper, 'lors oui, okay - t'veux qu'on en parle? T'veux qu'on en parle, qu'de briser tout c'qu'je touche c'dans mes os?! J'suis pas une bonne personne, ç'fait longtemps qu'j'le sais, et t'sais quoi? Quand j'me tiens à côté d'toi I know I'm bad, 'cause you're so fuckin' good and I'm nothin' like you! » Tu creuses, tu creuses, tu creuses ton trou toi même parce que tu trembles tu as la rage qui explose dans tout ton être, tout ça que tu as amené par toi-même - alors que Blanche n'a jamais demandé ça de toi. Et pourtant tu vomis ton incendie comme ça, comme si ça allait défaire toute la colère qui menace de faire craquer tes os.
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    two shots of vodka | ft. Blanche Empty Re: two shots of vodka | ft. Blanche
    le Jeu 16 Aoû 2018 - 2:00



    Elle se tient à un bras de distance, pas plus, et loin de tout contact ou d’une quelconque main secourable. Elles n’ont pas quitté le lieu du crime, la cercle de bataille, ou eu le temps de s’ébrouer et réfléchir à l’après ; le temps s’est arrêté, pour leur laisser se faire face, s’écarter de plus en plus, garder une bulle protectrice autour de ces deux jeunes femmes qui partagent pourtant le même sang sur leurs oripeaux. Elles ne bougent pas, et l’atmosphère a changé autour d’elles, la foule s’est clairsemée pour dissiper l’incident, même le corps a été tiré au loin, et pourtant elles se donnent en spectacle pour mieux essayer de se comprendre à travers un océan d’incompréhension qui brusquement tout balayé entre leurs pieds. L’idée de savoir Lorelei armée est assez dure à avaler, plus pour la dangerosité de la chose par inadvertance, que la responsabilité qu’elle assume sans sourciller en tapant du poing sur la table de ses acquis. La voix de Lorelei est un torrent qui charrie tout sur son passage, et son ton monte inexorablement pour envelopper un discours-confession éloigné du véritable problème ; sans s’en rendre compte, elle bouge, et se fait entendre, criant presque à cœur ouvert en rameutant les badauds encore échaudés de l’altercation récente. Elle clame haut et fort, fermée à la discussion et aussi inatteignable que la falaise opposée d’un canyon pour celle qui lui tend maladroitement la main pour lui faire comprendre. Blanche écoute avec horreur la logorrhée sans fin, ingérant comme elle le peut les horreurs et une vie soudainement écorchée avec rancœur, autant d’informations qui la laissent exactement dans l’état à prévoir d’un tel geste ; incapable de voir l’expression de Lorelei, ses gestes, à n’entendre que sa voix qui se brise avec une passion affligeante, impossible de faire le moindre geste dans sa direction. La logique lui crie de se rapprocher de la brune, de ré-établir le contact, de tendre la main et déclamer sa présence comme son cœur le souhaite, mais sa raison perd tout contrôle et la laisse recroquevillée sur elle-même, serrant ses bras autour d’elle en laissant passer la tempête qui déferle en face d’elle en lui soufflant insidieusement qu’elle aurait pu sortir n’importe quoi dans la mêlée. Son arme, ou pire, à juste entendre ce dont elle est capable sans sourciller.  Ses yeux sont incapables de lui traduire la menace, ou juste la détresse physique, et la blonde ne peut que reculer en se maudissant de préférer une relative sécurité. Lorelei lui fait soudainement peur, et ça lui déchire le cœur. Tout simplement, depuis le moment où elle a perdu toute rationalité pour mieux justifier au pire son acte. Le passif et surtout les raisons du transfert de la plus âgée sonnent particulièrement juste et douloureux, sans qu’elle puisse se rendre compte d’une chance formidable alliée à ce choix qu’elle ne se rend probablement pas compte avoir eu. Laisser son passé volontairement derrière elle, avec la possibilité de faire table rase et de ne pas réitérer les mêmes erreurs pour être un meilleur être humain : le voilà, le centre du problème. La cause de tout. Ne pas répéter ce comportement et regarder plus loin, mieux réagir, oublier et se relever. Au contraire de ce qu’elle vient précisément de faire, en se donnant inconsciemment la permission de continuer à agir de la sorte en érigeant une barrière de ronces infranchissable.

    Elle se fourvoie à s’en mordre les doigts jusqu’au coude sur le compte de la personne sur laquelle elle s’acharne sans le vouloir, l’érigeant en meilleure modèle sans même effleurer l’idée qu’elle puisse avoir devant ses yeux un monstre de culpabilité, rongé de doutes et d’autres démons sous un sourire poli par les années qui la font passer pour une aimable native. Ce n’est pas histoire de comparaison ou de rejet de faute, et Blanche se trouve trop obnubilée par la crainte irrationnelle que cette violence volcanique qui s’exprime sans low-key peut à tout moment se retourner contre elle sans prévenir, en plus de chaque coup de poignard-sentence déjà asséné. Ses gestes sont saccadés, et comme plus tôt quand elle voulait chercher son visage, son mouvement pour établir un contact est visiblement avorté. Elle a retenu son souffle, avant de prendre de brusques inspirations paniquées de noyée, et reste pathétiquement paralysée en s'entendant débiter le nom de son aimée avec incohérence, comme une supplique. Quand la voix en face aretombe, les chuchotis peu discrets autour prennent le relais, qui se demandant s’il faudrait intervenir, ou si elle se trouve en danger après ce que la brune a pu faire au premier homme. Le murmure se rapproche, insidieux, prêt à vouloir l’écarter ou lui demander si elle a besoin d’aide. Comment leur dire que la prétendue brute, celle à qui s’associent soudain tous les actes qu’elle revendique, est celle qui tente de le faire par la plus mauvaise des méthodes, et qu’elle n’ose pas éructer un son pour la prier de la sortir de tout ça ? Son maudit handicap lui ouvre une voie royale dans sa pire crainte : ce genre de situation où son seul échappatoire devient une menace, et se dérobe sous elle. Elle veut courir, s’éloigner, rentrer, abandonner le navire. Impossible de demander à Lore de la ramener à bon port dans leurs états respectifs. Impossible de rentrer par ses propres moyens non plus. Appeler Clarence pour qu’il vienne la chercher, juste, qu’il soit là, il saura quoi faire, lui semble la seule et unique solution brillante, la seule ancre à laquelle se rattacher pour ne pas se noyer, bien que toutes ses affaires soit restées à l’intérieur, et hors de portée. Tournant la tête, elle semble chercher son point d’origine de mémoire plus que de visu pour y retourner. Elle doit partir, loin, car rien de ce qu’elle peut dire ou faire ne serait de taille contre ça. Elle a beau se morigéner mentalement, aucun son ne sort pour demander de l’aide, ou même se défendre. Ou juste tenir sa position, et parler ouvertement ; la fuite, encore et toujours. C’est bien tout ce qu’elle sait faire, de toute façon.



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    two shots of vodka | ft. Blanche Empty Re: two shots of vodka | ft. Blanche
    le Jeu 16 Aoû 2018 - 2:40
    fights

    ft. Blanche
    Le silence tombe sur ton monologue, et tu ne bouges pas d'un pouce. T'as l'impression que ton cœur va éclater et briser toutes tes côtes d'un moment à l'autre, là, qu'tu vas tomber ici aux pieds de Blanche et crever sur le trottoir devant elle. Pourquoi t'as dis tout ça? Pourquoi t'es en colère? Tu vois ce que t'as encore fais? T'as tout brisé, juste parce que tu sais plus comment vivre depuis que t'as appris la culpabilité. Tu serres les dents et les poings, tu vas peut-être t'exploser les jointures ou te fracasser la mâchoire - ton exutoire, ce sera jamais elle même si elle a clairement peur de toi (et ça t'éclate les poumons), alors plutôt tu frappes le lampadaire à ta droite et ta main craque. « FUCK! » Tout ce que tu voulais très exactement éviter, tu l'as causé ici et maintenant. Tout ce dont tu avais peur, tu l'as ramené comme si t'avais besoin de t'expier de tes fautes en ruinant ce qui t'importe le plus. D'un coup, tu t'accroupis pour prendre ta tête entre tes mains, juste quelques secondes, pour contempler ce que tu viens de casser à grand coups de batte.

    Tu te relèves, aussi soudainement que tu t'es baissée, et tu manques de tomber à la renverse tellement ta tête tourne sous la brusquerie du geste. Tu veux t'approcher, tu veux t'excuser, tu veux faire n'importe quoi pour effacer la peur qui joue sur les traits de Blanche, mais tu sais que tu n'as pas le droit - pas maintenant. Tu es la cause, tu ne peux pas être la solution. Elle se retourne, elle veut sans doute s'en aller, et tu te rappelles à ce moment là que ses affaires sont toujours à l'intérieur. Tu veux aller les chercher pour elle, qu'elle puisse avoir ce qu'elle veut, que tu puisses aller taper dans un mur pendant les trois prochaines heures jusqu'à ce que tu n'aies plus l'impression que tu vas exploser. Tu dois t'éloigner, qu'elle n'aie plus peur. C'est à peu près la seule chose dont tu es certaine, maintenant. « T'veux... t'veux qu'j'aille chercher tes trucs? » Tu essaies de calmer ta voix, et à priori tu réussis puisque plutôt qu'écorcher, elle tremble. Tu ne veux pas penser à tout ce que tu viens probablement de perdre. Quand Blanche acquiesce, tu t'exécutes sans un mot.

    Tu ressors du restaurant avec ses affaires en main - tu t'es assurée qu'il ne manquait rien - et puis tu te poses devant elle et tu les lui tends sans oser aller chercher sa main. « V'là. » Tu n'as pas le droit de t'excuser, c'est trop tard pour réparer les pots cassés, mais les mots sortent quand même sans que tu ne puisses les en empêcher. « 'm sorry. » D'avoir explosé, d'avoir tout révélé, d'être ce que tu es. Hood trash. Murderer. 've made a fuckin' mess. Shoulda known it was too good t'be true.
    ϟ NANA

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    two shots of vodka | ft. Blanche Empty Re: two shots of vodka | ft. Blanche
    le Jeu 16 Aoû 2018 - 23:32



    Elle sursaute au choc contre le métal. Encore une fois. La colère en face d’elle est retombée, laissant un silence de mort, et seul le bruit sinistre vient le briser –elle n’a pas bougé. Stoïque et piteusement effrayée du comportement de la brune, mortifiée de ne pas pouvoir l’aider ou même de réagir correctement à défaut de pouvoir embrasser la scène du regard. La culpabilité est palpable, dans le juron hurlé, dans ses propres gestes avortés. Dans les mots qui restent bloqués dans sa gorge. Elle est là, et devrait pouvoir aider, expliquer, raisonner, mais rien ne se passe et la voix de Lorelei lui serre encore plus le cœur, si cela est encore possible vu son emportement, quand elle se brise sur le dernier mot. Elle voudrait la serrer dans ses bras, lui dire mille mots, la rassurer, être là pour elle. Lui faire oublier cette image propre qu'elle peut avoir d'elle, et lui tendre la main plutôt que de sembler la détourner en restant apeurée et inutile. Blanche acquiesce en silence, ramassée sur elle-même dans cette posture défensive ; quand les pas reviennent pour déposer son sac à ses pieds, elle se baisse lentement avant de pouvoir l’attraper et fouiller dedans. Lore ne s’est pas immédiatement relevée, elle peut l’entendre, si proche, et le temps d’un souffle elle tâtonne en tremblant pour attraper son poignet, ou sa main. Le visage détourné au sol, comme si elle ne souhaitait pas croiser son regard, comme elle ne le fera jamais. Ses lèvres articulent silencieusement la même excuse, alors qu’elle se relève. Désolée. Désolée d’être sur la défensive. Désolée d’être lâche. Désolée de prendre peur. Puis tout s’enchaîne vite. Un geste rapide, et son murmure ne dépasse pas deux phrases pour prévenir Clarence quand la teneur de sa voix est plus qu’explicite au bout du fil. Il comprendra toujours, et elle expliquera peut-être en route. Le moment d’attente est gênant, et son attitude reste distante alors que tout retombe, de son inquiétude à l’atmosphère autour de la scène qui lui fait mettre son gilet maladroitement sur ses épaules, sans l’enfiler pour ne pas continuer en gestes maladroits et tremblants. Son estomac et tous ses organes lui semblent en plomb, prêts à la faire tomber pour ne plus penser à rien, à continuer de l’empêcher de respirer ou même de tenter quelque chose envers celle qu’elle apprend à aimer sincèrement. La suite est floue, comme une lente enfoncée dans un océan glacial. Aussitôt que le brun arrive, qu’il lui prend doucement le bras, elle s’apprête à le suivre sans discuter, sans penser à ce qu’il peut silencieusement échanger avec l’américaine au vu de leurs silhouettes, et surtout de leurs aspects. Avant qu’il ne l’emmène, elle tend la main vers l’endroit où elle pense situer l’alter, prise d’une dernière impulsion. Elle ne veut pas la quitter là-dessus, mais le choc est trop pour le moment, pour discuter calmement, pour tout. Sa main hésite et se referme en avortant le geste, et elle rattrape l’habit puis la main de Clarence pour se donner une contenance. Pour ne pas s’arrêter, et peut-être craquer. Son air est triste quand elle abandonne, mais elle articule encore silencieusement avant de se retourner et de partir. Ce n’est pas fini. Ca ne doit pas finir. « Later



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